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  • il y a 4 mois
Delphine Jubillar, infirmière et mère de deux enfants, a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, en plein couvre-feu lié à la pandémie de Covid-19, à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, près d'Albi. Son corps n'a jamais été retrouvé et Cédric Jubillar n'a jamais avoué le crime aux enquêteurs. Malgré cela, les enquêteurs ont progressivement acquis la conviction que Cédric Jubillar avait tué son épouse alors qu'elle venait de lui annoncer son intention de divorcer. Le procès de Cédric Jubillar s'ouvre le lundi 22 septembre à Albi.

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Transcription
00:00Les enquêteurs vont raconter à la cour les autres constatations qui ont été faites dans la maison.
00:06Ils ont cherché en priorité des indices pour déterminer s'ils avaient affaire à un départ volontaire ou à un crime.
00:14Sur la table de la salle à manger, nous remarquons la présence d'un sac à main ouvert.
00:21Quand les gendarmes rentrent dans la maison, ils notent immédiatement que les affaires de Delphine sont présentes au domicile.
00:28Il y a ses cartes d'identité, son sac à main, ce qui est complètement incompatible avec un départ volontaire d'une femme qui décide de partir,
00:37en prenant évidemment ses affaires personnelles, pour aller refaire sa vie avec quelqu'un d'autre, pour partir en voyage, enfin voilà.
00:44Mais personne ne dit qu'elle est partie à l'autre bout du monde.
00:49À un moment donné, selon la thèse de Cédric Jubilat, elle est sortie, manifestement elle est sortie,
00:55puisqu'au moment où il va se coucher, elle est encore dans la maison.
00:58Elle a pu enfiler une veste parce qu'on est en hiver, elle a pris son portable et elle est sortie.
01:04Elle n'a pas pris ses affaires, elle n'a pas pris une valise, parce que je n'imagine pas qu'elle ait eu l'idée à ce moment-là de partir définitivement de cette maison.
01:12Un autre élément troublant qui va être finalement l'élément matériel le plus fort,
01:25c'est que les gendarmes retrouvent les lunettes de Delphine Oseiguel dans un état complètement cassé, inutilisable.
01:32Dans la maison, il n'y a pas de traces de sang, il n'y a pas de meubles cassés.
01:39Le seul indice matériel, ce sont ces lunettes brisées.
01:42Il va y avoir des expertises très précises, très techniques, qui arrivent à la conclusion formelle
01:48que ces lunettes n'ont pas pu se casser simplement en tombant ou en marchant dessus,
01:53mais qu'il fallait une force très importante pour les briser.
01:58Et cela vient caractériser l'idée qu'il y a bien eu une dispute, une altercation physique ce soir-là.
02:07Si cet homme avait frappé Delphine ce soir-là au point de lui casser les lunettes,
02:14à ce moment-là, il les aurait fait disparaître.
02:15Au même titre qu'il aurait fait disparaître le corps, le téléphone, les éléments que l'on n'a pas retrouvés.
02:21Il ne les aurait pas laissés au vu ou au su des gendarmes.
02:24Vous le voyez sur les photos, elles sont là, sur le bar.
02:27Elles ont toujours été et ça n'a intéressé personne parce qu'on savait de toute façon
02:30que Delphine avait des lunettes cassées.
02:33Et ce jour-là, on a une photo, elle va au parking parce qu'elle va faire des courses à la banque d'Albi
02:38et elle n'a pas de lunettes parce qu'elle portait des lentilles.
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