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  • il y a 4 mois
Si Emmanuel Macron a de nouveau le pouvoir constitutionnel de dissoudre l'Assemblée nationale, plus d'un an après l'avoir utilisé au soir des élections européennes, le président affirme qu'il n'envisageait pas cette décision. La possibilité d'une chute de François Bayrou sur un vote de confiance le 8 septembre prochain ne devrait pas changer la donne. 

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Transcription
00:00Vous avez des indiscrétions sur ce que prévoit Emmanuel Macron après François Bayrou.
00:05Est-ce qu'on est parti pour une nouvelle dissolution comme le réclament les oppositions ?
00:09Et non, chers téléspectateurs, vous pouvez ranger vos cartes d'électeurs que vous étiez en train de chercher,
00:13au moins pour l'instant, même si François Bayrou et son gouvernement tombent dès la semaine prochaine.
00:19Le scénario de la dissolution dans la foulée n'est pas le scénario privilégié aujourd'hui par le chef de l'État.
00:25Expliquez-nous pourquoi, qu'est-ce qu'il retient ?
00:28On pourrait se dire d'abord que c'est plutôt logique, même cause, mêmes effets en effet,
00:31donc pourquoi ne pas dissoudre à l'issue d'une nouvelle défaite politique ?
00:34Par ailleurs, le délai depuis la précédente dissolution est largement dépassé.
00:38En clair, il a les mains libres, le chef de l'État.
00:40Son entourage d'ailleurs le répète, il ne se privera pas de cette arme constitutionnelle,
00:44même si l'utiliser, ça n'est pas son souhait.
00:47Concentrons-nous sur la deuxième partie de la phrase.
00:49Ça n'est pas le souhait du président d'abord pour des raisons stratégiques.
00:53Si des élections législatives avaient lieu demain, le Rassemblement national les remporterait sans doute,
00:57et ça, bien sûr, il en a conscience.
00:59Le chef de l'État, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle Marine Le Pen est en train d'essayer de le pousser à la dissolution,
01:05et évidemment, il ne veut pas lui faire ce cadeau.
01:08Ça n'est pas non plus son souhait pour des raisons symboliques.
01:10La semaine prochaine, si le gouvernement tombe, le président considère que ça sera moins la faute des oppositions
01:16que la faute du Premier ministre lui-même,
01:19parce que c'est lui qui a sollicité tout simplement un vote de confiance.
01:21Écoutez comment c'est formulé dans la bouche d'un ministre que j'ai vu hier.
01:25Un vote de confiance perdu, ça n'est pas aussi fort qu'une motion de censure,
01:29même si c'est le même résultat.
01:30En clair, ça veut dire que c'est moins le résultat d'une initiative du Premier ministre
01:34qu'une manœuvre au style extérieur.
01:37Donc, ce n'est pas tout à fait la même chose,
01:39et donc, ça ne déclenche pas forcément le même article constitutionnel de la part du président de la République.
01:44Il faudrait donc aller plus loin dans la crise politique pour qu'il dégaine l'arme de la dissolution.
01:48Et donc, pour l'instant, son scénario privilégié, c'est tout simplement de nommer quelqu'un d'autre après François Bayrou.
01:54Et puis, dernier point, ça n'est pas son souhait pour des raisons démocratiques.
01:57Aujourd'hui, le chef de l'État estime que l'Assemblée nationale, elle est représentative de la France,
02:02avec ses fractures, cette vision, c'est le moins qu'on puisse dire.
02:05En clair, vous avez voulu cette assemblée-là, vous, les Français, les hommes politiques.
02:10En clair, débrouillez-vous, assumez.
02:11Donc, en clair, pour résumer, la valse des premiers ministres va continuer.
02:15C'est un peu ce à quoi on peut s'attendre, en effet.
02:17Pas de retour aux urnes, pour l'instant, en tout cas pour changer de député.
02:20Mais pourquoi pas un retour aux urnes pour changer de président ?
02:22La proposition ne vient pas de la France insoumise, mais des rangs des Républicains.
02:26Surprise, c'était Valérie Pécresse sur notre antenne hier soir. On l'écoute.
02:30Je ne crois pas qu'une deuxième dissolution apporte la stabilité au pays.
02:33Je crois que c'est une élection présidentielle anticipée qui serait souhaitable.
02:36Je ne dis pas qu'il doit partir. Je dis que sa décision sera de convoquer les Français aux urnes.
02:41Et que la dissolution, à mon sens, serait un deuxième échec.
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