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  • il y a 4 mois
Après la décision de François Bayrou d'engager la responsabilité de son gouvernement via un vote de confiance le 8 septembre et face à la mobilisation sociale qui se prépare, la France entre dans une nouvelle période de turbulences politiques. Analyse avec trois spécialistes de la politique. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-du-mercredi-27-aout-2025-5040700

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00:00France Inter, Nicolas Demorand, Benjamin Duhamel, la grande matinale.
00:05Et avec Benjamin Duhamel, nous vous proposons ce matin une table ronde sur la situation politique,
00:11peut-être la crise ouverte par la décision de François Bayrou de solliciter la confiance des députés.
00:19J'attends vos questions évidemment au 01 45 24 7000 et sur l'application de Radio France.
00:27Trois invités au micro d'Inter pour en parler, Benjamin.
00:30Marc Lazare, bonjour, merci d'être avec nous.
00:33Historien, professeur émérite à Sciences Po, vous publiez chez Gallimard en novembre
00:36pour l'amour du peuple, histoire des populismes en France, 19e, 21e siècle.
00:40Bonjour Néla Latrousse, merci d'être avec nous, éditeuriste politique à BFM TV.
00:45Et bonjour Jérôme Sainte-Marie, sondeur en charge du campus Émera,
00:49c'est l'école de formation des cadres du Rassemblement National.
00:51Soyez les bienvenus et revenons donc à cette conférence de presse de François Bayrou.
00:57Lundi, la seule annonce d'envergure a été cette décision de solliciter le vote de confiance des députés.
01:05À ce stade, les oppositions ne lui accorderont pas la confiance et sa chute est donc probable.
01:13Première question, la même à tous les trois.
01:15Avez-vous compris tout simplement cette décision de François Bayrou ?
01:20Est-ce du panache ou une forme de suicide politique ?
01:24Néla Latrousse.
01:26François Bayrou anticipe ce qu'il pensait inéluctable au mois de décembre.
01:31Au fond, il fait ce qu'Emmanuel Macron avait fait un an avant avec la dissolution.
01:34Dissolution pour éviter la censure au moment du budget.
01:36François Bayrou utilise le seul outil institutionnel qui est à sa disposition.
01:40Enfin, l'un des seuls.
01:41Il aurait pu annoncer qu'il ferait un premier 49-3 pour mettre au défi les oppositions de le faire tomber via une motion de censure.
01:50Il choisit une voie qui, pour tout vous dire, m'a étonné.
01:54Car l'issue est bien plus lisible que celle d'une motion de censure.
01:58Une motion de censure, il faut absolument 289 députés pour le faire chuter.
02:03En passant par le vote de confiance, il s'expose à une majorité simple qui le fasse chuter.
02:10Et donc, de ce point de vue-là, je l'ai analysé.
02:13Peut-être me trompe, j'ai peut-être l'avenir me donnera tort.
02:17J'espère raison.
02:18Je l'analyse comme une anticipation d'une issue inéluctable.
02:22Et un François Bayrou qui préfère finalement choisir sa date de sortie.
02:25Marc Lazard, Néla Latrousse, comparait cette annonce de François Bayrou à la décision de dissoudre du président de la République.
02:32On a vu le résultat et les conséquences politiques aujourd'hui.
02:35Y a-t-il la moindre rationalité dans cette décision du Premier ministre de se soumettre à un vote de confiance le 8 septembre ?
02:42Alors, c'est difficile à être dans le cerveau de François Bayrou.
02:47Manifestement, d'après ce que vous, journalistes, nous dites,
02:50il y a eu un entretien fort de Brégançon avec le président de la République.
02:54Donc, ce serait en accord avec le président de la République.
02:57Je pense qu'il y a plusieurs calculs.
02:59Je crois qu'il ne s'attendait pas à une réaction aussi immédiate des oppositions,
03:04du Rassemblement National et du Parti Socialiste,
03:06même si le Parti Socialiste a mis un peu plus de temps que la France Insoumise.
03:10On voit bien qu'hier, lors de son réunion avec la CFDT,
03:14où il est allé à la CFDT, il a essayé de lancer quelques signes.
03:17Donc, il essaye de se battre comme un chien.
03:18Dites-vous, vous, les journalistes, ou plus exactement, paraît-il, c'est les termes...
03:22C'est François Bayrou qui le dit pour faire de l'express, je me battrai comme un chien.
03:26Exactement.
03:26Mais moi, je crois qu'il y a un calcul politique, c'est clair.
03:31Prendre les Français, expliquer aux Français qu'ils mettent les autres partis politiques devant leurs responsabilités,
03:38c'est en ce sens-là qu'on pourrait parler d'une forme de panache.
03:41Attention, je pense aussi que c'est quelqu'un qui n'a pas renoncé à d'autres ambitions,
03:45notamment pour 2027.
03:46Il faut quand même rappeler que François Bayrou s'est toujours battu sur la question de la dette,
03:50donc il y a une certaine cohérence.
03:52Je crois que c'est un calcul très incertain.
03:54Mais surtout, je pense que c'est du réalisme, ça vient d'être dit,
03:57c'est l'analyse de la situation au Parlement.
04:00Et moi, je vois deux points comme historien qui me frappent.
04:03D'une part, que la Ve République ressemble de plus en plus étrangement à la Ve République.
04:08Quatre Premiers Ministres depuis 2022, c'est absolument inédit.
04:12Et surtout, c'est le constat de quelque chose de très grave.
04:15Y compris pour nos institutions.
04:17C'est-à-dire que François Bayrou était peut-être celui dont on pouvait penser,
04:20un peu aussi avec Michel Barnier,
04:22qu'il pouvait créer une forme de, entre guillemets, de démocratie parlementaire.
04:25D'essayer de redonner du pouvoir au Parlement,
04:27qui est une des grandes obsessions.
04:28On dit que le pouvoir exécutif est trop fort et qu'il fallait un peu plus de Parlement.
04:31Il faudra essayer de comprendre ce qui s'est passé.
04:34Je pense que c'est un peu trop tôt.
04:35Parce que c'est l'échec aussi de cette pratique parlementaire
04:39dont on dit souvent qu'il existe dans d'autres pays.
04:41C'est impossible.
04:41On va y revenir sur ce point.
04:43Jérôme Saint-Marie, retour à la 4ème République, disait Marc Lazard.
04:47Est-ce que François Bayrou est à la recherche de son moment Mendes France,
04:51président du Conseil, qui a œuvré pendant quelques mois
04:54et qui a fini par partir bloqué par les contingences politiques ?
04:59Est-ce que c'est ce que revise, ce que recherche François Bayrou ?
05:03Je trouve cette rhétorique extrêmement indulgente.
05:06En réalité, François Bayrou se trouve dans une impasse politique totale.
05:11Il le sait parfaitement.
05:13Il pratique une forme de refus d'obstacle.
05:15Puisque j'ai le plaisir de débattre avec l'historien Marc Lazard un tout petit peu d'histoire politique,
05:19ça m'a un petit peu rappelé, voyez-vous, le refus d'obstacle de Jacques Delors
05:24quand il renonce à être candidat en décembre 94, donc pour l'élection de 95.
05:30Et il le dit d'ailleurs dans cette émission, il le dit, donc il y a un effet de surprise,
05:35et il déclare, oui les sondages sont bons pour moi,
05:38mais je n'aurai pas la base politique pour mener la politique que je souhaite.
05:42Là, de manière encore plus évidente,
05:44François Bayrou sait bien qu'il n'a pas cette base politique au Parlement.
05:48Et une des raisons pour lesquelles il ne l'a pas au Parlement,
05:52c'est qu'il ne l'a pas dans le pays.
05:53Je rappellerai un sondage IFOP tout à fait récent
05:55montrant que seuls 18% des Français font confiance à François Bayrou comme Premier ministre.
06:02Donc ce n'est pas un problème d'absence de dialogue au Parlement,
06:05c'est le fait que les Français ne veulent pas de la politique
06:08qui a été proposée à travers ce budget relativement punitif
06:12et sans réforme de structure proposée par François Bayrou.
06:14Et maintenant alors, si le gouvernement tombe, que peut-il se passer ?
06:18Jean-Luc Mélenchon était à ce micro hier,
06:21il a parlé de crise de régime,
06:24vous faisiez un point d'histoire,
06:27lui aussi a fait un point d'histoire,
06:29il évoquait 1788, soit la veille de la Révolution française,
06:35et 1957, quand la Quatrième République était à bout de souffle.
06:40Crise de régime, a-t-il dit ?
06:42Est-ce que vous partagez ce diagnostic, cette analyse ?
06:46Marc Lazard ?
06:47Non, je crois qu'on n'en est pas encore là, ou pas encore.
06:50On est dans une crise politique particulièrement grave,
06:52donc encore une fois quelque chose qui évoque la Quatrième République,
06:55mais on n'est pas sous la Quatrième République.
06:57Le président de la République a encore justement toute la Constitution à sa disposition pour agir.
07:03Donc on est dans une situation, évidemment,
07:05Jean-Luc Mélenchon c'est son espérance,
07:07ce n'est pas la première fois qu'il annonce et qu'il fait ce type d'annonce,
07:10s'il est dans cette idée, j'allais presque dire obsession, de la Révolution citoyenne,
07:14en plus avec le mouvement social du 10 septembre,
07:17donc la combinaison d'une action sociale plus d'une action politique.
07:21Il insistait sur le fait qu'on vivait un moment de bascule historique.
07:25C'est certainement un moment important, là, de ce point de vue-là, je le rejoins,
07:29parce qu'en tout cas on va voir ce que va décider le président de la République.
07:32On sait ce qu'il a comme possibilité.
07:35Il va essayer de nommer un autre Premier ministre.
07:37Normalement, avec Emmanuel Macron, il y a toujours des surprises,
07:40donc il faut faire très attention.
07:41Quel type de Premier ministre il peut trouver ?
07:44Quelqu'un de son camp ? Quelqu'un d'un autre camp ?
07:47Vous vous souvenez peut-être, Nicolas Demran,
07:48que vous aviez eu l'amabilité de m'inviter pour la notion de gouvernement technique à l'italienne ?
07:54Bon, on en avait parlé,
07:56mais tout ça est très incertain pour deux raisons.
07:58D'une part, parce qu'il se retrouvera dans la même position qu'il est,
08:02dans la même situation qu'il est depuis 2022,
08:05pas de majorité.
08:06Et d'autre part, et là je rejoins Jérôme Saint-Marie,
08:08oui, parce qu'il y a une impopularité, une défiance politique considérable dans ce pays.
08:13Sinon, crise de régime, n'est-la-la-trousse, du moins,
08:15blocage institutionnel,
08:17un budget qui doit être voté,
08:19au risque de se retrouver dans la même situation qu'il y a un an,
08:23une majorité introuvable.
08:25C'est le résultat et la donne politique
08:29que François Bayrou et le Président de la République doivent gérer aujourd'hui.
08:32Oui, et quand on dit majorité introuvable,
08:34ce que l'on dit, c'est pas de budget alternatif.
08:35C'est-à-dire qu'à ce stade,
08:38qu'est-ce qu'il se passe après le 8 septembre,
08:40que François Bayrou reste ou ne reste pas,
08:42votre invité Gabriel Attal le disait il y a quelques instants,
08:46il faudra trouver un budget.
08:47Et pour l'instant, en l'état des forces politiques à l'Assemblée nationale,
08:50il n'y a pas de budget alternatif
08:51qui réussissent à convaincre une majorité de députés
08:54ou qui, en tout cas, puissent à ce stade éviter la censure du gouvernement.
09:00Et donc c'est à la lumière de cette donne-là
09:02qu'effectivement réapparaissent ces notions de gouvernement technique.
09:08Emmanuel Macron, ce qui lui incombe institutionnellement,
09:10c'est de nommer un Premier ministre.
09:11Si ce Premier ministre est exposé à la même méfiance des députés,
09:17à cette même impossibilité de faire passer un budget
09:19dans un contexte compliqué
09:21qui est aussi celui de municipal qui arrive l'année prochaine
09:24et donc pour un certain nombre de groupes politiques,
09:26de projections dans des élections
09:28et dans une possible sanction des Français.
09:30Dans le refus du Parti Socialiste de voter la confiance
09:33et même dans l'annonce qui est faite de voter contre,
09:35il y a cette idée que 7 Français sur 10 sont opposés
09:37et que cela pourrait avoir des conséquences
09:39au moment des municipales prochaines.
09:40Donc pour l'instant, effectivement, blocage institutionnel.
09:44Ce qui fait dire à Jean-Luc Mélenchon,
09:46mais pas seulement, mais aussi à Jean-François Copé
09:48du côté des Républicains,
09:49que la solution se trouve du côté du Président de la République
09:52et que c'est à lui de reprendre l'initiative.
09:54Jean-François Copé dit carrément,
09:54il faut qu'il programme sa démission au lendemain des municipales.
09:57Sinon démission, en tout cas,
09:59Emmanuel Macron, qui avait évoqué lors de ses voeux
10:01la possibilité de référendum,
10:02peut peut-être essayer de trouver là une sortie institutionnelle.
10:06Reste à trouver la question.
10:07Jérôme Sainte-Marie ?
10:08Oui, j'ai envie de tirer encore le fil historique.
10:10Et puisque vous me dites que Jean-Luc Mélenchon
10:12a parlé de 1788,
10:14on peut faire quelques parallèles.
10:161788, c'est une crise financière
10:18qui est due à l'impéritie du régime,
10:21enfin d'ancien régime.
10:22Il l'a dit.
10:23Voilà, vous voyez, je ne l'ai pas entendu.
10:24Vous parlez comme Jean-Luc Mélenchon.
10:25Voilà, et donc je ne l'ai pas entendu.
10:27Mais de fait, vous avez effectivement une crise financière
10:30que le régime en place essaye de faire payer au peuple.
10:33Nous en sommes exactement là,
10:34avec le discours moralisateur
10:36et assez indécent à mes yeux de François Bayrou.
10:38Vous ne l'avez pas trouvé réaliste, ce discours ?
10:41Non, pas du tout.
10:41Quand on regarde les chiffres, ce n'est pas glorieux.
10:43Nous expliquer que c'est parce que les Français consomment trop
10:46que nous en sommes là est assez inconcevable.
10:50Quand on est un pays qui, à l'issue des choix,
10:51notamment aux Européens,
10:53prôné par François Bayrou et ses amis,
10:54par Emmanuel Macron,
10:56nous sommes dans une situation de désindustrialisation dramatique.
10:59Il y a eu un excellent rapport d'Alexandre Loubet,
11:01député RN,
11:02Jérôme Saint-Marie, pardon,
11:03mais plutôt que de dire que c'est que les Français qui nous sommes trop...
11:05On a un problème de production,
11:06un problème, etc.,
11:07qui est lié au choix des majorités antérieures.
11:10François Bayrou dit surtout que l'État dépense trop.
11:13Là-dessus, nous sommes d'accord.
11:15Mais c'est aussi les problèmes budgétaires.
11:17Et si nous sommes sous la menace des marchés financiers,
11:20c'est bien parce qu'on a un problème de production qui est massif.
11:22Je continuerai la comparaison de 1788,
11:24si vous me permettez,
11:25sur le fait que 1788,
11:26ce n'est pas encore la révolte populaire.
11:28C'est la crise avec ce qu'on appelait les parlements
11:30et la journée des tuiles à Vizille,
11:32proche de mon département des Hautes-Alpes.
11:35Marc Lazare,
11:36vous qui êtes un grand spécialiste de l'Italie,
11:39pays qui a la réputation d'être instable politiquement,
11:44est-ce qu'il y a quelque chose d'italien aujourd'hui
11:47dans la vie politique française ?
11:49Est-ce que nos institutions dysfonctionnent
11:51ou est-ce qu'elles se rapprochent tout simplement
11:54d'un modèle parlementaire plutôt banal ?
11:57Alors, mon cher Nicolas Demerand,
11:58cette idée que l'Italie est instable...
12:01Les réputations !
12:02Oui, les réputations,
12:03mais ça s'arrête à partir de 1993-94.
12:06Voilà, donc ça remonte dans le temps.
12:08Donc il faut actualiser vos connaissances historiques,
12:11permettez-moi de vous le dire.
12:12Je ne l'aurais pas dit.
12:13Depuis les années 90,
12:15on a un système d'alternance en Italie.
12:17Alors c'est vrai que depuis le début du XXI siècle,
12:20il y a eu des moments de très grande instabilité
12:22parce qu'il n'y avait pas de majorité parlementaire.
12:24Quand même !
12:25Voilà !
12:26Merci de le reconnaître !
12:28Je vous rattrape.
12:29Merci beaucoup !
12:30Mais depuis 2022,
12:31justement,
12:34après plusieurs années
12:35où à chaque élection,
12:36il n'y avait pas de majorité,
12:37est sorti un gouvernement de droite
12:38dirigé par Giorgia Meloni
12:40qui est le résultat d'une majorité de votes.
12:44C'est vrai que quand on regarde les médias italiens,
12:47il y a un certain sourire un peu narquois
12:49de la part des Italiens
12:51en disant
12:51que la France est dans une situation
12:53de grave instabilité
12:54alors que nous,
12:55nous sommes stables.
12:56Donc incontestablement.
12:57Et ça renvoie d'ailleurs,
12:59toujours vu d'Italie,
13:00mais je reviens juste après à votre question,
13:02que pendant longtemps,
13:03un certain nombre de partis politiques,
13:04y compris du côté de la gauche,
13:06regardaient du côté de la Ve République
13:07comme un modèle
13:08pour essayer d'avoir un pouvoir exécutif plus fort
13:11pour sortir des instabilités parlementaires.
13:14Dont je parlais !
13:14Voilà !
13:15Donc moi, je crois que justement,
13:16ce qui est intéressant
13:17d'un point de vue historique,
13:18c'est quoi qu'il va se passer,
13:20quelle que soit la situation qui va sortir,
13:22quelle que soit la solution,
13:23s'il y en a une qui va sortir,
13:24je crois qu'il y a une réflexion
13:25sur les institutions.
13:26Ça, c'est incontestable.
13:28Certains veulent la VIème République
13:29comme Jean-Luc Mélenchon,
13:30mais quoi qu'il en soit,
13:31je pense qu'il y aura une nécessité
13:33de repenser,
13:34en tout cas,
13:35les institutions de la VIème République,
13:37incontestablement.
13:38Néla Latrousse,
13:39pour tenter d'éclairer les auditeurs
13:40qui se posent la question de l'après,
13:43au-delà du symptôme
13:44et de ce que cela dit
13:45d'une éventuelle crise
13:46des institutions de la Vème République,
13:47il se passe quoi ?
13:49Il y a un nouveau Premier ministre
13:50qui est nommé le lendemain.
13:52Pourquoi il ou elle réussirait mieux
13:55ou davantage que François Bayrou ?
13:57Est-ce qu'au contraire,
13:58on rentre dans l'inconnu ?
14:01Le 8 septembre au soir,
14:02si François Bayrou tombe,
14:04que se passe-t-il ?
14:05Un Premier ministre est nommé,
14:06institutionnellement.
14:08Ce Premier ministre chargé...
14:09Ça peut prendre un peu de temps.
14:11Et puis,
14:12j'ai le souvenir que l'été dernier,
14:15l'été 2024,
14:17cela avait pris du temps
14:19pour Emmanuel Macron,
14:20pour espérer trouver
14:21le Premier ministre
14:22qui pouvait résoudre
14:23cette équation politique.
14:24C'était Michel Barnier.
14:25Il a duré trois mois.
14:27François Bayrou a réussi
14:28à passer l'écueil du budget,
14:29mais dans ces circonstances
14:30particulières d'une censure
14:31que l'on n'avait pas vue
14:32depuis plus de 60 ans.
14:35Et donc,
14:36de ce point de vue-là,
14:37le nouveau Premier ministre
14:39pourrait espérer aller
14:39à un moment de sidération
14:40dans le pays
14:41qui lui permette
14:42de faire passer un budget.
14:42mais là encore,
14:44la perspective des municipales
14:45me fait douter
14:46de cette possibilité-là.
14:47Et puis surtout,
14:48plus l'on approchera
14:48de la présidentielle,
14:49puisqu'on n'a pas encore
14:50prononcé la date de 2027,
14:53mais qui est de fait
14:54dans tous les esprits,
14:55plus il deviendra coûteux
14:56pour un mouvement politique
14:58d'accepter des choix difficiles.
15:02Pour tout vous dire,
15:02au-delà de ce budget 2026,
15:05ce qui m'inquiète,
15:05c'est également le budget 2027.
15:07Dans les prévisions
15:07qui sont faites
15:08par le gouvernement,
15:08l'objectif,
15:09c'est de trouver
15:10pas moins de 120 milliards
15:11d'économies,
15:12160 même,
15:13il me semble,
15:14d'ici 2030.
15:16On est bien au-delà
15:17des 44 milliards
15:18qui sont proposés
15:19par François Bayrou,
15:21tout cela sous le regard
15:23des marchés financiers.
15:24Donc de fait,
15:25pour répondre à votre question,
15:26Benjamin,
15:27un nouveau Premier ministre
15:29devrait non seulement
15:30passer l'écueil
15:30de l'Assemblée nationale,
15:31mais également passer
15:32l'écueil des marchés financiers,
15:35passer l'écueil
15:36des prochaines municipales.
15:37Que se passe-t-il
15:37s'il passe un budget
15:38et si son mouvement politique
15:40est balayé
15:41aux prochaines municipales,
15:42est-ce que l'on n'en tirera
15:43pas tous la conclusion
15:44que là encore,
15:45les Français ont de nouveau
15:46exprimé une défiance ?
15:47Juste,
15:48d'un mot Marc Lazare,
15:49puisque là encore,
15:50je sollicite votre expertise
15:51et notamment
15:51comparaison avec l'Italie,
15:53Néla Latrous parlait
15:54de la situation financière.
15:56Hier,
15:56à ce micro,
15:57le ministre de l'Économie
15:58et des Finances,
15:58Éric Lombard,
15:59pointait
15:59et parié sur le fait
16:01que dans les 15 jours
16:02qui allaient arriver,
16:03l'Italie se financerait
16:04moins cher que la France
16:06sur les marchés financiers
16:07que ce qu'on appelle
16:08les OAT,
16:08les obligations
16:09pour refinancer la dette
16:10à 10 ans,
16:11eh bien,
16:12seraient à des taux
16:13plus avantageux
16:14que la France.
16:15Là encore,
16:15pour un pays l'Italie
16:17qu'on qualifiait
16:18d'homme malade,
16:19femme malade de l'Europe,
16:20cela montre bien
16:21que cette crise,
16:21elle est beaucoup plus large
16:23qu'une seule,
16:24simple crise politique.
16:25Non,
16:25incontestablement
16:26et justement,
16:27en Italie,
16:28on en parle beaucoup
16:29de ce renversement
16:30de situation.
16:31Oui,
16:32du côté italien,
16:33ça avait commencé
16:34avec le gouvernement
16:35Mario Draghi.
16:35Alors,
16:35il y a une série
16:36de circonstances exceptionnelles
16:37à la Georgia Meloni
16:38du point de vue
16:38de sa politique économique
16:39et dans la continuité
16:40de ce qu'a fait
16:41Mario Draghi.
16:42Et par ailleurs,
16:44elle bénéficie
16:44d'énormes fonds
16:46venus de la Commission européenne
16:47à ce qu'on appelle,
16:48je suis désolé
16:48de ce que je vais dire en anglais,
16:49le Next Generation EU,
16:51c'est-à-dire le programme
16:51d'aide considérable.
16:53En même temps,
16:54l'économie italienne
16:54présente aussi
16:55beaucoup,
16:56beaucoup de faiblesses
16:56en Italie.
16:57En France,
16:57actuellement,
16:58il y a une sorte
16:58de Meloni mania
16:59qui m'étonne.
17:00On la considère
17:01comme femme
17:02absolument pro-européenne
17:03ayant réussi
17:04d'un point de vue
17:05économique,
17:06etc.
17:07Les analystes économiques
17:08en Italie
17:08sont beaucoup plus prudents.
17:09Mais incontestablement,
17:10il y a un renversement.
17:11On est à front renversé
17:12en ce moment
17:12entre la France
17:13et l'Italie
17:13sur ce sujet.
17:14On va passer
17:15au standard inter
17:16où nous attend Gérard.
17:17Bonjour Gérard,
17:18bienvenue.
17:19Bonjour.
17:20On vous écoute.
17:22Je vous remercie.
17:23Bon,
17:23moi,
17:24je voulais dire
17:24un truc très court,
17:25très simple.
17:26depuis hier,
17:28sur tous les plateaux télé,
17:30on voit déjà
17:32tous les politiques
17:33de tous bords
17:34qui s'engueulent
17:36pour pouvoir dire
17:37c'est moi qui ai raison,
17:39c'est toi qui as tort.
17:40Moi,
17:41moi,
17:41Français,
17:42j'ai besoin
17:43d'avoir la stabilité.
17:45Moi,
17:45ce que je veux,
17:46c'est le vote de confiance
17:47à François Bayrou.
17:48Moi,
17:49ce que je veux,
17:50c'est que les entreprises
17:50ne licencient pas.
17:52Ce que je veux,
17:53c'est la sécurité
17:54pour moi,
17:56les enfants
17:57et l'avenir
17:59de mon pays.
17:59Vous redoutez
18:00autrement le chaos ?
18:03Le chaos,
18:04nous y sommes là.
18:06Là,
18:06aujourd'hui,
18:07nous y sommes dans le chaos.
18:09J'écoute votre émission
18:10depuis le début,
18:11là,
18:11bien sûr,
18:12parce que je vous écoute
18:12tous les jours.
18:14Là,
18:15vous êtes en train
18:15de parler
18:16de l'Italie.
18:18Je crois rêver.
18:20On compare.
18:21On compare.
18:21Nous,
18:21ici,
18:23en France,
18:24nous avons
18:25des problèmes
18:25par-dessus la tête
18:27depuis des années.
18:29On a pris
18:29les gilets jaunes
18:30en pleine gueule.
18:33On a pris
18:34la Covid.
18:35On a pris
18:35des tas de trucs.
18:37Maintenant,
18:37nous devons avoir,
18:39face à nous,
18:40les solutions
18:41permettant
18:41de régler
18:42des problèmes
18:42liés aux intérêts
18:44de la dette
18:44en sachant que
18:45quand nous allons
18:46faire des crédits
18:47pour l'achat
18:48d'une voiture
18:49ou d'une maison,
18:50les taux
18:51seront augmentés.
18:53Et que font
18:54nos politiques
18:54là,
18:55depuis hier ?
18:56Ils se disputent,
18:59comme vous le disiez,
19:01Gérard.
19:01Merci infiniment
19:02pour cette intervention.
19:03La parole
19:04à Jérôme Sainte-Marie
19:05qui veut
19:05réagir.
19:08Je retiens
19:08de cette intervention
19:09effectivement
19:09le fait
19:10que la plupart
19:10des Français
19:11ne souhaitent pas
19:12le chaos
19:13et constatent
19:14à la fois,
19:14c'est dit à l'instant
19:15par l'auditeur,
19:16que le chaos
19:16est déjà là.
19:17Donc il y a
19:18effectivement
19:18un problème,
19:20une crise politique
19:21qui se surajoute
19:22à la crise sécuritaire,
19:23à la crise économique,
19:24etc.
19:25Et qui effectivement
19:26ne me semble pouvoir
19:27être raisonnablement
19:29résolu
19:30que par
19:30un recours
19:31au vote.
19:32C'est ce qu'a dit
19:32Jordan Bardella
19:33hier,
19:34mais effectivement
19:34un recours au vote
19:35notamment à l'issue
19:36d'une dissolution,
19:37voire plus.
19:39Vous pensez que c'est ça
19:39la solution ?
19:40C'est la seule façon
19:41de retrouver
19:42une légitimité
19:44pour un pouvoir
19:45qui puisse
19:45effectivement
19:46mener
19:46sereinement
19:47une politique.
19:48C'est pour ça
19:48d'ailleurs
19:49que le Rassemblement
19:49National
19:50n'est pas sur
19:51des problématiques
19:52d'agitation,
19:54mais encore une fois
19:54de résolution.
19:55Il y a eu
19:56toute une série
19:56de démarches,
19:57je vais les rappeler
19:57par exemple
19:58la lettre écrite
19:59et envoyée
20:00par Marine Le Pen
20:00le 25 juillet dernier
20:02qui soulevait
20:02tout à fait
20:03une série de problèmes
20:04dont on voit
20:04la concrétisation
20:05aujourd'hui.
20:07Dernière chose,
20:07il faut quand même
20:07rappeler,
20:08quel que soit
20:09le propos
20:10de l'auditeur,
20:11que quand même
20:12les trois quarts
20:12des Français
20:13d'après les récents
20:13sondages
20:14ne sont opposés
20:15au vote
20:16de la confiance
20:16à François Bayrou.
20:18Retour au standard,
20:19Bruno,
20:19bonjour,
20:20bienvenue.
20:21Bonjour,
20:22bonjour
20:22à vos invités.
20:24Oui,
20:24voilà,
20:25je voudrais savoir
20:25pour le coup d'après
20:27comment vont-ils
20:28s'entendre ?
20:28A l'effet,
20:29François Bayrou
20:30s'est roulé par terre
20:31pour avoir le poste,
20:33il l'a eu,
20:34il a démontré
20:35son incompétence,
20:37maintenant il s'en va
20:38en jouant les victimes
20:39du genre
20:40vous me reverrez
20:41bientôt.
20:42et on sait très bien
20:44que le 8 septembre
20:45il ne va pas obtenir
20:46la majorité,
20:47plus de 350 députés
20:48se sont déjà prononcés
20:50contre du LSI
20:52au Rassemblement National
20:54mais ça va être
20:55évidemment
20:56le mariage
20:57entre la carpe
20:57et le lapin,
20:59entre le loyer
21:00de Mélenchon
21:01et le roi des selfies
21:02du Rassemblement National
21:03ils ont moins
21:04une compétence.
21:05Est-ce que là
21:06le temps d'une émission
21:07s'il vous plaît
21:08ils peuvent nous montrer
21:09sur quelles décisions
21:11ils seraient d'accord ?
21:12Là, maintenant,
21:13tout de suite,
21:13pendant votre émission,
21:15la dernière minute
21:15qui reste s'il vous plaît.
21:16Eh bien écoutez,
21:17merci et je passe
21:19le témoin
21:21à Marc Lazard.
21:23Ça tombe sur vous
21:25pour commencer.
21:25C'est bien difficile
21:26de répondre
21:27dans l'état actuel.
21:28Malheureusement,
21:29je ne vois pas
21:30les accords
21:31qu'il pourrait y avoir.
21:32Ce que je constate
21:33c'est qu'effectivement
21:33la dissolution
21:34semble inévitable
21:36parce que
21:37quel que soit
21:37encore une fois
21:38le gouvernement
21:39qui soit en place
21:40enfin qu'un premier ministre
21:42suggéré par le président
21:43de la République
21:44avancé,
21:44le non avancé
21:45par le président de la République
21:46je pense qu'il aura
21:46de grandes difficultés
21:47à avoir une majorité.
21:49Je remarque quand même
21:50qu'il y a un parti
21:51qui n'a pas envie
21:52de la dissolution.
21:53C'est le parti socialiste.
21:54Boris Vallaud l'a dit
21:55hier soir.
21:57On voit bien
21:57que le parti socialiste
21:58redoute la dissolution immédiate.
22:00Il n'est pas prêt.
22:02Et donc,
22:03est-ce qu'il y a là
22:03une possibilité
22:04de compromis
22:05autour peut-être
22:06d'un gouvernement technique
22:07ou d'une figure
22:07d'un premier
22:08ou d'une première ministre
22:09qui pourrait faire
22:10un certain nombre
22:11de concessions ?
22:12C'est peut-être
22:13la toute petite marge
22:14de manœuvre qui reste.
22:16Sinon,
22:16il y aura dissolution
22:17et effectivement
22:18les Français troncheront.
22:19Bruno,
22:20des tentatives
22:20ont été essayées
22:23au cours du précédent budget
22:25pour voir s'il pouvait y avoir
22:26un budget alternatif.
22:27Elles se sont soldées
22:28par beaucoup plus de recettes
22:29mais pas beaucoup de taille
22:30dans les dépenses
22:31et les économistes
22:32étaient plutôt circonspects
22:34sur la faisabilité
22:35de ces budgets alternatifs.
22:36Il y a ce vote de confiance
22:37le 8 septembre
22:38et le 10 septembre,
22:39cette journée
22:40de mobilisation sociale,
22:41bloquons tout.
22:43Une journée
22:43de mobilisation sociale
22:44qui est vue
22:45avec pas mal de prudence
22:46du côté du Rassemblement
22:47national
22:47dont vous êtes proche,
22:48Jérôme Saint-Marie.
22:49Est-ce que cette journée
22:51de mobilisation
22:52a encore du sens ?
22:53Est-ce qu'elle peut
22:54encore prospérer
22:55maintenant que François Bayrou
22:56va vraisemblablement
22:57chuter le 8 septembre ?
22:59Il faut toujours être
23:00très prudent
23:01avec les mouvements sociaux.
23:02On ne les voit pas venir
23:03ou quand on les annonce
23:04ils ne se produisent pas.
23:05Mais là,
23:06on a vu cette émulsion
23:07largement médiatique
23:08autour de cette journée
23:10assez mystérieuse
23:12qui n'a pas de mot d'ordre.
23:13Ce n'est pas la même chose
23:14du tout
23:14que les Gilets jaunes.
23:16Ce n'est pas
23:16qu'il y a une protestation
23:18assez vague.
23:19qui est désormais
23:20prise en charge
23:21par des partis de gauche
23:22qui risquent de dissuader
23:23de fait
23:24beaucoup de
23:25la base
23:26de ce qu'a été
23:26les Gilets jaunes
23:27qui d'ailleurs...
23:28Voilà, donc
23:29c'est quelque chose
23:30de profondément hybride
23:31et surtout
23:31vous savez
23:32pour qu'il y ait
23:32un mouvement social
23:33assez puissant
23:34et sur des motifs
23:34plus ou moins politiques
23:35il faut qu'il y ait
23:36un blocage
23:37pour le coup électoral.
23:38S'il y a eu
23:39les Gilets jaunes
23:39c'est quand on était
23:40en début du premier mandat
23:42d'Emmanuel Macron
23:43qu'il n'y avait pas
23:44de représentation
23:45des forces populaires
23:46à l'Assemblée nationale.
23:47Rappelez-vous
23:48le Rassemblement national
23:49et la France insoumise
23:51ne représentaient
23:51à eux deux
23:52que 4% des députés
23:53ce qui n'est pas du tout
23:54le cas aujourd'hui
23:54où il y a une représentation
23:55assez correcte
23:57des forces politiques
23:57à l'Assemblée nationale
23:58et puis ça a été dit
23:59à l'instant
24:00il y a aussi des élections
24:01qui vont avoir lieu
24:02les élections municipales
24:03peut-être
24:03les élections législatives
24:04plutôt que prévues
24:05en tout cas au pire
24:06dans un an et demi
24:07et donc je ne crois pas
24:08si vous voulez
24:09qu'il y ait les ingrédients
24:10nécessaires
24:11pour une forme
24:12de conflagration sociale.
24:14Votre analyse rapide
24:15Marc Lazard
24:15du mouvement du 10 septembre
24:17C'est très difficile à dire
24:18parce qu'effectivement
24:19c'est très difficile
24:20de comprendre
24:20ce qui est en cause
24:21mais moi je fais de constat
24:23d'une part ça exprime
24:24incontestablement
24:25une colère sociale
24:26parce qu'il n'y a peut-être
24:27pas des mots d'ordre
24:28mais il y a des revendications
24:29il y a l'idée
24:30il faut supprimer
24:30les deux jours
24:31il faut avoir
24:32des services publics
24:33plus importants
24:34selon les sites
24:34quand on fait
24:35une petite recherche
24:37et puis il y a l'idée
24:38en gros
24:39de protestation
24:41et moi ce qui me frappe
24:42c'est le fait
24:42que ça illustre
24:43une fois de plus
24:44la difficulté
24:44de médiation
24:45c'est quand même étonnant
24:46de voir que les organisations
24:48syndicales
24:48les confédérations
24:50parce qu'il y a beaucoup
24:50d'organisations syndicales
24:51de base
24:52qui participent au mouvement
24:53mais que les confédérations
24:54une fois de plus
24:55comme au moment
24:55des gilets jaunes
24:56sont un peu désarçonnées
24:58par ce mouvement
24:59on a vu Sophie Binet
25:00la leader de la CGT
25:01essayer de dire
25:02c'est nébuleux
25:02je m'en méfie
25:03ça vient un peu
25:03de l'extrême droite
25:04on sent que la CFDT
25:05n'y adhère pas
25:06une partie du FO
25:07est plus favorable
25:08mais on voit bien
25:08que là il y a
25:09cet éternel problème
25:10en tout cas
25:11c'est un problème historique
25:12en France
25:12de la difficulté
25:13à avoir
25:14une forme de médiation sociale
25:16merci à tous les trois
25:17Marc Lazard
25:18Neila Latrousse
25:19et Jérôme Sainte-Marie
25:21merci d'avoir été à ce micro ce matin
25:23je pense que c'est un problème
25:24c'est un problème
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