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  • il y a 4 mois

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00:00Est-ce que vous vous considérez comme un média pro-russe ?
00:17Absolument pas.
00:18C'est assez simple comme question.
00:19Est-ce que vous, vous vous considérez comme un média pro-russe ?
00:21Je vous ai dit absolument pas.
00:22Je vous demande si vous êtes...
00:24Oui, pro-russe.
00:26D'autres mots si vous le voulez.
00:27Elle va être vachement intéressante, votre interview.
00:29Trois fois, non.
00:30Est-ce que vous répondez à ceux qui disent que votre ligne éditoriale est très pro-Kremlin ?
00:36Je réponds que c'est faux, encore une fois.
00:38Vous faites des cadeaux à la Russie qui ne nous vaut pas du bien.
00:40Mais je ne fais aucun cadeau à la Russie.
00:41Mais la question était beaucoup plus simple que ça, et ce n'était pas une accusation.
00:43Je vous disais, est-ce que vous n'avez pas peur d'affaiblir la France
00:47en tenant des positions qui sont, oui, plutôt proches de la ligne défendue par le Kremlin ?
00:53Alors, je vous le répète.
00:54C'est tout.
00:54C'est trois fois que vous avez des pensées.
00:55Je vous le répète.
00:56Je vous le répète.
00:56Oui.
00:57Je ne desserre pas les intérêts de la France.
00:59Est-ce que je veux les intérêts de la France ?
01:00Est-ce que vous entendez cet argument ?
01:02Des gens qui disent que vous êtes des faux patriotes, en fait.
01:04Vous ouvrez les bras aux Russes alors qu'ils sont humains.
01:06Ah, mais c'est hyper fatiguant, en fait.
01:09À vous ?
01:09Non, mais vous ouvrez les bras aux Russes.
01:11Est-ce que j'ouvre les bras aux Russes ?
01:13Je vais vous poser une question un peu différente.
01:15Vous me dites que pas du tout, que votre ligne éditoriale n'est pas alignée
01:20sur ce que peut dire le Kremlin.
01:23Pourquoi est-ce qu'on vous fait ce procès autant, alors ?
01:25Mais personne n'a fait ce procès à part vous, aujourd'hui.
01:27Ah bon ?
01:27Ben non.
01:28Ben non ?
01:28Ben non.
01:30Merci beaucoup.
01:31Ouais, c'était génial.
01:33Écoutez, oui, enfin je crois.
01:38Est-ce que vous vous considérez comme un média pro-russe ?
01:41Absolument pas.
01:45C'était un peu d'explication ?
01:46Ouais, bien sûr.
01:47En fait, je vois pas, c'est plutôt...
01:49Est-ce que vous pourriez m'expliquer votre question ?
01:51C'est-à-dire ?
01:52Ben pourquoi je devrais me considérer comme un média pro-russe ?
01:55On a chez vous des invités qui défendent une ligne qu'on voit peu ailleurs.
01:59Beaucoup d'invités, beaucoup de petites lignes-là.
02:02Est-ce que c'est quelque chose qui est assumé ?
02:04Est-ce que vous avez l'impression que non, c'est pas du tout le cas ?
02:06C'est assez simple comme question.
02:07Est-ce que vous, vous vous considérez comme un média pro-russe ?
02:09Je vous l'ai dit, absolument pas.
02:11Mais vous venez de dire que vous pensez ça,
02:15est-ce que nous avons des invités qui assument une ligne qui est différente ?
02:18Oui, on a des invités qui ont une ligne qui est différente.
02:20C'est même à peu près, je pense, notre rôle.
02:23En revanche, c'est pas une ligne pro-russe.
02:24Comment vous la définirez alors ?
02:26Pro-France, par exemple.
02:28Pro-souveraineté, pro-souverainiste, pro-intérêt français.
02:33Vous ne trouvez pas que vous avez une ligne qui est différente, par exemple ?
02:36Non, mais différent, ça ne veut pas dire qu'on ne sert pas d'intérêt français.
02:39Bon, je ne vous dis pas que vous, mais vous n'avez pas les intérêts français.
02:42Je vous demande si vous êtes une ligne pro-russe.
02:46D'autres mots, si vous voulez.
02:48Elle va être vachement intéressante votre interview.
02:50Trois fois, non, on n'a absolument pas une ligne pro-russe.
02:52Absolument pas.
02:54On a, encore une fois, une grande majorité d'invités qui défendent un intérêt français,
03:00qui n'a pas forcément entré en guerre avec la Russie.
03:02C'est-à-dire, absolument pas que ce soit pro-russe.
03:04Quand on regarde l'invité que vous recevez, vous recevez.
03:09Non, par exemple, Anne-Laure Bonnel, Alain.
03:13Alors ça, Anne-Laure Bonnel, beaucoup, il ne faut pas exagérer.
03:15Ce que je veux dire par là, c'est que vous avez recevé chez vous des gens qu'on ne voit pas ou peu ailleurs,
03:21et qui défendent des idées qu'on ne voit pas ou peu ailleurs.
03:24Ça, c'est une bonne chose.
03:24Ma question, elle est très simple.
03:25Pourquoi avoir cette démarche journalistique-là ?
03:29Ah, écoutez, c'est une magnifique démarche journalistique qu'on pourrait féliciter, d'ailleurs.
03:33Parce que, justement, on voit des gens qu'on ne voit pas ou peu ailleurs, comme vous l'avez très bien dit.
03:37Je pense que c'est justement le rôle des médias, notamment médias dits alternatifs ou indépendants,
03:42d'aller voir et de donner la parole à des gens qu'on n'entend pas forcément ailleurs,
03:45qui, en plus, pour nous, ont certains intérêts dans leur ligne.
03:47Qu'est-ce que vous appelez médias, du coup, alternatifs ?
03:50Notamment sur ces questions-là, les questions internationales,
03:53ou comment est-ce que vous définiriez, vous, votre façon, on va dire, de tenir votre antenne,
03:57de choisir les sujets, de choisir les invités,
03:59par rapport à ce qu'on peut trouver dans une rédac classique,
04:01ou ce que vous appelleriez un média mainstream, comme vous.
04:04Exactement, comme vous.
04:06Et bien, justement, le problème, comme on a pu l'entendre, d'ailleurs, aujourd'hui, en émission,
04:10c'est que vos médias, même si parfois, il y a des petits sujets intéressants,
04:14et d'ailleurs, c'est pour ça qu'on se permet régulièrement de citer des médias mainstream
04:19quand ils font des choses bien.
04:21Mais il y a un ton trop uniforme, en fait, trop aligné sur une ligne
04:25qui est celle, en général, du gouvernement aujourd'hui,
04:28et donc, on trouve ça dommage, et on essaie de chercher ailleurs,
04:31en fait, de permettre un pluralisme qu'on n'entend pas forcément, en fait, dans ces médias-là.
04:36Vous parlez de pluralisme, mais du coup, c'est plutôt entendre les idées d'en face,
04:41entre guillemets, ou entendre l'autre ligne.
04:43Oui. Donc, quand on entend une autre ligne, ça crée un pluralisme dans les faits d'ensemble.
04:48D'accord. Donc, l'idée, c'est de dire, chez nous, vous allez trouver ce que vous n'entendez pas ailleurs,
04:52quasiment d'ailleurs, que ce que vous n'entendez pas ailleurs.
04:55Et pour vous, c'est quoi ? C'est une forme de résistance ?
04:58C'est une forme de lutte contre une pensée qui serait unique ?
05:01Alors, oui, en fait, on ne va pas dire qu'il y a une pensée unique,
05:06mais il y a un alignement.
05:08Et nous, c'est sûr qu'on considère qu'on ne doit pas rentrer dans cet alignement,
05:15d'abord parce qu'on ne croit pas, et que comme on a une indépendance,
05:18ça permet justement ce pluralisme qui permet d'avoir un jeu de ping-pong,
05:23de réflexion, un esprit critique, qui permet à chacun, finalement,
05:26de se faire son opinion.
05:27C'est quoi cet alignement auquel vous ne croyez pas ?
05:29En fait, aujourd'hui, malheureusement, par exemple, si on prend le groupe Bouygues,
05:36LCI, par exemple, on entend à peu près toujours les mêmes sons de cloche sur le plateau
05:40concernant la guerre en Russie, le fait que, de toute façon,
05:45Véliac a déjà perdu la guerre, ou l'Ukraine gagne du terrain,
05:50enfin, c'est ce qu'on entend à peu près régulièrement.
05:51Et puis, il faut aller en guerre parce que sinon, Véliac n'étant pas dangereux,
05:57c'est lui qui va la déclencher.
05:58On a une forme d'idéologie qui pousse peut-être à un côté Bélicie, guerrier,
06:06et on entend peu d'autres sons de cloche.
06:10Et donc, nous, finalement, on se dit, en ayant d'autres personnes différentes,
06:14ça permet, en fait, avec vous, de jouer cette...
06:18Vous ne trouvez pas, vous, que la Russie est une menace potentielle
06:23pour l'Europe, pour la France ?
06:26Alors, déjà, pour l'Europe et pour la France, il y a deux choses.
06:31Je ne pense pas que la Russie...
06:32Je pense que jusqu'à maintenant, Vladimir Poutine a à peu près annoncé
06:36ce qu'il voulait faire, et il dit ce qu'il voulait faire.
06:39Je ne sais pas que c'est très bien, au contraire, on dénonce aussi.
06:45En revanche, je ne crois pas qu'on risque d'être envahis par la Russie.
06:48Je ne crois pas vraiment pas que...
06:50Mais bon, ce n'est pas à moi, moi, ce n'est pas très intéressant,
06:53parce que je pense que c'est plutôt les gens que je vais recevoir
06:56et les différents invités vont avoir des expertises en plus.
07:00Bien sûr, mais les gens que vous recevez, la façon dont vous menez
07:03l'interview, c'est vous.
07:05Enfin, vous, pas nos moments, d'ailleurs, mais votre rédaction.
07:07C'est choisi, ça.
07:08Ce n'est pas le fril du hasard.
07:11Oui, bien sûr.
07:12Oui, on a tous les éditoriales.
07:14Qu'est-ce que vous répondez, du coup, à ceux qui disent que votre ligne éditoriale,
07:18elle est très pro-Kremlin ?
07:20Je réponds que c'est faux, encore une fois.
07:22Complètement faux.
07:23On n'est pas pro-Kremlin.
07:24Ce n'est pas parce qu'on dit qu'on ne veut pas forcément entrer en guerre contre une Russie
07:28qui, aujourd'hui, n'ouvre pas, pour moi, un risque direct contre la France
07:33ou ne risque pas d'envahir la France, comme on a pu l'entendre.
07:38Et du coup, je vous prends au mot, mais il y a quand même assez peu de journalistes,
07:41même mainstream, comme vous dites, qui disent qu'il faut prendre les armes contre
07:44la Russie, à l'instant T.
07:45Oui ?
07:46Non, mais d'accord, mais il y a un accompagnement, un mouvement.
07:47Ce n'est pas ce qu'on entend sur les chaînes.
07:49On entend sur certains plateaux, dont certains, vous connaissez bien, il y a quand même un
07:54mouvement sur le fait qu'il faut réarmer contre la Russie, aujourd'hui, que le danger
07:59imminent, c'est la Russie, que la menace, c'est la Russie.
08:02Ça, on l'entend quand même, non ?
08:04Est-ce que ce n'est pas compréhensible de se dire que face à un pays qui a décidé
08:06d'en envahir un autre militairement, l'Europe doit effectivement se
08:10poser les bonnes questions, face à ce que beaucoup appellent la menace russe, la
08:14menace potentielle russe ?
08:16Oui, alors déjà, la menace potentielle, c'est bien de l'avoir précédé.
08:20Oui, mais encore une fois, la Russie a envahi l'Ukraine, mais je ne pense pas qu'elle
08:25aille envahir demain à Paris.
08:28Voilà, c'est tout.
08:29Après, qu'on défende nos intérêts, que nos intérêts soient liés aussi à des
08:33intérêts de l'Union européenne et de l'Europe, évidemment.
08:35Mais je veux dire, le problème, c'est qu'on a des discours qui sont un peu simplistes
08:39aujourd'hui.
08:40Et je pense, encore une fois, que les intérêts de la France ne sont pas forcément, ils sont
08:43peut-être justement dans une position d'équilibre, dans une position de négociation, dans
08:47une position diplomatique que, par exemple, le général de Gaulle aurait pu promouvoir,
08:53même aujourd'hui, de participer aux négociations de paix, par exemple.
08:58Ça aurait pu être intéressant pour la France.
09:00Et ce n'est pas étonnant pour un média qui se revendique, comme vous le disiez
09:03justement, patriote, d'être contre le fait que la France se pose des questions par
09:09rapport à la menace d'un pays extérieur.
09:17La menace d'un pays extérieur, donc vous parlez de la Russie.
09:19Bien sûr.
09:21La France doit défendre ses intérêts, donc de toutes menaces possibles, évidemment,
09:26encore une fois, je le répète, et d'ailleurs, pas que les menaces russes, parce que pour
09:30le coup, il y a des choses qui sont mises à l'œuvre aujourd'hui, notamment côté
09:34allemand, qui économiquement ne joue absolument pas les intérêts français.
09:38Ça, j'aimerais bien que d'autres médias en parlent.
09:41Par exemple, pourquoi on ne parle pas de cette menace économique ? Il y a une guerre économique,
09:44on peut aussi en parler.
09:46Est-ce que vous entendez cet argument des gens qui disent que vous êtes des faux
09:50patriotes, en fait ? Vous ouvrez les bras aux Russes alors qu'ils sont une menace ?
09:53Ah, hyper fatiguant, en fait.
09:54Vous ouvrez les bras aux Russes ? Est-ce que j'ai bien les bras aux Russes ?
09:59Je ne vous dis pas ça, je dis que...
10:01Mais qui me dit ça ? Moi, je n'ai jamais entendu personne ne me le dire.
10:03C'est souvent ce qui est reproché aux gens qui tiennent cette ligne-là, c'est de
10:06leur dire, vous faites des cadeaux à la Russie, qui ne nous ouvrent pas du bien.
10:09Mais ça ne fait aucun cadeau à la Russie ?
10:10Quel cadeau ? À quel moment vous voyez qu'on fait un cadeau à la Russie ?
10:12En promouvant un narratif.
10:14À quel moment j'ai dit ce que Vladimir Poutine dit est génial ? Jamais.
10:18Je ne sais pas parce qu'on entend quelqu'un qui dit qu'il faut défendre les intérêts
10:22français, et français et pas les intérêts américains ou pas les intérêts d'Ursula
10:26von der Leyen, que je s'écrouille.
10:28Mais la question était beaucoup plus simple que ça, et ce n'était pas une accusation.
10:30Je vous disais, est-ce que vous n'avez pas peur d'affaiblir la France en tenant des
10:36positions qui sont, oui, plutôt proches de la ligne défendue par le Kremlin ?
10:39C'est tout, et cet argument qui est de dire que...
10:42Je vous le répète, je ne desserre pas les intérêts de la France, parce que je veux
10:46les intérêts de la France, et pour moi, mais je distingue, attendez, je distingue
10:49les intérêts de la France et les intérêts de la Russie, mais pas une seule seconde
10:52je défends les intérêts de la Russie, pas une seule seconde.
10:54Mais vous pensez que les intérêts de la France passent par plus de collaboration
10:58avec la Russie ?
10:59Non, pas de collaboration avec la Russie.
11:05Je ne demande pas, personne n'a dit qu'il fallait une collaboration avec la Russie.
11:09Ce n'est absolument pas ce qu'on dit.
11:10C'est quoi, c'est plus d'écoute, plus de...
11:12C'est avoir un point de vue diplomatique, d'équilibre aujourd'hui, qu'aurait fait
11:16le général de Gaulle ? Il l'a toujours fait, il a dit qu'il faut une position d'équilibre
11:19entre les deux blocs, entre les Américains et la Russie.
11:22Pourquoi nous, on n'est pas capable, par exemple, d'être ce pays qui serait aujourd'hui
11:27à l'origine des négociations, par exemple ?
11:30Ou qui serait tout simplement faire valeur ses intérêts entre les Etats-Unis qui n'ont
11:35pas forcément non plus les intérêts français dans leur cœur et la Russie.
11:40Vous voyez ce que je veux dire ?
11:41Pour moi, c'est défendre ses intérêts, nos intérêts à nous.
11:45Et on parlait de votre ligne éditoriale, des personnes que vous recevez sur votre antenne.
11:49Vous recevez pas mal de personnes qui bossaient avant pour RT France.
11:52Je crois même que vous avez un de vos chroniqueurs qui y était.
11:56C'est un parti pris ?
11:57Non, absolument pas.
11:59Il se trouve que, je ne sais pas si c'est qui le chroniqueur, ok, vous faites...
12:02Le chroniqueur, c'est Nicolas Vidal.
12:04Oui, Nicolas Vidal, il était aussi sur Sud Radio.
12:06J'ai commencé à Sud Radio avant qu'il commençait à RT.
12:08Donc, si vous voulez, je ne récupère pas RT pour récupérer RT.
12:12Je connais des gens qui étaient bons avant et qui parlaient des Gilets jaunes, notamment.
12:16C'était la première ligne de Nicolas Vidal.
12:18Et pour moi, les Gilets jaunes, par exemple, c'est un sujet fondamental
12:21parce que je pense qu'on n'a toujours pas à régler cette crise.
12:24Je vais vous poser une question un peu différente.
12:26Vous me dites que pas du tout, que votre ligne éditoriale n'est pas alignée
12:32sur ce que peut dire le Kremlin.
12:35Pourquoi est-ce qu'on vous fait ce procès autant ?
12:37Personne n'a fait ce procès à part vous aujourd'hui.
12:39Ah bon ?
12:39Bah non, non.
12:41Franchement, qui m'a fait ce procès ?
12:43Alors, je veux dire, on a une audience qui grandit tous les jours.
12:46On a des gens qui sont en attente, justement, de cette ligne qu'on porte.
12:49Et à part vous, aujourd'hui, votre armée de techniciens, on n'a personne...
12:58Je vous présente la réalisatrice du documentaire.
13:01Oui, d'accord.
13:03Non, mais je veux dire, nous, on n'a jamais eu de procès de la sorte.
13:07Voilà, tout va bien.

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