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  • il y a 4 mois
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 05 septembre 2025.

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00:0012h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:06Avec Amandine Bégaud.
00:08Vous avez la parole dans un tout petit instant.
00:10On est toujours avec Maître Béatrice Zavaro, l'avocate de Dominique Pellicot,
00:15qui raconte ce procès des viols de Mazan, procès qui a marqué le monde entier,
00:19défendre l'indéfendable.
00:21On échange dans un instant.
00:23Dans l'actualité, c'était l'événement ce matin sur RTL.
00:26Lève François Bayrou à 72h du vote de confiance à l'Assemblée.
00:30Le Premier ministre a reconnu pour la première fois que l'issue de ce vote ne faisait guère de doutes.
00:37Il l'assure, tout ça n'est pas du spectacle, ce n'est pas une tournée d'adieu.
00:41Il explique également qu'il ne s'agit pas d'une stratégie pour 2027,
00:44même s'il n'écarte pas la possibilité d'être candidat.
00:47Le vote aura lieu le 8 septembre et puis il y a aussi le 10 mercredi,
00:51à noter avec ses appels au blocage sur les réseaux sociaux.
00:53Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur, ne croit pas à des mouvements d'ampleur.
00:58Toutefois, il met en garde ceux qui envisagent des blocages.
01:00Bloquer tout, dit-il, c'est pire que tout.
01:04À Lisbonne, on a appris ce matin qu'une Française,
01:06figurée parmi les victimes de l'accident de funiculaire qui a fait 17 morts cette semaine,
01:12une autre Française, je vous le rappelle, a été blessée.
01:14Et puis il y a du foot ce soir.
01:16La France face à l'Ukraine, premier match de qualification pour le Mondial 2026,
01:20ça se passe en Pologne.
01:22Coup d'envoi à 20h45, tout ça ce sera à vivre dans RTL Foot sur RTL, dès 20h.
01:28La météo avec vous Valérie Quintin, une belle après-midi de mieux en mieux en tout cas,
01:33et un joli week-end en perspective.
01:34Alors c'est vrai que ça commence à bien s'arranger avec un soleil omniprésent pour cet après-midi.
01:38Il nous reste encore quelques averses, pas grand-chose entre la Normandie, la Picardie, le Nord,
01:42et puis dans l'est de la Lorraine et de l'Alsace jusqu'aux Alpes sont des grains orageux
01:45qui vont peu à peu quitter le territoire avant la fin de la journée.
01:48Pour tous les autres, donc un après-midi plutôt bien ensoleillé,
01:51des températures relativement clémentes, 21 degrés attendus à Rennes, 22 à Paris,
01:5523 degrés à Lille comme à Lyon, 25...
01:57Mais c'est pas grosse chaleur non plus, hein ?
01:58Non, non, mais bon...
01:59Au soleil, du coup, le ressenti est encore un petit peu plus élevé.
02:0225 à Agen, 28 à Toulon, et puis vous l'avez dit ce week-end,
02:05vous allez adorer la journée de demain.
02:06C'est la plus belle, s'il faut en prendre une, c'est demain.
02:09Demain, tout le monde dehors, il fera un temps magnifique partout,
02:11quelques brouillards en matinée, pas grand-chose,
02:12du soleil sur tout le territoire dans la journée.
02:15On va atteindre 34 voire 35 degrés demain après-midi dans le Pays-Basque.
02:19À Paris, à Lille ou encore à Strasbourg, 25, 26 degrés, donc parfaitement bien.
02:24Dimanche, ça va commencer à se gâter par l'ouest,
02:26uniquement à l'ouest dans un premier temps,
02:28ce qui veut dire qu'une grande moitié est du pays,
02:30dont l'Île-de-France vraisemblablement,
02:31on va profiter encore d'une belle journée ensoleillée
02:33avec des températures qui resteront élevées.
02:35Elles baisseront à partir de lundi.
02:36Oui, si j'ai bien compris, ça se gâtera à partir de lundi,
02:38mais on a le temps d'en profiter.
02:40Merci beaucoup Valérie.
02:42Jusqu'à 14h,
02:44les auditeurs ont la parole.
02:46Amandine Bégaud sur RTL.
02:49Vous avez la parole comme chaque jour sur RTL,
02:51et Béatrice Zavaro, l'avocate de Dominique Pellicot,
02:55est restée avec nous.
02:56Merci beaucoup Maître de jouer le jeu,
02:58d'échanger avec les auditeurs,
03:00qui, il faut le dire, ont été tous très marqués,
03:02bien sûr, comme nous tous, par ce procès des viols de Mazan.
03:06On va d'abord accueillir Valérie.
03:08Bonjour Valérie.
03:09Bonjour.
03:10Vous nous appelez d'où ?
03:12De la Sarthe.
03:13De la Sarthe.
03:1472.
03:1572. Laval, je crois, c'est ça ?
03:16Le Mans.
03:18Le Mans, ah, pardon.
03:18Qu'est-ce que vous vouliez dire à Maître Zavaro ?
03:24J'imagine que vous l'avez écouté.
03:26Défendre l'indéfendable, ça vous parle ?
03:30Eh bien oui, parce que franchement,
03:32je suis fière déjà du travail de l'avocate de Madame Pellicot,
03:37et puis aussi pour Madame Pellicot,
03:39qu'elle puisse déjà être entendue.
03:42C'est un procès, c'est vrai, qui a parcouru le monde entier.
03:49Et moi, je dis aussi qu'il y a assez réveillé certains esprits.
03:53Peut-être pas tous, mais ça avance, quoi.
03:56Ça donne du bon sens à ce que certaines femmes peuvent subir, quoi.
04:01Moi, j'en fais partie, donc j'aimerais bien aussi voir le jour de mon dossier.
04:06Vous en faites partie, c'est-à-dire ? Racontez-nous.
04:09Moi, je suis victime d'un viol sur conjoint,
04:13et malheureusement, il a fait deux actes.
04:18Un, sur violence sur conjoint en pleine rue,
04:23c'est passé, mais le viol sur conjoint n'aboutit pas.
04:27J'ai aucune information.
04:30Voilà, ça reste flou.
04:33Vous avez porté plainte ?
04:34Il a été en garde à vie, il a avoué les faits,
04:37mais c'est tout.
04:39Donc, vous avez porté plainte ?
04:42Oui, j'ai porté plainte.
04:43Il a été donc placé en garde à vue, entendu, il a reconnu les faits ?
04:47Oui.
04:48J'ai bourrlancé mon avocat,
04:52à part de dire que c'est non.
04:54Mais on vous dit quoi ?
04:55Que l'affaire a été classée ?
04:57Non, l'affaire est toujours en cours,
04:59elle suit son cours.
05:01On me dit qu'il doit aller me renseigner,
05:04il doit donner la procédure.
05:06Et depuis quand, Valérie ?
05:08Elle date de quand, votre plainte ?
05:10Ma plainte, elle date depuis 2021.
05:15Depuis 2021.
05:17Et vous êtes séparée depuis ?
05:19Ah oui, parce que je suis divorcée depuis bien tout ça.
05:23J'ai divorcé, divorce terminé en 2014,
05:26et je suis partie en séparation de la vie commune en 2011.
05:32Maître Béatrice Zavaro, c'est l'avocate de Dominique Pellicot,
05:36l'ex-mari de Gisèle Pellicot.
05:40Maître, vous avez eu, et Valérie nous disait qu'elle se sentait proche de Gisèle Pellicot,
05:45ce qui est très frappant quand on lit votre livre,
05:47et ça a été le cas pendant toute la durée du procès,
05:49vous avez un immense respect pour cette femme,
05:52qui est pourtant, et je mets des énormes guillemets,
05:54l'adversaire de votre client dans ce procès.
05:57Je ne l'ai pas considérée comme telle.
06:00Gisèle Pellicot n'était pas mon adversaire.
06:02Gisèle Pellicot n'a pas poussé la porte d'un commissariat
06:05pour dénoncer un acte de viol.
06:07Gisèle Pellicot, on la convoque le 2 novembre 2020
06:09pour lui dire que, pour officiellement qu'elle explique son mari,
06:15la personnalité qu'il a, parce qu'il l'a filmée sous les jupes de femmes
06:19dans un supermarché le 12 septembre 2020,
06:22et elle tombe des nues quand les photos lui sont présentées.
06:25Donc, la particularité de ce dossier aussi, c'est ça.
06:30C'est que Mme Pellicot ne déclenche pas l'action publique.
06:33Alors, j'entends cette auditrice qui nous dit que ce monsieur a reconnu les faits
06:38et que pour autant rien ne bouge, c'est très étonnant.
06:40Ça vous étonne, oui ?
06:41Ah oui, complètement, surtout qu'elle annonce que ça date de 2021,
06:43donc c'est assez surprenant que les faits ne soient pas un peu plus pris en considération.
06:50Je pense qu'il y a des choses à faire dans le cas de cette dame qui nous écoute
06:54et qui a voulu intervenir.
06:57Mais voilà, Mme Pellicot, pour revenir au sujet,
06:59Mme Pellicot n'était pas mon adversaire.
07:02J'ai milité pour cela, parce que, moi, mon propos était de dire
07:07je n'ai rien à reprocher à cette femme et je vais expliquer.
07:10Mais c'est plus que ça, c'est-à-dire que vous avez un immense respect pour elle.
07:14Son courage, son combat.
07:16Respect pour son courage et respect pour la décision qu'elle a prise au début des débats.
07:20Puisqu'il faut se rappeler quand même que le principe, c'est la publicité des débats.
07:24Et que si elle demande un huis clos, il s'impose de droit.
07:26Et que pour l'heure, quand elle est arrivée, elle a dit je ne demanderai pas le huis clos.
07:30Donc, bien sûr, et je pense que c'est ce qui a fait qu'on est arrivée ou on en est arrivée.
07:36Avec, on le rappelle, des images abominables qui ont été diffusées.
07:40Et bien sûr, elle était dans des situations extrêmement...
07:45J'allais...
07:46On peut même difficilement mettre deux mots.
07:48Mais effectivement, elle s'est vue...
07:50Enfin, découvrir tout ça, même si ces images, elle les avait vues.
07:53Valérie, c'était important pour vous que Gisèle Pellicot accepte, justement, la publicité des débats.
08:03Toutes ces prises de parole et de position qu'elle a eues.
08:07C'est devenu une icône pour vous, à vos yeux ?
08:10Oui, tout à fait.
08:12C'est vrai que c'est découragé de sa part de rendre public son histoire.
08:19Oui, pour réveiller certains esprits, encore une fois.
08:21Bon, merci beaucoup Valérie de nous avoir appelés.
08:24Vous avez entendu ce que nous disait Maître Zavaro.
08:26Il y a sans doute quelque chose à voir, en tout cas avec votre propre dossier.
08:30Ce n'est pas normal que les choses n'avancent pas si votre plante date de 2021.
08:35Merci à vous et n'hésitez pas d'ailleurs à nous rappeler si on peut vous aider d'une manière ou d'une autre.
08:40Bonjour Annick.
08:42Bonjour.
08:42Vous nous appelez d'où ?
08:44Paris.
08:45De Paris.
08:45Qu'est-ce que vous aviez à dire à Maître Zavaro ?
08:48Lors du procès de Mme Pellicot, ce qui est étrange dans ce dossier, dans ce débat du rétroisant,
08:59personne n'a posé la question sur l'origine de l'intoxication quotidienne de Mme Pellicot par du Témesta.
09:06M. Pellicot, c'est un très grand malade, un manipulateur.
09:10Il a bénéficié de l'aide de son frère médecin pour obtenir du Témesta.
09:17Jamais.
09:18Le tribunal a soulevé le problème de l'origine de l'intoxication par du Témesta.
09:24Annick, vous avez l'air d'avoir suivi de près ce procès ?
09:28C'est-à-dire que le problème, c'est qu'on suivait les émissions tous les soins.
09:33En tout cas, on avait des comptes rendus sur le procès.
09:36Mais jamais, le dossier intoxication pendant 30 ans n'a été soulevé.
09:42Maître, on en a parlé de ces médicaments.
09:44D'abord, les médicaments qu'évoque Annick, ce sont ces médicaments-là ?
09:48Alors, c'est effectivement du Témesta.
09:51Pardon, madame, mais je pense que vous n'avez pas les bonnes informations
09:56parce que l'origine du médicament et la prescription faite
10:01a été tout à fait déterminée dans la procédure.
10:04Et Dieu sait qu'il y a une inimitié terrible entre Dominique Pellicot et son frère Joël.
10:09Mais je ne peux pas vous laisser dire que c'est Joël Pellicot qui a fourni le Témesta.
10:14C'est acté dans la procédure.
10:16Il y avait des ordonnances médicales qui étaient faites
10:19par un médecin qui a été auditionné par les services de police.
10:23L'origine du Témesta, elle a été tout à fait caractérisée et déterminée
10:29dans le dossier d'instruction.
10:31Et on en a parlé au débat devant la cour criminelle.
10:33Annick ?
10:34Le mari n'aurait pas pu intoxiquer sa femme
10:37dans les prescriptions de Témesta par son frère médecin.
10:40Mais non, ce n'est pas le frère médecin, pardon Annick.
10:42Ce n'est pas le frère qui a prescrit, c'est un autre médecin.
10:45Mais effectivement, en revanche, c'est vrai,
10:46maître, qu'il n'aurait pas pu droguer son épouse
10:50sans prescription médicale.
10:52Mais ces prescriptions médicales existent.
10:54Mais ce n'est pas...
10:55J'aurais tant aimé vous dire que c'est Joël Pellicot
10:58qui a fourni ça.
11:00Mais mon honnêteté intellectuelle
11:02m'oblige à vous dire qu'il ne s'agit pas de Joël Pellicot.
11:05Et Dieu sait qu'il n'y a pas d'amitié...
11:07Il y a une inimitié certaine
11:08entre Joël et Dominique aujourd'hui,
11:10qui est incontestable.
11:11Mais ce n'est pas Joël Pellicot, madame,
11:12qui a fourni les médicaments à Dominique.
11:15Ces médicaments ont été prescrits
11:17par un médecin
11:18dont je tairai le nom aujourd'hui
11:20par respect pour lui
11:21parce qu'il n'a pas fait partie de la procédure.
11:24Et ce médecin a été entendu
11:25par les services de police.
11:27Et le juge d'instruction a été informé de tout cela.
11:29Annick, vous restez avec nous.
11:30On va accueillir aussi Françoise
11:31dans un tout petit instant.
11:32Maître, on vous garde encore quelques minutes.
11:35Défendre l'indéfendable.
11:36C'est le titre de votre livre.
11:37A tout de suite sur RTL.
11:38Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
11:42ou appelez-nous au 30 de 10.
11:4450 centimes la minute.
11:47Amandine Bégaud.
11:48RTL Midi.
11:49Les auditeurs ont la parole.
11:51Et on est toujours avec Maître Béatrice Zavaro,
11:53l'avocate de Dominique Pellicot,
11:55pour évoquer ce livre
11:56Défendre l'indéfendable,
11:58publié aux éditions Mareuil.
12:00Et on va poursuivre bien sûr le débat,
12:02les échanges avec vous, les auditeurs.
12:05Mais d'abord des messages par écrit, Victor,
12:06sur l'application.
12:07Bonjour Victor.
12:07Bonjour Amandine, bonjour à tous.
12:09Oui, vous nous écrivez sur l'application RTL
12:11comme Didier Atour
12:12qui aimerait poser une question à Maître Zavaro.
12:15Le fait de défendre Dominique Pellicot
12:16a-t-il occasionné une baisse du nombre de clients ?
12:19Vous en a-t-on fait le reproche ?
12:21Alors Maître, qu'est-ce que vous répondez à Didier ?
12:23Je réponds que pas du tout.
12:25Je réponds qu'au contraire.
12:27D'abord, j'avais une clientèle, bien évidemment,
12:29avant Dominique Pellicot
12:30qui a eu la gentillesse d'attendre patiemment
12:33que ce dossier se termine.
12:35Et donc d'attendre que les dossiers étaient un peu en suspens
12:38et ils m'ont attendu beaucoup de compréhension.
12:40Mais j'ai surtout eu beaucoup, beaucoup de fierté
12:43de la part de ma clientèle
12:44d'être dans cette affaire
12:47et de voir que le débat a été retransmis
12:51et de me voir régulièrement à des interviews.
12:53Donc j'ai eu plus de fierté.
12:56Je n'ai pas eu de reproche.
12:57J'ai eu un seul client
12:58et vraiment, c'est ponctuellement
12:59qu'une seule cliente
13:00qui a préféré se déporter
13:02et changer d'avocat.
13:03Mais peu importe.
13:04Quand vous dites les clients
13:05qui ont fait preuve de patience,
13:07parce qu'il faut bien rappeler
13:07que ce procès,
13:09il a duré 4 mois.
13:10C'était 100% de votre temps
13:11pendant 4 mois.
13:12J'étais H24.
13:13H24.
13:13Vous aviez d'ailleurs
13:14loué un appartement
13:16pas loin.
13:17Complètement.
13:17Avec votre conjoint
13:19qui vous accompagnait
13:21et qui vous a aussi soutenu
13:22et qui est d'ailleurs là
13:23aujourd'hui.
13:24Complètement.
13:25C'était tout le temps
13:26et ça a été tout le temps aussi
13:27j'imagine un peu en amont
13:29pour toute la préparation.
13:31Oui, oui.
13:32Et quand ça s'arrête,
13:34c'est quoi ?
13:34Quand ça s'arrête,
13:36alors on repart dans sa vie d'avant
13:39mais il y a une de vos collègues
13:41que j'aime beaucoup chez RTL
13:42qui quelques jours
13:44avant les débats
13:44m'avait dit
13:45je vais la citer
13:46parce que j'aime beaucoup
13:47cette jeune femme
13:48c'est Cindy Hubert
13:49qui m'avait dit
13:50avant les débats
13:52vous savez Maître Zavaron
13:53on va rentrer brutalement
13:54dans votre vie
13:55mais on va en sortir
13:55tout aussi brutalement.
13:57Et ça, ça avait eu le mérite
13:58d'être très clash
13:58et d'être très synthétique
14:01mais surtout
14:01de me conditionner
14:04et de me dire
14:04il y aura un procès pédicaux
14:07un avant et un après
14:08la parenthèse se refermera
14:09et je retournerai à ma vie.
14:10Cindy est en régie là
14:13et Cindy qui suit
14:14beaucoup de procès
14:15pour RTL.
14:16Victor, on a une autre question ?
14:17Oui, une autre question
14:18de Marc sur l'application RTL
14:20au cours d'un procès
14:20aussi médiatisé
14:21et aussi long
14:22vous arrive-t-il d'avoir
14:23un moment de recul
14:24un questionnement moral
14:25ou des doutes ?
14:26En gros, est-ce qu'à un moment
14:27pendant ce procès
14:28Maître, vous vous êtes dit
14:29non mais là je ne peux plus ?
14:31Je le développe dans le livre
14:32en fait
14:32et je dis qu'à un moment donné
14:34au tout début
14:35vraiment la première semaine
14:37je rentre à Marseille
14:39dans le premier week-end
14:40et effectivement
14:41là je suis un petit peu
14:42en désarroi
14:43et je me dis
14:43mon Dieu
14:44dans quoi
14:44où tu es allée
14:46de t'embarquer ?
14:48Mais pourquoi ?
14:48Parce qu'il y a
14:49toutes ces manifestations ?
14:51Non, parce que je sens même
14:52que dans la salle d'audience
14:52ça va être âpre
14:53en fait
14:54et donc j'ai vraiment
14:56un peu de découragement
14:57voire beaucoup
14:58et je suis reboostée
15:00par mon mari et mon fils
15:01qui me disent
15:02tu as bossé ce dossier
15:03il n'y a aucune raison
15:03que tu ne t'en sortes pas
15:04donc voilà
15:05tu vas te remotiver
15:06et donc à partir de là
15:07je me suis remotivée
15:09et j'y suis allée
15:09je me suis dit
15:10bon maintenant on y est
15:11on va aller jusqu'au bout
15:11et on va faire le maximum
15:14Et même face
15:15à l'horreur
15:17pardon
15:18des faits
15:19à aucun moment
15:20vous vous dites non ?
15:20Non, parce que les faits
15:21on les connaît depuis 2021
15:23parce que depuis que je connais
15:24Dominique Pellicot
15:25je sais la nature des faits
15:26donc non non
15:28même les vidéos
15:29je les avais vues
15:30pendant l'instruction
15:31donc je les connaissais également
15:32donc ce n'est pas la nature des faits
15:33qui m'a découragée
15:34c'est davantage
15:34ce petit moment de découragement
15:36il est dû davantage
15:37à ce que je comprends
15:39que ce que va être mon quotidien
15:40pendant trois mois et demi
15:41Bonjour Françoise
15:43Bonjour Amandine
15:45Bonjour Maître
15:46Bonjour Madame
15:47Je vous laisse poser
15:48votre question Françoise
15:49Voilà
15:49Vous dites vous-même
15:50que vous avez mis
15:51des dossiers en suspens
15:52parce que ça a pris
15:53tout votre temps
15:54mais la question
15:56que je me pose
15:56pourquoi écrire ce livre ?
15:58Vous ne pensez pas
15:59que les gens
16:00ça va être davantage
16:01ils vont être
16:02dans l'incompréhension ?
16:04L'incompréhension de quoi ?
16:05Dites-moi
16:05Vous défendez l'indéfendable
16:08c'est vous-même
16:09qui le dites
16:09alors maintenant
16:10je sais que c'est votre client
16:11néanmoins
16:12cette affaire a fait
16:13beaucoup de bruit
16:14moi j'ai l'impression
16:15qu'en France
16:16on est plutôt
16:17du côté des agresseurs
16:18au niveau de la justice
16:19que du côté des victimes
16:21pour tout ce qui est viol
16:23Non
16:24je pense que
16:25alors je comprends
16:25votre positionnement
16:26Madame
16:26il n'y a pas de difficulté
16:27mais on est aussi
16:28dans un état de droit
16:29on est dans un état
16:32où la justice
16:33doit être équitable
16:34le procès doit être équitable
16:36et on ne peut pas
16:37se dispenser d'un procès
16:39même si un homme
16:40a commis
16:41un viol
16:42ou autre
16:43ou un meurtre
16:43ou autre chose
16:44il faut entendre
16:46la victime
16:47incontestablement
16:48il faut entendre
16:49celle ou celui
16:50qui se revendique
16:51victime d'une infraction pénale
16:53incontestablement
16:54mais je crois que
16:55notre état de droit
16:56et notre code pénal
16:57permet que
16:58l'auteur d'une infraction
17:00soit jugé équitablement
17:01et droit à ce que
17:02la convention européenne
17:03des droits de l'homme
17:03a appelé
17:04le procès équitable
17:05qu'est-ce qui vous choque
17:07Françoise
17:07qu'on défend
17:08de l'indéfendable
17:09non
17:10ce qui me choque
17:11c'est qu'il y a
17:12une cinquantaine
17:12d'accusés
17:13certains de ces accusés
17:15ont dit que
17:16comme c'était son mari
17:17qui invitait
17:18les personnes
17:19à venir violer
17:20sa femme
17:21ils ne se considéraient pas
17:22comme des violeurs
17:23puisqu'ils avaient eu
17:23la permission
17:24quand on entend ça
17:25moi en tant que femme
17:26je suis révoltée
17:27je pense que maître
17:29vous êtes révoltée
17:30j'étais tout aussi révoltée
17:32d'entendre ça
17:32madame
17:33je vous rassure
17:33il y a eu effectivement
17:36ce débat
17:37et cette phrase
17:38archaïque
17:39selon lesquelles
17:41un homme a
17:41droit de vie
17:42et de mort
17:43sur sa femme
17:43c'est absolument
17:44abominable
17:45il ne faut pas l'accepter
17:46ils ont été condamnés
17:46pour cela
17:48et le viol
17:49a été caractérisé
17:51même pour ceux
17:52qui disaient
17:52c'est son mari
17:53il a le droit
17:53de faire ce qu'il veut
17:55c'est abominable
17:56de penser comme ça
17:57mais vous savez maître
17:59vous dites
18:00on a le droit
18:01de défendre
18:02c'est votre travail
18:03bien évidemment
18:04c'est votre activité professionnelle
18:05tout homme a le droit
18:07d'être défendu
18:07néanmoins
18:08monsieur Dominique Pellicot
18:10c'est un criminel
18:11parce que le viol
18:11est un crime
18:12mais ça c'est
18:14nous le savons madame
18:15mais ce n'est pas
18:16parce que
18:16monsieur Pellicot
18:17ou un autre
18:18est un criminel
18:19ou un violeur
18:20qu'il n'a pas le droit
18:20d'être défendu
18:21je ne défends pas
18:23les faits
18:24qu'il a commis
18:25je défends l'homme
18:26et je me dis que
18:26tout un chacun
18:27n'est pas à l'abri
18:29d'un parcours
18:30compliqué
18:31qui va l'amener
18:32sur un passage à l'acte
18:34et que je pense
18:35que ce tout un chacun
18:36a envie
18:37quand on va le juger
18:38que la société comprenne
18:40les raisons pour lesquelles
18:41ce passage à l'acte a eu lieu
18:42c'est pas forcément une excuse
18:43c'est ce qu'il faut expliquer
18:44c'est pas une excuse
18:44non non
18:45c'est ni une justification
18:46ni une excuse
18:47c'est juste
18:48une explication
18:49et on ne peut pas juger
18:50un homme
18:51sans cette explication
18:52ça me semble
18:53relever
18:54du bon sens
18:55de notre société
18:57d'état de droit
18:57le sentiment des français
19:00je crois aujourd'hui
19:01maître
19:01c'est que
19:02la justice
19:03n'est pas forcément
19:05comment dirais-je
19:07ne défend pas suffisamment
19:09les victimes
19:10on a l'impression
19:11qu'une victime
19:12la pauvre
19:12elle est dans
19:13on voit pour tous
19:14les crimes de sang
19:15c'est affreux quoi
19:16un sentiment d'injustice
19:19que la justice
19:19n'est pas bien donnée
19:20voilà
19:21là il y a eu des peines
19:22Françoise
19:23chacun a été condamné
19:24d'ailleurs
19:25on a dit
19:25il n'y en a qu'un
19:26qui fait appel
19:26l'un maître
19:27il y avait
19:2817 appelants
19:30au lendemain
19:31du verdict
19:32madame
19:32et il y en a 16
19:33qui se sont désistés
19:34parce que je pense
19:35que la réflexion
19:36a fait son chemin
19:37et qu'ils ont considéré
19:39qu'il ne fallait peut-être
19:41pas tenter le diable
19:42et que le quantum
19:42de la peine
19:43à laquelle ils avaient
19:44été condamnés
19:44leur suffisait
19:46je suppose
19:46je ne suis pas dans leur tête
19:47mais c'est quand même
19:49assez curieux
19:49d'avoir ce décalage
19:50entre ceux qui se revendiquaient
19:51n'avoir jamais commis un viol
19:53faire appel
19:54pour ensuite s'en désister
19:55et purger leur peine
19:56mais je pense
19:57que c'est le fait
19:58que ce procès
19:59a été très médiatisé
20:00alors on peut être
20:01d'accord ou pas
20:02mais je pense
20:03que certaines personnes
20:04du fait de la médiatisation
20:05sont revenus
20:06sur les propos
20:07qu'ils avaient tenus
20:08qui étaient diffamants
20:08en plus
20:09vis-à-vis de
20:10madame Pellicot
20:11bien sûr
20:12Annick
20:12vous entendez
20:13cette discussion
20:15et cet échange
20:16entre Françoise
20:17et Maître Zavaro
20:17vous vouliez rajouter
20:18quelque chose ?
20:20oui
20:20pour vous dire
20:21que quand même
20:21le médecin
20:22qui prescrite
20:24les médecins
20:24porte une grande
20:26responsabilité
20:27dans ce procès
20:28mais il ne savait pas
20:29à quoi servaient
20:29les médicaments
20:30c'est ce qu'a
20:30dit l'enquête
20:32mais il a une responsabilité
20:35mais il n'a pas été jugé
20:37pour ça
20:37et puis pardon madame
20:39mais je sais
20:41qu'apparemment
20:42la prescription
20:42du médicament
20:43est quelque chose
20:43à laquelle vous vous attachez
20:45mais le médicament
20:47lui-même
20:47est toujours commercialisé
20:49je suis d'accord
20:50avec vous
20:50l'ordre des médecins
20:52n'a jamais été auditionné
20:53sous ce genre de problème
20:55nous sommes d'accord
20:55et les médecins
20:57aujourd'hui
20:57ne sont jamais contrôlés
20:59donc ils peuvent faire
21:00ce qu'ils veulent
21:01mais
21:02alors oui
21:02mais Annick
21:03tous les médecins
21:04qui prescrivent
21:05ce médicament
21:06ou d'autres d'ailleurs
21:07ne savent pas forcément
21:09à quoi ils vont servir
21:10enfin demain
21:11on peut me prescrire
21:12un médicament
21:12et puis je le donne
21:13effectivement à quelqu'un d'autre
21:14ça le médecin
21:16il ne peut pas être derrière
21:16chacun de ses patients
21:17Annick quand même
21:18vous comprenez
21:18je vais vous faire juste
21:19un rappel
21:20un jour
21:21mon mari
21:22a demandé à un médecin
21:23vous me prescrivez
21:24encore ça
21:25il lui a répondu
21:26le laboratoire
21:28nous fabrique
21:28des médicaments
21:29nous devons les donner
21:31aux malades
21:31donc ils ont
21:32évidemment
21:33ce qu'on connaît
21:34résultat
21:35ni quoi que ce soit
21:36ça malheureusement
21:37pardon madame
21:38mais vous
21:38je crois que
21:41vous touchez du doigt
21:42un autre sujet
21:42qui dépasse
21:43le dossier
21:45d'Avignon
21:46je vais vous rentrer
21:48dans un domaine
21:48de santé publique
21:50qui n'est pas l'objet
21:52qui n'est pas le sujet
21:52de notre débat d'aujourd'hui
21:54si vous me permettez
21:55cette réflexion madame
21:56merci beaucoup
21:57en tout cas Annick
21:57de nous avoir appelé
21:59merci aussi à vous
21:59Françoise
22:00maître
22:01merci beaucoup
22:02merci à vous
22:03d'avoir joué
22:04le jeu
22:04d'échange
22:05avec les auditeurs
22:06je rappelle le titre
22:07de votre livre
22:08défendre l'indéfendable
22:10l'avocate
22:11de Dominique Pellicot
22:12raconte
22:12c'est aux éditions
22:13Mareuil
22:14il est sorti
22:15il y a quelques jours
22:15et lisez-le
22:16j'allais dire
22:17c'est pas du tout
22:18une ode
22:19à Dominique Pellicot
22:20pour raconter
22:21comment vous
22:22vous avez vécu les choses
22:23ce qu'est votre métier
22:25pourquoi c'est important
22:26qu'il y ait un avocat
22:26pour quiconque
22:28c'est la loi
22:28on le rappelle
22:30c'est un point de vue
22:31tiens aussi
22:32féministe
22:33d'une façon
22:35pour celles
22:36qui vous ont accusé
22:37de ne pas l'être
22:38et de ne pas défendre
22:39les femmes dans ce dossier
22:40merci beaucoup
22:40merci à vous
22:41merci à vous
22:42on va poursuivre le débat
22:43on va parler médicaments
22:45et puis à 14h
22:45n'oubliez pas
22:46l'heure du crime
22:47bien sûr
22:47avec Jean-Alphonse Richard
22:48bonjour Jean-Alphonse
22:49bonjour Amandine
22:50vous êtes en direct
22:51de la foire de Chalon
22:52aujourd'hui
22:53après nous hier
22:53tout à fait
22:54sous le soleil
22:55avec aujourd'hui
22:56je vais vous raconter
22:56une histoire
22:56qui se déroule ici
22:58à Chalon-en-Champagne
22:59c'était au printemps 2008
23:00et c'est l'affaire
23:01Stéphane Camogne
23:02alors c'est un étudiant
23:03il était dans une grande
23:04école d'ingénieurs
23:05ici à Chalon
23:05et puis on va retrouver
23:07son corps dans la Marne
23:08corps martyrisé
23:09il a été couvert de coups
23:11est-ce qu'il a été battu
23:12on ne sait pas
23:13les autopsies vont diverger
23:14est-ce que c'est un accident
23:15est-ce que c'est un meurtre
23:16que s'est-il passé
23:17le fait est
23:18c'est que tout est étrange
23:19dans cette histoire
23:20et qu'on n'a pas sans doute
23:21voulu vraiment la vérité
23:23c'est l'affaire
23:24Stéphane Camogne
23:25le mort qui dérange
23:27c'est dans l'heure du crime
23:28en direct de la foire
23:29de Chalon-en-Champagne
23:31à tout à l'heure
23:31à tout à l'heure
23:32Jean-Alphonse
23:33à 14h
23:34nous on se retrouve
23:34dans un tout petit instant
23:35on va parler médicaments
23:36on en a plein
23:37nos armoires
23:38à pharmacie
23:39à la maison
23:40plus d'un milliard d'euros
23:41d'après la Cour des comptes
23:43qui recommande
23:43de passer à la prescription
23:44à l'unité
23:45bonne idée ou pas
23:46on va en débattre
23:47dans un instant
23:47à tout de suite sur RTL
23:48Les auditeurs ont la parole
24:01sur RTL
24:02dans un tout petit instant
24:03on va parler médicaments
24:04et s'ils étaient distribués
24:05à l'unité
24:06pour éviter le gâti
24:07bonne idée ou pas
24:07vous appelez le 3210
24:09c'est dans 50 secondes
24:11Moi je suis pour un grand
24:19oui, oui, oui
24:21pour les médicaments
24:22à la carte
24:23comme en Angleterre
24:24je pense qu'on pourrait faire
24:25beaucoup d'économie
24:26Pourquoi pas demander
24:27au laboratoire
24:29de faire des conditionnements
24:30plus petits
24:31ça serait une des solutions
24:33plutôt que d'encombrer
24:35la pharmacie
24:36et faire perdre du temps
24:37Et vous avez la parole
24:39donc sur ce sujet
24:40la Cour des Comptes
24:41je vous le disais
24:42qui alerte
24:43nous avons beaucoup trop
24:44de médicaments
24:45souvent périmés
24:47des boîtes pas terminées
24:48dans nos armoires
24:49à la maison
24:50entre 600 millions d'euros
24:52et 1,7 milliard de médicaments
24:55le chiffre est colossal
24:56la Cour des Comptes
24:58pour essayer d'éviter
24:59ce gâchis
25:00qui propose
25:01et qui relance le débat
25:01autour des médicaments
25:03à l'unité
25:04bonne idée ou pas
25:05on va en parler avec vous
25:06Cynthia
25:06Bonjour Cynthia
25:07Bonjour
25:08Vous nous appelez d'où ?
25:10De Marseille
25:10De Marseille
25:11Et alors vous trouvez
25:12que c'est une bonne idée
25:13ou pas ?
25:15Alors en fait
25:15je vais vous répondre
25:16mais avant
25:16permettez-moi de rebondir
25:17sur le fait
25:18qu'une fois de plus
25:19quand il s'agit
25:19d'un enjeu économique
25:20sur la santé française
25:22on se retourne
25:22vers la pharmacie
25:23Alors vous êtes pharmacien
25:24je précise
25:25Tout à fait
25:26Voilà
25:26C'est quand même hallucinant
25:27quand on sait
25:28que le gouvernement
25:28est en train de sacrifier
25:29des milliers de pharmacies
25:30avec l'accès aux soins
25:31qu'elle représente
25:32Et ensuite je vous dirais
25:33que ce constat
25:36et cette idée
25:37c'est encore
25:38un constat
25:39et des idées
25:39portées par des personnes
25:40qui n'ont absolument
25:41aucune idée
25:42de la réalité
25:42de la délivrance
25:43de médicaments
25:43en France
25:44Donc une fois
25:45qu'on a dit ça
25:46on sort de son bureau
25:47on vient derrière
25:48un comptoir
25:48et on vient
25:49se rendre compte
25:50que c'est une excellente
25:51fausse bonne idée
25:53Alors justement
25:53expliquez-moi
25:54parce que moi
25:54bêtement je me dis
25:56si les labos
25:57vous livrent
25:58des médicaments
26:00qu'on peut effectivement
26:01donner à l'unité
26:03ça ne doit pas être
26:04très très compliqué
26:05mais effectivement
26:06je n'ai jamais été
26:07derrière un comptoir
26:07de pharmacie
26:08Alors
26:09pour les traitements
26:10de courte durée
26:11comme les antibiotiques
26:12par exemple
26:12les conditionnements
26:14des laboratoires
26:14sont strictement
26:15conformes
26:16aux recommandations
26:17de la Haute Autorité
26:18de Santé
26:18Donc si les médicaments
26:20sont pris
26:21tels que les recommandations
26:22de la Haute Autorité
26:23de Santé
26:23il n'y a pas de gaspillage
26:24Pour les traitements
26:26chroniques
26:26comme leur nom l'indique
26:28c'est des traitements chroniques
26:29donc les boîtages
26:30sont mensuels
26:31Si le traitement
26:32est bien prescrit
26:33et est bien pris
26:34par le patient
26:35pareil
26:35il n'y a pas de gaspillage
26:37Mais moi
26:37ça m'est déjà arrivé
26:38de prendre
26:39alors mais peut-être
26:40encore une fois
26:41je me trompe
26:41mais d'emmener
26:43mon fils
26:44c'est le pédiatre
26:45d'avoir une prescription
26:46et puis à la fin
26:48on me donne deux boîtes
26:49parce qu'il faut
26:49une deuxième boîte
26:50pour finir
26:51la prescription
26:52et puis il reste
26:53je ne sais pas
26:54deux comprimés
26:55Quand c'est sur
26:56les antibiotiques
26:56normalement il ne doit pas
26:57y avoir besoin
26:58d'une deuxième boîte
26:59parce que si on respecte
27:00les recommandations
27:00de la haute autorité de santé
27:02il ne doit pas y avoir
27:03la deuxième boîte
27:04Donc c'est un problème
27:04de prescription
27:05des médecins en fait
27:06C'est aussi un problème
27:07de prescription
27:08des médecins
27:09C'est un problème
27:09d'observance
27:10des patients
27:11C'est un problème
27:12aussi d'angoisse
27:14et là on le voit
27:14ces derniers temps
27:15c'est qu'avec les ruptures
27:17qui gangrènent
27:19le traitement
27:20et l'accès au traitement
27:21depuis des années
27:22maintenant
27:23et en alerte
27:23ce n'est pas faute d'alerter
27:24les gens ont tellement peur
27:26des ruptures
27:27qu'ils font des stops
27:28Il faut le dire
27:29Oui
27:30Mais même sur des choses
27:31toutes bêtes
27:31le paracétamol
27:32il y a plein de gens
27:33ils vont à la pharmacie
27:33ils achètent une boîte
27:34de paracétamol
27:35ils n'en ont pas besoin
27:35Mais on le fait tous
27:37Exactement
27:38Mais c'est là où
27:39si on règle
27:40le problème de rupture
27:41on règle l'angoisse
27:43liée à ces ruptures
27:44et on diminue
27:45le problème
27:46et ensuite
27:47j'entendais une auditrice
27:48qui disait
27:48comme en Angleterre
27:50on donne
27:50comme aux Etats-Unis
27:51mais allez voir
27:52le prix d'un traitement
27:53d'antibiotiques
27:53en Angleterre
27:54ou aux Etats-Unis
27:55On n'est pas à 2,50 euros
27:56comme chez nous
27:57Donc oui
27:58la délivrance à l'unité
28:00pourquoi pas
28:01mais une fois qu'on a dit ça
28:02le pharmacien
28:03une fois de plus
28:04permettez-moi de rappeler
28:05que les officines françaises
28:06ne payent pas
28:07leurs employés
28:08et leurs charges
28:10en faisant des révérences
28:11et à un moment donné
28:12si on nous donne
28:13un travail en plus
28:14il va bien falloir
28:15nous rémunérer
28:16pour pouvoir assumer
28:17dans des bonnes conditions
28:18de sécurité sanitaire
28:20ce travail en plus
28:21et ça coûtera
28:21bien plus cher
28:22que le gaspillage
28:24mais bien évidemment
28:25aucun pharmacien en France
28:27ne vous dira
28:27qu'il ne faut pas
28:28faire attention
28:29qu'il ne faut pas
28:30demander aux gens
28:31s'il ne leur en reste pas
28:33à la maison
28:33quand on fait les renouvellements
28:34de traitements chroniques
28:35parce qu'il arrive
28:36que les gens
28:36ne prennent pas
28:37leur traitement
28:38ou ils ont mis
28:39un traitement à gauche
28:40un traitement au bureau
28:40et que du coup
28:41ils s'en mêlent
28:42mais voilà
28:42ça c'est pareil
28:43tout ça
28:44ça se règle avec du dialogue
28:45mais pour avoir du dialogue
28:47il faut des pharmaciens
28:48et pour avoir des pharmaciens
28:49il faut des pharmacies
28:50partout en France
28:51bon Cynthia vous restez avec nous
28:52on va accueillir Sylvie
28:53bonjour Sylvie
28:54bonjour
28:55et vous nous appelez d'où ?
28:58de l'île Maurice
28:59oh là c'est loin
28:59et vous nous écoutez
29:02vous nous écoutez comment
29:03à l'île Maurice ?
29:05je vous écoute
29:06sur internet
29:08d'accord
29:09du matin au soir
29:10du matin au soir
29:11ça me laisse le lien
29:13encore avec la France
29:14bon bah très bien
29:15vous avez entendu
29:18ce que nous disait Cynthia
29:19vous vous êtes pour ou pas
29:21ces prescriptions
29:22de médicaments à l'unité ?
29:25moi je suis pour
29:26je suis pour
29:28c'est ce qui se fait ici
29:29en fait on a
29:30on va chez le médecin
29:31on a notre ordonnance
29:33et avec un traitement
29:35d'antilotif
29:36pour 5 jours
29:37et on va à la pharmacie
29:38et à la pharmacie
29:40effectivement
29:40elles sont organisées
29:42exactement comme en France
29:43avec les tiroirs
29:45à l'arrière etc
29:46et donc les
29:47la prescription
29:49ils ouvrent les boîtes
29:51ils ouvrent les boîtes
29:52ils prennent
29:52ils prennent chaque médicament
29:54par rapport à la prescription
29:55donc en fait ils ouvrent les boîtes
29:56qui sont distribuées
29:57ici chez nous en France
29:58enfin les mêmes
29:58exactement
29:59et ils vous mettent
30:00dans une petite boîte
30:01ce qui correspond
30:02ils mettent dans un petit sachet
30:04dans un petit sachet
30:05dans un petit sachet Kraft
30:05et ensuite
30:06alors après
30:07ce qui est un petit peu
30:08alors effectivement
30:10c'est un petit peu long
30:11ça peut être un petit peu
30:14un petit peu long
30:14parce qu'ensuite
30:16après il faut qu'ils voient
30:17le prix unitaire
30:18donc ils voient sur l'ordinateur
30:20ils vont sur l'ordinateur
30:21voir le prix unitaire
30:22du médicament
30:25mais ça c'est valable partout
30:27en fait
30:28moi j'ai des chiens
30:29je vais voir le vétérinaire
30:30c'est pareil
30:31le vétérinaire
30:32il y a des boîtes complètes
30:34et si vous voulez
30:35un médicament
30:37il y a le prix unitaire
30:38mais tout est à l'unité ici
30:40les supermarchés
30:41vous pouvez acheter un yaourt
30:42sans aucun problème
30:43ah oui
30:44et Sylvie
30:44pour en revenir aux médicaments
30:46du coup vous n'avez pas
30:47des tonnes et des tonnes
30:48de médicaments
30:49comme beaucoup
30:49dans vos armoires
30:51non ?
30:51pas du tout
30:52pas du tout
30:53pas du tout
30:53et après
30:54effectivement
30:55on peut aller à la pharmacie
30:57et demander
30:57d'acheter une boîte
30:59de Doliprane
31:00ça ça pose aucun problème
31:01mais tout ce qui est
31:02prescription médicale
31:05c'est vraiment
31:06c'est vraiment
31:07à l'unité
31:07tout ce qui est sur l'ordonnance
31:08c'est vraiment à l'unité
31:09Cynthia vous entendez
31:10ce que dit Sylvie ?
31:11il n'y a pas de remboursement
31:12il n'y a pas de remboursement
31:13par la sécurité sociale
31:14rien
31:14d'accord
31:15donc rien
31:16d'accord
31:17donc du coup
31:17c'est aussi peut-être
31:20par rapport
31:20à ça
31:21pour le coût
31:22et le coût
31:24de la ville ici
31:25qui est pour les gens
31:27ils payent
31:28le médicament
31:29à 100%
31:30et est-ce que vous sauriez
31:31me dire Sylvie
31:32combien coûte
31:34un traitement antibiotique
31:35je ne sais pas
31:375 jours
31:38d'antibiotiques
31:39du coup
31:39ça coûte combien ?
31:41je vous avoue
31:41que je n'ai jamais été malade
31:42je n'ai jamais eu
31:44de traitement antibiotique
31:46mais
31:47ou une boîte
31:48je ne sais pas
31:49une boîte de paracétamol
31:51par exemple
31:51c'est cher ?
31:53ça coûte
31:54non non non
31:55c'est pas
31:56c'est pas cher
31:57non
31:58de toute façon
31:58ici
31:59c'est des labos
32:00il y a beaucoup
32:01les produits
32:02viennent d'Inde
32:04de Chine
32:05etc
32:05donc
32:06c'est des labos
32:07non non
32:07c'est pas
32:07c'est pas cher
32:08c'est pas cher
32:09Cynthia
32:09vous entendez
32:10le témoignage de Sylvie ?
32:12j'entends complètement
32:13le témoignage de Sylvie
32:15mais j'en reviens
32:16toujours au même point
32:17c'est qu'il y a
32:18une notion de prix
32:19la délivrance
32:20à l'unité
32:21pourquoi pas
32:22mais ça aura
32:23un coût
32:24quand je vais devoir
32:25prendre
32:25dans le pot
32:26du lot 34
32:28deux gélules
32:29et mettre
32:29les gélules
32:31du lot
32:31numéro 34
32:32dans le petit sachet
32:33avec quatre gélules
32:34du lot
32:34numéro 35
32:36ça va m'imposer
32:37une procédure
32:38ça va m'imposer
32:39un temps
32:39pour sécuriser
32:41la délivrance
32:41et ça
32:42ça ouvre un coût
32:43donc
32:44il y a un moment donné
32:45il faut aussi
32:46remettre les choses
32:47en face
32:48le traitement
32:49en France
32:50s'il est prescrit
32:51selon les recommandations
32:52et s'il est pris
32:53correctement
32:54il ne doit pas
32:55y avoir de gaspillage
32:56il arrive que des fois
32:57effectivement
32:58il y ait des réserves
33:00et j'encourage
33:00tous les patients
33:01avant d'aller à la pharmacie
33:03à regarder
33:04ce qu'ils ont
33:05en stock
33:05mais même
33:05pour un conseil
33:06nous dans ma pharmacie
33:08il n'y a pas un jour
33:08où quand les gens
33:09viennent pour nous
33:10demander un conseil
33:11ce qui évite
33:12je me le permets
33:12de le dire
33:13une consultation médicale
33:15où on leur dit
33:15est-ce qu'il ne vous reste
33:16pas dans la maison
33:17à la maison
33:18telle crème
33:20oui vous ne poussez pas
33:21à la vente
33:21vous leur dites
33:22d'aller vérifier
33:23chez vous d'abord
33:23et puis vous revenez
33:24Cynthia, Sylvie
33:26vous restez avec nous
33:27on se retrouve
33:27dans un tout petit instant
33:28sur RTL
33:29à tout de suite
33:29contactez-nous gratuitement
33:31via l'appli RTL
33:32ou au 30 de 10
33:3350 centimes la minute
33:35jusqu'à 14h
33:38les auditeurs ont la parole
33:40Amandine Bégaud
33:41sur RTL
33:42il y a un an
33:44pour être soignée
33:45d'une autite
33:46j'avais besoin
33:47de médicaments
33:48et donc
33:49on me les a délivrés
33:51à l'unité
33:52et franchement
33:53c'était parfait
33:54ça existe déjà
33:55mais il faut continuer
33:56dans ce sens-là
33:57voilà
33:58délivrer ou pas
33:59les médicaments
34:00à l'unité
34:01est-ce la solution
34:03pour lutter
34:04contre le gâchis
34:05je vous rappelle
34:06ces chiffres
34:06que donnait
34:07la cour des comptes
34:08entre 600 millions d'euros
34:09et 1 milliard 7
34:11qui dorment
34:13chez nous
34:13dans nos placards
34:14dans nos armoires
34:15la cour des comptes
34:17donc préconise
34:17de généraliser
34:18la délivrance
34:19de médicaments
34:20à l'unité
34:21Cynthia
34:21vous êtes toujours
34:22avec nous
34:22pharmacienne
34:23à Marseille
34:25vous entendez
34:25cette auditrice
34:26qui disait
34:26que pour un traitement
34:27pour une otite
34:29elle avait eu
34:29des médicaments
34:30à l'unité
34:30donc ça existe déjà
34:31alors ça a été imposé
34:33l'année dernière
34:34pour faire face
34:35aux ruptures
34:35et effectivement
34:38dans certains cas
34:39on n'a pas eu
34:40d'autre choix
34:40que de prendre
34:41deux gélules à gauche
34:42trois gélules à droite
34:43mais au final
34:44tout mis bout à bout
34:45ça a fini
34:46par coûter plus cher
34:48donc c'était
34:49une notion
34:50de rupture
34:50par rapport
34:51au fait
34:52qu'on n'arrivait pas
34:53à avoir
34:53tous les labos
34:54tous les dosages
34:55et qu'on n'a pas eu
34:56d'autre choix
34:56que de bidouiller
34:57mais une fois de plus
34:58lutter contre le gaspillage
35:00on n'a aucun problème
35:01avec ça
35:02mais à un moment donné
35:03il faut nous donner
35:04les moyens
35:05et aujourd'hui
35:06dans l'état actuel
35:07des choses
35:07les moyens
35:08dont on aurait besoin
35:10pour pouvoir assumer
35:11cette nouvelle mission
35:12ça serait encore
35:13une mission supplémentaire
35:14qu'on mettrait
35:16sur le dos
35:16des pharmaciens
35:17qu'on veut pourtant
35:18torpiller
35:19dans le même temps
35:20c'est pas
35:22c'est pas
35:23c'est pas
35:23c'est pas jouable
35:24en fait
35:24on nous a imposé
35:25la sérialisation
35:26pour correspondre
35:29à des règles européennes
35:30soi-disant
35:31pour lutter
35:31contre la fraude
35:32de médicaments
35:32alors attendez
35:33c'est quoi ça ?
35:34la sérialisation
35:35c'est un système
35:36de QR code
35:37donc sur les boîtes
35:38de médicaments
35:38vous pouvez regarder
35:39vous avez un petit QR code
35:40qui référence
35:41le numéro de l'eau
35:42et toute l'histoire
35:43de cette boîte
35:43de médicaments
35:44donc ça nous a été imposé
35:47pour lutter
35:47contre les faux médicaments
35:49alors que c'est un problème
35:50qui n'existe pas
35:51en France
35:52mais pour répondre
35:55à des normes européennes
35:56ben voilà
35:56on nous a imposé ça
35:57on a assumé
35:59entièrement
35:59les coûts
36:01d'adaptation
36:02de notre matériel
36:03pour répondre
36:04à ces normes
36:05et là maintenant
36:06on va nous expliquer
36:07qu'il va falloir
36:07qu'on ouvre
36:08la boîte verte
36:10pour remettre
36:10avec de la boîte
36:11non mais
36:11et à un moment donné
36:12je pense qu'il est urgent
36:15qu'on se retrouve
36:16tous autour de la table
36:18et qu'on discute
36:20mais vraiment
36:20mais de façon profonde
36:22sur la dispensation
36:23en officine
36:24les moyens
36:24des officinaux
36:25pour répondre
36:26à tout
36:27ce qu'on leur demande
36:28de faire
36:28mais c'est effectivement
36:29tout ça s'inscrit
36:30dans un contexte
36:31plus global
36:31Cynthia vous restez avec nous
36:32nous on est toujours
36:33avec Sylvie
36:33qui nous appelle
36:34de l'île Maurice
36:35et on va accueillir
36:35Nathalie
36:36bonjour
36:36Nathalie
36:38bonjour
36:40alors Nathalie
36:41qui nous appelle
36:42bonjour
36:42ah voilà
36:43vous nous appelez
36:43du Royaume-Uni
36:44bonjour
36:45bonjour
36:45vous m'entendez
36:49oui c'est ça
36:50oui
36:50bonjour
36:51bonjour
36:51vous nous appelez
36:52du Royaume-Uni
36:53vous m'entendez
36:53oui je vous entends
36:54super bien
36:55vous nous appelez
36:57bonjour
36:58il y a un gros décalage
37:00Nathalie
37:00donc on va repasser
37:02par la régie
37:03et le standard
37:03et je vais vous reprendre
37:04dans un tout petit instant
37:05en attendant
37:06on va accueillir
37:06Corinne
37:06bonjour Corinne
37:08oui allo
37:09oui bonjour
37:10bonjour
37:10vous nous appelez d'où
37:12je me appelle
37:13de Saint-Denis
37:13d'accord
37:14bon
37:14et qu'est-ce que
37:15vous vouliez dire
37:17vous êtes pour ou contre
37:18ces médicaments
37:19qui seraient délivrés
37:20à l'unité
37:21oui parce que moi
37:24on a déjà donné
37:26pour me dépanner
37:27oui
37:28parce que je suis suivie aussi
37:30mais disons que
37:31pour mon
37:31c'est pour ça que je voulais
37:33parler
37:34parce que pour mon mari
37:35qui est décédé
37:36au mois de
37:37début
37:382022
37:40si vous voulez
37:41il avait plein
37:42plein de cachets
37:43qui étaient même
37:44pantamés
37:45parce que
37:47il avait des aides médicales
37:49il était dans
37:49l'année médicalisée
37:50mais c'était des médicaments
37:52contre le diabète
37:54contre
37:54insuffisance cardiaque
37:56enfin il avait pas mal
37:57de cachets
37:58et
37:59et mes enfants
37:59bon moi j'étais pas
38:00dans l'état d'aller
38:01à toute la pharmacie
38:03aucun ne voulait
38:04me prendre
38:05les cachets
38:06vous avez rapporté
38:07des boîtes
38:08pas ouvertes
38:09et on vous les a pas prises
38:09ah non elles n'étaient pas ouvertes
38:11alors là
38:12et je vous
38:12je dis
38:13bah ça va dépanner
38:14enfin moi j'ai pas ouvert
38:15alors on me disait
38:16bah
38:17dans le pharmacien
38:18j'ai plein d'amis
38:19même vers
38:20vers où que j'habite
38:21plein
38:22et puis après
38:23bah ils m'ont dit
38:24non on les reprends pas
38:25il faut les mettre
38:25à la poubelle
38:26alors j'avais
38:27deux
38:28cinq et demi
38:28de médicaments
38:30et vous les avez mis
38:31à la poubelle alors ?
38:32bah oui
38:32parce que vous voulez
38:33ils voulaient pas
38:34les reprendre
38:35et moi vous voyez
38:36excusez-moi
38:39j'aurais préféré
38:40qu'on les donne
38:42et même
38:42il y a plein de pays
38:44qui
38:44qui en ont peut-être besoin
38:46vous voyez
38:46voilà
38:47mais même
38:48je trouve qu'en pharmacie
38:50même les données
38:51à l'unité
38:52mais c'était des médicaments
38:54qui étaient
38:55encore tout
38:56même pas ouverts
38:57oui tout neuf
38:58des boîtes
38:58jamais ouvertes
38:59voilà
38:59et la prescription
39:00était encore
39:01oui c'était pas périmé non plus
39:03ah non pas du tout
39:04Cynthia
39:05je vais pas vous prendre
39:06comme l'avocate
39:07de la profession
39:08mais quand vous entendez
39:09le témoignage de Corinne
39:11je croyais
39:12on peut rapporter
39:13tous ces médicaments
39:14en pharmacie
39:15normalement
39:15non ils voulaient pas
39:16alors Cynthia
39:17bien évidemment
39:19qu'on peut rapporter
39:20les médicaments
39:21en pharmacie
39:22normalement
39:23et je me permets
39:24d'insister
39:25sur ce point
39:25normalement
39:27on n'est pas censé
39:27avoir
39:28deux sacs
39:29c'est que
39:30le cas
39:31le traitement
39:31il doit être entamé
39:32on ne reprend pas
39:33une boîte de traitement
39:34s'il nous en reste
39:35de quoi tenir
39:37encore un mois
39:37donc il y a aussi
39:38toute une éducation
39:39à faire autour
39:40de la délivrance
39:41de prendre le temps
39:42avec les patients
39:42de dire
39:43est-ce que ça
39:43vous en avez encore
39:44est-ce qu'il vous faut tout
39:45voilà
39:46il y a des personnes
39:47qui ne veulent pas
39:48tout le monde
39:48ne fait peut-être pas
39:49comme vous
39:49Cynthia
39:50il y a des personnes
39:50qui ne veulent pas
39:51entendre parler de ça
39:52ils partent du principe
39:54que c'est écrit
39:54sur l'ordonnance
39:55qu'on doit leur délivrer
39:57et ensuite
39:58par rapport
39:59aux médicaments
40:01non utilisés
40:02malheureusement
40:03les lunettes
40:04bioniques
40:05qui permettent
40:05en regardant la boîte
40:07de savoir
40:08que cette dernière
40:08n'a pas passé
40:094 jours
40:09sur le radiateur
40:10à 35 degrés
40:11n'existent pas encore
40:12mais bon
40:14ça veut dire
40:14qu'il y a aussi
40:14des pharmaciens
40:15qui ne devraient
40:15peut-être pas donner
40:16un traitement
40:17pour 4 mois
40:18d'un coup
40:18déjà pour 4 mois
40:21d'un coup
40:22on ne le fait pas
40:23au maximum
40:24c'est des boîtes
40:25trimestrielles
40:26et les médecins
40:27quand ils prescrivent
40:28des boîtes trimestrielles
40:29c'est que le traitement
40:30il est suffisamment chronique
40:31pour savoir
40:32que le patient
40:33va aller au bout
40:34du trimestre
40:35donc voilà
40:36après
40:37on ne revient pas
40:38sur le fait
40:39qu'effectivement
40:40on doit tous travailler
40:41pour limiter le gâciage
40:42mais c'est dans tous les domaines
40:43mais bien sûr
40:44c'est dans la médicament
40:45on va poursuivre
40:46la discussion
40:47dans un tout petit instant
40:48à tout de suite
40:48sur RTL
40:49Amandine Bégaud
40:50RTL Midi
40:51les auditeurs ont la parole
40:53Amandine Bégaud
40:56RTL Midi
40:57les auditeurs ont la parole
40:59j'ai habité
41:01pendant 5 ans
41:02en Turquie
41:02il y a
41:03ça attention
41:0325 ans
41:04c'était déjà comme ça
41:06on délivrait les médicaments
41:07à la pièce
41:07on sortait les blisters
41:09et ils vous coupaient
41:10dans le blister
41:112, 3, 4 pilules
41:13et pour compléter cela
41:14il y avait en plus
41:15le médecin
41:16qui était pratiquement
41:16dans la pharmacie
41:17et en cas de problème
41:18il pouvait directement intervenir
41:19c'était pas mal du tout
41:20voilà pour le témoignage
41:22de Gilles
41:22qui a donc vécu en Turquie
41:24vous avez d'autres témoignages
41:25Victor ?
41:25oui tout à fait
41:26celui de Hervé à Angers
41:27qui nous dit
41:28la délivrance à l'unité
41:29me semble une bonne idée
41:30mais les pharmaciens
41:31et laboratoires
41:32ne le voudront jamais
41:33Jocelyne à Draguignan
41:34en Allemagne
41:35ils le font déjà
41:36si c'était une si mauvaise idée
41:37mais ils le feraient autrement
41:39alors justement
41:39comment ça se passe
41:40à l'étranger
41:40on a rétabli la connexion
41:42avec Nathalie
41:42qui habite en Angleterre
41:44bonjour Nathalie
41:44bonjour
41:46je vous entends mieux
41:47il y a moins de décalage
41:48tout va bien
41:48vous nous appelez d'où d'abord ?
41:51je suis au nord de Londres
41:54au sud de l'or de Londres
41:55très bien
41:56et ça fait longtemps
41:56que vous habitez là-bas ?
41:58en Angleterre
42:00ça fait plus de 30 ans
42:01d'accord
42:01et donc en Angleterre
42:02les médicaments
42:03sont délivrés à l'unité
42:04oui
42:05et d'ailleurs
42:06ça se voit bien
42:07parce que des fois
42:07il y a des boîtes
42:08on voit bien
42:09que le plastique
42:10ça a été coupé
42:11quoi
42:11donc
42:12ouais
42:13et alors donc
42:14expliquez-moi
42:15vous avez toujours connu
42:16vous connaissez ça
42:17depuis plus de 30 ans
42:18ou c'était pas le cas
42:19quand vous êtes arrivés ?
42:20oui j'ai toujours connu ça
42:22comme ça
42:22j'avais été surprise d'ailleurs
42:24quand j'avais vu ça
42:24la première fois
42:25mais
42:25on livre toujours
42:28pour un mois maximum
42:30on n'aura jamais
42:31plus d'un mois
42:32d'accord
42:32donc du coup
42:33dans vos pharmacies
42:33enfin dans votre armoire
42:35vous
42:35vous n'en avez pas plein
42:37vos placards
42:38des médicaments
42:38non
42:39non non
42:40la seule chose
42:42c'est le paracidabole
42:43qu'on peut acheter
42:43autant qu'on veut
42:44parce que ça
42:45on peut les acheter aussi
42:46en supermarché
42:47bon et pour les pharmaciens
42:50c'est pas quelque chose
42:51de compliqué
42:51enfin
42:52moi je n'ai jamais posé
42:54la question
42:55alors je ne sais pas
42:55ok
42:57bon donc ça
42:58c'est le cas
42:59c'est Sylvie aussi
43:00qui nous appelait
43:01tout à l'heure
43:01de l'île Maurice
43:02et qui d'ailleurs
43:03je crois toujours
43:03en ligne avec nous
43:04pareil
43:04délivrance
43:06pardon
43:06des médicaments
43:07à l'unité
43:08donc vous
43:09vous dites
43:10ça peut faire faire
43:11des économies
43:11Nathalie
43:12oui je pense
43:15parce que
43:16en France
43:16quand je retourne
43:18chez mon père
43:18des fois je vois
43:19la quantité de médicaments
43:20qui n'a pas été utilisés
43:21j'ai dû
43:22j'étais en rapporté
43:23d'ailleurs à la pharmacie
43:24mais
43:25parce que
43:26mon père
43:27parce que
43:28quand il renouvelle
43:29sa pharmacie
43:30il ne contrôlait pas
43:31toujours
43:32s'il en restait
43:33encore
43:34il prend l'ordonnance
43:35à la pharmacie
43:36et c'est ce que nous disait
43:37Cynthia
43:37qui est pharmacienne
43:38à Marseille
43:38il faut aussi peut-être
43:40éduquer chacun d'entre nous
43:41à vérifier
43:42d'abord à la maison
43:43s'il ne nous reste pas
43:44des médicaments
43:45avant d'en
43:46reprendre
43:47on va accueillir Christine
43:48vous restez avec nous Nathalie
43:49bonjour Christine
43:50oui
43:50bonjour
43:52j'appelle Denise
43:53et je suis ancienne infirmière
43:54donc
43:55libérale
43:56très bien
43:56donc c'est vrai que
43:58moi je suis contre
43:59le délivrance
44:00à l'unité
44:01parce que
44:02bonjour les pharmaciens
44:04comment ils vont
44:04s'en sortir
44:05d'autre part
44:06est-ce qu'on aura
44:07qu'on délivre à l'unité
44:09la petite note
44:10explicative
44:11qui est dans
44:12les boîtes
44:13pour savoir
44:14les effets secondaires
44:15et tout ça
44:16parce que
44:16les médecins
44:17en général
44:17ils n'utilisent absolument
44:18rien sur les effets secondaires
44:20donc ça c'est la lecture
44:21et puis je pense
44:22qu'il faut
44:22effectivement
44:23éduquer
44:24les patients
44:25à faire
44:26leur gestion
44:27de stock
44:28et d'autre part
44:29un exemple
44:30quand par exemple
44:31une personne
44:32est hospitalisée
44:33en HAD
44:34en HAD
44:35c'est-à-dire à domicile
44:36en hospitalisation
44:37à domicile
44:38et bien
44:38les ordonnances
44:39sont faites
44:40pour un mois
44:40il y a la livraison
44:42alors maintenant
44:42il y a une petite amélioration
44:44mais avant
44:45c'était livré
44:46pour un mois
44:47si la personne
44:48décédait
44:49le troisième jour
44:50de son hospitalisation
44:51à domicile
44:52et bien on avait
44:53des stocks
44:53faramineux
44:54mais c'est pas
44:55que les médicaments
44:56c'est aussi
44:57les stèches de perfusion
44:58les stèches de pansement
44:59les stèches
45:00de sondes urinaires
45:01enfin on était livré
45:02pour un mois
45:03Christine
45:04c'est des gens
45:05qui souvent
45:05ont du mal
45:06à se déplacer
45:07du coup j'imagine
45:08que c'est un peu
45:09pour leur facilité
45:09la vie
45:10qu'on livre
45:11pour un mois
45:12de médicaments
45:12non ?
45:13Non parce que
45:15quand ils sont en HAD
45:16ils ont une structure
45:17avec des infirmières
45:19des auxiliaires de vie
45:19tout ça
45:20qui peuvent tout à fait
45:21regarder la gestion
45:22de stocks
45:23la gestion de stocks
45:24et puis bon
45:25on a une mauvaise habitude
45:27les français
45:28comme c'est remboursé
45:29et bien on va
45:30au renouvellement
45:31s'il y a une boîte
45:32de 30
45:33mais qui nous en reste
45:34et bon on reprend encore
45:35et c'est vrai qu'on trouve
45:37des stocks
45:37chez les personnes
45:39où très souvent
45:41quand on arrivait
45:42chez quelqu'un
45:42on faisait le tri
45:44de la boîte à pharmacie
45:45entre les périmés
45:46et les puits de traitement
45:47c'était
45:48mais voilà
45:49je veux dire
45:50c'est aussi une éducation
45:51à faire
45:52pour les personnes
45:53pour gérer leur pharmacie
45:55c'est quand même pas
45:56à la pharmacie
45:56à gérer
45:57le stock des patients
45:59merci beaucoup
46:00merci beaucoup Christine
46:00et vous ouvrez un autre débat
46:02qui est celui
46:02du remboursement
46:03des médicaments
46:04que ce soit
46:05à l'île Maurice
46:06où effectivement
46:07ces médicaments
46:07sont distribués
46:08à l'unité
46:08ou au Royaume-Uni
46:10ce ne sont pas
46:11des médicaments
46:12remboursés
46:13et là il y a aussi
46:14un autre débat
46:15peut-être
46:16à ouvrir
46:17en tout cas
46:17on aura sans doute
46:17l'occasion
46:18d'y revenir
46:19ensemble
46:20j'en profite
46:21pour remercier
46:21toute l'équipe
46:23d'RTL Midi
46:24les auditeurs
46:24ont la parole
46:25au standard
46:25Victor, Enzo, Hugo, Colline
46:27Christina et Imad
46:29en régie
46:30Damien et Boris
46:31et puis Brice
46:32Alexandre et Florian
46:33qui m'accompagnent
46:34chaque jour
46:35pour
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