- il y a 7 mois
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Aujourd'hui, dans « Les 4V », Julien Arnaud revient sur les questions qui font l’actualité avec Sophie Primas, porte-parole du gouvernement.
Aujourd'hui, dans « Les 4V », Julien Arnaud revient sur les questions qui font l’actualité avec Sophie Primas, porte-parole du gouvernement.
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00:00– En tout cas, vous ne l'avez pas mis ce matin si vous l'avez acheté ce maillot ?
00:05– Je ne l'ai pas encore acheté, mais je vais le faire.
00:07– Ah c'est vrai, vous allez le faire ?
00:07– Comme vous le savez, le Paris Saint-Germain s'entraîne sur mon propre territoire,
00:11à Poissy, dans la vallée de la Seine, donc on est très très fiers de porter cet étendard.
00:15– Donc la prochaine fois, vous aurez le maillot avec la petite étoile dans les 4V,
00:19le Paris est pris ce matin.
00:20– Très bien.
00:21– Alors ça évidemment, c'est la victoire du PSG côté positif,
00:25et c'est ça bien sûr qu'il faut retenir d'abord,
00:27mais il y a aussi eu du moins positif avec ces débordements en marge des célébrations.
00:32Alors il y en a eu encore hier soir, rien à voir avec samedi bien sûr, heureusement.
00:35Est-ce qu'il y a des chiffres dont vous disposez ce matin que vous pouvez nous donner ?
00:39– Non, les chiffres dont je dispose ce matin sont les chiffres qui sont dans la presse
00:42et qui sont les chiffres des exactions.
00:44Bien sûr, on regrette ces débordements qui n'ont rien à voir avec le football.
00:48Vous l'avez dit, le football c'est un sport transgénérationnel,
00:51c'est un sport transsocial si j'ose dire, c'est une fête.
00:55Et la violence, elle gâche la fête, la violence, elle apporte la souffrance
00:58des commerçants qui ont été volés, qui ont été pillés.
01:04– Alors, est-ce qu'il aurait fallu mieux les protéger ?
01:05Vous voyez bien la polémique qui monte, vous êtes attaqué de toutes parts,
01:08échec sécuritaire pour le gouvernement, dit notamment le Rassemblement national.
01:11– Non, pas d'échec sécuritaire.
01:11Le préfet de Paris a dit hier que ce n'était ni une réunissite ni un échec.
01:16On ne peut pas parler de réussite quand il y a effectivement d'abord des personnes
01:20qui ont perdu la vie à Paris mais aussi dans d'autres villes de France et à Dax en particulier.
01:26Donc ça serait exagéré.
01:29Ce n'est pas non plus une réussite, même si les violences que l'on voit beaucoup passer
01:33sur les réseaux sociaux ou dans les journaux ont été inférieures
01:36aux manifestations habituelles lors de ces matchs.
01:41On regrette que la violence aujourd'hui soit liée au foot.
01:44Le ministre de l'Intérieur avait mis beaucoup, beaucoup de moyens,
01:48notamment à Paris, 5400 policiers, gendarmes, forces de l'ordre étaient présents.
01:54Véritablement, le dispositif était très, très important.
01:56– Pourtant, les accusations sont là.
01:57Marine Le Pen qui dit sur X, les exactions sont le résultat
02:00de 40 années de laxisme et de renoncement.
02:02C'est vrai qu'elle se projette un petit peu plus loin dans le passé.
02:05Et puis Jordan Bardella qui dit le risque sécuritaire a été sous-dimensionné.
02:09– Pas du tout.
02:10– Ils disent beaucoup Bruno Retailleau, c'est le ministre de la Parole,
02:12mais pas de l'action et les faits lui donnent tort.
02:15Vous répondez quoi ?
02:15– Je réponds que d'abord, malgré les images et malgré les exactions qui sont réelles,
02:21les violences ont été inférieures à celles d'habitude
02:24sur d'autres gros phénomènes comme ça, populaires.
02:27Nous les regrettons, c'est insupportable, je le répète.
02:30Mais les moyens avaient été mis, le ministre de l'Intérieur,
02:33le préfet de police de Paris en particulier,
02:35et toutes les préfectures avaient été mises en alerte.
02:37– Ça veut dire que c'est inévitable et que c'est le prix à payer
02:40et on est là un peu les bras ballants, c'est comme ça que ça se passe ?
02:42– Ce n'est pas inévitable, je pense qu'il faudra réfléchir dans le temps
02:45à comment éviter de faire venir des personnes qui sont violentes
02:48sur les capitales, sur les villes.
02:50On voit bien qu'on a aussi des villes de province aujourd'hui
02:53qui sont touchées, comment on peut repérer ces gens-là ?
02:55Je pense qu'il y a des mesures préventives à mettre en place,
02:58mais qui demandent un peu de législation, un peu de courage,
03:01et puis un petit peu de travail.
03:03– Est-ce que vous reprenez à votre compte le terme de Bruno Retailleau,
03:05des barbares ?
03:06– Il a comparé les émeutiers à des barbares.
03:08– Écoutez, des gens qui viennent et qui, au deuxième but,
03:11sur les Champs-Elysées, à partir du deuxième but,
03:13commencent à casser des biens publics, des biens privés,
03:16à mettre le feu.
03:18Moi, je ne sais pas si c'est le terme de barbare,
03:20je pense qu'il est assez juste en réalité,
03:22ça n'a rien à voir avec le sport.
03:23– Pourtant, du côté de LFI, Éric Ocrel notamment dit cette accusation,
03:27ce terme de barbare, c'est un terme à connotation raciste.
03:30Éric Ocrel dit, derrière tout ça,
03:31il y a des soubassements racistes qui reviennent.
03:33– Moi, je pense qu'il est obsédé par le racisme,
03:35il y a des barbares de toutes les races,
03:37puisqu'il emploie le mot racisme.
03:39Je pense que tout ça n'a rien à voir avec le racisme,
03:41c'est juste de l'ultra-violence gratuite.
03:45– Alors, il y a un autre sujet important pour les jours et les semaines qui viennent,
03:47c'est le sujet du budget.
03:48François Bayrou doit annoncer ses mesures d'ici au 14 juillet.
03:52Visiblement, madame la porte-parole,
03:54les propositions des ministères la semaine dernière
03:56ont été jugées loin du compte par François Bayrou.
03:59Dans le journal du dimanche hier,
04:00on lisait que le directeur de cabinet de François Bayrou
04:03a passé une soufflante à ses homologues des différents ministères.
04:07Est-ce que c'est vrai ou pas ?
04:08– Nous sommes dans une situation financière que vous connaissez tous,
04:12les Français maintenant le savent,
04:13depuis la conférence de presse du Premier ministre.
04:16Et donc, nous recherchons des pistes d'économie.
04:18Dans ces pistes d'économie, il y a la réforme profonde de l'État.
04:22Et donc, le Premier ministre et son directeur de cabinet
04:24ont rappelé au directeur d'administration centrale
04:26qu'il fallait être ambitieux, très ambitieux.
04:29– Parce qu'il ne l'était pas suffisamment, donc ?
04:31– Vous savez, c'est compliqué.
04:32C'est un exercice qui est très, très compliqué
04:35que de remettre en cause des organisations
04:38qui sont là depuis des années.
04:39Donc, on a demandé plus.
04:41Et le Premier ministre et son directeur de cabinet
04:43ont demandé plus au directeur d'administration centrale.
04:46Et donc, ils vont retravailler leur copie.
04:49– Eh bien, on voit que vous confirmez ces informations.
04:51Vous aviez parlé d'un cauchemar pour le budget.
04:54On est en plein dedans ?
04:54– C'est difficile, bien sûr.
04:56C'est un cauchemar pour tout le monde.
04:57Un cauchemar, je ne sais pas si c'est un cauchemar.
04:58En tout cas, ça demande beaucoup d'énergie.
05:00– Ah si, vous l'avez dit. Vous le redites ce matin.
05:01– Je le redis parce que… Enfin, je le redis.
05:03C'est beaucoup d'énergie, beaucoup de travail,
05:05beaucoup de remise en question.
05:07Et je crois que le Premier ministre a dit
05:08qu'il demandera des efforts à tout le monde.
05:10Ça commence par, bien sûr, l'État lui-même,
05:12la façon dont il travaille,
05:14dont il peut mieux dépenser l'argent,
05:16moins dépenser l'argent,
05:17de façon plus efficace, se réorganiser.
05:19Et ça, ça demande évidemment
05:20beaucoup de courage et beaucoup de travail.
05:22– L'une des pistes sur lesquelles, semble-t-il,
05:24vous travaillez, c'est un coup de rabot
05:25sur l'aide aux emplois à domicile.
05:27Ça concerne énormément de gens.
05:28Est-ce que c'est une piste que vous confirmez ce matin ?
05:30– Je ne confirme rien
05:31puisque, comme je ne cesse de le répéter,
05:33aucune décision n'est prise.
05:35Nous regardons les agences,
05:37nous regardons les autorités indépendantes,
05:39nous regardons les niches fiscales,
05:40nous regardons tout ce qui coûte
05:42très très cher à la nation.
05:43Nous regardons l'efficacité,
05:45nous questionnons en fait le fonctionnement
05:47et les décisions seront prises,
05:49comme l'a annoncé le Premier ministre à la mi-juillet.
05:51– Il va regarder aussi toujours la TVA sociale
05:53ou bien c'est écarté ?
05:54– Toutes les pistes sont regardées,
05:56toutes les pistes dans leur effet sont regardées.
05:58Ce qui est très important,
05:59c'est qu'à la mi-juillet,
06:01le Premier ministre puisse expliquer
06:02de façon claire aux Français
06:05quelles sont les hypothèses qu'il aura retenues.
06:07– Et ce qui sera très important après ça,
06:09c'est de faire en sorte que la censure
06:10ne soit pas votée par vos adversaires politiques.
06:12Est-ce que vous parlez avec les gens du RN ?
06:14Est-ce que vous parlez avec les gens du Parti socialiste
06:16pour les préparer, les ambiancer ?
06:18Et quels sont les retours ?
06:18– Alors en réalité, nous faisons plus que de leur parler
06:21puisque nous avons demandé au Parlement,
06:23à l'Assemblée nationale et au Sénat,
06:25dans le groupe politique,
06:26de faire leurs propositions.
06:27Nous avons demandé à tous les rapporteurs du budget,
06:31pour avis au fond,
06:32de tous les partis qui travaillent sur ces budgets,
06:34de travailler à des propositions que nous entendons.
06:37Donc c'est un travail qui sera un travail collectif.
06:39Alors nous ne serons peut-être pas d'accord
06:41sur les décisions finales qui seront prises au 15 juillet.
06:44– Vendredi, Marine Le Pen a dit qu'on se rapprochait de la censure quand même.
06:47– Oui, mais Marine Le Pen, elle agite la censure en permanence.
06:50D'autres groupes politiques le font aussi.
06:52Vous savez que nous avons une motion de censure
06:54qui a été déposée par LFI cette semaine.
06:57Donc la censure, nous connaissons ce mécanisme de la censure
07:00qui est un mécanisme un petit peu de,
07:03pas de chantage, mais en tout cas de pression sur le gouvernement.
07:05– Parce que ça, ça a marché pour débarquer Michel Barnier quand même.
07:09– Il faudra, justement, je pense que la France a besoin de stabilité.
07:13C'est ce que nous disent les chefs d'entreprise,
07:14c'est ce que nous disent les Français.
07:16D'une façon générale, dans ce monde un peu chaotique,
07:19nous avons besoin d'une stabilité politique.
07:21Donc nous avançons, nous concertons,
07:23nous demandons à chacun de travailler, de faire des propositions.
07:27Et puis nous aurons une copie au mois de juillet.
07:29– Alors ce n'est pas simple la stabilité politique,
07:31surtout quand on n'est pas forcément d'accord au sein du même gouvernement.
07:33Sur la proportionnelle par exemple,
07:35il se trouve que dans les heures qui viennent,
07:36là, François Bayrou va accueillir les dirigeants de LR.
07:40Et chez LR, on n'est pas du tout fan de la proportionnelle,
07:42alors que c'est le combat de François Bayrou.
07:44Vous qui venez de LR, c'est quoi votre position ?
07:46– Alors là, je prendrai ma casquette de LR,
07:49je le précise bien pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté.
07:52C'est vrai que le groupe Les Républicains
07:53n'est pas favorable à la proportionnelle,
07:55pour plusieurs raisons, qui sont la parcellisation,
07:58si je peux dire, ce néologisme de la vie politique.
08:02Et puis surtout, en tout cas,
08:05pour moi, à titre personnel,
08:06je pense que d'éloigner encore les députés du territoire
08:10n'est pas une bonne idée au moment où on a une crise d'exécution
08:13et on a besoin de ce lien entre les Français et le territoire.
08:16– Est-ce que ce sujet est l'un de ceux
08:17qui font se fissurer le bloc central ?
08:21Il y a un article dans Le Parisien qui le raconte aujourd'hui,
08:24on voit bien que la parcellisation,
08:26pour reprendre ce terme que vous avez employé il y a quelques instants,
08:28elle concerne aussi le gouvernement
08:29et que c'est un poison qui peut vous détruire.
08:31– Non, ce n'est pas un poison qui nous détruit.
08:34Nous savons, et en particulier les LR,
08:35nous avons participé à ce gouvernement
08:37parce que nous voulions éviter d'autres majorités.
08:40Mais nous sommes venus,
08:41et c'est l'état d'esprit du Premier ministre,
08:43avec nos différences politiques.
08:45Eh bien, la proportionnelle, par exemple,
08:47est une différence politique.
08:48et quand le Premier ministre aura proposé un texte,
08:54eh bien, c'est le Parlement qui décidera.
08:56– On n'est pas dans la fin du macronisme, alors, finalement ?
08:58– Je redis ce que j'ai dit et précisé plusieurs fois,
09:03le mandat d'Emmanuel Macron prendra fin dans deux ans,
09:06on verra ce qui se passera dans deux ans.
09:08Et donc, chacun des groupes politiques, aujourd'hui,
09:10est en train de construire une alternative et un autre projet.
09:13Pour l'instant, on a deux ans à travailler
09:14et on doit travailler ensemble.
09:16– Sophie Prima qui reprend à son compte le thème de Barbare,
09:18ce matin, dans les 4V. Merci à vous.
09:20– Merci.
09:21– Merci à tous les deux et merci également à Vivien Fonvieille.
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