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Transcription
00:00Lance la bande.
00:02Au Japon, un atterrissage...
00:05On s'améliore avec l'expérience.
00:08...vire au cauchemar dans le cockpit.
00:11Impossible de pousser, commandant.
00:13Pousse plus fort.
00:14Vous faites de la folie.
00:16C'est quoi ce bazar ?
00:18Quand un pilote pousse sur son manche et dit, c'est quoi ce bazar ?
00:23C'est qu'il y a un grave problème.
00:26C'est fini !
00:30Le drame m'a fait plus de 200 morts.
00:37Comment deux pilotes ont-ils pu perdre le contrôle de leur appareil en quelques secondes ?
00:42Je crois qu'aucun des deux hommes n'a vraiment compris ce qui se passe.
00:45C'est quoi ce soit ?
00:50D. D. D. D.
00:51D. D. D. D. D. D. D. D. D. D.
00:58D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D. D
01:28840 de China Airlines fait cap vers l'aéroport de Nagoya au Japon.
01:33Dynastie 1-4-0, descendez et maintenez 6 000 pieds.
01:36Descendons à 6 000 pieds.
01:39Ce vol de 2h30 depuis Taipei arrive bientôt à destination.
01:47Dans la cabine, on compte 256 passagers.
01:52Pour la plupart, ils rentrent de voyages organisés à Taïwan.
01:55Je suis ravi que le voyage vous ait plu. J'espère qu'on en refera un bientôt.
02:03Makoko Abuka est un homme d'affaires japonais.
02:06Il a amené un groupe de 20 personnes découvrir les magasins de tissus de Taipei.
02:14Mon frère avait lancé une entreprise de kimono.
02:18Il cherchait à étendre son archer.
02:21Il organisait des circuits pour ses clients de longue date.
02:25L'appareil est la version la plus récente de l'Airbus A300.
02:32L'avionneur a fait de l'A300 un pionnier dans l'automatisation totale du poste de pilotage.
02:38L'A300 a marqué un vrai tournant.
02:41Il est apparu à une époque où la technologie était en plein essor.
02:44Ce niveau d'automatisation permettait un pilotage beaucoup plus précis qu'auparavant.
02:54Prêt, essai radio.
02:55Essai radio terminé.
02:57Test avant démarrage.
03:00Au lieu d'avoir trois, quatre ou cinq pilotes dans le cockpit,
03:04des modèles comme l'A300 n'en comptent plus que deux.
03:06Les calculateurs sont considérés moins chers et plus fiables que l'humain.
03:14Le pilote automatique garde un contrôle très précis de l'appareil,
03:18ce qui permet au pilote de surveiller plus efficacement
03:20et d'adopter un point de vue plus global
03:23plutôt que de se concentrer sur les petits mouvements de pilotage.
03:27La technologie était vue comme la panacée qui éradiquerait les erreurs humaines
03:30et ferait baisser drastiquement le nombre d'accidents.
03:35Parti de Taipei, le vol 140 a survolé la mer de Chine orientale
03:40pour rejoindre Nagoya au Japon.
03:46Mesdames et messieurs, ici votre commandant de bord.
03:49Nous allons atterrir à Nagoya d'ici 15 minutes.
03:51Vous devriez être dans le terminal vers 20h30.
03:54Super, on sera à l'heure.
04:00Arne, checklist d'approche terminée.
04:07Je te laisse te débrouiller.
04:09Je ne t'embêterai pas.
04:11Ne me demande rien.
04:12Je te laisse gérer.
04:15Chuang Meng-Jung, l'officier pilote de ligne de 26 ans,
04:19est aux commandes sous la supervision étroite du commandant.
04:24Entendu ?
04:24Wang Lo-Chi a plus de 20 ans d'expérience à bord d'avions militaires,
04:31de 747 et maintenant d'Airbus.
04:37Il n'était pas rare d'associer un commandant aguerri
04:40et un copilote moins expérimenté,
04:43qui bénéficiait alors de conseils avisés.
04:49Lors de l'approche, de légères turbulences secouent la cabine.
04:54Dynastie 1-4-0, réduisez votre vitesse à 182.
05:05Le contrôle aérien demande au vol 140 de ralentir
05:08parce qu'il se rapproche un peu trop d'un avion plus gros situé devant lui.
05:14L'Airbus est secoué par des turbulences de sillage.
05:19Mais le commandant ne s'en inquiète pas.
05:21C'est un phénomène assez fréquent,
05:27mais après avoir passé des turbulences de sillage,
05:29on récupère facilement.
05:31Veille à bloquer fermement le palonnier.
05:34Ça va bien se passer, ça balancera moins.
05:38Réduis encore un peu la vitesse à 170.
05:40Je préfère ça.
05:49On passe en manuel.
05:51L'atterrissage va s'effectuer sans pilote automatique.
05:56Une utilisation trop fréquente du pilote automatique
05:59réduit les compétences d'un pilote à voler en manuel.
06:02Il n'est donc pas inhabituel que le commandant opte pour une approche en manuel
06:06pour que le copilote acquière de l'expérience.
06:09Sortez le train.
06:12Train sorti.
06:13Volet 40.
06:16Spoiler armé.
06:18Phare allumé.
06:21Dans moins de trois minutes,
06:23l'avion aura touché le sol.
06:25Dynastien 4-0,
06:26autorisé atterrissage, piste 34.
06:28Autorisé atterrissage, piste 34.
06:35Contre toute attente,
06:36l'avion reprend brusquement de la vitesse.
06:39Les passagers peuvent sentir
06:40qu'ils ne sont plus en train de descendre.
06:45Alors que l'appareil devrait ralentir,
06:47les moteurs s'emballent.
06:51Si la puissance repart à la hausse,
06:53l'approche sera déstabilisée.
06:54L'avion se met alors en palier
06:57au lieu de descendre vers la piste.
07:00Pousse sur le manche.
07:02Le copilote tente d'abaisser le nez.
07:05Allez, pousse.
07:07Pousser sur le manche
07:08ne semble avoir aucun effet.
07:10Les pilotes doivent rétablir
07:12leur trajectoire pour atterrir.
07:14Réduis tout.
07:15Le commandant demande au copilote
07:17de réduire les gaz.
07:20S'ils ne reprennent pas
07:21la bonne trajectoire de descente,
07:23ils risquent de rater la piste.
07:24Il faut absolument réduire les gaz.
07:29Si on est trop haut
07:30et trop près de la piste,
07:32on risque d'atterrir au milieu de la piste,
07:34ce qui peut poser de graves problèmes.
07:36La vitesse R a chuté.
07:39Mais l'avion ne répond toujours pas
07:41à l'action du copilote
07:42qui cherche à abaisser le nez.
07:44Pousse encore.
07:46Pousse plus fort.
07:46A bas régime,
07:48l'avion perd rapidement
07:49de la vitesse et de l'altitude.
07:51Il est à 300 pieds,
07:53soit 90 mètres du sol.
08:00Impossible de pousser, commandant.
08:02Bon, je reprends les commandes.
08:03Le commandant intervient.
08:08Mais lui aussi a bien du mal
08:10à contrôler l'avion.
08:12C'est quoi ce bazar ?
08:14Décision est prise
08:15d'interrompre l'atterrissage.
08:17Remise de gaz.
08:18Nagoya Tour,
08:21remettons les gaz.
08:26Une augmentation de la poussée
08:28se fait sentir
08:28au moment où le commandant
08:30pousse les manettes de gaz
08:31pour repartir.
08:33Quand l'avion est trop déstabilisé,
08:35trop près du sol,
08:36il faut lancer une remise de gaz.
08:38Rossu, attendez pour d'autres instructions.
08:41La contrôleuse doit maintenant
08:43trouver une voie dégagée
08:44afin que le vol 140
08:45puisse faire demi-tour
08:47et retenter un atterrissage.
08:50Mais la remise de gaz
08:52ne fonctionne pas
08:53et l'appareil remonte
08:54de façon beaucoup trop raide.
08:57Si ça continue,
08:58on va décrocher.
09:08L'angle est si raide
09:09que l'Airbus perd
09:10toute sa portance.
09:15Et c'est fini !
09:17J'étais dans un taxi
09:34à Tokyo.
09:37À la radio,
09:38j'ai entendu qu'un avion
09:39s'était écrasé à Nagoya.
09:41J'ai senti que c'était peut-être
09:43celui où se trouvait mon frère.
09:45Je suis rapidement sorti
09:46du taxi
09:46et j'ai appelé chez moi
09:48depuis une cabine téléphonique.
09:51J'ai demandé à mes proches
09:53de regarder les informations
09:54et à la télé,
09:55ils montraient déjà
09:56des images d'un avion en feu.
09:59J'ai ensuite pu joindre
10:00ma famille à Nagoya.
10:03C'est son fils
10:03qui m'a répondu.
10:06Je lui ai demandé
10:06si son père était sur ce vol
10:08et il m'a dit oui.
10:10Les secours sont sur les lieux
10:11en quelques minutes.
10:14Les pompiers affrontent
10:15des flammes
10:16de plusieurs mètres de haut.
10:18Il leur faut plus d'une heure
10:20pour contenir l'incendie.
10:23Le drame m'a fait
10:24plus de 200 morts.
10:25Les secours n'avaient
10:26sans doute encore jamais vu ça.
10:27Bonsoir,
10:30à Nagoya au Japon
10:31en début de soirée,
10:32un appareil de China Airlines
10:34en provenance de Taïwan
10:35a amorcé son atterrissage.
10:37Mais quand il a essayé
10:38de repartir,
10:39les moteurs ont explosé
10:40et l'Airbus s'est écrasé.
10:44Par miracle,
10:457 personnes
10:46survivent à la catastrophe,
10:48dont un garçon de 6 ans
10:49et son frère de 3 ans.
10:51Qu'il y ait eu 7 survivants
10:58relève du miracle.
11:04Mais 264 personnes ont péri,
11:07dont les pilotes.
11:10Makoto Abuka
11:11a également trouvé la mort.
11:13Il laisse derrière lui
11:14son épouse
11:15et ses trois enfants.
11:18J'espérais qu'il s'en était sorti,
11:20mais vers 23 heures,
11:22son nom est apparu
11:23à l'écran.
11:25Cette fois,
11:26le doute n'était plus permis.
11:28On était bouleversé.
11:33C'est le deuxième accident aérien
11:35le plus mortel
11:36survenu au Japon
11:37et le pire
11:38dans l'histoire
11:39de China Airlines.
11:42On voulait connaître
11:43les causes de l'accident.
11:50Le lendemain matin,
11:56des hommes de l'AAIC,
11:57la commission d'enquête
11:58sur les accidents aériens,
12:00font un état des lieux.
12:03L'Airbus a été réduit
12:04en miettes.
12:06Des milliers de morceaux
12:06carbonisés jonchent le sol.
12:12Le monde exige des réponses.
12:15Prenez des clichés de tout.
12:17Les enquêteurs espèrent
12:20que le champ de débris
12:21leur permettra
12:21de reconstituer
12:22le fil des événements.
12:25Nagakatsu Kawaata
12:27travaille de concert
12:28avec l'AAIC.
12:32Les morceaux de la carlingue
12:34peuvent déjà donner
12:34des indications.
12:37Si les bouts de métal
12:38étaient abîmés
12:39ou s'ils s'étaient
12:40désintégrés en vol,
12:42on en aurait eu la trace.
12:43Ils l'ont raté peu.
12:50À environ 110 mètres
12:52à l'est de la piste.
12:55L'avion s'est écrasé
12:56juste à côté
12:57de l'unique piste
12:58de l'aéroport.
13:01Comment un avion dernier cri,
13:03avec un pilote aguerri
13:04aux commandes,
13:05a-t-il pu se retrouver là ?
13:06Pour éviter qu'un avion
13:10connaisse le même sort,
13:12il était urgent
13:13de déterminer
13:13ce qui n'allait pas
13:14avec cet appareil,
13:15si tant est
13:16qu'il y avait un problème.
13:19Imprase d'impact.
13:22La terre meuble
13:23aux abords de la piste
13:24offre quelques indices
13:25aux enquêteurs
13:26qui y découvrent
13:27une série de marques
13:28laissées par l'avion.
13:30Celle-ci est plus profonde.
13:33Sans doute le train gauche.
13:36Ces marques indiquent
13:39la façon dont est tombé
13:40l'avion.
13:42Il a chuté
13:42avec le nez relevé
13:43à un angle de 4 degrés
13:45et il penchait
13:46sur la gauche.
13:48C'est le train d'atterrissage
13:49qui a d'abord percuté
13:50le sol,
13:50puis les deux moteurs.
13:53Les ailes ont été arrachées,
13:54ce qui a brisé
13:55les réservoirs.
13:58La zone de débris
13:59était relativement circonscrite,
14:01ce qui indique
14:02que l'avion avait
14:02peu d'énergie cinétique.
14:04Il est tombé
14:05à la verticale
14:06plutôt qu'en avançant.
14:07Il a fait une espèce
14:08de plat au sol.
14:11La question est alors
14:12de savoir
14:13pourquoi l'appareil
14:14est tombé
14:15à un angle aussi aigu.
14:20Ça vous dérange
14:21si j'enregistre ?
14:23Pas du tout.
14:24Les enquêteurs
14:25vont chercher des réponses
14:26du côté du contrôle aérien.
14:28sauriez-vous me dire
14:30pourquoi l'avion
14:30a raté la piste ?
14:32Non.
14:34Quand ils se sont rapprochés
14:35d'un peu trop près
14:36d'un avion
14:36pendant leur approche,
14:37je leur ai demandé
14:37de ralentir.
14:39Réduisons à 182.
14:41Quelques minutes plus tard,
14:42j'ai autorisé
14:43l'atterrissage,
14:44ce qu'ils ont collationné.
14:46Autorisé atterrissage,
14:47piste 34.
14:49Il n'y a pas eu
14:50d'autre échange
14:50jusqu'à leur remise de gaz.
14:51Comment avez-vous senti
14:53le pilote
14:54quand il vous a recontacté ?
14:55Un peu débordé,
14:56mais pas paniqué.
14:58Il ne vous a pas dit pourquoi ?
15:00Non.
15:02Une remise de gaz
15:03n'est pas considérée
15:04comme une urgence.
15:05Nagoya Tour,
15:06remettons les gaz.
15:08Elle est justement
15:08censée éviter
15:09une situation critique.
15:12En mode remise de gaz,
15:15l'ordinateur de gestion
15:16de vol va appliquer
15:17la poussée de montée
15:18nécessaire pour que l'avion
15:20revienne à une altitude
15:21confortable
15:22après qu'un atterrissage
15:23a été interrompu.
15:27Reçu.
15:28Attendez pour d'autres instructions.
15:31La contrôleuse
15:31collationne la remise de gaz,
15:34mais quelques instants plus tard,
15:35l'Airbus percute le sol.
15:42Je n'ai plus eu de contact ensuite.
15:44Tout s'est passé très vite.
15:46Ces éléments ne font
15:47qu'épaissir le mystère.
15:49Merci.
15:50Je vous recontacterai
15:51en cas de besoin.
15:52D'accord.
15:53Les enquêteurs ne savent
15:54toujours pas pourquoi
15:55les pilotes ont lancé
15:56une remise de gaz
15:57et pourquoi elle a mal tourné.
16:01La pression sur leurs épaules
16:03s'accumule.
16:05Des familles en deuil
16:06sont acheminées
16:07pour identifier les corps.
16:09Elles prennent peu à peu
16:10conscience de l'ampleur
16:12de la catastrophe.
16:17Ce sont des documents de voyage
16:19qui permettent d'identifier
16:20Makoko Abouka.
16:23J'espère qu'on en reprend
16:24bientôt.
16:25Merci.
16:26Il avait son passeport
16:27dans sa chemise.
16:29Ils l'ont retrouvé
16:30après avoir éteint l'incendie.
16:33C'est comme ça
16:33qu'il a pu être identifié
16:34nominativement.
16:35Mettez ça par là.
16:43Les enquêteurs sont face
16:44à une énigme de taille.
16:46Ils doivent identifier
16:47et répertorier
16:48des centaines de débris.
16:51Certains contiennent
16:51peut-être des indices
16:52importants.
16:56Les boîtes noires
16:56pourront s'avérer utiles.
16:58L'enregistreur phonique
16:59et celui des paramètres
17:00de vol ont été retrouvés.
17:04Sans les boîtes noires,
17:05il aurait été extrêmement
17:06difficile d'établir
17:07les causes de l'accident.
17:09Mais il faudra
17:10plusieurs semaines
17:11pour savoir
17:11si les données
17:12qu'elles contiennent
17:12sont exploitables.
17:17Les enquêteurs savent
17:18que le vol 140
17:19est tombé du ciel
17:20à un angle très faible.
17:23Y a-t-il eu un problème
17:24avec la poussée
17:24des réacteurs ?
17:26Des Pratt & Whitney
17:27modèle 4158.
17:31Cet avion de 3 ans
17:32a-t-il été victime
17:33d'une grave panne
17:34de moteur ?
17:35Si les réacteurs
17:38s'arrêtent,
17:39l'avion se met
17:40à tomber.
17:42Il fallait établir
17:43s'il fonctionnait
17:44correctement
17:45au moment de l'accident.
17:46Le cœur des réacteurs
17:50est inspecté.
17:51Voyons ce qu'on a.
17:53Ce sont-ils éteints
17:54en vol ?
17:55Il n'y a que des dégâts
17:58externes dus à l'incendie.
18:00Des brûlures
18:01correspondant à un pompage
18:02des moteurs
18:02sont présentes,
18:04mais rien n'indique
18:04une explosion interne
18:06ou un feu.
18:06Si l'attitude d'un avion
18:09est mauvaise
18:10avec le nez
18:11extrêmement relevé
18:12et que la vitesse
18:12est très basse,
18:14les ailettes
18:14des compresseurs
18:15peuvent décrocher,
18:16ce qui donne lieu
18:17à un pompage
18:18de pression.
18:19Et des flammes
18:20peuvent alors apparaître
18:21à l'avant
18:21ou à l'arrière
18:22des moteurs.
18:24Après avoir écarté
18:25l'hypothèse
18:26d'un feu moteur,
18:27les enquêteurs
18:28cherchent si autre chose
18:29aurait pu provoquer
18:30l'arrêt des réacteurs
18:31en vol.
18:32Les ailettes
18:32sont dans un sale état.
18:33Les aubes
18:35de la soufflante
18:36fournissent un indice
18:37important.
18:38Il y a des dégâts
18:38dus à une rotation.
18:41Les dégâts
18:42des aubes
18:42indiquent
18:43qu'elles tournaient
18:44au moment de l'impact.
18:51La puissance
18:52fournie par les réacteurs
18:53semblait normale.
18:54Pour nous,
18:55ils n'ont pas connu
18:55de dysfonctionnement.
18:59Nagoya-Tour,
18:59remettons les gaz.
19:01Si les moteurs
19:01avaient suffisamment
19:02de puissance
19:02pour la remise
19:03de gaz,
19:04pourquoi la manœuvre
19:05a-t-elle raté ?
19:08Les enquêteurs
19:10se tournent alors
19:11vers un autre suspect,
19:13les surfaces mobiles
19:14des ailes.
19:16Les volets
19:17et les becs
19:18de bord d'attaque
19:19sont des pièces
19:20situées à l'avant
19:21et à l'arrière
19:21des ailes.
19:22Leur position
19:23doit être ajustée
19:24selon la vitesse
19:25de l'avion.
19:26Ce sont des surfaces
19:27aérodynamiques
19:28qui permettent
19:29à un avion
19:29de voler
19:30à basse vitesse
19:31lors du décollage
19:32et de l'atterrissage.
19:34Leur bon fonctionnement
19:35est d'une importance
19:35majeure.
19:39Si les pilotes
19:40n'ont pas changé
19:41la position
19:41des volets
19:42lors de la remise
19:42de gaz,
19:43l'avion aura rencontré
19:45une forte traînée.
19:46Si ça continue,
19:50on va décrocher.
19:53Lors de l'impact,
19:55les ailes ont été
19:55sérieusement endommagées
19:57et certains des volets
19:58arrachés.
20:00Les enquêteurs
20:01devraient,
20:01malgré tout,
20:02pouvoir déterminer
20:03dans quelle position
20:04étaient les volets
20:05en examinant
20:06des pièces internes
20:07aux ailes
20:07qu'on appelle
20:08des vérins à vis.
20:14On va y voir
20:14plus clair.
20:16Le vérin à vis
20:18tourne dans un écrou
20:20dans une direction
20:21pour déployer
20:22les volets
20:22et dans une autre
20:23pour les rétracter.
20:27Les enquêteurs
20:28mesurent à quelle distance
20:29se trouve l'écrou
20:30pour établir
20:31la position
20:31des volets.
20:34Ils étaient
20:35à 15 degrés.
20:37C'est bon ?
20:38D'après le manuel,
20:39c'est le bon réglage.
20:40L'avion aurait dû
20:41avoir l'importance
20:42nécessaire.
20:42les volets
20:45et les becs
20:45de bord
20:46d'attaque
20:46étaient dans
20:47la bonne position
20:48pour la remise
20:48de gaz.
20:51La raison
20:51de la chute mortelle
20:52du vol 140
20:53reste un mystère.
20:55Les Japonais demandent
21:04alors de l'aide
21:05à Airbus.
21:09Merci d'être venu.
21:11L'avionneur français
21:12dépêche un expert technique
21:14qui connaît parfaitement
21:15l'Airbus A300.
21:16C'est en France
21:19que l'avion
21:20avait été conçu
21:20et construit.
21:22L'avionneur
21:22était dans l'obligation
21:23de déterminer
21:24s'il y avait
21:24des problèmes
21:25de navigabilité
21:26et de les corriger
21:27sur toute sa flotte.
21:29J'ai examiné
21:29ces instruments
21:30mais j'aimerais
21:31bien votre avis.
21:33Après avoir
21:34écarté un problème
21:35de moteur
21:36et de volet,
21:37les enquêteurs
21:37se penchent
21:38sur les instruments
21:39du poste de pilotage.
21:43Au cours
21:43d'une enquête,
21:44il convient
21:44de s'intéresser
21:45au cockpit
21:46et de répertorier
21:47la position
21:47de chaque bouton
21:48pour savoir
21:49quels étaient
21:49les réglages
21:50au moment
21:50de l'impact.
21:53Ils se concentrent
21:54sur les manettes
21:55de gaz.
21:57Nagoya Tour,
21:58remettons les gaz.
22:00Étaient-elles
22:00dans la bonne position
22:01pour fournir
22:01la puissance suffisante
22:03lors de la remise
22:03de gaz?
22:07Vers l'avant,
22:08comme il le fallait.
22:11Il semblerait
22:11que c'était bien
22:12le cas.
22:12ce qui corrobore
22:15les dires
22:15de la contrôleuse
22:16aérienne.
22:17Le vol 140
22:18a lancé
22:18une remise
22:19de gaz.
22:20Reçu,
22:21attendez
22:22pour d'autres
22:22instructions.
22:23L'ordinateur
22:24a donc pris
22:25le relais
22:25pour le mode
22:26remise de gaz.
22:28Jusqu'à présent,
22:29les enquêteurs
22:30n'ont découvert
22:31que des indices
22:31troublants.
22:33Il semblerait
22:33que l'avion
22:34était correctement
22:34configuré
22:35pour effectuer
22:36une remise
22:37de gaz
22:37en toute sécurité.
22:39Les volets
22:39et les becs
22:40étaient bien réglés.
22:41Les réacteurs
22:41retournaient à plein régime.
22:43Tout était
22:43comme il fallait.
22:44Qu'est-ce
22:45qui s'est passé
22:46alors ?
22:48Afin de percer
22:53le mystère
22:53du vol 140
22:54de China Airlines,
22:56les enquêteurs
22:56doivent d'abord
22:57comprendre
22:58pourquoi l'équipage
22:59a abandonné
22:59son atterrissage.
23:03On est prêts ?
23:05Ils disposent
23:06désormais
23:07d'un outil
23:07précieux
23:08pour les y aider.
23:09En 1994,
23:11l'enregistreur
23:12numérique
23:12est relativement
23:13récent.
23:14Les enregistreurs
23:15numériques
23:15ont été
23:16une véritable bénédiction
23:17pour les enquêtes
23:18en comparaison
23:19des enregistreurs
23:20dits métalliques
23:20qui ne mémorisaient
23:21que 5 paramètres.
23:23Grâce
23:23aux boîtiers
23:23d'acquisition,
23:24ce sont des centaines
23:25de paramètres
23:25plus précis
23:26qui sont gardés
23:27en mémoire.
23:28En isolant
23:29les données,
23:30on percevra
23:30peut-être
23:31une anomalie.
23:31Plus d'une centaine
23:38de paramètres
23:39différents
23:40étaient enregistrés.
23:43Grâce
23:43à toutes
23:43ces informations,
23:44on a pu
23:45recréer
23:46des conditions
23:46de vol.
23:48Les données
23:49devraient indiquer
23:50s'il y a eu
23:50un dysfonctionnement
23:51d'un système
23:52à bord
23:52ou si une alarme
23:53a sonné
23:54pour prévenir
23:54d'un risque
23:55à l'atterrissage.
23:57Ça,
23:58c'est la courbe
23:58de vitesse R.
24:00Les enquêteurs
24:01remarquent
24:02que lors
24:02de l'approche,
24:03la vitesse
24:03a chuté
24:04lorsque l'équipage
24:05était aux prises
24:06avec des turbulences
24:07de sillage.
24:08Réduis encore
24:09un peu la vitesse
24:09à 170.
24:12Mais la baisse
24:13est mesurée.
24:15La vitesse
24:15reste bonne
24:16pour l'approche,
24:17aucun souci là-dessus.
24:18Ce ne sont pas
24:19les turbulences
24:19qui ont contraint
24:20les pilotes
24:20à remettre les gaz.
24:22Les secousses
24:22se sont calmées
24:23et ils avaient
24:24le temps
24:24d'atterrir
24:25en toute sécurité.
24:25Alors que l'Airbus
24:31descend vers
24:321000 pieds,
24:33tout semble normal.
24:36Le mode
24:36remise de gaz
24:37est activé
24:38à ce moment-là.
24:42Je ne comprends pas.
24:43Ça n'a pas de sens.
24:46Vu que tout va bien.
24:48Dans les données,
24:50rien ne semble
24:50appeler une remise de gaz.
24:52Le mode
24:53remise de gaz
24:54fait remonter
24:55l'automanette.
24:57Cette hausse
24:57de régime
24:58est censée
24:58faire remonter
24:59l'avion rapidement.
25:01Une montée
25:02en puissance
25:02survient rapidement.
25:03L'attitude
25:04de l'avion
25:04se modifie
25:05vers une position
25:06plus cabrée.
25:07Vous vous retrouvez
25:08collé au fond
25:08de votre siège
25:09assez brusquement.
25:13Jusqu'ici,
25:14l'avion répond
25:14correctement.
25:17Sauf ici.
25:19D'après les données,
25:20le copilote
25:21va à l'encontre
25:22du mode
25:22remise de gaz.
25:24Il pousse
25:24sur son manche
25:25pour faire piquer
25:26l'avion.
25:29Il y avait conflit
25:31entre l'action
25:32de l'ordinateur
25:33et les actions
25:34des pilotes.
25:36Pousse sur la manche.
25:38C'est l'indication
25:38d'une approche
25:39non stabilisée.
25:41L'équipage
25:41était à la peine.
25:45L'avion peut gérer
25:46seul la remise de gaz.
25:48Tout à fait.
25:49Mais on dirait
25:49que les pilotes
25:50s'opposent au système.
25:52C'est une découverte
25:54déconcertante.
25:58L'enregistreur
25:59de paramètres
25:59faisait état
26:00d'action anormale.
26:02On ne comprenait pas
26:03pourquoi les pilotes
26:04avaient agi de la sorte.
26:09L'analyse
26:10des boîtes noires
26:11conduit les enquêteurs
26:12à s'intéresser
26:12de plus près
26:13aux pilotes.
26:14Qu'est-ce qu'ils avaient
26:17dans la tête ?
26:19En épluchant
26:20leur dossier,
26:22ils remarquent
26:22que le copilote
26:23avait rejoint
26:24China Airlines
26:25quand il était étudiant
26:26et qu'il a été formé
26:27sur de petits appareils
26:28avant de monter
26:29dans un A-300.
26:32Il est passé
26:33officier pilote de ligne
26:34un an avant l'accident.
26:39Entendu ?
26:40Le gros de la formation
26:42du copilote
26:42s'est fait à l'université.
26:44Il a effectué
26:45590 heures
26:46sur différents
26:47petits bimoteurs
26:48dans un environnement
26:49de formation.
26:50Et voilà
26:51qu'il se retrouve
26:51sur le siège de droite
26:52d'un gros avion
26:53d'une grande compagnie.
26:55En soi,
26:55ce n'est pas très rassurant.
26:59La politique
27:00de China Airlines
27:01consistait à former
27:02sur le tas
27:02ces nouveaux pilotes
27:03en les mettant
27:04avec un commandant
27:05expérimenté.
27:08Commandant
27:09Wang Loshi
27:09il faut 42 ans.
27:13L'homme
27:13aurait dû être
27:14à la hauteur
27:14de la tâche.
27:16Il cumulait
27:16plus de 8000 heures
27:17de vol
27:18en 24 ans
27:18de carrière.
27:21Mais en creusant
27:21davantage,
27:23les enquêteurs
27:23remarquent
27:24que la réalité
27:25n'est pas si reluisante.
27:27Peu d'heures
27:27de vol
27:27dans un Airbus.
27:31En fait,
27:31l'homme
27:32a surtout volé
27:32sur des Boeing 747
27:34au sein
27:35de China Airlines,
27:36mais toujours
27:37en tant que copilote.
27:39Il n'a été
27:41promu commandant
27:42de bord
27:42qu'un an
27:43plus tôt,
27:44lorsqu'il a commencé
27:45à voler
27:45sur la 300.
27:47Il était donc
27:48aussi peu
27:48expérimenté
27:49sur ce modèle
27:50que son copilote,
27:51avec à peine
27:52un peu plus
27:52de 1300 heures
27:53de vol.
27:55D'un côté,
27:56le commandant
27:56venait d'une génération
27:57d'avions plus anciens
27:58et de l'autre,
28:00le copilote
28:01venait d'une génération
28:02plus moderne,
28:03mais avec seulement
28:03un bagage universitaire,
28:05soit deux pilotes
28:06relativement inexpérimentés
28:07dans le même avion.
28:11En 1994,
28:13des centaines
28:13d'A300
28:14sillonnent le ciel.
28:15Les compagnies aériennes
28:16ont besoin
28:17de pilotes formés
28:17à leur technologie
28:18dernier cri.
28:20L'équipage
28:21du vol 140
28:22faisait partie
28:23de cet afflux.
28:24Ça va aller.
28:26Vas-y doucement.
28:27Connaissait-il suffisamment
28:28bien les systèmes
28:29de l'Airbus ?
28:31Seul l'enregistreur
28:32phonique
28:32pourra apporter
28:33la réponse.
28:34Après plusieurs semaines
28:42de travail,
28:43les enquêteurs
28:44vont enfin pouvoir
28:44écouter ce qui se disait
28:46dans le cockpit
28:46du vol 140
28:48de China Airlines.
28:49Lance la bande.
28:53Les pilotes
28:54ont-ils dit
28:54quelque chose
28:55qui pourrait expliquer
28:56l'accident ?
28:57On s'améliore
29:01avec l'expérience.
29:02Ça doit être
29:05le commandant.
29:06Il est presque 20 heures.
29:09Ils sont à 10 000 pieds.
29:12Je comprends.
29:14C'est sûrement
29:15le copilote.
29:16Il a l'air anxieux.
29:18Vas-y doucement.
29:19Comme ça.
29:21De cette façon.
29:22C'est clairement
29:23le commandant
29:24qui gère le vol.
29:26La manette,
29:26comme ça.
29:27Je te laisse
29:31te débrouiller.
29:32Je ne t'embêterai pas.
29:33Ne me demande rien.
29:37Le commandant
29:37s'adresse
29:38à son copilote
29:39comme si ce dernier
29:40n'avait jamais
29:40mis les pieds
29:41dans un cockpit.
29:44Entendu ?
29:46256 passagers
29:48ont été entraînés
29:49dans cette formation.
29:49La communication
29:56entre le commandant
29:57et son copilote
29:58était minimale
29:59et unilatérale.
30:03Veille à bloquer
30:03fermement le palonnier.
30:06Le commandant
30:07apparaissait
30:07comme Dieu tout puissant
30:08et le copilote
30:10ne pipait mot.
30:10Ça va bien se passer.
30:14Ça balancera moins.
30:17La relation
30:17professeur-élève
30:19fonctionne bien
30:20lors des turbulences
30:21de sillage.
30:23On passe en manuel.
30:25Lorsque le copilote
30:26passe en mode manuel.
30:30Il éteint
30:31le pilote automatique
30:32vers 2300 pieds.
30:35L'approche
30:36se déroule normalement.
30:40survient ensuite
30:43quelque chose
30:43d'inattendu.
30:46Tu as déclenché
30:47le mode
30:47remise de gaz.
30:49Oui,
30:49j'ai effleuré
30:50le levier.
30:51Désengage-le.
30:54Arrête la bande.
30:57Il a changé
30:57de mode par erreur.
31:01La découverte
31:02est de taille.
31:04Les enquêteurs
31:04croyaient jusque-là
31:05que la remise de gaz
31:06avait été décidée
31:07par les pilotes.
31:08Or,
31:09il se trouve
31:09que le copilote
31:10a lancé
31:10le mode
31:11remise de gaz
31:12par inadvertance.
31:16Les enquêteurs
31:17pensent que le copilote
31:18a touché
31:18la petite bascule
31:19qui se trouve
31:20sur les manettes
31:21de gaz.
31:24La cause
31:25reste indéterminée,
31:26mais il l'a
31:26effectivement touchée.
31:28Les données
31:28le montrent.
31:33En plus
31:34de fournir
31:35une poussée
31:35supplémentaire,
31:36le mode
31:37remise de gaz
31:37agit sur
31:38l'empennage
31:39horizontal.
31:39ce plan
31:42est la partie
31:42horizontale
31:43de la queue
31:43d'un avion.
31:45En montant
31:46ou descendant,
31:47il contrôle
31:48le tangage.
31:50En mode
31:50remise de gaz,
31:51l'ordinateur
31:52agit sur
31:53l'empennage
31:53horizontal
31:53pour faire
31:54monter
31:54le nez
31:55de l'avion.
31:56On continue.
31:58Allez,
31:58pousse.
31:59Pousse encore.
32:01Pousse plus fort.
32:01Les enquêteurs
32:04sont stupéfiés.
32:06L'équipage
32:07a tout le temps
32:07nécessaire
32:08pour désactiver
32:09le mode
32:09remise de gaz
32:10et pourtant
32:11il n'en fait
32:11rien.
32:12Au lieu de cela,
32:13il continue
32:13péniblement
32:14pour aller
32:15atterrir.
32:16C'est de la folie.
32:19L'avion
32:20se retrouve
32:20pris entre
32:21deux signaux
32:21contradictoires.
32:23Le copilote
32:23tente de baisser
32:24le nez.
32:25Pousse plus fort.
32:25alors que
32:29l'ordinateur
32:29de vol
32:30commande
32:30à l'empennage
32:31horizontal
32:31de le relever.
32:35Impossible
32:35de pousser,
32:36commandant.
32:41Le système
32:42voulait monter
32:43tandis que
32:44les pilotes
32:45tentaient
32:45d'atterrir.
32:49Ils pensaient
32:50y parvenir
32:50en poussant
32:51sur le manche.
32:55Ils ont lutté
32:58contre le système
32:58automatisé
32:59jusqu'au bout
32:59sans jamais
33:00s'en apercevoir.
33:02En gros,
33:03c'est l'ordinateur
33:04contre les pilotes.
33:07C'est l'ordinateur
33:08qui l'emportera
33:08toujours.
33:09Il outrepasse
33:09les actions humaines.
33:12La cause
33:13principale
33:13de cet accident
33:14c'est que
33:15les pilotes
33:15n'ont pas eu
33:16conscience
33:16du mouvement
33:17de lamponnage
33:18horizontal.
33:20Et c'est
33:21l'action
33:21de l'ordinateur
33:22qui a prévalu.
33:25Réduis tout.
33:29L'avion
33:30chute
33:30à plus de
33:31300 mètres
33:31par minute.
33:33Allez,
33:34pousse.
33:35Pousse encore.
33:36Mais le commandant
33:36demande toujours
33:37à son copilote
33:38d'atterrir.
33:40Le commandant
33:41aurait dû intervenir.
33:43Le commandant
33:44n'a pas repris
33:45la main.
33:46Il a choisi
33:46de sauver l'approche
33:47en guidant son copilote
33:49pour atterrir.
33:51Pousse plus fort.
33:52Une fois que l'avion
33:52est sous la barre
33:53des 300 mètres,
33:54tout doit être
33:55parfait.
33:56Au moindre problème,
33:57on remet les gaz
33:58et on se sort
33:58de là.
34:00Je prends
34:01les commandes.
34:03Il intervient
34:03à 40 secondes
34:05de l'impact.
34:09C'est quoi
34:10ce bazar ?
34:12On sent
34:15pourquoi
34:16ça ne veut pas.
34:18Il croyait
34:19que c'était
34:19un problème
34:20facile à régler.
34:20quand un pilote
34:23pousse sur son manche
34:25et dit
34:25« C'est quoi
34:26ce bazar ? »
34:28C'est qu'il y a
34:29un grave problème.
34:32Dans la panique,
34:33aucun des deux pilotes
34:34n'a remarqué
34:35que le mode
34:35remise de gaz
34:36était toujours
34:37activé.
34:39Les signaux
34:40qui leur indiquaient
34:41ce que faisait
34:42le système
34:42étaient très obscurs.
34:44Il y avait
34:45bien une petite note
34:46à l'écran
34:47mais elle était
34:48très difficile
34:48à voir
34:49parce qu'elle était
34:50perdue au milieu
34:51d'un tas
34:51d'autres informations.
34:53Ils se sont
34:53retrouvés dans
34:54une situation
34:54où il y avait
34:55un trop plein
34:56d'informations
34:56et très peu
34:57de temps.
34:58Remise de gaz.
35:01Nagoya
35:01tour,
35:02remettons les gaz.
35:03Le commandant
35:04décide d'effectuer
35:05une remise de gaz
35:06manuelle.
35:08Mais il est
35:08trop tard.
35:11L'augmentation
35:12de la poussée
35:13fait cabrer
35:13l'avion
35:13d'autant plus vite.
35:16Cette poussée
35:17soudaine
35:17remonte le nez
35:18à 50 degrés
35:19en quelques secondes.
35:26Si ça continue,
35:27on va décrocher.
35:33La configuration
35:34était si mauvaise
35:35que l'appareil
35:35a décroché.
35:37Et lors d'un décrochage,
35:38la chute
35:39est très rapide.
35:43C'est fini !
35:50Ça m'a fait un choc
36:00d'entendre ces voix.
36:03Les pilotes ont bien
36:05essayé de sortir
36:05du décrochage.
36:07Mais dans leur voix,
36:08on sentait
36:09qu'il n'y avait plus
36:09d'espoir.
36:14Pourquoi ils n'ont pas
36:15su que l'ordinateur
36:16prendrait le relais ?
36:18C'est la dernière question
36:19à laquelle sont
36:20confrontés les enquêteurs.
36:22Pour y répondre,
36:23ils vont devoir
36:23se plonger dans la complexité
36:25des systèmes embarqués
36:26et des limites
36:27de la compréhension humaine.
36:28Comment deux pilotes
36:33professionnels
36:34ont-ils manqué
36:35à ce point de discernement
36:36vis-à-vis de l'ordinateur
36:38de bord ?
36:39Impossible de pousser,
36:40commandant.
36:41Bon, je reprends
36:42les commandes.
36:43Afin d'empêcher
36:43qu'une telle catastrophe
36:44se reproduise,
36:45les enquêteurs doivent
36:46comprendre ce qui a
36:48semé la confusion.
36:49Pourquoi ça veut pas...
36:50Les dossiers de formation
37:02sont passés au crible.
37:06Je ne vois rien
37:07qui cloche.
37:10Les deux pilotes
37:11ont rempli
37:11toutes les conditions
37:12nécessaires
37:13pour l'obtention
37:14de leur licence.
37:15Cours théoriques,
37:16simulateurs
37:17et vols de formation.
37:19Tout semble être
37:20en ordre.
37:20jusqu'à ce que
37:22les enquêteurs
37:22découvrent quelque chose.
37:25Attends.
37:27Il y a un souci, là.
37:36La formation
37:38en simulateur.
37:42Formation sur A-300, oui.
37:45Les enquêteurs
37:45contactent China Airlines
37:47pour en savoir davantage
37:48sur la formation
37:49en simulateur.
37:50Vous n'en avez pas
37:52du tout ?
37:54Je vois.
37:56La compagnie aérienne
37:57ne possède pas
37:59de simulateur
38:00d'A-300.
38:02Où a eu lieu
38:03leur formation ?
38:06Le commandant
38:07a été envoyé
38:07en Thaïlande
38:08pour obtenir
38:09sa certification
38:10sur A-300.
38:13Vous n'allez pas
38:13le croire.
38:14Le simulateur
38:15sur lequel a été
38:16formé le commandant
38:17est à Bangkok.
38:18et la configuration
38:20est différente.
38:21En mode
38:22remise de gaz,
38:24le pilote
38:24peut outrepasser
38:25l'empennage
38:26horizontal.
38:27En poussant
38:28sur le manche,
38:30le simulateur
38:30fait descendre
38:31le nez de l'avion.
38:34Les enquêteurs
38:35ont la surprise
38:36de découvrir
38:36que le simulateur
38:38thaïlandais
38:38fait exactement
38:39le contraire
38:40de ce qu'a fait
38:40l'avion.
38:41Lorsque le pilote
38:45pousse sur le manche,
38:46le nez s'abaisse,
38:47même en mode
38:48remise de gaz.
38:50Ça change tout.
38:53Cette découverte
38:54capitale
38:54pourrait expliquer
38:55les actions
38:55du commandant
38:56de bord.
38:58Pousse encore.
39:01Pousse plus fort.
39:03Il a sans doute
39:04cru qu'en poussant
39:05sur le manche,
39:06le nez s'abaisserait,
39:07comme c'était le cas
39:08dans le simulateur.
39:08Et ces années
39:10passées aux commandes
39:11d'un Boeing 747
39:12n'auront fait
39:13que renforcer
39:14cette certitude.
39:17Sur le 747,
39:19si on pousse
39:20à fond
39:21sur le manche,
39:22le pilote automatique
39:23se désengage
39:24et le pilote
39:25reprend tout le contrôle.
39:27Mais ce n'est pas
39:28ce qui s'est passé
39:29sur la 300.
39:30Pousse encore.
39:31Pousse plus fort.
39:32En cas de stress,
39:34l'être humain
39:35a tendance
39:35à se référer
39:36à des expériences connues.
39:38Remise de gaz.
39:42Nagoya Tour,
39:43remettons les gaz.
39:49Le copilote
39:50n'avait pas
39:50l'expérience suffisante
39:52pour analyser
39:52la situation.
39:54Si ça continue,
39:55on va décrocher.
39:57Ils n'ont jamais
39:58pu expérimenter
39:59cette situation
39:59lors de leur formation.
40:01Ils auraient pu
40:02comprendre
40:02pourquoi l'avion
40:03réagissait ainsi
40:04et ce qu'il fallait faire
40:05pour reprendre le contrôle.
40:08Je peux voir
40:10la partie concernant
40:11le désengagement
40:11du mode
40:12remise de gaz ?
40:13Le manuel
40:15d'Airbus
40:15permet de mieux
40:16expliquer
40:16la confusion
40:17des pilotes.
40:19La désactivation
40:21n'est possible
40:22qu'en activant
40:23un autre mode.
40:24s'il est simple
40:27d'activer
40:27le mode
40:28remise de gaz,
40:29sa désactivation
40:30est bien plus complexe.
40:32L'automanette
40:33s'engage
40:34dans le mode
40:35correspondant
40:36au mode
40:36longitudinal
40:37engagé.
40:38C'est quoi ce charabia ?
40:40Le mode longitudinal
40:41de la remise de gaz
40:42reste activé.
40:44C'est clair
40:44comme de l'eau de boudin.
40:46Ça devrait être
40:47aussi simple
40:48que d'appuyer
40:48sur un bouton,
40:49de désélectionner
40:50la fonction.
40:51Mais ce n'est pas
40:52comme ça
40:52que le système
40:53était conçu.
40:55On est encore
40:56en mode
40:57remise de gaz.
40:58Sous le coup
40:59du stress,
41:00un jeune copilote
41:00pouvait facilement
41:01oublier
41:02les différentes étapes
41:03nécessaires
41:03à la désactivation
41:04du mode.
41:05Pousse sur le manche.
41:11Par inadvertance,
41:14le copilote
41:14a enclenché
41:15tout ce processus.
41:17Je crois
41:17qu'aucun des deux hommes
41:18n'a vraiment compris
41:19ce qui se passait.
41:21Et ils ne sont pas
41:23les premiers.
41:24Dans la décennie
41:25qui a précédé,
41:26trois autres équipages
41:27d'A300
41:28ont eu du mal
41:29à outrepasser
41:29le système automatisé.
41:32Il y avait eu
41:33d'autres incidents
41:34au cours desquels
41:35les pilotes
41:35avaient perdu le contrôle
41:36de leur Airbus
41:37au point de frôler
41:38la catastrophe.
41:39Et la raison
41:40derrière ces incidents
41:41était celle
41:42qui a conduit
41:43au crash
41:43du vol 140.
41:47Après le dernier incident,
41:49Airbus a émis
41:49un bulletin
41:50de service
41:50qui suggérait
41:51aux compagnies
41:52de modifier
41:53tous leurs A300.
41:55Pousse sur la manche.
41:57La modification
41:57permettait
41:58de désactiver
41:59le contrôle automatique
42:00de l'empennage
42:00horizontal
42:01en poussant fort
42:02sur le manche
42:03en mode
42:03remise de gaz.
42:05Pousse plus fort.
42:09Airbus a émis
42:10son bulletin
42:10de service
42:11moins d'un an
42:12avant la tragédie.
42:13en épluchant
42:17les dossiers
42:17de service
42:18les enquêteurs
42:19font une découverte
42:20surprenante.
42:25Aucun des 6 A300
42:27de la compagnie
42:27n'a été modifié.
42:29China Airlines
42:36avait décidé
42:38d'attendre
42:38que les avions
42:39doivent passer
42:40en maintenance
42:41pour une réparation
42:42quelconque
42:43pour modifier
42:44les ordinateurs.
42:47Comme la recommandation
42:49n'était pas obligatoire,
42:51la compagnie
42:52n'a pas bouleversé
42:53son calendrier.
42:54Un bulletin de service
42:57n'a pas valeur
42:58d'obligation
42:59pour une compagnie.
43:01C'est fini !
43:03Il est malheureux
43:08de constater
43:09que les leçons
43:10des problèmes précédents
43:11n'avaient pas été tirées.
43:12Cet accident
43:13aurait pu être évité.
43:16Au début,
43:17les pilotes
43:18semblaient être
43:18les seuls responsables
43:19de cette catastrophe.
43:21Mais au terme
43:21de deux ans d'enquête,
43:23les hommes
43:23de l'AIC
43:24pointent également
43:25du doigt
43:25le rôle majeur
43:26joué par la technologie
43:27complexe de l'appareil.
43:31Après la publication
43:32du rapport final,
43:33Airbus modifie
43:34ces systèmes
43:35afin de permettre
43:36aux pilotes
43:37de reprendre
43:38manuellement
43:38les commandes
43:39en mode remise de gaz.
43:41Les formations
43:42sont également revues.
43:44Mon objectif,
43:46c'est que les voyages
43:47en avion
43:47soient les plus sûrs
43:48possible.
43:49Je ne veux pas
43:50qu'une telle tragédie
43:51se reproduise.
43:52pour prévenir
43:54les accidents,
43:55il est important
43:56de trouver des solutions
43:57qui aideront
43:58les générations futures.
43:59littard terra predicted.
44:00Pencil
44:00de tout
44:00de tout
44:02le
44:07à
44:08where
Commentaires
2
  • Miqueas PRADIERil y a 4 mois
    très malhonnête comme commentaire, les pilotes ici sont mis en cause pas l'avion.. inversion flagrante et procès d'intention bidon au documentaire parce que celui ci est américain.. sauf que les problèmes de Boeing ont été abordés dans d'autres épisodes
  • j'adore quand c'est Airbus comment ils trouvent des excuses aux pilotes et essayent toujours de mettre en cause airbus... on voit l'influence américaine sur le programme
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