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Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace

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00:01Il est 19h et c'est le grand retour du face-à-face ce soir, le chevalier blanc immaculé de retour
00:08de la Terre Sainte affrontera dans un combat singulier ses deux adversaires, ah bon ? Des
00:15deux adversaires pluriels, le baron noir et son vassal Duval, vous ne me respectez absolument
00:22pas, ça fait 4 ans, 5 ans qu'on fait cette émission, c'est Deval, d'accord ?
00:26Je ne veux pas vous nommer par votre nom, à chaque fois c'est bizarre, j'ai des objets
00:34qui disparaissent ici, il n'est pas interdit de penser qu'il ferraille à propos de deux
00:40petits marquis de la maison ronde et rouge, les deux chevaliers blancs de la bien-pensance,
00:45parce qu'il y en a d'autres deux chevaliers blancs, William Golnadel, c'est un plaisir
00:49de vous retrouver, Julien Drey, c'est un plaisir encore plus important et plus sincère
00:54Moi vous ne me retrouvez pas, j'étais là, j'ai pas eu le droit, vous ne changez
00:57pas une équipe qui gagne, vous gardez votre petit menière magique dans la main, j'en
01:03ai besoin, je dois venir, j'en ai besoin.
01:06Noémie Hardy est avec nous, cher Noémie, bonjour, on va voir le point sur l'information
01:10avec vous, et chaque week-end, nous avions l'habitude de voir Isabelle Piboulot, notre
01:15amie et collègue, et c'est l'occasion aussi de la saluer chaleureusement.
01:18Et de lui faire une grosse bise, bien sûr, et de penser à son compagnon qu'on embrasse
01:24aussi chaleureusement, un héros.
01:26Noémie Hardy, c'est à vous pour le journal.
01:32Bonsoir Elliot, bonsoir à tous.
01:34Israël a annoncé avoir bombardé une nouvelle tour d'habitation à Gaza.
01:39Selon Sahel, elle était utilisée par l'organisation terroriste du Hamas.
01:43L'armée israélienne avait appelé la population hier à évacuer, il n'y a pas eu de blessés
01:48à cause de cette frappe.
01:50Une deuxième personne est décédée dans l'accident de voiture d'hier en Normandie.
01:54Pour rappel, un véhicule avait percuté un groupe de piétons près de la plage à
01:58Pirou, tuant une femme et blessant trois autres personnes grièvement.
02:02Le conducteur, âgé de 81 ans, qui aurait fait un malaise et perdu le contrôle de la voiture,
02:07n'a été que légèrement blessé.
02:09A la veille du vote de confiance, Bruno Rotaillot a fait sa rentrée avec les Républicains.
02:14Il a affirmé qu'il était hors de question que la droite accepte la nomination d'un
02:18Premier ministre socialiste à Matignon.
02:21Avec cette déclaration, il a pris le contre-pied de Laurent Wauquiez, qui lui avait écarté
02:26une censure automatique.
02:28Si, chère Noémie, pour le point sur l'information, on vous retrouve à midi, à midi, à 20h
02:32plutôt, puisqu'il n'est pas 11h, mais il est 19h, à 20h pour un nouveau point sur
02:36l'information.
02:37Bon les amis, c'est parti.
02:39Et on va commencer avec un sujet qui a été peut-être le combat de votre vie, c'est-à-dire...
02:47Quand même pas.
02:47Quand même, l'un des combats de votre vie.
02:49C'est un combat, mais pas le combat de sa vie.
02:51L'un des combats de sa vie.
02:52J'ai beaucoup d'estime pour Gilles William, donc je pense qu'il a des combats encore plus
02:56nobles.
02:57Parmi les plus grands combats que vous avez menés, c'est justement cette vision émiplégique
03:02qu'il peut y avoir au sein du service public.
03:05Il n'y a pas de doute que c'est un de mes combats les plus importants depuis peut-être
03:09deux décennies, peut-être.
03:11Disons-le.
03:12J'assume complètement mon obsession par rapport à ce que j'appelle l'odieux visuel de
03:17service public.
03:18Moi, je l'écoute vraiment tous les jours et pas seulement en me brossant les dents.
03:23Donc, je peux vous dire à quel point, et on ne s'en rend pas compte quand on ne l'écoute
03:27pas, à quel point l'information est idéologiquement biaisée.
03:32pas seulement sur mes sujets affinitaires, parce que c'est une radio qui utilise les
03:40informations du Hamas en trompant son monde.
03:43Je le dis, je pourrais expliquer comment.
03:47C'est une radio qui, en dehors même des informations, dans les émissions peut-être
03:52les plus amusantes, les plus culturelles, pratique une véritable décérébration intellectuelle.
03:58Si vous écoutez La Terre au Carré, par exemple, et c'est bien fait, c'est l'écologie
04:04politique la plus rigoriste.
04:07Si vous écoutez Zoom Zoom Zen, ils sont drôles, ils sont bons les types, mais c'est du
04:12wokisme soft et qui passe bien.
04:16Vous savez, ça fait 20 ans que vous êtes dans cette histoire, et moi je pense au téléspectateur
04:21qui a passé son week-end très tranquillement sans regarder ses news, et qui se dit, mais
04:26de quoi sont-ils en train de parler ?
04:27Donc il faut recontextualiser, messieurs.
04:29On va donc commencer avec le scandale médiatico-politique de cette rentrée.
04:33Thomas Legrand et Patrick Cohen, qui sont deux éditorialistes phares, les Chevaliers
04:38Blancs de la Maison Rouge, France Inter.
04:40Thomas Legrand est également journaliste à Libération, accusé de jouer les stratèges
04:45avec deux hauts responsables du Parti Socialiste.
04:49Thomas Legrand va avoir cette phrase concernant les municipales à Paris.
04:52« Ça se passe en juillet dernier, nous, on fait ce qu'il faut pour Dati, Patrick ».
04:57Il parle de Patrick Cohen et moi.
05:00Et il dit ça face à deux stratèges, je le disais, du PS, M. Broussy et M. Jouvet.
05:05C'est une séquence qui a été relayée par nos confrères de l'incorrect avant-hier.
05:10Je vous propose de voir la séquence.
05:12Et puis, on va faire la chronologie du scandale, la chronique du scandale.
05:16Mais d'abord, regardons la séquence.
05:17Nous, on fait ce qu'il faut pour,
05:47Dati, Patrick, en parlant de Patrick Cohen et moi.
05:50Cette vidéo sort vendredi soir.
05:52Nous décidons d'en parler que samedi matin,
05:54puisque c'est la ministre et candidate au municipal qui est visée,
05:57Rachida Dati.
05:57Des journalistes du service public et libération
05:59affirment faire ce qu'il faut pour m'éliminer de l'élection à Paris.
06:02Des propos graves et contraires à la déontologie
06:04qui peuvent exposer à des sanctions.
06:06Chacun doit désormais prendre ses responsabilités.
06:09Et donc, nous en parlons samedi matin.
06:11On va faire vraiment la chronologie.
06:13Il est donc 9h le samedi matin.
06:16Vous voyez cette scène et cette séquence.
06:19Julien Dray, vous vous dites quoi ?
06:21Alors, honnêtement, je ne l'ai pas vu spontanément.
06:25Parce qu'à 9h du matin, 7h du matin,
06:27je ne suis pas en train d'expertiser.
06:29Donc, je l'ai vu après.
06:30Je vous ai vu, d'ailleurs,
06:31puisque c'était vous qui présentiez la chose.
06:34Je vais y rire moi-même parce que je me disais
06:37qu'il a du mal à se retenir.
06:39De rire.
06:40De rire et de...
06:41Voilà.
06:42Non, je me dis que...
06:43Il y a deux choses différentes, si vous me permettez.
06:45Il y a le fond et la forme.
06:46Je sais que c'est toujours facile de dire ça.
06:48Sur le fond, moi, je déteste, par principe,
06:52toutes ces histoires de caméras cachées,
06:55de révélations secrètes,
06:57de cette société,
06:59de cette dictature de la transparence
07:01qui n'est qu'en fait que la transparence
07:03pour ceux qui l'utilisent.
07:05Je déteste ça.
07:06Voilà.
07:06Et toujours.
07:07Et je le fais pour les uns comme pour les autres.
07:09Et donc, je n'aime pas les choses qui sont volées,
07:11qui sont prises à l'insu, etc.
07:12Ça, c'est sur le...
07:14Malheureusement, on attendait du service public
07:16qui, lui, s'y est mis aussi
07:19qu'il ne donne pas le mauvais exemple en la matière.
07:21Voilà.
07:22Parce que, justement, ça, ce n'est pas de l'information.
07:24C'est souvent de la délation.
07:25Voilà.
07:25Ou c'est de la délation instrumentalisée.
07:27Ça, c'est sur la forme.
07:29Je le dis.
07:30Parce que c'est un principe qui est valable aujourd'hui
07:31et qui sera valable demain pour d'autres
07:33à qui ça arrivera.
07:34Voilà.
07:35Voilà.
07:35Ça, c'est la bonne chose.
07:36Après, sur le fond,
07:37j'ai regardé ça avec, comment dire,
07:40tristesse, d'abord.
07:42Parce que je me suis dit...
07:43Et un petit peu de sourire.
07:46Parce que je me suis dit,
07:47ça, c'est la rentrée de G. William.
07:49Il ne va pas me rater sur le plateau.
07:52Là, je parle au ballon noir.
07:54Pardonnez-moi.
07:54Vous dites que c'est des bras cassés.
07:56Pardonnez-moi de le dire comme ça.
07:57Non, mais si vous voulez,
07:58moi, j'ai quitté le Parti Socialiste
07:59et entre autres, j'ai quitté le Parti Socialiste
08:00à cause de ces deux individus-là.
08:02M. Jouvet et M. Broussin.
08:03Voilà.
08:04À l'époque, moi, j'appelais ça
08:05quand j'étais gosse,
08:06les pléniqués.
08:07Voilà.
08:07Oui, voilà.
08:08Oui, voilà.
08:12Comment dire ?
08:13On ne fait pas ça.
08:15On ne fait pas comme ça.
08:17C'est-à-dire, on peut parler avec des journalistes.
08:18C'est normal.
08:19Et on peut...
08:19Y compris.
08:20Mais quel contexte ?
08:22Et après, je...
08:22Le contexte, c'est que vous avez une petite équipe
08:24autour du premier secrétaire du Parti Socialiste
08:26qui est passé du pire sectarisme
08:28au pire opportunisme.
08:29C'est-à-dire qu'avant,
08:31ils étaient avec M. Mélenchon
08:34à défendre le Hamas.
08:35Mais maintenant, ils sont candidats au pouvoir.
08:37Et ils s'imaginent
08:37que donc, il faut faire une campagne
08:39pour leur premier secrétaire
08:40qui, potentiellement,
08:42est premier ministrable.
08:43Et donc, on va aller voir les journalistes
08:45pour leur dire, vous savez...
08:46Voilà, etc.
08:47Je suis à peu près certain
08:47que c'est comme ça que ça s'est passé.
08:49Sur la toile de fond.
08:50Donc, on envoie des émissaires, etc.
08:52Voilà.
08:52Après, les journalistes,
08:54normalement, ils doivent être prudents
08:55dans la manière dont ils se comportent,
08:57dans la manière dont ils discutent
08:58et dans les propos qu'ils tiennent.
09:01Voilà.
09:02Et quand même,
09:03c'est vrai que les phrases,
09:04elles posent des questions.
09:05Alors moi, je ne m'acharne pas
09:07parce que, bon,
09:08je sais ce qu'il va y avoir,
09:11je suppose,
09:12une enquête de l'ARCOM.
09:13Bien sûr.
09:14L'ARCOM est saisi.
09:15M. Legrand est pour l'instant
09:17suspendu à titre conservatoire.
09:19Bon, voilà.
09:20Après, je voudrais dire une chose.
09:22Je finis.
09:22Je m'excuse d'avoir été un peu long,
09:23j'y voulais.
09:23Non, mais parce que c'est l'élément du week-end.
09:25Donc, on peut en parler en longueur.
09:26Ne vous inquiétez pas.
09:27Moi, je pense qu'il est légitimé
09:28de se poser des questions
09:29sur la manière
09:31dont le service public fonctionne
09:32parce que le service public,
09:34ce n'est pas l'objectivité
09:35qui est en cause.
09:36C'est, je dirais...
09:37Le pluralisme.
09:37Le pluralisme.
09:39Or, c'est vrai,
09:40j'en suis même une victime,
09:42parce que Gilles-Louis le sait,
09:43moi, je n'ai plus mis les pieds
09:44dans une radio de service public
09:45ou de télévision de public
09:46parce que, pour une part,
09:48il faut être honnête,
09:49c'est parce que je viens ici
09:50et qu'on me dit
09:51« Ah, tu caches tonne la CNews. »
09:53Alors donc,
09:53tu n'as pas le droit
09:54de venir ailleurs.
09:55Je me disais « Ah bon,
09:55c'est que c'est ça le pluralisme ? »
09:57C'est comme ça que, voilà.
09:59Voilà le premier aspect des choses.
10:00La deuxième chose,
10:02on ne peut pas,
10:03je veux dire,
10:03quand on est un journaliste politique,
10:05se mêler comme ça
10:06et donner le sentiment
10:07qu'on se mêle
10:07à ce point des choses.
10:09Vous oubliez un deuxième élément
10:10qui fait que vous n'allez pas.
10:12Quand vous publiez le livre
10:12sur Jean-Luc Mélenchon,
10:14ça pose peut-être problème.
10:16Alors peut-être que
10:17l'un explique l'autre.
10:18Il est vrai que moi,
10:19j'ai fait un livre
10:20que j'ai vendu tout seul.
10:22Voilà.
10:23Alors,
10:24il y a eu les explications
10:25de Messieurs Legrand
10:25et de Messieurs Cohen.
10:27On poursuit le fil
10:27qui,
10:29je vais vous donner la parole
10:30en longueur,
10:31ne vous inquiétez pas,
10:31c'est le William Golnadel
10:32qui réfute toute collusion
10:34et tout jeu de stratégie
10:37avec le Parti Socialiste
10:39parce qu'il y a plusieurs séquences.
10:40Dans une des séquences,
10:40ils expliquent que l'homme providentiel,
10:42c'est Raphaël Glucksmann.
10:44Loin de moi,
10:45l'idée d'imaginer
10:46de peser sur une élection,
10:47dit Thomas Legrand.
10:48Oui,
10:48j'ai pris un café
10:49avec deux socialistes.
10:50Et puis Patrick Cohen,
10:51qui va plus loin.
10:52Il y a une plainte
10:53qui va être déposée
10:54parce que les images
10:55ont été volées.
10:58Monsieur Golnadel,
10:59c'est à vous.
11:00Je ne sais même pas
11:00quelle question je dois vous poser.
11:01Ça fait beaucoup de choses.
11:03D'abord,
11:04un préalable
11:05important.
11:07Moi,
11:08je m'occupe de France Inter,
11:10c'est parce que
11:11c'est l'audiovisuel public.
11:12si c'était une radio privée
11:16qui faisait exactement la même chose,
11:19je m'en moquerais totalement.
11:21Et je vais vous dire mieux,
11:23vous n'êtes pas obligés
11:23de me croire,
11:25mais si une radio
11:27de service public
11:28payée avec les impôts
11:29des gens
11:30faisait la même chose
11:32qu'ils font pour la gauche,
11:34pour la droite,
11:35je ne le supporterais pas non plus.
11:37J'irais même plus loin.
11:39Je me battrais
11:41pour qu'ils disent
11:42ce que je n'aime pas entendre.
11:44C'est une question de principe.
11:46Donc,
11:46c'est parce que
11:46c'est l'audiovisuel public.
11:48Premièrement.
11:49Deuxièmement,
11:50ce que dit
11:51Julien.
11:54Julien.
11:55Merci.
11:56C'est la rentrée,
11:56vous avez un coup de barre,
11:57monsieur Golnadel.
11:58C'est peut-être là.
11:59Et ça se voit.
12:00Non.
12:00Merci beaucoup.
12:01Non, ça c'est du choix.
12:02Non, non, au contraire.
12:05Non, mais ce que dit
12:06Julien n'est pas faux.
12:08Moi, je n'aime pas non plus.
12:09Je n'aime pas non plus
12:10aller voler
12:12les images
12:13ou les sons.
12:15Il se trouve
12:15que nous sommes
12:16dans cette triste époque
12:18et ceux qui sont
12:19les moins bien placés
12:22pour s'en plaindre,
12:23alors qu'ils s'en plaignent
12:24quand même,
12:24ils n'ont pas un grand sens
12:25dans la réciprocité,
12:26ce sont justement
12:27les gens de services publics.
12:29Aller voir
12:29cache-investigation,
12:31aller voir
12:31complément d'enquête,
12:33c'est leur méthode.
12:35Je ne parle pas
12:35de Mediapart et tout ça.
12:36Donc, pardon,
12:38mais quand j'entends
12:39monsieur Patrick Cohen
12:42vouloir faire
12:43un procès,
12:45je vous signale
12:46simplement
12:47qu'il y a quelques années,
12:49il est sur la 5
12:50à Libadou,
12:51l'interview,
12:52il l'interview à Libadou
12:53et Wauquiez
12:54se plaignait
12:56parce qu'il avait parlé
12:57en confidence
12:58avec des étudiants
12:59à Lyon
13:00et Quotidien
13:01avait rapporté tout
13:02et on demande
13:03à Patrick Cohen
13:04ce qu'il embrasse.
13:05il a dit
13:06c'est l'intérêt public.
13:08Donc, vous voyez,
13:08ça y est,
13:09la notion de réciprocité
13:10échappe un peu
13:12aux gens du service public.
13:14Sur le fond,
13:14pardon de vous le dire,
13:16ce n'est pas la peine
13:16de se lancer
13:17dans une exégèse
13:19très compliquée.
13:21Monsieur Legrand
13:22de Libération,
13:23il est aussi de Libération
13:24pour le fixer.
13:25Moi,
13:25quand j'ai du mal
13:26à m'endormir le soir,
13:27je compte
13:28les gens de Libération
13:29qui sont
13:29qui sont à France Inter.
13:31Donc,
13:31Monsieur Legrand,
13:33ben oui,
13:34il les interroge
13:37les deux,
13:38mais pardon,
13:39les deux socialistes,
13:40ils ne sont pas
13:41répréhensibles,
13:42ils font leur boulot,
13:43ils veulent vendre
13:43leurs marchandises
13:44de quoi on parle.
13:45Eux,
13:45il n'y a rien à dire.
13:46Ils sont bien silencieux
13:47depuis 48 heures,
13:47mais je vous montrerai
13:48le communiqué
13:49parce qu'après,
13:50il y a
13:50le terrorisme intellectuel
13:53comme dirait Jean Séville,
13:54mais on en parlera après.
13:55Les socialistes,
13:56dans cette histoire-là,
13:57pardon,
13:57ils font leur boulot.
13:58Ce n'est pas Eux,
13:59c'est certainement pas.
14:00C'est ça le boulot,
14:01c'est d'aller jouer
14:02les stratèges
14:02avec les journalistes.
14:03Et pourquoi non ?
14:04Expliquez-moi
14:05au nom de quel principe
14:06ces gens-là
14:07ne profiteraient pas
14:08de la situation
14:09pour...
14:10Alors,
14:10vraiment,
14:12j'en vis
14:14votre fraîcheur d'esprit.
14:15Non,
14:15ce n'est pas ça,
14:16c'est que,
14:17justement,
14:17c'est pour ça
14:18que je crois
14:18que vous me permettez.
14:19Oui, oui.
14:20Moi,
14:20j'ai été porte-parole
14:21du Parti socialiste
14:22et une ou deux fois,
14:25j'étais amené
14:25à vouloir jouer
14:26un peu les malins
14:26et mon patron,
14:28à l'époque,
14:29m'a appelé dans son bureau
14:30et m'a dit
14:30tu ne joues pas les malins,
14:31tu n'essaies pas
14:32de commencer
14:32à faire la leçon
14:33aux journalistes.
14:34Mais il leur faut
14:34la leçon.
14:35Non,
14:35tu n'essaies pas
14:36de croire que...
14:37Mais ça ne se passe pas.
14:38Mais ça donne,
14:40si vous voulez,
14:40ça donne le sentiment.
14:41Julien,
14:41ça ne s'est pas passé.
14:43Julien,
14:43ça ne s'est pas du tout
14:44passé comme ça,
14:45la réalité.
14:45Non,
14:45mais je trouve que
14:46vous êtes bien tendre
14:46avec les deux dirigeants
14:47socialistes.
14:48Non,
14:48mais j'essaie d'être juste.
14:50Ce qui me caractérise,
14:51ce n'est pas forcément
14:52la tendresse
14:53par rapport au Parti socialiste,
14:54mais j'essaie d'être juste.
14:56Eux,
14:56j'estime qu'ils sont
14:57dans leur boulot,
14:58mais peu importe.
14:59Mais il n'y a pas
14:59d'exégèse à avoir.
15:02Thomas Le Grand
15:03dit,
15:03pour Paris,
15:05il lance la conversation
15:07alors les élections à Paris...
15:08On fait ce qu'il faut
15:08pour Dati.
15:09Patrick et moi,
15:10on fait ce qu'il faut.
15:12Patrick,
15:12il ne dit pas le contraire,
15:13il ne le condredit pas le Thomas.
15:14On fait ce qu'il faut
15:16pour Paris
15:16et après,
15:17on parle du centre,
15:19du marais,
15:19des électeurs centristes
15:20et qu'est-ce qu'il rajoute
15:21Thomas Le Grand ?
15:23De toute manière,
15:24bon,
15:24on ne les entend pas beaucoup,
15:25mais je peux vous dire
15:26qu'ils écoutent,
15:27c'est pour les rassures,
15:28ils écoutent en masse,
15:30ils écoutent en masse
15:31France Inter.
15:32Mais en vérité,
15:33pardon de plaider
15:34un peu pour eux aussi,
15:36ils n'ont pas
15:36de mauvaises intentions
15:37ces gens-là.
15:39Non,
15:39mais ils n'ont pas
15:40de mauvaises intentions.
15:41Ça leur est naturel.
15:43Ils sont dans leur milieu.
15:44Ils aiment ces gens-là.
15:46Patrick Cohen,
15:47il a fait un éditorial
15:48mais asiographique.
15:50On l'écoute ?
15:51Ah bah oui.
15:5224 juin ?
15:52Je voudrais pouvoir...
15:54Sur M. Glucksmann ?
15:55Sur M. Glucksmann ?
15:56Écoutons.
15:56C'est une partie des 3 minutes.
15:58Je le dis,
15:58il y a une petite coupe.
15:59Voilà.
16:01Au fond,
16:01à quoi ça sert un programme
16:03et combien de leaders politiques
16:04se sont posés cette question ?
16:05Oui,
16:06à quoi bon ?
16:07À l'heure où l'image,
16:08le slogan,
16:08le coup de colère,
16:09la prestance
16:09sur les plateaux télé
16:10pèsent 100 fois plus
16:12que n'importe quelle proposition
16:13argumentée.
16:14Raphaël Glucksmann fait le pari inverse,
16:16original et courageux
16:18mais logique
16:19de la part de ce grand brûlé
16:20de la dissolution
16:21qui n'a été le champion de la gauche
16:22que durant une heure
16:23au soir du scrutin européen
16:24du 9 juin 2024
16:26avec ses 13,8% des voix
16:28avant qu'Emmanuel Macron
16:30ne lui vole la victoire
16:31et que la gauche fasse bloc
16:32dans un nouveau front populaire
16:34doté d'un programme
16:35copie conforme à celui de LFI.
16:37C'était le seul disponible
16:38et c'est celui qui figure encore
16:40sur le site du Parti Socialiste.
16:41Voilà aussi à quoi sert un programme
16:44à ne dépendre de personne.
16:46A deux ans de la présidentielle,
16:47Raphaël Glucksmann
16:48est l'une des deux incarnations
16:49dominantes de la gauche
16:50avec son opposé Jean-Luc Mélenchon.
16:53Les sondages écriront
16:54la suite de l'histoire
16:55mais son travail programmatique
16:57lui donne une ou deux
16:58longueurs d'avance
16:59sur ses partenaires
17:00comme le PS
17:01qui vient à peine
17:01d'ouvrir ses chantiers.
17:03Glucksmann veut montrer
17:04que le travail paie
17:05dans tous les sens du terme.
17:07Ses rivaux auraient tort
17:08de ne voir dans sa vision
17:09qu'une hallucination.
17:10On est le 24 juin
17:12les séquences
17:13qui sont sorties
17:14par l'incorrect
17:15c'est le 7 juillet.
17:17Bon.
17:18Julien Drey,
17:19les téléspectateurs
17:19peuvent se dire
17:20de qui se moque-t-on ?
17:22De qui se moque-t-on ?
17:23Et dans la même séquence
17:24il y a cet échange
17:25ultra musclé
17:27sur cet avou
17:28avec Rachid Adati
17:29où elle lui dit
17:30non mais attendez
17:31si vous voulez
17:32qu'on parle
17:33des enquêtes internes
17:35etc.
17:35des informations
17:36qui sont relayées
17:37par Mediapart.
17:38Je vous propose
17:38une autre séquence
17:39parce que Thomas Legrand
17:41et Patrick Cohen
17:42ce sont aussi
17:44deux symboles
17:46de ce journalisme
17:47moralisateur
17:48qui vont faire
17:49la leçon
17:49aux uns et aux autres
17:51en permanence.
17:52En permanence.
17:53Et je vous propose
17:54cette archive
17:55on est en 2017
17:57Éric Zemmour
17:58face à Patrick Cohen
17:59où Éric Zemmour
18:00les yeux dans les yeux
18:01lui dit
18:01chaque mot que vous employez
18:03vous faites de la politique.
18:04Un, les médias
18:07pèsent sur l'opinion
18:08Deux, vous menez
18:09vous un combat politique
18:10comme tous les médias
18:11et vous le menez
18:12au nom d'une certaine
18:13idéologie politiquement correcte
18:14et vous le savez très bien
18:16Vous avez oublié
18:16ce que c'était
18:17Zemmour
18:18le journaliste
18:19vous vous êtes connu
18:19journaliste
18:20vous n'êtes plus journaliste
18:21moins le fait du journaliste
18:23le réel
18:24le réel
18:25mon cher
18:25c'est vous qui
18:26il y aurait le réel
18:27moi c'est moi
18:27qui le connais
18:28beaucoup mieux que vous
18:28et en plus
18:29Patrick Cohen
18:30je vais vous dire
18:30le journalisme
18:31à la naissance du journaliste
18:33c'est à dire en 1830
18:34il est au départ
18:35il fait de la politique
18:36tout de suite
18:37contre Charles X
18:37moi non
18:38vous non plus
18:38et deuxièmement
18:39vous faites de la politique
18:41à chaque phrase
18:42vous menez un combat
18:44idéologique
18:44à chaque phrase
18:45et vous le faites
18:46depuis que je vous connais
18:47moi au moins
18:48je suis à visage découvert
18:49je ne me cache pas
18:49derrière la fausse
18:51objectivité du journaliste
18:52et il se présente
18:53comme le monsieur neutralité
18:55comme le monsieur vérité
18:56comme le monsieur honnêteté
18:58on est en 2017
18:59et aujourd'hui
19:00cette séquence sort
19:01William avant de donner
19:02la parole
19:02après je donnerai la parole
19:03à Julien
19:04non mais là
19:05manifestement
19:06il y a une très grande
19:08outrecuidance
19:09sans doute personnelle
19:11les gens sont comme ils sont
19:12je le sens un peu
19:13outrecuidant monsieur
19:14mais surtout aussi
19:15je pense
19:16il est investi
19:18de cette supériorité morale
19:20d'incarner la gauche
19:22et donc voilà
19:24il peut
19:24il se sent
19:26dans la possibilité
19:27de donner des leçons
19:28non seulement de morale
19:29mais également professionnelle
19:31on a vu que ces derniers temps
19:32il n'a pas été très heureux
19:34monsieur Patrick Cohen
19:35il a été
19:36il faut se faire
19:37de se faire taper
19:38par les doigts
19:39quand vous êtes en service public
19:40par l'ARCOM
19:41pour avoir complètement
19:42dénaturé
19:43l'affaire
19:44du pauvre Thomas
19:45à Crépaule
19:47à Crépaule
19:47et pour le même prix
19:48la maman d'Elias
19:50vous savez
19:50qui a été aussi assassiné
19:52a dit à quel point
19:53il était complètement
19:54tombé à côté de la plaque
19:55il n'a pas beaucoup de chance
19:56pour la mort
19:58de certains enfants
19:59donc ça fait
20:00ça fait quand même beaucoup
20:01mais je veux ajouter
20:01et j'y termine
20:03c'est que
20:03ces deux garçons
20:05Thomas Legrand
20:06et Patrick Cohen
20:07c'est
20:08je ne plaide pas des charges
20:10mais
20:10ils ne pensent pas
20:12à mal
20:13lorsqu'ils parlent
20:14comme ça
20:15parce qu'ils représentent
20:16le bien
20:17contre les méchants
20:19ce n'est pas seulement
20:19la sympathie
20:20que leur inspire
20:21les socialistes
20:22c'est la détestation
20:23que leur inspire
20:24la droite
20:25d'abord si vous me permettez
20:27je vais faire une remarque
20:28et je pense que
20:29la direction de France Inter
20:31et l'ARCOM
20:31s'en souviendra
20:32il y a un journaliste
20:34de qualité
20:34que moi j'ai beaucoup apprécié
20:35qui était une grande honnêteté
20:37qui s'appelait
20:38Jean-François Aquili
20:39qui a été
20:40viré
20:41manu militari
20:42simplement
20:42parce qu'il y avait
20:43une rumeur
20:44qu'il allait faire
20:46un livre
20:46avec Jean-Dame Bardella
20:47rumeur qu'il a lui-même
20:48démenti
20:49il n'y a jamais eu
20:50d'excuses
20:51Jean-François
20:52maintenant
20:53fait une nouvelle carrière
20:54radio
20:55je lui souhaite
20:55bonne chance
20:57mais personne n'avait
20:58beaucoup protesté
20:58à ce moment-là
20:59et ça m'avait
21:00énormément attristé
21:01parce que je le connaissais
21:02que c'est
21:03exactement le genre
21:05de journaliste
21:05avec qui on discute
21:06régulièrement
21:06avant l'émission
21:08après l'émission
21:08on échange
21:09on fait des plaisanteries
21:11on peut même
21:11regarder les uns
21:13et les autres
21:13mais quand on est
21:15dans l'émission
21:15il n'y avait pas
21:17de complicité
21:18ni de connivence
21:19voilà
21:20moi ce qui me gêne
21:23dans tout ça
21:23parce que
21:24ce qui me désole
21:25c'est que c'est le service public
21:26qui en prend en plein la tête
21:27normalement
21:28on devrait avoir
21:29un service public
21:29de qualité
21:30qui devrait être
21:30une référence
21:31par sa pluralité
21:32par sa diversité
21:34qui devrait donner
21:34l'exemple aux autres
21:35et c'est vrai que
21:36c'est toujours le même problème
21:38quand on veut donner
21:39des leçons de morale
21:40aux autres
21:40et qu'on se présente
21:42comme étant
21:43la vertu
21:44il faut quand même
21:45à ce moment là
21:45être l'exemple
21:46de la vertu
21:47sinon
21:48après
21:48sur les calculs
21:51politiques
21:51des journalistes
21:52qui sont plutôt
21:53de gauche
21:54et qu'ils ont le droit
21:55d'être de gauche
21:56moi je ne leur réfléchis pas
21:57ils le disent
21:58bon voilà
21:58nous on a plutôt
21:59une sensibilité de gauche
22:00etc
22:00mais ce que met en cause
22:02Julien William
22:02c'est que
22:03la diversité
22:04n'est pas respectée
22:06c'est ça qui est un problème
22:06et il y aura d'ailleurs
22:07une enquête parlementaire
22:09diligentée
22:09par le groupe UDR
22:11d'Eric Ciotti
22:12sur la neutralité
22:14dans le service public
22:15un mot
22:16d'abord
22:16moi je ne crois pas
22:1730 secondes
22:17moi je ne crois pas
22:18à la neutralité
22:18non
22:19je vaux le pluralisme
22:20au pluralisme
22:20bien sûr
22:21la neutralité
22:21ça c'est
22:22en fait il faut
22:22un monsieur le grand
22:23à 7h20
22:23et puis une madame
22:24d'Ornelas
22:25à 7h25
22:26et puis un monsieur
22:27Julien Dray
22:27à 7h30
22:28et un monsieur
22:29Golnadel
22:30à 7h35
22:31je vous rassure
22:31un monsieur Julien
22:32à 7h30
22:32il n'y aura pas
22:33non mais vous
22:33vous êtes perso
22:34nanon grata
22:34mais j'ai l'impression
22:35que je peux vous dire
22:36vous allez me dire
22:37bienvenue au club
22:38depuis 48h
22:41bienvenue au club
22:41depuis longtemps
22:42la seule fois
22:42où Patrick Cohen
22:44a parlé de moi
22:45c'était pour se moquer
22:46de moi à 8h
22:47dans le cadre
22:47de mes activités
22:48professionnelles
22:49j'ai pas été très heureux
22:50d'ailleurs sur ce jour là
22:51mais c'est pas grave
22:51c'est la seule fois
22:52où on a parlé de moi
22:53mais ce que je veux dire
22:54plus profondément
22:56cet audiovisuel
22:59de service public
23:00n'existe plus
23:01c'est pour ça que moi
23:02je prône la privatisation
23:04c'est pas la peine
23:06si vous voulez
23:07que je me fatigue
23:07à pouvoir vous prouver
23:09à quel point
23:09le pluralisme
23:10n'existe pas
23:11contrairement aux obligations
23:13du cahier des charges
23:14Adèle Vendrette
23:15elle-même
23:16la directrice
23:17la directrice
23:19de France Inter
23:20a convenu
23:21sans aucun complexe
23:23que France Inter
23:25était une radio
23:26progressiste
23:27au nom de quoi
23:28non mais attendez
23:29mais rappelez-vous
23:30de la phrase
23:30de madame
23:31Ernot
23:32oui
23:32on veut représenter
23:34la France
23:35non pas telle qu'elle est
23:37mais telle qu'on voudrait
23:38qu'elle soit
23:38oui mais là
23:38on parle de
23:39la pub
23:41mais on revient
23:41dans un instant
23:42on va pas faire
23:43non plus
23:44toute l'émission là-dessus
23:45mais c'est vrai
23:45que c'est l'élément central
23:47de ce week-end
23:48et on parlera
23:49si vous voulez
23:50de la privatisation
23:50parce que c'est un bon sujet
23:51mais c'est surtout
23:52qu'après on va parler
23:53quand même du système médiatique
23:54le rouleau compresseur
23:56est en marche
23:56on a parlé extrême droite
23:58on a parlé complot
23:59vous avez
24:01la même sémantique
24:02du PS
24:03en passant par le monde
24:03jusqu'à la SDJ
24:04de Radio France
24:05et puis il y a le silence
24:07des autres chaînes d'information
24:08des autres médias
24:10on parle de tout ça
24:10dans un instant
24:11On poursuit
24:17le face-à-face
24:18c'est la rentrée
24:19Gilles-William-Gaul Nadal
24:20et Julien Drey
24:21pour nos deux adversaires
24:23du dimanche soir
24:25de 19h à 20h
24:26on parle de ce scandale
24:27médiatico-politique
24:28de cette rentrée
24:29avec Thomas Legrand
24:30et Patrick Cohen
24:31qui sont accusés
24:32de connivence
24:33avec deux hauts dignitaires
24:35hauts responsables du PS
24:37monsieur Broussy
24:38et monsieur Jouvet
24:40Oui je vais préciser
24:42parce que sinon
24:42je connais la toile
24:43et je connais en plus
24:44les individus
24:46le reproche que je fais
24:47c'est que quand on est
24:48un responsable politique
24:49on ne va pas voir
24:50des journalistes
24:50en disant aux journalistes
24:51il faut dire du bien
24:52de notre patron
24:53ou notre patron
24:54vous dites du mal
24:55de notre patron
24:55c'est pas bien
24:56etc
24:56c'est le béabat
24:59et c'est pour ça
24:59que moi je m'étais fait
25:00engueuler
25:00par mon patron à l'époque
25:01qui s'appelait François Hollande
25:02pour donner son nom
25:02il m'a dit ça va pas
25:03t'es faux quoi
25:04c'est à nous de faire notre travail
25:05et puis point à la ligne
25:05On y va sur le système médiatique
25:07Moi je voudrais qu'on aille plus loin
25:08Un mot
25:09Ils n'ont pas besoin
25:12de faire d'exercice
25:13de conviction
25:13Ils sont en pays conquis
25:16Ils sont en pays conquis
25:18Je dirais d'un certain mot
25:19Justement comme ils sont
25:20en pays conquis
25:20C'est tout
25:21Et les autres
25:22Si je suis votre raisonnement
25:23comme ils sont en pays conquis
25:24ils n'ont pas besoin de le faire
25:25Avançons
25:26Avançons
25:27et je voudrais qu'on parle
25:28de la contre-attaque
25:29de ce système
25:30C'est en trois parties
25:31et c'est toujours la même chose
25:32D'abord c'est l'inversion accusatoire
25:34Ensuite c'est les attaques
25:36et les étiquettes
25:37Extrême droite
25:38Complotisme
25:38Et enfin
25:39Et c'est très intéressant
25:41C'est le silence
25:42Personne ne parle
25:43de tout ce qui est en train
25:44de se passer depuis ce week-end
25:45SDJ de Radio France
25:47La SDJ de Radio France
25:48s'indigne
25:49de l'instrumentalisation
25:50par un média
25:51d'extrême droite
25:52de propos volés
25:53et complètement sortis
25:53de leur contexte
25:54Nous déplorons que certaines
25:56en écriture inclusive
25:57bien sûr
25:57s'en servent
25:58avec notre impôt
25:59s'en servent
26:00avec nos impôts
26:01s'en servent déjà
26:02pour s'en prendre
26:03à l'audiovisuel public
26:04sans attente d'explication
26:05Nous sommes solidaires
26:06de Thomas Legrand
26:07et Patrick Cohen
26:08face à toutes ces attaques
26:08et ils demandent d'ailleurs
26:09la réintégration immédiate
26:11Paragraphe du Monde
26:12Juste je vous le lis
26:13très rapidement
26:14C'est le genre de tempête
26:15que c'est news
26:16Europe 1
26:16et la constellation
26:17de médias d'extrême droite
26:18avec lesquels
26:19ces antennes collaborent
26:20déclenchent pour s'en délecter
26:22à noséames
26:23Dans l'œil du cyclone
26:24ce week-end
26:24on trouve Thomas Legrand
26:25et Patrick Cohen
26:26chroniqueurs et éditorialistes
26:27à France Inter
26:28et cible récurrente
26:29de la bolosphère
26:32c'est la même veine
26:32les propos du médiacré
26:33par Marion Maréchal
26:34relayé par la presse
26:36d'extrême droite
26:37ont pour seul but
26:38d'entretenir une lecture
26:39complotiste du monde
26:40le système
26:41Oui mais enfin
26:42entre nous soit dit
26:43c'est un peu pitoyable
26:45parce qu'ils ne s'expliquent
26:47pas sur le fond
26:48ils ne veulent pas
26:49s'expliquer sur le fond
26:50alors il y a les deux
26:51il y a l'extrême droite
26:53ils pensent encore
26:55ces gens-là
26:55que ces deux mots magiques
26:57extrême droite
26:58vont faire que
27:00de toute manière
27:01la critique ne va pas
27:02ne va pas fonctionner
27:03ils se trompent
27:04ça ça ne marche plus
27:06le système de faire peur
27:09avec l'extrême droite
27:10et la deuxième chose
27:12c'est qu'ils essayent
27:12de faire un petit peu
27:13de droit
27:13les mots volés
27:17sauf que eux
27:18volent constamment les mots
27:20et d'autre part
27:20pardon sur le plan
27:21jurisprudentiel
27:22si j'ai un conseil
27:25gratuit
27:25à donner à monsieur Cohen
27:27c'est de ne pas y aller
27:28parce qu'il y a une
27:28jurisprudence complète
27:30donc ça ne marchera pas
27:32moi si vous voulez
27:33personnellement
27:33je ne suis pas convaincu
27:34que tous ceux qui montent
27:35en première ligne
27:36rendent service
27:37moi je connais
27:37il se trouve que je connais
27:38Thomas Laurent
27:39depuis très longtemps
27:39quand il était reporter
27:40et que je le trouvais
27:42comme agréable
27:44comme garçon
27:45après on s'est perdu
27:46de vue
27:46je ne sais plus
27:46ce qu'il est devenu
27:47etc
27:47et d'ailleurs lui-même
27:48sur le fond dit
27:49d'ailleurs
27:50c'est pour ça
27:51lui-même dit
27:52ma phrase a été
27:53sortie du contexte
27:54mais elle était mal à droite
27:55elle était mal comprise
27:56il se rend compte
27:57qu'il y a quelque chose
27:58qui ne va pas
27:58donc il vaudrait mieux dire
27:59j'ai fait une connerie
28:00je m'excuse
28:00voilà
28:01que de s'amuser
28:03à inventer
28:04un complot d'extrême droite
28:05parce que évidemment
28:06ça c'est le défaut
28:08en ce moment de la gauche
28:09c'est que
28:10tout est fasciste
28:11et à partir de là
28:12tout est résolu
28:13parce que tout est fasciste
28:14et maintenant
28:15la dernière question
28:16que va-t-il se passer
28:17demain Patrick Cohen
28:18est à l'antenne
28:19oui
28:19je pense
28:20très sincèrement
28:22est-ce qu'il y aura
28:23un avant
28:24et un après
28:25ah oui
28:25il me plaît
28:27à penser
28:27que l'audiovisuel
28:31de service public
28:32a encore
28:33dégringolé
28:35s'il vous voulait
28:36d'une place
28:39dans l'estime publique
28:41maintenant
28:42la vérité est nue
28:43quant au sort
28:45des deux journalistes
28:46je rejoins
28:47complètement
28:48Julien
28:49moi j'ai connu
28:49Thomas
28:50il y a une dizaine
28:52d'années
28:52je m'entendais bien
28:53avec lui
28:53je l'ai vu
28:54un peu
28:55se radicaliser
28:56à libération
28:57pour dire la vérité
28:59et quant à monsieur
29:00Cohen
29:01je préfère
29:01ne pas en parler
29:02je ne suis pas
29:03très inquiet
29:03pour leur sort
29:04mais par contre
29:06l'image de marque
29:08de l'audiovisuel
29:09de service public
29:10complètement colonisée
29:12par la gauche
29:13va en prendre
29:14un sacré coup
29:15enfin colonisée
29:15par la gauche
29:16colonisée
29:16par une partie
29:17de la gauche
29:17parce qu'il y en a une autre
29:19elle n'a pas le droit
29:19de citer
29:20alors je dirais
29:22colonisée
29:22par l'extrême gauche
29:23voilà
29:23c'est plus juste
29:25non je crois
29:27que pour finir
29:28parce qu'on ne va pas
29:29y passer
29:29des heures
29:30je ne m'en lasse pas
29:31oui je sais
29:32je m'en doutais
29:32en venant
29:33je me suis dit
29:34je commence bien l'année
29:35je pense que
29:38j'ai une petite pensée
29:40si vous voulez
29:40pour le candidat socialiste
29:42à la mairie de Paris
29:42qui est un garçon
29:43que j'aime bien
29:44et je pense qu'on ne lui a pas
29:45rendu service
29:46avec cette polémique
29:47le pauvre
29:47et bien voilà
29:48tout ce qu'on a
29:49pouvait dire
29:50évidemment
29:51sur cette tempête
29:52médiatique
29:53qui est complètement
29:54sous-médiatisée
29:55sur les autres
29:56chaînes d'information
29:56je précise
29:57et je remercie
29:57les téléspectateurs
29:58qui hier par exemple
29:59ces news de 20h à 21h
30:01c'est un record historique
30:03oui
30:03on a longuement revenu
30:05sur ce sujet
30:05qui scandalise les français
30:07bon nombre
30:07qui a scandalisé
30:08bon nombre
30:09de chefs de partis politiques
30:10donc merci aux téléspectateurs
30:11et c'était 4 fois et demi
30:12l'audience
30:13de BFM et d'LCI
30:14bien sûr
30:14CQFD
30:15la dissolution
30:16la démission
30:17et là
30:18on se tourne vers
30:18le baron noir
30:19non pas le chevalier blanc
30:20à la veille
30:21de la probable chute
30:22du gouvernement Bayrou
30:24le chef de file
30:24du rassemblement national
30:25la chef de file
30:26Marine Le Pen
30:27a réclamé dimanche
30:27avec insistance
30:28une nouvelle dissolution
30:30de l'Assemblée nationale
30:31se disant prête
30:31à sacrifier
30:32tous les mandats de la terre
30:34pour obtenir l'alternance
30:35et porter son parti
30:36à Matignon
30:36je vous propose
30:37je vous propose
30:37je vous propose
30:37quelques petites réactions
30:38politiques
30:38on va entendre
30:39Marine Le Pen
30:40M. Bayrou
30:41Sarah Knafo
30:42bon
30:42démission
30:43dissolution
30:44que va-t-il se passer
30:45c'est au baron noir
30:46de nous le dire
30:48dans un instant
30:48et d'abord écoutons
30:49on va écouter
30:53la réaction
30:54des responsables
30:55politiques
30:55s'il vous plaît
30:56ce sont des formations
30:59qui sont
31:00hostiles
31:01jusque
31:02aux racines
31:04l'une
31:04les unes
31:05aux autres
31:05et qui vont s'allier
31:07pour abattre
31:08le gouvernement
31:08sur une question
31:09assez simple
31:10c'est est-ce que
31:11la situation du pays
31:12est grave
31:12et urgente
31:13notre devoir
31:14est aujourd'hui
31:14de réclamer avec force
31:16une alternance
31:17aussi rapide
31:19que possible
31:19parce qu'il y a
31:21urgence
31:21la seule chose
31:22qu'il nous faudrait
31:23c'est une démission
31:24du président de la république
31:25et donc
31:25une nouvelle élection
31:26présidentielle
31:27une démission
31:28tout à fait
31:28du président de la république
31:30qui nous permettrait
31:31d'avoir une nouvelle
31:31élection présidentielle
31:32qui est la seule élection
31:33en France
31:34capable de trancher
31:35les grandes questions
31:36et de décider
31:36du destin du pays
31:37au baron noir
31:38de choisir
31:39demain déjà
31:40si vous êtes député
31:41est-ce que vous votez
31:42la confiance
31:44de François Bayrou
31:45non parce que son plan
31:46est déséquilibré
31:47et alors en plus
31:48si vous voulez
31:48c'est une surprise
31:49pour moi
31:50depuis que je suis petit
31:51j'ai entendu
31:52François Bayrou
31:52m'expliquer
31:53que c'était l'homme
31:54du centre
31:54l'homme du dialogue
31:55il a fait 3 ou 4
31:57campagnes présidentielles
31:58pour nous expliquer
31:59que c'était l'homme
31:59de l'équilibre
32:00que lui il savait
32:01etc
32:01c'est la chance
32:02de sa vie
32:03et il prend un mois d'août
32:04je ne sais pas ce qu'il a fait
32:05il oublie de téléphoner
32:07aux responsables politiques
32:07pire
32:08il les engueule
32:08en disant
32:08vous êtes en vacances
32:09c'est pour ça
32:09que je n'ai pas discuté
32:10avec vous
32:10c'est le béabat
32:11je veux dire
32:12quand on a un centriste
32:13de discuter avec tout le monde
32:14de manger avec tout le monde
32:16et trouver un point d'équilibre
32:17donc
32:18donc vous votez
32:19vous votez contre la confiance
32:20je vote contre la confiance
32:21et ensuite
32:22dissolution ou démission
32:24alors après
32:25moi je suis contre la dissolution
32:26parce que la dissolution
32:27ne résout rien
32:28en l'état actuel
32:29des rapports de force politique
32:30dans le pays
32:30elle ne va rien résoudre
32:31on va se retrouver encore
32:32avec des équilibres
32:33très compliqués
32:34dont on ne sait même pas
32:35ce qu'il en sortira
32:35le système de la 5ème république
32:37il est comme ça
32:38l'élection
32:38qui charpente tout
32:40c'est l'élection présidentielle
32:41c'est elle qui fait
32:42les choses
32:43donc vous voulez quoi ?
32:44une présidentielle anticipée ?
32:45soit on fait une présidentielle anticipée
32:46soit on fait autre chose
32:47si vous me permettez
32:49on change enfin de république
32:50donc on fait un référendum
32:52pour demander aux français
32:52s'il n'est pas temps
32:53de changer de république
32:54de rentrer dans une 6ème république
32:56qui soit une vraie république
32:57parlementaire à l'anglo-saxonne
32:58et qui permettrait d'éviter
32:59ce système ubuesque
33:01où un homme
33:01qu'on a élu une fois
33:02peut faire n'importe quoi
33:04et puis on n'a aucun moyen
33:05après
33:05de changer quoi que ce soit
33:07Chevalier Blanc
33:09oui
33:10au-delà de ça
33:13dans quel état
33:13les frances selon vous ?
33:14est-ce qu'on vit plus
33:15qu'une crise politique
33:16on vit une crise
33:16beaucoup plus profonde ?
33:18je pense qu'on vit
33:18une crise de régime
33:19je rejoins totalement
33:21Julien Drey
33:22sur la responsabilité
33:24invraisemblable
33:25évidemment
33:26du premier ministre
33:27qui a proposé
33:29un 49-1
33:30ça n'a aucun
33:30mais vraiment
33:31ça n'a aucun sens
33:32mais plus encore
33:33du responsable
33:34de la dissolution
33:35c'est le principal
33:37responsable
33:39de tous les maux
33:40économiques
33:41politiques
33:42si j'ose dire
33:42philosophiques
33:43qui nous arrivent
33:44alors bien entendu
33:45comme pour moi
33:47la 5ème république
33:48ça reste sacré
33:49et la loi reste sacrée
33:51je me garderais bien
33:52de réclamer sa démission
33:54mais je vous assure
33:55que s'il décidait
33:57de le faire spontanément
33:58je serais très courageux
34:00en l'apprenant
34:01ça c'est tout à fait clair
34:02vous trouviez
34:04qu'il est très courageux
34:05je serais très courageux
34:08en apprenant
34:08que monsieur Macron
34:10a décidé de démissionner
34:11pourquoi vous seriez
34:12vous courageux
34:12parce que je le prends
34:15je le prendrai
34:16avec beaucoup de philosophie
34:17c'est ça que je veux vous dire
34:18maintenant
34:19ce qui nous
34:20bien malin
34:21très sincèrement
34:23bien malin
34:23celui qui peut prédire
34:25ce que vont nous amener
34:27la semaine prochaine
34:28et les semaines qui viennent
34:30n'oubliez pas
34:31que donc
34:32nous sommes dans une situation
34:33économique
34:34et politique
34:34épouvantable
34:35par la cause
34:36encore une fois
34:37de qui vous savez
34:38et nous avons
34:39un parti antisémite
34:41qui cherche le grand soir
34:43moi je ne sais
34:45je ne suis pas du tout sûr
34:47de la manière
34:48dont vont réagir
34:50les gens
34:50je veux dire quand même
34:52parce que j'y tiens beaucoup
34:53je voudrais dire
34:54à Dieu ne plaise
34:55que ça arrive
34:56mais
34:56la rue
34:57ne doit pas être
34:58le monopole
34:58de l'extrême gauche
34:59c'est tout ce que j'ai à dire
35:01oui
35:02enfin
35:02moi je pense que
35:05en France
35:06c'est comme ça que ça se passe
35:07quand il y a une crise
35:08de cette nature
35:08c'est
35:09elle se déroule
35:11c'est toujours
35:12le dénouement de la crise
35:13est toujours
35:13par le biais des institutions
35:15quand vous regardez
35:15l'histoire de France
35:16c'est toujours
35:17le dénouement des crises
35:18comme ça
35:18c'est toujours
35:19par une solution institutionnelle
35:20et
35:21je ne crois pas du tout
35:22à la dissolution
35:23alors si je crois
35:24on peut la faire
35:25mais je pense
35:25qu'elle n'apportera
35:25aucune solution
35:26parce que ça voudra dire
35:27une cohabitation
35:28une cohabitation de 15 mois
35:29qui n'aura aucun sens
35:30voilà
35:31etc
35:31le pays va être paralysé
35:33par les gens y compris
35:34de ceux qui dans la cohabitation
35:36penseront qu'il va être candidat
35:38etc
35:38donc voilà
35:38c'est pour ça que je pense
35:40que ça peut arriver
35:41tout peut arriver en ce moment
35:43voilà
35:43deuxièmement
35:44il peut y avoir une combine
35:45politicienne
35:46qui se met en place
35:47le plus vraisemblable
35:49me semble-t-il
35:49connaissant un peu
35:50le personnage
35:52c'est qu'il va nommer
35:53quelqu'un
35:53qui fera la synthèse
35:54entre la droite
35:55et l'extrême droite
35:56et qui lui permettra
35:57d'essayer de gagner
35:5815 ou 16 mois
35:59parce que c'est ça
36:00qu'il espère
36:00alors là-dedans
36:01si vous me permettez
36:02je vais prendre deux secondes
36:04quand même
36:04Olivier Faure
36:05voilà
36:06Olivier Faure
36:07c'est le thème
36:08justement
36:08en une minute
36:09Olivier Faure
36:09à Matignon
36:10est-ce une plaisanterie
36:11on met plaisanterie
36:12entre guillemets
36:12parce que visiblement
36:14Emmanuel Macron
36:15aurait joué
36:16de la carte
36:17Olivier Faure
36:18et ce serait en quelque sorte
36:19moqué du PS
36:21c'est
36:21certains dire
36:23notamment de journaux de gauche
36:24Olivier Faure a vocation
36:26à revendiquer le pouvoir
36:27c'est pas moi qui le dit
36:28c'est François Hollande
36:28c'est François Hollande
36:30la nomination d'un premier ministre
36:32n'est pas qu'une question de personne
36:34elle procède d'une analyse
36:35de rapport de force politique
36:36et d'un jugement
36:37sur la possibilité
36:38de mettre en oeuvre
36:38un programme
36:39dans une assemblée fragmentée
36:41est-ce qu'Olivier Faure
36:42à Matignon
36:43monsieur le baron noir
36:44c'est une plaisanterie ?
36:45non c'est pas une plaisanterie
36:46parce que je crois
36:46qu'il y croit très très fort
36:48c'est le cas de le dire
36:48il a sorti un livre
36:51qui disait
36:51je viendrai te chercher
36:53je crois
36:53le titre
36:54bon
36:54donc visiblement
36:56il a été inspiré
36:56mais il y a un problème
36:58y compris dans la déclaration
36:59de François Hollande
37:00soit on est dans le cadre
37:02du nouveau Front populaire
37:04c'est-à-dire
37:04de l'alliance
37:05avec la France insoumise
37:06et à ce moment-là
37:07oui on est majoritaire
37:08qu'on a été majoritaire
37:09aux élections législatives
37:11de manière relative
37:12mais on l'a été
37:13donc on peut
37:13qu'en ait
37:14mais j'avais cru comprendre
37:15que le Front populaire
37:16tel qu'il avait été formulé
37:17n'existait plus
37:18et qu'on ne voulait plus
37:19d'alliance
37:19avec la France insoumise
37:20à ce moment-là
37:21le Parti socialiste
37:22il est réduit
37:22à 60 députés
37:23plus peut-être un peu plus
37:25je ne vois pas comment
37:25il peut candidater au pouvoir
37:27ou alors
37:27ou alors
37:28et c'est là la petite astuce
37:31c'est que
37:31le matin on dit
37:32qu'on ne s'enlira plus
37:33avec la France insoumise
37:35et le soir
37:36on caresse l'idée
37:37quand même
37:37qu'on fera quand même
37:39les risettes
37:39qu'il faut nécessaire
37:40pour que la France insoumise
37:41soit là
37:41et moi je ne suis pas d'accord
37:44la gauche républicaine
37:45elle ne s'en sortira
37:46que si elle est claire
37:46et être claire
37:47ça veut dire
37:47qu'elle ne peut plus s'allier
37:48avec la France insoumise
37:50telle qu'elle est
37:50voilà
37:50voilà ce qu'on pouvait dire
37:53sur le sujet
37:54on va passer à un autre sujet
37:55ô combien important
37:56puisque Emmanuel Macron
37:58pourrait devenir
37:59un persona non grata
38:00en Israël
38:01et la question
38:02on peut parler
38:03de faillite politique
38:03on peut parler
38:04de faillite économique
38:05faillite sécuritaire
38:05mais est-ce qu'il y a aussi
38:06chez Emmanuel Macron
38:07une faillite diplomatique
38:09quel que soit
38:10mon regard
38:11à l'étranger
38:12j'ai l'impression
38:12que ça ne marche pas
38:13lorsqu'on parle
38:14d'Emmanuel Macron
38:15l'Algérie
38:16la Tunisie
38:17la Russie
38:17pardonnez-moi
38:18les Etats-Unis
38:19mais avance là
38:20je vous trouve injuste
38:23il s'entend très bien
38:25avec le Qatar
38:25monsieur Macron
38:26il a très bonne relation
38:28avec le Qatar
38:28attendez
38:29il faut reconnaître
38:30Emmanuel Macron
38:30qui a publié un message
38:32700 jours
38:33700 jours
38:34sans leurs proches
38:34700 jours
38:35dans des conditions
38:36de détention
38:36indignes
38:38pardonnez-moi
38:39j'appelle à la libération
38:40immédiate
38:40de tous les otages
38:41toujours retenus
38:42par le Hamas
38:43la barbarie
38:43et la souffrance
38:44donc trop durée
38:45avant de vous donner
38:46la parole
38:46je voudrais vous faire
38:47écouter
38:48Paul Amard
38:49qui a interpellé
38:50directement le Président
38:51de la République
38:51ce week-end
38:51monsieur le Président
38:53on se connaît
38:55si vous étiez cohérent
38:56vous exigeriez
38:58la libération
38:58des otages
38:59avant de faire
39:00votre déclaration
39:00le 22 septembre
39:01à l'ONU
39:02pour reconnaître
39:02l'état palestinien
39:04vous exigeriez
39:05l'éradication du Hamas
39:06avant de reconnaître
39:07l'état palestinien
39:09c'est un minimum
39:09de cohérence
39:10qu'on l'attend
39:11de vous
39:11j'ajouterais
39:12qu'il devrait
39:12dire un mot
39:13sur Boalem Sansal
39:14Christophe Glaze
39:15otage du régime
39:16voyou algérien
39:17pas un mot
39:18depuis plusieurs mois
39:19pourquoi on met
39:20personne à un grattin
39:21en Israël
39:21puisque le ministre
39:22israélien des affaires
39:23étrangères a déclaré
39:24qu'il n'y avait
39:24aucune possibilité
39:25pour une visite
39:26du président français
39:26tant que Paris
39:27persiste
39:28dans son initiative
39:29et ses efforts
39:30qui nuisent
39:31aux intérêts d'Israël
39:32et la reconnaissance
39:32d'un état de Palestine
39:33il a tellement raison
39:35Paul Amard
39:36et en plus
39:36je l'écoutais
39:37juste avant
39:39il était à notre antenne
39:40il rappelait aussi
39:41quelque chose
39:42de très grave
39:42et on parlait
39:43du service public
39:44c'est la chaîne
39:45France 24
39:46qui continue
39:47d'employer
39:48un journaliste
39:49pro-hitlérien
39:50qui veut brûler
39:51les juifs
39:52comme Hitler
39:52est-ce que c'est normal
39:53sur le service public
39:54que les autres antennes
39:55de service public
39:56ne disent rien
39:57et que le ministère
39:58des affaires étrangères
39:58ni le président
39:59de la république
40:00acceptent cette situation
40:01c'est pour ça
40:02tout ce que peut dire
40:02monsieur Macron
40:03maintenant
40:04je n'écoute pas
40:05depuis qu'il a refusé
40:06de marcher
40:06contre l'antisémitisme
40:08pour courir
40:09derrière les banlieues
40:10je ne l'écoute même plus
40:11mais la situation
40:12évidemment
40:13quand Paul Amard
40:14parle des otages
40:16pardon de le dire
40:17ce qui est très grave
40:18c'est qu'initialement
40:19puisqu'il change
40:20d'avis comme de chemise
40:22initialement
40:23monsieur Macron
40:24et moi je ne trouvais
40:25pas ça scandaleux
40:26personnellement
40:27j'ai toujours été
40:27pour les deux états
40:28monsieur Macron
40:29subordonné
40:31la reconnaissance
40:32d'un état
40:33palestinien
40:34à la fin du Hamas
40:37au désarmement
40:37du Hamas
40:38à la libération
40:40des otages
40:40et aussi
40:41à la reconnaissance
40:42par des promesses
40:43de reconnaissance
40:44par les états arabes
40:45et tout d'un coup
40:46monsieur Macron
40:47a renié
40:49sa propre parole
40:50et décide
40:51maintenant
40:51d'aller
40:52à l'ONU
40:52en reconnaissant
40:53en race campagne
40:55alors mettez-vous
40:56à la place
40:57non seulement
40:58des israéliens
40:59mais de l'ensemble
41:00des gens
41:01de bonne volonté
41:02bien entendu
41:04qu'ils ne l'attendent
41:05pas en Israël
41:05mais sachez que
41:06la communauté juive
41:08américaine
41:08ne veut pas non plus
41:09le rencontrer
41:10et croyez-moi
41:11c'est pas des radicaux
41:12les juifs américains
41:14la plupart sont démocrates
41:15donc pardon
41:17mais je ne fais même
41:18plus attention
41:19à ce qu'il dit
41:20moi je pense que
41:21dans cette affaire
41:22ceux qui sont
41:23les plus intéressants
41:24à écouter
41:24c'est les dirigeants
41:25du Hamas
41:25parce que les dirigeants
41:28du Hamas
41:28ils disent les choses
41:30clairement
41:30ils disent
41:31le fait que
41:33désormais
41:33la question
41:34de la reconnaissance
41:34de l'état palestinien
41:35va être discutée
41:36à l'ONU
41:36justifie
41:38ce que nous avons fait
41:39le 7 octobre
41:39c'est une victoire
41:41pour nous
41:41c'est ça que disent
41:43les principaux dirigeants
41:44du Hamas
41:44aujourd'hui
41:45c'est-à-dire
41:46ils disent
41:46merci la France
41:47alors que vous auriez
41:48vu qu'on a été condamné
41:50par le monde entier
41:51pour la barbarie
41:52de ce qu'a représenté
41:54le 7 octobre
41:54et bien tout ça
41:55est désormais oublié
41:56et tout ça
41:58est maintenant passé
41:58à la trappe
41:59et on va donc
42:01reconnaître
42:02c'est du point de vue
42:03méthodologique
42:04c'est la pire des choses
42:05moi je
42:06toute ma vie
42:07je me suis toujours battu
42:10pour un état palestinien
42:11et je pense qu'il faudra
42:12un état palestinien
42:13et je pense même
42:13que ça va donner
42:14lieu à des débats
42:15difficiles y compris
42:16avec toute la communauté juive
42:18dans le monde
42:19qui va demander
42:19à juste titre
42:20d'ailleurs un certain nombre
42:21de garanties sécuritaires
42:22etc
42:22mais je pense qu'il faudra
42:23en passer par là
42:24je ne crois pas
42:24aux histoires de Riviera
42:25etc dont j'entends parler
42:27mais ça passe
42:29par la destruction
42:30d'abord
42:31de ces organisations
42:32qui par ailleurs
42:33sont les principales
42:34les principaux
42:36oppresseurs
42:37des peuples
42:37parce que la cause
42:39palestinienne
42:39elle a servi
42:40à toutes les dictatures
42:41du monde arabe
42:42pour qu'ils puissent
42:43continuer
42:44à être des dictatures
42:44non mais je ne voudrais pas
42:46diminuer
42:47l'intelligence politique
42:49du Hamas
42:50non mais
42:51je ne voudrais pas
42:53enlever ses mérites
42:54mais il faut reconnaître
42:55qu'entre monsieur Macron
42:56et les médias
42:58qui reprennent
42:59complètement
43:00son information
43:01évidemment
43:02qu'il a gagné
43:04la guerre médiatique
43:05et d'une certaine manière
43:07la guerre politique
43:08c'est terrible
43:11mais c'est ainsi
43:12et de ce point de vue là
43:14et juste une remarque
43:15le fait
43:16je prends par exemple
43:17sur la question du génocide
43:18il y a une guerre
43:19elle est terrible
43:19et chaque vie humaine
43:22il n'y a pas une vie humaine
43:23qui est
43:24voilà
43:24mais le fait
43:25à la télévision
43:26d'avoir laissé entendre
43:28que finalement
43:28ce qui se passait à Gaza
43:29était un génocide
43:30pour un chef d'état
43:31de la 7ème
43:33ou la 6ème puissance mondiale
43:35c'est pas rien
43:36dans la démarche
43:37de ce à quoi
43:38on est en train
43:39d'assister
43:40alors que c'est lui
43:40qui aurait dû dire
43:41il y a une guerre
43:41c'est terrible
43:42mais il ne l'a pas fait
43:43mais il est incapable
43:44de maîtriser sa parole
43:45et j'ajoute
43:46pour compléter
43:46ce que dit Jilouliam
43:47et après c'est fini les amis
43:48juste deux secondes
43:49Jilouliam a raison
43:50c'est-à-dire
43:50quand il a dit
43:51je vais faire la reconnaissance
43:52de l'état palestinien
43:52pour rassurer
43:53toute une série
43:54de ses interlocuteurs
43:55il les a convoqués
43:57à l'Elysée
43:58il leur a dit
43:58oui mais
43:58j'ai des conditions préalables
44:00et bien écoutez
44:02messieurs c'est fini
44:02c'était un plaisir
44:03de vous retrouver
44:04et je le dis vraiment
44:05et je vous regarde
44:05tous les deux
44:06il m'a bien louché
44:07parce que je sais
44:07qu'il est jaloux un peu
44:08donc si je vous regarde
44:09Julien
44:09il va dire
44:10rarement
44:11jalousie aurait été
44:11aussi justifiée
44:12vous buvez ses paroles
44:14et vous passez
44:15votre temps à maintes
44:15cet été
44:17j'ai beaucoup pensé à vous
44:18et c'est un plaisir
44:19de vous retrouver
44:19merci
44:20vous savez que c'est
44:21la 5ème ou la 4ème saison
44:22je serais incapable
44:23de dire
44:23je dirais 4 saisons
44:254 ou 5 saisons
44:26on est si vieux que ça ?
44:27bah si puisque je me souviens
44:29de
44:29petite nervous breakdown
44:31de Julien Dré un jour
44:32et c'était en 2022
44:33on est en 2025
44:34mais il ne le ferait plus maintenant
44:35non c'est fini
44:36il est sage
44:37moi aussi
44:38merci à tous les deux
44:39dans un instant
44:40téléspectateurs
44:41écoutez-moi
44:42on va revenir évidemment
44:43sur la polémique
44:44Thomas Legrand
44:45et Patrick Cohen
44:46on a dit beaucoup de choses
44:47moi je pensais
44:48qu'on avait tout vu
44:48sur cette histoire
44:49mais ce matin
44:50je vous ai parlé
44:50du système médiatique
44:52qui est en marche
44:53ce que vous allez voir
44:54à 20h
44:55très précisément
44:56c'est une pépite absolue
44:58c'est-à-dire que
44:59je me demande
44:59j'ai été plus
45:01saisi
45:02et consterné
45:03par ce que j'ai vu
45:04sur France 3
45:04il y a quelques minutes
45:06que la séquence
45:07Thomas Legrand
45:08et la séquence
45:09Patrick Cohen
45:09c'est pas sympa
45:10parce que nous
45:11on aurait pu en parler
45:11mais justement
45:12c'est la surprise
45:14c'est la surprise
45:15c'est toujours pour les autres
45:16c'est toujours pour les autres
45:17mais bien sûr
45:18allez
45:18merci à tous les deux
45:19à vous cette semaine
45:20et on se retrouve évidemment
45:21la semaine prochaine
45:22à tout de suite
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