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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:00à vous
00:00:02je parlais dans le vide pardon
00:00:05est-ce que vous êtes là les téléspectateurs
00:00:08parce que voilà je parlais dans le vide
00:00:09vous avez pu suivre en direct
00:00:12sur CNews le micro tendu
00:00:14de Jordan Bardella par rapport
00:00:15à son acharnement qu'il décrit
00:00:18vis-à-vis du rassemblement
00:00:20national on en parlera justement
00:00:21dans cette émission au sommaire ce soir d'ailleurs
00:00:23et y a-t-il un acharnement
00:00:25vers le rassemblement national c'est ce qu'a déclaré
00:00:27aujourd'hui le président du parti
00:00:30Jordan Bardella alors que la
00:00:31cour européenne des droits de l'homme a rejeté
00:00:33la demande de suspendre la peine
00:00:36d'inéligibilité de Marine Le Pen ce soir
00:00:38un peu plus tôt le siège du parti
00:00:40a été perquisitionné à Paris
00:00:41dans une autre enquête de financement de campagne
00:00:44et hier le parquet européen
00:00:46annonçait ouvrir une enquête
00:00:48pour diverses irrégularités financières
00:00:50que comprendre l'édito
00:00:52de Mathieu Bocoté
00:00:53l'islamo-gauchisme
00:00:55n'existe pas c'est Philippe Baptiste
00:00:58ministre de l'enseignement supérieur
00:01:00qu'il affirme comment comprendre cette déclaration de la part d'un membre du gouvernement au moment où le rapport des frères musulmans démontrerait le contraire et qui a été en partie déclassifié
00:01:11comment expliquer un tel revirement
00:01:14après les déclarations de Frédéric
00:01:16Vidal qui l'a précédé à ce poste
00:01:18l'analyse de Gabriel Cluzel
00:01:20les habitants de Marseille sont soulagés ce soir
00:01:2424 heures après 24 heures d'horreur
00:01:27plusieurs centaines de pompiers ont lutté plusieurs heures toute la nuit
00:01:31afin de protéger la population
00:01:33ce sont les mêmes pompiers
00:01:35qui ont été applaudis pour leur travail
00:01:37toujours héroïques
00:01:38et qui se font aussi caillasser au quotidien
00:01:40l'an dernier 1462 agressions ont été signalées par l'ensemble de nos sapeurs-pompiers
00:01:46à quelques jours du traditionnel bal des pompiers qui les met en avant
00:01:50que représentent ces pompiers pour la France
00:01:53le regard de Marc Meun
00:01:54voici la une du journal l'Humanité
00:01:58211 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises
00:02:02une façon d'indiquer donc à l'état comment faire des économies sur le dos des entreprises
00:02:07que comprendre alors que le journal l'Humanité qui est d'ailleurs celui d'un parti politique
00:02:12a lui-même touché en 2023 en cumulant les différentes aides du ministère de la culture
00:02:176 millions et demi d'euros d'aides directes et indirectes
00:02:22le décryptage de Charlotte Dornelas
00:02:25alors que certaines figures politiques importantes affirment que l'entrisme islamiste n'existe pas
00:02:31et l'islamo-gauchisme encore moins
00:02:33on se demandera ce soir comment et pourquoi la presse de gauche de son côté
00:02:37pointe le véritable entrisme
00:02:40celui de l'entrisme catholique
00:02:41et même l'entrisme catholique intégriste
00:02:44réalité ou manœuvre de diversion
00:02:48pour faire oublier la question de l'entrisme islamiste
00:02:51l'édito de Mathieu Bocoté
00:02:53et puis nous abordera un sujet tabou ce soir
00:02:56et pourtant vital celui de la natalité en France
00:02:59dans le parisien Yves Ville
00:03:02le chef du service de la maternité de l'hôpital Necker à Paris
00:03:06détaille le rapport qu'il a remis à l'académie de médecine
00:03:10pour lutter contre la dénatalité
00:03:13selon lui il faut agir et vite
00:03:15soit on réagit soit on meurt
00:03:18existe-t-il ?
00:03:19France privilégie-t-elle la mort face à la vie ?
00:03:24c'est en tout cas ce que pense Nicolas Dupont-Aignan
00:03:26le président de Debout la France
00:03:28qui est notre invité exceptionnel ce soir
00:03:30une heure face à nos mousquetaires
00:03:32pour tout se dire et sans tabou c'est parti
00:03:34comment va Marc menant ce soir ?
00:03:49écoutez je vous regarde
00:03:50je me dis que la plage sera belle cet été
00:03:52je vois pas le rapport
00:03:54moi si moi si
00:03:55vous allez sur quelle plage Mathieu ?
00:03:58quand j'y aille aussi l'année dernière vous étiez en Crète
00:04:00oui il se peut que j'y sois aussi
00:04:02je suis l'homme d'habitude
00:04:05donc je vais toujours aux mêmes endroits
00:04:06aux mêmes hôtels et instituts
00:04:07jusqu'à la fin des temps
00:04:07vous allez avec votre coq français en Crète ?
00:04:12pas mal
00:04:12Mathieu ne le sait pas encore
00:04:15mais on ira tous
00:04:16on a organisé une surprise
00:04:20j'aime beaucoup les surprises Mathieu
00:04:23alors d'abord Mathieu Beaucoté
00:04:26on l'a entendu il y a quelques instants
00:04:28sur notre antenne
00:04:31Jordan Bardella
00:04:32qui parle d'acharnement
00:04:34par rapport à ce qui s'est passé
00:04:36la perquisition qui a lieu aujourd'hui
00:04:38au Rassemblement National
00:04:39est-ce que nous sommes dans un événement
00:04:41juridique ou politique ?
00:04:44alors je pense que cette question
00:04:45doit être traitée en deux temps
00:04:46le premier élément
00:04:47c'est que le régime
00:04:48appelons ça comme ça
00:04:49ou le système
00:04:50ces notions deviennent de plus en plus
00:04:51nécessaires
00:04:53le régime et le système vont dire
00:04:54ce ne sont que des événements juridiques
00:04:57qui n'ont aucune dimension politique
00:04:59si aujourd'hui
00:05:01les forces de l'ordre
00:05:03la brigade financière je crois
00:05:04est apparue
00:05:05armée
00:05:07avec des gilets
00:05:08je l'ai par balle
00:05:09si on a bien lu
00:05:09le tweet de Bardella
00:05:11donc sur le mode
00:05:12d'une descente
00:05:13dans un cartel colombien
00:05:15où il y aurait probablement
00:05:16des gens avec des calibres 12
00:05:17pour attendre les forces de l'ordre
00:05:18si on se fie à ce récit
00:05:22on nous dirait
00:05:22c'est strictement juridique
00:05:24mais je pense que plus personne
00:05:26ne croit cela
00:05:27plus personne ne croit cela
00:05:28nous sommes dans un moment
00:05:30de l'histoire
00:05:30où le droit se dévoile
00:05:32parce qu'il a toujours été
00:05:34mais ce qu'il est de plus en plus
00:05:35le droit est un instrument politique
00:05:37alors il faut cesser d'imaginer
00:05:39que le droit
00:05:39c'est une forme de révélation
00:05:40qui vient de je ne sais où
00:05:42qui se déploierait devant nous
00:05:43et on serait tous obligés
00:05:44de s'incliner devant lui
00:05:45à l'échelle de l'histoire
00:05:46le droit est généralement
00:05:48au service des puissants
00:05:49et quand on voit
00:05:50qui sert le droit
00:05:51on voit qui sont
00:05:52les vrais puissants
00:05:53dans nos sociétés
00:05:54dans les circonstances
00:05:55qu'est-ce qu'on voit
00:05:56on pourrait dire
00:05:57que depuis une quarantaine d'années
00:05:58depuis le début
00:05:59du soulèvement populiste
00:06:00identitaire
00:06:01conservateur en Occident
00:06:02prenez les termes
00:06:03que vous choisissez
00:06:03que vous souhaitez
00:06:04depuis ce début
00:06:06au début
00:06:06le système en fait
00:06:08a fait croire
00:06:09qu'il pouvait traiter
00:06:10le désaccord politique
00:06:11des populistes
00:06:12sur le mode démocratique
00:06:14c'est-à-dire
00:06:14ben oui
00:06:14on vous laisse vous présenter
00:06:15vous pouvez présenter
00:06:16vos candidats
00:06:17vous pouvez présenter
00:06:18vos gens
00:06:18aux élections
00:06:19présidentielles
00:06:20vous pouvez y aller
00:06:21évidemment
00:06:23plus les populistes
00:06:24en guillemets
00:06:25réussaient à gagner
00:06:26du terrain
00:06:26et plus les méthodes
00:06:27de répression
00:06:28devenaient sévères
00:06:29donc on les a
00:06:29d'abord on les a tolérés
00:06:31après les avoir tolérés
00:06:32on les a diabolisés
00:06:33et la diabolisation
00:06:34avait des effets pratiques
00:06:35sur la vie
00:06:36de chacun
00:06:37c'est-à-dire
00:06:38votre emploi
00:06:39pouvait être touché
00:06:39votre compte bancaire
00:06:41pouvait être touché
00:06:41votre vie pouvait être
00:06:42broyée
00:06:43si vous vous associez
00:06:44à un tel mouvement
00:06:44mais pendant un temps
00:06:45ça fonctionnait
00:06:46il suffisait
00:06:47en 2002
00:06:47on s'en souvient
00:06:48quand Le Pen
00:06:48traverse le premier tour
00:06:49de la présidentielle
00:06:50c'est le tour infernal
00:06:51et là on fait défiler
00:06:52les enfants
00:06:52contre le fascisme
00:06:53qui vient
00:06:54mais c'est terminé
00:06:54on croit avoir vécu
00:06:55la bête
00:06:56le monstre
00:06:57mais là
00:06:58qu'est-ce qu'on voit
00:06:58ces dernières années
00:06:59et surtout dans un contexte
00:07:00international
00:07:01mais aussi français
00:07:02on se dit
00:07:02que les populistes
00:07:03les identitaires
00:07:04les nationalistes
00:07:05je ne sais plus
00:07:05comment les nommer
00:07:06tellement les méchants
00:07:07on se dit
00:07:08qu'ils peuvent gagner
00:07:09et à partir du moment
00:07:11où le système dit
00:07:11ils peuvent gagner
00:07:12et surtout qu'ils ont gagné
00:07:13deux fois déjà
00:07:14dans leur esprit
00:07:14le Brexit
00:07:15et Trump
00:07:16ça fait trois
00:07:16si on compte
00:07:17les deux fois de Trump
00:07:18donc les populistes
00:07:19peuvent gagner
00:07:20ils peuvent gagner
00:07:21là il faut changer les règles
00:07:22donc dès lors
00:07:23on entre dans la logique
00:07:24de ce qu'on appelle
00:07:25en philosophie politique
00:07:26l'état d'exception
00:07:27les règles ordinaires
00:07:29ne tiennent plus
00:07:30ou alors
00:07:30on instrumentalise
00:07:32les règles
00:07:32pour être capable
00:07:33de frapper
00:07:34l'adversaire
00:07:35pour être capable
00:07:35de frapper
00:07:36le dissident
00:07:36pour être capable
00:07:37de frapper
00:07:38celui qui menace
00:07:39le système
00:07:40je me permets
00:07:41c'est pas du complotisme
00:07:42tout ça
00:07:42non je pense que
00:07:43c'est de la saine analyse politique
00:07:44à moins que l'on croit
00:07:47qu'à l'échelle de l'histoire
00:07:48les institutions
00:07:49ne prennent jamais
00:07:50les moyens
00:07:50de frapper
00:07:51les dissidents
00:07:52à moins qu'on croit
00:07:53qu'à l'échelle de l'histoire
00:07:53il n'y a jamais eu
00:07:54d'instrumentalisation
00:07:55d'aucune manière
00:07:56des forces de police
00:07:58ou des différentes forces
00:07:58de l'état
00:07:59pour être capable
00:07:59de frapper les dissidents
00:08:00à moins qu'on croit
00:08:01par exemple
00:08:01que le traitement
00:08:02de l'affaire Fillon
00:08:03en 2017
00:08:03était purement
00:08:04le fait
00:08:04de l'évolution naturelle
00:08:05du droit
00:08:06et qu'il n'y avait
00:08:06aucune dimension politique
00:08:07là-dedans
00:08:08je trouve qu'aujourd'hui
00:08:09on abuse du terme
00:08:11complotisme
00:08:12pour empêcher
00:08:13de réfléchir
00:08:14au fait que les uns
00:08:14les autres
00:08:15ont des stratégies
00:08:15pour être capables
00:08:16de liquider
00:08:17juridiquement
00:08:17ou politiquement
00:08:18leurs adversaires
00:08:19et dans les circonstances
00:08:21qu'est-ce que l'on voit ici
00:08:22c'est autour de la question
00:08:23du financement
00:08:24qu'on cherche maintenant
00:08:24à exécuter
00:08:25l'ERN
00:08:26c'est-à-dire
00:08:26il faut bien comprendre
00:08:27je disais
00:08:28on avait monté en gradation
00:08:29la dernière étape
00:08:29c'était Marine Le Pen
00:08:30décapitée juridiquement
00:08:31Marine Le Pen
00:08:32qui ne pouvait plus
00:08:33se présenter
00:08:33partout ailleurs
00:08:35en Occident
00:08:35l'idée de voir
00:08:36la chef de l'opposition
00:08:38de ne pas pouvoir
00:08:39se présenter
00:08:39aux prochaines élections
00:08:40partout on aurait
00:08:41crié au scandale
00:08:42tout comme je me permets
00:08:43de dire
00:08:43partout en Occident
00:08:44lorsqu'on aurait
00:08:45fermé une chaîne
00:08:46dite d'opposition
00:08:47partout on aurait
00:08:48crié au scandale
00:08:48mais aujourd'hui
00:08:49on ne crie plus
00:08:50au scandale
00:08:50on dit
00:08:51dans le cas de Marine Le Pen
00:08:52on l'avait chassé
00:08:53au nom de la démocratie
00:08:54et du droit
00:08:55au nom de l'ordre
00:08:56démocratique immatériel
00:08:57de mémoire
00:08:58c'est le concept
00:08:59qu'ils ont inventé
00:08:59pour être capables
00:09:00de chasser une candidate
00:09:00qui fait plus de 40%
00:09:02dans les circonstances
00:09:03on se dit
00:09:04on va aller à l'étape suivante
00:09:05c'est puisqu'il ne suffisait pas
00:09:07de liquider la candidate
00:09:08il faut seulement
00:09:09liquider le parti
00:09:10et de quelle manière
00:09:10en présentant ce parti
00:09:12comme une association
00:09:13de quasi-malfaiteurs
00:09:15et de quelle manière
00:09:16sur la question du financement
00:09:17on connait
00:09:18donc on nous dit
00:09:18le RN aurait
00:09:19encore une fois
00:09:20je ne conteste pas l'idée
00:09:21qu'il peut avoir des erreurs
00:09:22mal gérer leur financement
00:09:23la question n'est pas là
00:09:24la question qu'on a créé
00:09:26un contexte
00:09:26pour que le RN
00:09:27sur la question du financement
00:09:28soit presque condamné
00:09:30à l'étouffement
00:09:30impossible de se financer
00:09:32dans le pays
00:09:32impossible de se financer
00:09:34avec les institutions régulières
00:09:35obligé d'aller à l'extérieur
00:09:37lorsqu'il va à l'extérieur
00:09:38on dit
00:09:38ah vous êtes otage
00:09:39du financement étranger
00:09:40et au terme de tout cela
00:09:42on dit
00:09:42vous êtes finalement
00:09:42dans les malversations
00:09:43surtout que
00:09:44vous faites appel
00:09:44à des fournisseurs amis
00:09:45ah ah
00:09:46il y a probablement
00:09:47aussi une ruse derrière cela
00:09:48donc on crée des conditions
00:09:49pour que le parti
00:09:50soit condamné à l'asphyxie
00:09:51et là qu'est-ce qu'on voit
00:09:52aujourd'hui
00:09:52on veut le frapper
00:09:53suffisamment fort
00:09:54pour qu'il ne se relève pas
00:09:56pour l'assécher financièrement
00:09:58pour présenter ses dirigeants
00:09:59comme des brigands
00:10:00et dire tout cela
00:10:01je le précise
00:10:02au cas où on le comprendrait mal
00:10:03ça ne consiste pas
00:10:04à soutenir un parti
00:10:05ou un autre
00:10:06ça consiste simplement
00:10:07à dire qu'en démocratie
00:10:08on ne traite pas
00:10:09un parti
00:10:09qui représente
00:10:11à peu près 40%
00:10:12des français
00:10:12donc 35 environ
00:10:13on ne le traite pas
00:10:14comme une entité criminelle
00:10:15amattée
00:10:16par les ruses
00:10:17de l'état de droit
00:10:17parce que tout cela
00:10:18il ne faut pas l'oublier
00:10:19nous sommes devant
00:10:20une instrumentalisation
00:10:21de l'état de droit
00:10:22on l'a vu aux Etats-Unis
00:10:23avec Trump
00:10:23si je peux me permettre
00:10:24on a vu le résultat
00:10:25que ça a donné là-bas
00:10:25ce que les américains
00:10:26appellent la
00:10:27weaponization of justice
00:10:28traduisons
00:10:29l'arsenalisation
00:10:30de la justice
00:10:31l'instrumentalisation
00:10:32de la justice
00:10:33pour mater les dissidents
00:10:34des opposants
00:10:34je crois qu'on doit traiter
00:10:36je reprends votre question
00:10:36cet événement
00:10:37non pas sur le mode
00:10:38juridique mais politique
00:10:39ou encore traiter le droit
00:10:40comme une modalité du politique
00:10:42vous avez cité le tweet
00:10:43de Jordan Bardella
00:10:44il dit par exemple
00:10:45jamais un parti d'opposition
00:10:47n'a subi un tel acharnement
00:10:48sous la 5e république
00:10:49là tout à l'heure
00:10:50sur CNews
00:10:51il disait encore
00:10:51tout sera mis en oeuvre
00:10:53pour nous empêcher
00:10:53comme vous le dites
00:10:54un peu d'accéder au pouvoir
00:10:56accuse Jordan Bardella
00:10:57question
00:10:57peut-on faire un lien
00:10:59entre ces perquisitions
00:11:00et l'annulation
00:11:01des élections en Roumanie
00:11:03ainsi que les frappes juridiques
00:11:05contre l'AFD
00:11:06le parti de droite nationale
00:11:08en Allemagne
00:11:08je crois que c'est la même logique
00:11:10c'est-à-dire on doit traiter
00:11:11je parle souvent du régime
00:11:13du système
00:11:13je le disais
00:11:14je pense qu'on doit traiter
00:11:15le régime au niveau européen
00:11:16aujourd'hui
00:11:16c'est ensuite
00:11:17avec des subdivisions nationales
00:11:19mais il y a une classe politique
00:11:20qui globalement
00:11:21se sent menacée
00:11:22par les vents de l'histoire
00:11:24une classe politique
00:11:24une nomenklatura
00:11:25une classe dirigeante
00:11:27qui se dit là
00:11:27on ne veut pas
00:11:28que ces nouveaux partis
00:11:29réussissent à percer
00:11:31puis je le redis
00:11:31il ne s'agit pas
00:11:32de défendre ces partis
00:11:33il s'agit de dire
00:11:34que quand des millions
00:11:35de personnes votent pour eux
00:11:36la solution ne saurait être
00:11:38de les frapper
00:11:39sous le signe de l'illégalité
00:11:40quoi qu'il en soit
00:11:41les trois exemples
00:11:42que vous donnez
00:11:42sont les bons
00:11:43la Roumanie
00:11:44qu'est-ce qu'on a vu
00:11:44on en a beaucoup parlé ici
00:11:45je précise qu'on n'en a pas
00:11:46beaucoup parlé ailleurs
00:11:47alors que c'était très important
00:11:48en Roumanie
00:11:49on a vu jusqu'où le système
00:11:51pouvait aller
00:11:51lorsqu'une élection
00:11:52ne donne pas le résultat attendu
00:11:54donc le résultat
00:11:55est désagréable
00:11:56le résultat
00:11:57un candidat
00:11:57qu'on n'aime pas
00:11:58réussir à percer
00:11:59et bien on décide
00:12:00tout simplement
00:12:00d'annuler l'élection
00:12:01ah mon dieu
00:12:02il va se représenter
00:12:03les sondages sont bons
00:12:05on ne l'empêche
00:12:05de se présenter
00:12:06tout simplement
00:12:07et quand l'élection
00:12:08a lieu finalement
00:12:08avec un candidat
00:12:09de remplacement
00:12:09et que le système
00:12:10réussit à l'emporter
00:12:11je ne pense pas
00:12:12qu'il y a eu des fraudes
00:12:12la question n'est pas là
00:12:13la question est que
00:12:14le système a été capable
00:12:15d'exécuter finalement
00:12:16politiquement l'opposition
00:12:18et bien là on dit
00:12:19que c'est une élection
00:12:19régulière qui s'est bien passée
00:12:21en Allemagne
00:12:22avec l'AFD
00:12:23parti qu'on peut critiquer
00:12:24pour mille raisons
00:12:25mais qu'est-ce qu'on voit
00:12:26l'AFD était
00:12:27après sa percée récente
00:12:28on dit au terme
00:12:29d'une enquête
00:12:29de trois ans
00:12:30l'Office de protection
00:12:31de la constitution
00:12:32qui est un peu
00:12:33soyons honnêtes
00:12:33une forme de police politique
00:12:34à l'Allemande
00:12:35bon c'est pas la première
00:12:35forme dans l'histoire
00:12:36le bureau
00:12:38l'Office de protection
00:12:39de la constitution
00:12:39a dit ce parti
00:12:40au bout de trois ans
00:12:41on le classe
00:12:42à l'extrême droite
00:12:43quand on le classe
00:12:44au début
00:12:45on ne nous dit pas
00:12:46pourquoi soit dit en passant
00:12:46parce que le rapport
00:12:47qui permet de le classer
00:12:48à l'extrême droite
00:12:49on dit qu'il est confidentiel
00:12:50c'est formidable
00:12:51donc on vous exécute
00:12:52sans vous dire pourquoi
00:12:53des informations filtres
00:12:54on apprend notamment
00:12:55que deux choses
00:12:56principalement sont reprochées
00:12:57à ce parti
00:12:57un d'avoir une conception
00:12:59ethno-culturelle de la nation
00:13:00c'est-à-dire en gros
00:13:01de critiquer l'islamisation
00:13:03de l'Allemagne
00:13:04de considérer que le peuple allemand
00:13:05n'est pas simplement
00:13:06juridiquement défini
00:13:07mais il y a aussi une culture
00:13:08donc ça ça suffit
00:13:09pour vous classer
00:13:09à l'extrême droite
00:13:10et aussi une forme
00:13:12de neutralisme
00:13:12par rapport à la Russie
00:13:13donc globalement
00:13:14l'AFD dit
00:13:15l'Allemagne
00:13:15doit s'extraire
00:13:16de l'atlantisme
00:13:17et doit définir
00:13:18sa propre politique étrangère
00:13:19et ne pas avoir
00:13:20le même rapport
00:13:21à la Russie
00:13:21qu'ont les occidentaux
00:13:22aujourd'hui
00:13:22on peut être en complet
00:13:23désaccord avec ça
00:13:24mais je note
00:13:25qu'à travers ce reproche
00:13:25on considère
00:13:26qu'un peuple
00:13:26n'est plus en droit
00:13:27de fixer sa propre
00:13:28politique étrangère
00:13:28il est prisonnier
00:13:29de ses alliances
00:13:30et n'a pas le droit
00:13:31de les questionner
00:13:31même chose
00:13:32pour la Roumanie
00:13:32en passant
00:13:33donc qu'est-ce qu'on a vu
00:13:34en Allemagne
00:13:34les conséquences
00:13:35de se faire classer
00:13:36à l'extrême droite
00:13:37formellement
00:13:38c'est que c'est possible
00:13:39ensuite
00:13:40de persécuter les gens
00:13:42vous avez par exemple
00:13:43en Allemagne
00:13:43dans différents lames d'air
00:13:44des gens qui disent
00:13:44bon
00:13:45est-ce que les professeurs
00:13:47peuvent continuer
00:13:47d'enseigner
00:13:48s'ils sont proches
00:13:48de l'AFD
00:13:49membres ou sympathisants
00:13:50est-ce que les policiers
00:13:51peuvent continuer
00:13:52s'ils sont proches
00:13:53de l'AFD
00:13:53et là faites la longue liste
00:13:55est-ce que les parlementaires
00:13:55de l'AFD
00:13:56ont encore le droit
00:13:57de faire des voyages
00:13:57internationaux
00:13:58donc on passe
00:13:58dans le registre
00:13:59des persécutions politiques
00:14:00et en France
00:14:01dans les circonstances
00:14:01on cherche tout simplement
00:14:02à liquider
00:14:03l'opposition
00:14:04il y a peut-être
00:14:05une faiblesse du RN
00:14:06dans tout ça
00:14:06c'est que le RN
00:14:07n'est pas le premier frappé
00:14:08en France
00:14:09mais le RN
00:14:10peut-être était-il discret
00:14:11quand Génération Identitaire
00:14:12a été frappé
00:14:12le RN peut-être
00:14:13était-il discret
00:14:14quand l'Institut Iliade
00:14:15a vu son colloque annulé
00:14:16tout simplement
00:14:17parce qu'on craignait
00:14:18que s'il tienne des propos
00:14:19allant contre la loi Pleven
00:14:20je crois
00:14:20le RN
00:14:22est-ce qu'il a vraiment
00:14:22défendu tous ceux
00:14:23qui d'une certaine manière
00:14:25étaient dans la cible
00:14:25ce qu'on les traitait
00:14:26c'était de l'opposition nationale
00:14:27c'était de l'opposition identitaire
00:14:29c'était frappé régulièrement
00:14:30régulièrement
00:14:31et le RN se disait
00:14:32on va être tout discret
00:14:33on va être tout doux
00:14:34on ne se rendra pas compte
00:14:35qu'on est là
00:14:35et on évitera
00:14:36la frappe finale du système
00:14:38ils ont reçu aujourd'hui
00:14:39l'équivalent
00:14:39d'une bombe nucléaire
00:14:40sur la tête
00:14:41vous expliquez en fait
00:14:42que tous les verrons
00:14:43ont sauté avant
00:14:43exactement
00:14:44dernière question
00:14:44est-ce que
00:14:45ce nouveau coup dur
00:14:46pour le RN
00:14:46pourrait le disqualifier
00:14:48pour 2027
00:14:49c'est la question
00:14:50que tout le monde se pose
00:14:50je pense qu'il faut
00:14:51prendre au sérieux
00:14:52ces frappes-là
00:14:52un système ne frappe pas
00:14:54aussi violemment
00:14:55dans l'idée
00:14:56que ça ne donnera
00:14:57aucune conséquence
00:14:57le commun des mortels
00:14:58je comprends
00:14:59le commun des mortels
00:14:59ne pense pas à la politique
00:15:00tous les jours
00:15:01le commun des mortels
00:15:02veut croire aux institutions
00:15:03de son pays
00:15:03le commun des mortels
00:15:04si on lui dit
00:15:05ces gens-là
00:15:05faites attention
00:15:06ils sont dangereux
00:15:07ils se sont enrichis
00:15:07sans en avoir le droit
00:15:08ce sont des crapules
00:15:09ce sont des brigands
00:15:10le commun des mortels
00:15:11qui ne pense pas à ça
00:15:11tous les jours
00:15:12va se dire
00:15:12franchement ils sont louche
00:15:14il n'y a pas de fumée
00:15:15sans feu
00:15:16il n'y a pas de telle soupçon
00:15:18sans un peu de réalité
00:15:19ils sont peut-être coupables
00:15:20finalement
00:15:21donc quand on frappe
00:15:22comme ça
00:15:22ça finit par avoir
00:15:23des effets
00:15:24tous ceux
00:15:25les artichauts
00:15:26qui croient depuis des années
00:15:27que
00:15:27tous ceux qui croient
00:15:29les cornichons
00:15:30tous ceux qui croient
00:15:31que la diabolisation
00:15:33n'a jamais aucun effet négatif
00:15:34se racontent des histoires
00:15:35la diabolisation
00:15:36était capable
00:15:36de casser historiquement
00:15:37l'ascension
00:15:38du effet d'autrefois
00:15:39du RN ensuite
00:15:40alors ça fonctionne
00:15:41la diabolisation
00:15:42ça fonctionne les perquisitions
00:15:44ça fonctionne la volonté
00:15:45de mater juridiquement
00:15:46un mouvement d'opposition
00:15:47on verra ensuite
00:15:48comment les électeurs
00:15:49réagiront
00:15:49mais peu importe
00:15:51ce qu'on pense de ce parti
00:15:51je nous invite
00:15:52pour le souci de l'analyse
00:15:53à traiter cet événement
00:15:54comme un événement politique
00:15:56à part entière
00:15:56j'ai pas vu passer le temps
00:15:59vous êtes incroyables
00:16:01sur ce sujet là
00:16:02et dans un
00:16:02non mais c'est passionnant
00:16:03et dans un instant
00:16:05on verra avec vous
00:16:06cet entrisme
00:16:06catholique
00:16:08la conspiration catholique
00:16:09intégrée
00:16:09c'est pour s'emparer du monde
00:16:11on a peur
00:16:11d'obtenir des résultats
00:16:12des résultats
00:16:13ce sont les conspirateurs
00:16:14les plus nuls
00:16:15de l'histoire
00:16:15incroyable
00:16:17pour Charlotte
00:16:18on va en parler
00:16:20avec Gabriel Cluzel
00:16:22c'est incroyable
00:16:23non avec vous par contre
00:16:25dans un instant
00:16:26et d'abord avec Gabriel Cluzel
00:16:27l'entrisme
00:16:28islamo-gauchiste
00:16:30qui n'existe pas
00:16:32vous croyez ou pas ?
00:16:34hashtag face à l'informat
00:16:35qu'une pause
00:16:35et on revient sur cette question
00:16:36on demandera dans un instant
00:16:43à Nicolas Dupont-Aignan
00:16:45ce qu'il pense
00:16:45des propos de Jordan Bardella
00:16:48par rapport à la perquisition du jour
00:16:50Jordan Bardella
00:16:51qui déclare que jamais
00:16:51un parti d'opposition
00:16:52n'a subi un tel acharnement
00:16:54sous la 5ème république
00:16:55Nicolas Dupont-Aignan
00:16:56est notre invité
00:16:57on parlera de la dénatalité
00:16:58en France
00:16:59et de cette France
00:16:59qui disparaît
00:17:00et qu'il est très urgent
00:17:02de réagir
00:17:04d'abord Gabriel Cluzel
00:17:06avec vous
00:17:06on voit ses propos
00:17:07de Philippe Baptiste
00:17:08qui est ministre
00:17:08de l'enseignement supérieur
00:17:10et qui est formel
00:17:11l'islamo-gauchisme
00:17:13cela n'existe pas
00:17:15en quoi cette déclaration
00:17:17est surprenante
00:17:19elle a eu l'effet
00:17:20d'un coup de tonnerre
00:17:21pourquoi ?
00:17:22alors on va pas se mentir
00:17:23Philippe Baptiste
00:17:24c'est un peu comme
00:17:24l'islamo-gauchisme
00:17:25on peut penser jusque là
00:17:27qu'il n'existait pas
00:17:28pour être tout à fait franche
00:17:29personne n'en avait entendu parler
00:17:31mais on peut dire
00:17:33qu'il a fait une entrée
00:17:33fracassante
00:17:35dans le paysage politique
00:17:37c'est vrai que c'est
00:17:38un peu le technocrate
00:17:39transparent
00:17:40invisible
00:17:41qui est dans l'entourage
00:17:43d'Emmanuel Macron
00:17:44depuis un moment
00:17:46et qui a été aussi
00:17:47avec Édouard Philippe
00:17:49donc que nous explique-t-il
00:17:51circuler
00:17:52il n'y a rien à voir
00:17:53il n'y a pas plus
00:17:54d'islamo-gauchisme
00:17:55que de poux sur la tête
00:17:56d'un sauve
00:17:57l'islamo-gauchisme
00:17:58va rejoindre
00:17:59la grande étagère
00:18:01avec tous les concepts
00:18:02qui n'existent pas
00:18:03mais elle commence à être
00:18:04très encombrée
00:18:04cette étagère
00:18:05on pourrait faire
00:18:05un dictionnaire
00:18:07une anthologie
00:18:07des fantasmes français
00:18:09alors le racisme
00:18:10anti-blanc
00:18:10ça n'existe pas
00:18:11le grand remplacement
00:18:13n'existe pas
00:18:13la théorie du genre
00:18:14qui n'existe pas
00:18:15la submersion migratoire
00:18:16qui n'existe pas
00:18:17la sécurité
00:18:17qui n'existe pas
00:18:18parce qu'elle n'est qu'un sentiment
00:18:19les faits de société
00:18:20qui n'existe pas
00:18:21puisque ce ne sont
00:18:21que des faits divers
00:18:22et c'est fou
00:18:23le nombre de français
00:18:24qui sont victimes
00:18:25d'un phénomène
00:18:25d'hallucination collective
00:18:27alors donc
00:18:29dernier en date
00:18:30l'islamo-gauchisme
00:18:31alors la séquence
00:18:32est quand même intéressante
00:18:33ceux qui sont intéressés
00:18:35par la question
00:18:36devraient aller la revoir
00:18:36parce que toute la séquence
00:18:38vaut le coup
00:18:38alors Philippe Baptiste
00:18:39il écarte toutes les objections
00:18:41alors il dit
00:18:41oui bien sûr
00:18:43l'université
00:18:44est d'extrême-gauche
00:18:45mais ça
00:18:46c'est normal
00:18:47c'est une tradition
00:18:49voilà
00:18:50et vous savez
00:18:50les traditions
00:18:51ça a du bon
00:18:52il ne faut pas toucher
00:18:53aux traditions
00:18:54donc c'est nouveau
00:18:56ça vient de sortir
00:18:56quand du côté
00:18:58des macronistes
00:18:59on devient
00:18:59traditionnaliste
00:19:00donc l'université
00:19:02française
00:19:03est d'extrême-gauche
00:19:03et doit le rester
00:19:04au nom de la tradition
00:19:05et il dit même
00:19:06que c'est de l'histoire
00:19:07c'est plus de l'idéologie
00:19:08c'est de l'histoire
00:19:09alors on imagine
00:19:10quand même
00:19:10cas extrême
00:19:11que si historiquement
00:19:13l'université
00:19:14avait été nazie
00:19:15on peut imaginer
00:19:16d'ailleurs c'est arrivé
00:19:16par certains universitaires
00:19:18qu'ils aient collaboré
00:19:19pendant la dernière guerre
00:19:20je crois qu'on ne se serait pas
00:19:21contenté
00:19:22de hausser les épaules
00:19:23en disant
00:19:24ma brave dame
00:19:25que voulez-vous
00:19:25c'est l'histoire
00:19:26c'est comme ça
00:19:26on aurait promis
00:19:28de dénazifier
00:19:29et bien là
00:19:29l'extrême-gauche
00:19:30qui a quand même été réchauffée
00:19:31dans l'idéologie communiste
00:19:33aux centaines de millions de morts
00:19:36et bien
00:19:36l'histoire
00:19:37et la tradition
00:19:38nous commandent
00:19:38de lui ficher la paix
00:19:39donc elle va donc
00:19:40continuer à endoctriner
00:19:41tranquillement
00:19:42nos enfants
00:19:43comment expliquer
00:19:44un tel revirement
00:19:45après les déclarations
00:19:47on se souvient
00:19:47de Frédéric Vidal
00:19:48qui l'a précédé
00:19:49à ce poste
00:19:50alors vous avez raison
00:19:50cette affaire
00:19:51d'islamo-gauchisme
00:19:52Frédéric Vidal
00:19:53l'avait abordé
00:19:54tambour battant
00:19:56en février 2021
00:19:57elle avait parlé
00:19:59d'islamo-gauchisme
00:20:00qui gangrénait l'université
00:20:02c'était son mot
00:20:03c'était fort
00:20:03à l'assemblée
00:20:04devant les députés
00:20:05elle avait même annoncé
00:20:06demander un rapport
00:20:08au CNRS
00:20:09mais elle n'était pas la seule
00:20:10quelques mois auparavant
00:20:11en octobre 2020
00:20:13Jean-Michel Blanquer
00:20:14avait pointé du doigt
00:20:15je cite
00:20:15les ravages
00:20:16de l'islamo-gauchisme
00:20:17et lui
00:20:18il avait désigné clairement
00:20:19l'UNEF et LFI
00:20:21le même mois
00:20:22Gérald Darmanin
00:20:23à l'assemblée
00:20:24il s'est attaqué
00:20:25avec des mots très très forts
00:20:26à Alexis Corbière
00:20:27un parti
00:20:28comme le vôtre
00:20:29qui a dénoncé
00:20:30pendant longtemps
00:20:30l'opium du peuple
00:20:31la religion
00:20:32est désormais lié
00:20:34avec un islamo-gauchisme
00:20:35qui détruit la république
00:20:38donc un ministre de l'éducation
00:20:39un ministre de l'Intérieur
00:20:39c'est Paris
00:20:41il y a un Sylvie Retailleau
00:20:42aussi
00:20:42après le 9 octobre 2023
00:20:44au vu des
00:20:45inquiétantes réactions
00:20:48dans les universités
00:20:50elle avait demandé
00:20:51au président
00:20:52d'établissement
00:20:53d'enseignement supérieur
00:20:54d'être extrêmement
00:20:55vigilante
00:20:56elle avait fait
00:20:57une lettre ouverte
00:20:58et elle s'était inquiétée
00:21:00de ce sujet-là
00:21:01et voilà qu'aujourd'hui
00:21:02Philippe Baptiste
00:21:03alors qu'il y a quelque temps
00:21:04il s'était un peu distingué
00:21:05sur ce sujet
00:21:06enfin plutôt
00:21:07j'ai retrouvé depuis
00:21:08parce que comme je vous le disais
00:21:08à l'époque
00:21:09on ne s'intéressait pas tellement à lui
00:21:10il s'était opposé
00:21:11à l'hypothèse
00:21:12d'interdire
00:21:13par exemple
00:21:14le voile à l'université
00:21:15c'était son
00:21:16on voit un peu
00:21:17son positionnement
00:21:18lui il prend le contre-pied
00:21:19d'où tout cela
00:21:20alors déjà
00:21:21c'est quand même
00:21:21un peu surprenant
00:21:22parce que le président
00:21:23n'a pas changé
00:21:23je veux dire
00:21:24c'est des ministres
00:21:25du même président
00:21:27vous voyez
00:21:27c'est ça qui est fou
00:21:28en fait
00:21:29on se rend compte
00:21:30où est la ligne
00:21:32c'est la vraie question
00:21:34alors à ce stade
00:21:36le macronis
00:21:37c'est plus une girouette
00:21:38c'est une éolienne
00:21:39on comprend mieux
00:21:40le positionnement
00:21:41de ce parti
00:21:42sur les énergies renouvelables
00:21:43il y a une identification
00:21:44alors
00:21:46rappelons aussi
00:21:49que quand même
00:21:49tout de suite
00:21:50après sa sortie
00:21:50parce que ça aussi
00:21:51c'est intéressant
00:21:52Frédéric Vidal
00:21:53avait été lâché
00:21:53par Emmanuel Macron
00:21:54tout à fait
00:21:55et il avait pris
00:21:56ses distances
00:21:57par Gabriel Attal
00:21:58interposé
00:21:58qui était porte-parole
00:21:59à l'époque
00:22:00et qui avait dit
00:22:01oui le président
00:22:02de la République
00:22:03est extrêmement attaché
00:22:04absolument attaché
00:22:05à l'indépendance
00:22:06des enseignants
00:22:07chercheurs
00:22:08et il faut savoir
00:22:08qu'en fait
00:22:09la demande
00:22:10de Frédéric Vidal
00:22:11semble-t-il
00:22:12si l'on en croit
00:22:13un article du Monde
00:22:14qui a creusé la question
00:22:15en fait
00:22:16n'a jamais existé
00:22:18le CNRS
00:22:19n'a jamais été
00:22:20saisi
00:22:22de cette question
00:22:23on ne lui a pas demandé
00:22:23de faire de rapport
00:22:24alors il faut dire
00:22:25que le CNRS
00:22:26il avait préventivement
00:22:27frappé
00:22:28si j'ose dire
00:22:28puisqu'il avait expliqué
00:22:30que le terme
00:22:30islamo-gauchisme
00:22:31ne correspondait
00:22:32à aucune réalité
00:22:34scientifique
00:22:34est-ce que
00:22:36prouver
00:22:37à l'existence
00:22:38de l'islamo-gauchisme
00:22:39serait finalement
00:22:41plus compliqué
00:22:42qu'on puisse l'imaginer
00:22:44trop difficile peut-être
00:22:45alors pas du tout
00:22:46parce que c'est démontré
00:22:47son inexistence
00:22:48qui serait en réalité
00:22:49impossible
00:22:50encore faut-il s'adresser
00:22:51aux bonnes personnes
00:22:52à aller poser la question
00:22:53aux universitaires eux-mêmes
00:22:55qui sont largement touchés
00:22:57gangrénés
00:22:58pour reprendre l'expression
00:23:00de Frédéric Vidal
00:23:00et qui en plus
00:23:01se cooptent largement
00:23:03pour beaucoup
00:23:04c'est un peu comme si
00:23:05au clieu d'eau
00:23:06on croyait sur parole
00:23:07le colonel Moutarde
00:23:07quand il nous dit
00:23:08que la clé anglaise
00:23:09n'existe pas
00:23:09et qu'il ne sait même pas
00:23:10où est la bibliothèque
00:23:10donc le mantra
00:23:13c'est répéter
00:23:14qu'on ne sait pas définir
00:23:15l'islamo-gauchisme
00:23:16on dit
00:23:17on ne sait pas le définir
00:23:18mais c'est faux
00:23:19tout le monde sait bien
00:23:20le définir n'importe qui
00:23:21c'est bien le définir
00:23:22pas besoin d'avoir fait
00:23:22polytechnique
00:23:23tout le monde sait
00:23:23que c'est la collusion
00:23:24entre la gauche
00:23:26et l'islam conquérant
00:23:27et d'ailleurs
00:23:29si le mot
00:23:30ce mot valise
00:23:31a fait floresse
00:23:32c'est bien parce que
00:23:33chacun voit très bien
00:23:35de quoi
00:23:35il s'agit
00:23:37en réalité
00:23:38on a une gauche
00:23:39et un islamisme
00:23:41qui se font mutuellement
00:23:42à la courte échelle
00:23:43donc c'est
00:23:45très clair
00:23:46la gauche prête
00:23:47ses outils
00:23:47sémantiques
00:23:48et conceptuels
00:23:49l'islamophobie
00:23:50c'est vraiment
00:23:50l'exemple
00:23:51patent
00:23:51sa force de frappe
00:23:52dans les universités
00:23:53l'éducation nationale
00:23:54dans les médias
00:23:55dans les syndicats
00:23:56tout ce qu'elle a investi
00:23:57de façon hégémonique
00:23:58depuis 60 ans
00:23:59dans la mobilisation
00:24:01militante de rue
00:24:01et puis l'islam
00:24:03l'islamisme
00:24:05met à son service
00:24:05les communautés
00:24:06issues de l'immigration
00:24:08qu'elle travaille
00:24:09et dont elle arrive
00:24:10à galvaniser
00:24:10une forte partie
00:24:13donc remarquera
00:24:16que tout ce que
00:24:17la gauche a investi
00:24:18tous les domaines
00:24:18que je vous ai cités
00:24:19sont eux aussi
00:24:21phagocytés
00:24:22par l'islamisme
00:24:24c'est bien que la gauche
00:24:25a laissé la porte
00:24:26grande ouverte
00:24:27et a déroulé
00:24:28le tapis rouge
00:24:29les universités
00:24:30conférences interdites
00:24:31profs menacés
00:24:32c'est flagrant
00:24:33avec le sujet palestinien
00:24:34l'éducation nationale
00:24:36profs menacés
00:24:37combat sur la baïa
00:24:38le voile islamique
00:24:39les médias
00:24:40je ne vais pas les citer
00:24:41tout le monde les connaît
00:24:43les syndicats
00:24:44ça c'est très frappant
00:24:44parce que
00:24:45par exemple
00:24:45moi j'ai entendu
00:24:47des vieux militants
00:24:47ségétistes
00:24:48qui m'ont dit
00:24:48actuellement
00:24:49il y a des secteurs
00:24:49nous nous sommes
00:24:50évincés
00:24:51par des militants
00:24:52communautaristes
00:24:53avec là aussi
00:24:54une forte cohabitation
00:24:56et en réalité
00:24:57ce n'est pas un phénomène nouveau
00:24:59Michel Foucault
00:25:00et Jean-Paul Sartre
00:25:01faisaient déjà
00:25:02les yeux de Chimène
00:25:03à l'islam
00:25:04je ne sais pas si vous vous souvenez
00:25:05avec la révolution iranienne
00:25:07en 78-79
00:25:08Michel Foucault
00:25:09il est théoriste
00:25:10hyper enthousiaste
00:25:12l'hybridation
00:25:12entre
00:25:13la révolution
00:25:15et l'islam
00:25:15l'islam est pour lui
00:25:16vraiment un levier
00:25:17de la révolution
00:25:17pendant la guerre d'Algérie
00:25:19aussi
00:25:19la religion a joué
00:25:21un fort rôle
00:25:22identitaire
00:25:23et culturel
00:25:23pour mobiliser
00:25:24on a dit que le colon
00:25:25était chrétien
00:25:26donc l'islamo-gauchisme
00:25:28n'est pas neuf
00:25:29il a même une famille
00:25:30aujourd'hui
00:25:31on parle d'islamo-droitisme
00:25:32alors c'est une petite sœur
00:25:33plus discrète
00:25:34parce que plus honteuse
00:25:35mais elle existe néanmoins
00:25:37et on a même parlé
00:25:38certains
00:25:39à propos de
00:25:40Dominique de Villepin
00:25:41d'islamo-gaullisme
00:25:43vous voyez
00:25:43ça fait des émules
00:25:45alors
00:25:46Philippe Baptiste
00:25:48on a l'impression
00:25:48qu'il est adepte
00:25:49de la prophétie
00:25:50auto-réalisatrice
00:25:51c'est un peu
00:25:52ma sorcière bien-aimée
00:25:55il pense qu'il suffit
00:25:56de froncer le nez
00:25:57de dire une chose
00:25:58pour qu'elle arrive
00:26:00l'islamo-gauchisme
00:26:02n'existe pas
00:26:03on l'a vu
00:26:04pour d'autres secteurs
00:26:04c'est une façon
00:26:05de gouverner d'ailleurs
00:26:06les JO
00:26:07on a dit que ça allait être
00:26:08faramineux
00:26:09pour le tourisme
00:26:09merveilleux
00:26:10on a fait des gros investissements
00:26:12mais ça va être génial
00:26:12on se rend compte
00:26:13qu'en fait
00:26:13sur le plan touristique
00:26:14en tout cas
00:26:15en termes de résultats
00:26:17la France a largement régressé
00:26:21mais le plus grave
00:26:23dans cette déclaration
00:26:23c'est qu'elle intervient
00:26:24et vous l'avez dit
00:26:25au début
00:26:26de cette chronique
00:26:27c'est qu'elle intervient
00:26:28après un acclablant rapport
00:26:29sur l'antrisme
00:26:30des frères musulmans
00:26:31et donc là
00:26:32Emmanuel Macron
00:26:33il est censé
00:26:33lancer un grand plan
00:26:35pour lutter
00:26:36contre cet antrisme
00:26:37des frères musulmans
00:26:39alors ça commence
00:26:40drôlement bien
00:26:41c'est vrai
00:26:41donc on peut déjà
00:26:42le résumer
00:26:43trois mots
00:26:44c'est l'histoire
00:26:44d'une autruche
00:26:45qui mettait la poussière
00:26:46sous le tapis
00:26:47voilà
00:26:47merci Gabrielle
00:26:50pour votre regard
00:26:51dans un instant
00:26:53on accueillera
00:26:54Nicolas Dupont-Aignan
00:26:55pour parler tellement
00:26:56de la natalité
00:26:57comme vous avez écrit
00:26:58un livre sur le sujet
00:26:59je me permets
00:26:59vous aurez le droit
00:27:00de poser une question
00:27:01peut-être deux
00:27:02comment il s'appelle
00:27:06déjà
00:27:06No Kids
00:27:07ah non le mien
00:27:07c'est Yes Kids
00:27:08c'est la concurrence
00:27:11vous voyez
00:27:11comment on devient
00:27:13islamo-gauchiste
00:27:14Marc Menon
00:27:18à vous la parole
00:27:19puisqu'on a vu
00:27:19comment les habitants
00:27:20de Marseille
00:27:21ont été confinés
00:27:23ils sont soulagés
00:27:24en ce moment
00:27:24après avoir passé
00:27:25une nuit
00:27:25de confinement
00:27:26presque une journée
00:27:27de confinement
00:27:28avec ces flammes
00:27:29qui ont menacé
00:27:32la ville
00:27:32les pompiers
00:27:33sont les héros
00:27:34du jour
00:27:35et pourtant
00:27:36au quotidien
00:27:37caillassé
00:27:38il y a Marseille
00:27:39il y a du côté
00:27:40de Narbonne
00:27:41aussi
00:27:41les foyers
00:27:42sont nombreux
00:27:43ne cessent
00:27:44de se multiplier
00:27:45si on en croit
00:27:46les experts
00:27:46moi je doute toujours
00:27:47quand on se tourne
00:27:48vers les experts
00:27:49mais il semblerait bien
00:27:50que la configuration
00:27:51actuelle
00:27:52nous condamne
00:27:53à devoir
00:27:55tout l'été
00:27:56demander aux pompiers
00:27:58d'intervenir
00:27:59alors pour répondre
00:28:00à votre question
00:28:01parce que c'est là
00:28:02l'essentiel quand même
00:28:03il me faut
00:28:04prendre le serment
00:28:06des pompiers
00:28:07que disent les pompiers
00:28:08quand ils s'engagent
00:28:10je respecte
00:28:11toutes les victimes
00:28:12et je prends en compte
00:28:14leur détresse
00:28:16toujours solidaire
00:28:17alors vous faisiez allusion
00:28:19à quoi ?
00:28:20aux cailloux
00:28:21à tout ce qu'ils reçoivent
00:28:22sur le crâne
00:28:23et bien eux
00:28:24quand ils s'engagent
00:28:26ils disent
00:28:27quoi qu'il arrive
00:28:28nous irons au front
00:28:31nous nous battrons
00:28:32contre
00:28:33le sinistre
00:28:35mais jamais
00:28:36nous ne reculerons
00:28:37quels que soient
00:28:38ceux
00:28:39qui éventuellement
00:28:40nous considéreraient
00:28:42comme des ennemis
00:28:42c'est quand même
00:28:43une force incroyable
00:28:44et la devise
00:28:46des pompiers
00:28:46c'est
00:28:47sauver
00:28:48ou périr
00:28:49comment ne pas
00:28:51s'incliner
00:28:52devant ces femmes
00:28:53et ces hommes
00:28:54il y a 22%
00:28:55de femmes
00:28:56aujourd'hui
00:28:56qui sont
00:28:57parmi les pompiers
00:28:59l'effectif
00:29:00global
00:29:01c'est en gros
00:29:02255 000
00:29:03hommes
00:29:04et femmes
00:29:05il y a 80%
00:29:07de volontaires
00:29:09des volontaires
00:29:10c'est-à-dire
00:29:11des gens
00:29:11qui en dehors
00:29:12de leur boulot
00:29:13sont là
00:29:14en veille
00:29:14dans des casernes
00:29:15avec souvent
00:29:16des moyens
00:29:17qui sont plutôt limités
00:29:18et on se tient
00:29:19les coudes
00:29:21avec le petit café
00:29:22moi j'ai télévisité
00:29:24ces gars-là
00:29:25et ces femmes
00:29:25c'est extraordinaire
00:29:27parce que la nuit
00:29:28ils sont entre eux
00:29:30ils attendent
00:29:32éventuellement
00:29:32l'alerte
00:29:33pour pouvoir partir
00:29:35et il y a
00:29:36cette fraternité
00:29:37de l'ombre
00:29:38c'est beau
00:29:39ce qui se passe
00:29:39souvent la nuit
00:29:40et ils font partie
00:29:41de cela
00:29:42et après
00:29:43il faut se rendre
00:29:44sur le sinistre
00:29:45et là
00:29:46oublier
00:29:47toute la famille
00:29:49tous les engagements
00:29:50personnels
00:29:51que l'on peut avoir
00:29:52sauvés
00:29:53ou périr
00:29:54c'est cela
00:29:55leur quotidien
00:29:56et pour autant
00:29:57vous avez cité
00:29:58tout à l'heure
00:29:59il y a
00:30:001462 agressions
00:30:02parents reconnus
00:30:03et il y a eu
00:30:04602 blessés
00:30:06voilà la situation
00:30:08telle qu'on la connaît
00:30:10et pas blessés
00:30:11par les flammes
00:30:12non non non
00:30:13je parle
00:30:14d'agression
00:30:15il y a eu
00:30:17plus de 14 morts
00:30:18il y a
00:30:19pratiquement
00:30:20une vingtaine
00:30:20de morts
00:30:21dans l'action
00:30:22de ces personnes
00:30:24qui je le rappelle
00:30:25sont avant tout
00:30:26des volontaires
00:30:28alors il y a
00:30:29des professionnels
00:30:30à Marseille
00:30:30c'est les marins
00:30:32pompiers
00:30:32c'est une décision
00:30:33c'est à dire que
00:30:34ils ont un statut
00:30:36assez spécial
00:30:36ils sont à la fois
00:30:38militaires
00:30:39de la marine
00:30:39mais
00:30:40les décisions
00:30:42sont prises
00:30:43par le maire
00:30:43en revanche
00:30:44tous les grades
00:30:45sont comme dans l'armée
00:30:46les militaires
00:30:47à Paris aussi
00:30:48les sapeurs-pompiers
00:30:48de Paris
00:30:49sont des militaires
00:30:51et là
00:30:51on a des grades
00:30:52et on est en fonction
00:30:54de façon permanente
00:30:56ce qui est extraordinaire
00:30:57dans le travail
00:30:58de ce qu'ils déploient
00:31:00c'est leur philosophie
00:31:02se nier soi-même
00:31:04je dirais
00:31:05pour être capable
00:31:06d'être à la hauteur
00:31:07de l'attente
00:31:08des uns et des autres
00:31:09et cette attente
00:31:10elle est tellement
00:31:11aujourd'hui répandue
00:31:13qu'ils interviennent
00:31:14il y a eu
00:31:15370 000 incendies
00:31:17ça me paraît normal
00:31:18au départ
00:31:19on est soldat du feu
00:31:20n'oubliez pas
00:31:21que c'est
00:31:21Napoléon
00:31:23Napoléon 1er
00:31:24qui après le grand drame
00:31:25de l'ambassade d'Autriche
00:31:27en 1807 à Paris
00:31:29il y a les morts
00:31:30et il dit
00:31:31il faut faire quelque chose
00:31:32il faut qu'on ait une unité
00:31:33qu'ils soient capables
00:31:34d'intervenir
00:31:35il faut des pompes
00:31:36ici et là
00:31:36pour que le sinistre
00:31:38puisse être combattu
00:31:40et pas avec des petits bras
00:31:41avec des sauts
00:31:42et depuis
00:31:43il y a toute cette mobilisation
00:31:44mais jamais
00:31:45jamais
00:31:46on n'a autant été sollicité
00:31:48pour le moindre petit truc
00:31:50c'est-à-dire
00:31:50vous avez même
00:31:51des gaillards
00:31:52qui appellent
00:31:53les pompiers
00:31:54parce qu'il y a le voisin
00:31:55qui est en train de faire
00:31:56un feu dans son jardin
00:31:57alors il y a les rivalités
00:31:59les haines voisineuses
00:32:00comme on pourrait dire
00:32:01et là
00:32:02et bien le petit salopard
00:32:03plutôt que d'appeler
00:32:04les pompiers
00:32:05la police
00:32:06j'appelle les pompiers
00:32:07comme ça
00:32:08il sera verbalisé
00:32:09après
00:32:09quand on s'apercevra
00:32:10et ces gens-là
00:32:11donc sont constamment
00:32:13enlevés
00:32:15ils sont constamment
00:32:16mobilisés
00:32:17et moi je me dis
00:32:18dès 11 ans
00:32:20on peut entrer
00:32:21vous voyez
00:32:21tous ces gamins
00:32:22dans les cités
00:32:23qui les attendent
00:32:23avec des cailloux
00:32:24et bien si on rendait
00:32:26obligatoire
00:32:26le devoir
00:32:27d'appartenir
00:32:28à ces sections
00:32:30qui forment
00:32:31les bataillons
00:32:32et de se préparer
00:32:33comprendre
00:32:34ce que c'est
00:32:35la solidarité
00:32:36la fraternité
00:32:37l'ordre
00:32:38le courage
00:32:39sauver
00:32:40ou périr
00:32:41sauver ou périr
00:32:42merci
00:32:43Marc Menon
00:32:45de penser
00:32:46à nos pompiers
00:32:47dans un instant
00:32:49on va accueillir
00:32:50Nicolas Dupont-Aignan
00:32:51qui est notre invité
00:32:52d'abord
00:32:53Charlotte Dornelas
00:32:54on va voir la une
00:32:55de l'humanité
00:32:56211 milliards
00:32:57d'aides publiques
00:32:58aux entreprises
00:32:58une façon d'indiquer
00:33:00donc à l'état
00:33:01comment faire des économies
00:33:02sur le dos
00:33:03des entreprises
00:33:04est-ce que c'est pas
00:33:06un petit peu compliqué
00:33:07tout ça
00:33:07ça c'est la première question
00:33:08pour déjà planter le décor
00:33:10alors c'est vrai que
00:33:11les aides publiques
00:33:12aux entreprises
00:33:12ne fonctionnent pas
00:33:14aussi simplement
00:33:14on va dire qu'un transfert
00:33:15de l'argent du contribuable
00:33:16vers au hasard
00:33:18les caisses du journal
00:33:19l'humanité
00:33:19là c'est très simple
00:33:20il y a l'argent du contribuable
00:33:22qui est pris
00:33:22qui devient l'argent de l'état
00:33:23l'argent public
00:33:24qui va dans les caisses
00:33:25de l'humanité
00:33:25les aides publiques
00:33:26aux entreprises
00:33:26c'est un peu plus compliqué
00:33:27que ça
00:33:28alors l'humanité
00:33:29fait sa une
00:33:30sur un dossier
00:33:30qu'elle connaît bien
00:33:31là il faut lui reconnaître
00:33:32puisque vous savez
00:33:33le patron de l'humanité
00:33:34est un sénateur communiste
00:33:35et qu'il était rapporteur
00:33:37de l'enquête sénatoriale
00:33:38sur la question
00:33:39des aides publiques
00:33:40aux entreprises
00:33:40il connaît parfaitement
00:33:42le rapport
00:33:42qui est à la une
00:33:43de son journal
00:33:44il a été fait
00:33:46au terme de l'audition
00:33:46d'une dizaine
00:33:47de représentants
00:33:48des services de l'état
00:33:49des institutions publiques
00:33:50des économistes
00:33:51des syndicats de salariés
00:33:53le MEDEF également
00:33:53le ministre de l'économie
00:33:55et aussi 33 dirigeants
00:33:57des plus grandes entreprises françaises
00:33:59et je le note
00:34:00puisque le président
00:34:01de la commission
00:34:02qui est lui
00:34:02les républicains
00:34:03qui n'aboutit pas
00:34:04aux mêmes conclusions
00:34:04que son ami rapporteur
00:34:06communiste
00:34:07mais les deux
00:34:08ont été agréablement surpris
00:34:10de la manière
00:34:10dont les chefs
00:34:11d'entreprise
00:34:12répondaient
00:34:13notamment sur la question
00:34:15des aides
00:34:15et de manière absolument
00:34:16transparente
00:34:16ils notent
00:34:17que l'état
00:34:17est beaucoup plus opaque
00:34:18et ne sait absolument pas
00:34:20par où passe l'argent
00:34:21par qui
00:34:22parce que vous allez voir
00:34:22le système est un petit peu
00:34:23compliqué
00:34:24comme d'habitude
00:34:25beaucoup plus
00:34:26que les dirigeants
00:34:27d'entreprises
00:34:27alors le patron
00:34:29de l'humanité
00:34:29lui dénonce
00:34:31la première dépense
00:34:32de l'état
00:34:32c'était le but
00:34:33évidemment de ce chiffre
00:34:34en une de l'humanité
00:34:35les 211 milliards
00:34:37serait la première
00:34:38le premier poste
00:34:39de dépense
00:34:39de l'état
00:34:40alors si on rentre
00:34:41dans le détail
00:34:41c'est un peu plus compliqué
00:34:42que ça
00:34:43vous allez voir
00:34:44la première de ces dépenses
00:34:45c'est 140 milliards
00:34:46de réduction d'impôt
00:34:47ou d'exonération
00:34:48de charges sociales
00:34:49il ne s'agit pas
00:34:50donc d'un cadeau
00:34:51d'argent public
00:34:52fait aux entreprises
00:34:53mais d'une ristourne
00:34:54on pourrait dire
00:34:55sur les charges
00:34:56que l'on
00:34:57alors c'est là
00:34:57où je vous disais
00:34:58l'état gère extrêmement bien
00:34:59ses finances
00:35:00c'est à dire que
00:35:00vous mettez des taxes
00:35:01sur le rendement
00:35:02d'une entreprise
00:35:03puis quand vous trouvez
00:35:03que c'est un peu trop
00:35:04vous faites des exonérations
00:35:05sur les taxes
00:35:06comme ça
00:35:06ça passe par 14 personnes
00:35:07différentes
00:35:08bon mais à la fin
00:35:09les 140 milliards
00:35:10en l'occurrence
00:35:10c'est pas un don
00:35:11qui est fait aux entreprises
00:35:12c'est une taxe
00:35:13qui est réduite
00:35:14c'est de l'argent
00:35:15qu'on prend un peu moins
00:35:16aux entreprises
00:35:16c'est pas la même chose
00:35:17très important à souligner
00:35:19ensuite il y a 31 milliards
00:35:20dans ce chiffre
00:35:21de prêts remboursables
00:35:22notamment les PGE
00:35:23on se souvient
00:35:24question des PGE
00:35:25et des garanties publiques
00:35:27donc là encore une fois
00:35:27c'est pas de l'argent
00:35:28qui est pris dans les caisses
00:35:29de l'état
00:35:29pour être donné aux entreprises
00:35:30et enfin
00:35:31il y a 40 milliards
00:35:32qui sont en effet
00:35:33des subventions directes
00:35:34aux entreprises
00:35:34l'immense majorité
00:35:36d'entre elles
00:35:36sont fléchées
00:35:36vers des entreprises
00:35:37qui appartiennent
00:35:38à l'état
00:35:39évidemment
00:35:40mais le plus drôle
00:35:41c'est que le Figaro
00:35:42qui a été attaqué
00:35:43assez récemment
00:35:44par un élu communiste
00:35:44n'est-ce pas
00:35:45sur sa une
00:35:47précisément
00:35:48sur une question économique
00:35:50d'ailleurs
00:35:50pourrait être d'accord
00:35:51avec le constat
00:35:52de cet argent
00:35:53de la manière
00:35:54dont cet argent
00:35:55entre l'état
00:35:56et les entreprises
00:35:57est géré
00:35:57notamment lorsque
00:35:58le rapport sénatorial
00:35:59lui-même
00:36:00appelle à un choc
00:36:01de rationalisation
00:36:02de ces dépenses-là
00:36:03notamment en raison
00:36:04des allers-retours
00:36:05dont je vous parlais
00:36:05il liste
00:36:07ce rapport sénatorial
00:36:08je vous assure
00:36:08j'ai re-lui trois fois
00:36:09le chiffre pour être sûr
00:36:09il y a 2252 dispositifs
00:36:13d'aide distincts
00:36:14non
00:36:14aujourd'hui on est à
00:36:152252 dispositifs
00:36:17j'aimerais bien savoir
00:36:18comment tout ça est géré
00:36:19d'ailleurs
00:36:20à la fin du rapport
00:36:21ils expliquent que
00:36:21l'état est un petit peu
00:36:22perdu lui-même
00:36:23sur la gestion
00:36:23de ces dispositifs
00:36:24d'aide distincts
00:36:26encore une fois
00:36:26sur la seule question
00:36:27des entreprises
00:36:28mais probablement
00:36:29qu'en effet
00:36:30la distinction
00:36:31se ferait
00:36:31sur la question
00:36:32de la lecture
00:36:33de ces aides
00:36:33le Figaro
00:36:34à l'inverse
00:36:34de l'humanité
00:36:35expliquerait
00:36:36que ces aides
00:36:37pourraient disparaître
00:36:39notamment les 140 milliards
00:36:41de réduction
00:36:41d'exonération
00:36:42de charges sociales
00:36:43si évidemment
00:36:44les taxes
00:36:45et les charges sociales
00:36:46étaient réduites
00:36:47plutôt que d'être augmentées
00:36:48pour ensuite
00:36:49être en partie
00:36:51exonérées
00:36:52et voilà
00:36:52pour le
00:36:53comment dire
00:36:54le détail
00:36:55de ce chiffre
00:36:55qui en effet
00:36:56est impressionnant
00:36:57à la une du journal
00:36:57j'adore vos enquêtes
00:36:59alors beaucoup
00:37:00ont par ailleurs
00:37:01fait remarquer
00:37:02au journal
00:37:02l'humanité
00:37:03qu'il touchait
00:37:04lui-même
00:37:05dans des proportions
00:37:06tout autres
00:37:07des subventions
00:37:08publiques
00:37:09est-ce qu'ils ont raison
00:37:09de le faire ?
00:37:10c'est vrai que s'il y a
00:37:11de l'argent qui va
00:37:12à l'entreprise
00:37:13de l'humanité
00:37:13c'est objectivement
00:37:14une aide publique
00:37:14aux entreprises
00:37:15c'est indiscutable
00:37:17et en effet
00:37:17beaucoup ont fait remarquer
00:37:18à l'humanité
00:37:19en 2023
00:37:19en cumulant
00:37:20les différentes aides
00:37:21du ministère de la culture
00:37:22vous savez
00:37:22il y a des aides
00:37:23ce que le ministère
00:37:24de la culture
00:37:24appelle les aides
00:37:25au pluralisme
00:37:26il y a les aides
00:37:27au pluralisme
00:37:28qui vont
00:37:28à différents jours
00:37:29au pluralisme
00:37:30on va y venir
00:37:31et ensuite
00:37:33vous avez des aides
00:37:33ce qu'on appelle
00:37:34l'aide papier
00:37:36justement
00:37:37à l'achat de papier
00:37:38à la distribution
00:37:39donc il y a des aides
00:37:40directes
00:37:40et des aides
00:37:41plus indirectes
00:37:42pour aider le journal
00:37:43on va dire
00:37:43à se diffuser
00:37:44ou à se fabriquer
00:37:45même
00:37:45donc en additionnant
00:37:46toutes ces aides
00:37:47l'humanité a touché
00:37:486,5 millions d'aides
00:37:53directes
00:37:54et indirectes
00:37:54pour l'année 2023
00:37:55c'est très important
00:37:56de le dire
00:37:56parce que le grand public
00:37:57ne sait pas
00:37:58à quel point
00:37:58l'état aide
00:38:00financièrement
00:38:01la presse écrite
00:38:02absolument
00:38:03et l'humanité
00:38:04en particulier
00:38:056,5 millions
00:38:07et Gabriel rappelait hier
00:38:08qu'il y a quelques années
00:38:10l'humanité était en danger
00:38:12la publication était en danger
00:38:14et qu'elle avait été
00:38:14renflouée
00:38:15par l'état
00:38:16donc le tout
00:38:176,5 millions d'euros
00:38:19pour une diffusion
00:38:21d'un peu plus
00:38:21de 9 millions d'exemplaires
00:38:22sur l'année
00:38:23c'est un quotidien
00:38:23l'humanité
00:38:249 millions d'exemplaires
00:38:256,5 millions d'aides
00:38:27je pense qu'en proportion
00:38:28ils n'ont pas envie
00:38:29qu'on fasse le ratio
00:38:29avec les entreprises
00:38:30sur le chiffre d'affaires
00:38:31et les aides publiques
00:38:33vraiment ils ne veulent pas
00:38:34qu'on fasse cette addition là
00:38:35et ce n'est pas tout
00:38:36surtout
00:38:37la fête de l'humanité
00:38:38est par exemple
00:38:40subventionnée
00:38:41via le pass culture
00:38:42c'est encore une subvention
00:38:43c'est encore de l'argent public
00:38:44la TVA est réduite
00:38:46comme pour tout le monde
00:38:46mais c'est encore
00:38:47une manière de subventionner
00:38:48et quand vous lisez
00:38:49un article sur l'humanité
00:38:51sur le site de l'humanité
00:38:52par exemple
00:38:53à la fin
00:38:53on vous propose
00:38:54de faire un don au journal
00:38:55en vous précisant
00:38:56en gros caractère
00:38:57que les dons
00:38:59en l'occurrence
00:38:59que vous faites à l'humanité
00:39:00comme pour les entreprises
00:39:01elles sont exonérées d'impôts
00:39:03vous avez encore
00:39:03deux tiers
00:39:04de ces dons
00:39:05qui sont exonérés
00:39:06par le biais
00:39:07de l'argent public
00:39:07donc en effet
00:39:08les gens ont raison
00:39:09de rappeler
00:39:09qu'en l'occurrence
00:39:10ce sont des subventions
00:39:11qui sont accordées
00:39:12directement
00:39:13un journal
00:39:13qui perd
00:39:14et qui a perdu
00:39:14ces dernières années
00:39:15beaucoup de lecteurs
00:39:16et le pluralisme
00:39:18vous avez tiqué
00:39:20sur cette question
00:39:22des aides au pluralisme
00:39:23en effet
00:39:23le pluralisme
00:39:24alors on le découvre
00:39:24on découvre un peu plus
00:39:25chaque jour
00:39:26le pluralisme
00:39:27c'est pareil
00:39:27la définition
00:39:28elle nous semblait évidente
00:39:29elle ne l'est pas toujours
00:39:29tant que ça
00:39:30alors le pluralisme
00:39:31c'est pas forcément
00:39:32accepter les idées différentes
00:39:33dans les médias
00:39:34ça ça ne relève pas
00:39:35du pluralisme
00:39:36il y a des gens
00:39:36qui ont moins
00:39:38le droit de parler
00:39:39c'est encore moins
00:39:40la présence légitime
00:39:43dans le débat public
00:39:44d'idées extrêmement populaires
00:39:46non le pluralisme
00:39:47c'est subventionner
00:39:47des idées
00:39:48qui perdent du poids
00:39:49dans la population
00:39:49avec l'argent
00:39:50de ceux qui les rejettent
00:39:52précisément
00:39:52c'est-à-dire
00:39:53le contribuable
00:39:54mais tout ça
00:39:55évidemment
00:39:55l'humanité
00:39:56ne s'attarde pas dessus
00:39:57et à vrai dire
00:39:58pour être parfaitement honnête
00:39:59l'humanité
00:40:00a au moins le mérite
00:40:01d'assumer sa ligne politique
00:40:02je pense que
00:40:03et notamment économique
00:40:04personne ne leur
00:40:05ne leur contestera ça
00:40:06mais c'est pas le seul repère
00:40:08l'humanité
00:40:09de défenseurs
00:40:10de subventions
00:40:10en tout genre
00:40:11et adeptes
00:40:11d'un verrouillage
00:40:12très soviétique
00:40:13du débat public
00:40:14par ailleurs
00:40:15quand ça vient de l'humanité
00:40:16on n'est pas très étonné
00:40:17c'est leur héritage
00:40:18et leur revendication
00:40:19mais ça dépasse
00:40:20les frontières
00:40:21de l'humanité
00:40:21le journal évidemment
00:40:23je vais le préciser
00:40:24vous voulez parler
00:40:26Charlotte
00:40:26de l'annonce
00:40:28faite par
00:40:29Aurore Berger
00:40:30aujourd'hui même
00:40:31du financement
00:40:33d'un projet
00:40:34de coalition
00:40:35d'association
00:40:36pour de meilleurs
00:40:39signalements
00:40:40à l'ARCOM
00:40:41de quoi s'agit-il
00:40:42concrètement ?
00:40:43alors c'est exactement ça
00:40:43dans un contexte d'économie
00:40:45ça n'aura échappé à personne
00:40:46on cherche de l'argent
00:40:47absolument partout
00:40:47et bien Aurore Berger
00:40:49annonce
00:40:50aujourd'hui même
00:40:50que la croisade
00:40:51lancée il y a quelques années
00:40:52contre la haine
00:40:53avec tous les guillemets
00:40:54et je renvoie
00:40:55aux multiples chroniques
00:40:56de Mathieu
00:40:57cet été
00:40:57si on vous manque
00:40:58vous pouvez aller retrouver
00:40:59les chroniques de Mathieu
00:41:00sur la haine
00:41:01alors cette croisade
00:41:02s'intensifie
00:41:03des subventions
00:41:04vont être accordées
00:41:04à des associations
00:41:05qui en avaient déjà
00:41:06pour qu'elles puissent être
00:41:08je cite
00:41:08en lien direct
00:41:09avec l'ARCOM
00:41:10l'ARCOM
00:41:11je n'ai pas besoin
00:41:11de présenter
00:41:11à noter les spectateurs
00:41:13de manière
00:41:14et je cite toujours
00:41:14Aurore Berger
00:41:15à ce qu'elle soit prioritaire
00:41:17donc les associations
00:41:18reçoivent déjà de l'argent
00:41:19elles vont en recevoir plus
00:41:20je cite encore
00:41:21Aurore Berger
00:41:22elle dit oui
00:41:23les associations
00:41:23sont déjà aidées
00:41:24mais elles vont l'être
00:41:25encore plus
00:41:25pour qu'elles puissent
00:41:26recruter des gens
00:41:27qui vont être dédiés
00:41:28à la lutte
00:41:28contre la haine en ligne
00:41:29donc vous avez
00:41:30des associations
00:41:31il va y avoir
00:41:32une coalition d'associations
00:41:33on augmente les subventions
00:41:34pour embaucher des gens
00:41:35qui vont aller
00:41:37pourchasser la haine en ligne
00:41:39alors c'est toujours
00:41:39le même sujet
00:41:40personne n'est pour la haine
00:41:41ni en ligne
00:41:42ni hors ligne
00:41:42ni dans la rue
00:41:43ni ailleurs
00:41:43évidemment
00:41:44simplement
00:41:46cette haine
00:41:46n'est toujours pas définie
00:41:48en revanche
00:41:48on a la liste
00:41:49des associations
00:41:50qui sont dans la coalition
00:41:51alors vous avez
00:41:51Pellemel le CRIF
00:41:52la fédération
00:41:53des centres LGBT
00:41:54plus
00:41:55LGBTI plus
00:41:57pardon
00:41:57flague
00:41:58la LICRA
00:41:59m'endort pas
00:42:00le mouvement du nid
00:42:01osez le féminisme
00:42:02le planning familial
00:42:02respect zone
00:42:03SOS homophobie
00:42:04SOS racisme
00:42:05Adam
00:42:05etc
00:42:06certaines sont méconnues
00:42:08d'autres sont déjà bien connues
00:42:09des gens qui précisément
00:42:11se sont déjà retrouvés
00:42:12devant les tribunaux
00:42:13qui pourront se retrouver
00:42:14dans les bureaux de l'ARCOM
00:42:14désormais
00:42:15et des associations
00:42:17surtout qui ont une définition
00:42:18bien à elles
00:42:19de la haine
00:42:19la haine commence très tôt
00:42:20et elle déborde allègrement
00:42:22de la définition commune
00:42:24de la haine
00:42:24qui est déjà régie
00:42:25par la diffamation
00:42:26l'appel au meurtre
00:42:27à la violence
00:42:28non
00:42:29là c'est une haine
00:42:29qui déborde
00:42:30sur le terrain
00:42:31de l'argumentaire
00:42:32sans invective
00:42:33s'il le faut
00:42:34et du désaccord politique
00:42:37pour rappel
00:42:37le planning familial
00:42:38fait la promotion
00:42:39régulièrement du burkini
00:42:40ça c'est pour Marc
00:42:41et affirme
00:42:42qu'un homme peut être enceint
00:42:43alors moi je sais pas
00:42:44où commence la haine
00:42:45dans le fait de dire
00:42:46qu'un homme ne peut pas
00:42:47être enceint
00:42:47est-ce que c'est de la haine
00:42:48ou pas
00:42:48je sais pas
00:42:49oser le féminisme
00:42:50défend les femmes
00:42:51en effet
00:42:51son dernier grand procès
00:42:52c'était contre Miss France
00:42:53et les discriminations
00:42:54que ce concours engendrait
00:42:55et SOS Racisme
00:42:57s'est beaucoup indigné
00:42:58publiquement
00:42:59de la récupération
00:43:00je cite
00:43:00est-ce que cette récupération
00:43:01est haineuse
00:43:02nous verrons
00:43:02dans l'affaire Lola
00:43:03tout en étant
00:43:04aux abonnés absents
00:43:05dans celle de Cripole
00:43:06et pour cause
00:43:07son président
00:43:07expliquait que le racisme
00:43:08anti-blanc
00:43:08n'existait pas
00:43:10ce sont finalement
00:43:11toujours les mêmes
00:43:12toujours les mêmes
00:43:12subventions
00:43:13et ce seront demain
00:43:14toujours les mêmes
00:43:15censures
00:43:16on sera toujours là
00:43:18pour dire
00:43:19ce qu'on en pense
00:43:21d'ailleurs on parlera
00:43:22d'entrisme catholique
00:43:23ça fait peur
00:43:25on a Dieu que pour vous
00:43:27préparez-vous mon cher Mathieu
00:43:30on va recevoir tout de suite
00:43:31Nicolas Dupont-Aignan
00:43:32président de Debout la France
00:43:33merci infiniment
00:43:35de nous rejoindre
00:43:36Nicolas Dupont-Aignan
00:43:37je sais que vous faites rare
00:43:39dans les médias
00:43:39à cause du temps de parole
00:43:40mais vous êtes là ce soir
00:43:42et c'est un plaisir
00:43:43de vous ailleur
00:43:44comment allez-vous ?
00:43:45très bien
00:43:46mieux que la France
00:43:47mieux que la France
00:43:48avez-vous été perquisitionné
00:43:49perquisitionné vous ce soir ?
00:43:52non
00:43:52encore
00:43:53le RN a été perquisitionné
00:43:56je prends les propos
00:43:57de Jordan Bardella
00:43:59dans son tweet
00:43:59qui dit que
00:44:00jamais un parti d'opposition
00:44:01n'a subi un tel acharnement
00:44:03sous la 5ème République
00:44:04êtes-vous d'accord
00:44:05avec lui un acharnement ?
00:44:07c'est clair qu'il y a
00:44:08une instrumentalisation
00:44:10de la justice
00:44:10maintenant
00:44:11vous vous souvenez
00:44:13de Jean-Luc Mélenchon
00:44:13disant la République
00:44:14c'est moi
00:44:15au moment d'une perquisition célèbre
00:44:16moi je ne vais pas commenter
00:44:18toutes les perquisitions
00:44:19parce que
00:44:20une perquisition
00:44:22ne vaut pas condamnation
00:44:23donc
00:44:24attendons de voir la suite
00:44:26ce qui gêne
00:44:27c'est le sentiment
00:44:28que les perquisitions
00:44:31et les procès
00:44:32sont à géométrie variable
00:44:33voilà ce qui choque
00:44:34les Français
00:44:34maintenant
00:44:35moi je ne suis pas là
00:44:36pour commenter
00:44:37une perquisition
00:44:38je crois que moi
00:44:38on en parle mieux
00:44:39c'est parce qu'en vérité
00:44:40ça ne veut rien dire
00:44:41c'est du spectacle
00:44:42pour nuire sans doute
00:44:43au Rassemblement National
00:44:44ne tomberont pas
00:44:45dans le piège
00:44:46vous pensez que c'est du spectacle
00:44:47je pense que
00:44:49il y a le fond
00:44:50vous pouvez avoir
00:44:52une perquisition
00:44:53un grand spectacle
00:44:53qui ne débouche sur rien
00:44:54mais
00:44:55le parti aura été sali
00:44:58par exemple
00:44:58donc je dis
00:44:59attention
00:45:00de ne pas tomber
00:45:01dans le piège
00:45:01c'est tout
00:45:02dans un instant
00:45:03on va parler des Français
00:45:04qui n'ont plus goût
00:45:04à la natalité
00:45:05mais une autre question
00:45:06pour rester un peu
00:45:07sur la politique
00:45:08et sur le Rassemblement National
00:45:09pourquoi le Rassemblement National
00:45:12selon vous
00:45:14refuse de censurer
00:45:16et deux jours après
00:45:18demande une certaine dissolution
00:45:20comment analysez-vous
00:45:21en ce moment
00:45:22la position
00:45:23du Rassemblement National
00:45:24dans l'échiquier politique
00:45:26dans l'actualité politique
00:45:27du moment
00:45:27vous avez peut-être lu
00:45:28mon tweet
00:45:29justement
00:45:30j'étais content
00:45:32quand hier
00:45:32j'ai entendu
00:45:33Marine Le Pen
00:45:34et d'autres dire
00:45:35faut une dissolution
00:45:36on ne peut pas continuer
00:45:37comme ça
00:45:38mais alors je n'ai pas compris
00:45:39comme vous le dites
00:45:40très justement
00:45:41pourquoi deux jours avant
00:45:42ils n'ont pas censuré
00:45:43j'avoue que j'ai manifesté
00:45:46mon incompréhension
00:45:47je crois que les Français
00:45:48aujourd'hui
00:45:49attendent
00:45:50la clarté politique
00:45:51François Bayrou
00:45:53mène le pays
00:45:54à la ruine
00:45:55Michel Barnier
00:45:57a été censuré
00:45:58ça fait depuis le début
00:45:59que je dis
00:46:00qu'il fallait censurer
00:46:01François Bayrou
00:46:02tout de suite
00:46:02faire des censures
00:46:04à répétition
00:46:05pour faire partir
00:46:05le responsable
00:46:06et le responsable
00:46:08c'est Emmanuel Macron
00:46:09et vous pensez
00:46:09que ça le fait partir
00:46:10je pense que si
00:46:11le Rassemblement National
00:46:13avait multiplié
00:46:14les censures
00:46:15et pris
00:46:16vraiment
00:46:17la parole
00:46:18devant les Français
00:46:19en disant
00:46:20chaque jour qui passe
00:46:21nous conduit vers le précipice
00:46:23on ne va pas attendre
00:46:252027
00:46:26voir le bateau couler
00:46:28pour réagir
00:46:29je pense que là
00:46:30il y a une responsabilité
00:46:31alors je sais ce qu'on va me dire
00:46:32et c'est ce que dit souvent
00:46:34le Rassemblement National
00:46:34les Français sont là
00:46:35des crises
00:46:36les Français veulent
00:46:37qu'on attend
00:46:37non les Français
00:46:38n'en peuvent plus
00:46:39et je pense que
00:46:40un responsable politique
00:46:42ne doit pas se déterminer
00:46:44toujours en fonction
00:46:45du sondage du moment
00:46:46mais de son intime conviction
00:46:48et moi mon intime conviction
00:46:49et là je n'ai pas changé d'avis
00:46:50on ne pourra pas me
00:46:51mon intime conviction
00:46:53c'est que chaque jour
00:46:54de perdu
00:46:55chaque jour qui passe
00:46:56est un jour de perdu
00:46:57et mon intime conviction
00:46:58c'est qu'on est en train
00:46:59vraiment de faire naufrage
00:47:00et mon intime conviction
00:47:01c'est que je ne vois pas
00:47:02comment on va continuer
00:47:04comme ça encore
00:47:04près de deux ans
00:47:05je trouve ça extrêmement dangereux
00:47:08extrêmement dangereux
00:47:09faillite financière
00:47:10insécurité
00:47:10et vous le disiez
00:47:12il y a un instant
00:47:12on voit très bien
00:47:14la fin des libertés
00:47:15dans notre pays
00:47:16c'est pas
00:47:17c'est pas accessoire
00:47:19c'est pas accessoire
00:47:21ce qui se passe
00:47:22et donc je pense
00:47:23qu'il faut réagir
00:47:24politiquement
00:47:25et la politique
00:47:26c'est la cohérence
00:47:27la sincérité
00:47:28et moi je pense
00:47:30qu'on est prêt à gouverner
00:47:30je ne vois pas
00:47:31pourquoi on attend deux ans
00:47:33donc je pense
00:47:33qu'il faut censurer
00:47:34ce gouvernement
00:47:35et qu'il faut
00:47:37censurer le prochain
00:47:38et qu'il faut faire partir
00:47:38Emmanuel Macron
00:47:39le plus vite possible
00:47:41voilà
00:47:41c'est lui le responsable
00:47:42d'ailleurs c'était
00:47:43le général de Gaulle
00:47:44parce qu'on va dire
00:47:44oui il n'est pas d'accord
00:47:46avec les institutions
00:47:46bah pas du tout
00:47:47il y a des écrits incroyables
00:47:49d'Alain Perfit
00:47:49quand un président
00:47:51dissout
00:47:52et qu'il perd
00:47:53le résultat
00:47:55et bien le général
00:47:56dit
00:47:56il devrait partir
00:47:57d'ailleurs le général
00:47:58lui il est parti
00:47:59sur un référendum
00:48:00perdu à quelques pourcents
00:48:01sur un sujet accessoire
00:48:02il ne vous a pas échappé
00:48:03quand même
00:48:03Nicolas Dubont-Aignan
00:48:04que le Rassemblement National
00:48:05même si les premiers partis
00:48:06de France
00:48:07arithmétiquement
00:48:08ne peuvent pas faire tomber
00:48:09tout seul
00:48:09le gouvernement
00:48:10non mais quand les autres
00:48:11votent la censure
00:48:12au moins votons-la
00:48:13en même temps
00:48:13si je puis dire
00:48:14alors venons-en
00:48:16si vous permettez
00:48:17au sujet du jour
00:48:18qui est particulièrement
00:48:21tabou en France
00:48:22c'est les français
00:48:24qui n'ont plus goût
00:48:25à la natalité
00:48:26en quoi est-ce
00:48:28une alerte grave
00:48:30importante
00:48:31capitale
00:48:32pour la France
00:48:32aujourd'hui ?
00:48:33moi j'ai toujours été surpris
00:48:35dans le débat
00:48:35sur les retraites
00:48:36qu'on ne parlait jamais
00:48:38de la natalité
00:48:38or
00:48:39le problème de fonds
00:48:41des retraites
00:48:41bien sûr
00:48:42c'est la dépense
00:48:43mais
00:48:44on peut réduire
00:48:46les dépenses
00:48:46on les réduira
00:48:47les réduira
00:48:47et on aura des retraités
00:48:48dans la misère
00:48:49mais la vraie question
00:48:50c'est les recettes
00:48:52la production en France
00:48:53produire français
00:48:54et avoir des enfants
00:48:56et là il y a eu
00:48:57des études aujourd'hui
00:48:58très intéressantes
00:48:59qui montrent que
00:49:00la natalité française
00:49:01est en train de chuter
00:49:02et ce qui est intéressant
00:49:04je ne sais pas
00:49:04si vous avez remarqué
00:49:05c'est que les français
00:49:06d'après les études
00:49:08manifestent la volonté
00:49:09d'avoir 2,3 enfants
00:49:11alors on n'a pas
00:49:11un tiers d'enfants
00:49:12mais c'est la statistique
00:49:14et à la fin
00:49:15il n'y en a qu'1,6
00:49:17donc il y a encore
00:49:18un désir d'enfant
00:49:19moins qu'avant
00:49:20mais il y a un désir
00:49:21d'enfant
00:49:22il y a un moindre désir
00:49:24de familles nombreuses
00:49:25mais il y a surtout
00:49:26l'impossibilité
00:49:27ou la difficulté
00:49:28matérielle
00:49:29d'avoir des enfants
00:49:30et ça s'explique
00:49:32je tire la sonnette
00:49:34d'alarme
00:49:34depuis 10 ans
00:49:35dans l'indifférence totale
00:49:37ils ont supprimé
00:49:38Hollande-Macron
00:49:39les aides familiales
00:49:40énormément réduit
00:49:41la politique familiale
00:49:42il y a eu une conséquence
00:49:44les allocations familiales
00:49:45qui compensaient
00:49:46le coût d'un enfant
00:49:47la politique du logement
00:49:48je regardais avant de venir
00:49:51c'est impressionnant
00:49:52430 000 logements
00:49:53construits par an
00:49:54en 2017
00:49:54on est à 250 000
00:49:57cette année
00:49:57quand il n'y a pas
00:49:58de logement
00:49:59quand on ne peut plus
00:50:00louer un logement
00:50:01quand il y a des files
00:50:02d'attente
00:50:02de 200 personnes
00:50:04comment voulez-vous
00:50:04que les ménages
00:50:05se projettent
00:50:06d'avoir un deuxième enfant
00:50:07un troisième enfant
00:50:08donc Emmanuel Macron
00:50:10a cassé la politique
00:50:11du logement
00:50:12c'est des dizaines
00:50:13de milliards
00:50:13qui ont été supprimés
00:50:14et puis pendant ce temps-là
00:50:16on donne 16 milliards
00:50:17l'année prochaine
00:50:18à l'Union Européenne
00:50:18on a donné 15 milliards
00:50:20à l'Ukraine
00:50:20on donne 15 milliards
00:50:22aux fausses cartes vitales
00:50:23on donne 10 milliards
00:50:24aux éoliennes
00:50:25mais il y a un moment
00:50:27on marche sur la tête
00:50:28vous avez un budget
00:50:29on a tous un budget
00:50:31si on ne dépense pas
00:50:32pour les choses importantes
00:50:33pour la nation
00:50:34et la politique familiale
00:50:36le logement
00:50:36la production en France
00:50:37ça devrait être
00:50:38la priorité absolue
00:50:39donc voilà
00:50:40on a les conséquences
00:50:41de ce qu'on fait
00:50:42j'ai beaucoup de questions
00:50:44à vous poser là-dessus
00:50:45et puis le lien
00:50:47avec l'immigration
00:50:48et puis
00:50:49où est-ce qu'on peut aller
00:50:50la natalité
00:50:51c'est très bien
00:50:51de se réveiller aujourd'hui
00:50:52mais pas de résultat
00:50:53avant 10 ans
00:50:5415 ans
00:50:5420 ans
00:50:54je fais une petite parenthèse
00:50:56pour laisser peut-être
00:50:56une question à
00:50:58Gabrielle Cluzel
00:50:58puisqu'elle a écrit
00:50:59le livre
00:51:00Yes Kids
00:51:01et qui
00:51:02où elle a analysé
00:51:03justement ce problème
00:51:04de natalité
00:51:05nous au moins
00:51:05on en parle un peu
00:51:06dans cette émission
00:51:07d'ailleurs il n'y a pas
00:51:07que les moyens financiers
00:51:09j'ai parlé des moyens
00:51:10mais il y a aussi
00:51:10l'avenir d'un pays
00:51:12c'est un baromètre
00:51:14non mais la question
00:51:15que je me pose
00:51:15c'est quand même
00:51:16on voit que ce phénomène
00:51:17s'étend à toute l'Europe
00:51:19tout l'Occident même
00:51:20est-ce qu'il n'y a pas
00:51:21un phénomène
00:51:22d'auto-détestation collective
00:51:25vous voyez
00:51:25c'est-à-dire que
00:51:27pour se dupliquer
00:51:28pour se reproduire
00:51:29il faut s'aimer
00:51:29il faut se juger
00:51:30digne
00:51:31de transmettre
00:51:34et de se pérenniser
00:51:35est-ce que finalement
00:51:36on n'a pas instillé
00:51:37cette idée
00:51:38dans les peuples occidentaux
00:51:39qu'ils ne méritent pas
00:51:40de se reproduire
00:51:42qu'ils n'ont qu'à
00:51:43s'éteindre
00:51:43et on voit bien
00:51:44du reste
00:51:45qu'on dissuade
00:51:45les femmes
00:51:46d'avoir des enfants
00:51:47il y a une dissuasion
00:51:48tout azimut
00:51:49écologique
00:51:50économique
00:51:50sur tous les plans
00:51:53l'instant présent
00:51:54au détriment
00:51:56de la perspective
00:51:58mais il ne faut pas
00:51:59s'étonner
00:51:59à partir du moment
00:52:00où les gouvernements
00:52:02aussi
00:52:03et les politiques
00:52:06nous les premiers
00:52:07on va discuter
00:52:08des heures
00:52:09de micro détails
00:52:11mais quelle vision
00:52:12on veut de la France
00:52:12est-ce qu'on est fier
00:52:13de notre pays
00:52:14est-ce qu'on lui rend
00:52:14son indépendance
00:52:15est-ce que
00:52:16on défend un humanisme
00:52:18qu'est-ce qu'être français
00:52:19aujourd'hui
00:52:19c'est ça la vraie question
00:52:20il y avait un ancien
00:52:21président de la république
00:52:22qui avait New York Police
00:52:23comme t-shirt
00:52:24pour les courir
00:52:25je ne dis très personne
00:52:26ça ne m'exaspérait
00:52:27pas parce que
00:52:28je suis contre
00:52:29la New York Police
00:52:29mais c'est parce que
00:52:31la France est quoi ?
00:52:33liberté, égalité, fraternité
00:52:34une histoire millénaire
00:52:35la volonté
00:52:36de peser
00:52:37dans le monde
00:52:38si on n'a pas
00:52:39la fierté
00:52:39d'être français
00:52:40il n'y aura pas d'enfant
00:52:41et puis la fierté
00:52:42d'une civilisation
00:52:43aussi
00:52:44donc c'est un suicide
00:52:45européen
00:52:45mais il y avait quand même
00:52:46une spécificité française
00:52:48regardez les chiffres
00:52:50je lisais un chiffre
00:52:51je ne le croyais pas
00:52:51tout à l'heure
00:52:52il faut vérifier
00:52:52parce que je ne veux pas
00:52:53parfois la presse se trompe
00:52:54sinon on va dire fake news
00:52:55mais je lisais
00:52:57que l'Espagne
00:52:57dans 20 ans
00:52:59verrait sa population
00:53:00quasiment diminuer de moitié
00:53:01c'est colossal
00:53:03donc c'est la fin
00:53:05de l'Europe
00:53:05alors là
00:53:06c'est le grand remplacement
00:53:07non mais
00:53:07tout le monde hurle
00:53:09sur le mot
00:53:09alors je veux dire
00:53:09le remplacement permanent
00:53:10pour être élégant
00:53:11c'est là effectivement
00:53:11où tout le monde
00:53:12fait le lien
00:53:12avec l'immigration
00:53:13mais un peuple
00:53:14qui ne veut plus vivre
00:53:16entre nous
00:53:17la législature
00:53:19le deuxième quinquennat
00:53:21Macron
00:53:21la plus grande loi
00:53:22qui va rester
00:53:23c'est laquelle ?
00:53:24c'est l'euthanasie
00:53:25c'est piquer les vieux
00:53:27avec l'applaudissement
00:53:28des mutuelles
00:53:30voilà
00:53:30et bien écoutez
00:53:31je suis désolé
00:53:32c'est effrayant
00:53:34donc il y a un moment
00:53:35mais est-ce que c'est
00:53:37la majorité des français ?
00:53:38je ne crois pas
00:53:38c'est une minorité
00:53:39et puis c'est aussi
00:53:40alors c'est mon côté marxiste
00:53:42peut-être
00:53:42et pourtant je ne suis pas
00:53:44c'est quand même
00:53:45la société de consommation
00:53:46à outrance
00:53:47une société de consommation
00:53:49à outrance
00:53:50où il n'y a que la consommation
00:53:51frénétique au quotidien
00:53:52on n'a pas besoin d'enfants
00:53:54imaginez
00:53:55vous avez vu
00:53:56cette histoire horrible
00:53:56le nombre d'hôtels
00:53:57qui interdisent les enfants
00:53:59oui
00:54:00mais comment c'est possible ?
00:54:02enfin voilà
00:54:02donc il faut une politique
00:54:04mais on peut changer
00:54:05les arbitrages
00:54:05moi vous savez
00:54:07il y a 50 milliards
00:54:08qu'on peut flécher différemment
00:54:10voilà
00:54:10vous arrêtez les aides
00:54:11pour acheter des armes américaines
00:54:13en Ukraine
00:54:14vous faites la paix en Ukraine
00:54:16vous arrêtez de financer
00:54:16madame van der Leyen
00:54:1716 milliards l'année prochaine
00:54:1916 milliards
00:54:20on peut redéployer de l'argent
00:54:22Trump le fait d'une certaine façon
00:54:24après on ne peut pas aimer Trump
00:54:25mais il le fait dans un autre domaine
00:54:27donc pourquoi on ne le fait pas
00:54:28et pourquoi on attend deux ans ?
00:54:30expliquez-moi pourquoi on attend deux ans
00:54:32là aussi on est immobile
00:54:33alors j'ai une dernière question
00:54:35on attend de mourir
00:54:35avec la chaleur aussi
00:54:37vous avez vu les
00:54:37oui
00:54:38voilà
00:54:38il y a aussi l'anxiégie
00:54:40le caractère anxiogène
00:54:42oui
00:54:42de la peur climatique délirante
00:54:44j'ai une dernière question pour vous
00:54:45Nicolas Dupont-Aignan
00:54:47parce que vous êtes en train de nous dire
00:54:48effectivement que la France privilégie
00:54:50la mort à la vie
00:54:51par rapport à ce que fait le gouvernement
00:54:53mais lorsque je veux faire le lien aussi
00:54:54avec l'immigration
00:54:55que vous avez un peu souligné
00:54:57l'Autriche et l'Allemagne
00:54:58ont suspendu le regroupement familial
00:55:00la Pologne et l'Allemagne
00:55:01ont remis le contrôle aux frontières
00:55:03l'Italie et le Danemark
00:55:04ont drastiquement réduit
00:55:05l'immigration clandestine
00:55:07le problème c'est pas l'Europe
00:55:08c'est notre gouvernement
00:55:09là aussi ?
00:55:10c'est les deux
00:55:10parce que le gouvernement
00:55:12pourrait faire mieux
00:55:13mais la vraie question
00:55:14c'est que tant qu'on obéira
00:55:16à l'Union Européenne
00:55:17et là vous savez
00:55:17c'est l'essence de mon combat
00:55:18c'est mentir aux Français
00:55:20que de dire
00:55:21que le gouvernement français
00:55:23dans le cadre de l'Union Européenne
00:55:24peut contrôler
00:55:24il faut mettre l'armée aux frontières
00:55:26des frontières
00:55:26et la supériorité du droit français
00:55:28sur le droit européen
00:55:30pour ne plus obéir aux directives
00:55:31voilà
00:55:32là ce sont des sparadrasses
00:55:33que font les autres pays
00:55:34mais ça tombe
00:55:35donc un jour ou l'autre
00:55:36nous reprendrons notre souveraineté
00:55:37ça veut dire notre liberté
00:55:38êtes-vous catholique ?
00:55:40oui
00:55:40ne bougez pas
00:55:44vous êtes peut-être
00:55:45déjà c'est louche
00:55:46un conspirateur
00:55:47écoutez bien
00:55:48la chronique de Mathieu Bocoté
00:55:49vous l'avez entendu
00:55:51il y a un instant
00:55:52avec Gabriel Cluzel
00:55:54pour certaines figures
00:55:56politiques importantes
00:55:57l'antrisme islamiste
00:55:59n'existe pas
00:56:00et l'islamo-gauchisme
00:56:01encore moins
00:56:02nique cher Nicolas Dupont-Aignan
00:56:03mais
00:56:03un journal de gauche
00:56:05de son côté
00:56:06pointe le véritable antrisme
00:56:08l'antrisme catholique
00:56:09et même le catholique intégriste
00:56:11alors c'est tout à fait
00:56:13j'ai lu ça
00:56:13dans Mediapart
00:56:14si je peux me permettre
00:56:15de le mentionner
00:56:16ce journal
00:56:16que je ne qualifierais pas
00:56:17de grande qualité
00:56:18alors ils ont
00:56:20c'est sorti hier je crois
00:56:21hier ou avant-hier
00:56:21on nous présente
00:56:23donc Mediapart
00:56:23a fouillé les archives
00:56:25de Patrick Buisson
00:56:26Patrick Buisson
00:56:27grand intellectuel français
00:56:28mort trop jeune
00:56:29d'ailleurs je peux me permettre
00:56:30qu'un personnage controversé
00:56:32comme on dit aujourd'hui
00:56:32mais une grande figure
00:56:34qui a accompagné
00:56:35notamment Nicolas Sarkozy
00:56:36au pouvoir
00:56:36ensuite ils se sont un peu brouillés
00:56:37mais on a fouillé
00:56:39les archives de Patrick Buisson
00:56:40en disant
00:56:41si on fouillait dedans
00:56:42qu'est-ce qu'on va trouver
00:56:43et les gens de Mediapart
00:56:44considèrent
00:56:45je cite Edwin Plenel
00:56:46à partir des archives
00:56:48personnelles
00:56:49de l'ex-conseiller
00:56:50de Nicolas Sarkozy
00:56:50Patrick Buisson
00:56:51Mediapart révèle
00:56:53la stratégie d'antrisme
00:56:55des courants catholiques
00:56:56les plus traditionnalistes
00:56:57au coeur de la puissance publique
00:56:59et son succès
00:57:01jusqu'à aujourd'hui
00:57:02alors
00:57:03prenons en sérieux
00:57:04cette hypothèse
00:57:05les cathos conspirent
00:57:07et ils sont vraiment
00:57:07arrivés à la tête de l'État
00:57:08bande de nuls
00:57:10soyons sérieux
00:57:12on a perdu Mathieu
00:57:13ce sont les conspirateurs
00:57:15les plus nuls
00:57:17j'avais un autre terme en tête
00:57:19de l'histoire
00:57:19de la conspiration
00:57:20alors je vais citer
00:57:21Paul Suji
00:57:22sur le mode du témoignage
00:57:23Paul Suji
00:57:23qui a fait un bon commentaire
00:57:24sur Twitter
00:57:24depuis l'époque
00:57:26où Buisson
00:57:26était à l'Élysée
00:57:27la France a légalisé
00:57:29le mariage
00:57:30puis la PMA pour tous
00:57:31constitutionnalisé
00:57:32le droit à l'IVG
00:57:33supprimé l'école
00:57:34à la maison
00:57:35et interdit l'assistance
00:57:36à la messe
00:57:36pour raisons sanitaires
00:57:37pendant des mois
00:57:38mais à Mediapart
00:57:39on fantasme
00:57:40sur un état profond
00:57:41noyauté
00:57:41par les cathos tradis
00:57:43alors
00:57:44c'est quand même
00:57:44une observation très juste
00:57:45si les cathos tradis
00:57:47contrôlent secrètement
00:57:48l'Élysée
00:57:48Matignon
00:57:49Conseil
00:57:49le monde
00:57:50manifestement
00:57:51ils contrôlent très mal
00:57:52ils contrôlent tellement rien
00:57:53en fait que tout se retourne
00:57:54contre eux
00:57:55alors quand on lit
00:57:56le papier de Mediapart
00:57:57qui est terriblement
00:57:58j'ajouterais
00:57:58mal informé
00:57:59c'est vraiment
00:58:00sur le mode
00:58:00du rapport de police
00:58:01bon c'est la tradition
00:58:02de la maison
00:58:03c'est le mode du délateur
00:58:04c'est la tradition
00:58:05de la maison
00:58:05on se dit
00:58:06ces gens-là
00:58:06finalement ont besoin
00:58:07d'imaginer
00:58:08un grand complot
00:58:09à combattre
00:58:10j'ajouterais
00:58:10j'élargirais
00:58:11l'analyse
00:58:12on nous explique
00:58:13qu'aujourd'hui
00:58:13l'extrême droite
00:58:14n'a jamais été aussi puissante
00:58:16en France
00:58:16mais depuis
00:58:1740 ans en fait
00:58:18je peux noter
00:58:19que depuis 40 ans
00:58:20la France a connu
00:58:23du genre
00:58:24la perte de la conscience nationale
00:58:25le gouvernement des juges
00:58:26mon Dieu
00:58:26avec une extrême droite
00:58:27aussi puissante
00:58:28on se demande
00:58:28qu'est-ce qui s'est passé
00:58:29ne peut-on pas y voir
00:58:31Mathieu Bocoté
00:58:32une simple manœuvre
00:58:33de diversion
00:58:35pour faire oublier
00:58:36peut-être
00:58:36la question de l'antrisme
00:58:38islamique
00:58:38je vous vois bien
00:58:40vous croyez qu'on cherche
00:58:41à nous envoyer
00:58:42dans une mauvaise direction
00:58:43question
00:58:43et réponse
00:58:44bien sûr
00:58:45on est quand même
00:58:46devant une blague
00:58:47c'est-à-dire les gens
00:58:47de Mediapart
00:58:48se sont probablement dit
00:58:49entre eux
00:58:49c'est comme Minus et Cortex
00:58:50ce soir
00:58:51nous allons conquérir le monde
00:58:52et de quelle manière
00:58:53on va faire croire aux gens
00:58:54que la vraie conspiration
00:58:55vient des fanas du Vatican
00:58:57donc on va réussir
00:58:58à faire croire
00:58:59en fait que l'antrisme islamique
00:59:00c'est pas le vrai danger
00:59:01le vrai danger
00:59:02c'est le parti prêtre
00:59:03bon
00:59:04la stratégie est grossière
00:59:05j'ajoute une chose
00:59:06soit dit en passant
00:59:07on nous explique dans l'article
00:59:08parce que l'article
00:59:09se termine ainsi
00:59:09qui a été le bénéficiaire
00:59:12de cette stratégie catholique
00:59:13du parti prêtre
00:59:14Bruno Retailleau
00:59:15Bruno Retailleau
00:59:16ne serait que la marionnette
00:59:17du parti catholique
00:59:18dance
00:59:18puppet dance
00:59:19qui contrôlerait
00:59:21aujourd'hui
00:59:22la France
00:59:23donc Retailleau
00:59:24est en fait
00:59:24l'expression politique
00:59:25du catholicisme
00:59:26traditionnaliste
00:59:26intégriste
00:59:27qui a infiltré
00:59:28l'Elysée
00:59:28au temps de Sarkozy
00:59:29il fallait y penser
00:59:30c'est boucrement tordu
00:59:31cela dit
00:59:32est-ce que c'est seulement
00:59:33une manœuvre
00:59:34je ne pense pas
00:59:35je pense sérieusement
00:59:36que la gauche radicale
00:59:37il en reste qu'à deux choses
00:59:38elle est persuadée
00:59:39au fond d'elle-même
00:59:40que tant qu'elle n'aura pas
00:59:41éradiqué complètement
00:59:43jusqu'aux dernières traces
00:59:44de son ennemi historique
00:59:45qu'est le catholicisme
00:59:46ou l'identité traditionnelle
00:59:47de la France
00:59:48ou la culture du peuple français
00:59:49tant qu'il restera
00:59:51une trace quelque part
00:59:52qui pourrait inspirer
00:59:53le désir d'un redressement
00:59:55un jour
00:59:55cette trace
00:59:56il faudra l'éradiquer
00:59:57le catholicisme
00:59:58il est mis à abattre
00:59:59à bien des égards
01:00:00parce que c'est le témoin
01:00:01d'une certaine conception
01:00:01de l'éternité en Occident
01:00:03tant que le catholicisme
01:00:04va vivre
01:00:04il pourrait renaître
01:00:05s'il peut renaître
01:00:06il est terrifiant
01:00:07donc de ce point de vue
01:00:08on ne doit jamais cesser
01:00:09de s'acharner sur lui
01:00:10de ce point de vue
01:00:11la gauche demeure fidèle
01:00:12à ce qu'elle a toujours été
01:00:13le parti de la terreur
01:00:15le parti de l'intolérance
01:00:16le parti de l'arrachement
01:00:17des racines du pays
01:00:18le parti de l'éradication
01:00:19de toute forme d'adversaire
01:00:20la gauche humaniste
01:00:22vous êtes toujours catholique
01:00:24je suis toujours catholique
01:00:25mais vous savez
01:00:26je suis politiquement démocrate
01:00:28faisons des référendums
01:00:29sur tous les sujets
01:00:30et vous verrez
01:00:30que le peuple français
01:00:32il tranchera
01:00:33la démocratie directe
01:00:34je pense que
01:00:35moi qui suis gaulliste
01:00:36il faut une sixième république
01:00:37de la démocratie directe
01:00:38à la Suisse
01:00:39et là vous allez voir
01:00:40que tout ça va être balayé
01:00:42merci Nicolas Dupont-Aignan
01:00:44de nous avoir fait
01:00:45l'honneur d'être là
01:00:46puisque vous n'êtes pas souvent
01:00:47sur les plateaux télé
01:00:48excellente suite de programme
01:00:50l'un des pros 2
01:00:51Eliott Deval
01:00:52merci à vous
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