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  • il y a 7 mois
Le candidat nationaliste, soutenu par le principal parti d'opposition Droit et Justice, a remporté l'élection présidentielle lors du second tour ce dimanche avec 50,89% des voix contre 49,11% des votes pour son rival, le maire libéral de Varsovie Rafal Trzaskowski. Âgé de 42 ans, Karol Nawrocki est un historien nationaliste spécialiste du monde criminel et admirateur du président américain Donald Trump.

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Transcription
00:00Ce week-end, en Pologne, on a vu la victoire sur le fil de Karol Nawrotsky,
00:05le candidat de la droite nationaliste, âgé de 42 ans, ancien hooligan, ancien boxeur.
00:12Il a remporté l'élection avec un petit peu moins de 51% des suffrages
00:17contre le candidat pro-européen.
00:19On le voit, donc, ce nouveau président, le futur président de la Pologne.
00:26Ce qui ravive les inquiétudes en Pologne, en termes de politique intérieure,
00:29puisque les droits fondamentaux sont sur la scellette.
00:32Le droit à l'avortement, notamment, très encadré, pour ne pas dire limité.
00:37Et puis, en politique internationale, parce qu'il a conclu une alliance avec l'extrême droite
00:40qui lui interdit de valider l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN,
00:45mais aussi d'accueillir plus de réfugiés ou d'envoyer des soldats combattre en Ukraine.
00:51Et on le disait, c'est aussi pour ça qu'on en parle ce soir,
00:53la Pologne n'est pas un cas isolé.
00:55Dans d'autres pays d'Europe centrale, la droite nationaliste progresse assez significativement
00:59où pourrait accéder au pouvoir.
01:00Oui, exactement.
01:01Et c'est notamment le cas de la Roumanie, où, vous vous en rappelez peut-être,
01:05l'élection présidentielle qui s'est tenue une première fois en novembre dernier,
01:09en tout cas dans un premier tour, proposait une avance du candidat d'extrême droite.
01:13Elle a été, c'est un fait inédit, invalidé par la Cour constitutionnelle.
01:18Et puis, donc, c'est ce candidat, Kéline Georgescu, qui n'a pas pu se représenter.
01:24On a revoté en Roumanie les 4 et 18 mai derniers.
01:29Et le candidat centriste, le maire de Bucarest, Nikusor Dan, a remporté le scrutin,
01:36mais avec une très courte avance, enfin, 4 points,
01:39mais avec une poussée assez inédite de l'extrême droite dans le pays.
01:42Et on a d'autres pays qui pourraient être concernés.
01:44La Tchéquie, cet automne, la Hongrie, l'année prochaine, il y a d'autres élections qui se profilent.
01:48Oui, exactement, deux grosses élections, la Tchéquie, la Hongrie, comme vous l'avez noté.
01:52Et dans ces scrutins, les partis les plus contestataires ont un allié inattendu,
01:58les États-Unis, pas Moscou.
02:00Alors, le premier à les avoir mentionnés, c'est Viktor Orban.
02:03On parle parfois de lui comme d'un cheval de troie des États-Unis.
02:06On l'a vu, là, à côté de Donald Trump pendant la campagne, en juillet 2024.
02:11Une allégeance qui date de bien avant la victoire.
02:15Mais il va beaucoup plus loin, puisque lors d'une conférence des partis conservateurs
02:19qui s'est tenue mardi dernier, il allait jusqu'à appeler à l'occupation de Bruxelles
02:25avec l'aide de l'Amérique.
02:28Il faut occuper Bruxelles pour cela.
02:29Nous avons besoin de l'Amérique, de l'administration du président Trump
02:33et de ses succès pour chasser hors de Bruxelles la caste libérale.
02:38On voit aussi à quel point Viktor Orban est engagé dans un combat de civilisation.
02:45Et il n'est pas le seul, car la surprise, c'est que le département d'État américain
02:49partage ce projet de reconquête de l'Europe.
02:53Oui.
02:53Alors, vous vous rappelez peut-être des prémices.
02:55On a eu G.D. Vence, le vice-président américain, en février dernier.
02:59Conférence de la sécurité à Munich.
03:01La grande masse de la sécurité internationale.
03:03Où il fait la leçon à l'Europe.
03:04Il fait la leçon à l'Europe assez simplement en disant que, moi, pour l'Europe,
03:08la menace qui m'inquiète le plus, ce n'est pas la Russie, ce n'est pas la Chine,
03:11c'est la menace de l'intérieur et le recul de l'Europe par rapport à ses valeurs.
03:15Et là, on se rend compte que ce n'est pas une initiative isolée,
03:18ce n'est pas non plus un coup de sang,
03:20et que le département d'État a publié un texte dans lequel il revendique
03:23chercher en Europe des alliés civilisationnels,
03:27et aller beaucoup plus loin, parler de l'AFD, du RN et des valeurs chrétiennes de l'Europe
03:32qui seraient attaquées, et affirmer que ce qui inquiète les États-Unis,
03:36c'est la suppression de la liberté d'expression,
03:38la facilitation des migrations de masse,
03:40le ciblage de l'expression religieuse et politique.
03:43Les alliés de Donald Trump, ce seront les droits contestataires.
03:48En guise aux conclusions temporaires, on pourra dire que le combat s'étend.
03:51Nous ne sommes plus lâchés uniquement aux politiques étrangères,
03:55mais nous sommes maintenant face à une politique de changement de régime
03:58de la part des États-Unis pour l'Europe.
04:00Bruno Amélie.
04:01Le nouveau président polonais, il se positionne comment par rapport à Vladimir Poutine ?
04:06Pour l'instant, il ne s'est pas positionné, mais il est plus dur que l'actuel président.
04:11Il est surtout contraint par l'accord politique qu'il a passé avec l'extrême droite
04:16propre et claire de la Pologne, qui veut en tout cas empêcher un soutien à l'Ukraine.
04:22Il n'est pas aligné sur Vladimir Poutine, mais il va faire tout ce qu'il peut
04:26pour ralentir le soutien à l'Ukraine.
04:28Je me demande ce qu'en pense Vladimir Poutine, mais ça fera l'objet d'une prochaine chronique.
04:32Les alliés civilisationnels entre les États-Unis, la Roumanie, la Pologne, la Hongrie,
04:38j'aimerais bien être dans sa tête.
04:39Elle n'a pas été prévenue.
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