Dix jours après la polémique qui le mêle à Thomas Legrand, qui s'est vu retirer son émission sur France Inter, le chroniqueur de C à Vous réagit sur France 5.
00:00Le problème de rentabilité rencontré par des médias privés rendent le rôle du service public plus que jamais essentiel.
00:06C'est un enjeu de souveraineté et de rayonnement pour la France.
00:09Et je conclue, l'Arcom doit auditionner cette semaine les présidentes de France Télévisions et Radio France.
00:15Et Thomas Legrand, lui, a renoncé à son émission dominicale sur France Inter, mais il continue d'intervenir à l'antenne.
00:20Patrick, vous avez souhaité ajouter un mot à propos de ces images volées qui vous ont valu de très violentes mises en cause.
00:26Et qui nécessite des explications aux téléspectateurs de cet avou, à qui nous devons des comptes, à ceux qui nous font confiance et à ceux qui se posent des questions.
00:34Je le fais avec un peu de recul et de réflexion.
00:37Et après avoir donné la priorité ces derniers jours à l'intense actualité politique de la semaine passée, en rappelant simplement quelques principes.
00:45Un, ces rencontres font partie de mon métier.
00:49Les journalistes politiques échangent avec les politiques de tous bords.
00:53Ils partagent des cafés, parfois des déjeuners, pour obtenir des informations et nourrir leurs papiers ou leurs éditos.
01:00Deux, un journaliste peut avoir le cœur à droite ou à gauche, ou nulle part, peu importe.
01:05L'important, ce qui compte, c'est de savoir s'il fait bien son boulot, s'il le fait avec honnêteté et impartialité, sans complaisance particulière.
01:14Et pour ce qui me concerne, je crois que mes critiques et mes questions sont assez largement distribuées,
01:19y compris contre le PS, contre le Parti Socialiste.
01:23C'est d'ailleurs le mécontentement des proches d'Olivier Faure à l'égard de mes éditos qui les a conduits à solliciter ce rendez-vous en particulier.
01:32Mais est-ce que la teneur des discussions entendues sur ces vidéos n'est pas la preuve d'une forme de collusion ?
01:38Mais justement, ce n'est pas une preuve, c'est un montage pour une heure et quart, une heure et demie de conversation à peu près.
01:46C'était il y a deux mois, c'était début juillet.
01:48En tout, deux minutes trente d'images, de sons, sélectionnés, coupés, charcutés,
01:55qui ne reflètent pas ce que fut ce rendez-vous au demeurant banal.
01:59C'était une conversation entre journalistes et politiques, comme il y en a tous les jours et à toutes les heures.
02:04Ainsi, l'une des séquences qui a été mise en ligne d'une durée d'une minute douze a été coupée à dix reprises.
02:11Dix points de montage qui sont visibles à l'œil nu, ce qui laisse penser que cette vidéo a été volée et montée
02:16dans le seul but de provoquer une interprétation biaisée et malhonnête, en clair, pour nous nuire.
02:22Et parce que nous n'avons rien à cacher, nous avons adressé aujourd'hui, par voie d'huissier, une sommation pour obtenir les rushs.
02:30Voilà pour ces explications que vous deviez à nos téléspectateurs.
02:34Je précise que le comité d'éthique de France Télévion a estimé qu'il n'y avait rien à vous reprocher.
02:38Au vu de cette séquence, rien ne permet d'affirmer que Patrick Cohen ait d'autres objectifs que l'exercice de son métier.
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