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  • il y a 4 mois
Le député PS du Calvados, Arthur Delaporte, a confirmé ce lundi que son groupe ne votera pas la confiance au Premier ministre. «Il a tout fait pour que nous ayons une défiance à son égard, a-t-il déclaré. Aujourd'hui François Bayrou chutera de sa propre faute.»

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Transcription
00:00Vous avez rendez-vous à 14h là maintenant, dans quelques minutes, pour vous réunir entre députés socialistes.
00:05Quelle va être la tonalité ?
00:07Je pense qu'on va juste confirmer ce qui est déjà confirmé depuis une semaine,
00:09c'est-à-dire que nous ne voterons pas la confiance au Premier ministre parce qu'il ne l'a jamais cherché,
00:15parce qu'il a fait tout pour que nous ayons une défiance à son égard.
00:19Et donc aujourd'hui, François Bayrou chutera de sa propre faute.
00:21Vous trouvez ça étrange, sa méthode, de ne pas vous avoir parlé avant ce rendez-vous du 8 septembre ?
00:30Ça vous étonne ?
00:31C'est totalement incompréhensible.
00:32Et même de ne pas nous avoir consulté en amont de la fabrication de son budget, c'est-à-dire en amont du 15 juillet.
00:37Quand il l'a présenté, ma première réaction a été de dire,
00:38mais quel est ce projet de budget qui n'est qu'un château de cartes qui va s'effondrer demain,
00:44puisqu'il n'a pas de majorité pour le faire passer ?
00:45Et donc on aurait pu se dire, bon, ok, il met un projet sur la table,
00:48nous lui répondons que ce budget est totalement inacceptable, ce que nous avons fait dès le 15 juillet,
00:51et que ça ne peut pas être une base de négociation.
00:53Mais que s'est-il passé derrière ?
00:54Pendant tout l'été, il est resté enfermé dans son palais et n'a jamais décroché son téléphone pour appeler nos leaders.
00:59Donc il n'a pas été celui qui a réuni, qui a essayé de trouver des compromis.
01:04D'ailleurs, c'était, on le rappelle, c'était son objectif, c'était sa mission.
01:09Demain, la France a un Premier ministre socialiste, selon vous ?
01:13En tout cas, c'est ce que nous portons.
01:14Nous pensons que le cœur d'un espace de non-censure, c'est notamment les socialistes.
01:18Et par ailleurs, un espace d'alternance.
01:19Parce que nous croyons que si nous voulons montrer qu'il existe autre chose que le RN comme alternative au macronisme,
01:25il faut montrer que la gauche aussi est en capacité de proposer autre chose.
01:28C'est le sens de notre contre-budget, qui vise à avoir une trajectoire d'économie soutenable,
01:32mais qui ne pèse pas sur les classes populaires et sur les travailleurs.
01:34Et puis c'est aussi le sens de notre démarche, en termes de méthode,
01:36de dire que les socialistes et la gauche peuvent accéder au gouvernement,
01:39mais sans être arc-boutés sur nos certitudes,
01:42et en acceptant que le Parlement ait une majorité autre, et en négociant texte par texte.
01:45La première chose, socialiste seul, sans le NFP, ce n'est pas Lucie Castex, c'est Olivier Faure aujourd'hui.
01:50Alors nous, on est dans l'idée qu'on n'a pas de nom à mettre sur la table.
01:52Ça ne serait pas les socialistes seuls, ça serait les socialistes avec les écologistes,
01:55avec les communistes, avec même des membres du groupe Lyot, par exemple, s'ils le souhaitent.
02:00Mais avec l'idée qu'on ait une alternative, une alternance au macronisme.
02:03Et aujourd'hui, je crois que c'est possible.
02:05Je crois qu'on peut gouverner ainsi.
02:06Merci beaucoup.
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