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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00Mercredi 10 septembre 2025, Morandini Live numéro 1704 sur CNews, première chaîne Info de France.
00:00:08Bonjour et bienvenue en direct à la Une, édition spéciale de Morandini Live consacrée bien évidemment à ce mouvement du 10 septembre
00:00:15qui a commencé vers 4h ce matin et qui se poursuit aujourd'hui.
00:00:20Je vous propose de regarder le tweet qui a été fait il y a quelques instants par Bruno Retailleau.
00:00:24Bruno Retailleau qui affirme qu'à Lyon des policiers de la BAC ont été visés par des pavés, des pavés pour tuer.
00:00:32Image assez impressionnante qui est postée par Bruno Retailleau il y a quelques instants, on va y revenir bien évidemment.
00:00:40Dispositif spécial ce matin sur CNews, on va tout de suite partir Porte de Montreuil si vous voulez bien rejoindre l'une de nos envoyées spéciales qui est sur place.
00:00:51Quelle est la situation Porte de Montreuil ?
00:00:54Eh bien Jean-Marc, c'est le siège de la CGT qui est bloqué, en tout cas des participants à ce rassemblement sont nassés devant le siège de la CGT
00:01:04pour éviter qu'ils ne prennent possession du périphérique.
00:01:07En tout cas les policiers sont nombreux et ils assurent la sécurité pour éviter tout blocage de la circulation ici Porte de Montreuil.
00:01:16Merci beaucoup, on vous retrouve bien évidemment en direct.
00:01:18On note d'ailleurs sur ces images qu'il y a un drapeau palestinien, une fois de plus, on ne voit pas trop ce que ça vient faire dans cette histoire.
00:01:24Autre, voilà, on revoit ces images avec le drapeau palestinien qui est au fond de l'image.
00:01:29On part tout de suite en direct à Bordeaux faire le point avec l'un de nos envoyés spéciaux.
00:01:34Également, quelle est la situation à Bordeaux en direct ?
00:01:36Écoutez, la situation à Bordeaux est relativement calme. Normalement le point de rendez-vous ici était à 10h30 sur la place des Quinconces.
00:01:43Ça arrive tout petit peu, les gens ne sont pas vraiment pressés de manifester à Bordeaux.
00:01:48Il y a eu quelques frictions très tôt ce matin. Ils ont essayé, un petit groupe de 50 personnes a essayé de bloquer la sortie du tram.
00:01:54Ils ont été délogés par les forces de l'ordre assez rapidement. Ce qu'on sait, c'est qu'autour de Bordeaux, il y a quelques ronds-points, un peu la technique des gilets jaunes en fait, qui ont été pris.
00:02:02C'est 20 personnes, 30 personnes avec des barrages filtrants. Ils distribuent des craques. Mais pour l'instant, c'est très, très calme à Bordeaux.
00:02:07Merci beaucoup. On regarde ces images qui nous arrivent en direct depuis Marseille cette fois, puisque vous le savez, toutes nos équipes sont sur le terrain.
00:02:17Images en direct de Marseille avec ce défilé qui se déroule en ce moment même dans les rues de Marseille.
00:02:23Défilé qui se déroule dans le calme visiblement. On voit beaucoup d'autocollants et de logos CGT.
00:02:30C'est donc un défilé qui mobilise du monde, semble-t-il, à Marseille dans la cité phocéenne avec l'appel de ce syndicat de gauche et ces appels qui ont été lancés depuis hier.
00:02:43Donc images en direct depuis Marseille. Et je vous l'ai dit, les choses ont commencé assez tôt ce matin dans plusieurs villes.
00:02:48À Lyon, par exemple, la colère de quelques dizaines de personnes s'est exprimée avec des incendies qui ont été allumés,
00:02:55des feux de poubelle sur la route et des interventions de force de l'ordre qui ont lieu à chaque fois très rapidement pour rétablir l'ordre.
00:03:05À Marseille, où nous étions en direct, ce sont les équipes de CNews qui ont suivi tôt ce matin un groupe qui a traversé une partie de la ville
00:03:12en taguant les murs et les arrêts de bus, demandant le départ d'Emmanuel Macron.
00:03:18Macron démission. Vous voyez cette personne qui est en train de taguer cet arrêt de bus.
00:03:25Et quand on se demande que veulent-ils vraiment, on a sans doute la réponse avec ce tag.
00:03:31Ils sont ensuite allés bloquer les routes, empêchant les Marseillais d'aller au travail ou d'emmener leurs enfants à l'école.
00:03:36Autre image tournée ce matin sur le périphérique parisien où des individus ont tenté avant 7h de bloquer la circulation.
00:03:45Vous le voyez, là encore un feu a été allumé.
00:03:48Et les forces de l'ordre sont intervenues très rapidement.
00:03:52C'est d'ailleurs une des règles de cette journée, intervenir très rapidement.
00:03:57Ce sont les consignes qui ont été données par Bruno Retailleau.
00:04:00Intervenir rapidement pour éviter tous les points de blocage.
00:04:04Dès ce matin, les policiers ont en effet fait part de leur détermination,
00:04:07mais également de leurs inquiétudes face à la mobilisation qui montait en puissance.
00:04:11Écoutez ce policier qui s'exprimait ce matin sur CNews.
00:04:14Le droit de tout casser, de bloquer, de saboter, ça n'existe pas en France, c'est un délit.
00:04:21Donc mes collègues vont systématiquement répondre à toutes les personnes qui vont tenter de dégrader,
00:04:27de voler, de bloquer le pays.
00:04:31Voilà, encore une fois, je pense que ce n'est pas en employant cette solution
00:04:38que les manifestants arriveront à faire passer leur message.
00:04:45De son côté, le ministre de l'Intérieur a été il y a quelques instants sur CNews,
00:04:48vous l'avez entendu, où il a fait un point.
00:04:49Mais ce matin, il était au marché de Rungis et il a répété à ce moment-là
00:04:53que les forces de l'ordre avaient des consignes très claires et une tolérance zéro.
00:04:57Il y a une limite, c'est la violence.
00:05:01On voit bien que ce mouvement qui est né au départ d'une impulsion citoyenne a été dévoyé,
00:05:06il a été capté progressivement par une mouvance qui est une mouvance extrême gauche,
00:05:12une mouvance ultra-gauche.
00:05:13L'ultra-gauche, elle est ultra-violente.
00:05:15avec des encouragements malheureusement politiques des insoumis de M. Mélenchon,
00:05:20il y a eu une récupération très politicienne.
00:05:23Alors cette récupération politicienne, elle a sans doute conduit à une forme de démobilisation
00:05:29de celles et de ceux qui ne voulaient pas être mêlés à une récupération, une instrumentalisation.
00:05:35Mais on voit bien que le risque, c'est des mouvements qui seront beaucoup plus intenses.
00:05:42Le risque de violence, le risque de boycott, le risque là encore de dérapage.
00:05:48Et face à ce risque de boycott et de dérapage, bien évidemment,
00:05:51beaucoup de commerçants se sont préparés à des actions violentes,
00:05:53ils ont tenté de protéger leurs magasins.
00:05:55C'est le cas à Lyon par exemple, où nous sommes allés.
00:05:57Dans les rues de Lyon ce mardi,
00:06:01les passants pouvaient voir les devantures des magasins se transformer.
00:06:05A quelques heures de la mobilisation annoncée,
00:06:07les grandes enseignes se barricadent pour éviter la casse et les pillages.
00:06:11Une inquiétude qui revient avant chaque manifestation.
00:06:15Les commerçants, eux, n'ont pas tous les moyens de se protéger.
00:06:19Si le magasin est cassé, on serait sans doute content d'avoir mis de tels panneaux.
00:06:23Mais c'est un certain coût, je ne sais pas combien,
00:06:25mais bon, il faut faire venir une entreprise, il faut fermer.
00:06:28Alors, on interrompt ce sujet car on part tout de suite en direct.
00:06:30Gare du Nord, puisque nos équipes sur place,
00:06:33vous allez voir les images, nous disent que des incidences
00:06:35sont en train de se dérouler.
00:06:38Gare du Nord avec du son qu'on va avoir également.
00:06:43Personne était en train de bloquer la Gare du Nord.
00:06:47Il y a eu des tirs de gaz lacrymogènes,
00:06:50d'après ce que nous disent nos équipes.
00:06:52Et on est en train de voir ces personnes qui sont en train de reculer
00:06:58face à la pression et face aux policiers qui sont sur place.
00:07:03Et vous le savez, Bruno Rotaillot l'a dit à plusieurs reprises,
00:07:05la consigne aujourd'hui, c'est de ne rien accepter comme blocage,
00:07:11de ne rien accepter comme dérapage.
00:07:13Et immédiatement, les forces de l'ordre interviennent.
00:07:16Une image en direct de Paris, de la Gare du Nord,
00:07:19où les forces de l'ordre sont donc visiblement intervenues
00:07:22pour essayer de bloquer cette tentative de blocage,
00:07:26justement, qui avait lieu en ce moment même.
00:07:30Et on aura sans doute l'occasion d'y retourner dans un instant.
00:07:34La question qu'on peut se poser, c'est aussi de savoir
00:07:36qui sont ces personnes qui se mobilisent aujourd'hui
00:07:38et quel est leur objectif.
00:07:39C'est une des questions sur laquelle on a du mal à avoir des réponses précises,
00:07:43même si on peut résumer la situation avec l'expression
00:07:45« ça suffit » et également le fait qu'ils sont d'extrême rouge.
00:07:51Des actions collectives sont attendues aujourd'hui dans toute la France.
00:07:55Des appels, nombreux sur les réseaux sociaux,
00:07:58mais aussi par la distribution de tracts sur les marchés.
00:08:01Sans structure, ce mouvement qui se veut populaire
00:08:04va-t-il ressembler à celui des Gilets jaunes ?
00:08:07Certains attendent ce moment depuis longtemps.
00:08:10Moi, je pense que c'est le moment et j'ai l'impression
00:08:13qu'il y a quelque chose de différent qui se passe ce coup-ci.
00:08:15Il y a une grande alliance qui est en train de se faire.
00:08:17Je ne peux pas te rendre.
00:08:18Parce que la réalité, elle est là, on vit dedans.
00:08:20Les autres, ils ont 10 salaires.
00:08:21Et les petits ouvriers, ils sont à 1 500 euros par mois.
00:08:23Mais ce mouvement risque-t-il de se prolonger dans les jours à venir ?
00:08:27Pour ces analystes politiques,
00:08:29il y a une vraie crise de la démocratie représentative.
00:08:32Il faut donc trouver un autre moyen pour se faire entendre.
00:08:35Il n'y a pas forcément des motifs de mobilisation
00:08:37qui sont identiques d'un groupe à l'autre.
00:08:40C'est ce qui les rend très peu canalisables.
00:08:43Selon les services de renseignement,
00:08:45100 000 participants sont attendus aujourd'hui.
00:08:49Voilà, je vous propose de repartir tout de suite en direct.
00:08:51Gare du Nord, où nous étions il y a quelques instants,
00:08:54direct Gare du Nord, où les forces de l'ordre sont intervenues.
00:08:57Vous voyez ces images en direct.
00:09:00Les manifestants ont pour partie été dispersés
00:09:04alors qu'ils étaient en train d'essayer de bloquer ce qu'il se passait.
00:09:09Gare du Nord, Sabrina Biarlin-Bouillet, vous nous avez rejoint.
00:09:11Bonjour, journaliste police-justice de CNews.
00:09:13Vous allez rester avec nous pendant toute cette émission
00:09:15pour nous donner des informations en direct.
00:09:17Est-ce qu'on a des informations sur ce qui s'est passé ?
00:09:19Gare du Nord, il y a quelques instants.
00:09:20Gare du Nord, tout à fait.
00:09:22C'est un cortège de près de 500 manifestants
00:09:24ou participants, disons, à cette mobilisation
00:09:26qui ont essayé d'entrer dans la gare du Nord.
00:09:29A priori, la police est intervenue à temps
00:09:31pour empêcher leur accès à la gare.
00:09:34En sachant que déjà ce matin,
00:09:36il y avait un groupe d'individus
00:09:37qui a essayé de bloquer et de pénétrer dans la gare de Lyon.
00:09:40Et là aussi, les policiers sont parvenus
00:09:41à les disperser, à les faire sortir.
00:09:44Effectivement, on voit ces images en direct
00:09:46de ces manifestants.
00:09:47Autre direct, on retournera tout à l'heure
00:09:50Gare du Nord, autre direct sur CNews
00:09:52avec toutes nos équipes qui sont sur le terrain.
00:09:54On part porte de Montreuil en direct également.
00:09:57Et vous allez voir la situation sur place.
00:10:01Donc, plutôt calme.
00:10:02On est devant le siège de la CGT, a priori.
00:10:06Il y a eu quelques dégâts qui ont été effectués.
00:10:10Et ces drapeaux palestiniens, une fois de plus,
00:10:12on va rester sur ces images.
00:10:15Rapidement, je vous présente mes invités.
00:10:16Laurent Jacobelli, député de Moselle,
00:10:17porte-parole du Rassemblement national.
00:10:18Bonjour.
00:10:19Bonjour.
00:10:19Porte-parole du syndicat Police Unité Île-de-France.
00:10:22Madhys Saidi, communication d'influence.
00:10:24Bonjour.
00:10:24Karim Akatim, élu d'hiver gauche du Burménie-Île.
00:10:26Bonjour.
00:10:27Merci également d'être avec nous.
00:10:28Et puis, Idir Gann, bonjour.
00:10:30Merci également d'être avec nous,
00:10:31anciens gilets jaunes.
00:10:31Et vous êtes soutien de ce mouvement
00:10:33qui a lieu aujourd'hui.
00:10:36Peut-être Laurent Jacobelli,
00:10:37première réaction sur ces images qu'on voit en direct,
00:10:39ces images du drapeau palestinien.
00:10:40Alors, il n'y a pas un drapeau français,
00:10:41mais il y a le drapeau palestinien,
00:10:43deux fois, qui s'affiche.
00:10:44À partir du moment où LFI a voulu prendre la main
00:10:46sur ce mouvement,
00:10:47on sait très bien ce qui nous attend.
00:10:48Des kéfiés, des drapeaux palestiniens,
00:10:51des slogans pro Hamas,
00:10:52des slogans contre Israël,
00:10:54nos compatriotes juifs.
00:10:55Ça va être aussi l'arrivée des Black Blocs.
00:10:58Tout ce que touche LFI devient pourri.
00:11:00À l'origine, il y avait un mouvement naturel,
00:11:02des gens qui payent trop d'impôts,
00:11:03qui n'arrivent plus à vivre de leur travail,
00:11:05qui avaient envie de dire leur ras-le-bol,
00:11:06et c'est naturel.
00:11:07Mais l'extrême gauche a fait de ce mouvement,
00:11:10en tout cas j'espère que ce ne sera pas le cas,
00:11:11mais je le crains,
00:11:12une espèce de tentative de prise de pouvoir par la rue,
00:11:16comme le clame souvent M. Mélenchon,
00:11:18ce qu'on n'a pas dans les urnes,
00:11:19on l'aura dans la rue.
00:11:20Et c'est un détournement du mouvement
00:11:21qui détruit le message originel,
00:11:24qui est que des Français sont malheureux,
00:11:26vivent mal aujourd'hui dans leur pays,
00:11:27et que la classe politique au gouvernement
00:11:29doit se secouer.
00:11:30Si c'est pour défendre le Hamas et Gaza,
00:11:32ils auraient mieux fait rester chez eux.
00:11:33On est reparti en direct,
00:11:36Gare du Nord,
00:11:37avec, vous le voyez,
00:11:38ces forces de l'ordre qui viennent d'arriver à l'instant sur place
00:11:42et qui sont en train de prendre position.
00:11:44On va rester sur cette image,
00:11:46bien évidemment.
00:11:47Reda Bellach,
00:11:47qu'est-ce que vous pensez de ce début de matinée ?
00:11:50Écoutez, j'ai vu des images quand même
00:11:51qui, malheureusement, ne m'ont pas surpris.
00:11:54Après, le monde avance, mais il ne change pas.
00:11:58Je vois, comme l'a dit M. le député,
00:12:00des gens qui profitent de la situation
00:12:02pour s'en prendre à mes collègues,
00:12:03pour s'en prendre au mobilier,
00:12:04pour empêcher les gens,
00:12:05parce que notre mission première,
00:12:07ça va être d'encadrer les manifestations
00:12:08de ceux qui veulent se battre pour une cause
00:12:11en respectant les règles
00:12:12et contrer ceux qui veulent défendre une cause
00:12:16en étant violents.
00:12:17Pour ces dates, des interpellations,
00:12:18pour l'instant, sur toute la France,
00:12:19on a à peu près une centaine d'interpellations,
00:12:21on a eu des échaufferies dans le 12e,
00:12:23on a eu beaucoup de tentatives de blocage
00:12:25sur le périphérique.
00:12:26On a réussi, grâce à notre organisation
00:12:29et notre mobilité,
00:12:30à pouvoir éviter ces blocages.
00:12:32Pour l'instant, on essaie de faire
00:12:33avec le peu de moyens qu'on a.
00:12:35On est retourné porte de Montreuil
00:12:38avec ce drapeau palestinien.
00:12:40Et si on peut avoir le son à entendre,
00:12:43les gens qui sont chantés,
00:12:43même si au GF, on les devine à peu près.
00:12:47Antifascistes, visiblement,
00:12:48c'est ce qui a été dit.
00:12:50Le drapeau qu'on voit, là, noir,
00:12:51est souvent associé au black bloc
00:12:53qui arrive quelques minutes après.
00:12:55Voilà.
00:12:56Pour ces images,
00:12:57Karima Khatim,
00:12:58c'est une mobilisation que vous soutenez ?
00:13:01Oui, je soutiens cette mobilisation populaire.
00:13:05Pour moi, ce sont des Français
00:13:06et des Françaises
00:13:07qui revendiquent leurs droits
00:13:09et qui mettent en pratique leurs devoirs.
00:13:11Le drapeau palestinien,
00:13:14il ne me choque pas
00:13:14parce que c'est une revendication des Français
00:13:16d'obtenir un État palestinien.
00:13:18Ah bon ?
00:13:18Des Français ?
00:13:19Oui, des Français.
00:13:20Une grande partie,
00:13:21une partie des Français
00:13:22souhaite...
00:13:25Il n'y a rien de choquant,
00:13:27de détourner...
00:13:28Non, de détourner...
00:13:29Quel est le rapport
00:13:30avec les manifestations d'aujourd'hui ?
00:13:32Ça reste une revendication...
00:13:33Je crois que c'était pour le pouvoir d'achat,
00:13:34les manifestations ?
00:13:34Ce n'est pas que le pouvoir d'achat.
00:13:36Les Français ont une ribambelle
00:13:38de protestations à faire d'entente.
00:13:41Il y a un ras-le-bol général
00:13:43concernant plusieurs thématiques,
00:13:46que ce soit le pouvoir d'achat,
00:13:48les retraites, l'insécurité...
00:13:50Ça ne vous choque pas
00:13:50qu'il n'y ait aucun drapeau français
00:13:51mais des drapeaux palestiniennes ?
00:13:52Ah non, moi,
00:13:53je ne sais pas que ça ne me choque pas.
00:13:56J'ai toujours dit
00:13:56que l'extrême droite
00:13:57nous avait volé le drapeau français,
00:13:59que c'était à nous de le récupérer
00:14:00et qu'on devrait être fiers
00:14:02d'être français et faire nation.
00:14:03Ça, c'est indéniable.
00:14:06Par contre, il est sûr
00:14:07que de dire que les actions antifascistes,
00:14:10ça amène les Black Blocs juste à côté.
00:14:12Moi, j'en ai vu un Black Bloc
00:14:14dans l'Assemblée nationale.
00:14:15C'était bien vous,
00:14:16M. Jacobelli,
00:14:18quand vous avez insulté
00:14:19M. Belkir Beladad
00:14:21de racaille de par ses origines.
00:14:23Donc, c'est vous
00:14:25qui donnez le la aux Français.
00:14:27Si on a une telle attitude
00:14:29à l'Assemblée nationale,
00:14:31comment voulez-vous
00:14:32donner l'exemple aux Français ?
00:14:33Vous avez révisé avant de venir
00:14:34dans une émission de télé, madame ?
00:14:36J'ai très bien révisé.
00:14:37Mais il y a eu un jugement.
00:14:38Vous l'avez lu, le jugement ?
00:14:38Je l'ai lu.
00:14:39J'ai été relaxé.
00:14:40Aucune insulte raciste.
00:14:42M. Beladad a essayé d'insultatiser.
00:14:44Là, on part sur autre chose, peut-être.
00:14:46On part sur quelque chose.
00:14:47Mais c'est un Français,
00:14:48c'est un député français
00:14:49que vous traitez de racaille.
00:14:50Et si c'en était une ?
00:14:51C'est un autre débat.
00:14:52Si vous le voulez bien,
00:14:53c'est un autre débat.
00:14:53On reste sur ces images.
00:14:54Vous voyez quatre images
00:14:56qui nous arrivent.
00:14:56Vous êtes le visage de la haine.
00:14:58En direct.
00:14:58Quatre images qui nous arrivent
00:14:59en direct.
00:15:01Ce sont des images à Paris
00:15:02de plusieurs lieux parisiens
00:15:04où les mobilisations sont en courant.
00:15:06Vous êtes, je l'ai dit,
00:15:08le soutien de ces mouvements.
00:15:09Est-ce que vous regrettez,
00:15:10est-ce que vous condamnez malgré tout
00:15:11les violences qu'on a pu voir ce matin
00:15:13contre les forces de l'ordre en particulier ?
00:15:16Tu sais, moi,
00:15:17autant que gilets jaunes,
00:15:18moi, je ne vais pas rentrer là-dedans
00:15:19parce que j'ai...
00:15:20Ah bah, quand même.
00:15:21Non, mais je vais vous expliquer.
00:15:23Je viens de commencer à te parler.
00:15:26Je me souviens, moi,
00:15:26il y a sept ans en arrière,
00:15:28les gilets jaunes ont lancé déjà l'alerte
00:15:30comme quoi les Français
00:15:31n'arrivaient plus à vivre.
00:15:32On a dénoncé pas mal de choses.
00:15:34Et je me souviens, moi,
00:15:35avoir fait des plateaux de trois heures
00:15:37où je passais deux heures et demie
00:15:38à parler des violences.
00:15:39Moi, je ne suis pas là
00:15:39pour commenter les violences.
00:15:41Elles existent ?
00:15:42Non, mais parce que...
00:15:43Non, parce que le droit de manifester,
00:15:44personne ne conteste.
00:15:45Non, mais je remarque.
00:15:46Vous me posez une question.
00:15:47Si je vous réponds,
00:15:49non, je ne condamne pas.
00:15:50Je suis un fou.
00:15:51Oui.
00:15:51Ben voilà.
00:15:52Donc vous condamnez.
00:15:52Donc vous avez...
00:15:53Oui, c'est évident.
00:15:53D'accord.
00:15:54Non, mais il y en a qui ne condamnent pas.
00:15:55Il y en a qui refusent de condamner,
00:15:56qui font des périphrases en disant...
00:15:58Moi, je condamne toutes les violences
00:16:00et depuis toujours.
00:16:01Je veux dire,
00:16:01quand on va manifester,
00:16:02je ne me dis pas le matin en sortant
00:16:04et personne que je connais
00:16:05des gilets jaunes
00:16:06ou des manifestants
00:16:07qui sont là aujourd'hui,
00:16:09ils se disent le matin,
00:16:10tiens, on va se lever,
00:16:11on va les tout péter,
00:16:11on va tout casser.
00:16:12Après, c'est comme ça.
00:16:13Mais non, ce n'est pas comme ça.
00:16:14Ben non, ce n'est pas comme ça.
00:16:15Mais vous le voyez bien.
00:16:16Alors, citez-moi...
00:16:17C'est pas comme ça.
00:16:17Non, mais je remarque.
00:16:18Citez-moi une manifestation
00:16:19ou plus c'est bien.
00:16:20C'est comme ça de plus en plus
00:16:21en France, hélas.
00:16:22C'est ça.
00:16:23Voilà.
00:16:23Alors, justement,
00:16:24à propos de l'élange,
00:16:25je voudrais qu'on regarde
00:16:25ces images du 12e arrondissement,
00:16:26c'était ce matin.
00:16:27Le 12e arrondissement,
00:16:28on était devant le lycée
00:16:29Hélène Boucher
00:16:29et vous allez voir
00:16:31ces images
00:16:33qu'on a enregistrées ce matin
00:16:35ou là, délibérément
00:16:36et sans raison
00:16:37parce que vous allez voir
00:16:38les forces de l'ordre
00:16:39qui étaient collées
00:16:39contre les portes du lycée.
00:16:42Donc, ils ne faisaient rien.
00:16:43Il n'y avait pas vraiment
00:16:44de face à face.
00:16:46Si on peut montrer
00:16:47ces images
00:16:48qui ont été tournées ce matin
00:16:50et les policiers,
00:16:50vous allez le voir,
00:16:51se sont pris des poubelles,
00:16:53se sont pris des barrières,
00:16:54se sont pris énormément
00:16:56d'objets.
00:16:57Alors, je ne sais pas
00:16:57si on les a
00:16:58mais ce serait pas mal
00:16:58qu'on puisse les voir
00:17:00parce que, allons-y,
00:17:02si on a ces images,
00:17:03voilà.
00:17:04Ces images que vous découvrez
00:17:06avec ces poubelles
00:17:07qui ont été ramenées
00:17:09avec la volonté là
00:17:10juste de s'attaquer
00:17:10aux policiers.
00:17:11La seule volonté,
00:17:12c'était de faire des barrages
00:17:14et de s'en prendre aux policiers
00:17:15et ça, c'est quand même gênant
00:17:16parce qu'encore une fois,
00:17:17voilà, regardez,
00:17:18quel intérêt
00:17:19de s'en prendre aux policiers
00:17:20qui ne font rien en plus.
00:17:21Là, les policiers
00:17:21sont juste en faction,
00:17:23sont debout,
00:17:24je vois que ça vous fait réagir,
00:17:25Madi Saïdine.
00:17:26Oui, ça me fait réagir
00:17:27parce qu'en réalité,
00:17:28cette manifestation,
00:17:29son fondement,
00:17:30il est légitime.
00:17:31Évidemment,
00:17:31il y a un ras-de-bol des Français,
00:17:33il y a un ras-de-bol de pays,
00:17:34il y a une situation sociale
00:17:35et politique qui est difficile.
00:17:37En revanche,
00:17:37ce que je ne peux pas admettre
00:17:38et que je ne peux pas
00:17:39tolérer ni défendre,
00:17:40c'est ce qui se passe là.
00:17:41Il y en a qui ne sont pas
00:17:42venus pour manifester,
00:17:43ils sont venus
00:17:43pour casser du flic.
00:17:44En l'occurrence, c'est ça.
00:17:45On les voit arriver
00:17:46avec des poubelles
00:17:47qui balancent sur les policiers,
00:17:54les maras ne trouvent pas de classe.
00:17:55Il y a plein de gamins
00:17:55qui, malheureusement,
00:17:56n'ont pas trouvé d'affectation
00:17:58pour la rentrée.
00:17:59Et le problème de ces mouvements,
00:18:00c'est que la cause est légitime.
00:18:02Ils se font noyauter
00:18:03par des soi-disant antifards,
00:18:06par des black blocs
00:18:06et ça dénature complètement
00:18:08le mouvement.
00:18:09Il y a des gens
00:18:09qui sont là uniquement
00:18:10pour bordéliser la manifestation
00:18:12et pour s'en prendre aux policiers.
00:18:13C'est tout.
00:18:14Et puis, ces images,
00:18:15elles datent de ce matin,
00:18:167h30.
00:18:16Donc, dites-vous que
00:18:17dès le moment où ils arrivent
00:18:19et ils se mettent en place,
00:18:20déjà, il y a une tension
00:18:21qui est présente.
00:18:21Elle n'est pas montée,
00:18:22crescendo, cette tension.
00:18:23Elle était déjà présente
00:18:24à l'arrivée de ces manifestants.
00:18:27Et après, pour la tension,
00:18:28si je peux me permettre...
00:18:29Reda Bellage.
00:18:29Moi, c'est des images
00:18:31qui sont terribles.
00:18:32J'ai vécu ces situations
00:18:33lorsque j'étais affecté
00:18:34à la BAC départementale de nuit.
00:18:36Donc, malheureusement,
00:18:37on y est habitué.
00:18:38Mais s'il y a des tensions...
00:18:40Alors oui, ce matin,
00:18:41il y en avait,
00:18:41mais ça fait plusieurs mois
00:18:43qu'il y a des tensions.
00:18:43Ça fait un mois qu'on nous dit
00:18:44la police tue,
00:18:45la police est violente,
00:18:46la police est ceci,
00:18:47la police est cela.
00:18:48Vous attendez à quoi
00:18:48comme réaction de ces jeunes-là.
00:18:50Vous pouvez souffler, madame ?
00:18:52Vous n'êtes jamais fait caillasser ?
00:18:53Vous avez peut-être sauvé une vie ?
00:18:54Je ne sais pas.
00:18:55Moi, j'en ai sauvé plusieurs.
00:18:56J'en ai pris une aussi.
00:18:56Ce n'est pas tout un faux.
00:18:58Déjà, il faut se calmer.
00:18:59Non, mais je suis très clair.
00:19:00C'est pas tout un faux.
00:19:01Non, mais une fois que vous...
00:19:02Tout de suite,
00:19:03vous me mettez une affichette.
00:19:05Non, parce que je me vois souffler.
00:19:09Ce n'est pas du tout ça.
00:19:09Mais comme vous ne l'avez pas vécu,
00:19:11vous ne pouvez pas comprendre.
00:19:11En ce qui me concerne...
00:19:12Si je le vois,
00:19:13je le vois très bien
00:19:14et j'ai soutenu la police
00:19:15quand il fallait la soutenir
00:19:16et j'ai dénoncé des violences policières
00:19:18quand il y en avait
00:19:19et elles sont là,
00:19:21elles sont véritables.
00:19:22C'est vrai que ce n'est pas
00:19:23la majorité des policiers,
00:19:25effectivement,
00:19:27mais on a un vrai problème.
00:19:29Et pour moi,
00:19:29les victimes,
00:19:30ce sont et les jeunes
00:19:32et notre jeunesse
00:19:34et les policiers
00:19:35qui sont victimes
00:19:35d'un échec politique.
00:19:37Parce que là,
00:19:37on essaie de mettre dos à dos
00:19:39les policiers
00:19:40et notre population,
00:19:41mais ça suffit.
00:19:42En fait,
00:19:42le réel mot,
00:19:44M-A-U-I-X,
00:19:44c'est l'échec politique.
00:19:46Mais ça,
00:19:46je suis d'accord.
00:19:47Autant je peux être d'accord
00:19:48avec vous là-dessus,
00:19:49mais pourquoi est-ce
00:19:49qu'ils s'en prennent aux policiers ?
00:19:51Justement,
00:19:52moi,
00:19:52si je peux passer un appel,
00:19:54c'est d'appeler tous ces jeunes,
00:19:55toutes ces femmes
00:19:57et ces hommes sages
00:19:58qui sont venus manifester
00:19:59pour une cause noble
00:20:00de ne pas laisser faire
00:20:02et de les filmer
00:20:03et de les réprimander
00:20:04et de les dénoncer.
00:20:06Parce qu'il est hors de question
00:20:07qu'on puisse aller manifester
00:20:09pour revendiquer nos droits
00:20:11dans ce pays
00:20:11en ayant une minorité
00:20:14qui puisse casser
00:20:15et défaire justement
00:20:16le message qu'on a envie de dire.
00:20:17Laurent Jacobelli.
00:20:18Sauf que,
00:20:19malheureusement,
00:20:20ces sédicieux
00:20:21que l'on peut voir
00:20:22sont chauffés à blanc
00:20:23par des personnalités politiques
00:20:24soi-disant respectables.
00:20:26Quand,
00:20:27à longueur d'Assemblée nationale
00:20:28et de séance,
00:20:29on entend
00:20:29la police tue,
00:20:31la police fait des contrôles
00:20:32au faciès,
00:20:33quand on entend en permanence
00:20:34que les commerçants,
00:20:36qu'un certain nombre de gens
00:20:37qui travaillent
00:20:38seraient des détourneurs
00:20:39de richesses,
00:20:39cette extrême-gauche-là,
00:20:41aujourd'hui,
00:20:41pousse à la violence.
00:20:43Et d'ailleurs,
00:20:43le théorise,
00:20:44M. Mélenchon lui-même,
00:20:46peut-être votre ami,
00:20:46madame,
00:20:47dit que dans les rues,
00:20:48il faut la violence
00:20:49pour obtenir le pouvoir.
00:20:50Et vous avez des esprits faibles
00:20:52qui le croient
00:20:52et qui l'écoutent.
00:20:53Et quand,
00:20:54en face,
00:20:54vous avez une autorité de l'État
00:20:56qui est dégradée,
00:20:57quand vous avez
00:20:57un laxisme judiciaire,
00:20:58qu'on les laisse faire
00:21:00et qu'on ne les arrête pas,
00:21:01eh bien,
00:21:02malheureusement,
00:21:02ils y retournent.
00:21:03Je vous donne un exemple concret.
00:21:04Je vais terminer ma phrase,
00:21:06madame,
00:21:06qui que vous soyez.
00:21:08Une fois encore,
00:21:11il faut rétablir l'ordre
00:21:12dans ce pays
00:21:12parce que sinon,
00:21:13la gauche va tuer
00:21:14tout mouvement social.
00:21:16Il n'y a pas pire ennemi
00:21:16des salariés.
00:21:17Il n'y a pas pire ennemi
00:21:18des gens qui souffrent
00:21:19que la gauche
00:21:20en faisant en sorte
00:21:21que toute manifestation
00:21:23devienne un pugilat,
00:21:24en faisant en sorte
00:21:25que toute demande du peuple
00:21:27parfois légitime
00:21:28devienne l'annonce
00:21:30de l'arrivée des Black Blocs,
00:21:31eh bien,
00:21:32la gauche crée
00:21:33un halo
00:21:34d'incompréhension
00:21:36autour de ces mouvements
00:21:37et le remède
00:21:38est pire que le mal.
00:21:38Réponse de Karim Akatim
00:21:39alors qu'on est garde du Nord
00:21:41sur les images
00:21:41que vous voyez à gauche
00:21:42de votre écran.
00:21:43Il n'y a pas plus violent
00:21:44que l'extrême droite.
00:21:45Ce n'est pas la question.
00:21:46Il n'y a personne
00:21:46d'extrême droite.
00:21:47À chaque fois,
00:21:48vous rejetez la faute.
00:21:49Là, ce n'est pas l'extrême droite.
00:21:51Mais combien de fois
00:21:54on a eu des violences ?
00:21:55On parle de là,
00:21:56en parlant d'aujourd'hui.
00:21:56On ne fait pas un cours du soir
00:21:58en fin d'accueil.
00:21:59Là, on parle de côté.
00:22:01Je vous ai laissé parler
00:22:02qui que vous soyez aussi.
00:22:04Maintenant,
00:22:04laissez-moi parler.
00:22:06Elles sont là,
00:22:07elles sont présentes.
00:22:08Même le préfet nous l'a dit.
00:22:10On a eu une violence policière
00:22:11encore une fois
00:22:12à la plaine Saint-Denis
00:22:13où on a un policier
00:22:15qui a mis une gifle
00:22:17et qui a craché
00:22:18sur un jeune.
00:22:19Il y a 15 000 policiers
00:22:20qui ont été conservés.
00:22:21Vous n'avez pas la vidéo
00:22:24avant,
00:22:25vous n'avez pas la vidéo
00:22:25après.
00:22:26Je prends un exemple
00:22:27pour vous dire
00:22:30que ça existe.
00:22:31Maintenant,
00:22:31pourquoi on est arrivé là ?
00:22:33Personne ne se pose
00:22:34la question
00:22:34de pourquoi on est arrivé là.
00:22:36Parce que la gauche
00:22:37n'est pas la gauche
00:22:39parce que la gauche
00:22:42se sert de ces gamins-là
00:22:45et les instrumentalisent.
00:22:48C'est tout ça.
00:22:48On a entendu.
00:22:51Madi vous répond.
00:22:53La vérité,
00:22:54c'est que moi,
00:22:54je n'arrive pas à comprendre
00:22:55comment on ne peut pas
00:22:55faire preuve d'un petit peu
00:22:56de hauteur au-delà
00:22:57de nos convictions politiques
00:22:58des uns et des autres.
00:22:59La vérité,
00:22:59c'est que la gauche,
00:23:00elle instrumentalise ses gamins
00:23:01et vous le savez.
00:23:02Nous le savons tous.
00:23:03Le mouvement des Gilets jaunes,
00:23:04moi, j'étais à la première.
00:23:05C'était bonne ambiance.
00:23:06C'était plutôt sympa.
00:23:08Dès que la gauche,
00:23:09dès que les syndicalistes
00:23:10ont mis leur bouche
00:23:11est devenu un bordel
00:23:12sans nom.
00:23:12Et c'est ce qui va se passer
00:23:13aujourd'hui.
00:23:14C'est pas vrai.
00:23:16C'est pas vrai.
00:23:17Mais c'est pas la question
00:23:18d'extrême droite ou de gauche.
00:23:19Moi, je ne défends personne.
00:23:20Je défends la France
00:23:21à point de tirer à la ligne.
00:23:22Et la vérité,
00:23:23c'est qu'aujourd'hui,
00:23:23nos jeunes sont instrumentalisés
00:23:25par une gauche
00:23:26qui ne leur propose rien.
00:23:28Si ce n'est que le cas,
00:23:28nous le savons tous.
00:23:30Jean-Luc Mélenchon,
00:23:31l'instrumentalisé,
00:23:32vos 13 copains d'heure,
00:23:32vous l'avez quitté,
00:23:33me semble-t-il.
00:23:34Vous avez certainement
00:23:34de bonnes raisons.
00:23:35Juste on parle
00:23:37de l'ordre
00:23:37avec les forces de l'ordre
00:23:38qui sont en train d'arriver.
00:23:40Vous le voyez en direct
00:23:41sur ces images
00:23:42qui sont en train d'arriver,
00:23:44qui sont visiblement
00:23:45en train également
00:23:46d'intervenir
00:23:47sur ces images
00:23:49pour essayer
00:23:49de rétablir le calme
00:23:51et de rétablir l'ordre.
00:23:53Dans un instant,
00:23:53Sabrine en fera un point
00:23:54sur les informations
00:23:56venues de toute la France
00:23:57que vous pouvez avoir.
00:23:58Mais auparavant,
00:23:58on va partir dans le Nord.
00:23:59On rejoint Jean-Pierre Cloès
00:24:00qui est délégué permanent
00:24:01Alliance Poliste
00:24:02dans le Nord.
00:24:03Bonjour, merci d'être
00:24:03en direct avec vous.
00:24:05Quelle est la situation
00:24:06et les informations
00:24:07que vous avez
00:24:07concernant ce qui se passe
00:24:09dans le Nord
00:24:10à l'heure qu'il est ?
00:24:12Bonjour.
00:24:13Avant toute chose,
00:24:13je voudrais saluer
00:24:14l'engagement
00:24:14de nos collègues
00:24:15à des Hauts-de-France.
00:24:16Alors, pour le Nord
00:24:17et puis les Hauts-de-France,
00:24:18de manière générale,
00:24:20actuellement,
00:24:20à cette heure,
00:24:21c'est plutôt calme
00:24:22sur Compiègne,
00:24:23Lens,
00:24:24Amiens,
00:24:26Beauvais,
00:24:27Valenciennes,
00:24:28Douai,
00:24:28Maubeuge,
00:24:29Cambray.
00:24:30La situation
00:24:30est plutôt calme
00:24:32et c'est des gens
00:24:32qui manifestent
00:24:33en toute bonne intelligence,
00:24:36sans débordement.
00:24:38C'est un petit peu
00:24:38plus compliqué
00:24:39depuis ce matin
00:24:40sur l'île,
00:24:41mais l'action rapide
00:24:42des collègues
00:24:43permet de contenir
00:24:44et d'intervenir
00:24:45assez rapidement,
00:24:47même si dans
00:24:48certains quartiers
00:24:49populaires de l'île
00:24:51et de l'agglomération
00:24:52de l'île,
00:24:53c'est un petit peu
00:24:54plus long.
00:24:56on a quand même
00:24:57néanmoins
00:24:58quelques interpellations
00:24:59depuis ce matin,
00:25:004 ou 5,
00:25:01notamment pour
00:25:02des feux de poubelle,
00:25:04on a dû faire usage
00:25:05quand même
00:25:05de grenades
00:25:06lacrymogènes
00:25:07pour disperser
00:25:09des individus
00:25:10prêts à en découdre,
00:25:12mais l'action
00:25:13de la police
00:25:14fait son effet
00:25:15et
00:25:15hormis
00:25:17sur l'île
00:25:18et sa métropole
00:25:19ou dans
00:25:19certains quartiers,
00:25:21c'est un petit peu
00:25:22plus compliqué,
00:25:23et
00:25:24les actions
00:25:26sont vite
00:25:27maîtrisées
00:25:29et ça se passe
00:25:29pour l'instant
00:25:30plutôt bien,
00:25:31même si on a
00:25:32quelques débourses
00:25:32de main.
00:25:33Est-ce que c'est
00:25:34un important dispositif
00:25:34qui a été mis en place
00:25:35dans le nord également
00:25:36comme dans le reste
00:25:36de la France ?
00:25:37On sait qu'il y a
00:25:3780 000 policiers
00:25:38qui sont mobilisés
00:25:39partout en France,
00:25:40c'est le cas dans le nord aussi ?
00:25:42Bien sûr,
00:25:42c'est le cas dans le nord,
00:25:44c'est le cas dans les Hauts-de-France.
00:25:45Il faut savoir que
00:25:46ce matin,
00:25:47les effectifs de police
00:25:48sont sur leur secteur,
00:25:50sur leur circonscription
00:25:51et certains d'entre eux
00:25:53vont rejoindre
00:25:55l'île cet après-midi
00:25:56afin de renforcer
00:25:57nos collègues lillois
00:25:59pour le bon déroulement
00:26:01de la manifestation
00:26:03de l'île cet après-midi.
00:26:04Merci beaucoup
00:26:05Jean-Pierre Cloès,
00:26:05délégué permanente
00:26:06Alliance Police Nationale
00:26:07dans le nord,
00:26:08alors qu'on est toujours
00:26:08sur ces images
00:26:09de la gare du nord.
00:26:11Idir,
00:26:11je vous donne la parole
00:26:11dans un instant,
00:26:12je sais que vous vouliez parler,
00:26:13mais on va faire un point
00:26:13précis et complet
00:26:15sur la situation en France.
00:26:16Avec vous Sabrina.
00:26:17Déjà,
00:26:17je vais vous annoncer ce chiffre,
00:26:18on est à près de 200 interpellations
00:26:21dans la France entière,
00:26:22132 rien qu'en agglomération parisienne
00:26:24et on parlait tout à l'heure
00:26:25du reste de la France
00:26:26à l'île,
00:26:27effectivement,
00:26:28mais il y a eu tout de même
00:26:29plusieurs charges
00:26:30dans le quartier Petit Maroc
00:26:31de l'île,
00:26:32donc il y a eu tout de même
00:26:33des mouvements policiers,
00:26:34de la violence de côté,
00:26:36en tout cas du côté
00:26:36des manifestants
00:26:37qui étaient présents.
00:26:39Manifestants,
00:26:40peut-être que ce n'est pas
00:26:40le bon mot
00:26:41parce que ce ne sont pas
00:26:41réellement des manifestations,
00:26:42c'est cet après-midi
00:26:43qu'il y aura des manifestations,
00:26:45c'est plutôt des situations
00:26:46de blocage,
00:26:47de regroupement d'individus.
00:26:48Dans le reste de la France,
00:26:49on peut citer Marseille,
00:26:51Poitiers, Nantes
00:26:52où il y a eu
00:26:54des mouvements
00:26:55Claire Montferrand
00:26:55ou des affrontements
00:26:56en lieu entre la police
00:26:57et les personnes présentes.
00:26:59À Toulouse,
00:27:00il y a des barricades
00:27:01qui sont en feu
00:27:02et Rennes où un bus
00:27:03a été incendié
00:27:04et des policiers et pompiers
00:27:05ont été visés
00:27:06par des tirs de mortiers.
00:27:08Merci beaucoup Sabrina,
00:27:09vous restez avec nous
00:27:09bien évidemment en plateau
00:27:10pour nous tenir au courant
00:27:11de toutes les informations
00:27:12qui nous parviennent.
00:27:13Idir,
00:27:14vous vouliez réagir,
00:27:15vous qui êtes soutien
00:27:15de ce mouvement Bloquons-Tout ?
00:27:16Je suis soutien effectivement
00:27:17et puis autant que gilet jaune,
00:27:19moi je voulais juste
00:27:19apporter une petite précision
00:27:20à mon niveau
00:27:22puisque je suis gilet jaune
00:27:24de la première heure.
00:27:25Vous posiez la question
00:27:26tout à l'heure
00:27:26par rapport à la police.
00:27:28Pourquoi ces gens-là
00:27:29prennent ce moment
00:27:31pour jeter les poubelles
00:27:32pour s'attaquer
00:27:32aux forces de l'ordre ?
00:27:34Ce qui n'est évidemment
00:27:35pas normal.
00:27:36Moi,
00:27:37tout ce que je peux vous dire
00:27:37c'est que je vous rapporte
00:27:38une chose que je vis
00:27:39et que j'ai toujours vécu
00:27:40dans les manifestations.
00:27:41On a un sentiment
00:27:42que je ne suis pas en train
00:27:43de justifier.
00:27:44Je suis en train
00:27:44de vous rapporter des faits
00:27:45et essayer de comprendre.
00:27:46Et on a l'impression
00:27:48quand on est en manifestation
00:27:50que la police
00:27:51est contre nous.
00:27:52C'est vraiment
00:27:52les manifestants.
00:27:54Pas tous,
00:27:54évidemment,
00:27:55je ne vais pas mettre tout le monde,
00:27:56je ne vais pas parler
00:27:56au nom de tout le monde
00:27:57mais la plupart,
00:27:58tous ceux en tout cas
00:27:59avec qui j'ai pu discuter,
00:28:01ils ont un sentiment
00:28:02d'avoir des personnes
00:28:04en face d'eux
00:28:05qui sont censées
00:28:06les protéger à la base
00:28:07mais qui protègent
00:28:08ce gouvernement
00:28:09qui les met justement
00:28:10dans la précarité.
00:28:11et c'est uniquement
00:28:12pour ça,
00:28:14en tout cas pour certains,
00:28:15parce que je ne vais pas développer
00:28:16sur les blablabla
00:28:16que ça,
00:28:17je ne sais pas moi,
00:28:18je ne suis pas blablabla.
00:28:18C'est intéressant,
00:28:19votre regard est intéressant,
00:28:20je vous donne la réponse
00:28:20à Réna Bellas qui est policier.
00:28:21Juste une deuxième petite chose,
00:28:23il y a aussi le fait
00:28:25de dire que les Français
00:28:26qui vont manifester
00:28:28ne sont pas des débiles mentaux,
00:28:30c'est-à-dire qu'ils savent réfléchir
00:28:31et les clivages gauche-droite,
00:28:33je ne suis pas d'accord avec vous,
00:28:34ils s'en fichent royalement.
00:28:35Moi je marche avec des gens
00:28:36d'extrême droite
00:28:37alors que je ne mets vraiment
00:28:39aucun soutien de l'extrême droite.
00:28:41Voilà.
00:28:42Je marche avec la LFI
00:28:43où je ne suis pas soutien
00:28:44du tout de la LFI,
00:28:45je peux marcher avec des LR,
00:28:46alors je ne suis vraiment pas
00:28:47dans la politique du tout.
00:28:49On est tous ensemble.
00:28:50Juste sur les policiers,
00:28:51parce que c'est intéressant
00:28:51ce que vous disiez sur les policiers,
00:28:52parce que c'était une façon
00:28:53un peu de justifier quand même.
00:28:55Ce n'est pas justifier,
00:28:55j'essaie d'apporter...
00:28:57Voilà, c'est expliqué,
00:28:58c'est différent.
00:28:58Qu'est-ce que vous répondez à il dire ?
00:29:00La police est entre le marteau
00:29:02et l'enclume,
00:29:03si je puis dire.
00:29:03Je comprends le sentiment du monsieur
00:29:05pour savoir qu'en termes
00:29:09on agit sur commandement.
00:29:10Bien sûr.
00:29:11Quand on nous dit de charger,
00:29:12on charge.
00:29:12Ce n'est pas comme dans
00:29:13les violences urbaines.
00:29:15Maintenant, sur le contexte
00:29:17des Gilets jaunes,
00:29:18moi c'est ma vision des choses.
00:29:20À un moment, au début,
00:29:21on nous demandait en banlieue,
00:29:23parce que je gérais la banlieue moi,
00:29:25dans les gares, on contrôlait.
00:29:27C'est-à-dire les gens qui venaient
00:29:28pour en découdre à Paris,
00:29:30on contrôlait en amont.
00:29:32Mais à un moment,
00:29:32je ne sais pas pourquoi,
00:29:33comme vous dites,
00:29:34ce n'est pas notre décision à nous,
00:29:36on a arrêté ces contrôles.
00:29:37Et on a laissé rentrer ces gens-là.
00:29:39Alors, je ne sais pas qui,
00:29:41à quoi, pourquoi, comment,
00:29:43je ne sais pas.
00:29:44Non, moi je vous dis,
00:29:45je suis transparent,
00:29:46mais je peux vous dire
00:29:47que c'est intéressant ce que vous dites.
00:29:49Je ne pense pas.
00:29:50Après, les policiers
00:29:51se sont retrouvés à acculer.
00:29:53À un moment,
00:29:53on fait avec les moyens qu'on a.
00:29:55Il y a eu,
00:29:56moi j'ai fait des manifs,
00:29:57j'ai fait le Paris Saint-Germain,
00:29:59j'ai fait des rassemblements
00:30:00qui étaient interdits,
00:30:01j'ai tiré au flashball.
00:30:03Bon, je n'ai pas enlevé un oeil,
00:30:04mais c'est des choses qui arrivent,
00:30:05c'est terrible.
00:30:06Mais c'est ça en fait,
00:30:07c'est un moment,
00:30:08quand vous êtes dans un trou,
00:30:09le groupe d'individus
00:30:10qui est violent,
00:30:11comme on l'a vu ce matin,
00:30:13si vous êtes interpellé,
00:30:14vous n'avez rien à faire là.
00:30:15Donc vous devez être interpellé,
00:30:16vous devez être placé en garde à vue,
00:30:17vous devez être déféré
00:30:18et vous devez,
00:30:19selon les violences que vous avez commis,
00:30:21aller en prison.
00:30:22Ce n'arrive malheureusement
00:30:23quasiment jamais.
00:30:23Jeanne Brina,
00:30:24notre spécialiste police-justice
00:30:25a une précision apportée là-dessus
00:30:26et puis ensuite Laurent Jacobili.
00:30:27Peut-être qu'ils sont trop nombreux
00:30:28à être contrôlés
00:30:29parce que rappelez-vous,
00:30:29pour les gilets jaunes,
00:30:36toutes,
00:30:36que ce soit à Paris
00:30:37ou en province,
00:30:38que ce sont des individus
00:30:39habillés en tenue sombre
00:30:40pour la plupart
00:30:41ou bien avec des messages politiques
00:30:43sur leur t-shirt
00:30:43et qui ont le visage masqué
00:30:45ou cagoulé.
00:30:46Et ça, c'est quand même
00:30:47différent d'une manifeste nation,
00:30:49ne serait-ce que des gilets jaunes
00:30:50ou ce n'était pas du tout
00:30:51ce genre de personnes
00:30:52qu'on voyait tout le temps
00:30:53et sur toutes les images.
00:30:54Oui, mais c'est là
00:30:54où on peut se poser la question
00:30:55qui sont derrière ces capuches
00:30:57et ces...
00:30:58C'est pas l'extrême droite,
00:31:01a priori.
00:31:02Laurent Jacobili.
00:31:02Moi, je ne sais pas.
00:31:04Moi, c'est l'extrême droite.
00:31:05Et après, je laisse...
00:31:06Tout peut arriver.
00:31:06Juste, Réna Véla,
00:31:07j'ai Laurent Jacobili.
00:31:08Au niveau opérationnel,
00:31:09moi, je suis aussi mécontent
00:31:11que vous, honnêtement.
00:31:12Parce qu'après,
00:31:13la victoire de Paris Saint-Germain
00:31:15en demi-finale,
00:31:16la victoire du Paris Saint-Germain
00:31:17en finale,
00:31:18la fête de la musique,
00:31:19je n'arrive pas aujourd'hui
00:31:20à comprendre
00:31:21que les hauts...
00:31:22Enfin, je ne sais pas
00:31:23qui dirige...
00:31:23Enfin, je sais,
00:31:24je me doute
00:31:24qui dirige tout ça.
00:31:26Mais au plus haut sommet de l'État,
00:31:27il y a un moment
00:31:27où on a le pouvoir
00:31:30de filtrer, en fait.
00:31:31Le pouvoir d'anticiper
00:31:32certains blocages.
00:31:33Pas tout, on ne peut pas.
00:31:34Mais des images comme ce matin,
00:31:36ce n'est juste pas possible.
00:31:37Il y a juste un moment
00:31:37où il va falloir
00:31:38que ça s'arrête
00:31:38parce que moi, mes collègues,
00:31:40je ne dis pas
00:31:40qu'ils vont lâcher.
00:31:41Mais à un moment,
00:31:42ça va être compliqué pour nous
00:31:43de tenir la cadence.
00:31:44Ce n'est pas possible.
00:31:45Aujourd'hui,
00:31:45je ne peux pas vous dire...
00:31:46J'ai eu des directeurs
00:31:47au téléphone.
00:31:49Je sais qu'un collègue
00:31:50qui a commencé à 10h du matin,
00:31:51je ne sais pas
00:31:52ce qu'il y a l'heure
00:31:52il va finir ce soir.
00:31:53Et ce soir,
00:31:54si le collègue,
00:31:55il fait plus de 12h de travail,
00:31:57quand il va se faire insulter
00:31:58à minuit,
00:31:59ah oui, là oui.
00:32:00Par contre, oui,
00:32:00on s'expose à un moment.
00:32:02Un dérapage.
00:32:04Laurent Jacovelli.
00:32:05Moi, je suis assez étonné
00:32:06de tous les propos
00:32:07que j'entends.
00:32:07D'abord, sachez que
00:32:08les policiers
00:32:09ou les gendarmes
00:32:10sont dans la même situation
00:32:11que les Français
00:32:11qui souffrent
00:32:12et qui l'expriment.
00:32:13Eux aussi ont des problèmes
00:32:14de fin de mois.
00:32:15Eux aussi ont des problèmes
00:32:15d'organisation de travail.
00:32:17Eux aussi ont des problèmes
00:32:18pour élever leurs enfants
00:32:19convenablement
00:32:20dans la société actuelle.
00:32:22Et donc,
00:32:23vous en faites des proies,
00:32:24vous en faites des bourreaux.
00:32:25Moi, j'en fais des protecteurs.
00:32:27Protecteurs de la démocratie,
00:32:28protecteurs de l'ordre public,
00:32:30protecteurs de vie aussi.
00:32:31Et j'aimerais leur dire merci.
00:32:33Personne ne l'a fait aujourd'hui,
00:32:35à part vous, bien sûr,
00:32:36et m'associer à vous
00:32:37pour leur dire merci.
00:32:39Et madame,
00:32:39j'ai bien compris
00:32:40que vous avez une espèce
00:32:41de syndrome de Gilles de la Tourette.
00:32:42Dès que vous n'êtes pas contente,
00:32:43vous dites extrême droite.
00:32:44Mais je pense qu'il n'y a pas
00:32:45de péril d'extrême droite en France.
00:32:46En France, elle est résiduelle.
00:32:48Par contre, je vais terminer.
00:32:49Qu'est-ce que vous n'avez pas
00:32:50entendu des propos d'y dire ?
00:32:51Non, mais ce qui est extrême,
00:32:52c'est de ne pas laisser parler
00:32:53les autres en démocratie.
00:32:55Aujourd'hui, le risque d'extrême droite,
00:32:56il est résiduel.
00:32:58Et tant mieux, Jean-Marc,
00:32:59parce qu'on a envie
00:33:01de garder notre démocratie.
00:33:02Mais le risque d'extrême gauche,
00:33:03lui, il est très vif.
00:33:04Quand on voit des gens
00:33:05habillés en noir,
00:33:06avec des cagoules,
00:33:07vouloir en découdre
00:33:08avec les policiers,
00:33:09ce sont finalement
00:33:10les nervis de Mélenchon,
00:33:11ceux qui veulent prendre le pouvoir.
00:33:13Et je pense que la police,
00:33:14elle doit nous aider
00:33:15à les arrêter.
00:33:16Là où il y a un problème,
00:33:16c'est que la justice les libère.
00:33:18Mais moi, j'aimerais
00:33:19qu'aujourd'hui,
00:33:19les salariés français
00:33:20puissent manifester en paix.
00:33:21Nous dire ce qu'ils veulent.
00:33:22On est tous d'accord là-dessus.
00:33:23On est tous d'accord.
00:33:24Mais que la gauche
00:33:25nous laisse tranquillement.
00:33:25Justement, il y en a marre
00:33:26de ces discours politico-politiciens.
00:33:28Je suis élue de la République,
00:33:29il n'y a pas de problème.
00:33:30Mais là, on est des citoyens français aussi.
00:33:32Extrême gauche, extrême droite,
00:33:33là, on parle des Français.
00:33:34Il y a M. Edir
00:33:35qui vient d'expliquer
00:33:37qu'il avait ce sentiment
00:33:39en manifestation
00:33:40que la police,
00:33:42au lieu de les protéger,
00:33:43il se sentait oppressé.
00:33:45Vous êtes en train
00:33:46de nous dépeindre.
00:33:46Tout le monde aime la police.
00:33:48Il faut arrêter de croire
00:33:49que l'on perd ça.
00:33:49Non, non, ce n'est pas vrai.
00:33:50Vous l'avez entendu,
00:33:51le slogan
00:33:51tout le monde déteste la police,
00:33:53vous l'avez entendu.
00:33:53Excusez-moi.
00:33:55Non, mais qui va apprécier
00:33:56une police violente
00:33:57qui dépasse ses droits
00:33:59et ses limites ?
00:33:59Mais ce n'est pas
00:34:00la police française, ça.
00:34:01Non, mais...
00:34:01Juste, Karima Kassi.
00:34:02Qui a dénoncé.
00:34:03Attendez, attendez,
00:34:04ne criez pas, ne criez pas.
00:34:05Juste un instant.
00:34:06Vous l'avez entendu
00:34:07dans pleine manif,
00:34:07tout le monde déteste la police.
00:34:09Ce slogan,
00:34:09on ne l'a pas inventé.
00:34:10Donc, on ne peut pas dire
00:34:11que tout le monde aime la police.
00:34:13Je n'ai pas entendu,
00:34:13moi, ça, en manif.
00:34:14Tout le monde aime la police,
00:34:15je n'ai pas entendu.
00:34:16Oui, il y a un cadre.
00:34:17Il y avait bien
00:34:18un événement pour cela.
00:34:20Vous prenez une action
00:34:22où les Français
00:34:23étaient exacerbés
00:34:24d'un événement.
00:34:26Mais globalement,
00:34:27le Français,
00:34:27quand il a un problème,
00:34:28qui l'appelle ?
00:34:29La police,
00:34:30il se fait agresser.
00:34:31On appelle la police
00:34:32à notre échelle.
00:34:32Juste pour être très clair,
00:34:32Karima Katim,
00:34:33pour être très clair,
00:34:34juste,
00:34:35et ça va être intéressant,
00:34:36vous aimez la police ?
00:34:37Mais bien sûr que oui.
00:34:38Mais moi,
00:34:39je n'arrête pas de dire
00:34:41que c'est un échec politique.
00:34:44La police,
00:34:44on leur met tout sur le dos.
00:34:46Mais il vient de le dire,
00:34:48il vient de le dire,
00:34:49ils sont sous commandement
00:34:50et ce n'est pas eux
00:34:52qui régissent les règles.
00:34:53Ce n'est pas eux
00:34:53qui donnent le...
00:34:54Alors, on va partir
00:34:54en direct,
00:34:56porte de Montreuil,
00:34:57si vous le voulez bien,
00:34:57rejoindre l'une
00:34:58de nos envoyées spéciales
00:34:59qui est sur place.
00:35:00Quelle est la situation
00:35:02porte de Montreuil
00:35:03en direct
00:35:03où il y a cette manifestation
00:35:05et ce rassemblement
00:35:06que l'on voit en ce moment
00:35:07à l'image ?
00:35:09Pour le moment,
00:35:10Jean-Marc,
00:35:11l'heure est à l'organisation
00:35:12puisque les participants
00:35:14à cette mobilisation
00:35:15souhaitent faire venir
00:35:17davantage de personnes.
00:35:18Ils se demandent aussi
00:35:19si le mieux est de partir
00:35:21pour rejoindre d'autres mouvements.
00:35:23Est-ce qu'il faut prendre
00:35:24la direction de la place
00:35:25de la République
00:35:26ou encore de rejoindre
00:35:27des lycées ?
00:35:29La décision a été prise
00:35:30par l'un des organisateurs
00:35:32du rassemblement.
00:35:33Ils vont rester ici.
00:35:35Ils vont peut-être
00:35:35être rejoints
00:35:36par des lycéens,
00:35:37les lycéens du lycée
00:35:38Jean Jaurès
00:35:39qui se trouvent
00:35:39à proximité
00:35:40de la porte de Montreuil.
00:35:41L'objectif quand même
00:35:42de ces participants
00:35:43à cette mobilisation
00:35:44est de prendre part
00:35:45et de bloquer
00:35:46le boulevard périphérique
00:35:47porte de Montreuil.
00:35:49La mobilisation
00:35:50s'est calmée,
00:35:53mais ils sont toujours
00:35:54vigilants
00:35:55et ils protègent
00:35:56toujours l'ensemble
00:35:57de la porte de Montreuil
00:35:58pour éviter tout blocage
00:35:59de la circulation.
00:36:01Pour le moment,
00:36:02beaucoup d'individus
00:36:03commencent aussi
00:36:04à se masquer,
00:36:05à s'équiper.
00:36:07On est loin
00:36:07de la tenue traditionnelle
00:36:10d'un manifestant pacifique.
00:36:12Là, on est vraiment
00:36:12sur des éléments
00:36:14radicaux,
00:36:15hostiles à la police
00:36:16avec des slogans
00:36:16comme « Abat l'État policier »
00:36:18ou encore des slogans
00:36:20pour la Palestine.
00:36:21Des individus
00:36:22qui se casquent,
00:36:23qui se masquent
00:36:24et qui se portent
00:36:25des défis.
00:36:25Voilà, on va rester
00:36:27bien évidemment
00:36:28en liaison avec vous
00:36:29sur ces images
00:36:30pendant qu'Hydir
00:36:30veut reprendre la parole.
00:36:32En fait, je voulais
00:36:32vous poser une question
00:36:33aux policiers.
00:36:34Aux policiers, oui.
00:36:35Excusez-moi.
00:36:35C'est son piège.
00:36:36Non, non, il n'y a pas
00:36:37de piège.
00:36:39Vous savez, vous êtes français,
00:36:40je suis français
00:36:40et ce qu'on fait là aujourd'hui,
00:36:41on est là pour la France.
00:36:42Moi, je ne suis pas là
00:36:43pour contrer qui que ce soit.
00:36:45La seule chose,
00:36:45c'est que je me pose
00:36:46une question
00:36:47parce que je suis avec intérêt
00:36:48moi, les reportages
00:36:50sur les policiers, etc.
00:36:52Depuis les Gilets jaunes,
00:36:54et justement,
00:36:54ça vous de me le dire
00:36:55et vous avez peut-être
00:36:56m'orienté sur des sujets
00:36:57intéressants là-dessus.
00:36:59On entendait
00:36:59pendant les Gilets jaunes
00:37:00et je débattais là-dessus
00:37:01sur les plateaux.
00:37:02Allez-y, posez votre question.
00:37:03Oui, justement sur le fait
00:37:04qu'il y avait beaucoup
00:37:05de suicides dans la police.
00:37:08Je voulais savoir moi
00:37:09comment ça a évolué
00:37:09depuis les Gilets jaunes
00:37:10à aujourd'hui
00:37:11et pourquoi vous ne le dénoncez pas
00:37:14avant qu'il y ait les manifs.
00:37:16C'est pour ça que je vous dis
00:37:18peut-être que je suis passé à côté.
00:37:20Malheureusement,
00:37:20on a encore beaucoup
00:37:21trop de collègues
00:37:21qui décident de mettre fin
00:37:23à leur jour.
00:37:23Pourquoi ?
00:37:24Parce que quand vous gérez
00:37:26la misère du monde,
00:37:28vous venez de rentrer
00:37:29dans la police
00:37:29ou vous avez un certain
00:37:30nombre d'années
00:37:32ou une certaine expérience,
00:37:33vous gérez la misère du monde
00:37:34en fait.
00:37:34Les problèmes des gens,
00:37:35vous êtes dedans en fait.
00:37:36Et quand vous rentrez chez vous,
00:37:38vous avez envie
00:37:39de mettre ça de côté,
00:37:40il suffit d'une petite dispute
00:37:41avec votre conjoint
00:37:41et puis là,
00:37:42le truc,
00:37:43vous abandonnez.
00:37:44Et pourquoi ?
00:37:45Parce qu'on n'a pas,
00:37:45et ça on oublie
00:37:46de le rappeler,
00:37:47les risques psychosociaux.
00:37:49C'est-à-dire que,
00:37:50comme vous l'avez dit
00:37:50tout à l'heure,
00:37:51monsieur le député,
00:37:51on est comme les Français en fait.
00:37:53On est des êtres humains
00:37:54et les gens oublient ça.
00:37:56Ils oublient ça.
00:37:57Et nous aussi,
00:37:58on a nos problèmes
00:37:58et malheureusement,
00:38:00notre hiérarchie souvent,
00:38:01elle est là
00:38:02et encore avec ses sacs
00:38:03à médailles
00:38:04où on est là
00:38:04à nous taper
00:38:05comme on le fait en ce moment
00:38:06sur l'épaule
00:38:06en disant
00:38:06« Ah oui, on vous soutient, merci. »
00:38:08Mais dans les sacs,
00:38:09il n'y a rien en fait.
00:38:09Et Réda Bénage,
00:38:10vous savez...
00:38:11Juste attendez,
00:38:11je voudrais ajouter quelque chose
00:38:12parce qu'on l'oublie
00:38:13beaucoup trop quand même,
00:38:14c'est que les policiers aussi,
00:38:15ils ont des problèmes
00:38:16de fin de mois,
00:38:17ils ont des problèmes
00:38:18du quotidien
00:38:19et non,
00:38:19mais c'est important
00:38:20de le redire
00:38:21parce qu'en fait,
00:38:22ces manifestants,
00:38:22ils voient les policiers
00:38:23comme des ennemis,
00:38:24comme des gens
00:38:24qui seraient coupés
00:38:25de la réalité.
00:38:26Or très souvent,
00:38:26ces policiers,
00:38:28quand on les attaque
00:38:28et quand on leur balance
00:38:30des trucs à la figure,
00:38:31oui.
00:38:32C'est pas...
00:38:32Non, non.
00:38:35Les manifs
00:38:36contre la réforme des retraites,
00:38:38je les ai toutes faites.
00:38:39Toutes les semaines,
00:38:40j'étais sur le pavé
00:38:41et ça ne m'a pas empêché
00:38:43de voir des images terribles.
00:38:44C'est-à-dire que j'ai vu
00:38:45des policiers brûler
00:38:46comme des torches humaines,
00:38:48j'ai vu un collègue
00:38:48de la compagnie d'intervention
00:38:50de la DOPC au sol
00:38:51qui s'était pris un pavé
00:38:52qu'on a dû traîner
00:38:53comme si on était
00:38:54en pleine guerre
00:38:55et je reviens
00:38:56sur ce que vous disiez,
00:38:57madame,
00:38:57c'est pas contre vous
00:38:57mais vous dites
00:38:58oui mais c'est exceptionnel.
00:39:00Madame,
00:39:00c'est toutes les trois semaines
00:39:02il y a une dissolution
00:39:03on est obligé
00:39:03de déclencher
00:39:04un plan de sécurisation
00:39:05des urnes.
00:39:05Donc on revient
00:39:07à cet échec politique.
00:39:08Non mais ça,
00:39:09après c'est ce côté politique,
00:39:10moi j'ai connu
00:39:11Jean-François 2018
00:39:13j'ai connu la gauche,
00:39:14la droite,
00:39:15Sarkozy,
00:39:15les Karcher,
00:39:16j'ai connu
00:39:17M.Ferolland,
00:39:19j'ai connu
00:39:19M.Vaillon avec son sac à médaille,
00:39:21nous les policiers
00:39:22on a connu
00:39:22toutes les politiques
00:39:23mais à chaque fois
00:39:24cinq ministres différents.
00:39:26Non mais les Français
00:39:26ils font un choix
00:39:27c'est énorme.
00:39:28Les Français
00:39:28ils font un choix
00:39:29ils votent pour quelqu'un
00:39:30et nous notre travail
00:39:31le contrat
00:39:31on l'a signé
00:39:32avec l'État
00:39:33et avec les Français
00:39:34on leur donne plus
00:39:34Juste ce sentiment
00:39:37dont vous parlez
00:39:37peut-être justement
00:39:38moi je crois
00:39:39qu'on ne peut pas
00:39:40justifier la haine
00:39:41de la police
00:39:42par un sentiment
00:39:43parce que les gens
00:39:44penseraient qu'en face d'eux
00:39:45ils ont quelqu'un
00:39:46qui leur voudrait du mal.
00:39:48Moi j'ai fait des manifestations
00:39:49comme vous
00:39:49et je vais vous dire
00:39:50j'ai commencé
00:39:50j'avais 14 balais
00:39:51donc j'étais vraiment une gamine.
00:39:52Jamais,
00:39:53à aucun moment
00:39:54j'ai eu le sentiment
00:39:55que la police
00:39:56était mon ennemi
00:39:56au contraire.
00:39:57Quand je voyais les policiers
00:39:58je me disais
00:39:58j'y vais
00:39:59parce qu'on va être protégés.
00:40:02Ce sentiment
00:40:03peuvent avoir
00:40:03certains Français
00:40:04dans la tête
00:40:04de se dire
00:40:05que les policiers
00:40:07sont nos ennemis
00:40:07c'est lié à une chose
00:40:08qu'on le veuille ou non
00:40:09c'est lié à ce sentiment
00:40:10c'est lié à cette parole
00:40:12qu'on entend tous les jours
00:40:13de certains politiques
00:40:13qui voudraient que les policiers
00:40:15soient nos ennemis.
00:40:16La police est dangereuse
00:40:17les policiers sont méchants
00:40:18les policiers sont racistes
00:40:19mais vous l'avez dit aussi justement
00:40:21quand on a des emmerdes
00:40:22on est bien content
00:40:23d'aller au commissariat
00:40:23et d'avoir un policier.
00:40:24Alors justement
00:40:24c'est pour ça
00:40:25moi je vous explique
00:40:25C'est pour ça que moi
00:40:26ce que je voudrais dire
00:40:27c'est qu'il ne faut pas
00:40:28tout mettre derrière la politique
00:40:29oui la politique elle existe
00:40:30oui il y a des échecs politiques
00:40:31depuis longtemps
00:40:32mais c'est pas pour ça
00:40:33qu'on ne devrait pas aimer nos policiers
00:40:35La haine de la police
00:40:37est instrumentalisée
00:40:38c'est pas un réflexe naturel
00:40:39chez les français
00:40:40c'est assez récent d'ailleurs finalement
00:40:42Pourquoi c'est instrumentalisé ?
00:40:43Parce qu'il y a des gens
00:40:44qui pour le coup
00:40:45c'est de la politique
00:40:46veulent désigner des ennemis
00:40:47qui seraient les ennemis du peuple
00:40:49qui seraient les ennemis
00:40:50de la nation
00:40:50ce que vous voulez
00:40:51et apparaît ça
00:40:52appel à la violence
00:40:53contre cela
00:40:54comme si tout allait être réglé
00:40:55vous savez
00:40:56on a vu les manifestations
00:40:57pour la défense
00:40:59de nos retraites
00:41:00un certain nombre
00:41:00de manifestations
00:41:01pour le pouvoir d'achat
00:41:02tabasser un policier
00:41:03ne permettra pas
00:41:04de résoudre le problème
00:41:05de la retraite
00:41:05tabasser un policier
00:41:07ne réglera pas le problème
00:41:08du pouvoir d'achat
00:41:09sauf que ceux qui sont
00:41:09incapables de gouverner
00:41:10aujourd'hui
00:41:11pensent que cette violence
00:41:12va être une espèce
00:41:13de violence exutoire
00:41:14qui demain amènera
00:41:15leur arrivée au pouvoir
00:41:16et c'est très grave
00:41:17c'est très grave
00:41:17parce qu'une fois encore
00:41:18la police
00:41:19c'est l'ordre républicain
00:41:20tous les problèmes
00:41:21qui sont soulevés
00:41:22d'impôts
00:41:23de pouvoir d'achat
00:41:24etc.
00:41:25ne pourront être réglés
00:41:26que dans un cadre démocratique
00:41:27avec des élections
00:41:28dès qu'il y a la violence
00:41:30dès qu'il y a un climat
00:41:31pré-insurrectionnel
00:41:32alors tout va à volo
00:41:34et on en arrive
00:41:35à une question
00:41:36défendre l'Etat
00:41:37défendre la démocratie
00:41:38et donc on décale
00:41:39il y a une des questions
00:41:40accessoires
00:41:40pardon
00:41:40une des questions accessoires
00:41:41qu'on peut se poser aussi
00:41:42c'est est-ce que les policiers
00:41:43sont assez protégés
00:41:44parce que si on s'en prend
00:41:45aux policiers
00:41:45c'est parce qu'on se dit
00:41:46aussi qu'on ne risque
00:41:46pas grand chose
00:41:47en termes de sang
00:41:49qui ont juste
00:41:49on est avec
00:41:50maître François-Xavier Cousan
00:41:51qui est avocat pénaliste
00:41:52bonjour maître
00:41:52merci d'être avec tout
00:41:53moi je voulais juste
00:41:54qu'on fasse un point
00:41:55quand même à ce moment-là
00:41:56pour savoir
00:41:58que risquent
00:41:59les casseurs
00:42:00que risquent les gens
00:42:01qui s'en prennent
00:42:02à des policiers maîtres
00:42:03bonjour Jean-Marc
00:42:05bonjour à tous
00:42:06alors écoutez
00:42:07en réalité
00:42:08l'arsenal juridique
00:42:10et judiciaire
00:42:10est assez fourni
00:42:11il y a une multitude
00:42:12d'infractions
00:42:13qui peuvent être visées
00:42:15en fonction des situations
00:42:16évidemment
00:42:16mais les violences
00:42:18commises
00:42:19les violences volontaires
00:42:20commises
00:42:21au préjudice
00:42:22d'un policier
00:42:23d'une personne
00:42:24dépositaire
00:42:24de l'autorité publique
00:42:25ce sont des violences
00:42:27aggravées
00:42:28donc les risques
00:42:29sont démentiels
00:42:30et peuvent aller
00:42:31en fonction
00:42:31du nombre
00:42:32de jours d'ITT
00:42:34de la gravité
00:42:35des conséquences
00:42:35de ces violences
00:42:37jusqu'à 10 années
00:42:37d'emprisonnement
00:42:38en l'état du droit actuel
00:42:39est-ce que ça arrive
00:42:40que quelqu'un
00:42:42qui s'en prenne
00:42:42un policier
00:42:43le policier est blessé
00:42:44est-ce que ça arrive
00:42:45que cette personne
00:42:46ait 10 ans de prison
00:42:46alors il y a deux
00:42:48il y a deux problèmes
00:42:49en réalité
00:42:49c'est que effectivement
00:42:50en 15 ans d'exercice
00:42:51j'ai jamais vu
00:42:52un individu poursuivi
00:42:53pour des violences
00:42:54volontaires graves
00:42:55commises
00:42:56sur un policier
00:42:57condamné à 10 ans
00:42:58ça c'est sûr
00:42:59et le deuxième problème
00:43:01c'est que
00:43:01il y a effectivement
00:43:02une énorme différence
00:43:03en fonction des juridictions
00:43:04je parle des villes
00:43:05devant lesquelles
00:43:06vous comparaissez
00:43:07parce que par exemple
00:43:08je parle de ce que je connais
00:43:09dans le ressort
00:43:09de la cour d'appel
00:43:10d'Aix-en-Provence
00:43:10les juges
00:43:11au pénal
00:43:13sont assez répressifs
00:43:14ce qui n'est pas le cas
00:43:15forcément ailleurs
00:43:16mais en revanche
00:43:18on a un dernier problème
00:43:19qui correspond en fait
00:43:20à l'exécution de la peine
00:43:22puisque vous avez des gens
00:43:23qui parfois sont condamnés
00:43:24à des peines
00:43:25qui sont significatives
00:43:26un an, deux ans de prison
00:43:27trois ans de prison
00:43:28ou des peines mixtes
00:43:30c'est-à-dire des peines
00:43:31d'emprisonnement ferme
00:43:32associées à par exemple
00:43:33à un sursis probatoire
00:43:34avec différentes obligations
00:43:35mais qui ne sont convoquées
00:43:37que très très tardivement
00:43:38devant le juge
00:43:39d'application des peines
00:43:40pour que cette peine
00:43:41soit mise à exécution
00:43:42donc en réalité
00:43:43il y a plusieurs problèmes
00:43:44le premier problème
00:43:45c'est l'application
00:43:46du quantum de la peine
00:43:47tel que la loi le prévoit
00:43:49parce que la loi le prévoit
00:43:50la deuxième chose
00:43:52c'est effectivement
00:43:53cette espèce de disparité
00:43:54entre les villes françaises
00:43:58et enfin
00:43:59ça c'est presque général
00:44:00un problème
00:44:01dans l'exécution de la peine
00:44:02et aussi pour être
00:44:03totalement très précis
00:44:04un problème parfois
00:44:06avec ce qu'on appelle
00:44:08le mandat de dépôt
00:44:08parce que moi je vois
00:44:09par expérience
00:44:10quand vous avez des gens
00:44:11qui font des horreurs
00:44:12dans des manifestations
00:44:13par exemple
00:44:14parce que je regarde
00:44:14depuis ce matin la télé
00:44:16et j'hallucine vraiment
00:44:17de voir ce qui se passe
00:44:18quand ces gens sont interpellés
00:44:20placés en garde à vue
00:44:21et qu'effectivement
00:44:22la justice fait son travail
00:44:24dans le sens où
00:44:25ils sont soit présentés
00:44:27en comparution immédiate
00:44:28c'est-à-dire dans la foulée
00:44:29de la garde à vue
00:44:29ils sont présentés
00:44:30à un tribunal correctionnel
00:44:31ils ont la possibilité
00:44:33de solliciter un renvoi
00:44:34pour préparer leur défense
00:44:36et se posent la question
00:44:37de savoir si dans l'attente
00:44:38de la prochaine audience
00:44:39ils vont être placés
00:44:40en détention ou pas
00:44:41quand vous avez des gens
00:44:42qui vont passer
00:44:43même parfois 8 jours
00:44:4410 jours
00:44:4415 jours en détention
00:44:46je peux vous dire
00:44:46que vous allez les voir
00:44:47au parloir
00:44:47ce ne sont plus les mêmes
00:44:49parce qu'il y a cette espèce
00:44:51de choc carcéral
00:44:53qui fait que
00:44:54ceux qui jettent des pavés
00:44:56dans les manifestations
00:44:57sur les policiers
00:44:58s'urignent dessus
00:45:00en garde à vue
00:45:011 sur 2
00:45:02et 9 sur 10
00:45:05baissent les yeux
00:45:06quand ils passent
00:45:07devant le tribunal correctionnel
00:45:08donc en réalité
00:45:09moi ce que je veux
00:45:10simplement vous dire
00:45:11c'est que d'abord
00:45:12j'hallucine
00:45:12parce que je pense
00:45:13que si à l'origine
00:45:14l'idée du mouvement
00:45:15était légitime et fondée
00:45:18il n'en demeure pas moins
00:45:19que cette journée
00:45:21a été encore une fois dévoyée
00:45:23et c'est que le début
00:45:23il est 11h24
00:45:25c'est que le début
00:45:26mais c'est la démonstration
00:45:27parfaite
00:45:27c'est la démonstration parfaite
00:45:29vous savez moi je suis avocat
00:45:30je vais au bout du monde
00:45:31pour mes clients
00:45:31mais vous ne me ferez pas
00:45:32épouser leur cause
00:45:33mon boulot c'est de vérifier
00:45:34que la procédure pénale
00:45:36est appliquée
00:45:37que les règles sont appliquées
00:45:38et après s'ils doivent
00:45:40être condamnés
00:45:40c'est simplement
00:45:41le corollaire
00:45:43de leur comportement
00:45:44c'est le discours
00:45:45que j'ai avec tous mes clients
00:45:46mais quand vous avez
00:45:47des gens qui arrivent
00:45:48le matin à 7h
00:45:498h
00:45:50avec la volonté
00:45:51de détruire
00:45:52c'est la faute de qui ?
00:45:54alors justement
00:45:54merci maître
00:45:55merci parce qu'à l'instant
00:45:56nous parviennent
00:45:57des images de Rennes
00:45:58qui ont été tournées ce matin
00:45:59et on va les découvrir
00:46:01ensemble
00:46:01si vous le voulez bien
00:46:02ce sont des images
00:46:03de violence
00:46:04à Rennes
00:46:05avec un bus
00:46:06qui a été pillé
00:46:08et qui a été incendié
00:46:10et on voit
00:46:11les dégâts
00:46:12d'ailleurs
00:46:13sur la route
00:46:15il y a eu également
00:46:15des tirs de mortiers
00:46:17sur les policiers
00:46:19également
00:46:19même sur des ambulances
00:46:21vous imaginez
00:46:21et des pompiers
00:46:22et des pompiers
00:46:23c'est-à-dire qu'on prend
00:46:24pour cible
00:46:24des ambulances
00:46:26on prend pour cible
00:46:27des pompiers
00:46:27c'est totalement débile
00:46:30enfin excusez-moi
00:46:31mais ces gens
00:46:32n'ont rien
00:46:32dans la tête
00:46:33avec cette image
00:46:35Sabrina
00:46:35est-ce que vous avez
00:46:36des infos sur ce qui
00:46:36s'est passé justement
00:46:37ce matin à Rennes ?
00:46:38Non pas le détail précis
00:46:39mais vous le voyez
00:46:39c'est un axe autoroutier
00:46:41parce que c'est là
00:46:42où les blocages
00:46:42effectivement se sont faits
00:46:43également en province
00:46:44et on sait qu'en effet
00:46:45un bus a été
00:46:47volontairement incendié
00:46:48est-ce que c'était
00:46:49lorsqu'ils ont mis en place
00:46:50la barricade
00:46:51ça on ne le sait pas
00:46:52et que les policiers
00:46:53ont été pris à partie
00:46:55par des tirs de mortiers
00:46:56les pompiers
00:46:57et les ambulanciers
00:46:58l'ambulance qui est venue
00:46:59prêter secours aussi
00:47:01ils ont été également
00:47:02visés par des tirs de mortiers
00:47:03Effectivement
00:47:04Laurent Jacobelli
00:47:05c'est vrai qu'on voit
00:47:06cette violence gratuite
00:47:08bien sûr
00:47:08Excusez-moi
00:47:09mais moi voilà
00:47:09c'est le genre de truc
00:47:10qui m'énerve
00:47:10comme tout à l'heure
00:47:11quand on vise des policiers
00:47:12qui sont simplement
00:47:13sur les trottoirs
00:47:15qui ne font rien
00:47:16et qu'on les vise
00:47:17voilà ça m'énerve
00:47:18quand on s'en prend
00:47:19à des ambulanciers
00:47:21quand on s'en prend
00:47:21à des pompiers
00:47:22mais il y a de quoi
00:47:23être furax
00:47:24excusez-moi
00:47:25Mais il y a de quoi
00:47:25être furieux
00:47:26vous avez raison
00:47:26c'est-à-dire que
00:47:27c'est des images
00:47:29qu'on voit maintenant
00:47:29pratiquement tous les jours
00:47:30il y a des guet-apens
00:47:32même en dehors
00:47:33de ces manifestations
00:47:33contre les pompiers
00:47:35il y a des médecins
00:47:35qui ne peuvent plus aller
00:47:36dans certains quartiers
00:47:37parce qu'ils se font agresser
00:47:38on a laissé en France
00:47:40se propager une haine
00:47:41acceptée par les autorités
00:47:43c'est-à-dire que
00:47:44si vous chopez quelqu'un
00:47:45en train d'essayer
00:47:46de caillasser un pompier
00:47:47ce type doit aller en tôle
00:47:48immédiatement
00:47:49et non pas avoir
00:47:50une peine
00:47:51de substitution
00:47:54ou qu'on lui fasse
00:47:55un rappel à la loi
00:47:55il faut que si sa famille
00:47:57touche des aides
00:47:57ces aides soient coupées
00:47:58il faut que la République
00:47:59s'affirme
00:48:00il ne faut pas accepter
00:48:01la violence
00:48:02sinon ces séditieux
00:48:03qui sont dans la rue
00:48:04vont continuer à agresser
00:48:05tout ce qui représente
00:48:06la nation
00:48:06il n'ira pas d'accord
00:48:07avec ce que vous dites
00:48:08c'est un peu
00:48:08enfin excusez-moi
00:48:09mais je ne peux pas
00:48:10être d'accord
00:48:10pourquoi ?
00:48:11vous acceptez
00:48:12qu'on tabasse des policiers
00:48:13des pompiers ?
00:48:14je peux parler ?
00:48:15je continue à parler
00:48:16moi ça ne me dérange pas
00:48:17mais moi je vous comprends
00:48:18allez-y
00:48:19je ne vois pas le rapport
00:48:20en fait
00:48:21quelqu'un qui commet
00:48:22qui commet des actes
00:48:23de violence
00:48:24qu'on l'attrape
00:48:25qu'il soit condamné
00:48:25pourquoi vous les coupez
00:48:27des aides
00:48:27je ne comprends pas
00:48:28franchement cette vision-là
00:48:53moi je ne comprends pas
00:48:54les gens
00:48:54il faut qu'ils continuent
00:48:55à se nourrir
00:48:55c'est des humains
00:48:56mais moi je pense
00:48:56à ceux qui nous gardent
00:48:57vous savez les émutes
00:48:59ça c'est un autre sujet
00:48:59madame
00:49:00pourquoi ils ne prennent pas
00:49:00leur responsabilité
00:49:01c'est un autre sujet
00:49:01parce qu'un gamin
00:49:02il ne se réveille pas
00:49:03du jour où un gamin
00:49:03il devient violent
00:49:04les parents ça a des obligations
00:49:05tu éduques ton enfant
00:49:07l'Etat te donne de l'aide
00:49:08financière et autres
00:49:09c'est un autre sujet
00:49:10on parle de l'éducation
00:49:13on parle de l'éducation
00:49:15l'éducation c'est l'éducation
00:49:16mais on ne coûte pas
00:49:17les vivre à une famille
00:49:18parce que le gamin
00:49:19il a fait une connerie
00:49:20je vais donner une analyse
00:49:24policière et factuelle
00:49:26le 23 septembre 2023
00:49:28manifestation contre
00:49:29les soi-disant
00:49:29violences policières
00:49:30certains cadres de la CGT
00:49:32et les filles
00:49:33disent nanani nanana
00:49:34ok on arrive sur place
00:49:36police de proximité
00:49:37moi j'ai connu
00:49:38je suis rentré sous
00:49:39grâce à monsieur Chevenement
00:49:41à l'époque
00:49:41police de proximité
00:49:42en patrouille
00:49:43ils se font attaquer
00:49:44par des black blocs
00:49:45la voiture est défoncée
00:49:46interpellation
00:49:47je vais au jugement
00:49:48en septembre
00:49:50le gars il arrive
00:49:51ah je vais chercher un stage
00:49:52excusez moi pour la marque
00:49:53chez Burger King
00:49:54ah bah alors
00:49:55on se revoit la semaine prochaine
00:49:56vous venez avec votre
00:49:57attestation de stage
00:49:58on retourne au tribunal
00:49:59on retourne au tribunal
00:50:00ok renvoi pour l'année prochaine
00:50:02donc on passe en septembre
00:50:03octobre 2024
00:50:04je vais au jugement
00:50:04le juge
00:50:06le juge
00:50:07donc il
00:50:08il écoute l'individu
00:50:09il reconnaît
00:50:10il ne reconnaît pas les faits
00:50:11il dit oui
00:50:12j'ai attaqué
00:50:12la banque
00:50:13mais elle n'a pas déposé plainte
00:50:15pour les policiers
00:50:16je ne reconnais pas les faits
00:50:17les images parlent d'elles-mêmes
00:50:18le juge il dit
00:50:19vous êtes coupable
00:50:19vous savez combien il a pris
00:50:208 mois avec sursis
00:50:223 collègues blessés
00:50:23une voiture défoncée
00:50:248 mois avec sursis
00:50:26c'est fou
00:50:26les images
00:50:26les gens ont été choqués
00:50:28par une chose
00:50:29ils ont été choqués
00:50:31par une chose
00:50:32ce jour-là
00:50:32c'est qu'un policier
00:50:33sorte son arme
00:50:34mais bien sûr
00:50:34qu'il a sorti son arme
00:50:35pour protéger
00:50:36il a eu peur
00:50:37mais oui
00:50:37mais s'il n'avait pas sorti son arme
00:50:38on aurait encore plus
00:50:39et le gars il a pris
00:50:40il était majeur
00:50:418 mois avec sursis
00:50:42juste qu'arrive à un mot
00:50:43et ensuite on part en direct à Rennes
00:50:45donc on a vraiment les lois
00:50:46qui sont là
00:50:47qui sont bien présentes
00:50:48elles sont mal appliquées
00:50:49certainement
00:50:49parce qu'il y a un manque de moyens
00:50:50derrière
00:50:51et ça on a parlé plusieurs fois
00:50:52Jean-Marc
00:50:53sur le manque de place en prison
00:50:55il y a plein de choses
00:50:56il y en a qui ont volé une bicyclette
00:50:58qui ont pris de la prison
00:50:59et puis vous avez des violeurs
00:51:00qui errent encore dehors
00:51:03mais on a ce sentiment d'injustice
00:51:06mais pour revenir aux aides
00:51:08les lois existent en tout cas
00:51:08aux aides concernant
00:51:10exactement
00:51:10elles sont mal faites pour tout le monde
00:51:12par contre
00:51:12non elles sont bien faites
00:51:13elles sont mal appliquées
00:51:14elles sont mal appliquées
00:51:15on a des lois
00:51:16c'est pas la même chose
00:51:17mais concernant les parents
00:51:20qu'on devrait sanctionner
00:51:22parce que l'enfant a fait une bêtise
00:51:24je suis désolée
00:51:24dans une fratrie
00:51:25vous pouvez avoir des enfants
00:51:26qui sont très très bien éduqués
00:51:30et vous avez toujours
00:51:31un mouton noir
00:51:33qui fait n'importe quoi
00:51:34et du coup la maman
00:51:35et les familles monoparentales
00:51:36devraient trinquer
00:51:39ça dépend de l'âge de l'enfant
00:51:40mais venant
00:51:41ça dépend de l'âge
00:51:41juste pour préciser quelque chose
00:51:45je suis plutôt d'accord avec vous
00:51:46mais ça dépend de l'âge de l'enfant
00:51:47si le gamin a 10 ans ou 11 ans
00:51:49la responsabilité des parents
00:51:51elle est évidente
00:51:52mais j'arrive même plus à l'entendre
00:51:53d'un parti qui a détourné de l'argent
00:51:56moi je peux pas
00:51:58Jean-Marc c'est tellement hypocrite
00:51:59on est arrivé à un stade
00:52:01nous les Français
00:52:01on est exacerbés de ça
00:52:02on est exacerbés de ça
00:52:04avec une charge des policiers
00:52:06on va mettre ça plein d'écran
00:52:07si vous le voulez bien
00:52:07qui n'est pas exacerbés
00:52:09par la violence
00:52:09voilà
00:52:09avec
00:52:10forcément
00:52:12dans les agressions
00:52:14dans le trou
00:52:14mais c'est pas
00:52:15ces manifestants
00:52:17qui sont en train
00:52:18de chercher
00:52:19les forces de l'ordre
00:52:21on est garde du Nord
00:52:21les forces de l'ordre
00:52:22depuis plusieurs moments
00:52:23on voit même des paraquilles
00:52:24qui souffrent
00:52:25donc c'est des gens
00:52:25qui sont assez organisés
00:52:26c'est un peu les méthodes
00:52:28des black blogs
00:52:29que l'on voit
00:52:30et là je vais me confirmer
00:52:31c'est par appui
00:52:33être habillé de noir
00:52:33et masqué
00:52:34c'est des gens en fait
00:52:35qui arrivent en civil
00:52:36qui se font passer
00:52:37pour des manifestants
00:52:38même si
00:52:40attendez je précise une chose
00:52:41parce qu'il y avait des choses
00:52:41qui avaient été dites
00:52:42on doit interpeller
00:52:45contrôler
00:52:45verbaliser
00:52:46tous les gens
00:52:47qui font des manifs
00:52:49non déclarés
00:52:49c'est le cas
00:52:50est-ce que vous avez vu
00:52:50une verbalisation ce matin ?
00:52:51non
00:52:51pourquoi ?
00:52:52parce que c'est impossible
00:52:53on voit ces parapluies
00:52:53qui s'ouvrent
00:52:54c'est la réalité du terrain
00:52:57et vous avez
00:52:58vous voyez par exemple
00:53:00ce parapluie à droite
00:53:01c'est des signes
00:53:01c'est des signes
00:53:02de ralliement
00:53:03des black blogs
00:53:04ils sont préparés
00:53:05ils ont tout le matos
00:53:06dans le sac à dos
00:53:07ils se fondent dans la foule
00:53:09et à ce moment
00:53:09ils s'équipent dans la foule
00:53:10c'est pour ça
00:53:10ils sont durs à contrôler avant
00:53:11c'est vrai
00:53:12Sabrina
00:53:13c'est vrai que les black blogs
00:53:14on voit très bien
00:53:15sur ces nouvelles
00:53:16regardez
00:53:16il y a ces parapluies
00:53:18qui sont des signes
00:53:18il y a des gens masqués derrière
00:53:19vous les voyez
00:53:20vous voyez ces deux individus
00:53:21au moins
00:53:22qui sont masqués
00:53:23à l'image
00:53:23qui sont habillés
00:53:24tout en noir
00:53:24c'est clair qu'ils ne sont pas
00:53:26venus là pour revendiquer
00:53:27quoi que ce soit
00:53:27ils sont venus là
00:53:28pour casser
00:53:28oui mais en tout cas
00:53:30ce qu'on peut dire
00:53:30c'est qu'ils sont majoritaires
00:53:31dans ce rassemblement
00:53:32enfin là il n'y a pas
00:53:34de foule
00:53:34où d'un coup
00:53:35on voit certains
00:53:36qui sont masqués
00:53:36depuis le début
00:53:37depuis ce matin
00:53:386h30
00:53:38toutes les images
00:53:39qu'on a de blocage
00:53:41sur les axes autoroutiers
00:53:42et maintenant
00:53:42lorsqu'ils sont en centre-ville
00:53:44on voit des gens
00:53:45cagoulés
00:53:47qui ont le visage
00:53:49dissimulé
00:53:49qui sont habillés en sombre
00:53:50donc ça donne quand même
00:53:52un élément
00:53:52sur qui ils sont
00:53:54et puis je rappelle
00:53:54quand même les mots
00:53:55de Bruno Rotailleul
00:53:56ministre de l'Intérieur
00:53:57ce matin
00:53:58qui dit
00:53:58il parle de groupuscule
00:53:59de mouvance
00:54:00d'extrême gauche
00:54:01bien sûr
00:54:01les deux
00:54:02semblent être associés
00:54:03non mais je ne peux pas
00:54:04laisser dire ça
00:54:05vous êtes en train
00:54:06d'insulter les français
00:54:07ils ne sont pas majoritaires
00:54:08madame
00:54:09ils ne sont pas majoritaires
00:54:11madame
00:54:11la majorité des français
00:54:12sont venus revendiquer
00:54:13des choses
00:54:14mais ils ne sont pas
00:54:14dans la rue depuis ce matin
00:54:16mais attendez
00:54:16vous dites qu'ils sont
00:54:17majoritaires
00:54:18vous vous rendez compte
00:54:19ces gens là sont là
00:54:20certainement pour casser
00:54:21pour piller
00:54:22ou autre
00:54:22mais ils portent
00:54:23ils portent préjudice
00:54:24à qui ?
00:54:24aux français d'abord
00:54:25d'accord
00:54:26et de dire que
00:54:27de là qu'ils sont majoritaires
00:54:28ça voudrait dire
00:54:29que les personnes
00:54:29qui sont sorties dans la rue
00:54:30sont toutes violentes
00:54:31je dis que depuis ce matin
00:54:33ils sont quelques milliers
00:54:34à être dans la rue
00:54:35et qu'ils présentent
00:54:35ce profil là
00:54:36des tenues sombres
00:54:37et des visages
00:54:38basiques
00:54:38la question qui se pose
00:54:42c'est pourquoi sont-ils là
00:54:43en fait on les connait
00:54:44la plupart du temps
00:54:45on a leur d'autantique
00:54:46leur pédigree
00:54:47la plupart
00:54:48en tout cas
00:54:48certains viennent de l'étranger
00:54:49notamment
00:54:50et ils se rassemblent en France
00:54:51pour semer le chaos
00:54:52comment se fait-il
00:54:53qu'on ne les a pas empêchés
00:54:54d'arriver
00:54:55pourquoi n'y a-t-il pas
00:54:56une loi qui fait que
00:54:57les casseurs
00:54:58les black blocs
00:54:59qu'on les connait
00:55:00soient maintenus à domicile
00:55:01lorsqu'il y a une manifestation
00:55:02pour laisser les gens
00:55:04qui sont sincères
00:55:04et qui veulent défendre
00:55:05leur cause
00:55:05le faire calmement
00:55:07il y a un deuxième aspect
00:55:08c'est le coût
00:55:09moi je me rappelle
00:55:10des émeutes
00:55:11qui a eu lieu
00:55:12il y a deux ans
00:55:121 milliard
00:55:14et on va augmenter
00:55:15les assurances de français
00:55:16pour qu'ils payent
00:55:16pour le coup
00:55:17à 5%
00:55:18c'est la double peine
00:55:20pour les français
00:55:20leurs rues sont cassées
00:55:22leurs magasins sont pillés
00:55:23et en plus
00:55:23ils payent avec leurs impôts
00:55:24il faut que ce soit
00:55:25les coupables qui payent
00:55:26ou leurs familles
00:55:27s'ils sont liés
00:55:27autre direct
00:55:28on part tout de suite à Rennes
00:55:29pour voir quelle est la situation
00:55:30on vous a montré
00:55:30ce qui s'est passé ce matin
00:55:32très tôt
00:55:33on retrouve l'un de nos envoyés spéciaux
00:55:35à Rennes
00:55:35où visiblement
00:55:36il y a du monde
00:55:36dans cette manifestation
00:55:38absolument
00:55:41Jean-Marc
00:55:41le cortège devrait partir
00:55:42dans quelques minutes
00:55:43il était prévu pour 11h30
00:55:45à Rennes
00:55:46vous le voyez sur ces images
00:55:46plusieurs centaines de personnes
00:55:48sont déjà réunies
00:55:49à l'appel de Sud Solidaire
00:55:50le syndicat
00:55:51qui a déclaré d'ailleurs
00:55:52cette manifestation
00:55:53un cortège de plusieurs kilomètres
00:55:55qui devrait donc s'élancer
00:55:56dans les minutes à venir
00:55:57on vient de voir un cortège
00:55:59de jeunes
00:55:59de jeunes probablement
00:56:01des lycéens
00:56:01ou des étudiantes
00:56:02qui viennent d'arriver
00:56:02avec il faut le dire
00:56:03des affiches
00:56:04déjà à l'encontre
00:56:05de Sébastien Lecornu
00:56:06qui sera nouvellement
00:56:08nommé premier ministre
00:56:10plus tôt dans la journée
00:56:11à Rennes
00:56:11il y avait eu des débordements
00:56:13sur la rocade
00:56:13avec de nombreux blocages
00:56:15mais aussi un bus
00:56:16qui a été incendié
00:56:17par les manifestants
00:56:18les plus radicaux
00:56:18les forces de l'ordre
00:56:19ont d'ailleurs déployé
00:56:20un blindé
00:56:21sur cette rocade
00:56:23pour repousser
00:56:24le plus vite possible
00:56:25ces débordements
00:56:26donc beaucoup de craintes
00:56:28ici à Rennes
00:56:28avec un gros dispositif
00:56:30des forces de l'ordre
00:56:30qui a été déployé
00:56:31pour éviter tout débordement
00:56:32on sait que Rennes
00:56:33est une ville
00:56:34où il y a souvent
00:56:35des violences
00:56:35en marge de ces manifestations
00:56:36alors les commerçants
00:56:38les infrastructures
00:56:39également de l'Etat
00:56:40se sont protégés
00:56:41en amont
00:56:42de cette manifestation
00:56:42grosse crainte
00:56:43ici à Rennes
00:56:44de débordement
00:56:45à proximité
00:56:45de cette nouvelle manifestation
00:56:47donc autour de
00:56:49la situation
00:56:50notamment politique
00:56:52avec déjà des affiches
00:56:53contre le nouveau ministre
00:56:55le nouveau premier ministre
00:56:56Sébastien Le Corbus
00:56:57on continue à suivre ça
00:56:58avec vous bien évidemment
00:56:59et je précise quand même
00:57:00parce que ça passe un peu
00:57:01sous silence
00:57:02mais je précise qu'on ne donne pas
00:57:03le nom des journalistes
00:57:04qui sont sur place
00:57:04pour leur sécurité
00:57:05vous vous rendez compte
00:57:06on en est en France
00:57:06c'est-à-dire que depuis
00:57:07tout à l'heure
00:57:08vous l'avez constaté
00:57:09le nom de nos envoyés spéciaux
00:57:09sur le terrain
00:57:10je ne vous les donne pas
00:57:11pour leur sécurité
00:57:12pour qu'il n'y ait pas de soucis
00:57:13par la suite
00:57:14donc c'est pour ça
00:57:15qu'on parle simplement
00:57:16de nos envoyés spéciaux
00:57:17juste un mot Sabrina
00:57:17et on part à Bordeaux
00:57:18Oui ici à Rennes
00:57:19vous voyez l'image
00:57:20de la manifestation
00:57:20qui se prépare
00:57:21et qui a été déclarée
00:57:22et là en effet
00:57:23vous voyez des gens
00:57:24qui n'ont pas le visage masqué
00:57:26vous voyez leur visage apparent
00:57:27ils n'ont pas de tenue particulière
00:57:28ils se mélangent
00:57:29alors il y a des discours politiques
00:57:30sans doute
00:57:31mais vous voyez
00:57:31ce n'est pas la même population
00:57:32et ce ne sont pas
00:57:33les mêmes personnes
00:57:34qui étaient là
00:57:34présentes ce matin
00:57:35pour bloquer les axes routiers
00:57:36et les centres
00:57:37L'édition spéciale se poursuit
00:57:38on part tout de suite
00:57:39en direct à Bordeaux
00:57:40pour voir quelle est
00:57:41la situation sur place
00:57:41et on rejoint
00:57:42là encore
00:57:43l'un de nos envoyés spéciaux
00:57:44à Bordeaux
00:57:44Oui Jean-Marc
00:57:48d'écouter
00:57:48à Bordeaux
00:57:49il y a beaucoup de monde
00:57:49la manifestation
00:57:50a été prévue
00:57:51rassemblement
00:57:52à 10h30
00:57:53c'est à la Bordelaise
00:57:54les gens sont arrivés
00:57:54très très tard
00:57:55il commence à y voir
00:57:56beaucoup de monde
00:57:57la CGT nous dit
00:57:59qu'a priori
00:57:59ils ne partiraient pas
00:58:00en cortège
00:58:00avant midi
00:58:01car il y a encore
00:58:02des gens qui arrivent
00:58:02alors il y a un peu
00:58:03tous les profils
00:58:03il y a des familles
00:58:04il y a des jeunes
00:58:05il y a bien sûr
00:58:06des manifestants
00:58:07on va dire plus classiques
00:58:08qu'on a l'habitude de voir ici
00:58:09le NPA
00:58:10la révolution permanente
00:58:11alors ce qui est
00:58:12on va dire comme
00:58:13dans toutes les autres villes
00:58:13il y a un mélange de tout
00:58:14on a des affiches
00:58:16par exemple
00:58:16pour les jeunes
00:58:17de la révolution permanente
00:58:18contre Bayrou
00:58:19très affiché
00:58:20mais le mot d'ordre
00:58:21que j'ai crié
00:58:22avec le haut-parleur
00:58:24c'est nous sommes tous
00:58:24des enfants de Gaza
00:58:25donc vous voyez
00:58:26il y a un mélange
00:58:26des genres
00:58:27qui est flagrant ici
00:58:29il y a quand même
00:58:30beaucoup de monde
00:58:30pour Bordeaux
00:58:31c'est on va dire
00:58:32pas habituel
00:58:33Bordeaux qui vit plutôt
00:58:34calme d'habitude
00:58:34dans les manifestations
00:58:35beaucoup pour ce point complet
00:58:38dans un instant
00:58:38on va retourner
00:58:39Gare du Nord à Paris
00:58:40vous l'avez vu
00:58:40il y a des premières tensions
00:58:42on sera en direct
00:58:43avec nos envoyés spéciaux
00:58:45toutes les équipes
00:58:45de CNews sont mobilisées
00:58:46bien évidemment
00:58:47on doit faire une pause
00:58:48d'une minute
00:58:48c'est vraiment une minute
00:58:49vous restez avec nous
00:58:50on se retrouve juste après
00:58:50à tout de suite
00:58:51en direct sur CNews
00:58:52en direct de la gare du Nord
00:59:02avec l'attention
00:59:03qui monte d'un cran
00:59:04on vous l'a dit
00:59:05avec ce face-à-face
00:59:06entre ces black blocs
00:59:08je crois qu'on peut
00:59:09sans problème
00:59:09les appeler d'ores et déjà
00:59:10comme ça
00:59:11qui sont en place
00:59:12et qui se préparent
00:59:13déjà depuis plusieurs minutes
00:59:15vous l'avez vu
00:59:15on les a vu se masquer
00:59:17on les a vu s'habiller de noir
00:59:18on les a vu également
00:59:19ouvrir ces parapluies
00:59:21qui sont des signes
00:59:22de ralliement
00:59:23de la part des black blocs
00:59:25et qui sont en train
00:59:25d'avancer
00:59:26vers les forces de l'ordre
00:59:29comme vous le voyez
00:59:32ils avancent
00:59:33et forcément
00:59:34il va y avoir
00:59:35dans les minutes
00:59:36qui viennent une réaction
00:59:37des forces de l'ordre
00:59:38avec des jets de projectiles
00:59:40qui ont eu lieu
00:59:41il y a quelques instants
00:59:42les parapluies qui s'ouvrent
00:59:43voilà
00:59:48Charles
00:59:48en direct
00:59:50donc des forces de l'ordre
00:59:51on est gare du nord
00:59:52et c'est effectivement
00:59:54Sabrina
00:59:55ce qui était attendu
00:59:56de la part de ces black blocs
00:59:57qui depuis tout à l'heure
00:59:58provoquent les forces de l'ordre
00:59:59oui parce que finalement
01:00:00ce sont des participants
01:00:01à cette mobilisation
01:00:02qu'on a déjà vu
01:00:03gare de Lyon
01:00:05plus tôt
01:00:05dans la matinée
01:00:06qui ont été dispersées
01:00:07évacuées
01:00:08par la police
01:00:09puis ils se sont dirigés
01:00:10gare du nord
01:00:11là aussi
01:00:11ils étaient
01:00:12à peu près
01:00:13500
01:00:14lorsque les policiers
01:00:15sont intervenus
01:00:16ils n'ont pas pu
01:00:17pénétrer
01:00:18dans la gare du nord
01:00:18ils ont été
01:00:19refoulés
01:00:20et donc voilà
01:00:21ils sont dans les rues
01:00:22et ils tiennent tête
01:00:24et ils ont utilisé
01:00:25des projectiles
01:00:26qu'ils ont jetés
01:00:27face
01:00:27sur les forces de l'ordre
01:00:29voilà pourquoi
01:00:30les forces de l'ordre
01:00:31chargent
01:00:31Reda Bellage
01:00:33on se demande
01:00:33ce que cherchent
01:00:35ces black blocs
01:00:36ça a provoqué
01:00:37les forces de l'ordre
01:00:38comme on le voit
01:00:38depuis plusieurs heures
01:00:39ils cherchent à aller
01:00:39à République justement
01:00:40pardon
01:00:40ils cherchent à aller
01:00:41peut-être à République
01:00:42place de la République
01:00:42ils cherchent à passer
01:00:43c'est ce que vous voulez dire
01:00:43et la problématique
01:00:44c'est que si jamais
01:00:45vous les laissez aller
01:00:45ce qui va peut-être arriver
01:00:46à un moment ou à un autre
01:00:47arriver à aller
01:00:48à un gros groupe
01:00:49d'individus violents
01:00:50en place de la République
01:00:51là c'est la fin en fait
01:00:52donc du coup
01:00:53nous on essaye de filtrer
01:00:54et d'éviter à ces individus
01:00:56d'aller sur des lieux
01:00:58où des manifestations
01:00:59n'ont pas été déclarées
01:01:00ou déclarées
01:01:01pour justement
01:01:02protéger les parisiens
01:01:03dans ce cas là
01:01:05et protéger le mobilier parisien
01:01:06aussi
01:01:06comme vous l'avez dit
01:01:07tout à l'heure
01:01:07monsieur le député
01:01:08et voilà
01:01:09c'est des gens
01:01:10qui sont ultra violents
01:01:11et qui cherchent absolument
01:01:12et on le voit
01:01:12ils sont équipés pour
01:01:13enfin je veux dire
01:01:14il n'y a pas de sujet
01:01:15ils sont équipés
01:01:16pour s'attaquer aux policiers
01:01:18voilà je peux pas
01:01:19je peux pas vous dire
01:01:21voilà on va essayer
01:01:22de les tenir en tonaille
01:01:24moi ce qui me rend fou
01:01:25on l'a vu encore
01:01:26sur les images de Rennes
01:01:26parce qu'il faut savoir
01:01:27que Nantes
01:01:28Rennes
01:01:29Paris
01:01:31Lyon
01:01:31c'est les points les plus chauds
01:01:33quand il y a des manifestations
01:01:34où vous avez
01:01:35des individus ici
01:01:36de l'ultra gauche
01:01:36qui sont extrêmement violents
01:01:38mais Reda Bélage
01:01:40on les connait
01:01:40les Black Bloc ou pas
01:01:41est-ce que les forces de l'ordre
01:01:42les connaissent
01:01:43parce qu'à un moment donné
01:01:43par exemple
01:01:44moi je me souviens
01:01:44pendant les Gilets jaunes
01:01:45on a empêché
01:01:46certains Gilets jaunes
01:01:46d'aller sur certaines manifestations
01:01:48on les a bloqués avant
01:01:49on leur a fait des
01:01:50à domicile
01:01:52j'ai oublié le
01:01:53assignation
01:01:53on les a obligés
01:01:55à rester à leur domicile
01:01:57des mesures administratives
01:01:57on peut pas faire pareil
01:01:58par exemple
01:01:59avec ces Black Bloc ?
01:01:59moi vous savez
01:01:59là dessus
01:02:00je peux pas vous répondre
01:02:01parce que je comprends plus rien
01:02:02on les individus
01:02:02on les fiche S
01:02:03je sais qu'à l'Assemblée nationale
01:02:05il y en a un qui est fiché S
01:02:06donc à partir de ce moment là
01:02:08je peux même plus vous répondre
01:02:09monsieur Morandine
01:02:09c'est un député insoumis
01:02:10je peux plus rien vous dire
01:02:12parce que logiquement
01:02:13on le faisait aussi à l'époque
01:02:14pour le Paris Saint-Germain
01:02:15où on était arrivé à l'année
01:02:16on n'y arrivait plus
01:02:17moi je le faisais
01:02:18on allait au domicile de l'individu
01:02:19une heure avant le match
01:02:20ou alors il venait pointer au commissariat
01:02:22c'est une mesure administrative
01:02:23mais comme on est dans un pays
01:02:25alors je respecte l'état de droit
01:02:27mais comme on est dans un pays
01:02:28qui
01:02:29voilà
01:02:29il faut vraiment pas toucher aux habitudes
01:02:31il faut vraiment la liberté
01:02:33de circuler
01:02:34à un moment
01:02:35il faut trouver des solutions
01:02:36face à la violence
01:02:37et à personne qui a le courage
01:02:38de le faire
01:02:39ce qui est compris tout de même
01:02:40c'est que l'appel a été fait
01:02:41sur internet
01:02:42via les réseaux sociaux
01:02:43l'appel à cette mobilisation
01:02:44aujourd'hui
01:02:44donc ça joue aussi
01:02:45c'est à dire que
01:02:46vous allez toucher vraiment
01:02:47massivement
01:02:48plein de gens
01:02:49mais les leaders des backlogs
01:02:51on les connait
01:02:51on les connait
01:02:52les forces de l'ordre
01:02:52les connaissent
01:02:53la justice
01:02:54il n'y a pas que
01:02:54non mais il n'y a pas que
01:02:55mais je parlais juste là
01:02:57de ceux qui sont les leaders
01:02:58qui ont les parapluies
01:02:59qui sont organisés
01:03:00et cela a priori
01:03:01effectivement
01:03:02on reste sur cette double image
01:03:03deux images
01:03:04de vision de nos équipes
01:03:06depuis la gare du nord
01:03:07Thomas Bonnet nous a rejoint
01:03:08un peu du service politique
01:03:10de CNews
01:03:11Thomas c'est un enjeu important
01:03:12pour Bruno Rotaillot
01:03:13aujourd'hui quand même
01:03:13le maintien de la sécurité
01:03:14il en a fait sa priorité
01:03:16il a déjà parlé deux fois
01:03:17depuis ce matin
01:03:18une fois assez tôt
01:03:21ce matin aux alentours de 7h
01:03:22et puis ensuite
01:03:23c'était en direct
01:03:24sur CNews vers 10h
01:03:25Oui et ça montre bien
01:03:26l'implication du ministre
01:03:28de l'Intérieur
01:03:28des missionnaires
01:03:29pour cette journée
01:03:30évidemment à haut risque
01:03:32et les choses ont commencé
01:03:33très tôt
01:03:33d'ailleurs c'est pour ça
01:03:34je pense qu'il a voulu
01:03:35prendre la parole
01:03:35depuis le marché de Rungis
01:03:37où il était
01:03:37ce qu'on comprend
01:03:38de l'entourage de Bruno Rotaillot
01:03:39c'est que vraiment
01:03:40le paquet a été mis
01:03:40sur les sites sensibles
01:03:42pour éviter justement
01:03:43qu'il y ait des situations
01:03:44de blocage trop importantes
01:03:45on voit quand même
01:03:46que la situation
01:03:47elle est très tendue
01:03:47et les images
01:03:48que vous nous montrez
01:03:49depuis Paris en témoignent
01:03:50ça me rend personnellement
01:03:51assez triste
01:03:51de me dire que la colère
01:03:53sans doute légitime
01:03:54d'une partie des français
01:03:55ne peut pas s'exprimer
01:03:55parce qu'elle a été volée
01:03:56et c'est clair maintenant
01:03:57par une poignée
01:03:58de militants d'ultra-gauche
01:04:00qui comme d'habitude
01:04:01récupère un mouvement social
01:04:03pour juste s'en servir
01:04:04comme prétexte
01:04:05pour affronter les forces
01:04:06de l'ordre
01:04:06c'est assez dommage
01:04:07et assez terrifiant
01:04:08d'en arriver là à chaque fois
01:04:09et les mots que vous employez
01:04:10sont importants
01:04:10Thomas vous parlez
01:04:11de colère légitime
01:04:12je pense que carrément
01:04:13on est d'accord là-dessus
01:04:13de la colère des français
01:04:14légitime aujourd'hui
01:04:16ces manifestations
01:04:17quand elles sont déposées
01:04:18elles sont légitimes également
01:04:19le fait que les gens
01:04:20s'expriment c'est légitime
01:04:22ce qu'il est moins
01:04:23effectivement c'est
01:04:23cette violence
01:04:24et c'est Black Bloss
01:04:25qui ne cherche qu'une chose
01:04:26aujourd'hui
01:04:27c'est à affronter
01:04:27les forces de l'ordre
01:04:28Laurent Jacobetti
01:04:29oui tout à fait
01:04:33sont connues d'ailleurs
01:04:34et on sait qu'ils regroupent
01:04:35des Black Blocs
01:04:35moi je suis étonné
01:04:36qu'ils ne soient pas dissous
01:04:37il faut en urgence
01:04:38signer les décrets
01:04:40de dissolution
01:04:41de ces groupuscules
01:04:42qui organisent ça
01:04:43on a vu le drapeau
01:04:44et pourquoi ils ne sont pas
01:04:44dissous selon vous ?
01:04:45je me pose bien la question
01:04:46pourquoi cette tendresse
01:04:47envers l'extrême gauche
01:04:48violence
01:04:49est-ce qu'elle est utile ?
01:04:51est-ce que c'est pour apaiser
01:04:52un certain nombre d'élus
01:04:54à l'Assemblée nationale
01:04:55pour éventuellement
01:04:56négocier des choses avec eux ?
01:04:57je n'en sais absolument rien
01:04:58ça ne marche pas
01:04:58il y a eu les soulèvements
01:05:02de la terre
01:05:02qu'on avait prononcé
01:05:03la dissolution
01:05:04finalement ça avait été
01:05:05retoqué ensuite
01:05:06parce qu'en fait
01:05:06c'est très compliqué
01:05:07c'est des organisations
01:05:08un peu gazeuses
01:05:08il n'y a pas un leader
01:05:09qui gère le mouvement
01:05:10mais il faut tirer
01:05:11dans tous les sens
01:05:12il faut faire ça
01:05:13il faut assigner à résidence
01:05:14des gens dont on sait
01:05:15qu'ils sont des Black Blocs
01:05:16et qu'ils sont là
01:05:16pour organiser la violence
01:05:17il faut aussi demander
01:05:18à certains parlementaires
01:05:20de maîtriser leur parole
01:05:22et de ne pas appeler
01:05:23à mettre le feu dans les rues
01:05:23tout ça est très compliqué
01:05:25mais des années de laxisme
01:05:27des années de tolérance
01:05:28ont fait qu'aujourd'hui
01:05:30à chaque fois qu'il y a une manif
01:05:30même une manif de joie d'ailleurs
01:05:32pour un match de foot
01:05:33il y a les Black Blocs
01:05:34qui sont là
01:05:34pour essayer soit
01:05:35de nuire à nos policiers
01:05:37soit de mettre le feu
01:05:38dans notre état de droit
01:05:39c'est pas tolérable
01:05:40il faut maintenant agir
01:05:41donc dissolution des groupes
01:05:42assignation à résidence
01:05:43et des peines dures
01:05:45prononcées par la justice
01:05:46pour ceux qui ont osé
01:05:48frapper nos policiers
01:05:49Karima
01:05:50vous réagissez
01:05:51et puis ensuite
01:05:51on fera avec Sabrina
01:05:52on fera un tour de France
01:05:53un rappel
01:05:54de la situation
01:05:55et de tout ce qui se passe
01:05:56en France depuis ce matin
01:05:57moi j'ai l'impression
01:05:58qu'on n'entend pas trop
01:05:59ce que M. le policier disait
01:06:01il y avait des choses
01:06:02à mettre en place
01:06:03justement le gouvernement actuel
01:06:04et M. Rotailleau
01:06:05a une responsabilité
01:06:06ils auraient pu contrôler
01:06:08dans les gares
01:06:09avant d'arriver sur Paris
01:06:10ils auraient eu
01:06:11avant de les assigner
01:06:12à résidence
01:06:12je suis désolée
01:06:13et souvent
01:06:15sur la méthode
01:06:17effectivement
01:06:17je m'en souviens
01:06:20pendant les Gilets jaunes
01:06:20je vais encore mettre
01:06:21les pieds dans le plat
01:06:22on a juste à zoomer
01:06:23les images
01:06:23souvent on les assimile
01:06:25à des jeunes
01:06:25des quartiers populaires
01:06:26je ne vois pas trop
01:06:26de jeunes des quartiers populaires
01:06:28si sur le plateau
01:06:30non mais sur le plateau
01:06:31non mais oui
01:06:32mais là en l'occurrence
01:06:33aujourd'hui
01:06:34on peut zoomer
01:06:35c'est pas ce que je vois
01:06:36donc permettez-moi
01:06:37d'avoir des doutes
01:06:38sur ces personnes
01:06:39et juste permettez-moi
01:06:40juste de dire
01:06:41que vous êtes sans doute
01:06:41beaucoup plus fort que moi
01:06:42parce que moi
01:06:42en regardant simplement
01:06:44les gens
01:06:44je ne sais pas d'où ils viennent
01:06:45je ne sais pas
01:06:45s'ils sont des quartiers populaires
01:06:46ou pas
01:06:47mais vous visiblement
01:06:49oui
01:06:49ils sont masqués dans le plat
01:06:50ils sont masqués dans le plat
01:06:52donc je ne sais pas d'où ils viennent
01:06:53je ne vois rien
01:06:53souvent on dit que c'est des noirs et des arabes
01:06:55on ne va pas se mentir
01:06:56non non non
01:06:57je l'ai déjà entendu
01:06:58des noirs et arabes
01:06:59c'est une manière quartier populaire
01:07:00je l'ai déjà entendu
01:07:00et surtout
01:07:01de la part de l'extrême droite
01:07:02vous faites de la stigmatisation
01:07:03c'est vous qui l'a fait
01:07:04ah non non non
01:07:05si vous dites noirs et arabes
01:07:06c'est carré populaire
01:07:07je ne sais pas l'or
01:07:07vous êtes raciste
01:07:08je l'ai déjà entendu sur le plateau
01:07:10c'est le camembert qui dit
01:07:12non non vous êtes raciste
01:07:13non mais vous allez y aller au mollo
01:07:15parce que justement
01:07:16je l'ai entendu de vos collègues
01:07:17justement je l'ai entendu
01:07:19de vos collègues
01:07:20vous êtes d'une extrême violence
01:07:21madame
01:07:21vous êtes l'extrême gauche
01:07:22la haine
01:07:23la violence
01:07:23encore une fois
01:07:24pour revenir au sujet
01:07:25c'est de donner les moyens
01:07:27aux policiers
01:07:27justement
01:07:28de faire tampon
01:07:29avant qu'ils arrivent sur Paris
01:07:30et c'est ce qu'on ne leur a pas donné
01:07:32donc à qui il faut en vouloir ?
01:07:34à qui il faut en vouloir ?
01:07:35encore une fois
01:07:36comme je vous disais
01:07:36on est en plein échec politique
01:07:37et je suis désolée
01:07:39monsieur le ministre de l'Intérieur
01:07:41qui est occupé à faire du populisme
01:07:42pour satisfaire l'extrême droite
01:07:43il devrait s'occuper de l'organisation
01:07:45faire du populisme
01:07:46ça veut dire dire
01:07:47je veux de l'ordre en France
01:07:47c'est ça le populisme pour vous ?
01:07:49non non non
01:07:49c'est de dérouler
01:07:50c'est de laisser faire
01:07:51et d'arriver à ce point là
01:07:52pour dire regardez
01:07:53et stigmatiser une frange de la population
01:07:56au détriment des français
01:07:58et en partie
01:07:59pour faciliter l'extrême droite en France
01:08:01je comprends mieux
01:08:01que vous refusiez de qualifier
01:08:02le Hamas de terroriste
01:08:04parce que vous êtes aussi
01:08:04volonté dans vos problèmes
01:08:05essayons de nous
01:08:07rester sur le sujet
01:08:08même si ce n'est pas le cas
01:08:10mais juste je précise
01:08:11et je le redis
01:08:12que pour moi en tout cas
01:08:13noir et arabe
01:08:14comme vous le dites
01:08:15ça ne veut pas dire
01:08:17ça ne veut pas dire
01:08:18cité populaire
01:08:18forcément
01:08:19merci Jean-Marc
01:08:21je suis contre le fait
01:08:22qu'on fasse cette association
01:08:23c'est ses collègues
01:08:23qui l'ont dit sur les plateaux
01:08:24c'est pas vrai
01:08:25oui mais c'est ses collègues
01:08:27qui l'ont dit sur les plateaux
01:08:28je te le dis
01:08:29vous n'avez pas tous en même temps
01:08:32il va falloir assumer
01:08:33les propos de vos amis
01:08:34mais il n'y a jamais été
01:08:35je marque moi en disant
01:08:36est-ce que ces propos
01:08:37ont été tenus par moi
01:08:38ou un de mes collègues
01:08:39non je ne vous parle pas
01:08:39de vous en l'occurrence
01:08:40alors dites pas
01:08:41n'importe quoi
01:08:42dans un instant
01:08:43on va faire le point en France
01:08:44sur la situation
01:08:46on va rejoindre
01:08:46l'un des envoyés spéciaux
01:08:47de CNews
01:08:48qui est Gare du Nord
01:08:48pour voir quelle est la situation
01:08:50il y avait un peu de tension
01:08:51tout à l'heure
01:08:51Gare du Nord
01:08:52l'un des envoyés spéciaux
01:08:53est sur place
01:08:53où en sommes-nous sur place
01:08:55écoutez Jean-Marc
01:09:00c'est désormais
01:09:00un peu plus calme
01:09:02désormais ici
01:09:03aux abords
01:09:03de la Gare du Nord
01:09:04on se trouve exactement
01:09:05rue du Faubourg Saint-Denis
01:09:07où se trouve
01:09:08un groupe
01:09:09de quelques dizaines
01:09:10centaines peut-être
01:09:11de manifestants
01:09:12qui sont désormais
01:09:13encerclés
01:09:14par des forces de l'ordre
01:09:15par des CNS
01:09:16la situation est donc
01:09:17figée
01:09:18c'est assez calme
01:09:19ce qui peut être
01:09:20assez surprenant
01:09:21et ce qui nous a surpris
01:09:21en tout cas
01:09:22en arrivant ici
01:09:23sur les lieux
01:09:23c'est que les forces de l'ordre
01:09:24étaient prises à partie
01:09:26par des habitants
01:09:27qui se trouvaient
01:09:28au niveau des balcons
01:09:29des immeubles
01:09:30aux alentours
01:09:31prises à partie
01:09:31on leur disait
01:09:33laissez-les passer
01:09:33ils n'ont rien fait
01:09:34vous n'avez pas honte
01:09:35qu'allez-vous faire
01:09:36vous allez les taper
01:09:37et après
01:09:37donc ça c'est vrai
01:09:38que c'est assez surprenant
01:09:39une situation assez étonnante
01:09:40de voir que les forces de l'ordre
01:09:42qui font leur travail
01:09:43sont prises à partie
01:09:45par des habitants
01:09:45qui affichent
01:09:46d'ailleurs
01:09:47leur couleur politique
01:09:49puisqu'on a pu voir
01:09:50effectivement
01:09:50qu'il y avait
01:09:51des drapeaux
01:09:52aux couleurs
01:09:52de la Palestine
01:09:53notamment
01:09:54donc effectivement
01:09:55on sent
01:09:55qu'il y a une proximité
01:09:56entre les habitants
01:09:57du quartier
01:09:58et les manifestants
01:09:59qui sont pour le moment
01:10:00nassés ici
01:10:00aux alentours
01:10:01de la gare du Nord
01:10:02Merci beaucoup
01:10:03pour ce point
01:10:04en direct
01:10:04Sabrina Berlin-Bouillet
01:10:05on fait un nouveau point
01:10:06avec vous
01:10:07sur la situation
01:10:07à travers la France
01:10:08avec toutes les informations
01:10:09que vous recueillez
01:10:10pour nous depuis ce matin
01:10:11Oui selon nos informations
01:10:12il y a près de 200
01:10:13interpellations
01:10:14dans toute la France
01:10:15132
01:10:15rien qu'en agglomération parisienne
01:10:17alors vous voyez
01:10:18que c'est surtout
01:10:19les grandes villes de France
01:10:20qui sont concernées
01:10:21d'abord des blocages
01:10:22des axes routiers
01:10:23dès ce matin
01:10:246h
01:10:25on recense
01:10:26154 actions
01:10:28rien qu'en zone
01:10:29gendarmerie
01:10:30à Paris
01:10:31c'est le périphérique
01:10:32qui a été d'abord
01:10:33ciblé
01:10:33des barricades
01:10:34avec toujours
01:10:34ce mode opératoire
01:10:35des groupes
01:10:36d'une cinquantaine
01:10:37d'individus
01:10:37d'abord habillés
01:10:38en tenue sombre
01:10:38visage cagoulé
01:10:39ou masqué
01:10:40qui bloque
01:10:41les axes routiers
01:10:42il y a également eu
01:10:43des blocages
01:10:43d'entreprise
01:10:44on a pu voir l'exemple
01:10:45de la société
01:10:46Amazon
01:10:47puis en ville
01:10:49ce sont les lycéens
01:10:50qui ont bloqué
01:10:50des lycéens
01:10:51à différents endroits
01:10:52de Paris
01:10:52mais aussi à Lyon
01:10:53et à Avignon
01:10:54qui ont connu
01:10:55le même phénomène
01:10:55avec des regroupements
01:10:57de lycéens
01:10:57devant leurs établissements
01:10:58scolaires
01:10:59il y a eu des dégradations
01:11:00on a vu des affrontements
01:11:02également entre la police
01:11:03et les manifestants
01:11:04concernant le reste
01:11:06de la France
01:11:06il y a eu des mouvements
01:11:07à Marseille
01:11:08à Lila Poitiers
01:11:09Clermont-Fréran
01:11:10où il y a eu
01:11:10des affrontements
01:11:11entre la police
01:11:11et les manifestants
01:11:13à Toulouse
01:11:13où il y a eu
01:11:14des barricades
01:11:15en feu
01:11:15et puis à Rennes
01:11:16où un bus
01:11:17a été incendié
01:11:18et des policiers
01:11:19et des pompiers
01:11:20qui ont été visés
01:11:20par des tirs de mortier
01:11:22Merci beaucoup
01:11:23on va peut-être réécouter
01:11:24Bruno Rotaillot
01:11:25qui était tout à l'heure
01:11:27aux alentours de 10h
01:11:27qui a fait un point
01:11:28et en gros
01:11:29ce que dit Bruno Rotaillot
01:11:30c'est que ce matin
01:11:30c'est une mise en jambe
01:11:32j'ai envie de dire
01:11:33hélas
01:11:33puisque les manifestations
01:11:34importantes sont prévues
01:11:35cet après-midi
01:11:36donc Bruno Rotaillot
01:11:36alerté sur le fait
01:11:38que la situation
01:11:39n'allait sans doute
01:11:40pas se calmer à midi
01:11:41et que dans l'après-midi
01:11:43on écoute Bruno Rotaillot
01:11:44qui était tout à l'heure
01:11:46aux alentours de 10h
01:11:47pour un point
01:11:48au ministère de l'Intérieur
01:11:48Il y a une limite
01:11:51c'est la violence
01:11:52on voit bien
01:11:53que ce mouvement
01:11:54qui est né
01:11:55au départ
01:11:56d'une impulsion citoyenne
01:11:57a été dévoyé
01:11:58il a été capté
01:11:59progressivement
01:12:00par une mouvance
01:12:01qui est une mouvance
01:12:03extrême gauche
01:12:04une mouvance ultra gauche
01:12:05l'ultra gauche
01:12:06elle est ultra violente
01:12:07avec des encouragements
01:12:09malheureusement politiques
01:12:10des insoumis
01:12:11de M. Mélenchon
01:12:12il y a eu une récupération
01:12:13très politicienne
01:12:14alors cette récupération
01:12:16politicienne
01:12:17elle a sans doute
01:12:18conduit
01:12:19à une forme
01:12:20de démobilisation
01:12:21de celles et de ceux
01:12:23qui ne voulaient pas
01:12:23être mêlés
01:12:24à une récupération
01:12:26une instrumentalisation
01:12:27mais on voit bien
01:12:28que le risque
01:12:30c'est des mouvements
01:12:32qui seront
01:12:32beaucoup plus intenses
01:12:33le risque de violence
01:12:35le risque de boycott
01:12:36le risque
01:12:37là encore
01:12:38de dérapage
01:12:40voilà
01:12:41donc Bruno Rotaillot
01:12:42qui était ce matin
01:12:43sur CNews
01:12:44Laurent Jacobini
01:12:44oui pour qu'il n'y ait
01:12:45aucun doute
01:12:45sur les liens
01:12:46entre l'extrême gauche
01:12:47et ses manifestations
01:12:48je vous le dis
01:12:49à Dijon
01:12:50une candidate
01:12:51au municipal
01:12:51de la France insoumise
01:12:52est en garde à vue
01:12:53pour dégradation
01:12:54de mobilier urbain
01:12:55puisqu'elle était violente
01:12:56dans la rue
01:12:57je pense que s'il y avait
01:12:57une preuve à faire
01:12:58elle est malheureusement faite
01:12:59est-ce que vous êtes inquiet
01:13:00pour les heures qui viennent
01:13:02alors moi je voudrais déjà
01:13:03rendre hommage
01:13:04et apporter mon soutien
01:13:05aux gendarmes
01:13:06aux policiers
01:13:07qui vont aujourd'hui
01:13:09une fois de plus
01:13:10comme tout le monde l'a dit
01:13:11pour le coup
01:13:11sur ce plateau
01:13:12vont tenir la France
01:13:13à bout de bras
01:13:14et puis je voudrais dire aussi
01:13:15je ne sais pas
01:13:16qui sera le futur ministre
01:13:17de l'intérieur
01:13:18mais en tout cas
01:13:19jusqu'au plus haut sommet
01:13:20de l'état
01:13:20parce que je n'ai pas
01:13:21l'habitude de mâcher mes mots
01:13:22j'ai envie de leur dire
01:13:24arrêtez les discours
01:13:25et on veut des actes concrets
01:13:27et si on veut un soutien
01:13:30omniprésent
01:13:32des forces de l'ordre
01:13:33sur l'aspect missionnel
01:13:34sur l'aspect matériel
01:13:35battez-vous
01:13:36pour qu'on ait plus de moyens
01:13:37parce qu'au bout d'un moment
01:13:38on va complètement craquer
01:13:40Effectivement
01:13:41et c'est un message fort
01:13:42et je crois qu'on le soutient tous
01:13:44en tout cas
01:13:45Dans un instant
01:13:46on va partir à Matignon
01:13:47puisqu'il va y avoir à midi
01:13:48alors il y a beaucoup d'actualités
01:13:49aujourd'hui
01:13:49il va y avoir à midi
01:13:50en direct sur CNews également
01:13:51le passage
01:13:52et c'est vrai Thomas Bonnet
01:13:54est-ce que ça va calmer les choses
01:13:57ce qui va se passer à Matignon
01:13:59on peut se poser la question
01:13:59clairement
01:14:00Oui clairement
01:14:00on peut même se poser la question
01:14:01si c'est opportun
01:14:02de faire la passation de pouvoir
01:14:03au moment où il y a
01:14:04des manifestations
01:14:04un peu partout en France
01:14:06visiblement l'idée
01:14:07c'était d'aller vite
01:14:07et de ne pas laisser trop longtemps
01:14:08un poste vacant
01:14:10même si François Bayrou
01:14:11était toujours
01:14:11Premier ministre des missionnaires
01:14:12et là effectivement
01:14:13l'idée c'était d'aller vite
01:14:14donc on va voir maintenant
01:14:15Sébastien Lecornu
01:14:16ses premiers mots
01:14:17au moment justement
01:14:18où il y a toutes ces manifestations
01:14:19ces dégradations
01:14:20Et est-ce que ce n'est pas fait
01:14:21justement exprès
01:14:22pour essayer peut-être
01:14:23d'amortir un peu
01:14:24ces manifestations
01:14:25qui se passent
01:14:25et que l'intérêt
01:14:26des médias
01:14:27et des chaînes d'infos
01:14:28par exemple
01:14:28se porte sur autre chose
01:14:29alors qu'il est ?
01:14:30C'est peut-être un peu vicieux
01:14:31Non mais c'est une lecture
01:14:32qui peut exister
01:14:33je pense
01:14:33de ce que j'ai compris
01:14:34ils voulaient le faire hier soir
01:14:35visiblement c'était un peu
01:14:36un peu court en termes de timing
01:14:38donc ça aura lieu aujourd'hui
01:14:39mais votre lecture
01:14:39est envisageable
01:14:41Alors je vous dis tout de suite
01:14:44on ne va pas faire de pause
01:14:45on va continuer non-stop
01:14:46sur CNews
01:14:47au vu de l'actualité
01:14:47on décide de ne pas faire de pause
01:14:49dans un instant
01:14:50Sonia Mabrouk
01:14:50va venir sur le plateau
01:14:52justement pour cette passation
01:14:53de pouvoir
01:14:54que vous allez vivre en direct
01:14:55et sur place
01:14:55on rejoint l'une des envoies spéciales
01:14:58de CNews
01:14:58Dunia Tinguour
01:14:59qui est avec Olivier Gangloff
01:15:00Dunia
01:15:01les choses devraient se dérouler
01:15:03à partir de midi
01:15:03c'est bien ça ?
01:15:04Exactement Jean-Marc
01:15:09alors une nouvelle page
01:15:10se tourne ici à Matignon
01:15:12puisque tout s'est accéléré
01:15:13vous l'avez vu
01:15:14on l'a suivi pour CNews
01:15:16tout au long de la journée d'hier
01:15:18le Premier ministre
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