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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous, Véronique Jacquier, Gilles-Louis-Dame Gonadèle, Amine El Khatmi, Geoffroy Lejeune et Yohann Ouézaï sont avec nous ce soir pour parler de la manifestation organisée aujourd'hui par les syndicats qui n'a pas connu d'important débordement.
00:13Ils étaient tout de même près de 500 000 à manifester dans toute la France.
00:16Les équipes de CNews ont été agressées régulièrement durant cette journée.
00:22Je ne fais évidemment pas le rapport avec ce qu'a dit Mme Ernot ce matin et je suis persuadé qu'il n'y a pas de rapport entre ce qu'elle a dit et ses interpellations également des jeunes personnes qui ont agressé les équipes de CNews.
00:36Mais force est de reconnaître que c'est dangereux aujourd'hui d'être journaliste de CNews.
00:43Regardez la première séquence que je voulais vous montrer à Paris.
00:52Je ne citerai pas les journalistes qui étaient sur le terrain à Paris, ni le journaliste reporter d'image, ni le rédacteur.
01:18Mais qu'ils sachent que toute la rédaction de CNews et tout le groupe Canal+, bien sûr, est derrière eux.
01:25Nous ne les citons pas pour les protéger.
01:27Et à Rennes, à Rennes, vous voyez une séquence qui s'est passée.
01:32Mais avant cela, écoutez le journaliste dont je ne citerai pas le nom, qui nous rapporte ce qui s'est passé aujourd'hui à Rennes.
01:38Oui, alors Pascal, on est arrivé sur place vers midi, sachant que la manifestation commençait à 13h.
01:46Et dès notre arrivée, un homme s'est approché de nous et nous a pris en photo.
01:50Alors ce n'est pas des choses qui nous inquiètent particulièrement dans des manifestations, parce que c'est des choses qui arrivent assez souvent.
01:55Mais avant même que le cortège se mette en marche, un groupe de jeunes cagoulés a commencé à nous prendre à partie.
02:01en nous disant « CNews, dégagez, la manif n'est pas pour vous ».
02:05On décide alors de reculer dans le cortège pour apaiser la situation.
02:10Et une heure plus tard environ, on a été directement visé par des jets de projectiles.
02:15Et là, on était vraiment en danger.
02:18On a même reçu un tesson de bouteille vraiment tout près de nos têtes.
02:22On s'est demandé à ce moment-là comment on allait pouvoir continuer à couvrir la manifestation.
02:26De ce fait, on recule à ce moment-là encore dans le cortège.
02:29Et on se met à côté des organisations syndicales.
02:33Et quand on était à côté de la CGT, on se sentait, on se serait cru en sécurité.
02:38Mais malheureusement, là encore, des militants de la CGT nous demandent de quitter le cortège
02:43en nous invectivant, en insultant notre chaîne.
02:47Donc effectivement, journée extrêmement compliquée aujourd'hui pour couvrir cette manifestation.
02:53À la fin de la manifestation, on a pu constater que sur une place qui s'appelle la Place Saint-Anne,
02:59on n'était pas les seuls médias à être visés.
03:02On était avec une équipe de TF1 qui était exactement comme nous.
03:05On a dû partir de cette place pendant des heures entre manifestants et forces de l'ordre.
03:11Mais voilà, une journée extrêmement compliquée pour nous ce soir à Rennes aujourd'hui.
03:16On en est là aujourd'hui en France à ne pas citer les journalistes pour les protéger
03:20et à subir la loi de l'extrême gauche en France
03:23qui ne veut pas qu'on rapporte les défaits du terrain, en l'occurrence la CGT.
03:27Et voyez la séquence que nous a envoyée notre journaliste que vous venez d'entendre,
03:31séquence tournée à Rennes.
03:33Nous ferons, nous ferons, nous ferons, nous ferons, nous ferons, nous ferons !
03:46On parlera tout à l'heure de Mme Ernotte et on reviendra parce qu'il y a des communiqués aujourd'hui.
03:51Mais sauf si vous voulez dire un mot tout de suite, Johan, au nom de la rédaction, bien sûr.
03:56Ce qui ressort quand même de manière générale, c'est que pour la première fois,
04:01dans plusieurs villes de France, les manifestants cherchaient spécifiquement les journalistes de CNews.
04:06L'objectif de certains manifestants de l'ultra-gauche était de retrouver les manifestants de CNews.
04:12Ça, c'est extrêmement clair.
04:14Le témoignage de plusieurs de nos équipes fait ressortir cela.
04:17Je vais vous couper parce que Bruno Retailleau a pris la parole à l'instant et on va l'écouter.
04:21Le ministre de l'Intérieur.
04:22Comme dans un certain nombre de villes de province, quelques rassemblements sporadiques,
04:27mais on peut d'ores et déjà tirer un certain nombre de leçons d'enseignement, de statistiques
04:33de cette journée qui a commencé, comme je l'avais dit ce matin, de très bonheur pour nos forces de l'ordre
04:40et qui n'est pas encore totalement terminée.
04:43D'abord, la première chose, parce que c'était une journée qui était à l'initiative des organisations syndicales,
04:50nous avons permis de garantir la liberté de manifester tranquillement, paisiblement et, je crois, dans de bonnes conditions.
04:59C'est fondamental.
05:01Premier objectif des forces de l'ordre, c'était précisément de protéger les manifestants
05:06pour qu'ils puissent s'exprimer et exprimer leurs revendications de la façon la plus paisible possible
05:12sans que les violents viennent troubler trop fortement ces manifestations.
05:17L'affluence, le chiffre a été donné, est un peu supérieur à 500 000 participants.
05:25Ça signifie qu'on a eu énormément dans les cortèges, beaucoup, beaucoup de présence syndicale
05:31et beaucoup, beaucoup moins, d'ailleurs, de présence de lycéens.
05:34Ça correspond, comme l'a dit il y a quelques instants Elisabeth Borne,
05:38à un plus faible taux d'absentéisme, notamment dans les lycées,
05:41que ce que l'on pouvait attendre, donc moins de participation de la jeunesse,
05:46notamment les lycéens et puis les étudiants.
05:49En revanche, forte participation dans les cortèges du public syndical.
05:56Il y avait bien entendu une météo favorable.
05:58On peut noter peut-être que globalement, il y a moins de participation dans les grandes agglomérations,
06:04mais qu'on note dans les plus petites agglomérations, dans des villes de province de participation
06:11qui, elle, a été relativement soutenue.
06:15Pour comparer un peu, c'est un peu plus de 500 000 participants à ce qu'on appelle les JNA,
06:21les Journées nationales d'action, notamment pour les retraites.
06:24On était dans une fourchette à l'époque, la fourchette basse en 2023 était de 281 000 participants
06:30et la fourchette haute au pic vraiment de la mobilisation contre la réforme des retraites
06:36avait été, en mars 2023, d'un million quatre.
06:40Et là, on est, vous voyez, à un peu plus de 500 000 participants.
06:45Je souligne que dans la quasi-totalité des cas des cortèges,
06:49les manifestations se sont déroulées dans de bonnes conditions,
06:52en province, à Paris aussi.
06:55Je voudrais aussi remercier les organisations syndicales
06:58qui ont permis, justement, en lien avec les préfectures,
07:01avec les forces de l'ordre, de faire en sorte que ces cortèges et manifestations
07:06se déroulent dans les meilleures conditions possibles.
07:09Évidemment, comme on l'avait prévu, il y a eu un comptage de plus de 7 000,
07:137 300 quand même individus radicalisés, dangereux, black box,
07:18ça inclut un certain nombre de publics, mais 7 300, c'est beaucoup.
07:23Ils ont tenté, on l'a bien vu à travers les images,
07:26de troubler, de gâcher des cortèges et des manifestations,
07:30mais heureusement, nos forces de l'ordre ont systématiquement répondu.
07:33Nous les avons contrées, ce qui a permis globalement à la journée
07:37de se dérouler dans les meilleures conditions possibles
07:39pour faire en sorte que la liberté de manifester,
07:42qui est un droit constitutionnel, nous puissions le garantir.
07:46Deuxième enseignement, la France n'a pas été bloquée.
07:50J'avais dit ce matin que la journée, c'était deux journées en une.
07:53Il y avait le mouvement Bloquons-Tout le matin
07:56et ensuite les cortèges en fin de matinée et pendant l'après-midi.
08:00La France donc n'a pas été bloquée.
08:02On comptabilisait à 19h 700 actions de voie publique.
08:09Ce que j'appelle des actions de voie publique,
08:11ce sont des tentatives de blocage, de filtrage ou des cortèges.
08:17140 actions de déblocage ont eu lieu, dont 18 à Paris.
08:22Les consignes avaient été très claires.
08:24Autant il fallait protéger les manifestants lorsqu'ils étaient paisibles,
08:28autant il ne fallait supporter aucun blocage,
08:30aucun dérapage en termes d'atteinte aux biens ou au personnel.
08:35Et conformément à ces consignes, les forces de l'ordre ont été très réactives
08:39et nous avons débloqué systématiquement, systématiquement,
08:44celles et ceux qui prétendaient bloquer un certain nombre d'infrastructures,
08:48de lycées ou autres.
08:50Ils avaient été, m'a-t-on dit aussi, découragés par des forces
08:54qui avaient été prépositionnées assez tôt et de façon massive.
08:59Et ces interventions, précisément, ont permis d'assurer la libre circulation
09:04de mouvements sur l'ensemble des grands axes de circulation.
09:07Ça a été le cas sur les rocades, sur les grands axes, sur les périphériques,
09:12que ce soit à Paris comme dans les villes de province.
09:16Ça a été le cas pour les infrastructures, je pense notamment aux gares principales
09:19et aussi à un certain nombre de bâtiments publics.
09:22Par ailleurs, la circulation, justement, telle qu'elle avait été prévue pour les trains,
09:27pour les intercités, les TER, donc les métros,
09:30ces circulations étaient conformes donc au plan prévisionnel.
09:36Et à de très rares exceptions près, les établissements d'enseignement
09:39n'ont pas été durablement bloqués.
09:42Un point pour terminer particulier sur le déroulement de la manifestation parisienne.
09:47À Paris, M. le Préfet de police, on a compté donc 55 000 participants.
09:53Encore une fois, la météo était de la partie.
09:56Les cortèges se sont élancés.
09:58Le défi officiel a pu se dérouler normalement.
10:02Vous avez aussi pu voir sur les images que quelques centaines de violents
10:05et parfois de radicaux, d'ultra-violents, ont tenté justement de gâcher ces cortèges,
10:12ces manifestations.
10:13Et là encore, la réactivité, la mobilité des forces de l'ordre ont permis précisément
10:20de les cantonner et de systématiquement, là encore, de contrer leur mouvement.
10:25Voilà.
10:26Et encore une fois, au moment où je vous parle, il y a eu, en termes d'interpellations,
10:32309 interpellations, 134 gardes à vue.
10:35Ces chiffres, évidemment, vont bouger.
10:38Il y a encore quelques rassemblements.
10:39Il y a aussi des rassemblements devant un certain nombre de commissariats,
10:41des rassemblements qui viennent manifester lorsque des individus ont été interpellés
10:46et qui sont précisément interrogés dans ces commissariats.
10:50Donc, 309 interpellations, 134 gardes à vue.
10:53Malheureusement, on a eu, évidemment, des policiers, des gendarmes qui ont été blessés.
10:58Moi, je ne m'y habitue pas.
11:00Très exactement, 26 ont été blessés.
11:05Là encore, ça n'est pas normal.
11:07Je voudrais vraiment terminer et conclure pour saluer la mobilisation qui était très forte.
11:15Nous avions mobilisé 80 000 policiers, gendarmes, et ils ont eu un comportement très professionnel.
11:23Leur sang-froid, parce que beaucoup d'éléments radicaux des individus ont tenté de les provoquer.
11:27Mais je dois dire que grâce à leur professionnalisme et à leur courage, ils ont tenu la ligne.
11:34Ils ont respecté à la lettre près les consignes qui leur avaient été données.
11:39Ce qui a permis, encore une fois, aux manifestations de se bien dérouler et à la France de ne pas être bloquée.
11:45Encore une fois, je suis fier.
11:46Nous sommes fiers.
11:47Mais aussi, nos compatriotes, les Françaises et les Français, peuvent être fiers du dévouement, du sang-froid, du courage,
11:52de nos forces de sécurité intérieures.
11:56Et n'oublions pas que derrière, il y a des familles, et je pense particulièrement aux policiers, aux gendarmes,
12:01qui ont été blessés en accomplissant leurs devoirs pendant toute cette journée.
12:06Je vous remercie de votre attention.
12:09Le ministre de l'Intérieur, globalement, c'est assez bien passé.
12:15On s'habitue à ce que des policiers, je crois qu'il y a une dizaine de policiers, qui sont blessés ce soir.
12:22Il y en a 26.
12:26Alors, je retire ce que je dis, en fait.
12:29Parce que même, ce n'est pas bien de dire que ça s'est globalement bien passé.
12:32C'est cette impression qui domine, mais il ne faut pas le dire.
12:35Précisément pour la raison qu'on dit là.
12:37C'est-à-dire qu'on s'habitue à ce qu'il y ait 26 personnes qui sont aujourd'hui à l'hôpital.
12:42Et vis-à-vis d'eux, d'imaginer, de dire simplement ça s'est bien passé, c'est sans doute irrespectueux de le dire comme ça.
12:49Vous aviez la parole tout à l'heure.
12:51Oui, concernant les journalistes de CNews qui ont été agressés, je disais que pour la première fois,
12:57nos équipes nous disent que certains manifestants d'ultra-gauche cherchaient spécifiquement à identifier les journalistes de CNews
13:04pour aller les agresser, naturellement.
13:06C'est pourquoi on ne donne pas leur nom et on ne montre pas leur visage à l'antenne.
13:10Alors, vous dites qu'il n'y a pas de lien avec ce que dit Delphine Ernotte.
13:12Moi, je me permettrais simplement de dire que c'est un tout, c'est une accumulation.
13:17Parce que vous avez la France insoumise qui nous attaque matin, midi et soir en nous qualifiant presque de nazis,
13:23en tout cas de chaîne d'extrême droite.
13:24Madame Ernotte dit aujourd'hui que CNews est une chaîne d'extrême droite.
13:28Monsieur Mêlé, depuis une semaine, a fait de CNews le principal adversaire du service public.
13:33Ce sont les mots qui l'emploient.
13:34Alors, tout cela cumulé fait qu'aujourd'hui, être un journaliste de CNews et être sur le terrain est devenu quelque chose de dangereux.
13:43Je les tiens pour en partie et principalement responsable de cette situation.
13:47Bon, on avait prévu d'en parler tout à l'heure.
13:51Je ne sais pas si on termine sur le chapitre de la journée du 18 septembre.
13:55Et j'aurais préféré qu'on voit d'abord le sujet de Sarah Warnie qui récapitule.
14:01Là, il y a également une intrusion à Bercy que je voulais vous montrer.
14:04Parce que je ne sais pas comment, alors ça c'est quand même extraordinaire,
14:06comment ces images que vous allez voir peuvent-elles exister ?
14:09Ils sont rentrés dans Bercy, qui est quand même un ministère régalien.
14:38et pas n'importe lesquels, donc on peut s'en étonner.
14:43Sarah Warnie nous rappelle tout ce qui s'est passé cet après-midi.
14:48C'est dans le calme que se sont déroulées les manifestations malgré quelques incidents.
14:53À Rennes notamment, les gendarmes ont été la cible de jets de projectiles.
14:59Un militaire a été blessé lors de l'interpellation d'un individu.
15:03La préfecture a également annoncé la fermeture de la gare.
15:06À Lille, la manifestation a été plus sereine que celle du 10 septembre dernier.
15:11Seules quelques tensions ont marqué le parcours entre manifestants et forces de l'ordre.
15:15Mais elle s'est terminée dans le calme place de la République.
15:18À Lyon, la manifestation a été suivie.
15:2114 à 20 000 personnes selon les autorités ou syndicats.
15:25Du côté de Marseille, le cortège a réuni entre 15 et 120 000 personnes selon ces mêmes sources.
15:30Un rassemblement important et sans débordement.
15:32Même si les chiffres de cette mobilisation dépassent ceux du 10 septembre,
15:37il reste bien loin des 900 000 manifestants attendus par les autorités.
15:41Bon, on tire un bilan de la journée d'aujourd'hui.
15:44La France n'a pas été bloquée, dit le ministre de l'Intérieur.
15:47C'est vrai qu'il n'y avait pas non plus beaucoup de monde.
15:51Il y avait du monde.
15:52On en attendait 800 000, peut-être 900 000.
15:54Et il n'y a pas la colère sociale qui était rapportée comme, par exemple,
16:00elle existe sur les manifestations pour les retraites, contre les retraites.
16:05Il y avait des revendications très précises.
16:06Là, je n'ai pas entendu exactement la même chose cet après-midi.
16:10Mais parce que je pense que ça a été beaucoup trop politisé.
16:11C'est-à-dire que la semaine dernière, on attendait aussi,
16:13on a parlé pendant très longtemps du 10 septembre,
16:15il y avait 200 000 personnes dans la rue avec un pic au moment où il y avait le plus de monde
16:18en même temps dans la rue, autour de 30 000, je crois, ce qui est en fait très très peu.
16:22Et la vérité, c'est que quand vous entendez les leaders politiques
16:26essayer de capter de manière ultra maladroite, souvent très insincère,
16:31en transformant des revendications qui sont légitimes,
16:34en des propositions politiques qui ne sont pas du tout en adéquation avec ce que pensent les gens,
16:38vous dissuadez un peu d'aller manifester.
16:40Je pense que c'est aussi simple que ça.
16:43Vous auriez pu montrer, ou dû montrer, je ne sais pas, la guillotine aussi.
16:48À Rennes.
16:49Ah, il y avait, je ne sais pas si...
16:51On va vous la montrer, là.
16:52On l'a montré beaucoup cet après-midi, mais vous avez raison.
16:54Ah oui, parce que je ne sais pas si on parle de la même guillotine.
16:58Oui, c'est la guillotine à Rennes.
16:59Oui, c'est une...
17:00C'est celle-là.
17:01On va voir.
17:02Oui.
17:03Celle-là était à Paris, d'ailleurs.
17:04C'est celle-là.
17:05À Paris, c'est bien ce qu'il me semblait.
17:06C'était à Paris où il se proposait, c'est sans doute des abolitionnistes
17:10qui sont contre la peine de mort, n'est-ce pas ?
17:12Mais il se proposait quand même de couper la tête de M. Bolloré.
17:15Voilà, c'est l'intolérance d'extrême-gauche dans toute sa splendeur.
17:22Et pardon, elle est totalement indivisible, qu'elle soit médiatique ou politique.
17:27Elle a toujours existé, mais elle est aujourd'hui, peut-être plus importante d'ailleurs,
17:35mais surtout elle est légitimée.
17:37Et elle est légitimée parfois par les médias, par le monde intellectuel, par le monde artistique.
17:45Pourquoi pas ?
17:46Mais qui est d'extrême-gauche.
17:47Oui, et c'est pour ça que la bataille culturelle, jusqu'en 2000...
17:51On est au cœur d'une bataille culturelle.
17:54Ce qui se passe avec CNews n'est qu'un avatar de cela.
17:57C'est une bataille culturelle très forte, qui va durer jusqu'en 2027.
18:03Donc vous avez l'extrême-gauche, l'ultra-gauche, qui effectivement perd pied,
18:08et parfois une gauche plus modérée, comme Mme Ernotte, on va en parler dans une seconde,
18:13qui perd pied également.
18:15C'est-à-dire qui attaque un de ses principaux concurrents
18:18et qui explique que nous sommes une chaîne d'extrême-droite.
18:22Mais ce qui ne nous empêche pas d'ailleurs de recruter des éléments qui ont travaillé chez nous
18:27et que ces éléments travaillent aujourd'hui sur France Info.
18:30Donc il faut savoir, si on est une chaîne d'extrême-droite,
18:32elle vient quand même recruter des éléments qui ont travaillé chez nous.
18:35Mais bon.
18:35Oui, je trouve que ce qui est intéressant aujourd'hui,
18:38c'est qu'on n'est plus dans un jour de colère sociale.
18:42On est dans un jour de désintégration du lien social.
18:46On voit, comme vous l'avez dit, on légitime symboliquement des décapitations
18:51avec ce qu'on a vu là, avec cette...
18:56La guillotine.
18:57La guillotine.
18:58Voilà, la fameuse guillotine.
18:59Il y a de ça, il y a le lynchage médiatique des journalistes,
19:03des journalistes de CNews.
19:04Donc c'est dire la violence du monde et de la société dans laquelle nous sommes.
19:09On ne voyait pas ça il y a dix ans.
19:11Non.
19:11Voilà, la décapitation symbolique, le lynchage symbolique, la désintégration du lien.
19:17C'est-à-dire que de toute façon, l'autre n'a plus le droit d'exister avec ce qu'il pense,
19:20avec ce qu'il est.
19:21C'est très grave.
19:22Alors évidemment, on le sait, ce n'est pas après un gouvernement démissionnaire qu'il manifestait.
19:27C'est sans doute, la colère était plus portée contre Emmanuel Macron.
19:31Mais finalement, derrière Emmanuel Macron, il y a le fait qu'il y a un président qui ne préside pas.
19:35Il y a un gouvernement qui ne gouverne pas.
19:37Donc au-delà de tout, effectivement, ces huit années qu'on vient de vivre,
19:44vous avez eu un président qui a fracturé la société française.
19:47Donc sa part de responsabilité existe aussi.
19:51Il n'est pas que fracturé, il n'est pas désintégré.
19:53Il n'est pas le seul responsable.
19:55Il n'est pas le seul.
19:55Il n'est pas, il y a 40 ans, on le dit, mais pas lui-même, c'est une, il a une part de responsabilité.
20:01Mais plus ils sont minoritaires, plus ils savent qu'ils ont perdu la bataille des idées,
20:09plus ils deviennent méchants.
20:11Voilà, ton lien.
20:12C'est le début.
20:14Alors dans un entretien dans le monde, Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions,
20:17affirme que CNews est un média d'opinion, une chaîne d'extrême droite.
20:20La rédaction de CNews a répondu dans un communiqué de presse à Delphine Ernotte.
20:23Delphine Ernotte a choisi d'allumer de façon scandaleuse les contre-feux.
20:28Elle tente ainsi de masquer les questions légitimes que pose l'affaire Legrand-Cohen
20:33sur l'impercialité du service public et la gestion financière, notamment de France Télévisions.
20:39Il y a également un communiqué d'Arnaud Lagardère.
20:41Arnaud Lagardère a répondu aux accusations.
20:44Et je vais vous lire précisément, d'ailleurs, le communiqué de Arnaud Lagardère
20:51que vous découvrez, ces attaques excessives traduisent une fébrilité surprenante
20:55de la part de ces responsables de service public et sont une manœuvre grossière de victimisation
20:59quand l'heure devrait être aux explications après l'affaire Cohen-Legrand.
21:04Mais au-delà de cela, les propos mettent en cause le travail et l'honorabilité
21:07de tous les journalistes et collaborateurs d'Europe 1,
21:10ce que je ne peux tolérer, a dit Arnaud Lagardère.
21:13Alors, qu'a-t-elle dit, Mme Arnaud, vous le savez depuis ce matin ?
21:17J'ajoute que je suis là pour protéger la liberté des journalistes, dit-elle.
21:20La question n'est pas de savoir s'ils ont des opinions, mais d'établir s'ils font bien leur travail.
21:24Or, le comité d'éthique de France Télévisions a rendu un avis extrêmement clair
21:29à propos de Patrick Cohen, qui rejoint ma propre proposition.
21:32Il faut sauver le soldat Cohen.
21:35C'est-à-dire qu'on a sacrifié Legrand, mais il faut sauver le soldat Cohen.
21:39La galaxie médiatique de Vincent Voloré veut la peau de l'audiovisuel public.
21:43Pas du tout.
21:44Ça, c'est faux.
21:45Pas du tout.
21:46Réclame sa privatisation.
21:47Pas du tout.
21:48C'est faux.
21:48Il l'exprime avec violence.
21:50Il faut admettre que CNews est un média d'opinion qu'ils assument d'être une chaîne d'extrême droite.
21:54La seule chose, parce que nous on attaque personne, simplement c'est un service public.
22:00Donc on ne parle pas de la ligne éditoriale, de BFM, de LCI, de RTL, que sais-je.
22:05En revanche, le service public est obligé à une certaine neutralité et nous soulignons que cette neutralité n'est pas de mise.
22:12Ce soir, vous avez un complément d'enquête qui est consacré aux multinationales, et notamment à Michelin, en disant que ce sont les grands aidés de la République.
22:20Et ça se base sur un rapport d'un sénateur communiste qui s'appelle Fabien Guay, qui est directeur de l'Humanité.
22:29Quel patron de l'Humanité.
22:31Mais à gauche, on a droit.
22:32Alors, à gauche, je vous dise, je n'y peux rien, ça tombe ce soir.
22:36C'est complément d'enquête. Je prends les gens à témoin d'ailleurs.
22:39Vous avez raison.
22:40Complément d'enquête ce soir, Michelin est passé au crible.
22:44Deux compléments d'enquête pour ridiculiser Michelin.
22:46Mais ce que dit Mme Ernotte est faux.
22:48Vous avez eu raison de le souligner.
22:50Moi, j'ai entendu énormément d'intervenants sur ces plateaux dire qu'ils voulaient un service public de l'audiovisuel.
22:56Simplement, on ne veut plus que le service public qui est financé par la contribution de tous les Français soit le temple exclusif des 50 nuances qui vont de la gauche radicale jusqu'à la gauche socialiste.
23:09C'est tout.
23:10Il y a tout un tas d'auteurs, il y a tout un tas d'acteurs du débat public qui ne sont jamais invités sur le service public.
23:16Moi-même, ça fait dix ans que je suis dans le débat public, j'ai publié quatre livres, je n'ai jamais été invité sur France Inter.
23:21Mon voisin, et je vais mettre à mal sa modestie, a connu un carton en librairie.
23:28Il n'en a pas été question une seconde sur le service public.
23:32Donc nous, ce qu'on demande simplement, c'est respecter le fait que les Français ont des opinions diverses et qu'en l'occurrence, sur vos antennes, vous ne les respectez pas.
23:41Il y a deux ou trois choses à vous dire.
23:42D'abord, M. Zuckman a dû, en trois ou quatre jours, être invité vingt fois sur les chaînes publiques.
23:51Dix-huit fois, exactement.
23:52Dix-huit fois, précisément.
23:53M. Zuckman, dix-huit fois.
23:55Ensuite, j'ai une question, j'ai une question, je l'ai déjà posée sur Twitter à Mme Ernotte, j'ai une question à lui poser.
24:02Si elle pense que CNews est une chaîne d'extrême droite,
24:07j'aimerais savoir comment elle va qualifier la chaîne de service public France 24,
24:16qui a toujours, au sein de son personnel, un journaliste qui a écrit qu'il fallait brûler les Juifs comme Hitler.
24:25Il faut l'appeler une chaîne nazie.
24:27Et je vous précise qu'aucune chaîne publique, aucun syndicat de journalistes du service public n'a trouvé un mot, mais un seul mot pour dire ça.
24:39Maintenant, le contenu.
24:41Ne croyez pas que, parce que les chaînes de service public sont en ce moment contestées, qu'ils ont ramelis.
24:48Ils deviennent encore plus mauvais, si j'ose dire.
24:53Je vous fais grâce du Proche-Orient, où ils informent avec les informations du Hamas, tirées du ministère de la Santé du Hamas.
25:04Mais je ne vous donne qu'un seul exemple.
25:06Ils ont fait, je ne sais pas combien de reportages aujourd'hui, sur la situation aux Etats-Unis.
25:12C'est horrible ce qui se passe aux Etats-Unis, parce qu'un journaliste de la télévision privée américaine a été viré,
25:20parce qu'il a été, il s'est un peu félicité, de la mort de M. Kirk.
25:26Et c'est le service public qui a viré M. Achilly, sous le simple prétexte,
25:38sous le simple prétexte qu'il aurait peut-être envisagé de faire un livre avec M. Bardella.
25:44Donc, la mairie de Trump, elle est épouvantable avec les journalistes, mais eux, ils ont le droit.
25:49Et je pourrais vous parler de ça pendant des heures.
25:51Donc, effectivement, et en plus, Mme Erdott, en passant comme ça, sans vouloir jouer les grands juristes,
25:58elle a attenté à son obligation de réserve.
26:01Elle n'est pas journaliste, elle n'est pas journaliste, elle est membre du service public,
26:06et elle est astreinte en passant à son obligation de réserve.
26:09C'est celle qui a dit qu'elle voulait que ses antennes traduisent la société, non pas...
26:14Écoutons, écoutons là.
26:16Mais telle qu'elle voudrait qu'elle soit.
26:16J'ai deux archives à vous montrer de Mme Erdott.
26:21La première, c'est celle que vous venez de dire.
26:22Écoutez-la, c'était il y a quelques temps.
26:26Vous m'avez bossé beaucoup de questions sur la représentation des Français sur nos antennes.
26:33Alors, tout d'abord, je tiens à dire qu'on ne représente pas la France telle qu'elle est,
26:37parce que si on représentait la France telle qu'elle est,
26:39on aurait toujours 5% de femmes dans les expertes.
26:44Pardon de dire ça comme ça.
26:46Mais on essaie de représenter la France telle qu'on voudrait qu'elle soit.
26:49Et je voulais vous montrer un autre extrait à l'Élysée.
26:52C'est comment Mme Erdott se conduit devant le président Macron.
26:56Et d'ailleurs, pour tout vous dire, j'ai aucune info,
26:58mais je me suis demandé ce matin en lisant l'interview de Mme Erdott
27:02si l'Élysée était au courant, pourquoi pas,
27:07parce que c'est vrai qu'on n'est pas toujours tendre sur ce plateau
27:11avec le bilan d'Emmanuel Macron.
27:16On respecte la présidence, en tout cas la fonction bien évidemment,
27:21et l'homme, mais c'est vrai que nous mettons en perspective le bilan
27:25et le bilan n'est pas bon.
27:27Donc je voulais vous montrer cette séquence qui en dit beaucoup de Mme Erdott
27:31sur ce qu'elle est au fond, sur sa personnalité,
27:34sur ce que sont ces gens parfois qui ont ces postes et comment ils les ont.
27:38Écoutez, il y a tout, même dans le rire.
27:41Moi je ne suis pas timide, mais il n'y a qu'une personne
27:43qui vraiment me met parfois en difficulté,
27:49pour de bonnes raisons, c'est le président de la République.
27:51Donc j'ai essayé de conserver, de chasser ma timidité,
27:59en dépit de votre présence gracieuse.
28:02Comment faire aussi bien qu'être reçu par le président de la République ?
28:07C'est gênant.
28:08C'est mal-génant.
28:08C'est mal-génant.
28:09Qu'est-ce que vous voulez dire ?
28:11C'est parce qu'elle est comme ça ?
28:15Bien sûr, c'est ce que je vous dis.
28:17Ça n'était jamais arrivé, trois mandats.
28:18Ça n'était jamais arrivé.
28:19Elle est la seule à avoir exercé trois mandats pour le président.
28:22Alors, c'est vrai que qualifier la chaîne d'extrême droite,
28:26je l'ai dit, ce matin, elle nous met une cible dans le dos,
28:28mais il y a 180 personnes qui travaillent.
28:31Alors, il y a l'antenne, il y a les éditorialistes comme vous,
28:34les chroniqueurs qui passent, mais en régie, ce soir,
28:36il y a un réalisateur, il y a un preneur de son,
28:38il y a toutes les équipes de CNews,
28:40il y a ceux qui sont sur le terrain, etc.
28:42Donc, vous jetez l'opprobre sur une chaîne,
28:46l'extrême droite, aujourd'hui, ça veut...
28:47Voilà, quand tu n'es pas d'accord avec quelqu'un,
28:49on te dit que tu es extrême droite, de toute façon.
28:51Et on écoutera M. Apathy tout à l'heure.
28:52C'est plus que jeter l'opprobre, c'est une incitation à la violence.
28:55Oui, moi, je...
28:55Les mots de Mme Bernot, pardon, sont une incitation très claire
28:58à la violence contre les journalistes de CNew.
29:00Je suis d'accord, je ne veux pas faire de lien, mais je suis...
29:03Elle a fait pire que ça, si je puis me permettre.
29:05Elle a fait pire que dire extrême droite,
29:06parce qu'en effet, ce terme est ultra galamné aujourd'hui.
29:08Tout à l'heure, Pascal, vous avez parlé de bataille culturelle.
29:10Pour moi, la journée d'aujourd'hui,
29:11c'est le passage de la bataille culturelle à la guerre culturelle.
29:14C'est objectivement ce qu'ils sont en train de faire.
29:16Il y a évidemment la violence dont parlait Johan tout à l'heure
29:18sur les journalistes sur le terrain.
29:20Et ce qu'elle fait ce matin,
29:22elle dit extrême droite,
29:24mais elle dit aussi que CNews consacre trop de temps
29:26à certains sujets.
29:27C'est-à-dire que la patronne du service public
29:30de France Télévisions
29:32pense qu'elle a un avis à donner
29:33sur la manière dont une chaîne privée décide de traiter l'actualité.
29:36Elle a écrit à l'Arcom pour ça.
29:37C'est-à-dire qu'elle fait le reproche
29:39de quel sujet vous voulez parler.
29:41Et pour moi, le fond du problème, il est là.
29:43C'est qu'aujourd'hui, en fait, le problème de CNews, c'est quoi ?
29:45C'est que ça parle de sujets
29:47que les médias aimeraient bien occulter.
29:49Il y a des sujets dont on parle ici,
29:50dont on ne va pas parler sur d'autres médias,
29:51et encore moins sur les siens, ceux qu'elles dirigent.
29:54Et le fait d'avoir fait ça
29:55depuis quelques années
29:56a peut-être changé le regard des Français sur l'information.
29:59Et c'est cette révolution
30:00qui était souhaitable et qui est ultra positive
30:02qu'aujourd'hui, ils veulent empêcher.
30:04Il y a un autre élément, j'ai appris ça juste avant d'en créer un plateau.
30:06Aujourd'hui, il y a une députée du Nouveau Front Populaire
30:08qui a saisi l'Arcom en association
30:10avec une officine anonyme
30:12qui s'appelle les Sleeping Giants,
30:13qui a saisi l'Arcom sur la pétition de Philippe Devilliers
30:16en expliquant qu'en fait, il fallait sanctionner la chaîne CNews
30:18parce qu'elle en avait parlé.
30:19Alors qu'eux, ils ont décidé de ne pas en parler.
30:21Il y avait 1,6 million de personnes.
30:22Ils se sont acharnés pour la détruire
30:24et aujourd'hui, ils veulent nous faire taire
30:27parce qu'en fait, on décrit une réalité
30:29qui est plus plus faible que vivent les Français.
30:31Alors, Jean-Dade Bardella a dit
30:32en collection CNews de chaîne d'information,
30:34de chaîne d'extrême droite,
30:35la présidente de France Télévisions,
30:37Delfine Erna, trombe de nouveau
30:38avec son devoir de neutralité.
30:39Le service public a sa tête des militants de gauche
30:42payés par l'argent du contribuable.
30:43Pour rappel, les Français,
30:45dont 11 millions d'électeurs RN,
30:46financent l'audiovisuel public
30:47à hauteur de 4 milliards d'euros par an.
30:49Il faut d'urgence le privatiser
30:50comme nous le proposons depuis des années.
30:52Laurent Wauquiez a écrit
30:53« Quand le service public cherche à dicter
30:55sa police de la pensée inacceptable,
30:57l'éthique du service public
30:57financée par les impôts de tous les Français
30:59ne devrait être que neutralité. »
31:01Marion Maréchal,
31:01Madame Delphine Ernaud,
31:03comme tous les employés du service public
31:04et encore plus,
31:06comme présidente de France TV,
31:08vous avez l'obligation
31:09de conserver une neutralité politique.
31:10Mais vous savez tout ça,
31:12vous connaissez tout ça.
31:14La gauche est d'une intolérance,
31:17toujours et tout le temps.
31:19Les gens de droite sont très différents.
31:21Il y a plus de dérision,
31:22plus d'humour.
31:24Ils se prennent un peu moins au sérieux.
31:26Il y a un rapport au monde
31:28qui est très, très différent.
31:30Il y a quelque chose chez ces gens-là
31:32qui est l'ordre de la morgue,
31:33même entre eux,
31:35je vous assure.
31:36J'ai beaucoup de témoignages
31:38de gens qui disent
31:38quand on sort un livre,
31:40on est parfois étrillé dans Libération,
31:42on est mieux traité dans le Figaro.
31:43Bien sûr.
31:44Je vous assure,
31:45ils ne sont pas dupes,
31:46ils se détestent les uns les autres.
31:48Alors, écoutez
31:49ce que disait Jean-Michel Apathy ce matin.
31:52Alors, on me dit que Thomas Legrand
31:53est sur Quotidien.
31:56Donc ça, c'est...
31:58Il est à la maison.
31:59Le Quotidien, c'est formidable, d'ailleurs.
32:01Il va y critiquer, là.
32:03Mais ils ont raison, d'ailleurs.
32:04Pourquoi pas ?
32:05Moi, je critique.
32:07Quotidien, c'est l'argent privé.
32:08Il n'y a pas de souci.
32:09Ce qui est exceptionnel
32:10avec cette contre-attaque féroce
32:11et très, très bien organisée
32:12parce qu'ils y sont tous allés en même temps,
32:14c'est que c'est aussi
32:15une formidable opération de diversion
32:16pour ne pas parler de l'affaire
32:17de l'affaire Legrand, bien sûr.
32:19Même l'ARCOM a reconnu
32:20qu'il y avait quand même
32:20peut-être un petit problème.
32:21Mais Sybille Veil,
32:22elle a viré Legrand.
32:23Alors, viré, attention.
32:25Elle l'a écarté.
32:27Mais attention à les audiences.
32:28Par exemple,
32:28Télématin, c'est une catastrophe.
32:30Ça a perdu je ne sais combien.
32:31Attention, France 2,
32:32c'est en chute libre.
32:34Attention.
32:34Parce que là,
32:35il y a des effets quand même.
32:36Le matin, ça baisse.
32:38Le soir, ça baisse.
32:38Le midi, ça baisse.
32:40Et je crois que ça fait le bonheur
32:41d'autres chaînes, forcément.
32:44Écoutez ce que disait M. Apathy
32:45aux grandes gueules.
32:47Sur RMC,
32:47les grandes gueules,
32:49moi, j'écoute parfois,
32:50ils parlent des mêmes sujets
32:51que nous pouvons parler.
32:53Et je leur dis très gentiment.
32:55Je leur dis très gentiment
32:56à nos amis.
32:58Ils n'ont pas répondu beaucoup
32:59à M. Apathy.
33:01Apathy, ils auraient pu lui dire
33:02mais attendez,
33:04ces news traitent les sujets
33:05que nous traitons.
33:06Écoutez, sur le long terme,
33:07je les aime beaucoup.
33:08Je les aime bien.
33:09Ils nous ont jamais tapé dessus.
33:11Sincèrement.
33:12Je ne vous dis pas ça,
33:13mais j'ai écouté la séquence.
33:15Ils peuvent souligner
33:16qu'en fait,
33:17ils traitent bien souvent
33:18les mêmes sujets que nous.
33:19Ah bon, oui.
33:20Je vous dis, j'en viens.
33:21C'est ce qui est normal
33:21puisque c'est des sujets
33:22qui sont dans l'actualité.
33:23Je n'ai pas été dépaysé
33:25entre les grandes gueules ici.
33:26Bon, alors,
33:26on les salue,
33:28Cruchot et Marshall,
33:29parce qu'on les apprécie beaucoup.
33:31Écoutez, donc, monsieur,
33:32ils avaient du courage ce matin.
33:34Ils ont reçu pendant l'Apathy
33:35pendant une heure.
33:37Delphine Ernotte,
33:37dans les colonnes du Monde,
33:39vient de dire,
33:39la patronne de France Télévisions,
33:41que CNews était une chaîne
33:42d'extrême droite.
33:44Est-ce que CNews
33:44est une chaîne d'extrême droite ?
33:45Oui, ça, oui.
33:46Ça, ça, ça, ça,
33:47ça ne me dérange pas de le dire.
33:48Bah oui, il faut écouter,
33:49il faut écouter tous les jours
33:51un fait divers,
33:53monter en épingle,
33:55trop d'immigrés,
33:56Pascal Praud
33:57qui dit que les punaises de lit,
33:58elles arrivent avec les immigrés.
33:59Enfin, ça fait un moment
34:00qu'elle est à l'extrême droite.
34:01Oui, je ne sais pas.
34:02Moi, ça ne me dérange pas de le dire.
34:03Ce qui est spectaculaire,
34:04c'est l'intervention
34:05de la présidente de France Télévisions.
34:10D'habitude,
34:10les dirigeants de France Télévisions,
34:12ils restent plutôt cachés
34:13et ils ne mènent pas
34:14ce type de conflit.
34:15Qu'est-ce que ça veut dire ?
34:17Ça veut dire que CNews,
34:18un potentiel de...
34:20CNews impose des débats,
34:22donne une tonalité
34:24au débat public
34:25qui fait que déstabiliser
34:27le service public.
34:28J'ai une question complémentaire.
34:30Est-ce qu'il est de gauche,
34:31le service public audiovisuel ?
34:33Est-ce que France Inter
34:33est une radio de gauche ?
34:34Pas que France Inter.
34:36De gauche, oui.
34:37Il doit y avoir une sensibilité
34:38plutôt de gauche
34:39que de droite,
34:40mais c'est assez mou,
34:42je trouve.
34:42C'est assez mollassant.
34:44C'est exceptionnel.
34:46Une petite sensibilité
34:48plutôt de gauche.
34:49Je pense que c'est pas trop ché.
34:50Non, non, non.
34:50En fait,
34:51en fait,
34:52ils sont drôles.
34:53Oui.
34:54Mais c'est le public
34:55qui va décider.
34:56Oui.
34:56Parce que là,
34:57je pense qu'ils ont tort.
34:58Le public va décider.
35:00Le public va voir
35:01qui dit entre guillemets
35:02la vérité
35:03et qui raconte des craques.
35:04C'est le public.
35:05Enfin...
35:06Écoutez le deuxième passage
35:07de monsieur...
35:08Ah, c'est pas fumé.
35:09De monsieur Apati.
35:09Il y a un deuxième passage.
35:10D'abord,
35:11je n'ai jamais dit
35:11ce qu'il me reproche
35:12d'avoir dit
35:12sur les punaises délis.
35:13Évidemment pas.
35:14C'est pas ça.
35:15Mais en revanche,
35:16écoutez le deuxième passage.
35:18Si je résume.
35:19Ils captent quelque chose,
35:20un air du temps
35:21et ils arrivent à le faire
35:22parce que les sujets
35:25qu'ils privilégient
35:26systématiquement
35:28aggravent,
35:30aiguissent,
35:31révèlent une inquiétude,
35:33des peurs.
35:34C'est un peu la chaîne
35:36de la trouille.
35:37Qui était là.
35:37Qui était là.
35:38Qui existait.
35:39Mais si les responsables
35:40publics ne tempèrent pas,
35:41on va très vite
35:44à la catastrophe.
35:45Pourquoi vous dites
35:46qu'il faut que les responsables
35:47publics tempèrent ?
35:47Moi j'ai discuté
35:48avec beaucoup de ministres
35:49de l'Intérieur.
35:50Oui, je vais vous dire.
35:51Qui vous racontent très bien
35:52comment se passe la journée
35:53d'un ministre de l'Intérieur.
35:54Elle commence par une liasse
35:56de faits divers,
35:58de drames,
35:59de problèmes
35:59qui se sont passés
36:00dans la société.
36:01Et si vous n'avez pas
36:02un peu de recul,
36:04si vous n'avez pas
36:05un brin de fatalisme,
36:08vous pensez que
36:09rien ne marche en France.
36:10et ça n'est pas vrai.
36:12Ce sont des réalités
36:13complexes.
36:15CNews ne rend pas compte
36:16de la complexité
36:17de la société.
36:18CNews ne rend pas compte
36:19de la complexité
36:20de l'immigration.
36:21CNews ne rend pas compte
36:22de la complexité
36:24des relations
36:25entre les hommes
36:25et les femmes
36:26quand on aborde ça
36:27que par le filtre
36:28des faits divers.
36:29Tout va mal.
36:30Tout va mal.
36:31C'est la catastrophe
36:31en France.
36:32Et donc quand vous dites ça
36:33à longueur de journée,
36:35quelle solution politique
36:37vous apportez ?
36:38Eh bien c'est pour ça
36:39que je dis que CNews
36:41est une chaîne
36:41d'extrême droite.
36:42Il y a une séquence
36:43en plus particulière
36:44Johan.
36:45Parce que le Parlement
36:46est fermé.
36:48Le gouvernement
36:49est en affaires courantes.
36:50Bien sûr.
36:50Donc le gouvernement
36:51ne peut pas répondre.
36:52Je pense à Mme Dati.
36:53Non, elle est très dénitionnaire,
36:55c'est très compliqué.
36:55Et le Parlement
36:56il y aurait des questions.
36:57Et il profite de ce moment-là
36:59forcément pour parler.
37:01Ernotte est partout.
37:03Partout.
37:04Monsieur Legrand est partout.
37:06Je veux dire,
37:06c'est ça qui est formidable.
37:07C'est-à-dire que nous
37:08on est assiégés.
37:10Mais eux,
37:11ils ont tous les médias.
37:12Tout le reste.
37:12Tout le reste.
37:13Oui, bien sûr.
37:14Il n'y a qu'une chaîne.
37:15Ils ont tout le reste.
37:16Ils sont partout.
37:17Le Parisien,
37:18le VB partout.
37:19Bon, et ce n'est pas terminé.
37:21Bon, ils ont 5 radios
37:23et 7 télévisions.
37:25Mais vous avez raison de dire
37:25que tout cela est éliminé.
37:26Alors, la séquence Parlement
37:28ça joue quand même.
37:29Bien sûr, ça joue.
37:29Parce que là,
37:30il y aurait des questions.
37:31Il y aurait des questions
37:32au gouvernement.
37:32Bien sûr.
37:33Rachidati serait interpellé.
37:34Elle pourrait répondre.
37:35Là, ça n'est évidemment pas le cas.
37:37Alors, M. Retailleau parle quand même.
37:38Donc, il n'est pas en affaire courante.
37:40M. Retailleau, il parle.
37:41Donc, il y a peut-être
37:42possibilité aussi.
37:43Je ne sais pas.
37:43Pour Rachidati,
37:44je comprends que ce soit compliqué
37:45pour elle de prendre position
37:46en ce moment
37:47sur ce sujet-là.
37:48Mais ils sortent tous
37:49au même moment
37:50dans ce laps de temps
37:51qui est évidemment
37:52un moment particulier
37:53en politique.
37:54et on voit Jean-Michel Apathy,
37:56enfin, un mot sur M. Apathy quand même.
37:57C'est à nouveau
37:58la gauche de la censure.
37:59Parce que la gauche
38:00n'a que ce mot-là.
38:01La censure.
38:02Ils se sont battus
38:03pour faire fermer C8.
38:04Ils se battent.
38:05La France Insoumise
38:06se bat matin, midi et soir
38:07pour faire fermer C9.
38:08Maintenant, l'audiovisuel public
38:10et M. Apathy
38:11vont y contribuer largement.
38:13C'est leur obsession.
38:14Ils ne pensent qu'à ça.
38:15Ils sont obsédés maintenant
38:16par la fermeture de C9.
38:18Et pardon, juste pour ajouter...
38:19Mais c'est à nous
38:20de simplement témoigner
38:22de la réalité,
38:23de faire notre métier.
38:23C'est ce que nous faisons, bien sûr.
38:24Et c'est ce qui les dérange précisément.
38:26Voilà, il n'y a pas de...
38:27C'est exactement ça.
38:28Quand il dit que C9...
38:28Et de garder notre calme
38:30malgré ces attaques.
38:32Et moi, je suis là
38:33pour modérer.
38:34La panique est de leur côté,
38:35si vous me permettez.
38:36Quand il dit que C9
38:37est une chaîne d'extrême droite,
38:39moi, j'affirme très tranquillement
38:41qu'il y a beaucoup plus
38:42de diversité
38:43sur les plateaux de cette chaîne
38:45que sur tous les plateaux
38:46que fréquente M. Apathy.
38:48Il y a sur cette chaîne
38:49des enfants de l'immigration.
38:50Quand vous avez autour de la table
38:53Naïma M. Fadel,
38:54Sabrina Medjeber,
38:55Amine Elbaï,
38:57Rachel Khan,
38:58à votre place Sonia Mabrouk,
39:00qui parlent de laïcité,
39:02qui parlent de lutte
39:03contre l'islamisme,
39:03qui parlent de leurs origines,
39:05qui parlent d'intégration,
39:06qui sont des exemples
39:07à montrer aux autres,
39:08j'affirme très tranquillement...
39:10C'est vrai qu'il y en a
39:10peut-être moins chez Quotidien.
39:11Que c'est beaucoup moins coloré
39:13chez Quotidien
39:14ou dans la rédaction
39:15de Libération.
39:16Et dans l'état-major
39:17de la France insoumise.
39:20Paradoxalement,
39:20justement,
39:21avec ce qui vient d'être dit,
39:22CNews n'est pas
39:22la chaîne de l'entre-soir.
39:24Et pour répondre
39:24à Jean-Michel Apathy
39:25sur CNews
39:27et la chaîne de la trouille,
39:28avec des sujets
39:29qui seraient édulcorés
39:30pour ne pas rendre compte
39:31de la complexité du réel,
39:33moi, je pense que
39:34le succès de CNews
39:35tient justement au fait
39:36qu'il y a de plus en plus
39:37de Français
39:37qui, dans leur vie,
39:39vivent des situations
39:39bien complexes
39:40et qui ont le sentiment
39:42justement qu'on traduit
39:43leur vérité.
39:43En tout cas,
39:44s'il y avait le Parlement,
39:45je pense que Rachida Dati
39:46pourrait répondre
39:47aux questions de l'actualité.
39:48Et là, elle ne peut pas.
39:49Donc, ça pèse aussi
39:50dans le débat.
39:50Bon, que voulez-vous dire ?
39:52Et après, on parlera
39:52de ce qui s'est passé
39:53à France Culture
39:53qui est formidable.
39:54Oui, c'est bien.
39:55Deux choses rapidement.
39:56D'abord, je confesse bien volontiers
39:58que je n'ai pas le fatalisme
40:00que prône M. Apathy.
40:03Moi, je n'en.
40:04Je n'accepte pas
40:05en raison de l'immigration
40:09que l'antisémitisme monte
40:12et qu'on massacre
40:13ou qu'on égorge des femmes,
40:16qu'on viole des femmes.
40:17C'est clairement ça.
40:18Ou qu'on assassine
40:19des petites filles.
40:20Je n'ai pas le fatalisme.
40:21Et puis, il nous appelle
40:22à la complexité.
40:24M. Apathy serait,
40:26juste en lui,
40:27il a un esprit complexe.
40:29Je rappelle quand même
40:30simplement que M. Apathy,
40:32avec sa complexité,
40:34souhaitait raser
40:35le château de Versailles.
40:36Et puis, on peut rappeler
40:37le titre de livre
40:39qu'il fait paraître,
40:41qui montre également
40:42sa complexité.
40:43Non, mais c'est toujours pareil.
40:44Tout le monde se connaît
40:45dans ce métier.
40:46Tout le monde connaît
40:47Jean-Michel Apathy.
40:48Bien sûr.
40:48Voilà.
40:49Comme tout le monde connaît
40:50Thomas Legrand.
40:51Bon, ce n'est pas des phares
40:52de la pensée,
40:53ni l'un ni l'autre.
40:54On peut le dire comme ça.
40:55M. Legrand est bien supérieur
40:57à M. Apathy.
40:57On peut le dire comme ça.
40:59Mais ce n'est pas
41:00Raymond Aron.
41:02Voilà.
41:03C'est tout ce que je veux dire.
41:04Donc, tout le monde se connaît
41:05dans ce métier.
41:06Mais ce n'est pas méchant.
41:08Non, non, ce n'est pas gentil.
41:09Je veux dire.
41:10Ce n'est pas très gentil.
41:11Mais non, mais ce n'est pas...
41:12Voilà, ce n'est pas...
41:13On n'est pas obligé
41:14d'être gentil ce soir.
41:15Non, mais ce n'est pas méchant
41:17de dire qu'il n'est pas Raymond Aron.
41:20Non, non, tout le monde
41:20se connaît, oui et non.
41:21En fait, là, ce qu'il est
41:21en train de décrire.
41:22Moi, je le connaissais à RTL.
41:24Moi aussi, je le connais, mais...
41:25Comment dire ?
41:26Il était déjà, il y a 10 ans,
41:27obsédé par Éric Zemmour.
41:29Oui, c'est vrai, absolument.
41:31Obsédé.
41:31Donc, RTL, d'ailleurs,
41:32très gentiment, à un moment,
41:33ça s'est déterminé, mais...
41:34Obsédé.
41:35Donc, il était dans la rédaction.
41:37Il ne supportait pas l'idée
41:38qu'Éric Zemmour puisse parler.
41:39Je l'ai vécu, je l'ai vu.
41:41C'est toujours étonnant.
41:43En fait, moi, je ne suis pas obsédé
41:44par Jean-Michel Apathy.
41:46Il a le droit de parler.
41:48Au contraire, je trouve ça plutôt...
41:50Ce qui est toujours fascinant
41:51chez ces gens-là,
41:52c'est leur morgue, leur intolérance.
41:55C'est ça, leur...
41:57Mettez-vous à sa place, en fait.
41:58Qu'est-ce qu'il a vécu toute sa vie,
41:59Jean-Michel Apathy,
42:00depuis qu'il est devenu journaliste,
42:01il y a un petit moment ?
42:02Oui.
42:03D'ailleurs, ça explique Éric Zemmour
42:04et ça explique sa détestation de CNews.
42:06Ce sont des gens,
42:07et Arnaud est pareil,
42:08et tous les gens qui sont en train
42:09de nous taper dessus en ce moment
42:10sont pareils.
42:11Ils ont vécu pendant 10, 20, 30, 40, 50 ans
42:13entre eux.
42:14L'hégémonie de leurs idées.
42:15Mais c'est pas vrai.
42:17À RTL, il y avait d'autres gens.
42:19Attendez.
42:19Non, mais il y avait d'autres gens.
42:21Non, l'arrivée de Zemmour,
42:22ça a été un enfer pour tous ces gens-là.
42:24Quand il a commencé à dire
42:25ce qu'il a dit dans les médias,
42:27c'était une nouveauté pour eux.
42:28Avant, ils étaient entre eux.
42:29Ils faisaient semblant
42:31de se challenger les uns les autres.
42:32Ils faisaient semblant
42:32d'avoir des débats contradictoires
42:33en étant d'accord sur tout.
42:34Et l'irruption du réel
42:35dans la bouche d'Éric Zemmour
42:36ou dans la bouche de CNews
42:37et le fait de parler d'autres choses
42:39leur est insupportable.
42:41C'est la fin du rêve éveillé.
42:42Bon, France Culture,
42:44dans ce billet initialement titré,
42:46je suis Charlie Kerr,
42:47car ça c'est extraordinaire,
42:49diffusé le 12 septembre.
42:50Je pense que vous ne savez pas,
42:52les téléspectateurs ne savent pas
42:54de quoi je parle.
42:55Mais c'est tellement révélateur.
42:57Il y a un journaliste
42:57qui s'appelle Guillaume Hémer.
42:59Erner.
42:59Erner.
43:00Donc, sur France Culture
43:02qui a fait un billet en disant
43:03je suis Charlie Kerr.
43:06Pourquoi pas ?
43:07Certaines courage,
43:08et pas idiot d'ailleurs de dire
43:09il y a désormais au moins deux Charlie,
43:11dit tout, je suis Charlie de Charlie Hebdo
43:12et puis je suis Charlie de Charlie Kerr.
43:15Alors, la parole aussi dure soit-elle,
43:19alors il a répondu, pardonnez-moi,
43:20il y a eu avant donc la société
43:22des journalistes
43:23est montée au créneau
43:24en occultant l'extrême violence
43:26de Kerk qui contribue
43:27à mettre en danger
43:27des minorités déjà vulnérables.
43:29Ce billet tente à ériger
43:30l'influenceur en symbole
43:31de la liberté d'expression.
43:34Et après donc
43:36ce communiqué de la SDJ,
43:39M. Erner est revenu
43:42pour s'excuser,
43:42c'est ça qui est absolument sidérant.
43:44C'est les procès staliniens,
43:47tu viens au milieu
43:48et tu dis, j'ai fauté,
43:49pardonnez-moi.
43:50L'autocritique.
43:51L'autocritique.
43:52L'autocritique.
43:53Et donc, les excuses
43:54de Guillaume Terner.
43:55Si les réactions sont celles-là,
43:56c'est que je me suis planté,
43:57c'était une erreur,
43:58ce papier,
43:59je le regrette,
44:00dit-il,
44:01les paroles aussi dures soient-elles,
44:02n'est pas la violence,
44:03il n'est pas possible
44:03d'être Charlie
44:04uniquement pour son Charlie à soi.
44:05Ça, c'est ce qu'il avait dit
44:06la première fois,
44:07autrement dit,
44:08pour son opinion.
44:09Et là, il dit le contraire.
44:10C'est effrayant.
44:11Mais oui, parce que ça dit tout.
44:13Non, mais il y a tout.
44:14Et on peut l'écouter peut-être,
44:15me dit Benjamin.
44:15Non, écoutons-le.
44:18Quelle différence
44:18avec un assassinat politique
44:20comme celui de Charlie Hebdo ?
44:21Une amie m'a soumis
44:22ce rapprochement
44:23et plus j'y songe,
44:25plus je le trouve valable.
44:26Alors certes,
44:27il y a des différences,
44:27bien sûr,
44:28entre Coeur,
44:29qui est le journal satirique,
44:30d'un côté,
44:31un meurtrier inconnu,
44:32mais qui ne semble pas
44:33être islamiste,
44:34de l'autre,
44:34des islamistes,
44:35alors même que l'islamisme
44:37a fait des milliers de morts.
44:38Évoquons désormais les victimes.
44:40Charlie Hebdo
44:40est un journal satirique
44:41qui revendique
44:42le droit à l'humour,
44:43mais cet humour
44:44n'est pas compris par tous.
44:45Beaucoup ont jugé
44:46qu'il s'agissait
44:47d'un humour violent,
44:48hostile, menaçant.
44:49Charlie Kirk
44:50a pris des propositions
44:51unies par la gauche,
44:52anti-trans, masculiniste,
44:54ultra-conservateur,
44:55mais il n'a enfreint
44:56aucune loi américaine
44:57et était ouvert au dialogue,
44:59même s'il n'avait
45:00plus d'un tour rhétorique
45:01dans son sac.
45:02Or c'est cela
45:03qui me semble important
45:04si nous sommes encore capables
45:06de dialoguer,
45:06c'est que cette parole
45:08c'est que c'est la parole
45:09qui domine
45:10et la parole
45:11aussi dure soit-elle
45:12n'est pas la violence.
45:13Il n'est pas possible
45:13d'être Charlie
45:14uniquement pour son Charlie à soi.
45:17Autrement dit,
45:17pour son opinion,
45:18le vrai Charlie
45:19se bat pour l'opinion de l'autre
45:21et donc désormais
45:21le « je suis Charlie »
45:22doit se conjuguer
45:24au pluriel
45:25ou bien se taire
45:26à jamais.
45:27Bon, convenez
45:28que ce n'est pas méchant.
45:28Il n'y a rien d'extraordinaire.
45:30Il dit
45:30on ne tue pas les gens
45:32pour leurs opinions.
45:34Même si on n'est pas d'accord
45:35avec ses opinions
45:36et ses idées,
45:36on ne tue pas les gens.
45:37Mais ça montre
45:38en fait
45:39dans une rédaction
45:41il y a deux solutions.
45:42Soit c'est les journalistes
45:43qui prennent le pouvoir
45:44et c'est ça.
45:45Et c'est ça.
45:46Bien sûr.
45:46Parce que c'est ça
45:47qui est terrible
45:47avec les journalistes.
45:48Les syndicats et les journalistes
45:49diront.
45:49Moi je les connais par cœur,
45:50je les aime bien,
45:51c'est mon métier
45:51mais s'ils prennent le pouvoir
45:53c'est ça.
45:54Donc les autres
45:54ne peuvent plus s'exprimer.
45:56Non mais c'est un côté
45:57complètement effrayant.
45:59Effrayant.
45:59Parce que moi je...
46:00Je suis d'accord.
46:01Si j'ai commis un article
46:02dans le Figaro
46:03qui s'est écrit
46:04sur Charlie...
46:05Vous ne pourriez pas travailler ?
46:07J'aime bien Guillaume Erner
46:08mais il ne se mouille pas beaucoup.
46:11Non.
46:11Il ne se mouille pas beaucoup.
46:12Il dit qu'il prend du recul
46:14par rapport même à Charlie Kerck.
46:16Il faut dire
46:16qu'il ne faut pas tuer
46:17les gens pour leur pensée.
46:19C'est comme...
46:20Il y a...
46:20Non mais ce qui est extraordinaire
46:21il y a un syndicat
46:23des journalistes...
46:23On a connu plus subversif
46:24comme propos
46:24que de dire...
46:26C'est la SDG.
46:27C'est la SDG.
46:28C'est la SDG.
46:30Il y a la société
46:30des journalistes
46:32qui infère
46:33à l'intérieur
46:34de son article
46:35qui se sent
46:36dans l'obligation
46:37de publier
46:38un communiqué
46:39ce qui est extraordinaire
46:40comme une mixtion
46:41dans la liberté
46:43d'écrire quelque chose.
46:44Et le pire de tout
46:45le plus triste
46:46le plus épouvantable
46:48c'est Guillaume Erner
46:49se sent dans l'obligation
46:50effectivement
46:52de faire pénitence.
46:56Cette histoire
46:57elle dit tout.
46:58Oui mais c'est ça
46:58qui a changé
46:59parce que les anciens
47:00que j'ai connus
47:01et puis dans d'autres rédactions
47:02disaient toujours
47:02la même chose
47:03il y avait des sensibilités
47:05différentes
47:06il y a 40 ans
47:07il y avait
47:08je crois Paul Lamarre
47:10qui disait ça
47:10l'autre jour
47:11sur Antenne 2
47:12il y avait Marcel Tria
47:13et Philippe Sassier
47:14journaliste économique libéral
47:17et comment
47:18et tout ça s'entendait
47:19il y avait une forme
47:20de tolérance
47:20de respect
47:21et d'intelligence aussi
47:23et de culture
47:24qui n'existe plus.
47:26Et aujourd'hui
47:27ce qu'on trouve
47:27dans le journalisme
47:28on le retrouve aussi
47:28à l'université
47:29vous avez des petits maîtres
47:31qui ne sont pas
47:32très très bons
47:32qui ont fait des études
47:35avec des diplômes
47:35un peu bidonnés
47:36aujourd'hui
47:37ils sont Bac plus 5
47:38Bac plus 6
47:38mais il y a 40 ans
47:40ils n'auraient pas été
47:41au même niveau
47:42et c'est des Savanaroles
47:43voilà
47:44qu'est-ce que vous voulez
47:44je vous dis
47:45c'est des Savanaroles
47:46donc voilà
47:47ils ne tolèrent à rien
47:48et surtout pas
47:50la contradiction
47:51ils ne sont pas
47:52très malins
47:53souvent
47:53ils sont d'une intolérance
47:55XXL
47:56ils ne sont pas rigolos
47:57et tu n'as pas envie
47:57d'aller prendre un verre avec eux
47:58non
47:58voilà
47:59et c'est le plus important
48:01dans la vie
48:01c'est quand même
48:02d'avoir envie
48:03d'aller prendre un verre
48:04avec quelqu'un
48:04même s'ils ne pensent pas
48:05comme toi
48:06est-ce que vous vous rappelez
48:08d'une seule personnalité
48:09qui est en 2015
48:10de médiatique
48:11classée à droite
48:12ou politique
48:12qui n'a pas dit
48:14je suis Charlie
48:14une seule
48:15il n'y en a pas eu
48:16une seule
48:16mais non
48:18mais là on est dans
48:19un climat
48:19de très grande intolérance
48:21les amis
48:21et ce n'est que le début
48:23c'est à gauche
48:23excusez-moi
48:24oui
48:24on invite
48:26en permanence
48:28des gens
48:28ils ne veulent même pas venir
48:29donc il n'y a pas
48:30de soucis
48:31ce que je ne sais pas
48:33alors monsieur Lebray
48:34doit peut-être nous le dire
48:35ce que je ne sais pas
48:36parce que moi
48:36je suis un peu coupé
48:37de la jeune génération
48:38c'est
48:39quelle est la tendance
48:40des 20-25 ans
48:42ils sont alignés
48:43au fond
48:44ils sont alignés
48:44sur quoi
48:45ils sont wokistes
48:46ils sont
48:47à grands traits
48:49ils sont éparpillés
48:49ils sont fracturés
48:51c'est la polarisation
48:52encore plus
48:52que leurs aînés
48:53c'est-à-dire qu'à la fin
48:54il y aura deux blocs
48:55un bloc
48:56mélenchoniste
48:57et un bloc
48:58on voit que le vote
48:59RN augmente aussi
49:00très très fort
49:01chez les jeunes
49:02donc je pense que
49:02c'est la polarisation
49:03encore plus
49:04que le reste
49:05de la société française
49:06c'était flagrant
49:06dans la manifestation
49:07d'aujourd'hui
49:08les revendications
49:08elles étaient portées
49:09par les personnes
49:10les plus âgées
49:11les revendications
49:11salariales
49:13etc
49:13tous les moins
49:14de 25 ou de moins
49:15de 30 ans
49:16avaient tous un drapeau
49:16palestinien
49:17c'était
49:17palestine
49:18etc
49:18chez les moins de 30 ans
49:21salariales
49:22non
49:22c'était free palestine
49:23et les drapeaux de Gaza
49:24je pense qu'il y a des woke
49:25mais il y a aussi
49:26énormément d'anti woke
49:27qui ne supportent plus
49:29ce mouvement
49:29parce que aussi
49:30c'est les premières victimes
49:31à l'université
49:32de ces mouvements
49:33d'extrême gauche
49:34et il y a plein de jeunes
49:34qui ne disent rien
49:35mais qui représentent
49:36la majorité silencieuse
49:37qui n'en peuvent plus
49:38de ces minorités
49:39très agissantes
49:40alors on peut dire
49:41quand même un mot
49:42de Tourcoing
49:42parce qu'on n'a même pas
49:43dit un mot de Tourcoing
49:44mais monsieur Retailleux
49:45est monté au créneau
49:46pour regretter
49:46que le monde
49:49soit libre
49:50et il y a eu un tweet
49:51également de Gérald Darmanin
49:52qu'on peut peut-être voir
49:54qui dit
49:56la remise en liberté
49:57si rapide
49:57de voyous à Tourcoing
49:58mineurs ou majeurs
49:59qui s'en prennent
49:59à des forces de l'ordre
50:00n'est plus possible
50:01donc
50:02moi je me suis même demandé
50:05là encore
50:05Gérald Darmanin
50:07il est de Tourcoing
50:08donc
50:10est-ce que
50:11c'est une provocation
50:13dont il était destiné
50:16vous savez
50:16je veux dire
50:17je connais pas
50:18le juge
50:19qui a pris cette décision
50:20mais je vous rappelle
50:20quand même
50:21que
50:21un juge
50:22sur trois
50:23ou sur quatre
50:23est du syndicat
50:24de la magistrature
50:25on imagine
50:26que c'est pas ça
50:26ah non
50:27l'explication idéologique
50:29si ça avait été
50:29un magistrat
50:30qui avait été tabassé
50:31davantage
50:33qu'un policier
50:33si ça avait été
50:34un magistrat
50:35de droite
50:35je n'exclus pas
50:37que la décision
50:38était la même
50:39un magistrat
50:41de droite
50:41c'est un
50:42ah non
50:43ça arrive
50:44écoutez
50:47parce qu'on était
50:48avec Jean-Christophe Couvy
50:49il y a eu plein de réactions
50:49aujourd'hui
50:50mais celle de Jean-Christophe Couvy
50:51est peut-être
50:51la plus significative
50:53il est secrétaire
50:54nationale unité
50:55il était avec nous
50:56sur Europe 1
50:56tout à l'heure
50:56écoutez ce qu'il a dit
50:57il y a une magistrate
50:59qui est venue me parler
51:00à voix très très très douce
51:02en me disant
51:02je suis juge des enfants
51:05il faut que je vous parle
51:05vous savez
51:06pour Tourcoing
51:07ils seront vus les jeunes
51:08on les reverra
51:09ne vous inquiétez pas
51:10on les jugera
51:10et tout
51:11en fait c'est la loi
51:12qui le permet
51:12et c'est ça le problème
51:13c'est qu'à un moment donné
51:14on a une loi
51:14qui est vintage
51:15qui n'est plus appliquée
51:16à la société d'aujourd'hui
51:17on a une société
51:18ultra violente
51:19et moralité
51:20on dit
51:21attendez
51:21quand vous regardez
51:22effectivement peut-être
51:23des racailles
51:23qui ont un parcours judiciaire
51:26nous on les connaît
51:26policiers
51:27ils n'ont jamais été condamnés
51:28donc du coup
51:28on se dit
51:29c'est des primo-délinquants
51:30et un primo-délinquant
51:31il ne va pas tout de suite
51:31en prison
51:32voilà alors
51:32je vais dire
51:33moi je ne justifie pas ça
51:34c'est incompréhensible
51:35pour les policiers
51:36mais voilà un petit peu
51:37les mathématiques
51:37dans le cerveau
51:38des magistrats
51:43de toute façon
51:43ne vous inquiétez pas
51:44sont sous contrôle judiciaire
51:45on les reverra
51:46ils seront jugés
51:46en temps et en heure
51:47mais je suis désolé
51:48pour nous c'est imbuvable
51:49et en fait aujourd'hui
51:50et pour les citoyens aussi
51:51et quand on se fait bastonner
51:53comme on a pu voir
51:54les images
51:54qui parlent d'elles-mêmes
51:55il y a aussi pareil
51:56les 7 collègues de Reims
51:57qui sont choqués
51:59il y a un stress post-traumatique
52:01derrière tout ça
52:02il ne faut pas croire
52:03que le policier
52:03dès demain
52:04il va reprendre son service
52:05comme si de rien n'était
52:06ça laisse des traces
52:07dans sa famille
52:08dans un commissariat
52:09bon ça vaut Narol
52:11j'espère que je n'ai pas
52:12déformé son nom
52:13ça vaut Narol
52:13j'ai pas voulu vous corriger
52:15j'ai pas dit ça vaut Narol
52:15j'ai dit ça va Narol
52:16ça vaut Narol
52:17je ne voulais pas être
52:18ça vaut Narol
52:19quelqu'un qui me dit
52:22l'autocritique obligatoire
52:23est le signe le plus
52:24distinctif
52:25d'une société totalitaire
52:26c'est très vrai ça
52:27très intelligent
52:28ça ne m'étonne pas
52:30de l'interlocuteur
52:31qui me dit ça
52:31parce qu'il l'est
52:32bon donc voilà
52:33qu'est-ce que vous voulez
52:34c'est de plus en plus tendu
52:36faites voilà
52:38et ce n'est que le début
52:39ce n'est que le début
52:40parce que nous
52:41ce n'est que le début
52:42ça va être
52:43les deux ans
52:45mais on le savait
52:45bien sûr
52:46d'ici 2027
52:47et comme vous avez
52:48un président de la république
52:49dont la légitimité
52:51aujourd'hui est moins puissante
52:52qu'elle ne l'était
52:53parce qu'il est en fin de mandat
52:54le mot de guerre culturelle
52:57utilisé par Geoffroy
52:58tout à l'heure
52:58est très juste
52:59on est passé de la bataille
53:00à maintenant
53:00ce qui va ressembler
53:01à une guerre
53:02de tranchées
53:03bien sûr
53:03ici quelqu'un a des nouvelles
53:05d'Emmanuel Macron
53:05c'est peut-être pas que culturel
53:06oui
53:06tout est possible
53:09mais tout est possible
53:11en tout cas
53:11il ne faut pas le souhaiter
53:12bien évidemment
53:13il n'y a pas l'air de le souhaiter
53:15bien sûr
53:15mais les attaques
53:16vont être très très très rude
53:18la violence est cautionnée
53:19la SDJ de France Culture
53:22ils sont en train
53:23de demander à quelqu'un
53:23qui vient de défendre un mort
53:25de demander pardon
53:26c'est du jamais vu ça
53:27pour le coup
53:28jamais
53:28normalement on s'incline
53:29devant la mort de quelqu'un
53:29en qui l'ennemi a droit au respect
53:31et les patrons
53:33les patrons ne sont pas des patrons
53:35bien sûr
53:36donc madame Sybille Veil
53:37au fond
53:37ils sont des otages
53:39madame Sybille Veil
53:40madame Ernot
53:41ils sont là pour la photo
53:42si on se dit vraiment les choses
53:44alors non pardon
53:44madame Ernot
53:45elle a assumé
53:46elle a dit
53:47c'est maligne
53:47je ne dévierai pas
53:48je défendrai Patrick Cohen
53:49il n'a rien fait
53:49je précise juste
53:50oui mais vous comprenez
53:51ce que je veux dire
53:52elle est dans les mains
53:53elle est dans les mains
53:54c'est ce que je veux dire
53:56je pense qu'elle est très à l'aise
53:57avec ce qu'elle fait
53:58par ailleurs
53:59je précise une chose
53:59la défense de Patrick Cohen
54:00consistait il y a quelques jours
54:01à dire attention c'est un montage
54:03il y a des points de montage partout
54:03aujourd'hui nos confrères de l'incorrect
54:05ont sorti la vidéo entière
54:06sans montage
54:07et c'est pire que ce qu'on croyait
54:08mais bien sûr
54:09mais de toute façon
54:11je vous répète
54:12il commence à avoir
54:13des
54:14comment dire
54:16des effets de ça
54:16je crois que
54:17c'est à vous le soir
54:19ils font 600 000
54:20ils étaient à un million
54:22ou un million d'eux
54:23les gens vont se détourner peut-être
54:25pareil pour
54:25Télé Matin
54:27pareil peut-être pour le journal
54:28de 20h le soir
54:29c'est aussi le public
54:31c'est le public
54:32qui décidera les amis
54:35c'est le public
54:36le public
54:37il fait confiance à ces news
54:38chaque année davantage
54:40parce que ça les rend
54:41vous vous rendez compte
54:42l'écart qu'il y a aujourd'hui
54:43entre nous
54:44entre nous et nos concurrents
54:47parfois deux points
54:47on arrive à faire tout seul
54:49ce que nos concurrents font à trois
54:50France Info
54:51c'est 40 millions d'euros par an
54:52et personne ne regarde
54:53mais bien sûr
54:5440 millions d'euros par an
54:55mais bien sûr
54:56madame Ernot
54:56elle a raison
54:58c'est-à-dire qu'entre 20h et 21h
55:01nous faisons
55:01nous je crois
55:02au moins peut-être
55:03deux fois plus
55:04que tous nos concurrents
55:05réunis de chaîne Info
55:06et ils se disent
55:07attention ça va quoi
55:09ils ont peur
55:10on va revenir évidemment sur
55:12ils ne sont pas contents
55:13ça c'est sûr
55:14ils sont méchants
55:15ils sont méchants
55:15ils ne sont pas bien d'être méchants
55:17ils sont méchants
55:17on va revenir sur ce qu'ont vécu
55:18nos journalistes sur le terrain
55:19aujourd'hui
55:20on va diffuser ce que vous avez
55:21déjà diffusé
55:22mais on va être aussi en direct au téléphone
55:24avec le journaliste
55:26qui était à Paris
55:27et qui a subi cette agression incroyable
55:30avec quelqu'un qui vient frapper sa caméra
55:32et donc maintenant
55:33les journalistes de CNews
55:33sont traqués
55:34dans les manifestations
55:36par ces factures
55:37on en est là
55:39merci à tous
55:41mais
55:42nous sommes là
55:44et nous serons courageux
55:45et il faut l'être
55:47je vais remercier
55:49je vais remercier
55:50c'est pour les équipes
55:52qui sont sur le terrain
55:53auquel je pense que c'est plus facile
55:54on est là dans notre studio
55:56mais c'est plus facile
55:57en plus
55:58c'est eux
55:59qui sont en première ligne
56:01Jean-Marc Lelouch
56:02était à la réalisation
56:04Yannis était à la vision
56:04merci à Paul
56:05qui était au son
56:06Benjamin Aneau
56:06Gauthier Ramon
56:07toutes ces émissions
56:07sont à retrouver
56:08sur CNews.fr
56:09Gauthier dans une seconde
56:10à demain matin
56:10Gauthier Ramon
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