Franz-Olivier Giesbert, journaliste et écrivain, s’exprime sur la gouvernance problématique actuelle de la France : «La classe politique est en dessous de tout».
00:00Je ne suis pas sûr. Je ne suis pas sûr parce que je pense que les Français n'ont pas vraiment conscience encore de la situation.
00:06On le voit quand on regarde les enquêtes d'opinion, il y a quand même deux Français sur trois qui sont derrière le mouvement bloquant tout.
00:14Ça montre bien qu'ils n'ont pas du tout conscience de la situation. Quant à la classe politique, je dirais qu'il est au-dessous de tout.
00:21C'est inimaginable. C'est pour ça que j'ai le sentiment qu'on est un peu en mai 58, si vous voulez, avant l'arrivée du général de Gaulle.
00:26Sauf que là, je cherche, je ne vois pas le général de Gaulle. Je ne le vois pas encore.
00:30Cela étant, vous savez, les grands sauveurs, ça peut être, en Grande-Bretagne, il y a eu Margaret Thatcher, conservatrice.
00:36On ne va pas dire que c'était quelqu'un de très charismatique. Elle était très étriquée, petite bourgeoise, etc.
00:42Mais elle avait une volonté de faire et c'est pour ça qu'elle a réussi.
00:45Même chose en Allemagne. Là, c'était le social-démocrate socialiste Gérald Schröder qui, lui, était toujours un peu pompette, toujours un verre dans le nez.
00:54Bon, à l'arrivée aussi, il a sauvé son pays.
00:57Avec la même volonté. Vous ne voyez pas cette volonté aujourd'hui ?
00:59Peut-être. Il y en a quelques-uns qui vont peut-être se manifester. Je l'espère. Mais simplement, il ne faut pas attendre le général de Gaulle.
01:04Et là, si vous voulez, ce qui me frappe, la ressemblance avec mes 58, c'est la classe politique.
01:09C'est-à-dire cette assemblée épouvantable où personne ne comprend rien, avec une espèce d'ignardise économique hallucinante.
01:16Et je pense toujours aux phrases du général de Gaulle, à la fin de la Quatrième République, avant qu'il arrive au pouvoir,
01:23qui traitaient tous ces gens à l'Assemblée nationale de les trottes menus de la décadence, les farfadés de l'abandon, les émasculés, les planches pourries, etc.
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