- il y a 4 mois
Ce mardi 9 septembre, Stephane Levy, stratégiste chez Chahine Capital, et Roland Kaloyan, responsable de la stratégie Actions Européennes chez Société Générale CIB, échangé leur point de vue sur la Bourse de Paris, qui ne panique pas au lendemain de la chute du gouvernement Bayrou, ainsi que sur l'écart de taux entre la France et l'Italie qui se restreint, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Vous connaissez le rendez-vous, chaque matin à 9h40, deux acteurs de marché se réunissent pour regarder un petit peu dans le rétroviseur
00:07et puis surtout regarder un petit peu comment la fin de l'année se profile sur les marchés financiers.
00:11J'ai le plaisir d'accueillir ce matin deux acteurs de marché, Roland Caillolant, responsable de la stratégie action européenne chez Société Générale CIB.
00:18Bonjour Roland Caillolant. Bonjour.
00:20Merci de nous accompagner ce matin sur BFM Business avec Stéphane Lévy, stratégie chez Shine Capital.
00:25Bonjour Stéphane. Bonjour Etienne.
00:26Heureux de vous retrouver ce matin. Bon, la Bourse de Paris ne panique pas, loin de là, au lendemain du gouvernement Bérou qui tombe.
00:33Il faut dire que c'était anticipé, plus 0,7% hier pour le CAC 40, plus 0,6% ce matin depuis l'ouverture, 7 784 points.
00:41Bon, par contre, sur la dette française, on a un écart de taux entre la France et l'Italie qui se restreint.
00:47Nous sommes à trois points de base entre la France et l'Italie.
00:50Stéphane, comment vous regardez ce 10 ans français depuis le 25 août et l'annonce de ce vote de confiance ?
00:56Alors, ce 10 ans français, on a commencé à avoir l'habitude de l'observer.
01:01On revient un petit peu sur la situation d'il y a un an, d'il y a un peu plus d'un an, lors de la dissolution.
01:05On avait commencé à regarder ce spread français contre l'Italie, vous l'avez mentionné, contre l'Allemagne, qui est un spread de référence.
01:13Je crois qu'aujourd'hui, on est dans le scénario, finalement, le moins pire.
01:18C'est finalement une situation qui prolonge un peu ce chaos politique, cette espèce de situation dans laquelle les gouvernements français sont inopérants.
01:32Et je crois qu'on va continuer encore pendant de nombreux mois.
01:3582 points de base à l'instant pour le spread entre la France et l'Allemagne.
01:40Roland Calloyan, bon, il n'y a pas de panique, néanmoins.
01:42Je passe mon temps à dire sur ce plateau, pour l'instant, il n'y a pas de panique, restons calmes.
01:46Néanmoins, tout acteur de marché ne peut pas fermer les yeux.
01:49Il y a clairement un manque de visibilité sur ce qui va se passer à moyen terme en France,
01:55avec évidemment les élections présidentielles qui sont prévues dans moins de deux ans maintenant.
02:01On a, ce qui s'est passé hier, va ramener un petit peu plus d'incertitudes.
02:08Et je pense beaucoup aussi, nous on échange beaucoup avec les investisseurs en dehors de l'Europe,
02:13aux investisseurs américains, basés en Asie, en Japon, à Hong Kong,
02:17y compris ceux basés en Europe, mais plutôt au Royaume-Uni par exemple.
02:21Et ce n'est pas une incitation à venir reprendre massivement une exposition France.
02:26Ce qu'on s'aperçoit, on parlait du spread France, entre le taux français et le taux allemand,
02:32c'est qu'à chaque fois qu'on a eu une accélération du spread sur les deux dernières années,
02:36on a aussi une sous-performance relative.
02:39Alors, ce n'est pas forcément un crash de l'indice parisien,
02:44mais une sous-performance par rapport au reste de l'Europe.
02:47Donc ça, c'est aussi important de noter qu'en relatif, dans les jeux d'allocations,
02:49quand effectivement on a des tensions sur la partie obligataire,
02:54ça se traduit aussi sur la partie action.
02:56Alors, il y a le secteur du luxe en plus, qui n'a pas aidé ces derniers mois,
02:59qui a pénalisé le CAC 40, mais c'est vrai que la signature France attire moins.
03:03Comment vous regardez ce sujet, Stéphane Lévy ?
03:06Alors, c'est un sujet effectivement qui peut avoir des implications sur la location géographique,
03:10la location sectorielle également.
03:12Évidemment, néanmoins, il nous semble que la Côte française,
03:16ce qui constitue l'essentiel des indices français,
03:19les grandes capilles françaises, sont très largement exportatrices,
03:24elles ont un business international,
03:26elles sont finalement assez immunisées contre ces phénomènes, je dirais,
03:31de signature souveraine,
03:33donc elles sont moins dépendantes à l'exception peut-être du secteur bancaire,
03:36qui est très lié à la signature française.
03:38Donc, notre sentiment, alors vous l'avez mentionné,
03:42c'est qu'il y a aujourd'hui, dans les indices européens,
03:48je crois, pas mal de valeurs encore à trouver par la valorisation.
03:53Et nous, on n'est pas spécialement inquiets d'ici la fin de l'année
03:56sur le comportement des actions européennes.
03:58On le saura peut-être un peu plus tard, en 2026,
04:01là où un certain nombre d'éléments négatifs risquent un petit peu
04:04de se retrouver sur le devant de la scène.
04:07On va être attrapé par beaucoup d'éléments
04:10qui sont ceux de l'anticipation, peut-être, d'un plan d'investissement
04:14qui, une fois qu'il se matérialisera, pourrait décevoir.
04:18On est aussi confronté à un ralentissement du momentum économique européen.
04:22Et par ailleurs, je crois que le sujet le plus important,
04:25le plus significatif, c'est le change,
04:27avec cette appréciation très très forte de l'euro,
04:29qui, je crois, est probablement un phénomène
04:32qui est plus significativement impactant
04:35que le spread et le risque pays aujourd'hui
04:38pour les actions françaises et européennes au sens-là.
04:42Certes, Wall Street est sur des plus hauts historiques,
04:44mais en face de ça, il faut mettre le change.
04:46Et là, un investisseur européen qui a acheté Wall Street en début d'année,
04:50il n'a pas du tout le même portefeuille.
04:52Oui, oui, la performance positive des indices américains
04:57en devise locale en dollars est ramenée à zéro
05:00si on l'exprime en euros, évidemment.
05:02Oui, c'est important de le rappeler.
05:04Roland Calloyan, du côté des actions européennes,
05:08néanmoins, ça tient.
05:09Si on sort du cas français,
05:11la bourse de Francfort gagne 20% depuis le début de l'année.
05:14Il y a une belle remontada également du côté de la bourse de Londres.
05:17Tout ne va pas si mal.
05:18On n'a pas parlé des périphériques Espagne-Italie
05:20qui sont les meilleurs performeurs.
05:22Oui, effectivement, on a le marché anglais
05:25qui est en train de se réveiller.
05:27Il y a une vraie composante value
05:29quand on regarde les multiples aujourd'hui sur le marché anglais
05:32qu'on aime bien par ailleurs pour plein de raisons.
05:36On mentionnait la France très exportatrice.
05:39Quand on regarde les grandes capitalisations côté à Londres,
05:43c'est 78% des revenus, quand on met tout ensemble,
05:46des valeurs du foot 600 qui viennent quand même de l'étranger.
05:49On voit aussi que si la situation économique anglaise
05:53n'est pas si positive,
05:56en tout cas le marché en ce moment est plutôt positif côté action.
06:02Et puis, il y a évidemment en Allemagne,
06:04j'ai envie de dire, une certaine stabilité politique.
06:07On a fait des élections, il y a eu une coalition.
06:11Et puis, ils se sont mis d'accord pour utiliser
06:13la marge de manœuvre budgétaire qu'ils ont
06:16avec ce plan d'investissement qui a été annoncé.
06:21Et ça, évidemment, ça a été très, très positif
06:23pour les marchés actions.
06:24Et ils ont les valeurs de défense,
06:25qui également a été un gros booster en début d'année.
06:28Oui, on en a aussi à Paris.
06:31On n'a pas des Rheinmetall qui ont fait 150%
06:34depuis le 1er janvier.
06:37Les valeurs de défense qui ont fait un petit pas de côté cet été,
06:40mais qui néanmoins affichent de très belles performances
06:42depuis le début de l'année.
06:44Bon, on empêche que tout cela est quand même
06:46soumis un petit peu au marché directeur,
06:48c'est-à-dire le marché américain.
06:50Quand vous regardez la situation, Stéphane Lévy,
06:53Wall Street, pour l'instant, est sur des plus hauts historiques.
06:56Le 10 ans américain est sur des plus bas de 5 mois.
06:58On est à 4,05 ce matin.
07:01Parce que le marché est obsédé par une chose,
07:02c'est des baisses de taux aux États-Unis.
07:04Et là-dessus, il se dit que la Fed va baisser ses taux.
07:05Il n'y a pas que le marché qui est obsédé par la baisse de taux.
07:07Je crois que l'administration américaine, aujourd'hui au pouvoir,
07:10est omnibulée et n'a qu'un seul but.
07:13C'est celui de forcer la main de M. Powell
07:16et d'obliger la Fed à baisser les taux.
07:20Il faut être conscient d'une chose,
07:23c'est que quand on veut réindustrialiser son pays,
07:26ça demande des investissements majeurs, massifs.
07:28Et ça, on ne peut pas le faire avec des taux directeurs
07:30qui sont à 4,5.
07:31Donc, quelque part, le ralentissement économique
07:34que l'on observe aux États-Unis, qui est manifeste,
07:36et ça se voit sur toutes les composantes de l'emploi,
07:38des statistiques qu'on peut observer mois après mois,
07:41je crois que c'est un pari politique.
07:43C'est une volonté politique qui est en train de se matérialiser.
07:46Et on voit aujourd'hui que le consensus a quand même pas mal évolué
07:49depuis le printemps dernier.
07:51On attend aujourd'hui 3 baisses de taux d'ici la fin de l'année aux États-Unis.
07:55À commencer donc par celle qui a tendu le 17 septembre,
07:58lors de la prochaine réunion monétaire de la Fed.
08:01On attend aujourd'hui 25 points de base,
08:03voire même certains parlent de 50 points de base.
08:05Donc, très clairement, la dialectique aujourd'hui aux États-Unis
08:09s'est portée, s'est portée sur la Fed.
08:11Et le sentiment qu'on a, c'est que ça pourrait effectivement
08:14être une forme de soutien, de soutien d'ici la fin de l'année.
08:18C'est pour ça qu'on pense que d'ici la fin de l'année,
08:20ça devrait plutôt bien se passer,
08:22qui viendrait donc par cette nouvelle inflexion positive
08:26et l'initiation d'un cycle monétaire accommodant aux États-Unis.
08:32Par ailleurs, si ça devait se matérialiser,
08:34notre conviction, c'est qu'il pourrait y avoir des surprises très positives
08:37au niveau de la BCE.
08:39Aujourd'hui, quand on regarde l'inflation anticipée
08:41d'ici les trois prochaines années en Allemagne,
08:44si on exerve ce que nous dit le marché,
08:46le marché des index et inflation, des tips,
08:48les break-even d'inflation, les points morts d'inflation,
08:50aujourd'hui sont à zéro.
08:52Donc, la marge de manœuvre pour la BCE
08:54pourrait redevenir assez significative.
08:57Et je vois mal la BCE ne rien faire
09:00alors que la Fed réunitie un cycle de baisse de taux
09:03qui aurait pour conséquence de faire baisser énormément le dollar
09:06et donc d'appuyer un peu plus sur ce phénomène
09:09qui pourrait être assez mortifère pour l'économie européenne.
09:11La BCE, d'ailleurs, qui va se réunir demain et jeudi.
09:15Bon, jeudi, il n'y a pas de baisse de taux à attendre,
09:17mais à horizon moyen court terme, en effet,
09:20il ne serait pas neutre.
09:21Ce ne serait pas complètement illogique.
09:23Aujourd'hui, le taux réel du taux directeur, en fait,
09:27le taux directeur a été porté au même niveau que l'inflation.
09:29On est aujourd'hui à 2, on était à 4, on est à 2,
09:32l'inflation est à 2, donc on revient sur des standards plus habituels.
09:35Aux États-Unis, c'est un autre son de cloche.
09:37Aujourd'hui, les taux réels sont à 2 %,
09:39donc très, très différents de la situation européenne.
09:41Mais il y a de l'inflation.
09:43Il y a de l'inflation, mais un taux réel en tient compte.
09:45On a une inflation qui est à 2,7 aux États-Unis,
09:47ce qui est un peu au-dessus des standards,
09:48mais qui n'est pas complètement choquant
09:50dans un monde en transformation tel que le nôtre.
09:52On est probablement sur des standards d'inflation
09:54qui sont un peu au-dessus de ce qu'on a pu connaître post-Leman.
09:57Et donc, avec des taux directeurs à 4,5,
10:00on est à près de 2 % de taux réel,
10:02ce qui est très, très, très au-dessus du standard des États-Unis.
10:05Ils sont à taux réel négatif depuis 2005 en moyenne,
10:09et évidemment de l'Europe.
10:11De l'Europe, où donc la BCE se réunira ces prochaines heures.
10:15Roland Calouillan, c'est vrai qu'aujourd'hui,
10:17c'est un sujet quand même, les taux,
10:18et puis surtout la BCE,
10:20par rapport notamment à tous ces déficits
10:22qu'il va falloir combler, en France notamment,
10:24mais dans les autres États.
10:26Oui, il reste encore des marges de bonne œuvre.
10:28Alors, on est quand même déjà sur des niveaux
10:30beaucoup plus bas quand on compare à la Fed,
10:32quand on compare à la Banque d'Angleterre.
10:34Donc, il y a déjà des cartouches qui ont été utilisées.
10:37Après, il y a effectivement...
10:41Là où les États-Unis sont un peu, en ce moment,
10:45boostés par la Fed,
10:46on sent moins quand même cette attente
10:50côté marché européen.
10:53Je pense que la problématique, au-delà des taux,
10:55c'est aussi le cycle de profit,
10:57qui est très molation en Europe.
11:00Pour vous donner un chiffre, d'après le consensus,
11:02c'est 1% de croissance en 2025,
11:04attendu seulement 1%.
11:06Donc, on ne sait pas si on ne finira pas à zéro,
11:08voire négatif, quand on aura les prochains trimestres.
11:11Alors qu'aux États-Unis,
11:12on est presque à une croissance à deux chiffres.
11:15Et tout à l'heure, on parlait de la devise.
11:16Ça aussi, c'est un point très important.
11:18On disait que c'était un vent contraire
11:19pour les entreprises européennes,
11:20puisqu'évidemment, on exporte,
11:21et donc la baisse du dollar est défavorable
11:25pour les entreprises européennes.
11:27À l'inverse,
11:29on a, pour les entreprises américaines
11:31qui exportent aussi,
11:31parce qu'on achète aussi américains,
11:33c'est plutôt porteur de voir, effectivement,
11:36la baisse de leur devise.
11:37Et comment ça se fait que les entreprises européennes
11:39ne vont pas délivrer autant que prévu cette année ?
11:43C'est certains secteurs qui plombent un petit peu
11:45la tendance ?
11:46Alors, quand je regarde, effectivement,
11:47les secteurs qui ont déçu,
11:49sur lesquels on a eu des révisions très fortes
11:51depuis le début de l'année,
11:52où on a une croissance qui a été très...
11:53C'est globalement,
11:54quand je les mets tous ensemble,
11:55l'automobile,
11:56les secteurs liés aux matières premières,
11:58le luxe, tout à l'heure que vous mentionnez,
11:59un peu la chimie,
12:00c'est des secteurs,
12:01globalement,
12:02qui sont assez liés à la Chine.
12:05Donc, on voit, effectivement,
12:06que la déception,
12:07elle vient aussi côté chinois.
12:10Et les secteurs qui se tiennent plutôt bien,
12:12c'est des secteurs plutôt domestiques.
12:15Donc, là, on voit aussi, effectivement,
12:17qu'entre exportation,
12:19plutôt Chine, d'ailleurs,
12:20et domestique,
12:22à l'intérieur de la dynamique
12:23des marchés actions européens,
12:24on voit des grandes différences
12:25au niveau du secteur.
12:26Est-ce que, comme Stéphane Lévy,
12:28vous êtes positif pour les actions européennes
12:30dans les prochaines semaines,
12:32par rapport, notamment,
12:32à cette décote,
12:34Europe versus Etats-Unis ?
12:36Moi, je suis un petit peu plus prudent
12:37parce qu'on vient de parler
12:39des attentes de croissance
12:40pour 2025, 1%.
12:41Mais ce qui m'inquiète,
12:42c'est 2026,
12:43où les attentes sont à 12%
12:45pour l'Europe,
12:46pour les actions européennes.
12:48Et je pense que,
12:49dans les prochains mois,
12:50les entreprises vont essayer
12:51un petit peu de calmer le jeu
12:52et d'essayer de pousser
12:55le consensus à la baisse.
12:56Alors, je ne vois pas
12:57une baisse forte,
12:59mais je pense, effectivement,
13:00qu'on devrait avoir
13:02un marché qui devrait,
13:04en tendance,
13:05ne pas faire grand-chose
13:06d'ici la fin d'année.
13:07J'ai du mal à être très optimiste
13:08sur les marchés actions européens
13:10quand vous n'avez pas
13:10ce moteur de croissance
13:13qui est le cycle de profit.
13:14Et pas les GAFAM également,
13:15puisqu'on l'a encore vu
13:16lors du deuxième trimestre.
13:18Ce sont les GAFAM
13:18qui ont porté la croissance.
13:20Stéphane Lévy,
13:20à l'inverse,
13:20qu'est-ce qui vous rend optimiste
13:21sur les actions européennes ?
13:23Alors, je ne voudrais pas
13:25que mon message
13:28soit déformé quelque part.
13:30Alors, mon sentiment,
13:31c'est qu'il faut avoir conscience
13:33d'où on vient.
13:35On est quand même,
13:36aujourd'hui,
13:37sur trois ans
13:38de rallye boursier en Europe.
13:40Je considère, en fait,
13:41que la naissance
13:43de ce cycle haussier boursier,
13:45c'était l'automne 2022,
13:47juste après l'invasion de l'Ukraine,
13:48dans une situation
13:49où on avait une inflation
13:50à deux chiffres.
13:51Et on a eu trois phases,
13:52en fait,
13:53qui se sont un petit peu succédées,
13:55qui ont permis aux indices européens
13:56de grimper d'une soixantaine de pourcents
13:58en trois ans.
13:58Il faut en être conscient.
14:00Donc, mon sentiment,
14:02il est plutôt
14:03qu'on n'est plus
14:03sur la fin
14:04de ce rallye boursier.
14:06Et la séquence
14:07qui nous anime aujourd'hui,
14:08qui est en place
14:09depuis la fin
14:09de l'année dernière,
14:11c'est une séquence
14:11assez traditionnelle
14:13de fin de cycle
14:14de rallye boursier.
14:15Et je crois
14:16que ce cycle
14:20n'est pas encore terminé.
14:22Cette phase
14:22n'est pas encore terminée.
14:23C'est quoi cette phase ?
14:24C'est une phase
14:25de normalisation fondamentale
14:27de la bourse.
14:28On a eu
14:29un rallye boursier
14:30qui a été tiré
14:31par des phénomènes
14:31essentiellement
14:32top-down,
14:33essentiellement macroéconomiques.
14:35La résilience
14:36de l'économie,
14:37le pivot monétaire
14:38accommodant
14:38face à ce combat
14:39gagné contre l'inflation.
14:41On est aujourd'hui
14:42dans quelque chose
14:42qui ressent en plus
14:43de la normalisation fondamentale
14:45à quelque chose
14:45de plus granulaire
14:46qui consiste tout simplement
14:47à faire le ménage
14:49à l'intérieur
14:49des différents segments
14:50de marché.
14:51à ramener
14:52les différents segments
14:54de marché
14:54à leur niveau
14:56de valorisation
14:57standard historique.
14:58C'est pour ça
14:59d'ailleurs
14:59que la gestion active
15:00se comporte très très bien
15:02depuis quelques mois
15:03et a encore aujourd'hui
15:04je crois
15:04un beau potentiel
15:05parce qu'il existe encore
15:07au sein du marché
15:08auction européenne
15:09des poches
15:10d'inefficience
15:11et des poches
15:11de sous-évaluation
15:12qui sont encore
15:13assez manifestes.
15:14Je pense aux petites
15:15et moyennes valeurs
15:16qui par ailleurs
15:16ont l'intérêt
15:18d'être très domestiques
15:20puisqu'elles ont
15:20un pourcentage
15:21de chiffre d'affaires
15:22qui est du l'ordre
15:23de 13%
15:24avec les Etats-Unis
15:25là où les grands
15:26indices européens
15:27sont plutôt
15:28proches des 30%.
15:30Il existe encore
15:31sur certains segments
15:33value
15:33ça vous surprendra peut-être
15:35mais les banques
15:35sont encore décotées
15:36par rapport à leur
15:37standard historique
15:38d'une quinzaine de pourcents
15:39du potentiel
15:41et également
15:42je dirais
15:43un relais
15:43vers des segments
15:44un peu plus attaqués
15:45récemment
15:46des segments
15:47qui pourraient être
15:48sensibles
15:48à une accommodation
15:49monétaire accommodante
15:50et à une amélioration
15:52du business international
15:53notamment avec la Chine
15:54donc je pense au luxe
15:55je pense aux biens de conso
15:56je pense également
15:59à la santé.
16:00Donc malgré un marché
16:00un petit peu à bout de souffle
16:01en fin de cycle
16:02il y a encore des opportunités ?
16:03Oui mais de manière
16:05je dirais
16:05une nouvelle fois
16:06beaucoup plus
16:07granulaire
16:08c'est plus un marché
16:09de stock picker
16:09aujourd'hui
16:10qu'un marché
16:11dans lequel il faut acheter
16:12aveuglément l'indice.
16:14Le mot de la fin
16:14Roland Caloyant
16:15par rapport à tout ce qui
16:16vient de nous être dit ?
16:17Si on fait un peu
16:18on a parlé de la BCE
16:20on a parlé du dollar
16:21et on a parlé aussi
16:22du domestique
16:24finalement
16:25si on fait un lien
16:26entre les trois
16:27effectivement je partage
16:28il y a des opportunités
16:29dans le compartiment
16:30des small limit cap
16:31européennes aujourd'hui
16:32un compartiment
16:33qui a été très fortement
16:34délaissé par les investisseurs
16:36ces dernières années
16:38et là qui commence
16:39un petit peu
16:40à retrouver du poil de la bête
16:41donc ça c'est vraiment
16:42effectivement un segment
16:43qu'on aime beaucoup
16:44à l'intérieur des actions
16:45européennes
16:45et qui coche finalement
16:47tout ce qu'on a pu dire
16:48Le rebond qui est enfin là
16:50parce qu'il était très attendu
16:51quand même
16:51ce rebond sur les small limit cap
16:52ça fait des années
16:53qu'il était attendu
16:54et en effet depuis le début
16:55de l'année
16:55les petits témoins
16:55et les valeurs
16:56font mieux que les grands
16:58indices européens
16:59Merci beaucoup messieurs
17:00de nous avoir accompagnés
17:01ce matin
17:01Roland Caloyant
17:01responsable de la stratégie
17:03d'action européenne
17:03chez Société Générale
17:04CIB
17:05et Stéphane Lévis
17:06stratégiste
17:06chez Chaïn Capital
17:08Merci beaucoup
17:09de nous avoir accompagnés
17:09pour ce face-à-face
17:10Merci à mes Téphane Lévis
17:15Merci à mes Téphane
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