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  • il y a 4 mois
Ce vendredi 12 septembre, François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, et Guillaume Dard, président du Conseil de surveillance de Montpensier Arbevel, parlent d'une possibilité de baisse des taux de la Fed, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Vous avez l'habitude sur ce rendez-vous dans Good Morning Market,
00:05deux allocataires, deux professionnels de marché partagent un petit peu leur vision.
00:10Ce matin, François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir.
00:13Bonjour François, merci d'être avec nous ce matin avec Guillaume Dard, président de Montpensier Arbevel.
00:18Bonjour Guillaume Dard.
00:19Bonjour.
00:20Merci d'être avec nous ce matin.
00:22Je suis content de vous recevoir pour avoir un petit peu votre lecture du marché.
00:26Dans un instant, on reviendra sur les niveaux records qui ont été touchés du côté de Wall Street une nouvelle fois hier.
00:30Ça n'arrête plus.
00:31Et puis surtout, par rapport à votre vision concernant les anticipations de politiques monétaires,
00:36dans un instant on parlera de la BCE, mais parlons quand même avant de la Fed,
00:39parce que c'est ce qui compte, Guillaume Dard.
00:42Combien de baisses de taux ? Combien vous en voyez, vous disiez à la fin de l'année ?
00:44Ce qui est intéressant, c'est que Donald Trump, dont le raisonnement économique ne semble pas toujours d'une logique absolue,
00:51n'a pas tout à fait tort sur les taux d'intérêt.
00:53Et donc, il va y avoir des baisses, il va y en avoir, à mon avis, au moins deux.
01:00Mais ce qui est ennuyeux, c'est qu'on ne va pas savoir si la baisse de taux d'intérêt aura lieu
01:04parce qu'il y a eu un bras de fer terrible entre Donald Trump et Jay Powell,
01:07ou parce que c'est nécessaire.
01:09Et donc, ce qui sera moins bien dans ces baisses de taux d'intérêt,
01:13c'est qu'en musique de fond, on aura l'idée que la banque centrale américaine n'est plus autonome.
01:20Et ça, ce sera moins bon.
01:21Et donc, l'effet toujours positif d'une baisse de taux d'intérêt
01:26va être atténué par cette interprétation potentielle des marchés.
01:30Et globalement, il faut qu'on voit ce que ça aura comme influence sur le dollar.
01:36Et d'ailleurs, un des débats, à mon avis, sur la raison pour laquelle, à mon avis,
01:41François Villeroy de Gallo est intervenu un peu ce matin
01:43pour pousser vers les anticipations de baisse des taux en Europe,
01:47c'est aussi parce qu'il ne faut pas que le dollar s'effondre.
01:50Et depuis qu'il y a l'échange de l'OTAN, on est à 1,15 à peu près.
01:55Donc là, on est un tout petit peu au-dessus.
01:571,17.
01:58Mais ce qui fait peur, c'est si on bougeait d'un écart-type,
02:02voire de deux écarts-types, c'est-à-dire qu'on aille à un 40,
02:05et là, ce serait très très mauvais pour l'Europe.
02:07Dans un instant, on parlera de la situation européenne.
02:09Juste avant, François Meunier, un mot sur la Fed.
02:11C'est vrai que depuis plusieurs jours, il y a des indicateurs concernant l'inflation
02:14et surtout concernant l'emploi, qui montrent qu'en termes de création d'emploi,
02:17les États-Unis sont un peu sur un plateau.
02:19Absolument.
02:20La confirmation, en tout cas le consensus, attend fortement une baisse de taux
02:25de l'ordre de 25 points de base.
02:27S'il n'y avait pas cette baisse de taux de 25 points de base,
02:29je pense qu'il y aurait une réaction négative du marché.
02:32Elle sera, je pense, saluée le 17 septembre.
02:35Mais c'est vrai que le fait que Trump ait mis la pression sur la direction,
02:40le conseil de la Fed, ça minimise un petit peu l'action,
02:45même si on peut penser que Powell agit en toute indépendance.
02:48Et on regarde les statistiques, à la fois l'inflation,
02:51mais les chiffres de l'emploi, qui sont quand même révisés,
02:54et ils sont en train de réviser les chiffres de l'emploi d'il y a un an.
02:56Donc on voit qu'il faut redonner un petit peu de carburant à l'économie américaine.
03:00Et par rapport à cela, comment vous regardez ?
03:02Non, c'est justement ce que vient de dire François, il est très juste,
03:05mais on a des mauvais chiffres sur l'emploi.
03:08Le mandat de la Fed, il est double.
03:10C'est l'inflation ou l'emploi, et je dirais presque plutôt l'emploi et l'inflation.
03:15Donc du point de vue des chiffres sur l'emploi, il faut baisser le taux d'intérêt.
03:18Du point de vue de l'inflation, c'est beaucoup plus difficile à lire.
03:21Le chiffre d'hier n'était pas spécialement déflationniste,
03:24je dirais plutôt dans l'autre sens.
03:26Et on ne comprend toujours pas quelle va être l'influence des droits de douane
03:30sur les prix aux États-Unis.
03:32Et donc, Jay Powell, c'est un banquier central.
03:38Entre banquiers centraux, ce qui compte, c'est de ne pas avoir recréé d'inflation.
03:42Et donc, forcément, il est très attentif.
03:45Et aux États-Unis, il faut qu'il y ait de l'emploi.
03:46Donc sa position est très, très difficile en tout état de cause.
03:50Et d'avoir le souffle chaud de Donald Trump derrière et des menaces de procès,
03:55c'est vraiment une situation difficile.
03:56Et du côté de la BCE, c'était le gouverneur de la Banque de France
03:59qui était ce matin sur ce plateau avec Laure Closier.
04:02Avec notamment Laure Closier, qu'il a interrogé sur les futures baisses de taux.
04:06Vous allez voir sa réponse. Il ne dit pas non.
04:08Plus que jamais, nous devons montrer ce que j'appelle un pragmatisme agile.
04:13Ça veut dire quoi ?
04:14Pragmatisme, c'est que nous, nous déciderons en fonction des données et des prévisions.
04:19Et agile, c'est qu'il faut être prêt à bouger s'il le faut.
04:22Rien n'est prédéterminé à l'avance, mais il est tout à fait possible
04:27qu'il y ait une autre baisse de taux dans les réunions qui viennent.
04:31Je crois que de ce point de vue-là, peut-être l'interprétation des marchés hier
04:36a montré une certaine exagération dans l'interprétation restrictive, me semble-t-il.
04:44François Villerois de Gallo.
04:45Pour BFM Business.
04:45Ah bah oui, pour leur closing, surtout pour sa matinale, pour Good Morning Business.
04:50François Villerois de Gallo, donc le gouverneur de la Vendée de France
04:52et qui est donc au bord de la BCE.
04:55Bon, là, on n'est pas du tout dans la même situation si on compare François Monnier
04:58entre la BCE et la Fed.
05:00D'abord, la Fed, elle, a marqué une véritable pause.
05:03Elle était gênée par la politique tarifaire et les taxes à tout va de Donald Trump,
05:07alors que la BCE a continué de baisser ses taux.
05:11Historiquement, la BCE aime bien être dans le sillage de la Fed.
05:14La Fed donne le tempo, la BCE, elle suit.
05:17Là, on a eu pause du côté américain, on a poursuivi les baisses de taux au niveau européen.
05:24Là, la BCE, récemment, s'est mise en mode pause et c'est la Fed qui devrait reprendre l'action.
05:29Et donc là, on est plutôt dans un scénario classique.
05:33Et si la Fed fait plusieurs baisses de taux ou une baisse de taux de 50 points de base,
05:38qui n'est pas le scénario, la BCE va suivre parce que, bien sûr,
05:42il faut quand même surveiller les parités euro-delà et il ne faut pas un euro trop fort.
05:46Ce serait quand même une situation qui mettrait quand même à mal l'économie.
05:50Alors, en même temps, c'est intéressant d'avoir eu cette intervention.
05:54C'est très bien pour Laure et Closier et BFM Business.
05:57Et on voit quand même qu'il y a un débat européen parce que Christine Lagarde
06:00n'a pas été exactement sur la même tonalité précisément
06:05que le gouverneur de la Banque de France.
06:07Donc, il y a un débat parce que si on a une croissance en Europe à 0,8
06:14et des taux d'inflation qui sont à 2 sur l'Europe,
06:19le taux normal, c'est la règle de Taylor, c'est la croissance plus l'inflation.
06:24Donc, on est à un niveau de 2%.
06:26Donc, le niveau actuel des taux, il est très logique.
06:29La nécessité de le baisser, ça veut dire qu'on a une anticipation
06:33d'une déflation, enfin, d'une désinflation complémentaire en Europe.
06:38Elle va peut-être avoir lieu, mais ce n'est pas sûr.
06:41Donc, je crois qu'on ne peut pas complètement faire un procès à la BCE
06:45de ne pas vouloir baisser trop vite ses taux,
06:47même si, comme vient de le dire François,
06:48elle va probablement le faire si les Américains le font.
06:50Je pense que la BCE, elle regarde bien sûr du côté des États-Unis
06:53et du côté de la Fed, mais aussi du côté de l'Allemagne
06:55avec ce fameux plan de relance qui a pris un petit peu de retard
06:58parce que ça, bien sûr, ça peut avoir un impact
07:00sur la croissance de l'Allemagne, d'abord,
07:03et sur le niveau d'inflation.
07:05Fitch, ce soir, vous attendez quoi, Guillaume Dard ?
07:08On en parlait avant de rentrer sur le plateau
07:10avec plein de gens qui vont suivre dans l'émission.
07:13Après, il y avait Patrick Astus, il y avait Marc Fiorentino.
07:15Et en fait, il y a quatre notes de différence
07:19entre la France et l'Italie.
07:21Et donc, le marché nous a déjà mis quatre notes en dessous.
07:25Et les décisions des agents de notation,
07:28plus je vois ça, plus je comprends que quand même,
07:30ils sont un peu politiques.
07:32Et donc, en théorie, quand il y a un nouveau Premier ministre,
07:35ça ne se fait pas de le faire.
07:38Et donc, c'est déjà fait, la dégradation,
07:40puisqu'on est au même niveau que l'Italie.
07:42Quatre points.
07:43Il y a quatre points aujourd'hui, le zéro avant-hier.
07:46On est au-dessus de l'Espagne, on est à côté de la Grèce.
07:48Enfin, on est rentré dans les pays périphériques du Sud.
07:51Bon, ça fait les grands titres, François Monnier,
07:52mais est-ce que c'est si grave que ça,
07:54que le disant français soit au même niveau que le disant italien ?
07:56Je pense que d'abord, la décision,
07:59quelle qu'elle soit de Fitch,
08:00aura peu d'impact sur le marché.
08:02La probabilité qu'il y ait un statu quo est quand même élevée,
08:04parce qu'on vient d'avoir un nouveau Premier ministre,
08:06donc ils vont devoir attendre de connaître un petit peu
08:08quelle va être la tonalité du budget 2026
08:11pour décider de prendre la bonne décision.
08:14Mais c'est vrai que pour le marché,
08:15la dégradation, elle a déjà eu lieu,
08:17avec les taux à 10 ans qui servent de référence.
08:19Et donc, finalement,
08:21oui, la France est un mauvais élève
08:23et l'un des plus mauvais élèves de la zone euro.
08:26En tout cas, ce qu'il faut suivre encore et toujours,
08:27c'est le 10 ans américain,
08:28qui est à 4% sur des plus bas de 5 mois.
08:31Et ça, forcément, c'est une bonne nouvelle
08:32pour l'ensemble des taux.
08:34Du côté de Wall Street,
08:35trois indices américains
08:36qui ont encore battu des records hier,
08:39avec notamment la tech qui fait l'actualité.
08:41On était ensemble il y a une semaine,
08:43François, c'était Broadcom.
08:44Là, cette semaine, c'est Oracle.
08:46On a des méga tech comme ça,
08:47qui gagnent 20% l'espace de deux jours.
08:49Oracle, c'était 30% l'espace d'une séance.
08:51C'est historique.
08:52Oui, c'est historique.
08:54Et ce qui est incroyable,
08:55c'est que la belle histoire,
08:56elle n'est probablement pas terminée.
08:58C'est historique parce que le consensus
09:00des analystes s'est toujours trompé
09:04au regard du phénomène IA.
09:08On a toujours sous-estimé
09:10le montant des investissements
09:12à déployer en matière d'infrastructures,
09:16de puces, de serveurs, de data centers.
09:18Et à chaque fois,
09:20on révise fortement la hausse.
09:21Pour vous donner un petit peu un ordre d'idée,
09:23au début de l'année,
09:24le consensus des grands brokers américains,
09:28ils estimaient qu'après une hausse
09:29de 44% des investissements en 2024
09:32dans les infrastructures
09:33liées à l'intelligence artificielle,
09:35on allait ralentir,
09:36avoir encore une belle croissance,
09:38mais une croissance moins forte,
09:39de l'ordre de 20%.
09:40Donc, le scénario idéal
09:42qui faisait consensus en début d'année,
09:44c'est-à-dire tout va bien,
09:46mais on ralentit,
09:46on passe de 44% à 20%.
09:48Et finalement,
09:49on voit que sur l'ensemble de l'année,
09:50ce ne sera pas 20%,
09:51mais ce sera 50%.
09:52Et là,
09:53on remet une pièce dans la machine
09:54avec les informations du Wall Street
09:56qui nous dit que OpenAI
09:58signe un accord de 300 milliards
10:01avec Oracle.
10:02Et donc finalement,
10:02on se dit que le ralentissement,
10:04il n'est pas pour cette année
10:05et il ne sera peut-être pas pour 2026,
10:07donc pour 2027.
10:08Donc finalement,
10:08qu'est-ce qu'on dit ?
10:09On dit que cette phase
10:12de déploiement,
10:13de capacité,
10:14de puissance de calcul
10:15et de stockage,
10:16elle va durer plus longtemps
10:17que prévu,
10:18c'est le premier point,
10:19et surtout,
10:20elle va nécessiter
10:21des montants plus élevés
10:22qu'attendus.
10:23Et donc,
10:23bien sûr,
10:24ça ouvre un boulevard
10:25à tous ces acteurs
10:26équipementiers,
10:28semi-conducteurs,
10:29mais aussi fournisseurs
10:31de liens,
10:32de liaisons
10:32entre les serveurs,
10:33entre data centers,
10:34et donc bien sûr,
10:35c'est un boulevard
10:36pour Nvidia,
10:37pour Broadcom,
10:38pour tout le secteur.
10:39Et donc ça,
10:39bien sûr,
10:40ça nourrit l'appétit.
10:42La question,
10:42c'est est-ce qu'il y a une bulle ?
10:43Quand on regarde les niveaux
10:44de valorisation,
10:44et c'est ça qui est incroyable,
10:46il n'y a pas de bulle.
10:47Il n'y a pas de bulle
10:47parce que quand on regarde
10:48les multiples de ratios
10:49cours sur bénéfice,
10:51eh bien aujourd'hui,
10:51les grandes stars de la tech,
10:53notamment aux Etats-Unis,
10:55eh bien elles valent 25%
10:56moins cher
10:57que les grandes stars
10:58de la tech
10:58des années 99 et 2000,
11:01tout simplement
11:01parce que ces entreprises-là
11:03ont une capacité
11:05à améliorer les bénéfices
11:05encore qui va plus vite
11:07que la hausse
11:08des cours de bourse.
11:08Donc quand on a NVIDIA
11:10qui gagne plus de 1000%
11:11en l'espace de trois ans,
11:13eh bien ces bénéfices,
11:14eux,
11:14ont progressé encore plus vite.
11:15Le tout maintenant,
11:16c'est de tenir dans la durée,
11:17c'est tout l'enjeu
11:18aujourd'hui, Guillaume Dard.
11:19Alors,
11:20c'est historique,
11:20mais ce n'est pas nouveau.
11:22Au 19e siècle,
11:23on n'était pas là,
11:23aucun de nous trois.
11:25Quel était le segment
11:26du marché
11:26qui était le plus important ?
11:30Étienne ?
11:31Aucune idée.
11:32Les chemins de fer.
11:33Et les chemins de fer,
11:33c'était la révolution
11:35du transport
11:35dans le monde entier.
11:36Et donc,
11:37ça représentait 70%
11:39de la capitalisation boursière.
11:41Qu'est-ce qui est
11:42la révolution aujourd'hui ?
11:43C'est bien évidemment
11:44la technologie
11:45à l'intérieur
11:45de laquelle on peut mettre
11:46l'idée.
11:46C'est le futur
11:47de toutes les technologies
11:48qui sont en marche
11:49de façon concomitante.
11:51Et donc,
11:52comme l'a dit François,
11:53les résultats
11:55de ces entreprises
11:56qui sont en train
11:57de manger
11:57le reste du monde
11:58vont continuer
12:00à grandir.
12:02Mais il y aura
12:02des à-coups.
12:03Donc,
12:03pour le chemin de fer,
12:04si on prend
12:04notre exemple historique,
12:06ça a été
12:06pendant tout
12:07le XIXe siècle
12:08les valeurs principales,
12:10mais avec
12:10des variations
12:12de temps en temps,
12:13des cracks
12:13très importants.
12:14Donc,
12:15nous,
12:15si on prend
12:15notre siècle,
12:16si on prend
12:16le XXIe siècle,
12:18on a eu ce crack
12:19en 2000.
12:20On a
12:20une semi-bulle
12:22puisque
12:22ce qu'on appelle
12:25une bulle,
12:25c'est quand
12:25la variation
12:26du cours boursier
12:27est détachée
12:27de la réalité.
12:28François vient
12:28d'expliquer
12:28que ça n'est pas le cas.
12:29Mais quand même,
12:31dans ce type
12:32de développement,
12:32il y a des accélérations,
12:34il y a des décélérations,
12:35mais le trend
12:36long,
12:37il est fort.
12:38Mais comment vous faites
12:39chez Montpensier Arbevel
12:40par rapport à ces valeurs
12:41liées à l'IA ?
12:41Parce que ce n'est pas évident
12:42de tenir des portefeuilles
12:43avec des valeurs
12:44qui font 100,
12:44200,
12:45300 %
12:45en quelques mois.
12:46Ce qui est important,
12:47c'est d'essayer
12:47tout le temps
12:48de se dire
12:49est-ce qu'on est
12:49IA friendly
12:50ou contre l'IA ?
12:52C'est déjà au-delà
12:53des pures valeurs IA,
12:55c'est-à-dire qu'il faut
12:55avoir votre cœur
12:56de valeur technologique,
12:57etc.
12:57Mais par ailleurs,
12:58il faut comprendre
12:59ce qui va se passer
13:01autour de ça.
13:01Donc,
13:01chez Montpensier Arbevel,
13:02à la fois,
13:03on a des fonds
13:04qui sont très centrés
13:05sur la technologie
13:06et dans notre répartition
13:08des actions en général,
13:09on est très attentif
13:10à être bon avec l'IA
13:12ou pas bon pour l'IA.
13:13Ce qu'il faut surveiller,
13:16c'est le moment
13:17où il y aura une inflexion
13:17dans les investissements.
13:19Ça se produira.
13:20La question,
13:20on ne sait pas quand,
13:21mais le jour où ça se produit,
13:22il faudra prendre
13:23ces bénéfices,
13:23bien sûr,
13:23sur les équipes plantées,
13:24sur ceux qui ont profité
13:25de l'installation
13:27des voies de chemin de fer.
13:28Là, c'est ceux
13:28qui ont profité
13:29de l'installation
13:29des méga data centers.
13:32Et là,
13:32il faudra regarder
13:33si ce point d'inflexion
13:35vient du fait
13:36que l'IA
13:36ne génère pas de productivité,
13:38ne génère pas
13:39des revenus additionnels
13:40ou si l'IA,
13:41finalement,
13:41est arrivée
13:42à un marché qui est mature.
13:43Et si c'est ce deuxième scénario
13:44qui se dessine,
13:45ça veut dire que
13:46ceux qui ont investi,
13:47ils vont arrêter d'investir,
13:49ils vont avoir
13:49une génération de trésorerie
13:50phénoménale.
13:52Et ça, bien sûr,
13:53il faudra acheter
13:53du Microsoft,
13:55des géants du cloud
13:56comme Amazon,
13:57qui là,
13:57vont avoir des capacités
13:59à faire des rachats d'actions,
14:00distribuer des dividendes.
14:01On va avoir un retour
14:02sur investissement
14:02qui peut être sympathique.
14:03Merci à tous les deux
14:04de nous avoir accompagnés
14:05ce matin.
14:05François Meunier,
14:06directeur de la rédaction
14:07d'Investir,
14:07et donc Guillaume Dard,
14:08président de Montpensier,
14:09Arbevel.
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