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  • il y a 4 mois
Ce jeudi 18 septembre, Antoine Larigaudrie a reçu Olivier Lechevalier, directeur général Defthedge, et Marc Tempelman, fondateur de Cashbee, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:04Ils sont venus, ils sont en plateau, ils ont bravé la grève,
00:08mais enfin globalement ça roule bien, en Paris il n'y a pas grand monde.
00:11Donc voilà, Marc Templeman de Cashbi, merci d'être avec nous.
00:15Bonjour Antoine.
00:16Olivier Lechevalier de Deft Edge, bonjour.
00:19On le disait, décision de la Fed, très anticipée,
00:23on est sur une baisse de 25 points de base des Fed Funds,
00:27mais, facteur important, on avait Donald Trump qui secouait le cocotier
00:32pour obtenir ce qu'on appelle une jumbo cut,
00:35une grosse baisse des taux d'un coup pour fortifier l'économie.
00:39On a un Jerome Powell qui baisse de 25 points de base,
00:41donc globalement ce qui était anticipé par le marché,
00:43mais qui en plus entre-ouvre la porte à une sorte de correction progressée,
00:49c'est-à-dire qu'il devrait y avoir deux nouvelles baisses avant la fin de l'année,
00:52mais surtout il dit, on va rester sur le processus d'assainissement du bilan de la Fed.
00:57Ça, ça veut dire, on est sur la bonne pente,
01:01mais hors de question d'emballer la machine pour autant.
01:05Est-ce que c'est comme ça que vous l'avez ressenti Olivier Lechevalier ?
01:08Oui, tout à fait.
01:09En fait, ce qui est noté là, il fallait baisser quelques points sur cette partie taux d'intérêt,
01:16parce qu'en fait, 77% des banques ont déjà fait cet assouplissement.
01:21Donc la Fed, on voit bien, elle poursuit aussi sa baisse des taux,
01:26mais de manière un peu plus lente.
01:27Du coup, ce qui fait que ça bénéficie quand même à son économie américaine.
01:30Et du coup, là, ce qu'il faut scruter aussi, c'est le marché de l'emploi derrière tout ça.
01:33Donc en fait, on a vu qu'il y avait eu des chiffres qui avaient été corrigés de manière ultra rapide.
01:37C'est un peu le bazar là-dessus.
01:39Exactement. Donc on pourrait dire, ah attention, est-ce qu'ils ont menti, etc.
01:41Est-ce qu'on a caché des choses ?
01:42Mais en fait, non. Donc du coup, ils se battent aussi contre l'inflation.
01:45Ils se battent aussi pour leur pouvoir d'achat et cette continuité.
01:49Donc effectivement, ils y vont d'une manière plus lente,
01:51mais ils y vont avec retard par rapport à 77 autres banques.
01:56Et du coup, ils continuent en fait de baisser pour aller chercher de la confiance, évidemment.
02:00Et donc du coup, forcément, ce qui est un bénéfice potentiel pour tout le marché des actions, de la dette et de l'emprunt.
02:07Mark Templeman, on est sur du largement anticipé.
02:11Ou vous sentez quelques inflexions intéressantes sur le discours de Jerome Powell
02:14par rapport aux pressions politiques, justement ?
02:16Je pense qu'on est sur du largement anticipé et tant mieux, je dirais.
02:19Une banque centrale qui surprend le marché, neuf fois sur dix, ce n'est pas très bon.
02:23Et là, au-delà du fait que le 0,25 était très anticipé,
02:26ce qui est rassurant, c'est que 11 sur 12 membres votants qui ont pris la décision ont voté dans le même sens.
02:32Et donc, comme vous le disiez, non seulement il y a de la clarté sur la décision qui a été prise,
02:36mais aussi sur la trajectoire à venir, qui va probablement contenir deux coupes supplémentaires de 0,25 d'ici la fin de l'année.
02:43Et si j'ai bonne mémoire, le seul vote contre, c'est celui du gouverneur, qui vient d'arriver, qui est soutenu par Trump,
02:49mais qui lui s'est abstenu à voter contre, non pas parce qu'il voulait une hausse des taux ou un maintien,
02:55mais parce qu'il voulait une coupe beaucoup plus franche.
02:57Il voulait aller plus loin, mais il ne faut pas oublier que la Fed se trouve entre le marteau et l'enclume.
03:02D'un côté, les révisions sur l'emploi qui prouvent que l'économie pourrait relentir,
03:07et son rôle aussi, c'est de maintenir cette croissance.
03:09Mais de l'autre, des prévisions sur l'inflation qui sont clairement à la hausse,
03:13entre autres pour cause des droits de douane.
03:17Donc quand vous êtes dans cette situation-là, il est parfaitement naturel que la Fed y aille à tâtons,
03:21et donc rassure aussi le marché par le fait que tout ça, c'est largement communiqué, largement signalé,
03:27et donc plutôt clair et prévisible.
03:28Olivier Lechevalier, il y a un aspect, on parle des pressions politiques,
03:33et d'un Donald Trump ultra-interventionniste sur les histoires économiques,
03:38alors peut-être des fois avec un bazooka et avec pas beaucoup de finesse,
03:42mais enfin, il a quand même fait une déclaration qui a été très commentée, très regardée il y a quelques jours.
03:48Il en a marre de la dictature des résultats trimestriels.
03:51En disant, peut-être que deux fois par an ça suffit, disant aussi, la Chine, elle voit à 40 ans,
04:00nous on s'arrête à chaque fois au trimestriel.
04:02La Chine, accessoirement, les entreprises, je crois de mémoire, quand elles sont cotées,
04:07elles publient tous les trimestres, ce n'est pas un problème.
04:10Il y a une observation là-dessus qui va dans le sens d'une volonté, encore une fois, de déréguler l'économie.
04:17Alors, je ne sais pas s'il est dans la volonté totalement de déréguler l'économie,
04:20parce qu'en tout cas, c'est la SEC qui va trancher sur cette partie-là.
04:24Mais comme je pense que c'est un entrepreneur aussi dans l'âme,
04:26je trouvais ça intéressant, en tout cas de souligner aujourd'hui,
04:29par rapport à l'activité des actions et tout le suivi,
04:32de dire qu'il veut repousser au semestre le suivi, la publication des comptes.
04:37Pourquoi ? Pour laisser un peu plus de temps aux entreprises,
04:40d'avoir un temps un peu plus long, en fait, de pouvoir dire
04:43« j'ai mené des actions et donc ça s'est réalisé »,
04:45parce qu'au trimestre, vous avez du mal à avoir des résultats,
04:48peut-être qu'ils peuvent être probants quand il faut les montrer à vos actionnaires dans l'immédiat.
04:52Et après, ce qui était le contrepoids aussi, c'est-à-dire qu'on va manquer de transparence.
04:59Est-ce que ce n'est pas un temps trop long pour l'actionnaire ?
05:02Donc, je pense qu'il y a un débat là sur cette partie.
05:04Mais s'il arrive à passer au semestre,
05:06je pense que l'Europe pourra suivre aussi,
05:08parce que sinon, ça va freiner les introductions en bourse européenne.
05:12Et je trouve que ça laisse un peu plus de temps et de marge de manœuvre aussi aux entreprises
05:15pour se mettre en œuvre, surtout vu qu'aujourd'hui, il y a pas mal de volatilité
05:18et des mouvements qui bougent régulièrement.
05:20Marc Templeman, bonne ou mauvaise chose ?
05:22Parce que ça a tendance à...
05:24Quand la plus grosse économie du monde commence à changer les paradigmes,
05:30on se dit « est-ce que le monde va suivre ? »
05:32Est-ce que ça ne va pas provoquer, encore une fois, un bazar insensé
05:35au milieu de ceux qui publient ce qui ne publient plus ?
05:39Qu'est-ce que vous en pensez ?
05:41Quel est votre avis là-dessus ?
05:42D'abord, la publication de résultats trimestriels
05:45est une spécificité largement américaine.
05:47Il y a énormément de pays dans le monde
05:48où la bourse ne demande que, entre guillemets,
05:52des publications semestrielles pour les raisons évoquées
05:54qui sont que, en trois mois, qu'est-ce qu'on peut véritablement changer
05:56à la direction stratégique d'une grosse entreprise cotée.
06:00L'argument inverse, qui est très sensible et qui pèse lourd aux US,
06:04c'est que les investisseurs là-bas sont très friands d'informations et de transparence
06:09et que la loi américaine impose dans la publication de ces résultats trimestriels
06:13n'ont pas nécessairement que de publier des chiffres
06:16mais aussi de devoir dévoiler, en tant que dirigeant,
06:20les choses qui pourraient arriver
06:21et notamment des plaintes juridiques
06:23dont, pareil, l'économie américaine est plutôt friande.
06:27Donc, le côté transparent et le côté informatif
06:30est très apprécié par les investisseurs
06:32et je les comprends.
06:33En revanche, il ne faut pas oublier que de se soumettre
06:35à cette obligation de publier tous les trimestres des documents épais,
06:40ça a un coût.
06:41C'est très coûteux pour la boîte,
06:43c'est très coûteux en ressources humaines.
06:44Il faut les auditer, il faut les faire vérifier.
06:46Exactement.
06:47Et en plus, il faut que les dirigeants, tous les trimestres,
06:49fassent un petit tour, ça s'appelle des roadshows,
06:51où ils présentent à leurs actionnaires
06:53et à des investisseurs potentiels
06:54les résultats du trimestre
06:56et ça peut mettre une pression qui est peut-être malsaine
06:59pour produire quelque chose de nouveau dans les trois mois.
07:02Alors que le propre d'un entrepreneur,
07:04c'est quand même d'avoir une vision stratégique,
07:05typiquement à trois, cinq ans.
07:07Oui, et puis il ne faut pas oublier qu'aux Etats-Unis,
07:09non seulement il y a des résultats, des chiffres d'affaires,
07:11mais il y a aussi des prévisions chiffrées
07:13de trimestre à trimestre
07:15et si on les loupe de quelques centimes
07:18sur le bénéfice par action,
07:19on n'est pas bien sur le marché action.
07:20Donc vous pensez qu'il y a peut-être
07:23un besoin de simplification accrue du côté américain
07:27et que du coup, côté européen,
07:30on pourrait s'aligner finalement
07:32sur un plus petit dénominateur commun ?
07:36Déjà, en Europe, on est très souvent déjà
07:37sur l'eau semestrielle.
07:39Ce ne sont que les très grosses entreprises européennes
07:42qui sont également cotées aux US,
07:43qui doivent se soumettre à la réglementation de la SEC.
07:47Et je pense que, oui, passer du semestriel,
07:51à la marge, c'est plutôt positif.
07:53Je pense que sur la volatilité,
07:55en revanche, autour des résultats,
07:57elle restera la même.
07:58Qu'on fasse ça tous les trimestres,
07:59qu'on fasse ça tous les six mois,
08:01on voit bien que quand on loupe effectivement
08:03les prévisions, ne serait-ce que de quelques centimes,
08:05ça peut avoir un effet très très important
08:07sur le prix d'une action ?
08:08Alors, on va parler maintenant,
08:10parce que tout ça a évidemment un impact modéré
08:14pour le moment sur les taux et les changes,
08:16mais intervient finalement,
08:19au fur et à mesure que se développe
08:21cette dynamique monétaire aux Etats-Unis,
08:24une faiblesse du dollar qui commence à inquiéter
08:26du côté de la gestion.
08:27Et est-ce que finalement, le risque de change,
08:29en ce moment, ne devient pas un vrai problème
08:31pour les gérants et les intervenants de marché ?
08:33Je parle de cette faiblesse du dollar
08:35et du fait que l'euro devient vraiment très fort.
08:37On est aux portes d'un vin désormais.
08:40Oui, exactement.
08:41Donc, c'est vrai que le fait là,
08:44du coup, déjà, il y a les taux qui ont baissé,
08:47donc ça va avoir un impact effectivement
08:49sur le marché des taux à terme, simplement.
08:52Mais aujourd'hui, c'est vrai que d'avoir un dollar trop faible,
08:55quand vous êtes un investisseur européen
08:56et que vous avez acheté des actions,
08:58peut-être sur des niveaux qui étaient beaucoup moindres,
09:00bah, effectivement, vous allez perdre de l'argent.
09:03Parce qu'en fait, ce n'est pas forcément
09:05les actions américaines qu'il faut couvrir,
09:06mais c'est le change.
09:07C'est vraiment ce différentiel.
09:09Donc, on voit qu'aujourd'hui,
09:10sur le commitment des traders,
09:12c'est une information de marché qui est publiée
09:14tous les vendredis,
09:15on voit bien que tous ceux qui étaient sur les ETF,
09:17sur les actions américaines,
09:18sont couverts à 80%.
09:19Alors qu'auparavant, ce n'était pas du tout le cas.
09:21C'était inversé.
09:22On est plutôt dans 80% pas couverts et 20%.
09:25Donc là, on voit bien que le différentiel de taux d'intérêt
09:27pénalise les investisseurs européens
09:29qui veulent absolument acheter des actions américaines.
09:32Donc là, on voit bien qu'il y a ce différentiel.
09:34Donc pour une entreprise, c'est simple.
09:35Elle va passer par sa banque et se couvrir.
09:37En revanche, quand vous êtes un investisseur lambda,
09:41du coup, la difficulté pour se couvrir,
09:42ce n'est pas la même.
09:44Marc Templeman, ça va être une problématique
09:46qui va s'inscrire vraiment dans le temps, ça.
09:48Alors d'abord, c'est une problématique
09:49qui a toujours existé,
09:50mais qu'on peut contourner.
09:51Mais je pense que c'est un très bon sujet à aborder
09:53dans la mesure où relativement peu d'investisseurs
09:56saisissent cette opportunité.
09:57Je vais vous donner un chiffre qui est très parlant.
09:59Depuis le début de l'année,
10:00la S&P 500 est en hausse de 12%.
10:02Or, pour l'investisseur européen
10:04qui aurait mis une somme en euros
10:06pour acheter cet indice en début de l'année,
10:08lui, il n'a pas un gain potentiel de 12%.
10:11Il est assis sur une perte potentielle de moins 2%.
10:14Tout ça à cause de l'effet de change.
10:16Et donc, comme Olivier l'a très bien expliqué,
10:18en fait, vous vous retrouvez dans la situation
10:20où 1, on souhaite investir
10:22dans le marché actions américain
10:23parce qu'on estime qu'il y a un potentiel de hausse.
10:27D'ailleurs, qui s'est vérifié depuis le début de l'année.
10:29Encore une fois, l'indice est en hausse de 12%.
10:31Mais il ne faut pas oublier qu'il y a ce risque de change
10:33qu'on prend automatiquement
10:34lorsqu'on achète des actions libellées en dollars.
10:37La réponse à cela,
10:38c'est qu'il existe des fonds, des ETF,
10:41qui sont hedgés.
10:42Et par le terme hedgé,
10:43on explique tout simplement
10:44où le risque de change a été éliminé.
10:46Alors, ça ne se fait pas à zéro coût,
10:48mais pour les personnes qui ont eu la bonne idée
10:51début d'année d'investir dans le marché américain
10:54en prenant un ETF ou un fonds hedgé,
10:56eux, ils voient véritablement cette hausse
10:58depuis le début de l'année,
10:59contrairement à leurs pairs
11:00qui ont simplement investi
11:01dans des actions américaines sèches
11:03qui, elles, ont une valorisation à date
11:06à cause de l'effet de change qui est négative.
11:09Alors, Olivier Le Chevalier,
11:12il y a un chiffre aussi
11:13qui retient notre attention
11:15depuis quelques semaines
11:16et qui est vraiment très significatif.
11:19C'est le fait qu'il y ait plus d'ETF
11:22que d'actions cotées aux Etats-Unis.
11:25Est-ce qu'on assiste à un rebalancement,
11:28finalement, des préférences des investisseurs ?
11:31Alors là, je préfère être très transparent,
11:34mais laisser la parole à Marc
11:35sur cette partie des ETF.
11:38Parce que j'ai vu, effectivement,
11:39qu'il y avait ce rebalancement
11:41parce que l'ETF est peut-être
11:43plus sécurisé et plus sécurisant
11:44pour l'investisseur.
11:45Et donc, effectivement,
11:46ils vont prendre ça
11:47parce que vous pouvez prendre des parts
11:48sur le marché.
11:49Mais effectivement,
11:51comme disait Marc,
11:52de prendre des actions sèches américaines,
11:54effectivement,
11:55vous allez vous mettre davantage en risque.
11:57Et du coup, je pense que c'est un outil
11:58qui est beaucoup plus facile
11:59et plus flexible
11:59pour pouvoir aussi acheter des actifs
12:02et pouvoir diversifier
12:04son portefeuille d'investissement.
12:05Mais Marc Templeman,
12:06est-ce que finalement,
12:07on ne va pas vers une sorte
12:07de complexification, en fait,
12:11de la tâche de gérer
12:13entre les actions
12:15qui présentent des opportunités,
12:16les couvertures de change
12:17et l'exposition aux produits
12:18de type ETF
12:20qui ne font que traquer la tendance ?
12:22Le fait de noter
12:23qu'il y a plus d'ETF
12:24que d'actions individuelles
12:25côté de la mourse,
12:26c'est quand même un chiffre fort.
12:26C'est un fun fact,
12:29mais quelque part,
12:30ce n'est pas en soi très dangereux.
12:32On peut tout à fait dire
12:33en termes de cuisine
12:34qu'il y a beaucoup plus de recettes
12:36qu'il y a d'ingrédients.
12:38Maintenant, l'ETF a été inventé
12:40il y a maintenant des dizaines d'années
12:41pour simplifier la vie
12:43de l'investisseur.
12:44On me disait,
12:45plutôt que de chercher
12:45à battre le marché,
12:47voilà un instrument
12:48qui ne fait que suivre un indice.
12:50Mais si tu veux
12:51une exposition au marché américain,
12:52achète l'ETF S&P 500.
12:54Si tu veux une exposition
12:54mondiale aux actions,
12:55achète un ETF MBCI World
12:57et ainsi de suite.
12:59Comme ce marché a décollé
13:00et comme l'investissement passif
13:01est devenu un marché
13:03qui croit à une vitesse grand V,
13:06énormément d'acteurs se sont dit
13:07moi aussi je vais inventer des ETF,
13:08moi aussi je vais en proposer.
13:10Et c'est là où il y a une dérive
13:11vers des choses bien plus complexes.
13:13Donc on peut maintenant avoir des ETF
13:14qui jouent la thématique du cannabis.
13:16On a des ETF qui vous permettent
13:17d'investir dans une seule action
13:18mais avec un effet de levier
13:20x3, x4.
13:21Et donc, comme vous venez de le dire,
13:23un instrument qui a été inventé
13:24au départ pour simplifier la vie
13:27d'un investisseur peut-être moins sachant,
13:30aujourd'hui l'offre est telle
13:32qu'avec autant d'arbres,
13:34on commence à ne plus voir la forêt.
13:36Olivier Lechevalier,
13:37pour terminer,
13:38on va dire un mot de la tech,
13:40on a passé la semaine
13:42à parler de Hong Kong
13:44et des performances extraordinaires
13:45de Tencent,
13:46d'Alibaba,
13:47de Baidu.
13:48On n'oublie pas un peu vite
13:49Taïwan.
13:51Bah si, tout à fait.
13:52Une information qui était
13:52assez importante.
13:54Là, on voit bien que
13:54Taïwan est un peu
13:56le moteur de l'IA.
13:58Si Taïwan va bien,
13:59c'est-à-dire que tout le marché
14:00de la tech,
14:02il y a,
14:02va bien aussi.
14:03On le rappelle,
14:04il y a un État dans l'État
14:04qui s'appelle juste
14:05TSMC
14:06et qui est juste indispensable
14:08à toutes ces dynamiques
14:09de développement.
14:10Bah oui,
14:10et qui a permis
14:10à faire 6,6% du PIB
14:13à Taïwan,
14:14grâce à TSMC,
14:17qui est Taïwan Semi
14:17Manufactureur Company.
14:19Du coup,
14:20effectivement,
14:21ce qu'on voit là,
14:22actuellement,
14:23sur ce sujet,
14:24ce qui est important,
14:25c'est que c'est vraiment
14:27la traduction de l'IA
14:28et des marchés.
14:29Donc,
14:29si on fait une corrélation,
14:30vous avez l'IA
14:31et les marchés Taïwan
14:32et le cuivre
14:33qui va suivre derrière.
14:34Ah oui.
14:35Il faut du cuivre
14:36pour tout ça.
14:37Voilà,
14:37mais là,
14:38ce qui était
14:38la dernière particularité,
14:39c'est quand même
14:39que Pékin
14:40a dit
14:41à ses industriels,
14:44en gros,
14:45arrêtez d'acheter
14:45de la puce NVIDIA,
14:46on va revenir quand même.
14:47On a ce qu'il faut à la maison.
14:48On a ce qu'il faut à la maison
14:49et donc,
14:49il faut conserver ça.
14:50Ce qui fait que,
14:51d'un côté,
14:51on voit bien que là,
14:52pour les investisseurs,
14:53il va falloir aussi regarder
14:54la chaîne d'approvisionnement
14:56et puis uniquement dire
14:58je vais miser sur la tech
14:59ou des grands ensembles,
15:01je dirais,
15:01au travers de tout ça.
15:02Voilà,
15:02donc finalement,
15:03c'est une forme de fragmentation
15:04un petit peu
15:05de cette dynamique de développement.
15:06Là,
15:06je trouve que la politique
15:07s'en est bien mêlée
15:07pour aller redresser
15:09un peu cette information.
15:10Donc,
15:10c'est vrai que là,
15:11pour NVIDIA,
15:11on voit bien
15:12qu'il fait partie
15:12des 7 Fantastiques
15:13où globalement,
15:14les 7 Fantastiques
15:15avaient bien remonté
15:16la pente là récemment
15:17mais ce n'est pas grâce à NVIDIA,
15:18c'est grâce à d'autres.
15:20Et puis voilà,
15:20puis de l'autre côté,
15:20vous assistez à la bataille
15:21sur le cuivre aussi
15:22où effectivement,
15:24vous avez,
15:25la difficulté,
15:26c'est que les teneurs
15:27en cuivre
15:29ont été divisés par 4.
15:31Donc la teneur,
15:32c'est-à-dire la capacité
15:32à retourner une tonne de terre
15:34et à trouver
15:34de la teneur en cuivre dedans.
15:36Et là,
15:36finalement,
15:37divisé par 4.
15:37Donc,
15:37il faut faire beaucoup plus d'efforts,
15:38beaucoup plus d'investissements,
15:39personne ne veut ouvrir de mines.
15:41Donc en fait,
15:41effectivement,
15:42qu'est-ce qu'ils font maintenant ?
15:43On voit bien,
15:44là,
15:44les géants se regroupent,
15:46se rachètent,
15:47font du M&A entre eux
15:48pour pouvoir en fait
15:49apporter à la demande
15:51de cuivre
15:52les résultats.
15:52Mais on voit bien
15:53qu'en 2030,
15:54aujourd'hui,
15:54les mines de cuivre
15:55sont capables de répondre
15:56à 70%
15:57de la demande mondiale.
15:58Donc effectivement,
15:58il va y avoir un creux
16:00qu'il va falloir trouver
16:01et combler
16:01pour répondre
16:02à toute cette transition énergétique.
16:04Et c'est peut-être
16:05du côté des mineurs
16:07qu'on va trouver
16:07les solutions.
16:09On est en train
16:09de se rapprocher.
16:10Voilà,
16:11il y a des grandes manœuvres.
16:13Effectivement.
16:14Merci beaucoup
16:15Olivier Lechevalier
16:16de Deft Edge
16:17et Marc Templeman
16:18de Cashby.
16:19Merci d'avoir été avec nous
16:20pour déchiffrer
16:21cette grosse
16:22et passionnante
16:23actualité économique
16:24du jour.
16:24Merci.
16:25Merci.
16:26Merci.
16:27Merci.
16:28Merci.
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