- il y a 5 mois
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00:00Europe 1, Stéphanie Demuru et vous.
00:03Merci de nous rejoindre sur Europe 1, il est 11h52.
00:06Europe 1 et vous, chers auditeurs, c'est votre émission, n'hésitez pas à venir réagir.
00:11A 12h15 on parlera de cette polémique Barbie, figurez-vous que le film finalement sera projeté dans sa ville
00:19mais suivi d'un débat pédagogique, on verra ça avec vous chers auditeurs
00:24et puis avec notre invité Alexandre Malafaille, président du Think Tank Sinopia
00:27qui vient de nous rejoindre dans ce studio, bonjour Alexandre.
00:31Bonjour Stéphanie.
00:32On va évoquer avec vous aussi cette mobilisation, alors ces mobilisations,
00:37on peut se poser la question décemment, on n'est que le 18 août, on est encore un petit peu en vacances,
00:41on va en profiter mais enfin tout de même, est-ce qu'on ne risque pas de se retrouver
00:45avec un septembre un petit peu noir, un septembre social ?
00:49Il y a cette mobilisation des agriculteurs qui pointent le bout de son nez déjà cette semaine
00:54dans le Barin, mercredi, après vous savez ce retoquage du Conseil constitutionnel de la loi Duplon.
01:01Il y a ce mouvement bloquant tout le 10 septembre qui inquiète déjà depuis plusieurs semaines
01:07et en plus maintenant il y a Jean-Luc Mélenchon qui en rajoute une couche,
01:11il veut la censure de François Bayrou et puis il appelle à rejoindre ce mouvement.
01:16Clairement Alexandre Malafaille, doit-on s'inquiéter sur un septembre très social ?
01:21Ah oui, le mois de septembre va être très social, très politique, sans doute très agité,
01:28les conditions sont réunies.
01:30Alors est-ce que ce sera un septembre noir au sens où tout se bloque et plus rien ne marche dans le pays ?
01:34Je n'en suis pas encore là dans les analyses qu'on peut faire,
01:37mais il est vrai que quand vous additionnez l'intersyndicale qui va se réunir à partir du 1er septembre,
01:43le front uni de l'ensemble des partenaires sociaux qui veulent se voir pour prendre des positions,
01:49ça raconte quelque chose d'une forme de contestation et eux ont des vrais moyens de bloquer à travers des appels à la grève.
01:56Donc là on n'y échappera sans doute pas compte tenu du fait que le Premier ministre a choisi de remettre encore sur le métier
02:01la question de la réforme de l'assurance chômage avec évidemment un déclaratif qui est de dire
02:07il faudrait inciter les gens à mieux retrouver leur job.
02:09Un job, mais en vérité c'est sans doute pour faire encore des économies sur un système qu'ils considèrent comme étant pas suffisamment équilibré.
02:15Après vous avez en effet cette espèce de mouvement qu'on peut assimiler finalement au gilet jaune,
02:20en tout cas on verra ce que ça peut donner, en tout cas qui s'apparente à un mouvement qui n'est pas contrôlé,
02:24alors qui veut être récupéré visiblement.
02:26Alors ça, ça peut agir contre le mouvement lui-même
02:28et parce que l'appel de Jean-Luc Mélenchon finalement à se joindre et à participer à cette dynamique
02:33peut être un véritable repoussoir pour une partie de ceux qui ont envie de contester,
02:38envie de faire valoir leur point de vue, envie de se mettre en travers d'une politique
02:41ou d'un budget qui annonce un certain nombre de coupes ou de difficultés pour les uns ou pour les autres.
02:47Mais cette mobilisation-là n'est pas évidente à cerner, en tout cas pour certains d'entre eux.
02:52Et puis les agriculteurs, évidemment, eux sont très mécontents, de fait,
02:55enfin en tout cas une bonne partie d'entre eux bien sûr,
02:57sur l'incohérence qui leur est faite, de dire un coup on décide d'aller dans un sens,
03:02ensuite on revient en arrière, puis finalement on revient encore en arrière,
03:06c'est vrai que c'est difficile de s'y retrouver.
03:07Alors on va prendre les problèmes dans l'ordre, si on peut dire qu'il y a un ordre,
03:14parce que c'est compliqué.
03:15En effet, ce mouvement du 10 septembre, il est un peu protéiforme,
03:18d'ailleurs il y a Emmanuel Bompard, elle est fiste, qui tente des explications de texte.
03:24Ce matin, il dit en gros que ce n'est pas un mouvement d'extrême droite,
03:26il appelle à y participer de manière allègre, enfin allègrement.
03:33Clairement, on peut se retrouver avec un nouveau mouvement des gilets jaunes ?
03:38Alors, les conditions ne sont pas tout à fait les mêmes.
03:40Il y a pour l'instant deux, trois ingrédients qui manquent.
03:43Il n'y a pas un motif précis.
03:45Les gilets jaunes, il y avait un motif précis,
03:47c'était la hausse annoncée d'un certain nombre de taxes sur le carburant,
03:51à un moment donné où c'était considéré comme étant insupportable,
03:53et où d'ailleurs, le nombre d'études d'impact avaient alerté le gouvernement pour dire
03:57n'y allez pas parce que c'est dangereux.
03:58Ils y sont allés, on a vu la suite.
04:00Et il y a eu quelques figures, malgré tout, qui n'étaient pas des figures ni politiques ni syndicales,
04:03mais des voix qui ont réussi en effet à faire le buzz et à finalement entraîner le mouvement.
04:09Mais tout ça ne doit pas, en tout cas, nous dissimuler la vérité.
04:12La vérité, c'est qu'on est dans un pays qui est traversé par des colères très sourdes et très profondes.
04:17Ce n'est pas nouveau, ça s'exprime à travers à la fois des sondages d'opinion qui sont faits par l'IFOP ou par d'autres.
04:23Nous, avec Sinopi, on en a fait un en fin d'année dernière sur la façon dont les Français vivent le changement
04:27et quand 84% disent, nous le changement, on le suit dans notre vie de tous les jours, ce n'est pas positif.
04:31Quand l'IFOP montre chaque année avec le sondage sur la confiance,
04:35par exemple, ce n'est pas l'IFOP, c'est le CEPIPOF,
04:37ce sondage qui montre qu'à peu près 10 à 15% des Français font confiance à la politique,
04:41ça raconte aussi quelque chose et on n'en tient pas compte.
04:43Mais pourtant, il y a beaucoup de, si j'ose dire, de disciplines à part les éternels SNCF contre leurs aériens,
04:51il y a finalement peu de mouvements sociaux, en tout cas comparé à la colère que vous nous décrivez.
04:59Mais cette colère, elle est sourde, après il faut qu'elle puisse s'exprimer.
05:01Vous savez, c'est toujours pareil, la colère, vous l'exprimez dans un sondage, vous l'exprimez dans un vote,
05:05ce qu'on voit, ou dans une abstention, ou dans un vote blanc, qui n'est pas encore pris en compte sérieusement.
05:09Mais après, se mettre en travers, il faut en avoir les moyens.
05:12Sortir de chez soi, décider de passer des jours, des semaines, sur des ronds-points, avec des barricades,
05:19c'est un choix qui est engageant, qui est coûteux.
05:21Il faut avoir un job qui vous le permet, il faut avoir une situation qui vous le permet.
05:25Et la crise des gilets jaunes a posé de vrais problèmes économiques à beaucoup de gens qui se sont mobilisés dans la durée.
05:29Est-ce que les gens sont prêts à recommencer ça ?
05:31C'est une vraie question.
05:33Mais en tout cas, c'est sûr que cette France des colères est peu prise en compte, mal prise en compte,
05:36et elle fait l'objet de récupérations politiques évidemment diverses et variées,
05:40pas forcément pour le meilleur de l'unité du pays,
05:42mais c'est vrai que les politiques sont passées très souvent à côté des sujets,
05:44ou alors il y a eu tellement de déceptions.
05:46Moi j'appelle ça les gueules de bois électorales.
05:48Vous êtes face à des politiques qui, à chaque fois qu'il y a une élection présidentielle,
05:52vous annoncent des lendemains qui vont être rieurs et chantants.
05:55Rappelez-vous tous les propos d'Emmanuel Macron, y compris sur le retour des jours heureux.
05:58Vous voyez dans quelle panade et dans quelle mouise on est aujourd'hui.
06:01Aujourd'hui on nous dit qu'on est quasiment en guerre, l'ennemi est à nos portes.
06:04C'est vrai que les gens ont leur dit...
06:05On ne compte pas les fois où Emmanuel Macron nous a dit qu'on était en guerre.
06:08Oui, mais entre les priorités, les grandes causes nationales
06:12et les déclarations de guerre contre le Covid, contre la Russie, etc.
06:15On est face à une espèce de cap qui est perdu,
06:18et ça aussi ça renforce la difficulté de nos concitoyens à avoir confiance dans le système.
06:22Alexandre Malphaille, vous restez avec nous,
06:24et puis ça se bouscule au standard manifestement.
06:26C'est un sujet qui inspire bon nombre de nos auditeurs sur Europe.
06:32Europe 1, 11h, 13h, Stéphanie Demuru et vous.
06:38La rentrée sociale s'annonce explosive.
06:40Pour en parler, Stéphanie Demuru, vous êtes accompagnée par Alexandre Malafaille,
06:44président du think tank Sinopia,
06:46et par vous, bien sûr, chers auditeurs, au 01, 80, 20, 39, 21.
06:50Oui, Marion, absolument, et sachez qu'à 12h15, on évoquera tout à l'heure cette polémique.
06:55Vous savez, Barbie, ce film qui a été censuré à Noisy-le-Sec,
06:59finalement, il sera quand même diffusé, on vous dira pourquoi.
07:02Et puis, à 12h45, les amoureux, ça concerne évidemment presque tout le monde,
07:08des enfants ou personnes plus âgées.
07:10Et comment faire en sorte que l'amour dure toujours ?
07:13On recevra, vous voyez, déjà, vous réagissez, Lucie Vincent, neurobiologiste,
07:18parce qu'apparemment, ça se passe dans le cerveau, tout ça.
07:21Mon cher Alexandre, vous avez l'air inspiré aussi.
07:23Et puis, n'hésitez pas, chers auditeurs, si vous voulez poser des questions à Lucie Vincent.
07:28Bon, un petit peu moins drôle, la rentrée sociale.
07:31On en parlait avec vous, Alexandre Malafaille,
07:33et vous nous expliquiez toutes ces enquêtes d'opinion
07:36qui montraient qu'il y avait clairement une colère sourde en France.
07:40Pour l'instant, c'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup de mouvements sociaux,
07:43mais ça se trame.
07:44Il y a ce fameux blocon le 10 septembre.
07:49LFI et Jean-Luc Mélenchon souhaitent y participer
07:52et veulent rallier, capitaliser sur cette colère
07:55avec une rentrée potentiellement explosive.
07:57On en parlait il y a quelques instants, Alexandre.
07:59Oui, les ingrédients, en tout cas, d'un mois de septembre
08:02compliqué pour le gouvernement et compliqué pour la France,
08:04pour votre conséquence, parce que ça annonce un nombre de jours
08:06de perturbations, vraisemblablement de grèves.
08:09Enfin, on ne va pas annoncer ce que les syndicats vont proposer
08:12quand ils vont se réunir début septembre
08:13dans le cadre de leur intersyndicale.
08:14Mais oui, les conditions sont réunies pour que le mois de septembre
08:16soit chahuté.
08:17Ça risque de durer avec le mois d'octobre,
08:19parce qu'il y a derrière la perspective d'un budget
08:21qui va être extrêmement compliqué à faire passer.
08:23Donc oui, clairement.
08:24Pourtant, François Bayrou, si y a-t-elle à essayer
08:26de trouver des couloirs de passage, on en parlera.
08:29On est avec Jean-Pierre.
08:31Bonjour Jean-Pierre.
08:32Bonjour Stéphanie.
08:33Bonjour, vous nous appelez d'où ?
08:35De Lyon.
08:36De Lyon, belle région.
08:37Il fait beau en ce moment, je crois.
08:39Ça se passe plutôt pas mal.
08:40Il fait beau, la canicule s'est arrêtée,
08:43donc tout va très bien.
08:44Vous la sentez comment, la rentrée à Lyon et ailleurs ?
08:48A Lyon, ça fait un moment qu'il n'y a pas que la rentrée
08:51qui est compliquée.
08:53Avec l'équipe écologiste en place,
08:58et ça, c'est un autre sujet.
08:59La rentrée, elle sera compliquée,
09:00et elle sera forcément compliquée,
09:02parce que c'est compliqué depuis longtemps,
09:04et ça l'est encore plus depuis les dernières élections législatives,
09:09où on peut regarder, se raconter l'histoire comme on veut.
09:13Entre les deux tours, on a un peu tordu le bras aux électeurs
09:16pour que ça ne se passe pas comme c'était prévu.
09:19Et ce que l'on vit aujourd'hui, ce qu'on va vivre à la rentrée,
09:22malheureusement, c'est normal.
09:23On est dans un pays où plus rien ne peut se passer.
09:25Vous faites référence évidemment au premier tour,
09:28remporté par le Rassemblement National,
09:3111 millions de voix,
09:33et finalement qui n'a pas donné ce que de nombreux électeurs
09:36attendaient peut-être au deuxième tour.
09:37C'est ça que vous nous dites ?
09:39Oui, c'est ça.
09:39Mais parce que, enfin,
09:40c'est vrai qu'on a tendance à vite passer à autre chose et à oublier.
09:44Mais il ne faut pas oublier qu'à ce moment-là,
09:45on a quand même Gabriel Attal,
09:48qui a expliqué que c'est quand même mieux de voter pour un Raphaël Arnaud
09:50que pour quelqu'un du Rassemblement National,
09:53qu'il était préférable de faire réélire une Elisabeth Borne, etc.
09:58Aujourd'hui, on paye tout ça.
10:02Donc oui, la rentrée est explosive,
10:03parce que la France est plus que surendettée,
10:07parce qu'on n'arrête pas de payer,
10:10d'où tous ces mouvements,
10:11que ce soit Nicolas qui paye,
10:13Les Gueux et autres.
10:15Et c'est vrai que ce mouvement,
10:16en bloquant le 10 septembre,
10:17on aurait pu penser que, tiens, ça vient vraiment,
10:21enfin, ça vient du peuple
10:22et ça peut avoir une incidence comme l'a eu les Gilets jaunes.
10:26Et si Mélenchon,
10:27enfin, Germain Mélenchon fait du Mélenchon,
10:30aujourd'hui, eux, sincèrement,
10:32je pense qu'ils s'en foutent de ce mouvement
10:33et ils s'en foutent de ce que peuvent subir aujourd'hui les Français.
10:37La seule chose qu'ils ne veulent pas,
10:38c'est qu'un mouvement puisse prendre le leadership sur eux.
10:43Eux qui, jusqu'à maintenant,
10:44ne passent leur temps qu'à expliquer
10:47pourquoi le Hamas est bien
10:48et à mettre une cible sur les compatriotes français
10:50de confession juive,
10:52là, d'un coup, ils vont se réveiller en disant...
10:55C'est intéressant ce que vous nous dites.
10:58Restez avec nous, Jean-Pierre,
10:59parce que je vais faire réagir notre expert sur le plateau,
11:01Alexandre Mélenchon.
11:02C'est vrai que c'est intéressant ce que nous dit Jean-Pierre.
11:04Aujourd'hui, la France insoumise capitalise
11:07sur une grande partie de la colère,
11:10en tout cas, essaye.
11:11ils n'ont pas envie qu'on marche sur leur plate-bande
11:15à ce niveau-là.
11:16Donc, ils essayent de s'accaparer, d'une certaine manière,
11:18le mouvement.
11:19C'est ce que nous dit Jean-Pierre.
11:20Pour Jean-Luc Mélenchon et ses camarades,
11:23la fin justifie les moyens.
11:25Donc, tous les coups sont permis
11:26et tous les coups sont bons
11:27pour motiver les uns,
11:30galvaniser les autres,
11:31et tant pis si l'unité de la nation
11:33en prend à chaque fois un sérieux coup.
11:35C'est une façon de faire de la politique.
11:36Ce n'est pas leur problème,
11:37j'ai l'impression, l'unité de la nation...
11:38C'est clairement pas leur problème.
11:39C'est une approche qui est totalement clientéliste,
11:41cynique,
11:42qui exploite ce qu'il y a de plus vile,
11:43de plus bas,
11:44chez un sonde d'entre nous,
11:46et qui n'hésite pas à faire de la politique politicienne
11:48avec vraiment des échéances
11:49qui sont maintenant très clairement définies
11:51dans la tête de Jean-Luc Mélenchon.
11:51C'est 2027.
11:52Donc, on pourra en reparler si vous le souhaitez,
11:54mais c'est vrai que pour lui,
11:562027, c'est la cible.
11:57Ce sera son troisième et dernier tour
11:59et troisième et dernière fois
11:59pour laquelle il pourra concourir
12:01une échange présidentielle.
12:01La prochaine fois, ça paraît compliqué,
12:03même si on peut toujours tout imaginer.
12:06Et là, pour le coup,
12:07je pense qu'il se met vraiment en ordre de bataille.
12:09Et oui, le 10 septembre
12:10va être une opportunité de plus.
12:11Après, moi, je le redis,
12:13LFI qui se mêle à cette espèce de mouvement social
12:16qui n'est pas forcément coloré
12:18au sens extrême gauche du terme...
12:19Oui, ils disent
12:19« Ouh, c'est pas un mouvement d'extrême droite ! »
12:22Ne nous oubliez pas !
12:23Exactement.
12:24Voilà, non, mais je pense qu'ils peuvent
12:25agir aussi comme un repoussoir.
12:27Ça, c'est très clair.
12:28Vous êtes d'accord avec ça, Jean-Pierre ?
12:29Ils peuvent aussi agir comme un repoussoir ?
12:32Oui, je suis d'accord avec Alexandre.
12:33Je pense qu'ils vont...
12:34Ça va forcément être un repoussoir.
12:38Parce que peu importe
12:39qu'il y avait aujourd'hui derrière
12:40ce mouvement du 10 septembre.
12:42Mais c'est vrai qu'aujourd'hui,
12:43ce mouvement qui est soutenu par LFI,
12:47qui est soutenu par le NPA,
12:49qui est quand même juste...
12:50Enfin, je crois qu'il y a une plainte contre eux
12:52pour l'apologie du terrorisme en cours,
12:54qui est soutenu par les antifas,
12:56par le mouvement,
12:58le soulèvement de la terre.
12:59Là, si c'est pas aussi pour essayer
13:01de faire en sorte
13:03que le mouvement des agriculteurs
13:05soit un peu noyé dans tout ça,
13:07parce que tout ça, ça va les arranger.
13:08Et je me dis aujourd'hui,
13:09qui va aller dans...
13:10Qui, le 10 septembre,
13:11va se dire, tiens,
13:12je vais aller à côté
13:13des LFI, des antifas,
13:16des soulèvements de la terre,
13:18de ceux qui vont...
13:19De toute façon, on n'a rien à faire.
13:21Mettons leur drapeau
13:22palestinien pour soutenir le Hamas.
13:25Enfin, la majorité des Français
13:28concernés par les problèmes,
13:30tous les jours,
13:31je ne les vois pas y aller.
13:33Mais encore une fois,
13:33comme l'a dit Alexandre,
13:34la faim justifie les moyens
13:36chez LFI.
13:37Ils n'en ont rien à faire,
13:38que ce mouvement marche ou pas.
13:39Bien au contraire.
13:40Et en effet,
13:41même si derrière, aujourd'hui,
13:43on dit que c'est peut-être
13:44des mouvements un peu de droite,
13:45ou d'extrême droite,
13:46justement,
13:47c'est pour ça qu'ils veulent y aller.
13:48Je pense que ce sont
13:49les premiers à espérer
13:51que ce mouvement
13:52ne fonctionne pas.
13:54Alexandre Malafaille ?
13:56Je ne sais pas
13:57si c'est ça leur objectif.
13:58Je ne suis pas sûr
13:59qu'ils aient bien pris la mesure
14:00peut-être de l'ensemble
14:02des composantes
14:03qui soient en train
14:03de se coaliser.
14:05Voilà.
14:05Et je crois qu'effectivement,
14:06ce type de mouvements sociaux,
14:07populaires,
14:08ne sont pas des mouvements politiques.
14:10Et si à un moment donné,
14:11il y a trop de récupération politique
14:12par les uns ou par les autres,
14:13ça va en effet stériliser.
14:14Clairement, c'était né
14:15sur les réseaux sociaux
14:16par des citoyens.
14:17Mais c'est vrai,
14:18il a raison Jean-Pierre,
14:19parce qu'il y a une colère,
14:20on l'a vu,
14:21avec le mouvement des gueux,
14:22porté notamment
14:23par l'écrivain Alexandre Jardin.
14:24Il y a une vraie colère,
14:26il y a des citoyens
14:26qui souffrent,
14:27qui travaillent,
14:28qui ont du mal
14:29à joindre les deux bouts,
14:30parce qu'il y a
14:30beaucoup de charges en France.
14:32Effectivement,
14:33pour les gens qui travaillent,
14:33on tape un peu
14:34trop souvent sur le travail
14:36et c'est souvent spolié,
14:38ce genre de mouvement,
14:39peut-être,
14:39par cette minorité bruyante
14:42qui en profite,
14:43en effet,
14:43comme le dit Jean-Pierre,
14:44par sortir...
14:46On ne sait pas
14:47ce que ça a à voir
14:47avec le sujet,
14:49le drapeau,
14:50pro-palestinien,
14:51effectivement,
14:52c'est parfois
14:54un petit peu diffus.
14:55Tout se mélange,
14:55c'est-à-dire qu'on a besoin
14:57à la fois de causes,
14:58de boucs émissaires,
14:59le drapeau palestinien
15:00maintenant véhicule
15:01beaucoup d'autres idées
15:01que simplement l'idée
15:02de la Palestine
15:03qui est derrière,
15:03c'est finalement
15:04comme avec le drapeau algérien,
15:06c'est une forme
15:06de contestation,
15:07de remise en cause
15:08du système,
15:08de critiques,
15:09sachant que les gens
15:10ne se posent pas trop de questions
15:11quand vous faites des micro-drettoires
15:12et vous posez la question aux gens
15:13mais pourquoi
15:14vous portez ce drapeau,
15:15pourquoi, etc.
15:16L'argumentaire est en général assez court.
15:17Je ne sais pas si vous êtes placé
15:18Place de la République,
15:19ça m'est arrivé hier
15:20et je ne vous cache pas
15:21que j'ai été un petit peu choquée
15:22qu'on puisse laisser des drapeaux,
15:24il y avait le drapeau algérien
15:26à coller au drapeau palestinien
15:27sur la Place de la République
15:29à Paris,
15:30on peut se poser la question
15:31de qu'est-ce que ça fait là ?
15:33On pourrait poser la question
15:34à la mairie
15:34de l'arrondissement concerné
15:36et vous auriez une réponse
15:37en disant
15:38oui mais on ne peut pas,
15:39vous comprenez le droit
15:39d'expression,
15:41tout ça.
15:41On est dans un pays
15:42où à un moment donné
15:43la liberté des uns
15:44finit par empêcher
15:45complètement le système
15:45de tourner.
15:47Après sur la colère profonde,
15:48moi je pense que notre classe politique
15:49est quand même extrêmement responsable
15:50de ce qui nous arrive.
15:52Ça fait quand même
15:52des dizaines d'années
15:53que les scrutins électoraux
15:54racontent quelque chose,
15:56disent quelque chose
15:56de très précis
15:57sur ce qui se passe
15:58et qui est en train
15:58de s'amplifier depuis
15:59on va dire la fin,
16:00le début des années 2000.
16:01Quand vous voyez aujourd'hui
16:02le résultat d'une élection
16:03ne serait-ce que présidentielle
16:04où certes les gens se mobilisent
16:05mais vous avez en moyenne
16:07entre 50 et 60% des Français
16:09qui ne votent pas
16:10pour les partis qui gouvernent.
16:12Et les partis qui gouvernent
16:13qui après sont en fait
16:14des partis qui sont minoritaires
16:15même si le système
16:16leur a permis d'avoir une majorité.
16:17C'est ce que vous disiez
16:17effectivement Jean-Pierre,
16:18ces législatives,
16:20ça aussi ça crée de la colère
16:21certainement.
16:22Parce que d'ailleurs
16:22on a le sentiment
16:23et les gens aussi le disent
16:24dans le sondage
16:25qu'on a fait l'année dernière
16:25avec Edoxa,
16:27c'est exactement ce que
16:27les gens nous disaient.
16:28Ils disaient en fait
16:29on n'a pas le sentiment
16:30d'être écouté.
16:31Mais c'est 85% des Français
16:32qui disent ça.
16:33Donc ça attrapelle
16:33toutes les couches politiques,
16:34toutes les classes sociologiques.
16:35Donc cette espèce
16:36de déconnexion apparente
16:38et souvent réelle d'ailleurs
16:39de la classe politique
16:39qui est aux affaires
16:40et qui gouverne
16:42sans tenir compte
16:42de l'obligation
16:43de faire du consentement,
16:45de fabriquer des transitions
16:46qui soient cohérentes.
16:47On pourrait parler d'agriculture,
16:48sur les pas en arrière,
16:50les pas en avant.
16:51On envoie un message
16:51on veut faire de la souveraineté agricole
16:53et en même temps
16:53on veut appliquer
16:54le principe de récution.
16:55Donc on veut la sécurité,
16:56on veut la souveraineté
16:57et personne n'y comprend plus rien.
16:59Donc après qu'on fasse des choix
16:59et qu'on s'y tienne
17:00et tout ça alimente en effet
17:02une espèce de perdition de sens.
17:04On ne sait plus où on est
17:05et comme en plus
17:06en effet
17:06la France qui travaille
17:08et même la France
17:09qui est à la retraite
17:10se voit à chaque fois
17:11être effectivement
17:12la cible du système
17:13puisque comme il faut chercher
17:14de l'argent
17:15on le prend un peu.
17:16Les ultra-riches
17:17échappent souvent
17:18alors c'est ce qu'on dit
17:19en tout cas en apparence
17:19et qu'effectivement
17:20quand vous avez
17:21les moyens
17:22d'avoir des systèmes
17:23qui vous permettent
17:24d'optimiser
17:24vous le faites
17:25et c'est tout à fait légal
17:26mais pour en effet
17:27minimiser l'impact
17:28de la fiscalité en particulier
17:30et puis quand vous êtes
17:30dans la case
17:31de l'autre côté
17:32de l'échiquier
17:33à être très pauvre
17:34le système va vous aider
17:35mais on ne peut pas
17:37vous taxer davantage
17:38et la classe qui travaille
17:39et la classe qui jouit
17:40de sa retraite
17:40est une classe
17:41qui est en effet
17:42à chaque fois très taxée.
17:43On va remercier Jean-Pierre
17:45on va marquer peut-être
17:45une petite pause
17:46Julien Blanc
17:47oui
17:47on va prendre Eric
17:49dans quelques instants
17:50qui nous appelle aussi
17:51au standard
17:52Eric
17:52le temps juste de vous dire
17:53bonjour
17:54vous êtes là ?
17:55Oui bonjour
17:56Frétanie
17:56on marque une petite pause
17:58et on vous prend juste après
17:59et on parlera aussi
18:00avec plaisir
18:01à tout de suite Eric
18:02Europe 1
18:03Stéphanie Demuru
18:04et vous
18:05nous sommes en train
18:06de nous diriger
18:06vers une rentrée sociale
18:07explosive
18:08et ça ça vous fait réagir
18:10chers auditeurs
18:10sur le standard d'Europe 1
18:12on accueille Eric
18:13oui Eric
18:14qui nous joint
18:15de Rhône-Alpes
18:16c'est ça ?
18:17vous nous appelez
18:17de Rhône-Alpes ?
18:18Rhône-Alpes aussi
18:19comme l'auditeur précédent
18:20bon
18:20écoutez
18:21c'est une région
18:22qui écoute Europa
18:23on est ravis
18:24vous voulez réagir ?
18:25vous la sentez explosive
18:27vous aussi Eric
18:28cette rentrée ?
18:29explosive ?
18:31pas vraiment
18:31parce que vous savez
18:32qu'aujourd'hui
18:32le peuple est dans
18:33une sorte de conformisme
18:34entretenu par tous
18:35ces gens-là
18:36et bien évidemment
18:39ne vous étouffez pas
18:40Jean-Luc Mélenchon
18:42bien entendu
18:44a bien compris
18:45tout cela
18:46depuis bien longtemps
18:46il a opté
18:48pour une politique
18:48de rupture
18:49cette politique
18:50de rupture
18:50sous forme
18:51de clientélisme
18:52il a bien compris
18:54tout ça
18:54d'ailleurs
18:54il donne des signes
18:55au peuple
18:56en faisant élire
18:56entre autres
18:58Raphaël Arnon
18:59Louis Boyard
19:00Sébastien Delogu
19:01qui sont des gens
19:02qui sont issus
19:03de la population
19:03qui n'ont pas
19:04le cursus
19:04de toute cette représentation
19:06politique depuis 40 ans
19:07moi je n'ai pas du tout
19:10dans cette idéologie-là
19:11je ne partage pas
19:12les idées de Jean-Luc Mélenchon
19:13mais je dois reconnaître
19:14quand même
19:14que sa stratégie
19:15peut être payante
19:15et aujourd'hui
19:17votre intervenant
19:18sur le plateau
19:19alors effectivement
19:20Alexandre Malafaille
19:22qui est à côté de moi
19:23Alexandre Malafaille
19:24voilà
19:24donc je l'écoute
19:25avec attention
19:26mais effectivement
19:27tous ces intervenants
19:28qui dressent
19:29un diagnostic
19:30ils sont dans la lignée
19:31d'Éric Zemmour
19:32où ils dressent
19:33un diagnostic
19:33depuis des années
19:34ne donnent pas
19:35les solutions
19:36en fait
19:37le quatrième pouvoir
19:38dont vous faites partie
19:39entretient aussi
19:40ce conformisme
19:41auprès du peuple
19:42vous voulez dire
19:42les médias ?
19:44oui les médias
19:44la presse
19:45les médias
19:45vous entretenez
19:47on tâche sur Europe 1
19:47de ne pas trop
19:49justement
19:49être toujours
19:50dans le conformisme
19:52mais on essaye aussi
19:52de donner
19:53une pluralité
19:54d'opinions
19:55c'est ce qu'on nous reproche
19:55d'ailleurs parfois
19:56oui
19:57et d'ailleurs
19:58si j'interviens
19:59sur votre plateau
19:59c'est une de ces raisons-là
20:01effectivement
20:02que le groupe
20:03Vincent Bolloré
20:07a bien compris cela
20:08d'ailleurs
20:08je suis très étonné
20:09parce qu'il fait partie
20:10aussi de ses élites
20:12mais bon
20:12c'est un chef d'entreprise
20:13qui est pragmatique
20:14et j'ai suivi
20:15ces débats
20:16au niveau de la commission
20:18cet hiver
20:20et bon voilà
20:20on comprend très vite
20:21son idée
20:22donc il a raison
20:23et aujourd'hui
20:24pour répondre
20:25à ce que disait
20:25votre intervenant
20:26effectivement
20:26le peuple
20:27bouge un peu
20:29les mouvements citoyens
20:31commencent un peu
20:31à s'animer
20:32sauf que ces mouvements
20:33citoyens
20:34sont illico presto
20:35récupérés
20:36par une gauche
20:37qui s'empresse
20:38voilà
20:38bien évidemment
20:39moi je pense
20:41qu'il ne se passera rien
20:42ce mouvement du 10 septembre
20:44n'apportera rien du tout
20:45comme a apporté
20:45les gilets jaunes
20:46ça ne fait qu'entretenir
20:47si vous voulez
20:48le fait que le peuple
20:50vous savez
20:50depuis Pierre Poujade
20:51en 1950
20:52on traite le peuple
20:54de populisme
20:55de populiste
20:56et effectivement
20:56dès qu'on bouge un petit peu
20:58et bien on nous traite
20:59de populisme
20:59vous savez
20:59ces méthodes staliniennes
21:01elles fonctionnent encore
21:02moi j'ai peu d'espoir
21:04j'ai un espoir peut-être
21:06d'une figure
21:07importante
21:08issue du peuple
21:09issue de l'entrepreneuriat
21:10issue de l'entreprise
21:11qui a réussi
21:11dans sa vie professionnelle
21:12qui pourrait apporter
21:13sous forme de leader
21:15et qui serait
21:16en rupture totale
21:17avec la politique des partis
21:18ça ça peut être
21:19une des solutions
21:20mais sauf qu'aujourd'hui
21:21vous avez parmi
21:22notre population
21:22une division
21:24qui est entretenue
21:25par cette extrême gauche
21:26et cette division
21:27elle est en leur
21:28en leur avantage
21:31j'ai bien peur
21:33qu'en 2026
21:33ce que je ne fais pas
21:35aux prochaines élections
21:36et bien on voit
21:37à la place
21:38remplacement des écologistes
21:40le parti
21:41et les filles
21:42qui sera
21:42voilà
21:43le problème il est là
21:44en fait
21:44vous avez une population
21:45alors l'erreur de la droite
21:47c'est depuis des années
21:48de ne pas avoir parlé
21:49à cette population
21:49Marine Le Pen
21:51elle a parlé
21:52à cette population
21:53depuis peu
21:53mais voilà
21:55tous ces autres
21:56partis de droite
21:57depuis des années
21:57ils méprisent le peuple
21:58entretiennent le conformisme
22:00on peut faire le même reproche
22:02à la gauche républicaine
22:03mon cher Eric
22:04qui
22:05d'ailleurs
22:06on assiste beaucoup
22:08aussi
22:09à la montée
22:10du rassemblement national
22:11c'est souvent le reproche
22:12qui est fait à la gauche
22:13d'avoir abandonné
22:14le peuple
22:15Alexandre Malafaille
22:16voulait vous répondre
22:17parce qu'il y a eu
22:17plusieurs idées
22:18j'essayais de suivre
22:19votre pensée
22:20mais Alexandre Malafaille
22:21vous vouliez répondre
22:22à Eric
22:23pour la gauche
22:24et pour Jean-Luc Mélenchon
22:25la situation est très claire
22:26il est persuadé
22:27d'être le seul
22:28capable de se qualifier
22:28au deuxième tour
22:29donc ça il va tout faire pour
22:30et il ne va pas changer
22:32de stratégie
22:33pour ce que vous disiez
22:35vous avez raison
22:35il y a un problème
22:36parce que c'est du conformisme
22:38en tout cas
22:38il y a une forme de déconnexion
22:40et très souvent en effet
22:41beaucoup de gens
22:42en proposent
22:43mais rien ne se met en oeuvre
22:44le vrai problème
22:45depuis sans doute
22:4520 ans ou 30 ans
22:46ou 40 ans
22:46c'est une crise de résultats
22:48c'est-à-dire que la politique
22:48ne délivre pas suffisamment
22:50et c'est aussi ce qu'a expliqué
22:51l'arrivée au pouvoir
22:51d'Emmanuel Macron
22:52et qu'il est arrivé en 2017
22:53avec un vrai discours
22:54d'explication pour dire
22:56voilà pourquoi ça ne marche pas
22:57et moi je vais le faire
22:57donc vous parliez effectivement
22:58d'identifier un espèce de leader
23:00moi je ne crois plus à ça
23:01moi je ne crois pas
23:02que ce sera parce que
23:03nous aurons un leader
23:03tout d'un coup
23:04qui sortira de la société civile
23:05qui va arriver à régler
23:06tous les problèmes
23:07les problèmes sont
23:07beaucoup plus compliqués
23:08on est face à une difficulté
23:10aujourd'hui qui est que
23:11il faut non seulement
23:11avoir un leader
23:12mais sans doute
23:13une équipe autour de lui
23:14et avec un vrai projet
23:15et surtout une méthode
23:16ce qui ne marche pas aujourd'hui
23:17c'est la façon
23:18de fabriquer des décisions
23:20vous avez aujourd'hui
23:21une assemblée nationale
23:21qui est déconnectée
23:22de la représentation réelle nationale
23:24vous avez des parties
23:25aux affaires
23:26des gouvernements aux affaires
23:27qui gouvernent
23:28sans être capables
23:29de fabriquer ce qu'on appelle
23:30le consentement
23:30sans être capables
23:31de piloter de manière cohérente
23:33les transitions
23:33sans avoir fixé
23:34des objectifs clairs
23:35et de les tenir
23:35aujourd'hui on parle
23:36de souveraineté
23:37dans plein de domaines
23:38industriel, économique
23:39agricole, militaire etc
23:41mais quand vous regardez
23:42dans les faits
23:42ce qui se passe
23:42c'est plutôt souvent
23:43ou l'attentisme
23:45ou le contraire
23:46qu'on met en oeuvre
23:47donc tout ça
23:47ça ne fonctionne pas
23:48donc c'est une approche
23:49de la rénovation politique
23:51qui est beaucoup plus ambitieuse
23:52qu'il faudra porter
23:53et ce n'est pas simplement
23:54qu'une question de leader
23:55et c'est donc
23:56comme on n'a pas cette approche
23:57et que les gens ne voient pas
23:58les résultats arriver
23:58qu'est-ce qu'ils font ?
24:00Ils se laissent emporter
24:01par des courants politiques
24:02qui sont ceux de LFI
24:04qui promettent effectivement
24:05de tout casser
24:06et pour le coup
24:06d'aller jusqu'à la refond
24:07des institutions
24:08Merci Eric en tout cas
24:09d'être intervenu
24:11sur l'antenne d'Europe 1
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