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  • il y a 4 mois
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 20 septembre, Virginie Beaumeunier, présidente du Comité économique des produits de santé, Lionel Lamhaut, médecin urgentiste au SAMU et cofondateur de Sauv Life, et Clara Stephenson, cofondatrice et présidente de Solence, étaient les invités] dans l'émission Check-up Santé, présentée par Fabien Guez. Check-up Santé est à voir le samedi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, ravi de vous retrouver sur BFM Business dans Check-up Santé.
00:16Elle est la lourde tâche de décider du prix des médicaments et des dispositifs médicaux
00:20partagés entre maîtrise des dépenses et besoins d'innovation.
00:24C'est le CEPS, le Comité Économique des Produits de Santé.
00:27Et j'ai le plaisir d'accueillir sa présidente Virginie Baumeunier.
00:31C'est un des piliers du SAMU de Paris, médecin urgentiste, chercheur, maître de conférences,
00:36le professeur Lionel Lameau parcourt le monde pour enseigner une nouvelle technique
00:40pour améliorer très sensiblement le taux de survie après arrêt cardiaque.
00:44Il nous explique la technique de l'ECMO.
00:46Enfin, elle a créé une start-up qui cartonne, qui a le mérite dans ce contexte économique compliqué
00:51d'avoir levé des fonds avec son appli qui aide les femmes atteintes d'une affection pas si rare que ça,
00:56les ovaires polycystiques.
00:58C'est Clara Sefenson, CEO de Surnace, et elle est ma dernière invitée.
01:02Check-up Santé, c'est parti.
01:10Virginie Baumeunier, bonjour.
01:12Bonjour.
01:12Ravi de vous accueillir dans Check-up Santé.
01:15Vous êtes diplômée de l'Institut d'études politiques de l'ENA.
01:17Vous êtes la nouvelle présidente surtout du CEPS, le Comité économique des produits de santé.
01:23Quelle lourde tâche quand même qu'a le CEPS.
01:26C'est admiré d'un côté, craint de l'autre.
01:28Je ne vais pas dire détesté, mais non.
01:30Non, c'est un beau challenge, effectivement, puisqu'on doit conciluer plusieurs objectifs,
01:34permettre aux patients d'avoir accès aux innovations,
01:37bien sûr maîtriser les dépenses de santé quand on a 15 milliards de déficit de l'assurance maladie,
01:41et puis aussi favoriser l'innovation et l'attractivité du territoire.
01:45C'est un véritable rôle d'équilibre, c'est ça, entre besoin de maîtriser les dépenses
01:49et puis ne pas oublier, pour le bien du patient, l'innovation.
01:55Effectivement, c'est un beau défi, mais c'est aussi ce qui fait l'intérêt de cette mission.
02:00Oui.
02:00Quelles sont aujourd'hui ces priorités stratégiques du CEPS ?
02:04Alors, bien sûr, la maîtrise des dépenses,
02:07tout en permettant effectivement aux patients d'avoir le meilleur accès possible,
02:10le plus rapidement possible aux innovations, aux vraies innovations.
02:14Et puis, on nous demande également, au nom de la sécurité d'approvisionnement,
02:18de la souveraineté sanitaire de la France, de l'Europe,
02:21de favoriser l'attractivité du territoire français pour les industriels du médicament
02:25et du dispositif médical.
02:27D'accord, donc, c'est vous qui décidez justement du prix avant commercialisation des médicaments,
02:34et pas seulement des médicaments, mais aussi des dispositifs médicaux.
02:38C'est un long chemin, c'est après discussion, c'est une décision collégiale.
02:42J'imagine que ce n'est pas vous qui décidez personnellement.
02:45Non, effectivement, le comité est un organisme collégial,
02:48donc avec des représentants, des payeurs, l'assurance maladie,
02:52la direction de la sécurité sociale, la direction générale de la santé,
02:55et puis également le ministère de l'économie et des finances,
02:59sous l'angle fonctionnement du marché et industriel.
03:02Et donc, c'est toute une négociation.
03:05Alors, on s'appuie sur l'évaluation thérapeutique des produits,
03:08c'est vraiment le premier critère.
03:10Après l'étape de l'HAS, de l'autorité de santé.
03:11Voilà, c'est la haute autorité de santé qui nous donne cette évaluation,
03:15et puis on compare les produits entre eux,
03:17en fonction de ce qu'ils améliorent en termes de services médicaux rendus.
03:22Et ensuite, il y a une négociation, effectivement,
03:25avec chacune des entreprises,
03:27qui peut être assez rapide ou parfois très longue.
03:30Parfois très longue.
03:31Et plus long en France qu'en Europe ?
03:34Alors, ça dépend de quoi on parle.
03:35Il y a ce fameux cliché qui dit qu'un médicament,
03:37il sort toujours plus tardivement en France qu'en Europe.
03:39Ça dépend de quoi on parle.
03:41Sur les médicaments les plus innovants,
03:43en tout cas ceux qui ont une présomption d'innovation,
03:45il y a en France ce qu'on appelle l'accès précoce,
03:47qui permet effectivement que les patients,
03:49et avant même que nous ayons fixé le prix, accès aux produits.
03:52Et ensuite, on négocie avec les laboratoires.
03:55Et puis, il y a les médicaments plus courants,
03:57sur lesquels ça peut prendre plusieurs semaines,
04:00parfois plusieurs mois,
04:01mais où effectivement, ça peut être un peu long,
04:05mais pas pour tous les médicaments.
04:06Mais quand on pense au prix,
04:08ça va de 10 euros jusqu'à plusieurs milliers d'euros par produit ?
04:12Oui, ce qui caractérise le marché des médicaments aujourd'hui.
04:13C'est un cracœur de donner un prix si élevé, non ?
04:16Si on est sûr que le médicament est efficace
04:19et va transformer la vie du patient,
04:21on peut comprendre qu'on mette cher.
04:23Mais on ne peut pas non plus mettre n'importe quel prix.
04:26Il faut être sûr qu'en gros, on en a pour notre argent.
04:29Parce que parfois, il faut avoir une vision à long terme.
04:32En cas du traitement de l'hépatite C,
04:34ça a évité des hospitalisations,
04:36des cancers du foie, etc.
04:39Donc le prix était cher au départ,
04:41mais ça valait le coup puisque le rapport...
04:43Oui, alors c'est vrai que dans ce cas-là,
04:45effectivement, on essaie de regarder sur le long terme.
04:47Mais il faut être sûr que les économies,
04:48on les aura derrière.
04:51Avec notre système de santé
04:52qui fonctionne de manière un petit peu séparée,
04:55ce n'est pas forcément évident
04:56de tracer derrière les économies qu'on aura.
04:58Le critère, ce n'est pas seulement l'efficacité clinique.
05:01Il y a d'autres critères dans la prise en compte du prix.
05:03Donc l'innovation, le volume des patients,
05:07l'impact budgétaire.
05:08Il y a eu aussi une comparaison européenne ?
05:10Oui, alors effectivement, il y a l'évaluation thérapeutique.
05:13Après, on va regarder quel va être le volume probable
05:15de médicaments consommés en France
05:19pour estimer effectivement l'impact
05:21en termes de dépenses d'assurance maladie.
05:23On va comparer aussi par rapport au prix
05:26des principaux pays européens.
05:29Et bien sûr, plus un médicament est innovant et efficace,
05:33plus il aura un bon prix.
05:34Bien sûr.
05:35Au sens bon prix pour l'industriel.
05:36Est-ce que c'est vrai que les médicaments en France
05:38sont vraiment moins chers que dans le reste de l'Europe ?
05:42Je ne parle même pas des États-Unis, c'est un autre monde.
05:44Mais qui peut-être est à l'origine de certaines pénuries ?
05:49Non ?
05:49Alors, non, pas forcément.
05:51C'est très difficile de connaître le prix réel des médicaments
05:54puisque certains médicaments, que ce soit en France
05:57ou chez nos voisins, en fait, ont un prix facial
05:59et derrière, des remises pour le système d'assurance maladie.
06:02Et ces remises sont confidentielles.
06:04Or, tous les pays européens pratiquent ce genre de remise.
06:09On a aussi un système qui favorise le fait d'avoir des prix bas
06:13puisqu'on a une dépense très solvabilisée en France.
06:16Le taux de remboursement moyen, il est de 80%.
06:19Donc, c'est aussi attractif pour les laboratoires.
06:22Vous avez finalement un rôle direct et indirect
06:24sur l'attractivité, en fait, de la France ?
06:25Oui, alors effectivement, l'attractivité, c'est plusieurs choses.
06:29C'est effectivement permettre l'accès rapide
06:30sur le marché des produits.
06:32C'est éventuellement avoir des prix attractifs.
06:36Et c'est vrai qu'il y a maintenant un critère
06:38en termes de sécurité d'approvisionnement
06:41qui est lié à l'implantation de sites de fabrication,
06:45que ce soit pour les dispositifs médicaux et les médicaments,
06:48qu'on peut prendre en compte pour donner une sorte de bonus
06:51au prix du produit de santé.
06:53ce qui est intéressant, effectivement, pour le laboratoire
06:57et peut nous donner des garanties d'approvisionnement.
07:01Alors, j'imagine que vous avez des équivalents,
07:02des homologues en Europe ?
07:04Oui, alors les systèmes sont différents
07:08en termes d'organisation administrative,
07:10mais il y a toujours une évaluation thérapeutique en amont,
07:12en principe indépendante,
07:14et ensuite une fixation de prix.
07:16Alors, l'avantage de la France, c'est que le système est centralisé,
07:19c'est-à-dire que nous, on fixe le prix pour toute la France.
07:21Dans d'autres pays, c'est souvent décentralisé,
07:24soit dans des caisses de sécurité sociale.
07:25Alors, est-ce qu'on peut imaginer des nouveaux modèles de financement,
07:29comme par exemple le paiement à la performance ?
07:31Alors, c'est quelque chose qui est prévu.
07:34Effectivement, comme vous disiez tout à l'heure,
07:35il y a un certain nombre de médicaments qu'on admise,
07:37par exemple, en une fois,
07:38et dont l'effet va perdurer pendant plusieurs années.
07:41Ce sont souvent des médicaments très, très chers,
07:44très coûteux, c'est vrai, sans doute, à fabriquer.
07:46Donc, il faut qu'on puisse suivre sur la durée
07:49l'effet du médicament,
07:51et donc payer en fonction de ces résultats.
07:54Ça suppose d'avoir un suivi très précis
07:56de l'état de santé du patient,
07:59parce que ce sont souvent sur des maladies rares,
08:01avec très peu de patients.
08:04Et donc, il y a un étalement du paiement
08:06sur plusieurs années, voire sur une dizaine d'années.
08:09Votre mission est un peu différente,
08:10quand il s'agit des maladies rares, non ?
08:13C'est la même chose ?
08:15Alors, c'est la même chose,
08:16sauf qu'effectivement, on est sur des essais cliniques
08:19qui sont souvent plus étroits,
08:20puisqu'il y a très peu de patients.
08:22Donc, effectivement, pour apprécier la valeur du médicament,
08:25c'est plus compliqué.
08:26Et comme je le disais,
08:26l'effet va se produire sur une période longue,
08:30et donc il faut être très rigoureux.
08:33Les médicaments excessivement chers pour une petite population.
08:35Et ce sont des médicaments qui sont très, très chers.
08:37Donc, il y a des arbitrages, bien sûr, qui sont à faire.
08:41Et j'imagine que vous êtes en contact direct
08:43avec l'industrie pharma,
08:45avec le LEM, avec le CITEM, etc.
08:48Donc, c'est une guerre à chaque fois ou pas ?
08:50Moi, je ne parle pas de guerre.
08:51Non, non.
08:52On a une politique conventionnelle.
08:55C'est une négociation.
08:57À la fin, l'idée, c'est d'avoir un contrat.
09:00Et donc, le principe d'un contrat,
09:01c'est que c'est le résultat d'un compromis,
09:03mais que chacun s'engage à respecter.
09:05Et le prix peut baisser ?
09:07Alors, le prix, il doit baisser.
09:10N'importe quel produit peut rentrer avec une innovation
09:13qui doit être rémunéré à son juste prix.
09:17Mais au fur et à mesure que le produit est amorti,
09:20qu'il se diffuse, qu'il y a des concurrents qui arrivent,
09:23il est tout à fait logique que son prix baisse.
09:26C'est donc notre rôle.
09:26Et jusqu'au générique, bien sûr.
09:27Voilà, jusqu'à la générification.
09:29Et en fait, on reproduit un peu ce qui se passe
09:31sur un marché normal,
09:32où le prix d'un produit,
09:34qui est innovant au départ,
09:36il est moins après.
09:37Et donc, la concurrence fait que le prix baisse.
09:39Nous, on reconstitue un peu tout ça.
09:41Eh bien, merci beaucoup.
09:42Merci beaucoup, Virginie Beauménier.
09:43Merci. Vous revenez quand vous voulez.
09:45On va présent accueillir le professeur Lionel Lameau,
09:49urgentiste,
09:49et sa technique ECMO
09:51pour ressusciter les cas désespérés.
09:54Check-up santé sur BFM Business.
09:58Professeur Lionel Lameau, bonjour.
10:02Bonjour.
10:02Bienvenue dans le Check-up santé.
10:03Vous êtes médecin urgentiste à l'Université Paris-Cité.
10:06Vous avez fait MINE Paris.
10:08Incroyable pour un médecin.
10:09Vous êtes fondateur de Sove Life.
10:11Et vous êtes un des piliers quand même du SAMU de Paris.
10:16Spécialiste, évidemment, de la mort subie,
10:18de la ressuscitation, etc.
10:20Quels sont les chiffres, justement,
10:21sur les arrêts cardio-respiratoires en France ?
10:23Aujourd'hui, la mort subite de l'adulte,
10:26c'est 40 à 50 000 morts par an.
10:28On fait quand même la deuxième cause de mortalité,
10:31souvent méconnue par la population générale.
10:34Et qui est, au général,
10:35pas très sensibilisé aux gestes de première urgence ?
10:37Alors, on avait un très, très gros retard.
10:39On a quand même des gros, gros efforts qui sont faits,
10:42particulièrement à l'école.
10:43C'est là où on va apprendre les gestes qui s'offrent
10:45pour toute notre futur qui est vie, en fait,
10:47et notre citoyenneté.
10:48Je crois que c'est important de le dire
10:49que c'est un acte de citoyenneté avant tout.
10:51Et donc, l'apprentissage qui avait du retard
10:53est en train vraiment de combler ce retard qu'on avait en France.
10:56Mais c'est vrai qu'il y a souvent un gap, on a remarqué,
10:58qu'il y a un gap entre la formation et puis la réalité.
11:02C'est des gens qui ont été sensibilisés,
11:04à qui on a enseigné, etc.
11:06Quand ils se trouvent devant le drame,
11:07ils ont perdu tout...
11:08En fait, il faut comprendre que finalement,
11:11en France, il y a un truc, je ne sais pas pourquoi,
11:14on a peur de mal faire.
11:16Et le pire qui peut arriver dans un arrêt cardiaque,
11:17c'est ne rien faire.
11:18Bien sûr, c'est ne rien faire.
11:19Exactement.
11:20Mais finalement, sur ces 50 000 arrêts cardiaques,
11:24le taux de survie ?
11:26Alors, aujourd'hui, les études françaises,
11:27on est entre 3 à 5 % seulement de survivants
11:30sortis de l'hôpital.
11:32Mais ce n'est pas une fatalité.
11:33Dans les pays du nord de l'Europe,
11:35on peut monter jusqu'à 40 %.
11:36C'est-à-dire qu'on a plein de choses à faire
11:39pour augmenter cette survie.
11:41Évidemment.
11:42Alors, évidemment que la survie du patient,
11:44elle ne dépend pas seulement du réanimateur.
11:47Elle dépend avant tout de nous tous,
11:49nous, citoyens, d'agir.
11:511 minute sans massage cardiaque,
11:5210 % de survie en moins.
11:55Les secours professionnels
11:55qui sont plutôt pas mal organisés en France,
11:57c'est 14 minutes pour arriver.
12:00Qui n'existent pas partout, d'ailleurs.
12:02En Europe, ni même aux Etats-Unis.
12:03Oui, oui, oui.
12:04Pas du tout.
12:05Pas de SAMU aux Etats-Unis.
12:06Ah non, il n'y a pas de SAMU.
12:07Jusqu'à présent.
12:08Jusqu'à présent.
12:08Mais ça change.
12:10Mais globalement,
12:11si le premier citoyen,
12:13le premier voisin,
12:14la personne qui va passer à côté,
12:16ne fait rien,
12:16il n'y a aucun espoir pour nous,
12:18réanimateurs, urgentistes,
12:19de faire quelque chose.
12:20Quelle que soit la méthode
12:21de réanimation des soirs.
12:22Quelles que soient les méthodes
12:22super sophistiquées qu'on peut faire,
12:24si vous, nous tous,
12:26nous n'intervenons pas immédiatement,
12:28ça ne peut rien faire.
12:28C'est pour ça qu'on a mis
12:29Sauve Life en place.
12:30C'est une alerte citoyenne
12:32via votre téléphone portable.
12:33Alors vous,
12:34vous êtes à l'origine quand même
12:35du développement
12:36du technique qui existait
12:38depuis quelques décennies,
12:39mais qui était contenue
12:41à l'hôpital.
12:43Donc c'est cette fameuse ECMO
12:45qui veut dire
12:46Extracorporelle Membrane Oxygénation
12:48en français,
12:49avec l'accent français.
12:51Alors dites-nous ce que c'est
12:52que l'ECMO rapidement.
12:53Alors l'ECMO,
12:54si on veut faire simple,
12:55c'est quelque chose
12:55qui va remplacer vos poumons.
12:57Donc prendre de l'oxygène,
12:59mettre de l'oxygène dans le sang,
13:00enlever le CO2
13:00et surtout mettre de la pression aussi.
13:02Donc on va remplacer
13:03le cœur et les poumons.
13:05Pour ça...
13:05C'est une espèce
13:06de cœur artificiel.
13:07Exactement.
13:07C'est un petit cœur
13:08artificiel extérieur.
13:10Pour ça,
13:10on va avoir besoin par contre
13:11de canules pour que le sang
13:12soit pris dans le corps
13:13et réinjecté.
13:14On peut mettre
13:15à plusieurs endroits.
13:16En urgence extrême,
13:17ça va être au niveau fémoral,
13:18au prix de l'aine.
13:19On va prendre le sang du patient
13:21qui va aller dans la machine,
13:22être réoxygéné
13:23et repartir vers le patient
13:24avec de la pression
13:25et donc remplacer
13:26le cœur et les poumons
13:28et donc perfuser,
13:30oxygéner tous nos organes,
13:32principalement le cerveau
13:33dans la récarte.
13:33Bien sûr.
13:34Après, évidemment,
13:34une réanimation
13:35qui démarre dès le début.
13:37Évidemment.
13:37Et donc,
13:38l'actualité,
13:41la nouveauté,
13:43c'est que cette méthode
13:44bénéficie d'une certaine
13:46miniaturisation.
13:47Ces machines-là
13:48étaient à l'hôpital
13:50depuis des années,
13:50au bloc opératoire d'abord,
13:52très grosse machine
13:52de circulation extracorporelle.
13:54Puis elles se sont miniaturisées,
13:55elles ont été dans les réanimations
13:56après la chirurgie cardiaque,
13:58puis aussi en réanimation classique.
14:00Et puis maintenant,
14:01elles deviennent de plus en plus
14:01petites, efficaces
14:02et pratiques.
14:03Et ce qui nous a permis
14:04de l'avoir aux urgences,
14:06puis en préhospitalier
14:07avec le SAMU
14:08qui vient chez vous.
14:09D'accord.
14:09Donc directement ?
14:10Là où est le patient
14:11pour gagner du temps.
14:12On est toujours dans cette notion
14:13de course contre la montre.
14:15Pour vous donner un ordre d'idée,
14:16cette machine pourrait être optimum
14:17entre le moment
14:18où la personne va s'effondrer
14:19et le moment où elle doit
14:20tourner et fonctionner,
14:21c'est 60 minutes.
14:22Ça va donc très, très, très, très vite.
14:24C'est vite
14:25et pas si vite que ça, justement.
14:27Je veux dire,
14:28ça donne de l'espoir.
14:29On a jusqu'à une heure
14:30pour réanimer une personne
14:31qui normalement
14:32ne devait pas survivre.
14:34Exactement.
14:34Ça nous laisse quand même
14:35le temps de nous organiser.
14:36C'est-à-dire qu'il faut maintenant
14:37s'organiser en logistique
14:38pour pouvoir organiser ça
14:40et pour être dans les 60 minutes.
14:41C'est donc pas infaisable,
14:43mais c'est court
14:43et ça demande une organisation.
14:45Et donc, vous avez,
14:46puisque vous l'avez développé,
14:47vous l'enseignez
14:48dans le monde entier ?
14:49Exactement.
14:49On est très fiers de ça.
14:50Vous revenez des US ?
14:51Oui.
14:52On est très, très fiers de ça.
14:53C'est-à-dire qu'on a mis en place
14:55cette stratégie préhospitalière,
14:56une spécificité française.
14:58Le SAMU,
14:58le médecin qui vient chez vous
15:00avec tout le matériel
15:00de réanimation,
15:01on a pu le mettre en place
15:02en France avec des résultats
15:03très concrets et efficaces.
15:05Et donc, d'autres pays
15:06viennent apprendre en Europe
15:08ou aux États-Unis
15:09ou en Asie.
15:11C'est un peu paradoxal.
15:12Les Américains qui,
15:12pendant 20 ans,
15:13ont dit,
15:13mais non,
15:14nous, on ne mettra pas
15:14un médecin en préhospitalier,
15:15ça ne sert à rien ce que vous faites,
15:17créent des unités spécifiques
15:18maintenant pour mettre
15:18des médecins qui vont aller
15:19en préhospitalier
15:20pour mettre ces fameuses ECMO.
15:22Il y a un coût économique
15:23ou pas ?
15:23Il y a un coût quand même ?
15:24Il y a une notion de coût.
15:25Oui.
15:25Maintenant,
15:26la survie de ces patients-là
15:27est quand même très bonne.
15:29On parle entre 20 et 40 %
15:31de survivants
15:31de bonne qualité.
15:33On a publié...
15:33On rattrape les pays du Nord ?
15:35Oui.
15:37On a publié très récemment
15:38que ces patients-là
15:39n'ont même pas
15:39d'insuffisance cardiaque derrière,
15:40donc ils n'auront pas
15:41des soins coûteux derrière.
15:42Et d'autre part,
15:43la plupart de ces patients-là
15:44vont retravailler.
15:46C'est donc,
15:46pour notre société,
15:48c'est quelque chose
15:48d'extrêmement...
15:49C'est une véritable renaissance
15:50après une...
15:51Exactement.
15:51Donc, sur le plan économique,
15:53globalement,
15:54les études sont en train
15:55de sortir.
15:56Ça va dans le bon sens.
15:58On n'en a pas parlé,
15:58parce que c'est un peu complexe,
15:59mais il y a aussi,
16:00malheureusement,
16:01des patients qui vont décéder
16:02en réanimation
16:02et qui vont pouvoir faire
16:03un don d'organe.
16:05Et donc,
16:05c'est une stratégie globale.
16:07Il y a des gens
16:07qui vont survivre eux-mêmes,
16:09puis il y a des gens
16:09qui vont permettre
16:09la survie d'autres.
16:10Mais attention,
16:11soyons bien clairs,
16:12notre intentionnalité
16:12quand on met cette machine-là
16:14en place,
16:14c'est pour sauver le patient.
16:15Évidemment.
16:16Et vous êtes maintenant,
16:17d'ailleurs,
16:17pour finir,
16:18dans les recommandations
16:19internationales.
16:20Les recommandations internationales
16:21nous ont mis à des niveaux
16:22relativement élevés
16:23dans ces stratégies-là
16:25qui permettent
16:26l'accroissement
16:27de cette stratégie
16:28partout dans le monde.
16:29Partout dans le monde ?
16:30Partout dans le monde,
16:31puisque ce sont des recommandations
16:32pas françaises,
16:32ce sont des recommandations
16:33internationales.
16:34Les premiers à les avoir publiées,
16:35c'est des Américains.
16:36Les prochaines vont arriver
16:36en Europe, là,
16:37sous peu.
16:38Et donc,
16:39c'est vraiment quelque chose
16:40qui rentre dans les mœurs.
16:41Où en est votre équipement maintenant ?
16:42Vous avez plusieurs machines ?
16:44Alors maintenant,
16:45les machines,
16:46les industriels,
16:47heureusement,
16:47ont vu le marché
16:48qu'il y avait.
16:49Je répète,
16:50on parle dans les pays industrialisés
16:51de la deuxième cause
16:52de mortalité.
16:5350% des patients
16:54qui font un arrêt cardiaque
16:54n'avaient eu aucun signe avant.
16:56Ils rentrent dans la maladie cardiaque
16:58comme ça.
16:59Et donc,
17:00avec la potentialité
17:00des survivants qu'il y a,
17:02on a des premières start-up
17:03qui sortent pour des machines.
17:04On a plusieurs fabricants
17:05qui commencent à s'intéresser
17:06à ce marché-là
17:07qui sort de ce bout d'hôpital.
17:09Fabricants étrangers ?
17:09Pour l'instant,
17:10on n'a pas encore
17:11de start-up français
17:12sur ce créneau-là,
17:13donc on peut faire un appel
17:13globalement.
17:15C'est le but,
17:15c'est l'occasion.
17:16C'est vraiment quelque chose
17:17qui est important
17:18et on a une spécificité,
17:19un savoir-faire français
17:20très important.
17:21Donc,
17:21il faut développer
17:21ces machines
17:22dans toute la France,
17:23évidemment.
17:24Merci beaucoup,
17:25merci beaucoup,
17:25Lionel Lameau.
17:26Merci.
17:27On va finir l'émission
17:28avec Clara Stephenson,
17:30cofondatrice
17:30et CEO de Solens.
17:38Clara Stephenson,
17:39bonjour.
17:40Bonjour.
17:40Ravie de vous accueillir
17:42dans Check Up Santé.
17:42Vous êtes ex-avocate.
17:46Vous avez commencé
17:47par un blog
17:47qui s'est concrétisé
17:48après par une start-up
17:49qui cartonne.
17:51Maintenant,
17:51vous ne plaidez
17:52que pour les femmes,
17:52c'est ça ?
17:53C'est à peu près ça.
17:54Bonjour Fabien,
17:55merci de m'accueillir
17:55aujourd'hui.
17:56Effectivement,
17:57j'ai commencé,
17:58je suis diplômée
17:59en droit des affaires
18:00internationales
18:00puis j'ai exercé
18:01en cabinet
18:01chez EYLO
18:02pendant 5 ans.
18:03Un gros rapport
18:03avec le syndrome
18:04des ovaires polycystiques.
18:05Tout à fait.
18:06Et puis,
18:07ma volonté d'entreprendre
18:08est née d'une expérience
18:09personnelle
18:09avec le syndrome
18:11des ovaires polycystiques
18:12mais aussi avec
18:13les parcours
18:14de procréation
18:15médicalement assistée
18:16et puis j'ai décidé
18:16d'abord d'informer
18:18mes pères
18:18en créant un média
18:19et puis...
18:20D'abord,
18:21vous avez commencé
18:21par un blog,
18:22c'est ça ?
18:22Tout à fait.
18:23Qui s'appelle
18:23Les Natives.
18:24Qui avait vocation
18:25à transmettre
18:26une information
18:26généraliste
18:27sur cette pathologie
18:29pour permettre
18:30d'aiguiller les femmes.
18:31Et qui s'est concrétisée
18:32par une véritable start-up.
18:33Tout à fait.
18:34J'ai rencontré
18:35mon associé historique,
18:37un ingénieur biomédical
18:38et puis on est parti
18:39avec l'ambition
18:39de créer
18:40de nouvelles formes
18:40de soins
18:41pour les femmes
18:42atteintes de maladies
18:43hormonales.
18:43On va y revenir.
18:44Justement,
18:45vous aidez ces femmes
18:45qui sont atteintes
18:46de SOPK,
18:47ça veut dire
18:48syndrome des ovaires polycystiques,
18:49une affection
18:50relativement fréquente ?
18:51Oui, tout à fait.
18:52C'est le trouble
18:53hormonal le plus fréquent
18:54chez la femme
18:54en âge de procréer.
18:55Selon les études,
18:56on a une prévalence
18:56qui peut aller jusqu'à 21%,
18:58donc clairement très fréquent.
19:01Et c'est un trouble...
19:02Qui donne quelques troubles ?
19:03Alors, trouble d'origine
19:04ovarienne
19:05qui va entraîner
19:05une production excessive
19:08d'androgène
19:08qui est généralement
19:09produit en petite quantité
19:10dans l'organisme féminin
19:11qui est parfois associée
19:12à un syndrome métabolique
19:13mais surtout
19:14qui va impacter
19:14la qualité de vie
19:16des femmes
19:16sous plein de versants
19:18que ce soit
19:18le cycle menstruel,
19:20les troubles de la fertilité,
19:21les complications métaboliques
19:22et cardiovasculaires.
19:24Oui.
19:24Et l'acné ?
19:26Alors, effectivement,
19:27cette hyperandrogénie typique
19:29elle va entraîner
19:29chez certaines femmes,
19:31chez un grand nombre
19:31de femmes même,
19:32une apparence esthétique
19:35telle que de l'acné,
19:37telle que de la perte de cheveux,
19:39une hyperpilosité aussi
19:41ce qui va largement contribuer
19:42à cette détérioration
19:43de la qualité de vie
19:44qu'on observe.
19:44Et aussi au diagnostic, non ?
19:46Oui, tout à fait.
19:46Un peu alerter sur le diagnostic.
19:48Tout à fait.
19:48Le diagnostic est posé
19:49notamment sur ce signe
19:50de l'hyperandrogénie
19:51ainsi que sur les troubles ovulatoires
19:53et les ovaires d'aspects.
19:55Et donc, vous avez donc décidé
19:57pour les aider
19:57de créer Solence ?
19:59Oui.
20:00D'accord ?
20:01Il y a évidemment
20:02un traitement médical,
20:03vous êtes complémentaire
20:04des traitements médicaux
20:05quand on en a besoin,
20:06bien sûr.
20:07Mais vous avez donc créé
20:09une approche
20:10qui est fondée
20:11sur la médecine
20:12du mode de vie.
20:13Tout à fait.
20:13Qu'est-ce que c'est
20:13cette médecine du mode de vie ?
20:14Je pense qu'il faut d'abord
20:15préciser que le SOPK
20:16est un orphelin thérapeutique,
20:18il n'y a pas de traitement spécifique.
20:19Le traitement,
20:20c'est une intervention
20:20médicamenteuse générique,
20:22mais que le traitement
20:23de première intention
20:24sur tous les profils,
20:25c'est effectivement
20:25une intervention
20:25sur le mode de vie.
20:27Et la médecine du mode de vie
20:28consiste à venir
20:30calibrer ses interventions
20:32en fonction du phénotype
20:33de la patiente
20:33pour obtenir une amélioration
20:35de son statut hormonal
20:36et métabolique.
20:36C'est une médecine fonctionnelle ?
20:37Oui,
20:38c'est l'autre façon
20:39de le nommer.
20:41Bien sûr,
20:42j'ai mes fils,
20:43j'ai regardé,
20:44donc il y a
20:44six piliers
20:45de cette médecine
20:46du mode de vie,
20:47nutrition,
20:48mouvement,
20:48gestion des émotions
20:49et des relations sociales,
20:51santé environnementale,
20:52sommeil,
20:52gestion du stress.
20:53Tout à fait.
20:53Et tout ça,
20:54vous le faites sur votre appli ?
20:55Exactement.
20:56L'idée,
20:56c'est vraiment
20:57de venir personnaliser
20:58les changements
21:00qu'on va demander,
21:00les changements d'habitude
21:01qu'on va demander
21:01à la patiente
21:02en fonction
21:03de leur...
21:06Comment ça marche ?
21:08C'est une appli,
21:09on s'abonne évidemment,
21:10on va y revenir
21:10et ensuite,
21:11quels sont les services
21:13que vous proposez aux femmes ?
21:14Aujourd'hui,
21:14l'application,
21:15elle propose un programme
21:15d'éducation thérapeutique
21:16qui est composé
21:17d'interventions
21:18sur le mode de vie
21:20qui va se formaliser
21:21par des apports théoriques
21:23mais aussi des actions
21:24et on vient transmettre
21:25un savoir biomédical
21:27et des compétences
21:27d'auto-soin
21:28pour que la patiente
21:29puisse mieux gérer
21:29au quotidien sa pathologie.
21:31À terme,
21:31ce qu'on veut,
21:32c'est venir personnaliser
21:33ce plan de soins
21:34en fonction à la fois
21:35des caractéristiques
21:36de la patiente
21:37mais aussi de sa capacité
21:38à l'observance
21:39de ce type de changement
21:40mais aussi de venir
21:41prendre en compte
21:42d'autres éléments
21:43qui sont décrits
21:44dans la littérature
21:44tels que les troubles
21:45du sommeil,
21:46tels que les troubles
21:47du comportement alimentaire
21:48ou encore la fatigue chronique
21:49et ce sont des éléments
21:50sur lesquels
21:50il n'est pas forcément
21:51fait levier aujourd'hui
21:52en pratique clinique.
21:55Oui, c'est une forme
21:56d'intervention intelligente
21:58et de coaching intelligent
22:00sur les habitudes de vie
22:01pour obtenir
22:02un mieux-être
22:03mais aussi une amélioration
22:04du statut hormonal
22:05et donc peut-être
22:06de venir diminuer
22:07la prescription
22:08ou le recours
22:09à des procédures.
22:10Un peu d'IA
22:10dans votre algorithme ?
22:11Oui, complètement.
22:13On vient associer
22:14de l'apprentissage
22:15par renforcement
22:16aux sciences comportementales
22:17pour venir maximiser
22:18l'observance des interventions.
22:19Vous avez des retours
22:20justement sur
22:21l'efficacité
22:23de votre appli ?
22:23Alors on commence,
22:24je ne peux pas encore
22:25tout dévoiler
22:25mais on a un partenariat
22:27avec un CHU
22:28et on est en train
22:28effectivement
22:29de documenter
22:30le bénéfice
22:31de notre solution
22:32et sa réception
22:33en pratique clinique.
22:35Alors c'est sous
22:35le business de l'abonnement ?
22:37Oui, tout à fait
22:38le business de l'abonnement.
22:39On commence par
22:40une monétisation
22:42auprès des patientes
22:42donc en B2C
22:43ce qui nous permet
22:44nous d'avoir
22:45une meilleure exigence.
22:45Vous avez intérêt à communiquer ?
22:46Comment ?
22:47Oui, tout à fait.
22:47On est là pour ça ?
22:48Tout à fait, exactement.
22:49Et puis avec le temps
22:50on va venir adopter
22:51une logique incrémentale
22:52en intercédant des copayeurs
22:54qui soient industriels
22:55ou assurantiels
22:56pour venir diminuer
22:57la charge
22:57qui repose sur la patiente.
22:59À terme, peut-être
23:00le remboursement
23:00par le système de santé
23:01puisque ce type d'approche
23:04sont documentées
23:04dans la littérature scientifique
23:06comme ayant
23:06un impact bénéfique.
23:08Ce mois de septembre,
23:08d'autant plus que ce mois de septembre
23:09c'est le mois de la sensibilisation
23:10justement du syndrome
23:11des ovaires polycystiques ?
23:12Tout à fait.
23:13Le mois de sensibilisation
23:14internationale
23:15qui permet de faire connaître...
23:15Grosse communication
23:16grosse communication
23:17autour ?
23:17Oui, oui, tout à fait.
23:18Et puis on a besoin
23:19d'atteindre un niveau
23:21de reconnaissance
23:22de cette pathologie
23:22similaire à celui
23:23qu'on a aujourd'hui
23:24pour l'endométriose
23:25pour qu'on ait
23:27une intervention aussi
23:28je dirais coordonnée
23:29des décideurs
23:30sur la prise en charge
23:31de cette maladie.
23:33Et je voulais terminer
23:33pour vous féliciter quand même
23:35parce que vous avez réussi
23:36à lever
23:36dans ce contexte
23:37qui n'est pas très très rose
23:40d'avoir levé
23:41un million et demi d'euros
23:42c'est ça non ?
23:42Un million six
23:43et effectivement
23:45je pense qu'on a pu prouver
23:48l'intérêt de notre solution
23:49auprès des patientes
23:50mais aussi
23:51l'opportunité
23:52quelque part
23:53que représente
23:54la développement
23:57de solutions
23:58innovantes
24:00à destination
24:01de ce type de patient.
24:01Ça vous permet
24:02d'engager ?
24:03Ça vous permet
24:03de mieux communiquer ?
24:04Alors notre levée de fonds
24:05elle est destinée
24:06à accélérer surtout
24:07le développement
24:07de notre produit
24:07de venir perfectionner
24:09nos algorithmes
24:10et puis de suivre
24:12notre feuille de route
24:13réglementaire.
24:14Eh bien bravo
24:14pour ce que vous faites.
24:16Merci beaucoup.
24:17Merci beaucoup.
24:17Merci Clarice Vinson.
24:18Merci.
24:18C'est la fin de cette émission.
24:20On se retrouve
24:21la semaine prochaine.
24:24Check-up santé
24:25sur BFM Business.
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