- il y a 4 mois
Il y a un an, Philippine, 19 ans, disparaissait en sortant de l'université Paris-Dauphine. Retrouvée sans vie dans le bois de Boulogne par ses proches, Philippine a été tuée par un homme sous OQTF. Un an après ce drame, sa mère, Blandine Le Noir de Carlan, et son avocate Virginie Le Roy, sont les invitées de RTL Matin.
Regardez Face à Fogiel du 19 septembre 2025.
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00:00RTL Matin, Thomas Soto
00:02Il est 8h14, face à Fogiel, l'interview de Marc-Olivier Fogiel.
00:08Sa mort avait suscité une vague d'émotions et de colère immenses dans le pays.
00:12Elle s'appelait Philippine, elle avait 19 ans, c'était il y a un an.
00:16Philippine, tuée vraisemblablement par un violeur récidiviste
00:19qui n'aurait pas dû être sur le territoire français.
00:21Ce matin, sa maman, Blandine Lenoir de Carlan, et son avocate, maître Virginie Leroy,
00:26ont accepté de prendre la parole, Marc-Olivier.
00:28Bonjour, Blandine Lenoir de Carlan.
00:30Bonjour.
00:31Bonjour, maître Leroy, merci d'être là.
00:33Cela fait donc un an que Philippine est partie,
00:35un an que vous tenez à distance des médias et on le comprend bien.
00:39Ce matin, vous venez ici, à RTL, en studio, en direct.
00:42Pourquoi prendre la parole ce matin ?
00:46Bien, parce que je voulais rendre hommage à Philippine
00:50et que j'ai à nouveau un petit peu de force.
00:53Et voilà, je pense qu'il est temps qu'on repense à Philippine
01:01et que je puisse exprimer aussi ma colère et mes remerciements.
01:06On va faire tout ça ensemble ce matin sur RTL.
01:09Philippine, d'abord un an sans elle.
01:13Vous, votre mari, vos cinq autres enfants, le fiancé de Philippine,
01:17qui a 19 ans était déjà en couple, cette année, elle a dû être terrible ?
01:22Oui, affreux, mais la souffrance, ça se vit seule.
01:28Et ça, c'est encore plus frustrant parce qu'on ne peut pas tellement aider les autres.
01:33Alors, je me souviens qu'au tout début, j'ai demandé à des gens de confiance
01:38d'aider mes enfants, d'aider mon mari.
01:41Parce qu'on ne peut pas s'aider quand on est au fond du trou
01:44et surtout quand le trou n'a même pas de fond.
01:49Voilà, donc c'est une année, surtout les premiers mois, je n'ai aucun souvenir.
01:54Je crois que mon cerveau s'est arrêté pour le sauvegarder.
02:00Et donc, j'étais entourée par vraiment des gens bienveillants.
02:04Et voilà, j'ai repris petit à petit ma vie de tous les jours,
02:08mais qui ne sera plus jamais ma vie de tous les jours.
02:10On imagine bien, il y a quelques jours, discrètement,
02:13vous avez posé une stèle en marbre dans le bois de Boulogne
02:16pour honorer la mémoire de Philippine.
02:19C'est un pas en avant, dans le deuil, j'imagine.
02:22C'est une façon de dire qu'un an après, Philippine, on ne t'oublie pas ?
02:25Oui, donc au départ, je ne voulais pas retourner dans le bois de Boulogne.
02:29C'était épouvantable.
02:31J'y suis allée deux, trois fois.
02:33Et ensuite, avec la famille, on veut...
02:38Voilà, c'est la mémoire de Philippine.
02:40Et puis, offrir aux gens de bonne volonté
02:44un endroit de recueillement où...
02:48Voilà, c'est...
02:49Qu'ils sachent qu'elle était là, qu'elle a été, en fait,
02:52c'est sa première tombe.
02:53Puisqu'elle était enterrée là pendant une nuit.
02:56Et voilà, qu'ils puissent se recueillir et...
02:58Et penser à elle, et voilà.
03:00Et c'était la phrase, voilà.
03:01Pensez à elle et qu'elle vous protège,
03:03parce que je suis sûre qu'elle est encore active.
03:05C'était sa première tombe, vous dites, l'année dernière,
03:09puisque c'est là où vous l'avez retrouvée.
03:10On se souvient bien, et ça avait ému la France entière,
03:13cette battue que vous avez organisée,
03:14pour la retrouver.
03:16Et finalement, très vite, vous l'avez retrouvée
03:20sous des feuilles.
03:21Très vite, vu d'ici, j'imagine que pour vous,
03:23c'était interminable.
03:24Entre le moment où elle a disparu,
03:26et le lendemain, vous l'avez retrouvée ?
03:28Oui, alors c'est pas moi qui l'ai retrouvée.
03:30On avait fait une grande battue.
03:32Donc oui, dès le vendredi, en fin d'après-midi,
03:36je savais qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas.
03:40Elle devait me téléphoner tous les vendredis
03:42pour que j'aille la chercher au train.
03:44Et là, je savais qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas.
03:47Et j'ai...
03:48Donc je suis allée au commissariat,
03:51à Guyancourt, puisque j'habite de ce côté-là.
03:55Ça n'a rien donné.
03:57Puisque Philippine est majeure,
03:58il n'a pas de trouble psy.
04:00C'était pas intéressant, on ne la recherchait pas.
04:02Donc on a été sur son lieu d'aile d'habitation,
04:05dans le sixième.
04:07Et bon, on nous a un peu mené en bateau.
04:10Donc une première battue de nuit
04:12avec les garçons qui étaient là.
04:13Enfin, pas moi.
04:15Une battue le lendemain matin
04:17avec mon frère et les garçons.
04:19Ceux que j'appelle les garçons,
04:20c'est les beaux-frères, c'est les frères.
04:21D'accord, c'est la famille au chancel.
04:23La famille, voilà.
04:25Et là, à la maison,
04:29j'ai dit non, moi je n'abandonne pas.
04:31Je sais qu'elle est au bois de Boulogne.
04:33Je le sais.
04:35On nous avait promis de borner le téléphone à minuit.
04:38C'était toujours pas fait.
04:40Ensuite, on nous a donné vers 16h un bornage.
04:44C'était tout le bois de Boulogne.
04:46Bon, ben voilà.
04:46Et donc, elle s'est retrouvée en effet à la fin.
04:52Et vraiment, je tenais à remercier
04:53ceux qui ont participé à la battue.
04:57On vous l'a retrouvée ?
04:58J'imagine la douleur que c'est de retrouver sa fille
05:01à ce moment-là ?
05:03Alors non.
05:04Enfin si, si, si, bien sûr que si.
05:06Mais ça a été en plusieurs étapes
05:07puisqu'une première policière nous a dit
05:09oh mais ne vous inquiétez pas
05:11on a retrouvé d'abord le téléphone
05:13donc moi je me suis dépêchée
05:14de revenir dans ce coin-là.
05:16Et elle a...
05:18La policière dit non, non, mais arrêtez
05:20on a bien retrouvé quelque chose.
05:22Alors les policiers sont arrivés
05:23parce qu'avant on n'avait pas vu un.
05:26Là, au moment où on a retrouvé
05:27la police est arrivée
05:29elle a dit non, non, mais c'est que des vêtements.
05:31Et là j'ai compris.
05:32Enfin j'avais déjà compris dans mon cœur
05:33mais j'ai vraiment...
05:35Et c'est la première fois et la dernière fois
05:36que j'ai hurlé, mais hurlé.
05:38Et après on nous a parqué
05:40et voilà.
05:44Et on nous a dit après
05:46bon ben maintenant on va faire deux groupes
05:48ceux qui ont vu le corps
05:49et ceux qui ne l'ont pas vu.
05:50Alors là on a entendu le mot corps.
05:53Voilà comment ça nous a été annoncé.
05:55On se met évidemment à votre place.
05:57C'est terrible.
05:58Le corps, maître,
06:00de nombreuses traces de sévices et de blessures
06:02auraient été constatées sur ce corps
06:04malgré une autopsie réalisée,
06:05pas encore publique.
06:06Il y a encore des zones d'ombre à éclaircir.
06:07Est-ce qu'on sait, je reviens à vous madame,
06:09dans un instant,
06:10ce qui est arrivé précisément à Philippines
06:12que le meurtrier présumé,
06:13dont on va parler maintenant,
06:15lui a fait subir ?
06:16Alors non,
06:17et c'est tout le cœur du sujet
06:20en cet état de l'instruction.
06:21Ce qu'on sait de par les conclusions
06:23qui nous ont été notifiées
06:25d'autopsie,
06:26c'est qu'elle a été tuée,
06:30étranglée,
06:32violée.
06:33L'instruction est ouverte de ces deux chefs.
06:35En revanche,
06:36il reste une zone d'ombre
06:38qui est insupportable.
06:39Il faut se mettre à la place de la famille
06:41sur une plage horaire
06:44d'un peu moins de deux heures.
06:46Et on ne sait pas ce qui s'est passé
06:47parce que le mis en cause
06:50fait des aveux,
06:51mais que moi,
06:51je n'appelle pas des aveux.
06:53Des aveux,
06:53c'est quand on assume ses actes.
06:55C'est quand on reconnaît,
06:57qu'on embrasse sa responsabilité.
07:00Là, c'est moi,
07:03mais je ne me souviens de rien.
07:04Et ça, ce n'est pas acceptable.
07:06Et donc, il y a encore des zones d'ombre
07:07sur ce qui lui a fait subir
07:07puisque le corps
07:08était dans un état
07:12très difficile.
07:16Oui,
07:16ce qui lui a fait subir,
07:19c'est ce qui s'est passé
07:20pendant ces deux heures.
07:21Absolument.
07:22Et ça, il nous faut des réponses.
07:23Ça, il vous faut des réponses,
07:24madame.
07:24Je ne sais pas.
07:25Et puis,
07:26si quand même,
07:27quand on nous a dit
07:28qu'on a retrouvé le corps,
07:30enfin, par hasard,
07:31ils nous ont dit par hasard,
07:32j'ai voulu y aller,
07:33j'ai voulu la déterrer,
07:34j'ai voulu m'approcher d'elle,
07:35j'ai voulu la bercer.
07:38Et on m'a tout interdit.
07:40Depuis 24 heures,
07:41on se battait pour elle.
07:43Et là, la police est arrivée.
07:45Et hop,
07:46on ne part que tout le monde
07:48et on me dépossède de ma vie.
07:51Et j'ai pu la revoir
07:52que déjà tout abîme
07:54et tout bleu.
07:56Voilà.
07:57Et on me dit que c'est normal,
07:58gna gna gna gna gna.
08:00J'imagine bien.
08:01Ce que disait votre avocate,
08:02savoir ce qui s'est passé.
08:04On entendait dans le journal
08:04de 7 heures,
08:05Thomas Proutot
08:06révéler l'expertise psychologique
08:08du meurtrier présumé.
08:09Donc, ce Marocain
08:10qui était sous occulteve,
08:11qui n'aurait pas dû être là,
08:12qui avait déjà violé une première fois,
08:13qui était sortie de prison deux ans après,
08:15qui devait être expulsée,
08:17qui avait donc été au fichier
08:19depuis la veille des personnes
08:20que l'on recherchait
08:21et finalement qu'on n'a pas retrouvées.
08:23Cet expertise psychologique
08:25dangereux
08:26et qui
08:27finit l'amnésie.
08:29Il ne vous parle pas
08:30et les psychiatres,
08:32puisqu'il dit qu'il a oublié,
08:33les psychiatres disent
08:34que ce n'est pas la réalité
08:35qu'il sait.
08:36Comment vous le vivez, madame ?
08:37C'est intolérable.
08:38Intolérable
08:39parce que
08:40j'essayais d'apprendre
08:42à mes enfants
08:43que quand on faisait quelque chose,
08:45on assumait.
08:47Et bien,
08:47lui, c'est le contraire.
08:49Et je...
08:51Voilà.
08:52Je ne suis pas quelqu'un
08:53de brutal.
08:56Mais
08:56ça rajoute à la souffrance.
09:00Et puis,
09:00même s'il parlait,
09:02en fait,
09:02est-ce que ça serait vrai ?
09:04Est-ce que je connaîtrais
09:05avant ma mort
09:05la vérité ?
09:07Il a parlé la première fois
09:08au procès
09:10du précédent viol.
09:11C'était exactement
09:11la même histoire.
09:12Il ne se souvenait plus
09:13et au procès,
09:14il a parlé.
09:15C'est ce que vous attendez
09:16au procès qu'il nous dise ?
09:18Oui et non.
09:19J'aimerais le savoir avant
09:21parce que
09:22savoir au procès,
09:24c'est d'une cruauté,
09:25je trouve,
09:26qu'il en rajoute.
09:27C'est une cruauté
09:27vis-à-vis de la famille.
09:29Et en plus,
09:32est-ce qu'il dira la vérité ?
09:33C'est toute la question.
09:34Voilà.
09:35Donc, même au procès,
09:36les yeux dans les yeux,
09:37cet homme,
09:39pour moi,
09:40ne me dira...
09:42Enfin,
09:42je ne peux pas le croire
09:43et puis m'annoncer
09:45tout ça
09:45devant tout le monde,
09:47attendre encore,
09:48je ne sais pas,
09:48deux ans ?
09:49Ça va être long tout ça.
09:50On se souvient
09:51des affiches
09:51de Philippine,
09:52son visage,
09:53Philippine,
09:5419 ans,
09:54tuée par un migrant
09:55marocain sous OQTF,
09:56déjà condamné pour viol.
09:58Ces affiches,
09:58elles ont fait débat
09:59parce qu'évidemment,
10:00elles étaient très polémiques.
10:01Vous, comment vous les avez reçues ?
10:03Vous les compreniez,
10:04ces affiches qui, finalement,
10:05stigmatisaient aussi les OQTF ?
10:07Comment vous les avez vécues ?
10:09Moi, j'ai été dans mon monde,
10:12comme je dis,
10:13mon cerveau s'est arrêté.
10:14J'étais dans mon monde,
10:16mais on ne stigmatise pas
10:17les OQTF,
10:17là, c'était lui.
10:19Moi, les autres,
10:21bon, ils n'ont rien à faire
10:22en France
10:23par la loi.
10:25Mais moi, c'est lui
10:26qui n'avait rien à faire là.
10:29Ma fille se promenait,
10:30rentrait chez elle
10:31et c'est lui
10:33qui ne devait pas être là
10:33et pour plein de raisons.
10:35Ces raisons, justement,
10:37il y a eu des dysfonctionnements,
10:39il devait être enfermé
10:42avant son expulsion,
10:43à sa sortie,
10:44il était assigné à résidence
10:46dans un hôtel
10:46où il n'est jamais allé.
10:47Vous trouvez qu'il y a
10:47des défaillances de l'État ?
10:50Je vais vous donner la parole,
10:52Maître Leroy.
10:52Moi, franchement, oui.
10:54C'est-à-dire ?
10:56La juge qui l'a libérée
10:58a lu le texte
11:02comme elle voulait le voir.
11:03Oui, le voir.
11:04Les gendarmes à Hausser,
11:08il n'est jamais arrivé,
11:10il n'était pas à l'hôtel,
11:12il n'a jamais pointé
11:13comme ça devait être fait.
11:14Ils ont mis huit jours
11:15à réagir.
11:19Ensuite, quand c'est passé,
11:20ils ont fait une démarche
11:23par rapport à Paris.
11:24plusieurs jours.
11:28Et puis, après,
11:29c'était fait.
11:30Donc, votre colère,
11:31c'est là,
11:31puisqu'il est sorti
11:32de ce centre de rétention
11:33administrative
11:34sous l'avis d'un juge.
11:37Votre colère,
11:37elle est là, madame ?
11:38Non, elle est surtout là.
11:40En fait,
11:41je suis trop fatiguée.
11:43Si je devais être en colère
11:45contre eux,
11:45j'ai trop de...
11:47Je n'ai pas encore assez d'énergie
11:49pour me battre contre eux.
11:50Ma colère,
11:50c'est vraiment contre cet homme.
11:52Et là-dessus,
11:53vous attaquez,
11:54j'imagine,
11:54l'État,
11:55mettre en défaillance.
11:56C'est en réflexion.
11:57Les dysfonctionnements,
11:58ils sont multiples,
12:00ils sont majeurs.
12:01Et puis, ce qui frappe,
12:02c'est qu'ils sont
12:02à toutes les étapes.
12:04Vous avez parlé
12:04de la décision
12:05du juge des libertés.
12:06Il aurait pu avoir
12:07une décision,
12:08se contenter de dire
12:09pendant sa rétention
12:10administrative,
12:11tout s'est bien passé.
12:12Non.
12:13Qui est cet individu ?
12:15Son extrême dangerosité,
12:18elle était déjà marquée
12:19par le précédent dossier.
12:21Et puis,
12:21on ne lâche pas
12:23un individu
12:24sèchement comme ça.
12:25Il n'y a eu aucun suivi.
12:26Et le seul suivi
12:28qui lui a été assigné,
12:29c'est finalement
12:30une assignation à résidence
12:31et une obligation de pointage.
12:33Mais il n'y a rien
12:33puisque ce n'est pas contrôlé.
12:35Et c'est ça, en fait,
12:36le vrai sujet.
12:37Je comprends bien
12:37que votre sujet,
12:38c'est lui,
12:39mais est-ce que vous trouvez,
12:39madame,
12:39que l'État est laxiste
12:40par rapport à ces OQTF ?
12:42Laxiste,
12:46c'est peut-être un peu sévère
12:47pour tous ceux
12:48qui travaillent
12:49et qui font bien leur travail
12:50et qui essaient,
12:51en effet,
12:52de faire ce qu'il y a à faire.
12:55Là, vous parlez
12:55des fonctionnaires de l'État.
12:56Oui.
12:57Il y en a certainement beaucoup.
12:59Mais moi, maintenant,
13:00je sais qu'il y en a
13:01qui ne le font pas
13:02et qui sont peut-être débordés.
13:04Ils ont peut-être
13:04plein de raisons.
13:05N'empêche,
13:06c'est ma fille qui est morte.
13:07En réponse, en tout cas,
13:08à ce meurtre,
13:08on se souvient que
13:09l'ex-député Olivier Marlex
13:11avait voulu allonger
13:13le délai possible
13:14où on laissait
13:15ces gens
13:15dans les centres de rétention.
13:17Et puis, finalement,
13:18ça a été censuré
13:19par le Conseil constitutionnel.
13:20Ça aussi,
13:20ça vous met en colère ?
13:22Alors, mon mari et moi,
13:23on avait suivi
13:23tous les débats.
13:26Et on a suivi les votes.
13:29Donc, deux tiers quand même
13:30pour chaque assemblée.
13:32Deux tiers de oui.
13:33Donc, je me dis
13:34que le dernier tiers,
13:35ça doit être
13:36question politique.
13:37Ils ont posé dire oui
13:39parce que...
13:40Et quand on m'a appris
13:42assez délicatement
13:43que le Conseil constitutionnel
13:45avait censuré,
13:46alors là,
13:47moi, je suis retombée.
13:50J'étais anéantie.
13:51Juste après le vote,
13:53c'est une anecdote,
13:54on avait mis
13:55cinq lisses
13:56sur la tombe
13:57de Philippine
13:58parce que
13:59ça symbolisait
14:02les jeunes filles
14:03qui n'allaient pas
14:03tuer.
14:04Donc,
14:05celles qu'on ne connaît
14:06très jamais,
14:06qui ne sauraient même pas
14:07qu'elles auraient pu
14:09courir un risque.
14:11Voilà.
14:11J'étais tellement heureuse,
14:13j'ai dit,
14:13voilà,
14:14Philippine,
14:15au moins,
14:16je te présente
14:16ces cinq lisses,
14:17les cinq...
14:18Je ne sais pas combien
14:18de jeunes filles
14:19que tu as sauvées.
14:20Et puis, pouf,
14:22début août,
14:23c'est fini.
14:23et je ne comprends pas.
14:24Je ne comprends pas.
14:26Ça n'arrive pas
14:27jusqu'au cerveau.
14:28Merci,
14:29madame,
14:29d'être venue ce matin
14:29sur RTL.
14:30Merci, maître.
14:30Demain,
14:31je le rappelle,
14:32il y a une marche blanche
14:34en souvenir de Philippines.
14:35Dans l'intimité.
14:36Dans l'intimité.
14:37Merci, madame.
14:38Merci, maître,
14:38d'être venue ce matin
14:39sur RTL.
14:39Bon courage à vous.
14:40Merci.
14:40Merci à vous deux.
14:41Votre dignité nous oblige,
14:43madame.
14:43Merci beaucoup.
14:44Merci.
14:44Merci.
14:44Merci.
14:44Merci.
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