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  • il y a 4 mois
Dans Punchline, sur CNEWS, l'historien Georges Bensoussan analyse les enjeux de la reconnaissance d'un Etat palestinien. «On sait que ce n'est pas la solution», a-t-il déclaré.

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Transcription
00:00Encore une fois, sur le papier, c'est parfait.
00:02La solution à deux États est la meilleure des solutions.
00:04Pourquoi ? Parce que tout ce qui va dans le sens
00:06d'une séparation des deux peuples, c'est la bonne solution.
00:09S'il n'y a pas de séparation des deux peuples,
00:11il y aura un État unique, et un État unique,
00:13ce sera la fin de l'État d'Israël,
00:15la fin de l'État juif, ou la fin, en tous les cas,
00:16de la démocratie israélienne.
00:18Donc, il ne peut pas y avoir d'autre solution
00:19que la séparation des deux peuples.
00:21Mais, dans ces conditions actuelles,
00:24ça signifie que le Hamas n'est pas désarmé,
00:25que les otages ne sont pas revenus.
00:26Ça a été dit à l'envie depuis déjà 48 heures.
00:30Mais il y a aussi autre chose qui n'a pas été soulignée.
00:32C'est que dans la proposition de reconnaissance de la Palestine,
00:37le droit au retour des réfugiés est encore mentionné.
00:40Enfin, le droit au retour des réfugiés, ça signifie quoi ?
00:42750 000 réfugiés en 1948-1949.
00:45La plupart d'entre eux, aujourd'hui, sont sédentaires.
00:47Ils ont disparu.
00:48Il y a 5 millions, paraît-il, de descendants.
00:51Est-ce qu'on imagine le retour de 5 millions de personnes
00:53dans l'État d'Israël d'aujourd'hui ?
00:55Ça n'a pas de sens.
00:55Ça signifierait une submersion démographique.
00:58C'est comme si, également, on proposait aux 700 000,
01:01à 800 000 juifs des pays arabes qui ont émigré en Israël,
01:05qui se sont installés en Israël,
01:06de revenir aujourd'hui dans les pays musulmans.
01:08Personne ne le soutient, évidemment.
01:10Et reconnaître un État qui n'a ni frontière,
01:12ni existence, ni dirigeant,
01:14à qui on s'adresse, tout simplement ?
01:16C'est vrai.
01:17Quel numéro de téléphone ?
01:18C'est-à-dire que la paix, en fait,
01:19ne peut venir que des acteurs eux-mêmes.
01:21Elle ne peut pas venir de l'extérieur.
01:22Il y a encore une autre dimension qui n'est pas mentionnée
01:25dans les conditions de la reconnaissance d'un État palestinien,
01:28c'est la réforme des programmes scolaires.
01:31On ne peut pas continuer à reconnaître un État palestinien
01:34s'il n'y a pas de non-éducation à la haine.
01:36Il faut éradiquer l'éducation à la haine.
01:38Qu'est-ce qu'il y a dans les programmes scolaires aujourd'hui palestiniens ?
01:40Dans les programmes scolaires palestiniens,
01:41il suffit de...
01:42Un site comme le Memri le documente tous les jours,
01:45mais la plupart des gens ne connaissent pas le site du Memri.
01:48Il y a une éducation à la haine
01:49où les exercices d'arithmétique,
01:51c'est par exemple, j'ai cinq soldats israéliens,
01:52moi j'en tue trois, combien en restent-ils ?
01:55Bon, c'est à peu près de ce niveau-là.
01:57Une éducation à la haine,
01:58et pas seulement à la haine de l'Israélien,
01:59du sioniste, de l'occupant, du voleur de terre, etc.,
02:02mais à la haine du juif en général.
02:03Une éducation anti-juive, anti-sémite,
02:06qui est violente, qui est fondamentale,
02:08et qui malheureusement trouve sa source dans l'islamisme,
02:11et pas seulement d'ailleurs dans l'islamisme, malheureusement.
02:13Une question de Louis Dragnel.
02:14Oui, Georges Ben-Soussan,
02:15est-ce que vous ne pensez pas que, paradoxalement,
02:17Emmanuel Macron, par son initiative,
02:19n'est-il pas en train de repousser,
02:21d'éloigner la solution à deux États ?
02:24Je pense que l'initiative d'Emmanuel Macron
02:27n'aura strictement aucun effet sur le terrain.
02:29Parce que, comme vous le dites très justement,
02:31il n'y a pas d'État, il n'y a pas de frontières,
02:33on ne sait pas très bien où le mettre,
02:34parce que, quand on regarde bien la situation sur le terrain,
02:37elle est quasi inextricable aujourd'hui.
02:39Donc, c'est pour ça que la solution ne peut venir
02:41que des acteurs de terrain,
02:42en s'appuyant sur la réalité du terrain.
02:44La réalité du terrain, c'est quoi ?
02:45C'est qu'il y a 500 000 à 600 000 Israéliens
02:47installés en Cisjordanie.
02:49Est-ce que vous allez les déraciner demain ?
02:50C'est absolument impossible.
02:51Donc, il faut trouver des solutions
02:53pour envisager un avenir de paix.
02:56Et un avenir de paix,
02:57sans inclure la Jordanie,
02:59c'est totalement aberrant.
03:00Pourquoi ? Parce que la Jordanie, c'est la Palestine.
03:02Vous savez que la Jordanie est un état artificiel
03:04qui a été créé en 1921,
03:06qui a été amputé de la Palestine historique
03:08par les Anglais.
03:09Donc, une solution de paix
03:10qui n'inclurait pas la Jordanie,
03:12c'est une impasse absolue.
03:13Donc, alors, aujourd'hui,
03:14l'initiative du président Macron,
03:16malheureusement, elle s'inscrit, encore une fois,
03:18dans cette répétition des impasses
03:20qu'on n'arrête pas de répéter
03:21depuis des années et des années.
03:22On sait que ça n'est pas la solution,
03:24on continue à répéter
03:25comme si c'était la solution.
03:26Mais, Georges...
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