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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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Transcription
00:00Il est 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros de week-end.
00:06Et cher Geoffroy Lejeune, vous êtes ce soir minoritaire. Faites très attention.
00:11Nous sommes minoritaires, vous et moi.
00:13Qu'est-ce qui vous fait dire que je suis un homme ?
00:15Vous me l'avez en fait, vous vous souvenez de cette séquence ?
00:19Qu'est-ce qui vous fait dire que je suis un homme ?
00:21Ophélie Rock est avec nous, Véronique Jacquier et Elisabeth Lévy.
00:25Bonsoir à toutes les trois.
00:27Et ça fait plaisir de voir que les femmes sont majoritaires autour de ce plateau.
00:32On verra si vous dites la même chose.
00:33Donne adieu pour le point sur l'information. Bonsoir Augustin.
00:39Bonsoir Elliot, bonsoir à tous.
00:40Des accords de taille entre la France et les Etats-Unis après que Washington ait refusé les demandes de visa des responsables palestiniens.
00:48Ce refus les empêchera de facto de participer à la prochaine Assemblée Générale des Nations Unies
00:53et qui commencera le 9 septembre prochain à New York.
00:55Le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barraud déplore cette future absence
00:59et compte convaincre ses homologues de revoir leur position.
01:04Jordan Bardella a fait sa rentrée politique aujourd'hui.
01:07Le président du Rassemblement national était en déplacement à la foire de Chalon dans la Marne.
01:12Comme François Bayrou hier d'ailleurs, il s'est exprimé ce matin sur le vote de confiance sollicité par le Premier ministre.
01:18Ceux qui sont au pouvoir sont des facteurs d'instabilité, a-t-il déclaré.
01:22Et à Paris, la place de la République a ce matin fait honneur à son nom.
01:26Le collectif Nous Vivrons a déployé cette banderole pour dénoncer, je cite,
01:30« l'antisémitisme banalisé, assumé, revendiqué et affiché qui menace les Français ».
01:36Le message du collectif est clair.
01:37Certains s'habituent à l'antisémitisme, pas nous.
01:40Une mobilisation sur la place de la République sans violence ni dégradation.
01:43Ça change et ça change de voir des drapeaux français sur la place de la République ces derniers mois.
01:48Merci Augustin Donadio pour le point sur l'information.
01:51Et on va commencer par une exclusivité à la une de l'heure des pros.
01:54C'est ce qui sera à la une du JDT demain.
01:57C'est une exclue du journal du dimanche.
02:00Sarah Knafo, Éric Zemmour pour un entretien croisé qui font leur rentrée politique ce dimanche.
02:06Crise, identité, insécurité, antisémitisme, union des droites.
02:10Geoffroy Lejeune, que faut-il retenir de cet entretien ?
02:14On va décrypter en longueur ce soir.
02:16Déjà, je viens de le lire, j'ai terminé de le lire il y a cinq minutes.
02:18Parce que vous savez qu'on est en train de boucler le journal du dimanche.
02:20Donc en fait, on est en train de le finir.
02:22Donc je suis très frais pour en parler.
02:24Et la première chose qui m'a sauté aux yeux en le lisant, c'est l'absence totale de langue de bois.
02:28En fait, c'est vrai qu'ils ne sont pas nombreux dans la classe politique,
02:30les responsables qui s'expriment en disant très exactement ce qu'ils pensent,
02:33en mettant les pieds dans le plat sur tous les sujets.
02:35Vous sentez qu'il n'y a la volonté d'épargner personne.
02:37Et puis c'est moins d'ailleurs une question de personne que sur les sujets.
02:40Ils vont au fond des choses.
02:41C'est vraiment très rafraîchissant.
02:42Donc pour une entrée politique, c'est très réussi.
02:44Et puis lorsqu'on lit cet entretien, parce que j'ai eu la chance de le lire cet après-midi,
02:48qu'on partage ou non les idées, ce n'est pas ça qui est important.
02:52C'est de se dire bien malin, bien courageux,
02:54celui qui pourrait arriver sur un plateau pour débattre soit avec Sarah Knafow,
03:00soit avec Éric Zemmour.
03:02C'est très intéressant parce qu'ils sont souvent ciblés, Sarah Knafow et Éric Zemmour,
03:07mais peu ont le courage de débattre avec l'une ou avec l'autre.
03:13Vous avez la mémoire courte.
03:14Rappelez-vous tous les gens qui sont venus sur le plateau de Christine Kelly,
03:18qui d'ailleurs, franchement, c'était sportif.
03:20Alors là, il n'y avait pas Sarah Knafow à l'époque, il n'y avait qu'Éric Zemmour.
03:23Mais c'est vrai que, globalement, je pense que ce sont des adversaires difficiles
03:28à cause de ce qu'a dit Geoffroy.
03:31J'ajouterais, alors je précise, moi ce sont des amis, je préfère le dire par ailleurs,
03:34mais j'ajouterais que, et ce ne sont pas les seuls,
03:39mais il y a quand même chez eux un véritable amour de leur pays,
03:43une véritable inquiétude de leur pays.
03:45Pour en parler souvent avec eux, ce ne sont pas seulement des gens qui veulent le pouvoir,
03:49où je pense qu'ils partagent avec beaucoup de Français
03:52le sentiment qu'il y a véritablement un danger.
03:56Et je finis juste avec deux mots,
03:58mais parce que là, pour le coup, c'est une discussion idéologique
04:01et je pense que c'est le bon combo pour la droite,
04:03c'est national et libéral.
04:05Et parce que le libéralisme corrige aussi ce que la nation a d'un peu,
04:10peut-être parfois rigide.
04:11Et donc, j'aimerais que la droite française soit toute sur cette position-là.
04:15Elle parle, justement, Sarah Knafow de l'Union des Droites,
04:17on y reviendra dans un instant,
04:18mais premier tour de table est sur Éric Zemmour et sur Sarah Knafow.
04:22En coulisses, certains journalistes me disaient
04:24« Mais tu vas commencer par quoi à l'heure des pros ? »
04:26Par l'entretien d'Éric Zemmour et Sarah Knafow.
04:29Et la réponse était « Mais qu'ont-ils à dire ? »
04:32C'est-à-dire, quel est le champ d'action, en quelque sorte,
04:35de Sarah Knafow et Éric Zemmour ?
04:37Et plus, généralement, de reconquête, selon vous, Véronique Jacquier.
04:41C'est-à-dire qu'il y a un paradoxe, parce que c'est vrai qu'ils ont fait des scores faibles dans les urnes
04:47lors des dernières élections.
04:48Plus que le PS et l'air.
04:50Oui, mais ils n'ont pas réussi à percer ou à emmener les Français avec eux comme ils le souhaitaient.
04:55Et pourtant, bon nombre de Français partagent leur analyse et leur discours de vérité.
04:59Donc, il y a quand même un décalage entre le verbe qui est puissant,
05:02de la part d'Éric Zemmour et de Sarah Knafow,
05:05et la traduction dans les urnes.
05:07Donc, je pense qu'ils ont un travail à faire là-dessus.
05:09Cela dit, c'est compliqué parce que, justement, ils tiennent un discours de vérité.
05:13Et c'est un petit peu ce qu'on vous promet, c'est du sang et des larmes,
05:16parce que ça ne va pas être facile, quand même, de redresser la France.
05:18On ne va pas y arriver avec un bouquet de roses.
05:20Et ça, il y a bien des Français qui l'ont compris et qui disent
05:23« Ah non, non, pour l'instant, nous, on reste avec les pantoufles et le confort ».
05:26Ils ne veulent pas partir à la guerre, ils ne veulent pas aller au charbon pour défendre leur pays.
05:30Ils n'ont pas les tripes aussi patriotiques qu'Éric Zemmour et Sarah Knafow.
05:35Il faut leur reconnaître cela.
05:36Moi, je suis d'accord avec cette analyse.
05:38Geoffroy Lejeune.
05:38Pour répondre à Véronique, il y a une chose qui m'a surprise dans cet entretien,
05:42c'est que, justement, ils ne vous vendent pas du sang et des larmes.
05:44Ils disent, au contraire, si on appliquait et ils donnent une liste de mesures,
05:48et Yot a raison, c'est assez dur parce que c'est très éloquent,
05:50avec des enchaînements de chiffres, des enchaînements de faits
05:52que vous pouvez difficilement contester.
05:54Ils disent, si on faisait juste ça, ça, ça et ça, je ne défleure pas ce qu'il y a dans l'entretien,
05:58les choses iraient beaucoup mieux.
05:59Et notamment, Sarah Knafow raconte la liste, la piste d'économie qu'elle a donnée à François Bayrou,
06:03qui n'a jamais été entendue par le Premier ministre.
06:05Ensuite, j'ajouterais juste, et je ne donnerai pas la réponse,
06:08mais ils répondent à la question.
06:10On leur dit, mais qu'est-ce que vous avez à dire ?
06:11Quel est votre poids électoral ?
06:12Sans représentation à l'Assemblée, etc.
06:14Et Rézé-Moune...
06:14Ce que vous dites, ils ont fait plus que LR, c'est faux.
06:17Aux législatives, ils n'ont pas indécuté.
06:18Mais à la présidentielle, ils ont fait plus que LR et plus que le PS.
06:23Et même plus que le PS et LR réunis.
06:25Vous avez raison.
06:26Donc, ce n'était pas si minable, franchement.
06:28Et on leur demande, avec Jules Thores,
06:30comment pouvez-vous exister politiquement sans représentation à l'Assemblée nationale ?
06:34La réponse d'Éric Zemmour nous renvoie un peu dans nos buts.
06:37Il dit, le Rassemblement National est passé de zéro à le second tour de la présidentielle,
06:41sans jamais avoir un député.
06:42Depuis, entre 88 et 2012, il n'y a pas un député Rassemblement National,
06:45mais ils sont au second tour de l'élection présidentielle.
06:47Et à l'inverse, le Parti communiste a toujours eu un groupe à l'Assemblée nationale,
06:50en passant de 15 à 2%.
06:51On va sur le fond du sujet à présent,
06:53et on va découvrir quelques déclarations,
06:56soit d'Éric Zemmour, soit de Sarah Knafow.
06:58C'est très intéressant.
06:59Par exemple, sur la crise en France.
07:01Éric Zemmour dit quoi ?
07:02Les politiciens sont dépassés, déboussolés.
07:05Ils ne voient même pas qu'un nouveau clivage structure la société,
07:08celui de l'identité.
07:09Regardez les émeutes qui deviennent notre lot commun,
07:12l'explosion des actes anti-français,
07:15l'ultra-présence de la cause palestinienne.
07:18Cela nous saute au visage,
07:19et pourtant, la classe politique ne prend pas la mesure de la situation.
07:22Et je me tourne vers vous, Ophélie Roch.
07:24C'est vrai qu'au moment des émeutes, après l'affaire Naël,
07:27quelle a été la réponse ?
07:28L'oisiveté, les écrans,
07:31et peut-être qu'on a refusé de voir ce que tout le monde voyait,
07:35c'est-à-dire qu'il y avait des jeunes nés en France,
07:38avec une carte d'identité française,
07:41mais qui détestaient son pays.
07:43Oui, je pense que là, il y a eu un...
07:45En effet, quand on voit un petit peu comment un enfant se perçoit,
07:50c'est-à-dire, moi je parle essentiellement des collégiens et des lycéens,
07:52je n'ai pas les plus petits,
07:54mais c'est vrai que quand on voit comment il se perçoit,
07:56parfois, dans certains quartiers,
07:57ce n'est pas forcément l'identité française qui prime,
08:00on va dire qu'on a...
08:01Comme cette fémise mais jolie !
08:02Voilà, on va dire qu'il y a plutôt...
08:05Nous, on a dû interdire, par exemple, les drapeaux,
08:08parce que les enfants venaient avec des drapeaux,
08:10donc ça, on a dû leur faire comprendre
08:11qu'on ne peut pas venir dans un établissement scolaire
08:13avec des drapeaux qui, en plus, appartiennent à un autre pays que la France,
08:16ce n'est pas possible,
08:17donc on a dû changer un peu le règlement scolaire exprès,
08:20parce qu'on n'avait pas pensé à ça dans le règlement scolaire,
08:22si vous le souhaitez,
08:23donc on a dû changer ça,
08:24et puis interdire aussi les maillots de football,
08:28alors c'est certes inesthétique,
08:29mais surtout, ça permettait aux enfants
08:32de venir avec des maillots floqués,
08:33vous savez, soit aux couleurs de l'Algérie,
08:36soit aux couleurs du Maroc,
08:37soit aux couleurs de la Tunisie,
08:38donc on a dû faire un petit peu place net là-dessus.
08:40Après, c'est vrai que ce qui est compliqué
08:42pour cette jeunesse, pour cette génération,
08:44c'est que beaucoup, en fait,
08:45ne se sentent pas français,
08:48et quand on leur demande,
08:49mais est-ce que tu te sens davantage,
08:51finalement, je ne sais pas,
08:53algérien, tunisien,
08:54et ils disent, pas tant que ça,
08:55mais quand même, si je devais choisir,
08:57je choisirais une autre nationalité
08:59que celle de la française.
09:01Il faut quand même prononcer le mot qui fâche,
09:03parce que je pense que,
09:04j'imagine qu'Éric en parle,
09:05Éric Zemmour en parle dans l'entretien,
09:08c'est que cette immigration
09:08ne vient pas de nulle part,
09:10elle ne vient pas les mains vides,
09:11elle ne vient pas le cœur vide,
09:13elle arrive, évidemment,
09:14les gens ne sont pas des voyageurs sans bagage,
09:16ils arrivent avec leur culture,
09:17et il y a quand même une expression
09:19qui devient, sinon majoritaire,
09:22très répandue de la culture musulmane,
09:24qui s'oppose frontalement aux valeurs françaises,
09:26donc vous avez des gamins,
09:28vos gamins, les gamins que vous voyez,
09:30à l'école et à la maison,
09:31ils entendent souvent des discours
09:33qui sont comme ça.
09:34Mais il faut parler de gamins
09:35qui sont,
09:36je dis gamins,
09:37à l'expression d'adolescents
09:38qui sont issus
09:40de la deuxième,
09:41troisième,
09:42peut-être même
09:42quatrième génération.
09:43Et qui sont parfois moins,
09:44qui se sentent moins français
09:46que leurs grands-parents.
09:46Qui se sentent étrangers en France,
09:48et lorsqu'ils retournent,
09:50comme ils disent,
09:51dans leur pays,
09:52non pas d'origine,
09:53mais de sang lointain,
09:55eh bien ils sont encore plus étrangers,
09:57ça en fait en quelque sorte...
09:58Donc ils ont deux cultures de référence.
10:00Mais ce qui m'intéresse,
10:00c'est que le point clé
10:03qu'il pointe,
10:05Éric Zemmour,
10:05c'est de dire
10:06la crise identitaire
10:07est peut-être la crise
10:08la plus importante en France.
10:09Tout le monde le voit,
10:10personne n'en parle.
10:12Personne ose parler.
10:13Alors peut-être qu'il a tort.
10:14Pourquoi je vous dis ça ?
10:15Parce que, par exemple,
10:16François Bayrou,
10:16lorsqu'il est arrivé à Matignon,
10:18qu'est-ce qu'il a dit ?
10:19Il va peut-être falloir se reposer
10:19la question
10:20qu'est-ce qu'être français ?
10:21On n'a pas la réponse.
10:22Rappelez-vous,
10:23c'était en janvier dernier.
10:24C'est quand même un grand tabou
10:25cette question de l'identité.
10:26Souvenez-vous,
10:27Nicolas Sarkozy voulait
10:28un ministère de l'identité nationale.
10:30C'est complètement tombé à l'eau
10:31parce que certains
10:32ont poussé des cris d'orfraie.
10:33Il n'était pas question
10:34à l'époque
10:35de parler d'identité.
10:36Et c'était en 2007,
10:37vous voyez,
10:38le temps qui a été perdu
10:39pour avoir des débats
10:40sur une question
10:41aussi importante.
10:43Avec Philippe de Villiers,
10:44en 92,
10:45il faisait un débat
10:46avec Arlène Désir.
10:47Le débat,
10:48c'était l'identité
10:48de la nationale
10:49et on a retrouvé
10:50la séquence
10:50où la question se posait
10:51qu'est-ce qu'être français ?
10:53Ce qui est intéressant
10:53dans la faillite française,
10:55c'est cette incapacité
10:57d'avoir pu transmettre
10:58cette notion de la France,
11:00de nos traditions,
11:01de nos codes,
11:02de nos cultures,
11:03cette fierté française
11:03et ça fait 30, 40 ans
11:06que ça dure
11:06à tel point qu'aujourd'hui,
11:07vous avez des Français
11:08nés en France
11:10qui sont prêts
11:10à brûler des écoles,
11:12à brûler des mairies,
11:13à s'attaquer
11:14aux forces de l'ordre
11:14par haine de la France.
11:17Et surtout qu'ils n'appellent pas
11:18quand ils disent frère
11:19et Éric Zemmour
11:21cite souvent cette chose
11:21d'ailleurs
11:22que Napoléon
11:23quand il demande aux Juifs
11:24d'adopter un certain nombre
11:26de règles
11:26et de meurtres françaises,
11:27il dit
11:27considérez-vous
11:28les autres Français
11:29comme vos frères.
11:30Quand on s'appelle frère
11:31dans les quartiers,
11:32on ne fait pas référence
11:34au fait que l'autre
11:35est également français.
11:36Mais juste sur ce que vous dites
11:37sur la crise identitaire,
11:38moi je trouve quand même
11:39qu'y compris grâce à nos médias,
11:41notre chaîne,
11:42nos journaux,
11:42etc.,
11:43c'est quand même
11:44un élément
11:45majeur du débat
11:47quand il y a un débat.
11:48Mais ce qui s'est passé
11:49ces derniers temps
11:50et c'est peut-être ça
11:51qui est fondamental
11:53et sur lequel on devrait
11:54moi m'inquiéter
11:55en tous les cas,
11:55c'est que le RN
11:56semble vouloir
11:58plutôt aller à la bataille
12:00sur l'économie,
12:01le social,
12:02la pauvreté,
12:02le pouvoir d'achat,
12:03etc.
12:04Et moi je crains
12:04qu'il se retrouve
12:06un peu dans la roue
12:07des LF.
12:07Quand vous regardez
12:08le programme
12:09du Rassemblement National,
12:10la préférence nationale
12:11et par exemple
12:12dans le débat
12:13l'identité nationale,
12:14il faudrait juste
12:15qu'on puisse avancer
12:16parce que si on n'arrive
12:17pas à donner
12:17toutes les citations,
12:19vous arrivez...
12:20Oui, vous avez raison,
12:21qui va acheter le JDC ?
12:22Oui, bien sûr,
12:23alors on va pouvoir en donner,
12:24je ne les donne pas toutes,
12:25mais celles qui m'ont marqué.
12:26Sur la sécurité,
12:27c'est pour ça que je vous dis
12:27que ça pourrait être intéressant
12:28d'avoir un débat,
12:29pourquoi pas,
12:30Bruno Retailleau
12:31et Éric Zemmour
12:32sur les questions de sécurité.
12:34Il dit quoi
12:34sur la question de l'insécurité ?
12:36Depuis 1996,
12:38le nombre de coups
12:38et blessures volontaires
12:39a augmenté de 392%.
12:42Sur la même période,
12:44le nombre de détenus
12:45a augmenté d'à peine 31%.
12:47Si vous voulez une photographie
12:49du laxisme à la française,
12:51prenez celle-ci.
12:52Les coups et blessures volontaires
12:53ont augmenté 13 fois plus vite
12:55que le nombre de détenus.
12:57Donc, ce n'est même pas
12:57avec Bruno Retailleau
12:58qu'il faudrait faire un débat,
12:59c'est avec Éric Dupond-Moretti.
13:00Tiens, ça serait intéressant.
13:02Vous avez peut-être son numéro,
13:03moi je ne l'ai pas.
13:04Ce débat a déjà existé,
13:05il s'était très mal passé
13:06pour Éric Dupond-Moretti d'ailleurs,
13:08jadis sur d'autres chaînes.
13:10Elle est intéressante
13:11cette réponse d'Éric Zemmour
13:12parce que la question c'est
13:13est-ce que ça va mieux
13:14avec Bruno Retailleau ?
13:15Et la question qui est posée
13:17c'est le ministre de l'Intérieur
13:19le plus à droite
13:19depuis Charles Pasqua ?
13:20Et il répond 96
13:21parce qu'il a en tête
13:22Charles Pasqua
13:22et il explique en fait
13:23c'est la première fois
13:24que j'entends Éric Zemmour
13:25ne pas être critique
13:27de manière outrancière
13:29vis-à-vis de Bruno Retailleau
13:30et Gérald Darmanin.
13:31Sarah Knafo et Éric Zemmour
13:32disent qu'ils ont des qualités
13:33ils parlent bien
13:34on est d'accord avec ça
13:34mais voilà le bilan
13:36et malheureusement
13:36il faudra changer le système
13:38c'est là qu'on bascule
13:39sur le vrai grand sujet
13:40d'Éric Zemmour
13:40qui est en gros
13:41la réforme d'absolument
13:43tout notre système
13:44notamment en réformant
13:45la constitution
13:46pour justement empêcher
13:48que des gens
13:48des responsables politiques
13:49comme Darmanin et Retailleau
13:50soient empêchés
13:50d'agir au quotidien.
13:51On continue sur l'insécurité
13:52Sarah Knafo
13:53qui dit
13:53la seule politique de fermeté
13:54qui vaille
13:55c'est de construire
13:56dès maintenant
13:56100 000 places de prison
13:58et d'y mettre
13:59les délinquants
13:59hors d'état de nuire
14:01écoutez les policiers
14:02ils disent presque
14:03tous la même chose
14:04la justice française
14:05est un panier percé
14:06Éric Zemmour
14:07va plus loin
14:07il dit
14:08il y a deux solutions
14:08100 000 places de prison
14:09et la remigration
14:10et les français
14:11seront protégés
14:12les délinquants
14:13et criminels étrangers
14:14et binationaux
14:15ont vocation
14:15à quitter immédiatement
14:17notre pays
14:17puisqu'ils sont dangereux
14:19pour nos compatriotes
14:20c'est du bon sens
14:21ce qui m'intéresse
14:23c'est que
14:23sur les questions
14:24de sécurité
14:24ou sur les questions
14:25d'immigration
14:26vous avez
14:277
14:278 français sur 10
14:29qui pensent peu ou prou
14:30la même chose
14:31Véronique Jacquier
14:31mais vous avez
14:32une élite politique
14:34qui refuse de prendre
14:35ce sujet
14:36de donner la parole
14:37aux français
14:37qui préfère par idéologie
14:39ou par lâcheté
14:40ou peut-être même
14:40un peu des deux
14:41donner la parole
14:42aux français
14:43sur ces questions-là
14:43c'est évident que
14:44sur de telles questions
14:45il faudrait des référendums
14:46Éric Zemmour
14:48quand même
14:48est très cash
14:49sur le sujet
14:50de la remigration
14:51quand c'est évoqué
14:53dans certains pays d'Europe
14:54c'est quand même
14:54évoqué par des leaders
14:56qui sont un petit peu
14:57marginaux
14:58et ça ne plaît pas
14:59non plus
14:59c'est pas partagé
15:01par l'essentiel
15:02de la classe politique
15:03même dans des pays
15:04où on met les pieds
15:05dans le plat
15:05je parle des français
15:06est-ce que vous pensez
15:07je vous prends un cas pratique
15:08un binational
15:09qui commet un acte terroriste
15:12ou alors
15:12un binational
15:13qui participe
15:14pendant une semaine
15:15à des émeutes
15:16qui casse
15:16qui brûle
15:17qui pille
15:18qui frappe les policiers
15:19est-ce que vous pensez
15:20que les français
15:21qui nous regardent
15:21ils disent
15:22mais ce binational-là
15:23qui déteste la France
15:25n'a plus rien à faire
15:26en France
15:27et donc
15:28d'échéance de nationalité
15:29ils sont évidemment
15:30d'accord avec ça
15:30et d'ailleurs c'est intéressant
15:31parce que la remigration
15:32c'est un terme
15:32qui est diabolisé
15:33à l'extrême
15:34ça ne veut dire
15:34que ce que vous avez dit
15:35il y a de ces déchéances
15:36de nationalité
15:36pour les binationaux
15:37et retour dans leur pays
15:39dans leur deuxième pays
15:39moi je suis tout à fait d'accord
15:42on sait que ce n'est
15:43même chez les allerges
15:45la remigration
15:46est un tabou
15:46donc de toute façon
15:47là il est seul
15:48quand même
15:48non mais c'est parce que
15:51le mot
15:51je crois bien de le dire
15:52le mot est piégé
15:53les gens pensent
15:54que quand on dit
15:54remigration
15:55on veut renvoyer
15:56des enfants d'immigrés
15:57chez eux
15:58la réalité
15:58juste là-dessus
16:00moi je ne suis pas d'accord
16:00avec vous sur cette histoire
16:01de référendum
16:02je pense
16:03qu'il y a un moment
16:04en France
16:04pour trancher
16:05ce genre de débat
16:06c'est l'élection présidentielle
16:08parce que un référendum
16:10d'abord
16:10c'est très compliqué
16:11de poser une question
16:13en réalité
16:14et ensuite
16:16vous savez très bien
16:18comment ça va se passer
16:19ils vont encore trouver
16:20des trucs
16:20pour parler
16:21moi je pense que
16:22en fait pour faire le reset
16:23dont on a besoin
16:25dans plein de domaines
16:26il faut quand même
16:27qu'on arrive
16:28à l'élection présidentielle
16:29ce qui va vous amener
16:30à barder là
16:31je ne suis pas d'accord
16:31pardon
16:32je ne suis pas d'accord
16:33sur l'échéance
16:34de l'élection présidentielle
16:36parce que quand Eric Zemmour
16:37est monté jusqu'à 18%
16:38souvenez-vous
16:40et que justement
16:42il mettait les pieds
16:43dans le plat
16:43avec les questions
16:44sur l'identité
16:45et sur l'immigration
16:46pour autant
16:48ce qui a émergé
16:49par la suite
16:50c'est la question
16:50du pouvoir d'achat
16:51avec Marine Le Pen
16:52qui a préempté
16:53le débat sur le pouvoir d'achat
16:54oui mais enfin
16:56c'est ça malheureusement
16:57il y a eu l'Ukraine
16:58c'est ça
16:59et puis il y a eu aussi
17:00peut-être des erreurs
17:01dans la campagne politique
17:02d'Eric Zemmour
17:03qui ont fait que
17:04les français
17:05ont redécouvert
17:07ils connaissaient l'idéologue
17:08ils connaissaient le polémiste
17:10ils ont découvert
17:11l'homme politique
17:12et peut-être que dans cette campagne aussi
17:14il a fait quelques erreurs
17:16et d'ailleurs je crois
17:17qu'il en avait parlé
17:18dans un de ses livres
17:19enfin c'est aussi parce que les français
17:20veulent des solutions douces
17:22à des problèmes aigus
17:23autre thématique
17:24qui me paraît essentielle
17:25parce que là vous pouvez débattre
17:26vous pouvez imaginer
17:27proposer
17:28simplement
17:29vous avez aujourd'hui
17:30des cours suprêmes
17:31que ce soit le conseil constitutionnel
17:33ou le conseil d'état
17:34c'est deux
17:35hautes juridictions
17:37les plus hautes en France
17:38qui font que
17:39vous êtes limité
17:40j'en veux pour preuve
17:42la loi immigration
17:43de Gérald Darmanin à l'époque
17:46détricotée par le conseil constitutionnel
17:48j'en veux pour preuve
17:50la loi de Gabriel Attal
17:52sur la justice des mineurs
17:53détricotée par le conseil constitutionnel
17:55que dit Eric Zemmour ?
17:57la France est devenue
17:58une sorte de théocratie juridique
18:01où les membres du conseil constitutionnel
18:04se prennent pour les grands prêtres
18:05qui s'appuient sur des grands principes
18:07à qui ils font dire
18:08ce qu'ils veulent
18:09et Eric Zemmour a pour projet de dire
18:12l'objectif c'est qu'à terme
18:13ça ne soit pas au conseil constitutionnel
18:15de décider
18:16mais qu'à la fin
18:16c'est soit au français
18:17soit au parlement
18:19c'est son grand sujet
18:20d'ailleurs il y a une phrase touchante
18:22dans cette interview
18:23au moment où il répond ça
18:24Sarah Knafodi
18:25mais vous savez
18:26il l'a écrit en 1997
18:27dans un livre
18:28qui s'appelait
18:28le coup d'état des juges
18:29c'était déjà son obsession
18:31à l'époque
18:31il était journaliste politique
18:32et il avait identifié ce sujet
18:33évidemment moi je pense
18:34que c'est un des grands thèmes
18:35de la prochaine élection présidentielle
18:36c'est comment reprend-on le pouvoir
18:38vous avez cité en effet
18:39les trois lois récentes
18:40qui ont été invalidées
18:41on pourrait citer aussi
18:42toutes les expulsions
18:43vous savez qui sont invalidées
18:44par le tribunal
18:45les tribunaux administratifs
18:46ou par le conseil d'état
18:47aujourd'hui
18:48dès qu'un homme politique
18:49a envie d'aller dans un sens
18:50disons un peu régalien
18:51de durcir un peu le ton
18:53vis-à-vis de la délinquance
18:54vis-à-vis de l'immigration
18:54etc
18:55il se trouve
18:56qu'il en est empêché
18:57par cette fameuse
18:58théocratie juridique
18:59donc évidemment
19:00c'est un des grands thèmes
19:01de je pense
19:02de 2027
19:02et si la personne
19:04qui remporte
19:04l'élection présidentielle
19:05n'a pas décidé
19:05de reprendre le pouvoir
19:06par rapport à ses cours suprêmes
19:07il ne se passera rien
19:08autre sujet
19:09l'antisémitisme
19:10Sarah Knafodi
19:11après avoir fui
19:12les banlieues
19:13les juifs
19:13quittent maintenant
19:14carrément la France
19:15quelle tristesse
19:15de voir tant de français
19:17qui aiment notre pays
19:18et se sentent obligés
19:19de le quitter
19:19quand tant de gens
19:20qui le détestent
19:21y entrent
19:22chaque année
19:23Éric Zemmour répond
19:24on ne peut pas
19:25importer des antisémites
19:27et s'étonner
19:28de la montée
19:29de l'antisémitisme
19:30C'est pour ça
19:31si vous voulez
19:32que je n'aime pas
19:32quand on pointe spécialement
19:34Emmanuel Macron
19:35tous les gens
19:35qui depuis des années
19:36nous disent
19:37qu'il faut ouvrir
19:38les frontières
19:39qu'on ne demande rien
19:41aux nouveaux arrivants
19:42on fait entrer
19:43des gens qui viennent
19:43de pays
19:44où l'antisémitisme
19:45est une norme
19:46c'est pas
19:47donc
19:47et maintenant
19:48j'ajoute à la liste
19:49de Geoffroy
19:50la commission nationale
19:51des droits d'asile
19:52qui en gros
19:53donne table ouverte
19:54pour les Gazaouis
19:55alors les quelques cas
19:57qu'on a eu
19:57ne sont pas absolument
19:59encourageants
19:59mais c'est très grave
20:00parce que ça veut dire quoi ?
20:02que dans toutes les universités
20:03occidentales
20:04vous allez avoir
20:05des gens
20:05pour qui
20:06Free Palestine
20:07qui est la façon chic
20:09de dire mort aux juifs
20:10en vrai
20:10et là non
20:12mais ça va devenir
20:13pour les étudiants juifs
20:15par exemple
20:15ça devient invivable
20:16pas que pour les étudiants
20:17même pour les enfants
20:18j'ai envie de dire
20:19au collège
20:20c'est déjà
20:21un signe de règlement
20:22c'est à dire que
20:23ça c'est quelque chose
20:24alors depuis en effet
20:25le 7 octobre
20:26c'est quelque chose
20:26qu'on voit
20:27sur les murs
20:28de nos établissements
20:28on voit le drapeau palestinien
20:30qui dessinaient sur les tables
20:31sur les cahiers
20:31sur les murs
20:32et puis parfois aussi
20:33avec des phrases
20:34beaucoup plus inquiétantes
20:35comme rouvrant les camps
20:36des choses comme ça
20:37donc on voit bien
20:38qu'il y a eu
20:39un avant-après
20:40en tout cas
20:41moi avant
20:42en tant que professeur
20:43je ne voyais pas
20:44un antisémitisme
20:45aussi prononcé
20:46je ne dis pas
20:47qu'il n'existait pas
20:47je dis juste
20:49qu'il n'était pas
20:49forcément perceptible
20:50il n'était pas
20:51tout le temps
20:52si vous voulez
20:52la fleur de peau
20:53c'est des profs
20:54qu'il raconte
20:55en 2002
20:55oui mais c'était
20:57encore de manière
20:58c'était dans le 9-3
20:59vous voulez dire
21:00que depuis le 7 octobre
21:01c'était conservé
21:01vous avez fait votre pré-rentrée
21:03vendredi dernier
21:04Ophélie
21:04oui mais seulement
21:05avec les professeurs
21:06il n'y a eu pas d'élèves
21:07la pré-rentrée
21:08c'est avec les professeurs
21:09simplement
21:10moi ce qui m'intéresse
21:11c'est de savoir
21:11s'il a été question
21:12justement
21:13de la question
21:16de l'antisémitisme
21:17des discriminations
21:19j'ai envie de vous dire
21:20la salle des profs
21:21comme peut-être
21:22une partie de la société française
21:23est très fragmentée
21:24il y a une partie
21:25surtout des professeurs
21:26qui déplorent
21:27ce qui se passe à Gaza
21:27actuellement
21:28c'est surtout ça
21:29qui est remonte
21:30ce que je suis en train
21:32de vous dire
21:32c'est que vous voyez bien
21:33qu'il y a une fraction
21:34c'est aussi
21:35qu'un enfant français
21:37de confession juive
21:38collégien
21:39et bien ils viennent
21:40dans les mêmes conditions
21:41quelle que soit la religion
21:42je suis d'accord avec vous
21:43mais ce que je veux dire
21:44c'est que vous me posez
21:45la question en gros
21:45de savoir ce qui se passe
21:46dans la salle des professeurs
21:47et moi je vous dis
21:48dans la salle des professeurs
21:49il y en a en effet
21:49qui
21:49une grosse partie
21:51d'ailleurs déplore
21:52l'antisémitisme
21:53mais il y en a d'autres aussi
21:54qui surtout
21:55mettent en avant
21:56ce qui se passe
21:58à Gaza
21:58dites-le
21:58il y a beaucoup
21:59de professeurs
21:59mélanchonistes
22:00il y en a
22:01il y en a quelques-uns
22:02il y en a quelques-uns
22:04donc ce que je veux dire
22:05c'est qu'on a
22:06en effet
22:06c'est compliqué
22:07pour un établissement scolaire
22:08parfois d'adapter
22:10des mesures
22:10parce que je pense
22:11qu'il y a certains collègues
22:11qui court-circuitent
22:12un peu les autres
22:13dans leur discours
22:14sinon c'est une question
22:14de courage
22:14parce que
22:15excusez-moi
22:15il n'y a rien d'antinomique
22:16entre déplorer
22:17ce qui peut se passer
22:18pour la population
22:19Gazaoui
22:19et faire
22:21d'une priorité
22:22la lutte
22:23contre l'antisémitisme
22:24et espérer
22:25que les jeunes
22:26adolescents
22:26français de confession
22:28juive
22:28puissent rentrer
22:29et faire leur entrée
22:31dans les mêmes conditions
22:32que n'importe quel
22:33élève
22:34quelle que soit
22:35d'ailleurs
22:35sa religion
22:36l'entretien croisé
22:37Sarah Knafo
22:38Eric Zemmour
22:38à découvrir
22:39dans les colonnes
22:39du JDD
22:40demain matin
22:41petite question
22:42que je me suis posée
22:43en même temps
22:43que vous étiez
22:43c'est la première fois
22:44qu'ils font un entretien croisé
22:45ou pas ?
22:46absolument
22:46j'aurais dû vous poser ça
22:48non mais c'est drôle
22:48parce qu'en fait
22:49personne ne l'avait fait
22:50et nous on aime bien
22:51faire ça dans le JDD
22:51on avait fait Marine Le Pen
22:52et Jordan Bardella
22:53il y a quelques mois
22:53et c'est vrai que ça
22:54fonctionne bien en fait
22:55et en 2027
22:56c'est qui le patron ?
22:56alors ils répondent
22:57vous voulez vous dire
22:57ils répondent à deux questions
22:59je ne vous donnerai pas
23:00la réponse
23:00mais ils répondent à deux questions
23:01la première c'est
23:01qui est le vrai patron ?
23:03la réponse est très amusante
23:03et la deuxième c'est
23:04qui sera candidat en 2027 ?
23:06on a parlé de reconquête
23:07on va parler à présent
23:08du rassemblement national
23:09puisque Jordan Bardella
23:10était l'invité
23:11de nos confrères de BFM
23:12ce soir
23:13vous savez que l'URN
23:14ne votera pas la confiance
23:15de François Bayrou
23:16du vote de confiance
23:17il votera contre
23:17et que le premier parti
23:19d'opposition plaide
23:20pour une nouvelle dissolution
23:22écoutons Jordan Bardella
23:23sur la crise
23:24dans laquelle est plongé le pays
23:25s'il n'y avait pas eu
23:27d'accord au second tour
23:28entre Emmanuel Macron
23:30et M. Mélenchon
23:31je serai très certainement
23:32à Matignon
23:33avec une majorité
23:34de au moins 289 sièges
23:35à l'Assemblée nationale
23:37donc je ne suis pas responsable
23:39Marine Le Pen
23:40et mon mouvement politique
23:41ne sommes pas responsables
23:42de la situation
23:43d'impasse démocratique
23:45et institutionnelle
23:46qui fait craindre
23:46un temps incertain
23:47pour nos chefs d'entreprise
23:48l'incertitude
23:49elle est là
23:50et moi je plaide
23:51effectivement
23:51pour que nous déverrouillons
23:53les contraintes
23:54qui pèsent sur la croissance
23:55pour faire repartir
23:56nos entreprises
23:56et c'est vrai qu'il y a eu
23:58quand même
23:59une double crise
24:01dans la crise
24:01c'est-à-dire
24:02il y a eu la dissolution
24:02tout le monde le comprend
24:04c'était une erreur
24:05de le faire à ce moment-là
24:06et en plus de la dissolution
24:07vous avez des macronistes
24:09qui ont considéré
24:10qu'il va défaire
24:11ce fameux cordon sanitaire
24:12taper dans la main
24:13et servir de marche-pied
24:14pour la France insoumise
24:15on en voit le résultat
24:17aujourd'hui
24:17Véronique Jacquier
24:18donc qui peut donner tort
24:19à Jordan Bardella
24:20quand on l'écoute maintenant ?
24:21Ah non mais c'est sûr
24:22on ne peut pas lui donner tort
24:23de fait
24:24la France est dans une impasse
24:26avec ce qui a été
24:27mis en place
24:28à ce moment-là
24:30mais de toute façon
24:31je pense qu'une dissolution
24:32malheureusement
24:33ne réglerait rien
24:34parce qu'il reste finalement
24:35une grosse année
24:36avant d'entrer finalement
24:38dans le grand chaud
24:39de la présidentielle
24:40donc là
24:41chacun finalement
24:42fourbi
24:42et déjà en train
24:43de fourbire les armes
24:44mais Jordan Bardella
24:46c'est très bien
24:46à mon avis
24:47qu'il n'y aura pas
24:48de dissolution
24:49puisque Emmanuel Macron
24:50de toute façon
24:50on n'en veut pas
24:51et qui on va sans doute
24:52avoir un nouveau remaniement
24:55avec un nouveau Premier Ministre
24:57et on va aller ainsi
24:58de caribe en silla
24:59pendant une année
25:00avec quand même
25:01un temps fort politique
25:02les municipales
25:03les 8
25:03et dans les 15
25:05et 22 mars 2026
25:06vous voyez très loin
25:08vous voyez trop loin
25:10on est quand même
25:11dans ce calendrier
25:12c'est la tournée d'adieu
25:13de François Bayrou
25:14oui après
25:15c'est une France
25:16potentiellement
25:16vous avez
25:17après c'est une France
25:18qui est possiblement bloquée
25:19parce qu'on ne parle
25:20que du Parlement bloqué
25:22mais ça peut être
25:22aussi une France
25:23qui sera bloquée
25:24alors moi d'abord
25:24pas moi
25:25je pense que
25:27d'abord je pense
25:28je ne suis pas sûr
25:29qu'il y aura une dissolution
25:30je pense comme Véronique
25:31qu'aurait-elle lieu
25:33qu'elle ne réglerait
25:34sans doute pas grand chose
25:35et je pense que
25:36l'intérêt du pays
25:37en réalité
25:38de toute façon
25:39on ne fera pas mieux
25:40avant la présidentielle
25:41c'était
25:42de trouver
25:43un accord
25:44sur quelques trucs
25:46Bayrou-Lachand
25:47sur ces jours fériés
25:48bien que moi
25:48ça ne me choque pas
25:49qu'on supprime
25:49bien que j'en fais rien
25:50mais de toute façon
25:50le RN
25:52lâchant sur d'autres trucs
25:54et
25:54je pense que ça
25:56c'était l'intérêt du pays
25:57alors je ne sais pas
25:58si on m'explique
25:59mais moi je suis nulle
26:00en calcul politique
26:01donc
26:01on m'explique
26:02qu'ils ont tout à fait
26:03plein de raisons
26:04internes
26:05politiques
26:06de le faire
26:06je ne sais pas
26:07je pense que
26:08aussi
26:08ils ont à cœur
26:10l'intérêt de leur pays
26:10et je
26:12mais
26:12alors là où
26:13je ne pense pas
26:13je pense qu'on n'aura
26:14ni dissolution
26:15bon
26:16mais on ne va pas faire
26:16de la politique fiction
26:17vous avez raison
26:18ni dissolution
26:19ni dissolution
26:19c'est ça que vous allez dire
26:20ni démission
26:22et que donc
26:22on va partir
26:23pour un tour
26:23de quelques mois
26:24de discutation
26:25le nouveau Bayrou
26:26donc c'est un voyage
26:27au bout de l'ennui
26:28déjà un voyage
26:29au bout de l'ennui
26:30c'est joli
26:30c'est où est passé
26:31à 2027
26:31direct
26:33Jordan Bardella
26:34qui répond
26:34cette fois-ci
26:35à François Bayrou
26:36vous savez que l'argument
26:36de François Bayrou
26:37mais pourquoi
26:38vous n'avez pas
26:39échangé plus tôt
26:40avec les partis de l'opposition
26:41c'était en début de semaine
26:42c'était Gilles Boulot
26:42qui lui dit
26:43pourquoi vous vous réveillez
26:44maintenant
26:44pourquoi vous voulez
26:45ils étaient en vacances
26:47j'ai respecté les vacances
26:48il n'a pas l'air
26:50de vraiment plaire
26:51il a vraiment dit ça
26:52je vous assure
26:52oui il a dit ça
26:53il n'a vraiment dit ça
26:54réponse de Jordan Bardella
26:56c'est vrai que c'est
26:56ils n'ont pas le téléphone
26:57c'est en fait
26:58cet été Marine Le Pen
26:59a pris la plume
27:00pour écrire
27:01à François Bayrou
27:02elle lui a présenté
27:03nos pistes
27:05pour faire des économies
27:06dans la mauvaise dépense publique
27:07pour permettre
27:08à ce budget
27:09de redonner de l'oxygène
27:10aux français
27:11elle a fait le choix
27:12de lui présenter
27:12nos lignes rouges
27:13et de lui indiquer
27:14que nous étions disposés
27:16à lui expliquer
27:18à travailler
27:19sur de potentielles passerelles
27:21en l'attente
27:22de nouvelles élections
27:22il n'y a eu aucun contact
27:23aucun contact
27:24durant l'été
27:25M. Bayrou n'a pas répondu
27:26à ce courrier
27:26parce que vous étiez en vacances
27:28voilà ce qu'il répond
27:29oui sans doute
27:30faisait-il la sieste
27:31et nous on va faire la pause
27:32voilà pour la réponse
27:33qu'on peut apporter
27:35il n'y a rien à dire
27:36demain il sera
27:37il s'est invité
27:39sur les 4 chaînes d'information
27:40François Bayrou
27:40à 18h
27:41il sera sur LCI
27:42sur France Info
27:43sur BFM
27:44et sur CNews
27:45mais ça sera mieux
27:46sur CNews je crois
27:47écoutez évidemment
27:48en plus il y aura un grand débrief
27:49il est possible que vous travaillez
27:50dimanche soir
27:51allez la pause
27:51On poursuit l'heure des pros de week-end
27:58toujours avec Véronique Jacquier
27:59Ophélie Roch
27:59Elisabeth Lévy
28:00et Geoffroy Lejeune
28:01je voudrais qu'on parle
28:02de François Bayrou
28:04parce qu'il a été omniprésent
28:06cette semaine
28:06il voulait qu'on parle
28:07du vote de confiance
28:08ensuite il a voulu
28:09qu'on parle de la dette
28:10et puis il a eu cette expression
28:11et cette formule
28:12que moi je trouve
28:13insultante
28:15déplacée
28:16a parlé des boomers
28:17il aurait pu parler
28:18des seniors
28:19il aurait pu parler
28:20des retraités
28:21mais la manière
28:22on sait ce terme
28:23est un terme
28:24qui est péjoratif
28:25aujourd'hui
28:26de boomers
28:27et c'est une formule
28:29qui a heurté
28:30je pense bon nombre
28:31de retraités
28:32alors que
28:32pardonnez-moi
28:33la majorité des retraités
28:35ils ont fait quoi ?
28:36ils ont voté pour
28:37Emmanuel Macron
28:38et donc indirectement
28:39pour François Bayrou
28:40donc c'est peut-être pas le moment
28:41de les attaquer
28:42on va écouter
28:43Henri Guénaud
28:44qui était très en colère
28:45hier
28:46avec l'utilisation
28:47de la formule boomer
28:48c'est une insulte
28:50c'est une insulte
28:51jetée à la face
28:52des retraités
28:54des vieux
28:55et moi ce qui me
28:56d'abord c'est absolument
28:58scandaleux
29:00et là encore pathétique
29:01qu'un premier ministre
29:03s'engage sur le terrain
29:04de la guerre des générations
29:05un premier ministre
29:07c'est fait pour unir
29:07c'est fait pour réunir
29:09c'est fait pour rassembler
29:10complètement
29:10il s'est présenté en Henri IV
29:12il a oublié ce qu'il avait écrit
29:15et ce qu'Henri IV avait fait
29:17c'est hallucinant
29:20moi je n'en peux plus
29:21pourquoi ?
29:21parce qu'en plus
29:22tout est faux
29:22tout est faux
29:24alors qu'il y ait des jeunes
29:25qui trouvent ça très bien
29:26qui se jettent sur
29:27bon très bien
29:28on vit dans une société
29:29où la rareté
29:32crée la violence
29:33et multiplie les boucs émissaires
29:36est-ce que c'est le rôle
29:37d'un premier ministre
29:38que d'instrumentaliser
29:40les boucs émissaires
29:40ou est-ce que c'est le rôle
29:42de la politique
29:43d'essayer
29:43de canaliser
29:44cette violence collective
29:45qui monte
29:46cette jalousie
29:49cette confrontation
29:50des classes sociales
29:52des groupes
29:52des âges
29:54etc
29:54c'est tout le contraire
29:57c'est indigne
29:58c'est indigne
29:59les arguments
30:00j'en peux plus
30:02je comprends très bien
30:03que beaucoup de gens
30:05parlent de ce sujet
30:05sans avoir jamais réfléchi
30:07après tout c'est normal
30:08tout le monde n'est pas
30:09tout le monde n'a pas le temps
30:11ni l'envie
30:12de réfléchir à tous ces sujets
30:13dans ce cas on n'en parle pas
30:15donc il y a beaucoup de gens
30:15qui feraient mieux
30:16de se taire sur les plateaux
30:17de télévision
30:17ça vaudrait beaucoup mieux
30:18on l'a vécu en direct
30:20avec Geoffroy Lejeune
30:21hier soir
30:21il était en pleine forme
30:22il avait l'air fâché
30:23on comprend qu'à travers
30:26sa colère
30:27c'est la colère
30:27de millions de français
30:28qui se sont dit
30:29mais attendez
30:30pour qui il me prend
30:31pourquoi il me parle comme ça
30:32François Bayrou
30:33je ne sais pas si les gens
30:34ont été en colère
30:35parce que honnêtement
30:36je pense que le terme
30:36boomer a été employé
30:37par un homme aux abois
30:38qui a dû utiliser ce terme
30:40sans même réellement savoir
30:41ce qu'il signifiait
30:42moi je ne suis pas sûre
30:42que Bayrou a une communication
30:44qui est très axée
30:45sur les réseaux sociaux
30:46on l'a vu avec sa chaîne
30:48Youtube
30:48il a tenté de faire quelque chose
30:50ça n'a pas été vraiment
30:50une grande réussite
30:52par contre
30:52ce qui est assez étonnant
30:54en effet
30:54et ce qui me surprend
30:55un petit peu
30:56venant de lui
30:56c'est de voir en fait
30:57en effet
30:59qu'il se permet
30:59de mettre un petit peu
31:00en opposition
31:01les français plus jeunes
31:02avec les français
31:03un petit peu plus âgés
31:04après ceci dit
31:05au départ
31:06je ne savais pas trop
31:07quoi en penser
31:07de cette histoire
31:08de est-ce qu'il faut
31:09en effet faire cotiser
31:10les fameux seniors
31:11et c'est vrai que
31:12quand on regarde
31:13dans le tour
31:14de contribution
31:15c'est vrai qu'en général
31:17quand ils ont été plus jeunes
31:18eux ils avaient contribué
31:19sur leur salaire
31:20à hauteur de 18%
31:21quand la jeune génération
31:22la génération Z
31:23celle qui est un petit peu
31:25même après moi
31:25celle de 2000
31:26elle contribue
31:27à hauteur de 27%
31:28ce qui fait que
31:29c'est pas la même France
31:31c'est pas la même histoire
31:32alors c'est sans doute
31:33pas la même temps de travail
31:34moi j'en veux plus à la génération
31:35donc des 30 glorieuses
31:37de ne pas avoir transmis
31:38à notre génération
31:40à tous les jeunes
31:41aujourd'hui
31:42les codes
31:43les traditions
31:44la culture
31:45la fierté française
31:46la notion de la...
31:48j'en veux à cette génération
31:49pour le coup
31:50d'avoir été
31:51d'avoir répondu aux sirènes
31:53de la mondialisation heureuse
31:55du sans-frontière
31:56c'est pas possible
31:57on peut rien dire
31:58dans ce pays
31:58et tout le monde
31:59se met à pleurnicher
31:59quand j'ai dit ça
32:00sur le plateau
32:01l'autre jour
32:01alors moi j'en ai assez
32:03comment...
32:04Elisabeth
32:04êtes-vous une boomer ?
32:05oui
32:06d'abord oui
32:06je fais partie
32:08de la dernière année
32:09de la dernière année
32:10la dernière année
32:11du baby boom
32:11sur le fil du rasoir
32:12une jeune boomeuse
32:13et si vous voulez
32:15on a quand même
32:15le droit de critiquer
32:16moi je me rappelle
32:17avoir entendu
32:18y compris mes amis
32:19sur ces plateaux
32:19dire ils ont détruit
32:20ceci
32:20ils ont détruit cela
32:21etc
32:21on a le droit
32:23de dire des choses
32:23sans que tout le monde
32:24montent au riz
32:25en disant
32:25mais moi j'ai une petite
32:26oui
32:27quand on parle
32:28d'une génération
32:28on ne rend pas compte
32:29de toutes les situations
32:30il y a une chose
32:31qui est vraie
32:32le revenu
32:33des inactifs
32:35aujourd'hui
32:35est plus élevé
32:36c'est une moyenne
32:38alors que personne
32:38ne vient de me dire
32:39mais moi
32:39oui je le sais
32:41est plus élevé
32:42que le revenu des actifs
32:43si vous trouvez ça normal
32:44excusez-moi
32:45c'est que
32:45vous ne vous rendez pas compte
32:47donc
32:48ce que je dirais
32:49c'est que
32:49les boomers
32:50laissez-moi juste dire une chose
32:52les boomers ont effectivement
32:53été de très mauvais fils
32:56et de très mauvais pères
32:57mais
32:58j'en ai aussi pour les post
32:59j'en ai autant pour les post-boomers
33:01parce que
33:02sur la destruction de l'école
33:03si vous voulez
33:04ils n'ont fait qu'accélérer les choses
33:06sur l'endettement
33:07ils n'ont pas non plus dit
33:09il faut arrêter tout cela
33:10et
33:11sur la destitution
33:13de la fonction paternelle
33:14eux ils en ont rajouté une couche
33:15c'est de dire
33:16qu'être homme
33:16c'était criminel
33:17alors franchement
33:18je veux dire
33:19tout le monde a le droit
33:20tout le monde
33:20on peut critiquer les gens
33:22sans qu'ils montent au rideau
33:23Véronique Jacquier
33:24moi ce qui me surprend
33:25c'est qu'on a peut-être
33:27un premier ministre
33:29dans les cordes
33:30pourquoi je vous dis ça
33:31lorsqu'il arrive à Matignon
33:32sa promesse
33:33c'est d'être le grand réconciliateur
33:35je crois d'ailleurs
33:35que c'était la une du JDD
33:36il avait dit
33:37je serai le grand réconciliateur
33:38l'objectif c'est de réunir
33:41dans cette France divisée
33:42il avait dit
33:44l'Himalaya se dresse devant moi
33:49et puis ensuite
33:50c'était l'homme de la réconciliation
33:51il va peut-être quitter Matignon
33:53en fracturant les générations
33:56et en quittant son poste
33:58avec une France plus divisée que jamais
34:00oui alors c'est vrai
34:01cela dit
34:02ce n'est pas le seul artisan de la division
34:04ah bah ça c'est sûr
34:05c'est pour ça qu'il ne faut pas lui mettre
34:06tout sur le dos
34:07de fait parce qu'on lui a posé la question
34:10de pourquoi il avait employé le mot boomer
34:11et il a dit
34:12mais c'est parce que ce sont les jeunes
34:13qui l'emploient
34:14ce sont les jeunes
34:15qui ont des récriminations
34:16envers les plus âgés
34:17et je ne suis pas d'accord évidemment
34:19avec la façon dont François Bayrou
34:21pose le débat
34:22parce qu'il n'engendre que de la division
34:25maintenant je pense qu'il y a quand même
34:26un sujet philosophique
34:28qu'il est pertinent d'aborder
34:29or dans ce pays
34:30on ne peut plus parler de rien
34:31et on ne peut plus débattre de rien
34:33c'est à dire qu'il y a évidemment
34:35une jeunesse
34:36qui se paupérisse de plus en plus
34:38merci
34:38qui n'a plus accès
34:40à la propriété
34:41qui n'aura pas le patrimoine
34:43que les boomers ont été en capacité
34:45de se constituer
34:45les boomers ont eu
34:47effectivement
34:48une
34:48ont vécu une période de leur vie
34:50entre guillemets
34:51très heureuse
34:52avec un
34:53allongement
34:54de l'espérance de vie
34:56enfin
34:56bon
34:57tous les clignotants étaient au vert
34:58pour la jeunesse d'aujourd'hui
34:59tous les clignotants sont presque au rouge
35:01on peut comprendre que politiquement
35:03il y a un débat
35:04maintenant la façon dont François Bayrou le pose
35:06il n'apporte aucune solution
35:08voilà ce qu'on pouvait dire
35:09sur l'aspect politique
35:10demain
35:11un chiffre
35:12un chiffre
35:13d'accord
35:13sur les 14% du PIB
35:15les retraites représentent
35:1714% du PIB
35:18chez nous
35:1810%
35:19chez nos voisins
35:20excusez-moi mais
35:21il y a un moment
35:22il faut quand même s'interroger
35:23sur tout ça
35:24je rappelle
35:25le grand rendez-vous
35:26demain
35:2718h
35:28François Bayrou
35:29s'invite
35:30sur ces news
35:31interrogé par qui
35:32Sonia Mabrouk
35:34je vous conseille d'être prêt
35:35parce que ça ne coule pas
35:36avec Sonia Mabrouk
35:37il y aura
35:37d'autres confrères
35:39qui seront là
35:39on va demander à Sonia Mabrouk
35:41de revenir après l'entretien
35:42pour qu'elle nous raconte
35:43les coulisses
35:44parce qu'il a parlé
35:45toute la semaine
35:45je vous imaginez
35:46qu'il ne va pas inventer
35:47quelque chose
35:48si il va y en a
35:49les coulisses
35:50je veux savoir comment ça se passe
35:51la tension
35:51est-ce que les confrères
35:53sont des confrères
35:53est-ce qu'ils sont agréables
35:54est-ce qu'ils ont essayé
35:55de mettre des bâtons
35:56dans les roues
35:56est-ce que tout s'est bien passé
35:57ce sera à Matignon
35:58comment ?
35:59ça se passe à Matignon
36:01ce sera chez vous
36:02d'ailleurs vous serez prévenu
36:02dans 10 minutes
36:03on joue à domicile
36:03parlons de la question
36:05de la sécurité à présent
36:06et quand on parle
36:07d'une société qui dérive
36:08d'une société qui s'en sauvage
36:09ce qui s'est passé
36:10dans la nuit de vendredi
36:11à samedi à Évreux
36:12est hallucinant
36:13vous avez une voiture
36:14qui a percuté volontairement
36:16on va découvrir
36:16les images ensemble
36:18un groupe de piétons
36:20à Évreux
36:20le bilan il est dramatique
36:22on parle d'un mort
36:23de cinq blessés
36:24il y a trois personnes
36:25qui sont en garde à vue
36:26je pense qu'on peut regarder
36:27les images ensemble
36:29ça s'est passé
36:30je le disais
36:30dans la nuit de vendredi
36:31à samedi
36:32le bilan est provisoire
36:33après donc
36:34une altercation
36:36dans un bar
36:36vous savez quand j'ai vu
36:37ces images
36:38j'ai pensé à quoi ?
36:39à la soirée
36:40de Ligue des Champions
36:41du 31 mai
36:42où maintenant
36:43vous avez
36:43ces altercations
36:45ces tensions
36:46et les gens n'hésitent
36:47même plus à prendre la voiture
36:48et les conséquences
36:49sont absolument dramatiques
36:51Mathilde Libanès
36:52est en direct avec nous
36:53vous êtes en direct
36:54depuis Évreux
36:57chère Mathilde
36:58racontez-nous un peu
36:59ce que vous a dit
37:00la population sur place
37:01et puis les derniers éléments
37:02de l'enquête
37:03mais écoutez
37:06ici la population
37:07est extrêmement
37:08apeurée
37:09et inquiète
37:10puisqu'ici
37:10ce bar
37:11n'a pas
37:11bonne fréquentation
37:13mais ce que vous avez vu
37:14en tout cas
37:14sur cette vidéo
37:16qui est particulièrement
37:17terrifiante
37:17choquante
37:18que nous avons pu
37:19nous procurer
37:20c'est ces dizaines
37:21de personnes
37:22qui se retrouvaient
37:23sur ce trottoir
37:24mais également
37:24sur la route
37:25ces dizaines
37:26de personnes
37:27qui quelques minutes
37:28avant
37:28se trouvaient
37:28à l'intérieur même
37:29du bar
37:30qui se trouve
37:31juste derrière moi
37:32mais une altercation
37:33entre une femme
37:34et plusieurs hommes
37:35auraient dégénéré
37:37alors les videurs
37:38ainsi que le gérant
37:40de l'établissement
37:40auraient fait sortir
37:41les clients
37:42de ce bar
37:43ici on parle
37:44d'une centaine
37:45de clients
37:45qui se trouvaient
37:46à l'intérieur
37:46et qui ont fini
37:47sur ce trottoir
37:49mais également
37:49sur la voie publique
37:52une personne
37:53serait venue
37:54en découdre
37:55et serait arrivée
37:55à bord de son véhicule
37:57vous l'avez vu
37:58sur ces images
37:59extrêmement choquantes
38:00de cette voiture blanche
38:02qui a foncé
38:03sur la foule
38:03puis reculé
38:04délibérément
38:05à grande vitesse
38:06sur ces personnes
38:07qui tentaient
38:08d'aider
38:09des personnes
38:10qui se trouvaient
38:11déjà à terre
38:12une scène d'horreur
38:13puisque même si
38:14les agents municipaux
38:15sont venus ici
38:16nettoyer la chaussée
38:18il y a encore
38:19énormément
38:20de traces
38:21de sang
38:21vous l'avez dit
38:22le bilan est lourd
38:23un homme est décédé
38:24cinq personnes
38:25ont été blessées
38:26dont deux
38:27qui ont été placées
38:28en urgence
38:29absolue
38:30à bord du véhicule
38:31deux personnes
38:32ont été arrêtées
38:33et placées
38:34en garde à vue
38:35une autre personne
38:36qui ne se trouvait pas
38:37à bord du véhicule
38:38au moment
38:38de l'impact
38:40elle aussi
38:41était placée
38:42en garde à vue
38:43une enquête
38:43de flagrance
38:44a été ouverte
38:45pour homicide
38:46tentative
38:47d'homicide
38:48selon le magistrat
38:49qui exclut
38:50tout motif terroriste
38:51ou à caractère
38:52raciste
38:52ou autre
38:53merci beaucoup
38:54Mathilde Ibanez
38:56pour toutes ces précisions
38:57et merci à Manon
38:58Béraldo
38:59qui vous accompagne
39:01quand on voit
39:02ces images
39:02je le disais donc
39:03Véronique Jacquier
39:04la décivilisation
39:05et certains vous diraient
39:07qu'on est en train
39:08de brainwashé
39:09sur les faits divers
39:09c'est ça
39:10c'est le refus
39:12le déni
39:12du réel
39:13et de voir
39:14ce qui peut se passer
39:14avec des individus
39:16qui n'ont plus
39:16aucune limite
39:17l'enquête est en cours
39:18donc je me permettrais
39:19d'être très prudent
39:20pour savoir les mobiles
39:21et les raisons exactes
39:22de ce qu'il s'est passé
39:23mais dans l'actualité
39:24également
39:25et là je voudrais
39:25qu'on parle du trafic
39:26de stupéfiants
39:27les images
39:28et l'information
39:28que je vais vous donner
39:29je pense aux téléspectateurs
39:31ils se disent
39:31mais c'est un film de Scorsese
39:32bah non
39:33c'est pas un Scorsese
39:34ça se passe en France
39:35ça se passe à Orange
39:36à Orange
39:38la préfecture
39:39a interdit
39:40une distribution
39:41de fournitures scolaires
39:43organisée par des dealers
39:45je vous assure
39:45que c'est vrai
39:46un réseau de trafiquants
39:47avait annoncé
39:48son opération caritative
39:49en début de semaine
39:50le sous-préfet refuse
39:51que soit ainsi diffusée
39:53une image positive
39:54de la criminalité organisée
39:57cette information là
39:58elle est sidérante
40:00pourquoi ?
40:01parce que c'est la confirmation
40:02qu'en France
40:03on n'est peut-être pas encore
40:04dans un narco-état
40:05mais vous avez bien évidemment
40:07des narco-quartiers
40:09Véronique Jacquet
40:10oui et puis surtout
40:11on a des narcotrafiquants
40:13qui n'ont plus peur
40:14de rien
40:15puisqu'ils érigent
40:17une contre-société
40:18et ils l'assument
40:19donc c'est extrêmement grave
40:21et ils savent
40:22qu'en plus
40:22ils essayent de gagner
40:25à leur cause
40:26la population
40:26ça marche quand même
40:28depuis un certain temps
40:28puisque finalement
40:30cette emprise
40:30sur certains quartiers
40:31ce n'est pas nouveau
40:33mais là on voit
40:34qu'ils agissent
40:34au grand jour
40:35sous couvert
40:36d'actions caritatives
40:38donc il y a quand même
40:38un effet incroyablement
40:40pervers de renversement
40:41des valeurs
40:41et le préfet
40:43a très bien réagi
40:44je ne sais pas
40:46si c'est entre guillemets
40:46une première
40:47mais on peut imaginer
40:48que de toute façon
40:49on n'en soit pas
40:50au dernier exemple
40:51de narcotrafiquants
40:53qui font la danse du ventre
40:54devant des habitants
40:55puisqu'il me semble
40:56que pas cette année
40:58mais l'année d'avant
40:59ils avaient organisé
41:00au sein d'un quartier
41:01comme une sorte
41:03de centre aéré
41:04alors ça c'était à Nice
41:05voilà c'était à Nice
41:06j'étais allé voir
41:07parce que j'avais eu
41:07la même chose
41:08c'était en juillet 2023
41:10à Nice
41:10dans un des quartiers
41:11les dealers avaient voulu
41:14créer une grande fête
41:15mais c'est pas la première fois
41:17je crois qu'en fait
41:19ils préparent un petit peu
41:20l'après presque
41:21on a l'impression
41:22qu'ils sont en train
41:22de se créer
41:24une forme de
41:25comment dire
41:25oui de bonne image
41:26parce que peut-être
41:27que là pour l'instant
41:28ils ne font en effet
41:28que du trafic
41:29mais qui vous dit
41:29que dans 5 ans
41:30dans 6 ans
41:31ils n'essayent pas
41:32de créer un parti politique
41:32puisqu'il y a aussi ça
41:34c'est à dire
41:34c'est ce qui s'est passé
41:35dans certains autres pays
41:36c'est à dire qu'au départ
41:37on ne fait que de la drogue
41:38voilà
41:39après on essaie
41:40de gagner un petit peu
41:41la sympathie
41:42je mets des guillemets
41:43mais bon
41:43la sympathie
41:44et puis parfois
41:45comme ça se passe
41:45dans certains pays
41:46ils se sont mis
41:48en organisation politique
41:50et du coup
41:50ils n'ont pas les mêmes
41:51en plus après
41:52ils gagnent des avantages
41:53en tant que parti politique
41:54et les communistes
41:55et ce qu'on fait
41:56les islamistes
41:57c'est ce qu'on fait
41:58les islamistes
41:59dans les cités
41:59pas chez nous
42:01d'ailleurs tellement
42:01mais c'est exactement
42:03ce que les islamistes
42:03en Algérie
42:04ils ont distribué
42:05du pain
42:05ils ont distribué
42:06des soins
42:07ils ont distribué
42:07donc voilà
42:08et de fait
42:12comme il n'y a plus
42:12personne qui fait
42:13de travail
42:14dans les cités
42:14en réalité
42:15il n'y a plus
42:15de parti communiste
42:16il n'y a plus
42:16les églises
42:17il n'y a plus
42:17les syndicats
42:18il n'y a plus
42:18tout ça
42:19donc voilà
42:21on écoute
42:22s'il vous plaît
42:22Bruno Barthesetti
42:23responsable syndical
42:25qui connaît très bien
42:26cette région
42:27et qui parle
42:28de ces narco-quartiers
42:29ce qui démontre
42:32surtout
42:32c'est que les réseaux
42:34de stupes
42:35sont bien implantés
42:36notamment dans ce département
42:38du Vaucuse
42:38qui est reconnu
42:39comme un des plus pauvres
42:40de France
42:41et ça démontre
42:42que ces réseaux
42:43fonctionnent encore
42:44d'une autre façon
42:45qu'il y a 5-10 ans
42:46parce qu'il y a
42:47beaucoup de mobilité
42:47on le sait
42:48mais c'est cette idée
42:49et c'est une vieille recette
42:51vous savez
42:51on a retrouvé
42:53le même fonctionnement
42:55en Colombie
42:56dans les années 80
42:57Al Capone
42:58au siècle dernier
42:59approchait la population
43:01et avait lié
43:02un tissu social
43:03important
43:03avec la population
43:04pour se donner
43:05bonne conscience
43:06pour bafouer
43:07les règles
43:08d'une république
43:09et pour finalement
43:10avoir la même mise
43:12sur une population
43:12et apaiser
43:13cette dernière
43:14en montrant
43:15qu'ils peuvent avoir
43:15aussi un rôle social
43:17et rempli d'empathie
43:19nos équipes sont à Evreux
43:20nos équipes sont également
43:21à Orange
43:22on va rejoindre
43:23Chloé Tarka
43:24qui est sur place
43:24chère Chloé
43:25bonsoir
43:25racontez-nous
43:27ce qui se passe
43:27sur place
43:28et vous êtes non loin
43:30de la préfecture
43:30on a du mal à y croire
43:32on se dit
43:33c'est un film
43:33de Scorsese
43:34bonsoir
43:36bonsoir
43:37oui c'est un peu ça
43:46Elliot
43:46alors je suis juste
43:47devant la préfecture
43:48et c'est quand même
43:50particulier
43:50on aurait pu se dire
43:51que la rentrée
43:51aurait pu commencer
43:53par une scène
43:53assez surprenante
43:54avec des cahiers
43:55des stylos
43:56des classeurs
43:57distribués
43:57aux familles
43:58du quartier prioritaire
44:00de Fourchevieille
44:00alors jusque là
44:01on se dit
44:01mais quelle bonne initiative
44:03sauf que ce ne sont pas
44:04des collectifs
44:05de parents
44:06des associations
44:07de parents d'élèves
44:07qui ont organisé ça
44:09mais bien le FV Gang
44:11donc un réseau
44:12de trafiquants de drogue
44:13bien imploté
44:14dans le quartier
44:15donc de Fourchevieille
44:16vous l'avez dit tout à l'heure
44:18impossible pour la préfecture
44:19de laisser passer
44:20elle y voit
44:21une tentative claire
44:22de soigner
44:23l'image de ces dealers
44:25en se donnant
44:26et bien des airs
44:27de bienfaiteurs
44:28elle a donc interdit
44:29cette distribution
44:30dans son arrêté
44:32elle évoque même
44:33l'urgence
44:33à prévenir
44:34les risques d'atteinte
44:35à l'ordre public
44:36et puis même
44:37à la moralité
44:38d'autant qu'il ne s'agissait
44:39pas d'une première
44:40vous l'avez dit
44:41tout à l'heure
44:41en plateau
44:42l'année dernière
44:43ce même gang
44:43avait déjà essayé
44:45de faire ce type
44:46d'opération
44:47à la rentrée
44:48donc de septembre dernier
44:50ici comme ailleurs
44:51les autorités
44:52dénoncent une stratégie
44:53bien rodée
44:54tenter d'acheter
44:56la sympathie
44:57des habitants
44:57pour mieux enrayer
44:58la défiance
44:59autour de ces trafics
45:00Merci beaucoup Chloé Tarka
45:02merci à Astrid Jalic
45:03qui nous accompagne
45:05on le sait
45:06aujourd'hui
45:07cette guerre
45:07contre le trafic
45:08de stupéfiants
45:09on en voit
45:10par exemple
45:10un des symptômes
45:11avec une population
45:13qui est au plus près
45:14des trafiquants
45:15on voit aussi
45:16des brochures
45:16vous savez
45:16vous avez vu
45:17c'était à Toulouse
45:17si je ne m'abuse
45:18c'était dans un quartier
45:19sensible de Toulouse
45:20c'est à dire
45:21que les trafiquants
45:21mettent dans
45:22les boîtes aux lettres
45:23ne vous inquiétez pas
45:24on ne vous fait rien
45:26on maintient
45:27le trafic
45:29si vous avez besoin
45:29d'aide d'ailleurs
45:30pour monter les courses
45:31etc
45:31on est présent
45:32ça montre à quel point
45:33aujourd'hui
45:34ce trafic de stupéfiants
45:35est implanté Geoffroy
45:36c'est ce que le mot
45:37que Véronique prononçait
45:38tout à l'heure
45:38c'est que quand vous voulez
45:39vraiment prendre le pouvoir
45:40il faut créer une contre-société
45:41vous ne pouvez pas juste
45:42avoir une contre-société
45:43qui règne par la terreur
45:44vous intimidez les gens
45:46et vous leur tirez dessus
45:47quand ils ne sont pas contents
45:47donc il faut créer
45:48tous ces services
45:49en réalité
45:49et ça prouve l'étendue
45:51de leur pouvoir
45:52de pouvoir des narcotrafiquants
45:53dans certains quartiers
45:54il nous reste quelques minutes
45:55encore
45:55et on en a parlé ce matin
45:56mais évidemment
45:57on sera les seuls
45:58à en parler
45:59France Université
46:00mais l'islamo-gauchisme
46:02ne vous inquiétez pas
46:03n'existe pas
46:03dans les universités
46:04réclame la reprise
46:06de l'accueil
46:07des étudiants palestiniens
46:08c'est à dire
46:09qu'on a accueilli
46:09à bras ouverts
46:10une femme
46:11qui relayait
46:12des messages
46:12de propagande
46:13du Hamas
46:13des propagandes
46:15d'Hitler
46:16qui est désormais
46:17en train de faire
46:17ses études
46:18visiblement
46:18très tranquillement
46:19au Qatar
46:20mais ça ne suffit pas
46:22tant mieux
46:22qu'elle soit au Qatar
46:23pour France Université
46:24tant mieux
46:25il faut continuer
46:26il faut reprendre l'activité
46:27France Université
46:28donc qui demande
46:29à ce que l'Etat
46:31puisse accueillir de nouveau
46:32les étudiants Gazaouis
46:33je vous propose
46:33de voir le sujet
46:34de Félix Perrault
46:34c'était en juillet dernier
46:38Noura Tala
46:39une étudiante Gazaoui
46:40qui devait rejoindre
46:41Sciences Po
46:42Lille à la rentrée
46:43avait vu son inscription
46:44annulée
46:45après la découverte
46:46de publications
46:47antisémites
46:48sur les réseaux sociaux
46:49une polémique
46:50qui avait poussé
46:51l'Etat
46:51à suspendre
46:52l'accueil
46:52des étudiants Gazaouis
46:54mais l'association
46:55France Université
46:56qui regroupe
46:57les dirigeants
46:58des établissements
46:59publics
46:59de l'enseignement supérieur
47:00appelle aujourd'hui
47:02le gouvernement
47:02à revenir
47:03sur cette décision
47:04France Université
47:06demande au pouvoir public
47:07que la suspension
47:08de l'accueil
47:08des étudiantes
47:09et des étudiants
47:10palestiniens
47:10inscrits dans les établissements
47:12d'enseignement supérieur français
47:13soit levée
47:14dans les meilleurs délais
47:15au-delà de l'urgence humanitaire
47:17l'université
47:18a pour mission
47:18d'offrir à toutes
47:19et à tous
47:20les moyens
47:20de s'émanciper
47:21par le savoir
47:22les universités françaises
47:23entendent demeurer
47:24des espaces d'ouverture
47:25et de solidarité
47:26internationale
47:28ce communiqué
47:28intervient alors
47:30qu'une enquête interne
47:31est toujours en cours
47:32pour comprendre
47:33pourquoi les publications
47:34antisémites
47:35de l'étudiante
47:36n'avaient pas été repérées
47:37plus tôt
47:38c'est pour ça
47:40parce qu'en fait
47:41j'en veux plus
47:41à ces gens-là
47:42qu'à l'absence
47:44du chef de l'état
47:45lors de cette manifestation
47:46ou ce genre de choses
47:47si vous me permettez
47:48que je vous réponde
47:48juste d'un instant
47:50et vraiment
47:51je vous excuse
47:51de vous couper la parole
47:53si vous me laissez punir
47:54ça va
47:54je sais
47:55mais bien sûr
47:55que vous allez terminer
47:56c'est un piège
47:57plus à ces gens
47:57mais plus qu'au président
47:59de la république
48:00pardonnez-moi aux Etats-Unis
48:01Donald Trump
48:02il a des présidents
48:03d'universités
48:04qui étaient
48:05feu islamo-gauchisé
48:06il a coupé les vivres
48:08il a dit
48:09les subventions publiques
48:09c'est terminé
48:10je veux pas d'antisémitisme
48:11dans les universités
48:12ça se passe
48:13un petit peu mieux
48:14bon alors
48:15les Etats-Unis
48:16n'ont pas le même système
48:17que la France
48:18et honnêtement
48:19n'a pas le même courage
48:20mais non mais
48:20parce que vous savez très bien
48:21qu'il y a l'autonomie
48:22des universités
48:23ces gens-là disent
48:24ce qu'ils veulent en vrai
48:25le président
48:26on peut pas leur dire
48:27ce qu'ils doivent dire
48:28ils sont élus par leur père
48:29et ils sont pas choisis
48:31par le ministère
48:32je vous le rappelle
48:33mais moi je pense
48:35que c'est ces gens-là
48:36il y a quelque chose
48:37de masochiste
48:38parce que
48:39c'est les mêmes
48:40qui sur France Inter
48:41c'est les mêmes
48:42qui dans des associations
48:43nous demandent en permanence
48:44de tendre la joue gauche
48:45c'est-à-dire
48:46de faire entrer des gens
48:47qui détestent la France
48:48qui n'aiment pas
48:50beaucoup les juifs
48:51je te laisse finir Véro
48:52parce que je sens que tu veux
48:53non je suis juste
48:54pardon pardon
48:55je vois que le temps tourne
48:56c'est pour ça
48:56c'est évident
49:00que les universités
49:02doivent rester un sanctuaire
49:03et que
49:04cette question
49:05cette prégnance
49:06de ces étudiants
49:07Gazaoui
49:07de toute façon
49:08comment dire
49:10nous
49:11enfin
49:12oui
49:13est problématique
49:14si on est incapable
49:15de savoir
49:16si cet étudiant
49:17Gazaoui
49:18est un propagandiste
49:19du Hamas
49:19pour reprendre les termes
49:20de Bruno Rotaillot
49:21ça c'est un étudiant
49:23Gazaoui
49:23qui aspire qu'à une chose
49:25c'est quitter
49:26la situation
49:28à Gaza
49:28parce qu'il a lutté
49:30par exemple
49:30contre le Hamas
49:31parce qu'il est menacé de mort
49:32parce qu'il a manifesté
49:33contre le Hamas
49:34parce qu'il y a eu des manifestations
49:35et qui est ravie
49:35d'étudier avec des juifs
49:37mais le problème
49:37c'est que c'est le
49:38le problème
49:40c'est que c'est le Hamas
49:41qui fait les listes
49:42des étudiants
49:42et qui les propose
49:43au consulat
49:44donc c'est ça le problème
49:44c'est-à-dire que
49:45tant que de toute façon
49:46honnêtement
49:47vous croyez que vous avez
49:47beaucoup d'étudiants
49:48à Gaza aujourd'hui
49:49qui sont tout à fait
49:51contre ce qu'a dit
49:53cette jeune femme
49:54et qui vont vous dire
49:54les juifs c'est merveilleux
49:55enfin
49:56c'était pas un étudiant
49:57mais juste
49:58celui qui avait tagué
50:00les voitures
50:01les juifs anglais
50:02dans la police
50:02il lui dit
50:03vous savez vous êtes trompé
50:04c'est des juifs anglais
50:04il dit non non
50:05pour moi c'est tous
50:06des israéliens
50:06termine
50:07le mot de la fin avec vous
50:08Geoffroy Lejeune
50:09vous étiez minoritaire
50:10surtout quasiment
50:11exclusivement des femmes
50:12mais il est pas malheureux
50:134 contre 1
50:14Geoffroy Lejeune
50:16allez-y
50:17non mais moi
50:17ce que ça m'inspire
50:18c'est qu'ils veulent pas
50:18ces gens
50:19les patrons de l'université
50:20se préoccuper du niveau
50:20de leurs étudiants
50:21qui sortent sans boulot
50:23etc
50:23le communiqué
50:26dit juste
50:26qu'ils veulent accueillir
50:27qu'il faut que ça reste
50:28un lieu d'accueil
50:29etc
50:29pour toute la misère du monde
50:30pour le coup on peut le dire
50:31alors que l'université française
50:33se porte très mal
50:33évidemment
50:34bravo
50:35merci à tous les 4
50:35c'était un plaisir
50:36d'être avec vous
50:37pour l'heure des pros
50:37dans un instant
50:38c'est face à Michel Onfray
50:39présenté par Laurence Ferrari
50:41et nous on se retrouve
50:42demain matin
50:43à 9h
50:44pour l'heure des pros
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