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  • il y a 4 mois
Gérard Larcher, président du Sénat, était l'invité d'Apolline de Malherbe dans le "Face à Face" sur BFMTV et RMC.

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00:108h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV.
00:14Bonjour Gérard Larcher. Bonjour Apolique de Valère.
00:16Merci de répondre à mes questions ce matin.
00:18Je le disais, on est dans un monde d'instabilité,
00:20d'incertitude, mais vous incarnez
00:21une certaine stabilité pour le coup,
00:23puisque vous êtes non seulement le troisième personnage de l'Etat,
00:26mais que vous êtes président du Sénat, sans
00:27interruption depuis 11 ans.
00:29Nombreuses questions, évidemment, sur la situation
00:31du pays, sur les manifestations
00:33d'hier, celles du 18, mais
00:35d'abord sur Matignon, le nouveau
00:37Premier ministre, Sébastien
00:39Lecornu.
00:41Avec qui va-t-il gouverner
00:43et à quelles conditions ? D'abord sur la nomination
00:46de Sébastien Lecornu.
00:47Comment est-ce que vous vivez cette nomination,
00:49après que la gauche ait pourtant
00:51proposé elle-même de relever
00:54le gant ? Je la vis
00:55à la fois avec bienveillance, Sébastien
00:57Lecornu est sénateur.
01:01Et en même temps,
01:02ceci répond à ce que j'avais
01:04souhaité vendredi
01:06dernier auprès du président
01:08de la République, une nomination
01:09rapide.
01:10C'est le cas.
01:11à l'intérieur du socle commun
01:14pour entamer la préparation
01:18d'un contrat de gouvernement
01:19avec les forces politiques
01:22qui, aujourd'hui,
01:24sont prêts à se retrouver
01:25autour du Premier ministre.
01:27Vous pensez qu'ils sont vraiment prêts
01:28à se retrouver les uns et les autres ?
01:29Oui, oui.
01:30Je peux vous dire
01:31parce que
01:32je le vis au Sénat
01:33avec l'ensemble des présidents
01:35de groupe
01:35et les collègues
01:36qui appartiennent au socle
01:38du groupe commun
01:39et parce que
01:40j'allais dire
01:41chez les députés aussi
01:42je sens que
01:43le sens des responsabilités
01:45va l'emporter
01:45dans l'État
01:46où est notre pays.
01:48C'est, me semble-t-il,
01:49la seule attitude possible.
01:50Alors vous parlez
01:51d'un contrat de gouvernement,
01:52c'est ce que vous avez dit
01:53à Emmanuel Macron
01:54lorsqu'il vous a reçu
01:54effectivement vendredi
01:56pour vous consulter.
01:57contrat de gouvernement
01:58sur quel point
02:00est-ce que vous pourriez
02:01vous accorder ?
02:03Un contrat de gouvernement
02:04qui ne peut pas être
02:05un contrat à l'allemande.
02:08Vous savez,
02:08c'est contrat de coalition
02:09parce qu'il leur faut
02:10trois mois
02:10pour se préparer
02:11après les élections législatives.
02:14Je pense qu'en quelques jours
02:15nous pouvons lister
02:17les cinq ou six dossiers
02:19sur lesquels
02:20nous pouvons nous mettre d'accord
02:23travailler
02:23exécutif
02:25législatif.
02:26Je pense d'abord
02:26l'urgence
02:27la question budgétaire.
02:29Mais urgence, urgence
02:30parce que
02:31s'il n'y a pas
02:32de budget déposé
02:34début octobre
02:35au Conseil d'État
02:36et devant le Conseil
02:37des finances publiques,
02:39l'Assemblée nationale
02:39ne pourra pas l'examiner
02:41à la date
02:43obligatoire
02:44qu'est de la mi-octobre
02:46pour que le budget
02:47puisse être adopté
02:48avant Noël.
02:50Budget,
02:51second sujet
02:52les questions régaliennes,
02:54sécurité,
02:54migration
02:56et puis
02:57il y a un certain nombre
02:58d'autres sujets
02:59sur lesquels
03:00nous devons nous pencher
03:01l'organisation de l'État,
03:03la décentralisation,
03:04la déconcentration.
03:06Voilà quelques-unes
03:07des réalités
03:07et des points sur lesquels
03:09on peut être d'accord.
03:09vous allez discuter avec qui ?
03:12D'abord,
03:13c'est au Premier Ministre,
03:14il va discuter avec...
03:15Il vous a appelé vous déjà d'ailleurs ?
03:16Je le vois ce matin.
03:17Ah, vous le voyez ce matin ?
03:19En sortant de cette interview,
03:20vous allez voir...
03:21Une heure plus tard,
03:23le Premier Ministre me fait
03:24la courtoisie de venir me voir au Sénat.
03:27Il est très courtois,
03:29on sent que c'est...
03:30Enfin, vous le dites,
03:31vous le dites parce que pour vous,
03:32ce n'est pas juste une coquetterie.
03:35Il y a un besoin de remettre davantage de courtoisie.
03:39Une volonté de dialogue.
03:42Ça passe aussi par ça ?
03:43Ça passe.
03:44Vous savez, dans la vie,
03:45il y a quelques symboles,
03:46donc nous allons ce matin
03:48évoquer tout cela ensemble
03:50dans la vision plutôt de construire ensemble.
03:52Vous le sentez constructif là-dessus,
03:54mais la question, je vous la repose,
03:56c'est discuter avec qui ?
03:57C'est-à-dire que ce socle commun,
03:59comme vous dites,
04:00il va d'où à où ?
04:01Est-ce que vous êtes prêts à discuter ?
04:03Quand je dis vous,
04:04c'est vous Gérard Marché,
04:05mais aussi plus largement vous,
04:06les Républicains.
04:08Est-ce que vous êtes prêts
04:08à discuter de ce contrat
04:10avec les socialistes ?
04:11Mais non, on a déjà la réponse
04:12d'Olivier Faure.
04:13Il a dit
04:14les socialistes ne seront
04:16que ce gouvernement.
04:17Donc le contrat pour bâtir
04:18un gouvernement
04:19doit d'abord se faire
04:20entre les forces politiques,
04:22les groupes parlementaires
04:24qui appartiennent
04:26depuis Horizon jusqu'à LR
04:29en passant par Renaissance
04:31le Modem
04:32et un certain nombre de collègues
04:34qui n'appartiennent
04:35à aucun groupe.
04:36Donc c'est non,
04:37on ne discute pas avec le PS.
04:39Mais après,
04:40sur la base du contrat,
04:41si certains socialistes
04:42veulent soutenir le contrat,
04:44ils sont libres.
04:45Et puis,
04:46dans ce contrat,
04:47il peut y avoir
04:47les éléments
04:48qui permettent
04:50à ce que les socialistes
04:51ne considèrent pas
04:53qu'on ne prend pas en compte
04:54un certain nombre
04:54de préoccupations
04:55que nous partageons d'ailleurs.
04:57Alors, lesquelles ?
04:58Par exemple,
04:59nous avons déposé,
05:00vous le savez,
05:01au Sénat,
05:02début mai,
05:04nous sommes mis
05:04à travailler tous ensemble.
05:06Tous ensemble
05:07pour préparer le budget.
05:09Quand je dis tous ensemble,
05:10c'est de la technique parlementaire,
05:12mais ce qu'on appelle
05:12les rapporteurs du budget.
05:14qui sont issus
05:15de tous les bords politiques ?
05:18Majoritairement,
05:18bien sûr,
05:19du socle commun,
05:20mais j'ai tenu au courant
05:21ceux qui n'appartiennent pas
05:23au socle commun,
05:24et d'ailleurs,
05:24les rapporteurs généraux
05:25les ont tenus au courant.
05:28Ça ne se passe pas
05:28de manière hermétique.
05:30Et nous avons,
05:30le 7 juillet,
05:31souvenez-vous,
05:32présenté
05:33au Premier ministre,
05:35François Bayrou,
05:37une épure,
05:38des propositions
05:39qui n'étaient pas achevées,
05:40et qui déjà portaient
05:42sur une réduction
05:43de la dépense publique
05:44autour de 30 à 35 milliards,
05:48sans avoir exploré encore
05:49la lutte contre la faude,
05:52et un certain nombre d'éléments
05:53pour éviter
05:55les suroptimisations fiscales
05:57sur lesquelles
05:57nous avions convenu
05:58de continuer à travailler.
05:59Alors,
05:59qu'est-ce que ça veut dire
06:00les suroptimisations fiscales ?
06:02Est-ce que,
06:02Gérard Larcher,
06:03et je vais mettre les pieds dans le plat,
06:04c'est la taxe Zuckman ?
06:04Est-ce que vous êtes OK
06:05pour la taxe Zuckman ?
06:06Non.
06:06Nous avons voté contre le Sénat
06:08très largement
06:09au mois de juin.
06:10Oui, mais bon,
06:10à l'époque,
06:11ça a donné la chute
06:13de François Benoît.
06:13Est-ce qu'à un moment,
06:14il ne faut pas faire un geste ?
06:15C'est une illusion.
06:17C'est une mesure,
06:18d'abord,
06:19anticonstitutionnelle.
06:21Donc,
06:21il ne passera pas
06:22le barrage du Conseil constitutionnel.
06:24Pour une raison très simple,
06:26et on a une jurisprudence,
06:27nul ne doit être obligé
06:29de se séparer de son patrimoine
06:30pour payer l'impôt
06:32qui est décidé.
06:34La seconde des choses,
06:36c'est que
06:36ça conduira à l'exil fiscal.
06:39Nous ne sommes pas dans un pays
06:40parce que les frontières
06:41ne sont pas fermées
06:41par rapport aux capitaux.
06:43On a un marché
06:44de capitaux
06:45européens,
06:46par exemple,
06:47mais aussi
06:47à dimension mondiale.
06:49Et je vais prendre
06:49des start-up
06:50qui sont le sous-bassement
06:52de notre pays.
06:52Je vais en citer deux.
06:53Allez-y.
06:54Doctolib.
06:55Les Français connaissent tous.
06:57TacZucman.
06:59Vous pensez
06:59qu'ils vont rester
07:00dans le pays ?
07:02Je vais en prendre
07:02une deuxième start-up.
07:03Intelligence artificielle.
07:05Mistral.
07:06TacZucman.
07:07Et puis,
07:07il y a des grandes entreprises
07:08matures
07:09qui préfèrent investir
07:11plutôt que distribuer
07:12des dividendes
07:14alors qu'on les taxerait
07:15sur leur patrimoine.
07:16Je pense
07:16une entreprise
07:17que tous les Français connaissent
07:18parce que c'est celle
07:19de leur quotidien
07:21dans leur cuisine,
07:21Seb.
07:22Voilà trois exemples
07:23très concrets
07:24qui démontrent
07:25que ce débat
07:26sur la TacZucman
07:27est un débat
07:28totalement inadapté.
07:30Donc,
07:30la TacZucman,
07:31non.
07:32Est-ce que la suspension
07:33de la réforme des retraites
07:34pourrait être acceptable ?
07:35Écoutez,
07:36non.
07:37Alors,
07:37attendez,
07:37si vous dites non à tout,
07:38il n'y a aucun moyen
07:40que vous vous mettiez
07:41d'accord avec le socialiste.
07:42Vous voyez la conséquence
07:43de la suspension
07:45financière ?
07:48Est-ce que,
07:49je voudrais que les auditeurs
07:50comprennent
07:50dans quelle situation financière
07:51nous sommes ?
07:53Nous sommes
07:54au plan social santé
07:56déjà cette année
07:57dans un déficit
07:58qui va sans doute
07:59avoisiner les 25 milliards.
08:01La tendance naturelle
08:03va nous conduire
08:04en 2026
08:06à 30 milliards
08:07si nous ne faisons rien.
08:09Et on va
08:10en quelque sorte
08:11lâcher
08:12des milliards.
08:13La réforme des retraites
08:15est une nécessité.
08:16On peut ajuster
08:17un certain nombre d'éléments.
08:19Il faut ouvrir le conclave.
08:19Mais il y a un certain nombre
08:21d'éléments
08:21qui n'ont pas totalement
08:22abouti au conclave.
08:24La pénibilité,
08:26la situation des femmes.
08:27Je rappelle qu'au moment
08:28de la réforme des retraites,
08:29le Sénat le souhaitait,
08:31a même déposé
08:31des amendements
08:32et il n'était pas
08:33conforme
08:35constitutionnellement.
08:36Bien sûr.
08:36Voilà des mesures
08:37que vous pourriez soutenir.
08:38Vous savez, au Sénat,
08:40vous parliez de Gérard Larcher,
08:41mais c'est surtout le Sénat.
08:42Ce n'est pas une institution
08:43fermée.
08:44Nous parlons
08:45avec les groupes
08:46d'opposition
08:47et les groupes minoritaires
08:48et on peut essayer
08:49de trouver
08:50des points d'équilibre.
08:51Mais la première des choses
08:52qui compte,
08:53c'est quand même
08:53la situation de notre pays.
08:55Il faut prendre en compte aussi
08:57la préoccupation des Français.
08:59On va y venir.
09:00Les ministres
09:00actuellement
09:01dans le gouvernement
09:02qui étaient
09:03dans le gouvernement
09:04Bayrou,
09:04qui sont issus
09:05des LR,
09:06pourraient être
09:06dans ces conditions-là
09:07restés.
09:07Il n'y a pas de raison
09:08pour vous qu'ils sortent.
09:09Si nous avons un contrat,
09:12je rappelle ce qu'a dit
09:12Bruno Retailleau
09:13et ce qu'a dit
09:15le bureau politique
09:17à l'unanimité,
09:18mardi soir,
09:19à l'unanimité.
09:20Quand vous dites
09:21à l'unanimité,
09:21on entend bien
09:22que les guéguerres
09:23entre un Laurent Wauquiez
09:24ou un Bruno Retailleau
09:26n'ont pas lieu.
09:29Qui est débat,
09:30qui est parfois
09:31des différences d'approche ?
09:33Oui,
09:34je constate
09:35que la ligne politique,
09:35elle a été tranchée
09:36par les militants
09:37au moment de l'élection
09:38et qu'elle vient
09:39d'être tranchée
09:40par le bureau politique.
09:42Ça ne veut pas dire
09:42qu'on ignore
09:43ce que disent
09:44ceux qui peuvent penser
09:45un peu différemment.
09:47Laurent Wauquiez.
09:47Mais il y a un mandat
09:49donné.
09:49Il y a un président
09:50des LR,
09:51c'est Bruno Retailleau.
09:52Et je souhaite
09:54que la polyphonie
09:56devienne symphonie.
09:57Ah,
09:57donc vous souhaitez
09:58que Laurent Wauquiez
09:59peut-être...
09:59Mais attendez,
10:00je souhaite que chacun
10:01d'entre nous
10:01fasse un effort
10:03les uns vers les autres
10:04et qu'on soit derrière
10:05Bruno Retailleau.
10:06Et qu'on soit derrière
10:07Bruno Retailleau.
10:07Les choses sont très claires
10:08pour vous.
10:08Motion de destitution
10:10déposée par certains élus
10:11LFI qui espèrent
10:12que d'autres élus
10:14se joignent à eux.
10:16Est-ce que finalement,
10:17au fond,
10:18si les choses n'aboutissent pas,
10:19le départ d'Emmanuel Macron,
10:21cette motion de destitution
10:22pourrait être
10:23une manière
10:24de le faire partir ?
10:24Ça fait partie
10:25de la communication,
10:26j'allais dire,
10:27échevelée
10:28de la France Insoumise,
10:30de Mme Pannot,
10:31de M. Mélenchon.
10:32On sait que c'est impossible
10:33dans la situation actuelle
10:36car il faut,
10:37je rappelle,
10:37trois cinquièmes
10:38dans les deux chambres.
10:40pour bien connaître
10:41le Sénat.
10:42Si nous devions procéder
10:44à une telle décision,
10:45ce serait sur d'autres motivations.
10:46Et la question
10:47de la dissolution,
10:48si ce budget
10:48ne passe pas,
10:51alors est-ce que vous estimez
10:52que seule une dissolution
10:53pourrait résoudre les problèmes ?
10:54Écoutez,
10:55je n'ai pas été favorable
10:56au principe
10:57de la dissolution.
10:59Je ne reviens pas
10:59sur la dissolution
11:00de 2024.
11:01Chacun sait
11:02ce que j'en pense.
11:03Nous vivons avec.
11:05Aujourd'hui,
11:06il faut doter la France
11:07d'un budget
11:08avant le 31 décembre.
11:10Imaginons
11:11que nous n'ayons pas
11:12de budget
11:12le 31 décembre.
11:14Nous vivrions
11:14avec des services votés.
11:15On a des enjeux majeurs.
11:17J'évoquais
11:17santé sociale.
11:20J'évoquais aussi
11:21la réalité
11:21d'un monde
11:22violent,
11:24d'un monde
11:24avec des menaces.
11:26Nous avons la nécessité
11:27d'un budget de défense.
11:29Et tout ça,
11:30c'est la responsabilité
11:30que les parlementaires,
11:32quelle que soit
11:32leur sensibilité,
11:33doivent assumer.
11:34Au moment où l'on se parle,
11:35vous n'imaginez pas
11:36qu'un budget n'aboutisse pas.
11:39En tous les cas,
11:40je ne veux pas l'imaginer
11:41et je ferai tout
11:43pour que nous ayons
11:43un budget.
11:44Et c'est sans doute
11:45une responsabilité majeure
11:46du Sénat
11:48dans la configuration politique
11:50en prenant en compte
11:51bien sûr
11:51les propositions
11:53qui viendront
11:53de l'Assemblée nationale
11:54parce que je crois
11:55profondément au bicamérisme.
11:57Mais sincèrement,
11:58responsabilité
11:59majeure au Sénat,
12:00il faut que nous ayons
12:01un budget
12:02avant le 31 décembre.
12:04Gérard Larcher,
12:05hier,
12:05cette journée,
12:06à l'appel du slogan
12:07« Bloquons tout »,
12:08près de 200 000 participants
12:10partout en France,
12:12des points de blocage,
12:13des points de violence,
12:15mais globalement
12:16plutôt retenus.
12:18Est-ce que vous comprenez
12:19cette violence ?
12:21Est-ce que vous comprenez
12:21surtout cette colère
12:23qui s'est exprimée
12:24partout en France ?
12:25Dans les grandes
12:26comme dans les petites villes ?
12:27Dans le slogan,
12:27il y avait tout.
12:28« Bloquons tout ».
12:29Il y avait tout.
12:30C'est un échec.
12:32C'est un échec.
12:33Ils étaient nombreux quand même.
12:34Et une récupération
12:35par l'ultra-gauche.
12:37Et une forme de confiscation
12:38d'une inquiétude
12:40que je peux entendre,
12:41que je vois,
12:42ne me croyez pas,
12:44j'allais dire,
12:45enfermée
12:46dans le palais du Luxembourg,
12:47loin de là.
12:48Je n'habite même pas
12:48le palais du Luxembourg.
12:50Donc,
12:50on peut entendre
12:52les inquiétudes,
12:53les interrogations.
12:54Croyez-moi,
12:55je vais dans les départements.
12:57Je serai demain
12:58dans les Hautes-Alpes.
12:59Dans le mois qui vient,
13:01je vais visiter
13:02huit départements.
13:03Parce que je pense
13:04que c'est essentiel
13:05d'aller au contact
13:06des élus locaux,
13:07d'aller au contact
13:08des citoyens.
13:08Alors,
13:09vous les entendez ?
13:09Vous les entendez,
13:10cette colère,
13:11cette frustration ?
13:11Bien sûr.
13:13Cette inquiétude,
13:13surtout,
13:14elle est profonde
13:15et un doute
13:17sur l'état
13:18de notre pays.
13:18Mais ce que la journée d'hier
13:19a fait avancer
13:20la situation
13:21de notre pays.
13:22Je suis par contre
13:23attentif aussi
13:24à ce que diront
13:26notamment les partenaires sociaux
13:27représentants
13:28les salariés
13:29le 18 septembre.
13:31Le 18,
13:32journée d'action
13:33et de grève
13:33et de manifestation.
13:34C'est une journée d'action.
13:35L'ancien ministre du Travail
13:36que je suis
13:37pense que les partenaires sociaux
13:39sont des acteurs
13:40et que nous devons
13:41être attentifs
13:42à leur préoccupation
13:44et à leur dialogue.
13:44Vous avez plus de sympathie
13:45pour le mouvement
13:46du 18
13:46qui était effectivement
13:47un mouvement d'appel
13:48à la grève
13:49à l'appel de tous les syndicats
13:51que pour la journée d'hier.
13:52Je ne vais pas avoir
13:53de sympathie
13:54ou d'antipathie.
13:54c'est une expression normale
13:56dans la démocratie
13:57et notamment
13:58de la démocratie sociale
13:59et ça
14:00le démocrate que je suis
14:03il est attentif.
14:04Mais vous dites
14:05c'est un échec
14:07200 000 personnes
14:09c'est beaucoup.
14:10Oui
14:10mais c'est aussi un succès
14:11pour les forces de l'ordre.
14:12Je voudrais leur rendre hommage
14:13parce que
14:15si certes
14:16il y a violence
14:16je dois dire
14:18que les forces de l'ordre
14:19et je dois dire
14:20que les préfets de police
14:21à Paris
14:21peuvent aussi
14:25être remerciés
14:26pour leur action.
14:27473 interpellations
14:28dans tout le pays
14:29dont 203 à Paris
14:31quelles doivent être
14:32les réactions judiciaires ?
14:36Il appartient à la justice
14:37de décider
14:38je ne connais pas
14:39les dossiers
14:39qui sont constitués
14:40mais vous savez
14:41l'ordre républicain
14:42c'est un des éléments
14:44garants
14:44d'une démocratie.
14:46Il faut que notre pays
14:47retrouve la voie
14:48de l'apaisement
14:49du dialogue
14:50et derrière ça
14:51la voie de l'espérance.
14:52Voilà pourquoi
14:53il nous faut donner un budget
14:54c'est pas demain
14:55que nous aurons une majorité
14:56il faut penser au pays
14:58il faut
14:59regarder
15:00dans les yeux
15:01la vérité
15:02et là François Bayrou
15:03nous a dit
15:04un certain nombre de choses
15:05sur lesquelles
15:06nous devons avoir
15:07des réflexions.
15:07Sur la dette ?
15:08Sur la dette.
15:09Voilà pourquoi
15:10je prônais qu'on vote oui
15:11si j'avais été député.
15:13Est-ce qu'on peut dire
15:13que le pays n'est pas endetté ?
15:15Est-ce qu'on peut dire
15:16que le pays
15:16ne va pas avouer
15:17à vivre les conséquences
15:18de la dette
15:18qui sont en train de devenir
15:20le premier budget du pays ?
15:22Est-ce qu'il ne faut pas
15:23réduire la dépense publique ?
15:24Tout le monde sait
15:25qu'il faut le faire
15:26donc il faut avoir
15:27un peu de courage.
15:27Vous avez dit
15:28pardon mais je saisis
15:29ce que vous dites
15:30vous aviez dit
15:30à propos de la
15:33dissolution
15:35d'il y a un an
15:36qu'en effet
15:37c'était une erreur
15:38et que vous n'aviez pas
15:39compris cette décision.
15:40François Bayrou
15:41lorsqu'il joue
15:43la peau du gouvernement
15:44en cette journée
15:45du 8 septembre
15:45est-ce qu'à posteriori
15:47vous comprenez ?
15:47Ce n'est pas le scénario
15:48que je pense
15:50qu'il aurait dû laisser
15:51au Parlement
15:51le soin d'avancer
15:53de débattre
15:54puis ensuite
15:54les parlementaires
15:55auraient décidé
15:56écoutez c'est fait
15:57on ne revient pas
15:58sur l'histoire
15:59il a pris cette décision
16:00seul
16:02et vous n'avez pas consulté
16:04nous l'avions vu
16:06le 7 juillet
16:07nous avions continué
16:08nous à travailler
16:08nous avons d'ailleurs
16:09continué à travailler
16:10la semaine dernière
16:11pour vous dire
16:11qu'on veut vraiment aboutir
16:13mais bien sûr
16:15il a pris cette décision
16:16j'allais dire
16:17face à ce qu'il appelle
16:18ce mur
16:19qu'il a comparé
16:20à un sommet
16:21du Népal
16:22Gérard Larcher
16:23je recevais ici même
16:24Alain Duhamel
16:25il y a quelques jours
16:25et dans le regard
16:26qu'il portait
16:27sur la situation politique
16:28il a eu cette phrase
16:29il a dit
16:30les français ne s'aiment plus
16:31les uns les autres
16:32est-ce que vous ressentez
16:34que le pays est fracturé
16:36voire même
16:37avec des oppositions interne
16:38je pense que le pays
16:39a parfois
16:41beaucoup de difficultés
16:42avec le collectif
16:43c'est pas l'amour
16:45on ne leur demande pas
16:46uniquement d'être évangélique
16:47mais la fraternité
16:49mais la fraternité
16:50et ce besoin de collectif
16:53ce besoin de fraternité
16:54c'est me semble-t-il
16:56voilà pourquoi
16:57tous ceux qui attisent
16:58qui attisent les haines
16:59les oppositions
17:00quand je vois hier
17:02des messages
17:02Jean-Luc Mélenchon
17:04je regrette à peine
17:06ce que j'avais dit
17:06d'un coup d'éclat
17:07il y a un an et demi
17:09qu'est-ce que vous aviez dit ?
17:10oh non je répète plus
17:11vous ne le regrettez pas
17:12mais vous n'osez pas le
17:12mais vous n'osez pas le
17:14mais vous n'osez pas le
17:14tout le monde là en tête
17:15mais vous n'osez pas le
17:16dire vous estimez aujourd'hui
17:17qu'il attise les haines
17:18écoutez
17:19regardez ses tweets
17:21sur la police hier
17:22regardez
17:23quand il parle
17:25de ses positions
17:26vis-à-vis de nos compatriotes
17:28juifs
17:29personnellement
17:30il faut rassembler
17:32apaiser
17:33se respecter
17:34les uns les autres
17:35pas opposer une communauté
17:36à une autre communauté
17:37c'est vraiment
17:38la république
17:40comme je l'aime
17:40un dernier mot
17:41sur la situation étrangère
17:42Gérard Larcher
17:43vous avez parlé
17:44d'un monde menaçant
17:45ce qu'il s'est passé
17:46en Pologne
17:46avec une
17:47insertion
17:49dans l'espace aérien
17:51polonais
17:51par des drones
17:53russes
17:53qui ont été abattus
17:54par l'armée
17:54l'armée polonaise
17:56est-ce qu'il faut
17:57soutenir les polonais
17:59est-ce que
18:00Vladimir Poutine
18:00teste les frontières
18:02de l'Europe
18:03il faut soutenir
18:03et naturellement
18:04nous sommes ensemble
18:05dans l'organisation
18:06du traité
18:07de l'Atlantique Nord
18:08il faut soutenir
18:08les polonais
18:09et les états baltes
18:10mais cette attaque
18:11par drone
18:12a été précédée
18:13vous le savez
18:14par des formes
18:14d'attaques
18:15des frontières
18:15par des poussées
18:18migratoires
18:18organisées par la Russie
18:20et la Biélorussie
18:20je m'étais d'ailleurs
18:21rendu sur place
18:22j'ai vu sur place
18:24comment pratiquer
18:25la Russie
18:26et la Biélorussie
18:27seule la solidarité
18:28européenne
18:30la solidarité
18:31de l'OTAN
18:32est-ce que ça peut basculer
18:33voilà pourquoi
18:33nous n'avons pas le droit
18:34le 1er janvier
18:36de ne pas avoir
18:37un budget
18:38de la défense
18:39à la hauteur
18:39notre pays
18:40en a impérativement
18:42besoin
18:42et je sais que
18:43Sébastien Lecornu
18:44sur ce sujet
18:45je lui fais totalement confiance
18:47ancien ministre
18:47des armées
18:48bien sûr
18:48Gérard Larcher
18:49merci d'avoir répondu
18:50à mes questions ce matin
18:51président du Sénat
18:52vous évoquiez ce que vous aviez dit
18:54de Jean-Luc Mélenchon
18:56ou ce que vous aviez dit
18:56à Jean-Luc Mélenchon
18:57je ne répéterai pas
18:58l'intégralité
18:59mais vous aviez dit
19:00Jean-Luc
19:00ferme-toi
19:01et comprendrons
19:02tous ceux qui nous écoutent
19:04il est 8h51
19:05et vous êtes bien sûr
19:06RMC BFM TV
19:07et vous êtes bien sûr
19:08merci d'avoir regardé cette vidéo
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