Le Premier ministre François Bayrou veut croire en ses chances de convaincre les oppositions de lui voter la confiance le 8 septembre prochain. Même si la gauche et le RN voient sa démission comme actée, le chef du gouvernement dit rester ouvert au dialogue sur "tous les sujets".
00:00Non, mais François Béraud, il découvre la Lune. Je vous rappelle qu'en réalité, ça fait 13 ans qu'il soutient les gouvernements en place.
00:06Il avait soutenu M. Hollande contre M. Sarkozy. Il a soutenu M. Macron contre M. Fillon.
00:14Donc, en réalité, là, il fait un constat que tous les gens qu'il a soutenus depuis 13 ans nous ont amenés dans un état catastrophique.
00:21Non, mais Thierry Mariani, vous savez mieux que moi qu'il a, tout au long de sa carrière politique, alerté sur la dette et l'endettement de la France.
00:29Ça, pour le coup, on ne peut pas lui enlever.
00:31Oui, sauf qu'il a toujours voté pour ceux qui l'ont, j'allais dire, fait exploser. Il a soutenu M. Macron.
00:39C'est quand même, vous le savez aussi bien que moi, 1000 milliards de dettes depuis qu'il est au pouvoir.
00:44Donc, c'est très bien d'alerter tout le monde. Mais vous savez, c'est comme ces pompiers qui alertent sur les feux, qui mettent les feux eux-mêmes.
00:50Heureusement, c'est très rare chez les pompiers.
00:53Allez-y, Anne-Chêne.
00:54Est-ce qu'au fond, vous nous dites que sur le constat, si vous devriez prendre les responsabilités demain, que ce soit avant une dissolution ou après,
01:02vous, vous vous engageriez à aussi un constat sur la dette, une forme de réduction de la dépense publique ou pas ?
01:09Qu'est-ce que c'est votre proposition par rapport à ça, puisque vous nous dites ne pas adhérer à ce constat, finalement ?
01:14Attendez, le constat sur la dette, tout le monde est d'accord, c'est une évidence.
01:16– Mais c'est là-dessus que le gouvernement va tomber.
01:18– Oui, mais je vous rappelle même que Marine Le Pen a écrit spécialement là-dessus à M. Beyrou pour lui faire des propositions sur le budget.
01:26Je ne vais pas vous les énumérer, mais si vous voulez réduire le millefeuille administratif de l'État à 60 milliards,
01:32lutter réellement contre la fraude sociale, Mme Vautrin enfin décide de s'en occuper, mais on attend les résultats.
01:37Revoir par exemple la participation de la France aux contributions à l'Union européenne.
01:44Et puis toute une série d'autres propositions, voilà.
01:46Bien sûr qu'on est d'accord pour réduire le train de l'État, pour réduire les dépenses, mais ce n'est pas aux Français d'en faire les frais.
01:51– À hauteur de 44 milliards aussi, parce que le Parti Socialiste qui partage ce constat de la dette, lui,
01:58propose de faire moitié moins d'économies.
02:03– Vous savez, on parle de 40 milliards depuis un certain temps.
02:06Je vous rappelle que ce premier chiffre a été cité par le Rassemblement national.
02:10Si ma mémoire est bonne, c'est même Jean-Philippe Tanguy qui en parlait.
02:13Et donc on est d'accord sur le constat, qu'à savoir qu'il faut effectivement que la France soit gérée autrement.
02:18Mais ce que propose M. Bérou, c'est en réalité des dépenses supplémentaires,
02:23des impôts supplémentaires où que les Français se serrent la ceinture.
02:27Nous, on veut des vraies réformes, lutter contre la fraude,
02:30lutter contre un certain nombre de dépenses que nous cause l'immigration,
02:34lutter contre réformer, par exemple, toutes ces agences de l'État qui pullulent et qui nous coûtent plus de 60 milliards.
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