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  • il y a 4 mois

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00:00Ici Gare Lozère, le réveil 100% local, ici Matin.
00:05Bonne route, bon réveil à 7h47 avec nous au studio, Quentin Pérez de Tudela,
00:08le secrétaire général de l'Union départementale de Force Ouvrière dans le Gard.
00:12Oui, bonjour Gilles Besson.
00:13Bonjour monsieur.
00:14Et merci beaucoup d'être avec nous avant donc cette mobilisation du 18 septembre.
00:18Vous appelez dans le cadre d'une vaste intersyndicale à une grande journée de grève et de manifestation,
00:23donc je dis, en quoi sera-t-elle différent de la mobilisation du 10 septembre, mercredi dernier ?
00:28Alors le 10 septembre déjà, il n'y avait pas toutes les organisations syndicales,
00:33il y avait Force Ouvrière, FSU et Solidaires,
00:35alors que jeudi prochain, le 18, les huit organisations syndicales seront présentes
00:39et appellent à la grève et à la manifestation,
00:42donc bien évidemment l'ampleur du mouvement et de la journée sera amplifiée.
00:47Pour que les auditeurs comprennent bien, c'est vraiment une manifestation syndicale,
00:50une journée d'action à l'appel des syndicats.
00:52Oui, des huit.
00:52A laquelle se greffe le mouvement en bloquant tout ?
00:55Les huit organisations nationales appellent au 18,
00:58et effectivement après les citoyens seront peut-être amenés ici ou là à faire des blocages à leur convenance.
01:04Oui, effectivement, puisque bloquant tout va se greffer, on le disait donc sur cette manifestation.
01:08Comment vous le voyez vous d'ailleurs ce mouvement ?
01:10Vous êtes un bloquant tout vous aussi ou pas ?
01:13Vous parlez du mouvement citoyen ?
01:14Exactement.
01:14Alors nous l'appuyons, Force Ouvrière dans le Gard appuie ce mouvement citoyen.
01:20On a appelé au 10 septembre pour cette raison, après on considère que chacun doit rester sur ce qu'il sait faire.
01:30Nous les organisations syndicales, le blocage par la nature même du syndicat, c'est dans les boîtes,
01:35les entreprises du privé et les administrations.
01:37Donc nous on bloque dans les entreprises, par la grève, en arrêtant les moyens de production.
01:43Quant aux citoyens, ils ont fait le choix des ronds-points, de la voie publique, c'est à leur bon vouloir.
01:49Est-ce que vous savez dans quelle mesure le mouvement sera suivi, en tout cas par ceux qui sont syndiqués chez Force Ouvrière ?
01:55Alors, sur la journée de mercredi dernier, le 10 septembre, à Nîmes, nous avions 2000 manifestants,
02:02près de 800 sur Alès, avec uniquement trois organisations syndicales.
02:08Jeudi prochain, avec les huit organisations qui appellent, on va multiplier par deux, voire par trois la participation.
02:15Vous l'espérez en tout cas.
02:17Ça sera l'évidence.
02:19Oui, je le rappelle, donc c'est FO, la CFDT, la CGT, la CFE, CGC, la CFTC, l'UNSA, la FSU et Solidaires.
02:25Donc qui appellent évidemment à manifester, protester contre ceux qui se préparent.
02:30C'est un plan d'économie à grande échelle.
02:32C'est le but de votre front syndical, puisqu'on parle de front.
02:36Est-ce que vous savez saluer avec le front, Gilles Besson ?
02:39Pardon, je n'ai pas compris vos questions.
02:41Est-ce que vous savez saluer avec le front ?
02:44Vous avez vu que c'est comme ça que Sébastien Lecornu, le nouveau Premier ministre, salue ses invités.
02:49Il salue avec le front.
02:50Bon, je n'ai pas de commentaire à faire.
02:54Bon, qu'est-ce que vous pensez de ce nouveau Premier ministre ?
02:57Écoutez, la mobilisation paie, puisqu'il a déjà annoncé de la suppression des deux jours fériés.
03:06Mais il reste quand même 44 milliards d'austérité sur le dos des plus faibles, des salariés, des retraités, des malades.
03:15Et ça, c'est inacceptable.
03:16Alors, certains parlent de... il y aurait une proposition à 22 milliards d'austérité.
03:2130 milliards a priori.
03:23Ça ne nous convient pas.
03:24Ça ne nous convient pas, parce qu'à partir du moment où c'est les plus faibles, les moins riches,
03:29qui contribuent encore à l'effort national,
03:31bien évidemment que les organisations syndicales ne peuvent que s'opposer à toute forme de budget,
03:36quelle qu'il soit, qui y va dans ce sens.
03:38Alors, vous dites que l'effort pèserait sur les moins riches,
03:40mais Sébastien Lecornu a ouvert la voie à une taxation des très hauts revenus.
03:44Oui.
03:44Vous en dites quoi ?
03:45Alors, Sébastien Lecornu a été nommé par M. Macron.
03:52M. Macron, on le connaît depuis 10 ans.
03:55M. Lecornu annonce même qu'il est...
03:57Enfin, c'est quand même très proche de M. Macron.
03:59D'ailleurs, tout le monde s'interroge sur cette désignation, cette nomination,
04:03alors que M. Macron a perdu les élections et est minoritaire dans le pays.
04:08M. Lecornu se dit loyal envers M. Macron.
04:11Donc, vous imaginez bien qu'on ne se fait pas d'illusions sur la politique menée,
04:15même avec des effets d'annonce, comme vous venez de le dire.
04:18Ici, matin, 7h52, M. Lecornu, notre invité en direct,
04:21le secrétaire général de l'Union départementale de Forces Ouvrières.
04:24Oui, Gilles Besson, de toute façon, il va bien falloir réduire le déficit
04:26et freiner la dette de la France.
04:28Qu'est-ce que vous proposez, vous, justement, pour arriver à faire des économies ?
04:32Alors, écoutez, nos organisations nationales demandent une grande réforme fiscale
04:37depuis maintenant des années et des années.
04:40Donc, il faut aller chercher l'argent là où il y a l'argent.
04:43Donc, c'est les riches ?
04:44Bien sûr, bien évidemment.
04:46Alors, pourquoi ne vous convient pas à cette proposition de Sébastien Lecornu ?
04:48Ah, mais ce n'est pas parce qu'on fait...
04:49De taxer provisoirement, en tout cas.
04:50Oui, il fait cet effet d'annonce qui, effectivement, met en avant les riches
04:57pour continuer à mettre la majeure partie de son plan d'austérité sur les plus pauvres.
05:02Donc, c'est l'arbre qui cache la forêt, tout simplement.
05:04Donc, je vais vous reposer la question un petit peu différemment.
05:07C'est quoi votre ligne rouge dans ce nouveau plan d'économie ?
05:10Mais, c'est l'austérité.
05:12On ne peut pas vivre dans l'austérité alors que les citoyens français...
05:16Est-ce qu'on peut continuer avec une dette qui avoisine aujourd'hui,
05:19qui dépasse les 3 milliards d'euros ?
05:20Vous parlez de la dette du Mozart de la finance.
05:25Alors, vous savez, l'erreur est humaine, persévérée et diabolique.
05:32Ou, en tout cas, n'est pas gage d'un sage, fut-il le Mozart de la finance.
05:40Est-ce que vous appelez à son départ, vous aussi ?
05:42Oui.
05:43Il doit démissionner.
05:45Alors, son départ.
05:47Vous savez, j'ai senti parmi les syndicats du Gard, vraiment, le tournant.
05:52C'était en 2023.
05:54Après les 14 manifestations, avec plus de 3 millions de participants,
05:59le recours au 49.3 tous les 4 matins,
06:03M. Macron a fait l'unanimité contre lui.
06:05Et les syndicats FO ont demandé à ce moment-là son départ.
06:09C'est un petit peu ce qui se passe dans les grands groupes.
06:10Quand un directeur bafoue le dialogue social et ne change pas, ne discute pas,
06:16il est d'usage que les organisations syndicales, les forces ouvrières demandent le départ du directeur.
06:22C'est ce que nous nous demandons, là, maintenant.
06:24En attendant, vous appelez à manifester, je le rappelle,
06:27et à une grande journée de grève, le 18 septembre prochain, jeudi.
06:31Je vous remercie beaucoup, Gilles Besson, d'avoir été notre invité ce matin.
06:33Je vous remercie de m'avoir invité.
06:34Je vous rappelle que vous êtes secrétaire général de l'Union départementale Force Ouvrière du Gard.
06:38Merci encore.
06:38Ici Gare Lozère, le réveil 100% local.
06:43Ici Matin.
06:46Je vous remercie de m'avoir invité.
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