Yaël Braun Pivet, qui était prête à devenir Premier Ministre, annonce, en revanche aujourd'hui, refuser d'être simple ministre estimant qu'elle est plus utile au perchoir à l'Assemblée nationale. C'est ce qu'elle a expliqué ce matin, alors qu'elle était invitée de la chaîne LCI.
Portant, en début de semaine, Yaël Braun-Pivet assurait qu'elle "ne rechigne jamais devant l'obstacle, devant les difficultés". Au lendemain de la chute du gouvernement de François Bayrou, la présidente de l'Assemblée nationale a annoncé sur RTL qu'elle était prête à accepter le poste de Première ministre, si le président de la République le lui proposait.
"Si d'aventure il fallait assumer cette mission là, je ne rechignerais pas", a déclaré la députée Ensemble pour la République des Yvelines.
Yaël Braun-Pivet, si elle est nommée Première ministre, s'engageait même à renoncer au 49.3 et souhaitait solliciter un nouveau vote de confiance. La présidente de l'Assemblée considère aussi qu'un "gouvernement de coalition" pourra se constituer à condition de "mettre 2027 complètement de côté". Par ailleurs, un éventuel accord "ne vaudra pas quitus pour les huit ans de politique que nous avons conduite".
00:00Vous quitteriez le perchoir pour justement essayer de consolider ce gouvernement ?
00:05Évidemment non, évidemment non. Je suis présidente de l'Assemblée nationale et j'ai eu l'immense honneur d'être élue deux fois présidente de l'Assemblée nationale.
00:16Je suis élue par mes concitoyens et par mes pères, par les parlementaires.
00:20Et en 2024, personne n'imaginait que je réussirais à être élue présidente de l'Assemblée nationale compte tenu des circonstances politiques et de la composition de l'Assemblée nationale.
00:31Les députés de la majorité et de l'opposition m'ont fait confiance.
00:35Depuis trois ans, je fais fonctionner cette Assemblée nationale. Elle tourne. J'ai un dialogue respectueux avec l'ensemble des groupes politiques.
00:42Et donc, je veux continuer à exercer cette fonction. C'est là où je suis la plus utile en ce moment, dans ce temps politique compliqué.
00:50Alors, personne ne vous contestera ça, mais vous n'étiez pas candidate, mais vous avez fait, pardon, une offre de service.
00:58Vous avez dit il y a quelques jours, pour Matignon, je suis disponible, je veux servir mon pays.
01:02J'ai dit effectivement que compte tenu de la situation politique et de cette fragmentation et de ce besoin dont tout le monde parlait,
01:08de dialogue, de considération des groupes politiques, que si on pensait que moi, qui avais réussi à l'Assemblée nationale,
01:16je pouvais être celle qui anime cette équipe à Matignon, que je ne m'accrocherais pas à mon siège.
01:21Parce que d'aucuns pensaient que je m'accrocherais à mon siège confortable de la présidence de l'Assemblée nationale,
01:27où je suis inamovible. Et donc, on aurait pu se dire, et je crois que beaucoup se disaient,
01:33oh là là, elle est bien au chaud, elle va préférer y rester.
01:37C'est pas mon genre, je suis pas bien au chaud. Moi, j'ai toujours pris des risques dans ma vie,
01:42personnelle et politique, parce que je mets au plus haut l'intérêt des Français et l'intérêt de mon pays.
01:48Voilà le sens de la démarche qui a été la mienne.
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