- il y a 5 mois
"THE NEW DETECTIVES - FATAL COMPULSION" / Les tueurs en séries partagent tous la même passion: celle de tuer. Nous étudierons notamment les cas de Ted Bundy et de Paul Bernardo.
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00:00...
00:00Une série de meurtres se produit dans une résidence universitaire.
00:15Le seul indice serait une marque de morsure sauvage sur l'une des victimes.
00:19Suffira-t-elle à inculper le tueur en série le plus notoire de tous les temps ?
00:24La police se met à la recherche d'un tueur sadique dans une ville touristique canadienne.
00:30Les victimes s'accumulent, mais aucun indice ne subsiste.
00:35Pourra-t-on arrêter ce monstre avant qu'il ne récidive ?
00:41Quelqu'un s'attaque à des automobilistes sur une autoroute de Floride.
00:45La taille et l'aspect de l'empreinte d'une main ensanglantée
00:47semblent suggérer qu'il s'agit d'une femme.
00:50Mais qui est cette femme ?
00:52Comment des personnes normales peuvent-elles devenir de telles machines à tuer ?
00:56Des spécialistes tentent de briser ce cycle mortel
00:59tandis que des psychologues cherchent à comprendre
01:02les compulsions meurtrières des tueurs en série.
01:04Par une nuit de février 1978, à Pensacola en Floride,
01:34l'agent de police David Lee aperçut une Volkswagen Orange
01:38quitter le parking d'un restaurant fermé.
01:40Il décida d'en vérifier les plaques d'immatriculation
01:43et découvrit que la voiture était volée.
01:45L'homme tenta de prendre la fuite, mais après une poursuite et une courte lutte,
01:54il fut arrêté.
02:00Le policier retrouva des cartes de crédit volées
02:03ainsi que des fausses cartes d'identité dans la voiture.
02:06Il emmena l'homme au poste pour le questionner.
02:08Le suspect présenta une carte d'étudiant,
02:12mais la police découvrit que celle-ci était également fausse.
02:16Après deux jours d'emprisonnement,
02:18l'homme décida enfin de dévoiler son identité.
02:21Il s'appelait Theodore Robert Bundy.
02:25Les officiers du poste de Pensacola ignoraient tout du passé de Bundy
02:29jusqu'à ce qu'ils découvrent que son nom venait d'être ajouté
02:32à la liste des dix personnes les plus recherchées par le FBI.
02:35On le soupçonnait d'avoir tué plus d'une quarantaine de jeunes femmes
02:39dans au moins quatre États de l'Ouest des États-Unis en 16 ans.
02:47Cette banale arrestation en Floride
02:49marquait le début de la fin du tueur en série
02:52le plus notoire de l'histoire des États-Unis.
02:58La science légiste parviendrait enfin à prouver sa culpabilité
03:02et l'étude de ces meurtres allait ouvrir un tout nouveau champ de recherche,
03:07celui de la psychologie légiste.
03:11Cette science a pour but d'expliquer comment se créent les tueurs en série
03:14et de quelle façon ils peuvent être capturés.
03:19C'est William Hackbayer de l'Université des sciences comportementales
03:22du FBI à Quantico, en Virginie,
03:25qui était chargé d'interroger Bundy en prison.
03:27Il est probablement la machine à tuer la plus efficace que nous ayons étudié.
03:33Il avait une habilité à exprimer les raisons du choix de ses victimes
03:35et savait également pourquoi il avait laissé vivre certaines autres personnes.
03:40Il est devenu en quelque sorte
03:41le standard auquel on mesure les autres tueurs en série.
03:46Les meurtres de Bundy étaient si monstrueux
03:48qu'il défiait toute tentative d'élucidation traditionnelle.
03:52Ce n'est qu'après son arrestation
03:54qu'on commença à rassembler les pièces du puzzle.
03:58Bundy ignorait qu'il commettait le dernier de ses crimes en Floride.
04:03Il y était arrivé le 7 janvier 1978
04:05après s'être échappé d'une prison du Colorado
04:08où il attendait le comparaitre pour meurtre.
04:13Il roula jusqu'à Tallahassee
04:15et emménagea dans une pension appelée The Hawks
04:17près de l'Université d'État de Floride.
04:20Aujourd'hui, elle a été convertie en résidence universitaire.
04:24Bundy ne tuait pas au hasard.
04:27Il était méthodique
04:28et choisissait toujours de jeunes étudiantes
04:30aux cheveux longs et foncés
04:31séparées au milieu par une raie.
04:34Sa proximité du campus lui était fort utile.
04:39Une semaine ne s'était même pas écoulée
04:41depuis son arrivée
04:42qu'il poursuivait déjà son carnage.
04:44A la résidence Chi Omega,
04:48la jeune Nita Neeri rentra à 3 heures du matin
04:50le 15 janvier 1978.
04:56La serrure de la porte arrière était défectueuse
04:59depuis des semaines.
05:02Alors qu'elle pénétrait dans la maison,
05:04elle entendit un vacarme à l'étage supérieur
05:06et quelqu'un qui courait.
05:07Elle s'arrêta nette
05:09lorsqu'elle aperçut un homme
05:11dévaler les escaliers
05:12et disparaître dans la nuit.
05:15Elle était certaine
05:16que quelque chose de grave
05:17venait de se produire.
05:20À 3 heures 15 du matin,
05:21la police du campus
05:22reçut un appel à l'aide
05:23désespérée et confus
05:24provenant de la résidence universitaire.
05:27Bill Taylor fut l'un des premiers officiers
05:31à arriver sur la scène du crime.
05:34Nous venions de mettre fin
05:35à une dispute
05:36entre les occupants
05:37de deux résidences
05:38lorsque nous avons reçu un appel
05:39nous annonçant
05:40que deux jeunes filles
05:41s'étaient retrouvées
05:41dans une bagarre à la Chi Omega
05:43au 661 de la rue Jefferson.
05:49La police du campus
05:51crut qu'il s'agissait
05:52d'un autre simple appel de routine.
05:57Mais rien ne les préparait
05:59à ce qu'ils allaient découvrir.
06:08La directrice déclara aux officiers
06:10que deux jeunes femmes
06:11avaient été attaquées.
06:14Après avoir avisé les ambulanciers,
06:16les officiers fouillèrent la maison.
06:18Un des hommes découvrit
06:19le corps de Margaret Bowman
06:20dans son lit.
06:22Elle avait été assommée
06:23puis étranglée
06:24avec un vanilon.
06:24Dans la chambre au bout du couloir
06:28se trouvait une autre jeune femme.
06:30Tout comme Margaret Bowman,
06:32Lisa Levy avait été agressée
06:34sexuellement puis battue.
06:36Dans sa fureur,
06:37le tueur l'avait mordu
06:38si violemment
06:39qu'il avait laissé
06:40des marques de dents
06:40dans sa chair.
06:42Elle mourut en route
06:43vers l'hôpital.
06:45Pendant que les ambulanciers
06:46s'occupaient de la victime,
06:47les policiers essayaient
06:48de comprendre l'événement.
06:50L'officier de police, Taylor,
06:52n'avait jamais rien vu
06:53d'aussi brutale.
06:56On pense à toutes sortes
06:58de choses quand on est là.
07:00Comment quelqu'un peut-il
07:03commettre de tels actes
07:04à des victimes
07:05pendant leur sommeil?
07:08Les deux jeunes femmes
07:09n'avaient même pas vu
07:10leur assaillant.
07:13Quant à Nitaniri,
07:14elle avait échappé
07:15à la mort de près.
07:16Elle fit la description
07:17du meurtrier.
07:19Il était de taille moyenne,
07:20portait une veste bleu marin
07:21et un bonnet de laine
07:22et tenait une matraque.
07:28La description était sommaire
07:30et il ne fut pas
07:31d'un grand secours.
07:34Le tueur n'avait laissé
07:35aucun indice derrière lui,
07:36pas même une empreinte digitale.
07:38A l'université d'État
07:43de la Floride,
07:44presque tous les hommes
07:45devinrent des suspects.
07:47Les jeunes femmes
07:47vivaient dans la terreur.
07:54Nous savions que nous cherchions
07:56un homme blanc
07:56qui mesurait
07:571,70 m à 1,80 m.
07:59Nous savions qu'il portait
08:02une veste de couleur foncée
08:03et une casquette bleu marine.
08:09Nous surveillons quiconque
08:10marchait dans la rue.
08:11Est-ce que cela correspondait ?
08:13Où pouvait-il être maintenant ?
08:15Était-il en train
08:16de s'attaquer
08:16à quelqu'un d'autre ?
08:19Grâce à la fameuse liste
08:22des dix personnes
08:23les plus recherchées
08:23par le FBI,
08:25le passé rattrapait
08:26enfin Bundy.
08:27La police de Floride
08:29était persuadée
08:29qu'il était l'auteur
08:30des meurtres
08:31de la résidence Chi Omega
08:32mais elle devait
08:33en faire la preuve.
08:40Le seul indice découvert
08:42à la Chi Omega
08:43était la marque de dents
08:44sur le corps
08:44de Lisa Levy.
08:46Les enquêteurs espéraient
08:47qu'elle serait suffisante
08:49pour prouver son crime.
08:52L'analyse de cette morsure
08:53fut confiée
08:54à l'ondautologiste
08:55Richard Suviron.
08:56Lorsque Bundy
08:57a été arrêté,
09:02la marque de dents
09:03n'était pas une priorité
09:04mais cela a changé
09:06lorsque les détectives
09:07n'ont pu trouver mieux
09:08comme du sang,
09:10des empreintes digitales,
09:11des cheveux
09:12ou des fibres.
09:13Ils ont donc décidé
09:14d'exploiter cette voie.
09:19C'était la première fois
09:20que la cour de Floride
09:21se faisait présenter
09:22un élément de preuve
09:23de cette nature.
09:23Les enquêteurs
09:25n'avaient tout simplement
09:26pas d'autre alternative.
09:28Heureusement,
09:28la morsure avait laissé
09:29une marque très nette.
09:31Suviron remarqua
09:32que les dents du tueur
09:33étaient particulières.
09:34Elles étaient crochues
09:35et ébréchées
09:36à plusieurs endroits
09:37et placées
09:37d'une façon inhabituelle.
09:41Il devait prendre
09:42l'empreinte
09:43des dents de Bundy
09:44pour les comparer
09:44mais avant,
09:45il lui faudrait
09:46obtenir un mandat
09:47avec pour seul argument
09:49la ressemblance
09:49des dents de Bundy
09:50à celle du tueur.
09:55Une photo de Bundy
09:56qui mettait ses dents
09:57en évidence
09:58suffit à convaincre
09:59un juge
09:59de signer le dit mandat.
10:02Suviron pouvait donc
10:03procéder à l'empreinte
10:05des dents de Bundy.
10:08À partir de ces empreintes,
10:10il fit un moulage.
10:12La particularité
10:13des dents de Bundy
10:14était maintenant évidente.
10:16Sa dentition
10:21était unique.
10:22Je n'ai jamais vu
10:23des dents comme ça
10:24et je crois
10:25que personne d'autre
10:26que lui
10:27n'a de telles dents.
10:31Celle du bas
10:31surtout était caractérisée
10:33par des marques
10:34d'usure peu communes
10:35en plus d'être placées
10:36bizarrement
10:37et les dents du haut
10:38étaient ébréchées.
10:42À l'aide de superpositions
10:44d'acétates
10:44de la morsure
10:45sur le corps
10:45de Lisa Levy,
10:47Suviron put affirmer
10:48avec certitude
10:49que seuls les dents
10:50de Ted Bundy
10:51avaient pu laisser
10:52ses marques
10:52sur son corps.
11:03Sur la base
11:04de cette preuve,
11:05le grand jury
11:05de Floride
11:06inculpa Bundy
11:06le 27 juillet 1978
11:09des deux meurtres
11:10de la Chi Omega.
11:12Son inculpation
11:13fut annoncée
11:14à la télévision.
11:15Theodore Robert Bundy
11:16You are charged
11:18indictment
11:19two counts
11:19burglary
11:20two counts
11:22murder
11:22in the first degree
11:23three counts
11:24attempted murder
11:26in the first degree.
11:27My chance
11:28to talk to the press.
11:29Contrary to section
11:3078204
11:31Florida statute.
11:32I plead not guilty
11:33right now
11:33and your grand jury
11:34Bundy
11:35Bundy
11:35voulait toujours
11:35être maître
11:36de la situation
11:37et aimait
11:37attirer l'attention.
11:39Il transforma
11:39son procès
11:40en cirque médiatique.
11:44Agissant
11:45comme son propre
11:45avocat,
11:46Bundy proclamait
11:47son innocence
11:47avec conviction.
11:49Il fut toutefois
11:49inculpé
11:50pour les meurtres
11:50de la Chi Omega
11:51et celui
11:52de la jeune
11:53Kimberly Leach.
11:56Bundy
11:57fut condamné
11:57à mort
11:58mais commença
11:59à négocier
11:59la remise
12:00de son exécution
12:01en livrant
12:01des renseignements.
12:03Il avoua
12:04être l'auteur
12:04d'une série
12:05de meurtres
12:06sur la côte
12:06ouest des Etats-Unis
12:07et donna même
12:08certains détails
12:09quant à la façon
12:10dont il les avait commis.
12:13Il dressait ainsi
12:14le portrait
12:14de l'évolution
12:15et du déclin
12:16d'un tueur en série.
12:20Devenir tueur en série
12:21c'est comme devenir
12:22un maniaque de tennis
12:23ou un maniaque de jogging.
12:25Dès qu'on s'arrête
12:26on commence à ressentir
12:27cette terrible envie
12:28d'y retourner.
12:29L'envie devenait
12:30de plus en plus grande
12:30et presser Bundy.
12:33Les enquêteurs
12:34croient que Bundy
12:35avait commencé
12:36à tuer en 1962
12:37alors qu'il n'avait
12:38que 15 ans.
12:40Puis au début
12:40de l'année 1974
12:42il avait assassiné
12:438 étudiantes
12:44dans les environs
12:45de Seattle.
12:53Le bras en écharpe
12:54ou marchant
12:55à l'aide de béquilles
12:56Bundy se servait
12:57de son charisme
12:58pour attirer
12:58ses victimes.
13:00Il avait ainsi
13:02piégé
13:036 femmes
13:03en 6 mois.
13:07Ted Bundy
13:09croyait que
13:10ses victimes
13:10avaient le choix
13:11qu'elles n'étaient pas
13:12obligées de le suivre
13:13et il a répété
13:14maintes fois
13:14qu'il n'était pas
13:15un homme des cavernes.
13:16Il disait
13:17je ne les emmenais
13:18pas de force
13:18elles venaient à moi.
13:22Enhardi
13:22par ses réussites
13:23il se risquait un jour
13:24à chercher ses victimes
13:25au parc du lac
13:26Samamish
13:26près de Seattle
13:27lors d'un week-end
13:29bondé de visiteurs.
13:31Deux jeunes femmes
13:32qui se trouvaient au lac
13:33ce jour-là
13:33Janice Ott
13:3423 ans
13:35et Denise Nasloun
13:3618 ans
13:37furent aperçues
13:37chacune leur tour
13:38quittant le site
13:39en compagnie
13:40d'un handicapé
13:41et ceci dans un intervalle
13:43de 4 heures.
13:44C'est la dernière fois
13:45qu'on les a vues
13:45vivantes.
13:47A partir des descriptions
13:48de témoins
13:49des artistes légistes
13:50réalisaient un portrait
13:51de ce jeune homme mince
13:52qui parlait avec un accent
13:54canadien
13:54et s'appelait
13:55Ted.
13:57Le succès de Bundy
13:59reposait sur son charme
14:00son apparence
14:01et son éloquence.
14:03Personne ne pouvait
14:04soupçonner
14:04de telles inclinations
14:06meurtrières.
14:09L'écrivain
14:10Anne Rule
14:11originaire de Seattle
14:12a consacré sa carrière
14:13à étudier les tuers
14:14et leurs victimes.
14:16En 1975
14:17à ses tout débuts
14:18elle fut engagée
14:19pour écrire un livre
14:20à propos du tueur
14:21de Seattle.
14:22Elle était loin
14:22de soupçonner
14:23qu'il ne s'agissait
14:24de quelqu'un
14:24qu'elle connaissait.
14:30Je me suis dit
14:31« Mon Dieu,
14:32cela ressemble
14:32à Ted Bundy ».
14:33Je savais
14:35que Ted Bundy
14:35parlait souvent
14:36avec un accent canadien
14:37et je savais
14:40qu'il vivait
14:40dans une pension
14:41sur la même rue
14:42que les deux victimes.
14:47Les enquêteurs
14:49cherchaient quelqu'un
14:50qui avait un dossier
14:50criminel
14:51et tout ce qu'ils avaient
14:53sur le compte
14:54de Bundy
14:54étaient deux citations
14:55de bravoure
14:55pour avoir secouru
14:56des citoyens.
14:58Il avait été assistant
14:59directeur du conseil
15:00de prévention du crime
15:01de Seattle.
15:02Il avait travaillé
15:03pour le gouverneur
15:04de Washington.
15:05Ce n'était pas
15:06le genre de gars
15:06qu'il cherchait.
15:10Anne Rule
15:10avait rencontré Bundy
15:11en 1971
15:12alors qu'il était étudiant
15:14dans une clinique
15:15d'urgence
15:16d'urgence de Seattle.
15:18J'étais volontaire civile
15:22et on nous jumelait
15:23avec un étudiant.
15:26Par un tirage au sort,
15:27on m'a assigné
15:28ce partenaire,
15:28un très gentil jeune homme
15:29qui avait alors 23 ans.
15:31Il s'appelait
15:32Theodore Bundy.
15:34J'ai donc passé
15:34trois nuits par semaine
15:36pendant près d'un an
15:37enfermée seule
15:38avec Ted Bundy.
15:39Le week-end
15:41qui suivit
15:42les enlèvements,
15:43les plages du lac
15:44Samamish
15:45étaient étrangement désertes.
15:48Dans les mois suivants,
15:49on découvrit
15:50dans les collines avoisinantes
15:51plusieurs cadavres
15:52de femmes disparues.
15:54La police de l'état
15:55de Washington
15:56intensifia
15:57les recherches
15:57du tueur.
15:5812 femmes
15:59de la région de Seattle
16:00étaient portées disparues
16:01et on soupçonnait
16:02qu'elles avaient
16:03toutes été victimes
16:04du mystérieux Ted.
16:07Mais Bundy
16:08était assez malin
16:09pour savoir
16:10quand tirer sa révérence.
16:12Au mois de septembre 1974,
16:14il se rendit
16:15à Salt Lake City.
16:16Quelques 40 jours plus tard,
16:18trois adolescentes
16:19disparaissaient à leur tour
16:20sans laisser de traces.
16:24Puis,
16:24le 8 novembre,
16:25Bundy repéra
16:26une jeune femme
16:26de 23 ans
16:27du nom de
16:28Carol Darange.
16:31Prétextant
16:31qu'il était détective,
16:33Bundy l'approcha
16:34et lui raconta
16:35qu'un voleur
16:35avait été arrêté
16:36pour avoir pris
16:37quelque chose
16:37dans sa voiture.
16:39Il lui demanda
16:39de jeter un coup d'œil
16:40pour s'assurer
16:41que rien ne manquait.
16:43Elle lui dit
16:43que tout semblait
16:44à sa place
16:45mais Bundy répliqua
16:46qu'elle devait l'accompagner
16:47au poste de police
16:48pour identifier le voleur.
16:52Carol Darange
16:53était sceptique
16:54mais suivit néanmoins
16:55Bundy.
16:58Le piège
16:59se referma sur elle
17:00dès qu'elle fut assise
17:01dans la Volkswagen.
17:04Il lui passa
17:05des menottes
17:06et menaça
17:06de la tuer sur place.
17:08Elle parvint finalement
17:09à ouvrir la porte
17:10de l'auto
17:11et prit la fuite.
17:14Selon les autorités policières,
17:16Darange est la seule femme
17:17à avoir échappé
17:18aux griffes
17:19de Ted Bundy.
17:22Cela ne sembla pas
17:23déranger le cours
17:24des activités de Bundy
17:25qui continuent
17:26à s'attaquer
17:26à d'autres jeunes femmes
17:27par la suite
17:28et à les tuer.
17:30Il fut finalement arrêté
17:32au Utah
17:32à cause d'une infraction
17:33au code de la route.
17:36Carol Darange
17:36le reconnut
17:37lors d'une séance
17:38d'identification.
17:40Il fut accusé
17:40d'enlèvement
17:41et envoyé en prison
17:42pour 15 ans.
17:44Il fut ensuite
17:45extradé au Colorado
17:46où il fut accusé
17:47du meurtre
17:47d'une jeune femme
17:48suite à la découverte
17:49de cheveux
17:50dans sa voiture.
17:54Là,
17:54il réussit
17:55à s'échapper
17:56par un trou
17:56au plafond
17:57de sa cellule.
17:59Il s'en allait
17:59tuer à nouveau.
18:02Huit jours
18:04avant les meurtres
18:05de Lachie Omega,
18:06Ted Bundy
18:07fuyait le Colorado
18:08et se dirigeait
18:09vers la Floride.
18:11Un ami
18:11lui avait prêté
18:12de l'argent
18:12pour vivre.
18:13Il avait été
18:14incarcéré
18:14pendant plus d'un an
18:15et sa compulsion
18:17n'avait fait
18:17qu'augmenter.
18:20Ce besoin
18:22de tuer
18:23était devenu
18:23si important
18:24à cause
18:24de son incarcération
18:26qu'il fantasmait
18:27et ne pensait
18:27qu'à ça.
18:29Quand il est sorti,
18:30il n'avait plus
18:30aucun contrôle.
18:32quand il est sorti,
18:33il n'avait plus
18:34de contrôle.
18:36Bundy prenait
18:36des risques
18:37et commettait
18:37des erreurs.
18:38Il n'utilisait
18:39plus le stratagème
18:40de l'aimable étranger.
18:42À la résidence
18:42Chi Omega,
18:43il attaqua
18:44avec violence
18:45et rage
18:45et laissa
18:46derrière lui
18:46l'indice
18:47qui allait mener
18:48à son arrestation.
18:52Bill Hagmeier
18:53croit que la témérité
18:54grandissante
18:55de Bundy
18:55était inévitable.
18:57Avec le temps,
18:57les tueurs en série
18:58deviennent plus audacieux
18:59et finissent tous
19:00par perdre le contrôle.
19:02La plupart des tueurs
19:03en série
19:04auxquels j'ai eu affaire,
19:06leurs crimes
19:06ont commencé
19:07par accident.
19:08Au début,
19:09c'est une agression
19:10imprévue,
19:11mais après un certain temps,
19:12ils deviennent
19:13des prédateurs.
19:17L'emprisonnement
19:18de Bundy
19:18permet une analyse
19:19des tueurs en série.
19:21Hagmeier
19:21se mit au travail
19:22pour tenter
19:23de comprendre
19:23l'origine
19:24des compulsions
19:25meurtrières
19:25de ces monstres.
19:29En participant
19:30à l'interrogatoire
19:31d'autres tueurs
19:32en série,
19:32Bundy aida
19:33les chercheurs
19:34à trouver
19:34un dénominateur commun.
19:37La réponse
19:38n'est malheureusement
19:38pas facile.
19:39Les tueurs en série
19:40sont uniques
19:41comme chacun de nous,
19:42tant par leur passé
19:43que leur comportement.
19:46Les tueurs en série
19:47proviennent
19:48d'environnements différents.
19:50D'après moi,
19:51il n'y a pas de constante
19:52dans leur développement.
19:53A l'analyse
19:55de l'histoire
19:56de Ted Bundy,
19:57on serait surpris
19:58de constater
19:58qu'il est devenu
19:59un tueur
20:00parce qu'il n'était
20:00pas différent
20:01des autres.
20:03Il n'a pas évolué
20:04différemment
20:05des autres enfants
20:06autour de lui.
20:10L'auteur
20:11Anne Rule
20:11croit que les tueurs
20:12de la trompe
20:13de Bundy
20:14ont cela
20:14dans leur gène.
20:18Je crois
20:19que pour créer
20:19un tueur en série
20:21ou n'importe
20:21lequel sociopathe
20:23sadique,
20:24cela nécessite
20:24une prédisposition
20:25génétique
20:26à la violence,
20:27comme certaines personnes
20:28peuvent jouer du violon
20:29ou d'autres
20:30danser la claquette.
20:32Ces personnes
20:33ont une tendance
20:34à la violence.
20:35Nous ne le saurons
20:36jamais si l'enfant
20:37naît dans un environnement
20:38d'amour
20:39et de sécurité.
20:41Mais s'il y a
20:43ce terrible
20:44synchronisme
20:44entre la prédisposition
20:46génétique
20:47et un environnement
20:48abusif,
20:49le terreau sera parfait
20:50pour la croissance
20:51d'une telle personne.
20:54Vers le début
20:55de la vingtaine,
20:56Bundy avait découvert
20:57qu'il était
20:57un enfant illégitime.
20:59Il aspirait
21:00à une vie
21:00plus luxueuse
21:01que celle
21:02que son père
21:02lui offrait
21:03et voulait
21:04s'impliquer
21:04dans la politique
21:05régionale.
21:07Mais ce qui déclencha
21:08probablement sa rage
21:09fut le rejet
21:10d'une étudiante
21:11de la haute société.
21:12Moins d'un an
21:16plus tard,
21:16il commençait
21:17sa tuerie.
21:18Toutes ses victimes
21:19ressemblaient
21:20à celles
21:20qui l'avaient rejetée.
21:25L'agent
21:26Hagmeier
21:27passa beaucoup
21:27de temps
21:28avec Bundy
21:28et ce dernier
21:29a la même
21:30jusqu'à l'appeler
21:30son ami.
21:32Il lui racontait
21:32son expérience
21:33de tueur.
21:38Bundy me disait
21:39« Quand on est seul
21:41avec une victime
21:42qui est pleine
21:43de vie,
21:44vibrante
21:44et qu'elle plaide
21:45pour sa vie,
21:46on devient un dieu.
21:48On a pouvoir
21:48de vie
21:49ou de mort.
21:50Et quand on les tue,
21:51on entend
21:52le dernier son
21:53qu'elles émettent
21:53et on peut
21:54en quelque sorte
21:55goûter
21:55le dernier souffle
21:56de cette personne. »
21:59Il ajoutait
21:59« Il y a
22:00un incroyable
22:01sentiment de puissance
22:02et c'est ce qui nous
22:03nourrit
22:03après un certain temps. »
22:09It was like
22:09coming out
22:11of some kind
22:12of horrible
22:13trance
22:14or dream.
22:17I can only liken
22:18it to
22:19after,
22:20you know,
22:21I don't want
22:22to over-dramatize
22:23it,
22:23but to have
22:24been possessed
22:26by something
22:26so awful
22:27and so alien
22:28and then the next
22:29morning wake up
22:30from it,
22:31remember what
22:32happened
22:32and realize
22:33that basically,
22:35I mean,
22:35in the eyes
22:36of the law,
22:36certainly in the eyes
22:37of God,
22:38you're responsible.
22:39Bondi
22:40was accused
22:41of the murder
22:41of three women
22:42and confessed
22:43of having
22:43to at least
22:44a trentaine
22:44of others.
22:46The police
22:46never know
22:47if it was
22:48a vantardise
22:49or if it was
22:50the truth.
22:52He received
22:53his final
22:54the 24
22:54janvier
22:551989
22:56in Florida
22:56executed
22:58by Electrocution.
22:59The 29
23:03juin 1991
23:05deux amateurs
23:06de canoë
23:06passèrent
23:07un après-midi
23:07de détente
23:08sur le lac Gibson
23:09du côté canadien
23:10des chutes Niagara.
23:11Le niveau
23:12de l'eau
23:12était très bas
23:13et des blocs
23:14de béton
23:14recouverts
23:15d'une peinture
23:15noire
23:16se trouvaient
23:16sur la grève.
23:17Un des hommes
23:19trébucha
23:20sur un bloc
23:21qui se brisa
23:21en deux.
23:25Il fut horrifié
23:26de découvrir
23:26qu'à l'intérieur
23:27se trouvaient
23:28des membres humains.
23:34Les policiers
23:35retrouvèrent
23:36des parties
23:36de corps
23:37dans chacun
23:38des huit blocs.
23:40Quinze jours
23:41plus tard,
23:41les radiographies
23:42des dents
23:43permirent
23:43d'identifier
23:44la victime.
23:45Il s'agissait
23:46d'une adolescente
23:46appelée Leslie Mahaffey
23:48disparue deux semaines
23:49auparavant
23:50dans la ville avoisinante
23:51de Burlington.
23:53Ils découvrirent
23:54qu'elle avait également
23:55été abusée
23:55sexuellement
23:56avant d'être tuée.
23:59Il s'agissait
23:59d'un crime
24:00très violent
24:00pour cette petite
24:01localité paisible.
24:05Vince Bevan
24:05de la police régionale
24:07de Niagara
24:07fut chargée
24:08de mener cette enquête.
24:13Nous avons connu
24:15l'identité
24:15de la victime
24:16environ un mois
24:17plus tard
24:18et nous avons
24:19ensuite cherché
24:20qui elle fréquentait
24:21et quelles étaient
24:23les circonstances
24:24de sa disparition
24:25à Burlington
24:25afin de trouver
24:27un quelconque lien
24:28qui expliquerait
24:30comment elle avait
24:31été tuée
24:31et s'était retrouvée
24:33dans des blocs
24:34de béton
24:34sur le bord
24:35du lac Gibson.
24:36Mais ils ne trouvèrent
24:45ni témoins
24:46ni indices
24:47sur l'identité
24:48du meurtrier.
24:50Le chercheur légiste
24:51Mike Kershaw
24:52commença par examiner
24:54minutieusement
24:54les blocs de béton
24:55à la recherche
24:56d'une piste
24:57quelconque.
24:58J'ai examiné
25:02environ 300 kilos
25:03de béton.
25:05Cet examen
25:06qui se fait
25:06à l'aide
25:07d'une source
25:07lumineuse
25:08alternative
25:09m'a pris
25:10environ 120 heures.
25:12Nous espérions
25:13notamment
25:13trouver des objets
25:14ayant appartenu
25:15à l'eslimaafi
25:16comme des bijoux.
25:19Nous cherchions
25:19également des scies
25:20ou des lames de scie.
25:21Tout ce que j'ai trouvé
25:24ce sont des cheveux
25:25et des fibres
25:26qui ne semblaient
25:27pas appartenir
25:28à l'eslimaafi.
25:33Des analyses
25:34révélèrent
25:35que le béton
25:35était d'une marque
25:36courante.
25:37Il était donc
25:38impossible
25:38de retracer
25:39sa source.
25:41La peinture
25:42était une peinture
25:42noire
25:43en aérosol.
25:45Le seul indice
25:45provenait
25:46des cheveux
25:46de la victime,
25:47plusieurs mèches
25:47de cheveux clairs.
25:49Rien ne permettait
25:50de les comparer.
25:51Cet examen
25:52n'apportait pas
25:52grand-chose.
25:58Une nouvelle jeune fille
26:00du nom de Christine French
26:01fut à son tour
26:02portée disparue,
26:03ce qui poussa
26:03les enquêteurs
26:04à redoubler d'ardeur
26:05dans la recherche
26:06du tueur de Niagara.
26:08Elle avait quitté
26:09l'école le 16 avril
26:10et avait été vue
26:11pour la dernière fois
26:12marchant devant une église.
26:14Elle n'était
26:15jamais arrivée
26:16chez elle.
26:20Deux semaines
26:20après sa disparition,
26:21un recycleur
26:22de ferraille
26:23découvrit son corps.
26:25Elle avait été
26:25abusée sexuellement
26:26puis tuée
26:27à peu près
26:28de la même façon
26:29que Mahaffey.
26:32Vince Bevan
26:33était convaincu
26:33qu'il s'agissait
26:34de l'œuvre
26:35d'un tueur en série
26:36et sa témérité
26:37grandissante
26:38était alarmante.
26:40Christine French
26:41avait été enlevée
26:42à trois heures
26:42de l'après-midi
26:43dans une aire
26:44de stationnement
26:45près d'une rue passante.
26:52Un enlèvement
26:53dans ce genre d'endroit
26:55est inhabituel
26:55parce que le niveau
26:57de risque
26:57est très élevé.
26:59N'importe quoi
27:00pouvait interférer
27:01avec ces plans.
27:02Ce n'était pas
27:03un geste désespéré
27:04mais tout de même
27:05très dangereux
27:06pour ce genre
27:07de criminel.
27:18L'enquête
27:19connut sa première
27:20percée
27:20125 kilomètres
27:22plus loin
27:22dans la ville
27:23de Scarborough.
27:24Pendant deux ans
27:25la police
27:25avait tenté
27:26sans succès
27:27d'arrêter
27:27un violeur.
27:30Suite à une information
27:31en 1990
27:32ils visitèrent
27:33Paul Bernardo
27:34un comptable
27:35qui ressemblait
27:35à la description
27:36faite par certaines
27:37victimes.
27:39Mais ce suspect
27:39semblait bien
27:40inoffensif.
27:42Quand on essaie
27:43d'imaginer
27:44le type d'homme
27:45qui commettrait
27:46ce genre de crime
27:47on s'attend toujours
27:49à ce qu'il soit
27:49marqué d'un signe
27:50particulier
27:51comme le bossu
27:53qui traîne
27:53sa jambe derrière lui.
27:55Les enquêteurs
27:55prélevèrent tout de même
27:56des échantillons
27:57de sang et de salive
27:58de Paul Bernardo
27:59pour procéder
28:00à l'analyse
28:01de son ADN.
28:01Il faisait partie
28:04des 1500
28:05suspects potentiels.
28:07A cette époque
28:08le procédé
28:08d'analyse
28:09de l'ADN
28:09était beaucoup
28:10plus long
28:10qu'aujourd'hui.
28:13Le laboratoire
28:14mit deux ans
28:15pour compléter
28:15l'analyse
28:16des échantillons
28:17d'ADN.
28:21En 1991
28:22Bernardo
28:23avait quitté
28:23Scarborough
28:24pour s'installer
28:25à Niagara.
28:25Les viols
28:27avaient cessé
28:28à Scarborough
28:29et on constatait
28:30une recrudescence
28:31de meurtre
28:31à Niagara.
28:34En février
28:351993
28:36le résultat
28:37des analyses
28:38d'ADN
28:38confirma enfin
28:39que Bernardo
28:40était bien
28:40le violeur
28:41de Scarborough.
28:42Les autorités
28:43le notifiaient
28:44alors à la police
28:45de Niagara.
28:46Nous aurions pu
28:47établir le lien
28:48entre ces crimes
28:49plus rapidement
28:50mais ça ne pouvait
28:51être fait
28:51avant que l'analyse
28:52de l'ADN
28:53ne confirme
28:54la culpabilité
28:55de Bernardo.
28:58Bernardo
28:59fut arrêté
28:59pour les viols
29:00de Scarborough
29:01et les meurtres
29:01de Niagara.
29:04Il nia
29:05les accusations
29:06de meurtre
29:06et la police
29:07ne put malheureusement
29:08pas les prouver.
29:10Si Bevan
29:11voulait poursuivre
29:12il devait trouver
29:13autre chose.
29:15Il obtint
29:15un mandat
29:16pour fouiller
29:16la maison
29:17de Bernardo.
29:19Une équipe
29:20passa dix semaines
29:21à la recherche
29:21de cheveux
29:22de sang
29:23et d'empreintes
29:23digitales.
29:24N'importe quoi
29:25qui confirmerait
29:25la présence
29:26des victimes.
29:29Nous avons
29:30travaillé
29:30à quatre pattes
29:31avec un microscope
29:31et avons scruté
29:33les tapis
29:33jusqu'à ce que
29:34nous trouvions
29:34quelques cheveux.
29:36Nous avons
29:36finalement découvert
29:37des mèches
29:37de cheveux
29:38qui appartenaient
29:39à Christine French.
29:43En plus
29:44des cheveux
29:44les policiers
29:45découvrirent
29:45des traces
29:46de l'ADN
29:47de French
29:47et de Mahaffey.
29:50Les autopsies
29:51révélaient
29:52que les deux victimes
29:53avaient été
29:53droguées.
29:56Les enquêteurs
29:57découvrirent
29:57dans un tiroir
29:58un tranquillisant
29:59que la femme
29:59de Bernardo,
30:00Carla Romulka,
30:02avait obtenu
30:02de la clinique
30:03vétérinaire
30:03où elle travaillait.
30:08La police
30:09fit l'inventaire
30:09du sous-sol
30:10de Bernardo
30:11grâce à un
30:11enregistrement vidéo
30:12qu'il avait fait
30:13pour ses assurances.
30:15Les éléments
30:16s'assemblaient
30:16peu à peu.
30:17Le premier élément
30:20était une scie
30:21circulaire
30:22qui correspondait
30:23à celle utilisée
30:24pour démembrer
30:24la première victime.
30:28Un autre
30:28renseignement
30:29sur l'enregistrement
30:30était tout aussi
30:31incriminant.
30:33Lors de l'inventaire,
30:34la caméra
30:35faisait un panoramique
30:36du sous-sol
30:36et montrait
30:37les outils
30:37que Bernardo
30:38passait d'être.
30:39Elle est passée
30:40devant une armoire
30:40où, sur la tablette
30:41du haut,
30:42se trouvaient
30:42deux canettes
30:43de pâture
30:43en aérosol.
30:45Une avait
30:45un couvercle gris
30:46et l'autre
30:46un couvercle noir.
30:48Pourtant,
30:49quand nous étions
30:49venus effectuer
30:50la fouille
30:50avec le mandat,
30:51nous n'avions jamais
30:52trouvé de canette
30:53de peinture noire.
30:56En plus des images
30:57vidéo,
30:57les enquêteurs
30:58avaient remarqué
30:59des marques
30:59sur l'escalier
31:00qui menaient
31:00au sous-sol.
31:02Un examen
31:02microscopique
31:03révéla des traces
31:04de peinture noire.
31:06Les experts légistes
31:07fabriquèrent
31:08de nouveaux blocs
31:09de béton
31:09identiques à ceux
31:10qui contenaient
31:11le corps de Mahaffi.
31:13Ils leur appliquèrent
31:13de la peinture noire
31:14et les jetèrent
31:15au bas d'escaliers
31:16du même type.
31:19Les marques créées
31:20lors de la chute
31:20étaient similaires
31:21à celles
31:22des escaliers
31:22de Bernardo.
31:24Les indices
31:25étaient de plus en plus
31:26incriminants
31:26mais rien encore
31:27n'était vraiment tangible.
31:29L'enquête
31:29eut un coup de pouce
31:30grâce au secours
31:31d'un témoin inattendu.
31:34Au mois de janvier
31:351993,
31:37l'épouse de Paul Bernardo,
31:38Carlao Molca,
31:39l'avait quittée.
31:42Elle déclara à la police
31:43que Bernardo
31:43l'avait attachée
31:44et forcée à revivre
31:45les derniers moments
31:46de ses victimes.
31:48Craignant de subir
31:49le même sort qu'elle,
31:50elle était partie.
31:54Au mois de février,
31:55elle avait finalement
31:56décidé de collaborer
31:57avec la police
31:58et confessa
31:59qu'elle avait elle-même
32:00joué un rôle
32:01dans les horribles crimes
32:02de Paul Bernardo,
32:04crimes qu'il avait
32:05enregistrés
32:05sur vidéocassette.
32:07Carlao Molca
32:11avait rencontré
32:12Paul Bernardo
32:13en 1987
32:14alors qu'elle était
32:15encore adolescente.
32:17Bernardo
32:18était un bel homme
32:19avec une bonne situation.
32:21Il était son aîné
32:21de six ans.
32:23Mais sous des dehors
32:24agréables,
32:25Bernardo était obsédé
32:26par son besoin
32:27de dominer les femmes.
32:30Roy Hazelwood,
32:32un ancien agent du FBI
32:33et un expert
32:34en crimes sexuels,
32:35a passé six ans
32:36à étudier
32:37le lien étrange
32:38qui unit les tueurs
32:39en série
32:39aux femmes
32:40qui en deviennent
32:41amoureuses.
32:43Les procureurs canadiens
32:44lui avaient demandé
32:45son expertise
32:46pour évaluer
32:47le cas de Carla.
32:50Hazelwood croit
32:51que Bernardo,
32:52comme beaucoup
32:52de tueurs en série,
32:53perçoit les femmes
32:54comme des êtres inférieurs
32:55qui ne méritent
32:56aucun respect.
32:59C'est ce qui explique
33:01pourquoi ils choisissent
33:02des jeunes femmes
33:02de la classe moyenne
33:03plutôt que des prostituées.
33:05des alcooliques
33:06ou des droguées.
33:09Ils veulent détruire
33:10l'image de gentillesse
33:11et de pureté
33:12attribuées à ce type
33:14de femme.
33:17Les parents de Carla
33:18avaient encouragé
33:19son idylle
33:19avec ce beau jeune homme
33:20distingué
33:21qu'était Bernardo.
33:23En 1990,
33:24elle était déjà
33:25sous son emprise.
33:28La veille de Noël
33:29de cette année-là,
33:29elle l'avait aidée
33:30à droguer
33:31sa propre sœur Tammy
33:32afin qu'ils puissent
33:33la violer.
33:34Mais la dose
33:35était si forte
33:36qu'elle en était morte.
33:38Ils avaient raconté
33:39qu'elle avait bu
33:40trop d'alcool.
33:41Personne n'avait alors
33:42douté de leurs explications.
33:43Il n'y a aucun doute
33:47que Bernardo
33:48l'a manipulée.
33:49Elle était une jolie
33:51et intelligente
33:52jeune femme.
33:54Ce qui est un mystère
33:55pour moi,
33:56c'est qu'elle se soit
33:56mêlée
33:57à ce premier incident.
33:59Il est cependant clair
34:00qu'après le décès
34:01de sa sœur,
34:02elle était déjà piégée.
34:04Elle avait elle-même
34:05installé son propre piège
34:07et Bernardo
34:08profitait
34:09de la situation.
34:19La nuit du 14 juin
34:201991,
34:22six mois après
34:23la mort de Tammy,
34:24Bernardo
34:25partit rôder
34:25à la recherche
34:26de jeunes filles.
34:28Selon le récit
34:28de Carla,
34:29il vit Leslie Marraffi
34:31à deux heures du matin
34:32enfermée
34:32à l'extérieur
34:33de sa maison.
34:34Il lui offrit
34:35de l'aide
34:35puis l'attira
34:36dans sa voiture
34:37en lui offrant
34:37une cigarette.
34:40Carla déclara
34:41à la police
34:41que Bernardo
34:42l'avait forcé
34:43à filmer
34:43le viol de Marraffi.
34:47Deux semaines plus tard,
34:49Paul et Carla
34:50s'épousaient.
34:53Le jour même
34:54de la découverte
34:55du corps de Marraffi
34:56dans les blocs de béton.
35:00Bernardo avait resserré
35:01son étau autour de Carla
35:03et l'entraînait
35:03de plus en plus profondément
35:05avec lui.
35:07Parce qu'elle était
35:08amoureuse de lui,
35:09qu'elle cherchait
35:10son approbation
35:10et voulait lui plaire,
35:12elle a accepté
35:13de participer
35:13à ses fantaisies
35:14et c'est devenu
35:15de plus en plus bizarre.
35:19Au mois d'avril 1992,
35:21Carla aida son mari
35:22à enlever Christine French.
35:25Elle prétexta
35:25qu'il s'était égaré
35:26et lui demanda
35:27de lui indiquer
35:28l'endroit
35:28où il se trouvait
35:29sur une carte géographique.
35:31Bernardo se glissa
35:32derrière la jeune fille
35:33et la poussa
35:34à l'intérieur
35:34de la voiture.
35:36Selon ses déclarations,
35:37Carla O'Molka
35:38avait à nouveau
35:39filmé la scène
35:40et participé
35:41à l'assaut
35:41de Bernardo.
35:46Mais où étaient
35:47donc les vidéocassettes ?
35:49Malgré dix semaines
35:50de recherche intensive
35:51dans la maison
35:52de Bernardo,
35:53la police avait été
35:53incapable
35:54de mettre
35:54la main dessus.
35:55Les enquêteurs
35:58apprirent plus tard
35:59que Bernardo
35:59avait demandé
36:00à son avocat
36:01de les faire disparaître.
36:04Les cassettes
36:05furent finalement
36:06versées au dossier
36:07et corroboraient
36:08chaque détail
36:08de la déclaration
36:09de Carla.
36:13Bernardo se servait
36:14des enregistrements
36:15pour revivre
36:16à loisir
36:16les crimes
36:17qu'il avait commis.
36:21Les cassettes
36:22et le témoignage
36:23de Carla O'Molka
36:24suffirent amplement
36:25à faire emprisonner
36:26Paul Bernardo.
36:28Il fut condamné
36:29à la prison à vie
36:30sans aucune possibilité
36:31de libération conditionnelle.
36:35Quant à Carla O'Molka,
36:36elle ne fut condamnée
36:37qu'à douze ans
36:38de prison.
36:39À cause de sa collaboration
36:40avec la justice,
36:42on avait prédéterminé
36:43cette sentence
36:44avant le visionnement
36:45des cassettes.
36:47Les enregistrements
36:48montraient clairement
36:49la participation
36:50de Carla
36:50dans la torture
36:51et l'abus des victimes.
36:53Était-elle
36:54une simple victime
36:55ou une complice
36:56avisée
36:56qui avait obtenu
36:57une entente
36:58avantageuse
36:59avec la justice ?
37:01Est-elle une victime ?
37:05Pas dans le sens
37:06qu'elle n'est pas
37:07responsable de ses actes.
37:09Elle est responsable
37:10de ce qu'elle a fait
37:11et doit être punie
37:12pour l'enlèvement
37:13et le meurtre
37:14de trois personnes.
37:19Dans ce sens,
37:20elle n'est pas une victime.
37:21Mais est-elle une victime
37:22dans le sens
37:23qu'elle était dominée
37:24par son mari
37:24et qu'il aurait abusé
37:26d'elle ?
37:27Dans ce sens,
37:27oui,
37:28elle est une victime.
37:36Lentement
37:37et péniblement,
37:38les experts
37:39découvrent
37:40les comportements
37:40des tueurs en Syrie.
37:43Mais ces mêmes règles
37:45s'appliqueraient-elles
37:46à une femme
37:46en décembre 1989,
37:53des policiers
37:54découvrirent
37:55une voiture
37:55abandonnée
37:56sur l'accotement
37:56d'une autoroute
37:57de Floride
37:58près de Daytona Beach.
38:00La voiture
38:01appartenait
38:01à un homme de Tampa
38:02du nom de
38:03Richard Mallory,
38:0451 ans,
38:06disparu depuis
38:07plusieurs jours.
38:09Quelques dix jours
38:10plus tard,
38:10on découvrit
38:11le corps de Mallory
38:12nu et criblé
38:13de balles
38:13de calibre 22
38:14à trois kilomètres
38:16de sa voiture.
38:22Les policiers
38:23interdirent l'accès
38:24du secteur
38:24afin d'y trouver
38:25des indices.
38:30C'est Larry
38:31hors-et-pas
38:31de la police
38:32du comté
38:33de Volushia
38:33qui était chargée
38:34de mener l'enquête.
38:35Au début,
38:38nous ne savions pas
38:39trop ce que nous avions
38:40entre les mains.
38:41Alors,
38:44comme pour toutes
38:44nos enquêtes,
38:45nous avons littéralement
38:46recueilli
38:47tout ce qui pouvait
38:47être lié au crime.
38:52Mais les enquêteurs
38:54ne trouvèrent
38:54rien de déterminant.
38:56Le manque d'indices
38:57bloquait la progression
38:58de l'enquête.
39:02Pendant que les policiers
39:03de Volushia
39:04tentaient d'élucider
39:05ce cas,
39:06les policiers
39:06des localités avoisinantes
39:07étaient confrontés
39:08à des meurtres similaires.
39:10pris par leur travail,
39:11ils n'étaient pas
39:12au courant
39:12des préoccupations
39:13des autres postes
39:14de la région.
39:20Nous signerions
39:22tous des autres meurtres
39:23qui s'étaient produits
39:24pendant l'année.
39:26Nous étions concentrés
39:27uniquement sur notre cas.
39:28Mais plus le nombre
39:31de victimes augmentait,
39:33plus la police
39:33put observer
39:34une similitude
39:35entre les meurtres
39:36qui s'étaient produits
39:36partout dans l'état
39:37de la Floride.
39:39Finalement,
39:39les différents départements
39:40de police décidèrent
39:42d'unir leurs ressources.
39:43Nous avons relevé
39:48des ressemblances
39:48comme le fait
39:50que tous les hommes
39:51avaient plus de 45 ans,
39:53qu'ils voyageaient
39:53seuls
39:54sur des autoroutes
39:54importantes.
39:57Les corps
39:58avaient tous été laissés
39:59près d'une autoroute
40:00et leurs voitures
40:01étaient toujours
40:02à un autre endroit.
40:07Le tueur
40:07était méthodique
40:08et constant.
40:09On avait tiré
40:11dans le torse
40:11de toutes les victimes,
40:12sauf une
40:13avec un pistolet
40:14de calibre 22,
40:15une arme à feu
40:16relativement petite.
40:18Et dans chacun
40:18des cas,
40:19le siège du conducteur
40:20avait été avancé
40:21à la position
40:22la plus rapprochée
40:22du volant.
40:24Ces indices suggéraient
40:25que le tueur
40:26était petit,
40:27assez même
40:27pour être une femme.
40:29Si cette supposition
40:30était vraie,
40:31il s'agissait
40:32d'un cas unique.
40:33Jamais on avait
40:33vu de femme
40:34tueur en série.
40:36Mais ça ne demeurait
40:37qu'une supposition
40:38puisque le tueur
40:39avait été prévoyant
40:40et avait effacé
40:42toute trace
40:43d'empreinte digitale.
40:50Le 4 juillet 1990,
40:52une femme appela
40:53la police
40:53et déclara
40:54qu'elle avait vu
40:55une voiture foncer
40:55dans une clôture,
40:57puis faire demi-tour
40:58et prendre la fuite.
41:00Deux femmes
41:00se trouvaient à bord,
41:01une grande blonde
41:02et une petite brune.
41:05Quelques kilomètres
41:06plus loin,
41:07on retrouva
41:07une voiture
41:08correspondante
41:09à la description
41:09de la dame.
41:11D'autres témoins
41:12firent la description
41:13des deux femmes.
41:16La vérification
41:17des plaques
41:17d'immatriculation
41:18révéla que la voiture
41:19appartenait
41:20à un certain
41:20Peter Sims,
41:22un missionnaire
41:22itinérant de 65 ans,
41:24disparu depuis un mois.
41:27Croyant qu'il y avait
41:27peut-être un lien
41:28entre ce cas
41:29et les autres meurtres,
41:30les enquêteurs
41:31envoyèrent la voiture
41:32à Merv Stevens,
41:33du département
41:34des forces judiciaires
41:35de Floride.
41:37Le véhicule avait été
41:40nettoyé à l'intérieur
41:42et à l'extérieur.
41:44L'analyste a retiré
41:45l'accoudoir
41:45et découvert
41:46juste en dessous
41:47l'empreinte
41:49d'une main
41:49ensanglantée.
41:50C'était le seul indice
41:58dont il disposait.
42:00Mais une empreinte
42:01de sang
42:01est extrêmement fragile.
42:04Les spécialistes
42:05n'avaient qu'une seule chance
42:06pour l'analyser
42:07et ainsi retracer
42:08le tueur.
42:10Aucune erreur
42:10n'était permise.
42:11Ils ont prélevé
42:20l'empreinte
42:21en tout dernier lieu.
42:22Une fois qu'ils ont
42:23découvert
42:23ce qu'ils croyaient être
42:24une empreinte de sang
42:26de couleur brun-rouge,
42:28ils l'ont photographiée
42:29en utilisant
42:30différentes techniques
42:31d'éclairage.
42:32Mais une empreinte
42:33de sang
42:33a tendance à sécher.
42:35Une fois qu'elle est sèche,
42:36elle devient fragile.
42:38Le simple fait
42:39de la déplacer
42:40ou de la manipuler
42:41peut la faire s'effriter
42:43complètement.
42:45Après l'avoir photographiée,
42:47on appliqua
42:48avec précaution
42:49du ruban adhésif
42:50transparent par-dessus.
42:52Le moindre pli
42:53risquait de compromettre
42:54l'opération.
42:56Avec le plus grand soin,
42:57le ruban
42:57fut alors soulevé.
43:00Une fois cette opération
43:01terminée,
43:02on fixa l'empreinte
43:03sur un carton blanc.
43:04Les analystes
43:05avaient réussi
43:05leur délicate opération.
43:08Ils examinèrent
43:09l'empreinte de la main
43:10et la comparèrent
43:11à celles de criminels
43:12connus dans l'État
43:12de Floride.
43:14Stevens découvrit
43:15qu'elles correspondaient
43:16à l'empreinte
43:16d'une certaine
43:17Laurie Grody,
43:18déjà accusée
43:19de possession d'armes.
43:21Grody était également
43:22connue sous le nom
43:23de Cammie Green
43:24et Eileen Warners.
43:26La plupart des voitures
43:28des victimes
43:28ayant été cambriolées,
43:30les policiers
43:30enquêtèrent également
43:31auprès des prêteurs
43:32sur gage.
43:33Ils espéraient ainsi
43:34trouver d'autres indices.
43:36Chez un de ces prêteurs,
43:37ils trouvèrent un billet
43:38au nom de Cammie Green
43:39qui y avait laissé
43:40une caméra de marque
43:41peu commune
43:42et un détecteur radar.
43:44Ces objets
43:44étaient précisément
43:45manquants
43:46dans la voiture
43:46de Richard Mallory.
43:50Comme les prêteurs
43:51sur gage de Floride
43:52sont tenus par l'État
43:53de prendre
43:54les empreintes digitales
43:55de leurs clients,
43:56ils purent ainsi
43:57comparer les empreintes
43:57de Cammie Green
43:58à celles prélevées
43:59dans la voiture.
44:00Les empreintes
44:05correspondaient.
44:07On venait de lier
44:08l'empreinte de sang
44:09et les objets volés
44:10au mystérieux tueur.
44:16Les enquêteurs
44:17retrouvèrent la trace
44:18d'Aileen Wernus
44:19à Daytona Beach
44:20où elle était sympathisante
44:22d'un groupe de motards.
44:23Elle fréquentait
44:30un bar appelé
44:31The Last Resort
44:32et dormait souvent
44:33sur une banquette
44:34derrière le comptoir.
44:40Des agents doubles
44:41l'avaient à l'œil
44:42en attendant
44:43de disposer
44:43de suffisamment d'éléments
44:44pour procéder
44:45à son arrestation.
44:48Mais l'annonce
44:49d'une fête de motards
44:50de tous les tas
44:50prévue pour le week-end
44:52suivant
44:52obligea les enquêteurs
44:54à agir plus rapidement
44:55car il craignait
44:56de perdre sa trace.
44:58Le 9 janvier 1991
45:00les policiers
45:01procédèrent
45:01à son arrestation.
45:04Dans ses effets personnels
45:05on trouva la clé
45:06d'une consigne
45:07qui s'avéra contenir
45:08les effets volés
45:09des victimes.
45:11L'étau se resserrait
45:12autour de Wernus.
45:15Les enquêteurs
45:16firent des pressions
45:16auprès de ses amis
45:17pour obtenir
45:18de l'information.
45:20Elle passa aux aveux
45:21afin de les tenir
45:21en dehors
45:22de cette histoire.
45:25Elle fut accusée
45:26du meurtre
45:27de six hommes
45:28devant les tribunaux
45:28de Floride
45:29et reconnue
45:31comme une des premières
45:32femmes tueurs
45:33en série.
45:33En décembre 1989
45:40Eileen Wernus
45:41avait choisi
45:42de faire de l'autostop
45:43avec des hommes
45:43d'âge mûr
45:44de les piéger
45:45en leur offrant son corps
45:47contre rémunération
45:48pour ensuite les tuer
45:49dans un endroit isolé.
45:51Mais pourquoi ?
45:53Wernus déclara
45:54qu'il s'agissait
45:55d'autodéfense
45:56mais Larry osez pas
45:57à vous ne pas y croire.
45:59Je crois qu'elle se prostituait
46:08et qu'un jour
46:09elle a tenté l'expérience
46:11d'apporter une arme
46:12avec elle.
46:13C'était avec Mallory.
46:14Une fois qu'elle a tué
46:22ce premier homme
46:23elle a trouvé cela facile
46:25et s'est dit
46:25pourquoi ne pas recommencer ?
46:31Anne Rule a étudié
46:32des cas de femmes meurtrières.
46:34Elle ne croit pas
46:35que le vol
46:36était le principal motif
46:37d'Eileen Wernus.
46:39Elle croit plutôt
46:40qu'elle s'est sentie abusée
46:41par les hommes
46:42et que les tuer
46:43était en quelque sorte
46:44une vengeance.
46:45Sa haine était semblable
46:47à celle des tueurs en Syrie.
46:49De toutes les femmes
46:51que j'ai étudiées
46:52elle est la seule
46:53qui avait une constance
46:54dans le type de victime
46:55qu'elle choisissait.
46:57Une manière de procéder
46:58qui passe d'un étranger
46:59à un autre
47:00comme tous les tueurs
47:01en Syrie.
47:05Après chaque meurtre
47:06les tueurs en Syrie
47:07perdent un peu plus
47:08de leur conscience
47:09ce qui rend leur prochain crime
47:10encore plus facile
47:11à commettre.
47:12La seule façon
47:14de mettre fin
47:15aux meurtres en Syrie
47:16est d'encourager
47:16la collaboration
47:17entre les différentes
47:18forces policières
47:19afin qu'elles puissent
47:20comparer leurs cas
47:21et ainsi en constater
47:23les similitudes.
47:24C'est d'ailleurs
47:25grâce à cette coopération
47:26que plusieurs tueurs en Syrie
47:27ont pu être arrêtés
47:28ces dernières années.
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