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  • il y a 4 mois
Nadège Dufossé, responsable de la gestion diversifiée chez Candriam, et Claudia Panseri, responsable de la stratégie d'investissement d'UBS France, ont échangé leur point de vue sur la performance de l'économie américaine qui d'un côté flanche à cause de l'inflation et de l'impact des droits de douane, qui ne se répercute pas encore sur le marché des actions, mais de l'autre côté, montre une excellente résilience liée à la croissance des investissements directs étrangers, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Avec ce matin, deux allocataires qui vont regarder un petit peu la tendance sur les marchés actions
00:07et comment il faut observer aujourd'hui le marché actions, le marché obligataire.
00:11Également, nous en reparlerons dans un instant.
00:13Avec ce matin, deux invités.
00:15Nadège Dufossé, responsable de la gestion diversifiée chez Kandriam.
00:18Bonjour Nadège Dufossé.
00:19Bonjour Étienne, merci de me recevoir.
00:21Merci à vous d'être présente ce matin avec Claudia Panséry,
00:24responsable de la stratégie d'investissement de la Banque privée UBS France.
00:26Bonjour Nicolas.
00:27Bonjour Claudia Panséry.
00:28Merci également d'être là avec un marché, on l'a vu, qui fait une petite pause ce matin en Europe,
00:34dans le sillage hier soir de Wall Street qui a clôturé sur une légère baisse
00:37après les nombreux records touchés ces derniers jours.
00:40La Fed, la Banque centrale américaine, qui s'est montrée prudente sur ses anticipations de baisse de taux,
00:47Claudia Panséry.
00:48Bon, Jérôme Paule essaye d'être prudent pour ne pas trop empaler les marchés,
00:51d'autant plus qu'il a encore dit hier, les marchés actions sont bien valorisés.
00:54Alors c'est assez intéressant parce qu'il répète un tout petit peu
00:57ce qu'il avait déjà annoncé pendant le FMC la semaine dernière.
01:00Je pense qu'il essaie de retenir les anticipations des investisseurs,
01:05anticipations qui sont assez agressives sur la baisse de taux pour la fin de l'année,
01:09mais aussi pour 2026 et 2027.
01:11Donc on a quatre baisses de taux anticipées par les marchés.
01:15Alors nous, nous sommes plutôt en ligne sur les deux baisses de taux avant la fin de l'année,
01:18donc à 50 points de base. Mais c'est vrai qu'il y a une inquiétude vis-à-vis de l'inflation
01:23qu'on peut voir avant la fin de l'année. Donc il est un peu dans la situation de dire
01:28qu'il y a un ralentissement sur le marché de l'emploi d'un côté et de l'autre côté,
01:32une inflation qui peut s'emballer. Et on voit déjà les chiffres de l'été
01:36avec une inflation qui est légèrement à la hausse.
01:38Donc c'est quand même un travail assez difficile à pouvoir réduire les anticipations
01:43d'inflation et en même temps faire face au ralentissement du marché.
01:46Des chiffres d'inflation d'ailleurs qui seront publiés ce vendredi aux États-Unis.
01:50Des données PCE qui sont scrutées par la Banque centrale américaine,
01:55bien sûr, pour jauger ce niveau d'inflation.
01:57Bon, tout dépendra des droits de douane également.
01:59Ça, c'est l'autre inconnu de cette fin d'année.
02:03Aujourd'hui, Nadege Dufossé, pour l'instant, que ce soit du côté des entreprises,
02:06mais également du côté des indicateurs, tous les droits de douane
02:10ne sont pas encore répercutés.
02:12Oui, alors effectivement, la question peut se poser pour l'inflation.
02:17On s'attend à ce que l'inflation monte encore un peu graduellement.
02:21Après, la Fed, elle a décidé, elle communique,
02:23elle a décidé de regarder à travers cette inflation.
02:26Donc c'est quand même quelque chose d'assez nouveau d'avoir une Fed
02:29qui a une fonction de réaction un petit peu différente
02:31de ce qu'on a pu connaître avant.
02:33Donc on est dans des politiques monétaires
02:34qui vont devenir un peu moins orthodoxes, probablement.
02:37Après, l'impact des droits de douane, il sera regardé au niveau de l'économie.
02:42Et on s'attend quand même à ce que l'économie américaine monte,
02:45enfin décélère sur le second semestre.
02:47Le deuxième trimestre a été extrêmement fort aux États-Unis.
02:50Mais il y a eu toute cette anticipation de la mise en place des droits de douane.
02:53Donc les entreprises ont constitué des stocks.
02:56Donc ça a artificiellement tiré l'économie américaine.
02:58Ce qui explique aussi la bonne performance des indices,
03:02puisque finalement, pour le moment, tout va bien.
03:04L'impact est à venir aux États-Unis.
03:06En Europe, il est un peu plus perceptible.
03:08Déjà, on a vu les chiffres économiques hier,
03:12notamment sur la partie manufacturière.
03:14On commence à voir quand même l'impact de ces droits de douane,
03:17notamment dans les chiffres allemands, français, bien entendu.
03:20Même si en France, on sait qu'il y a d'autres facteurs qui jouent.
03:22Oui, l'incertitude, bien sûr, qui joue en France,
03:25avec un PMI hier qui s'est contracté pour le 13e mois consécutif.
03:29Donc, secteur manufacturier, c'est vrai, il est bon de le rappeler
03:33qu'aux États-Unis, il est un petit peu en retard.
03:35Alors, on parle beaucoup de l'IA sur les marchés actions,
03:38mais c'est vraiment aussi devenu un sujet macroéconomique aux États-Unis,
03:42puisqu'en termes d'investissement, ça tire au final toute la croissance
03:46sur certains secteurs.
03:47C'est important de le rappeler sur certains secteurs aujourd'hui,
03:50Claudia Pensieri, cette IA.
03:51Et aussi sur la croissance macroéconomique,
03:54parce que quand on regarde les attentes à des contributions
03:57à la croissance du PIB aux États-Unis,
03:59on va peut-être avoir les dépenses en CAPEX
04:02dépasser la contribution de la consommation.
04:05Et alors, on sait que le consommateur américain,
04:07c'est un élément très important de la croissance américaine.
04:10Donc, c'est très important côté croissance et profit,
04:13mais par une fois, c'est aussi très important
04:15sur la contribution du PIB.
04:17Donc, c'est là un peu où je trouve qu'il y a un vrai débat
04:20dans le marché entre un ralentissement du marché de l'emploi
04:24et un impact sur la PIB.
04:26Et de l'autre côté, est-ce que le CAPEX et l'investissement en CAPEX,
04:29ne va pas tirer vers le haut le PIB.
04:31Et donc, une capacité moindre de part de la banque centrale
04:35à débaisser les taux d'intérêt.
04:37Donc, il faut faire très attention à attendre beaucoup de baisses,
04:39parce que le PIB peut encore se reprendre à la hausse
04:41après toutes les annonces faites par les différentes sociétés.
04:44Alors qu'en début d'année,
04:46certains économistes et acteurs de marché craignaient une récession.
04:49Et aujourd'hui, en fait, vous êtes en train de nous dire
04:51que l'économie américaine, elle est très résiliente par rapport à tout ça.
04:54C'est résiliente parce que tous les jours,
04:56on a plusieurs milliards d'investissements
04:58qui sont faits par les sociétés,
05:00un gouvernement qui fait une relance budgétaire extraordinaire,
05:04un consommateur qui tient bien,
05:06non-est-ce que le niveau des taux d'intérêt qui reste élevé,
05:09c'est économique qui se porte bien.
05:10Et alors, j'ai même un doute sur l'orientation du marché du travail,
05:13chose que nous atteignons,
05:14parce que d'un côté, vous avez moins de créations d'emplois,
05:18mais vous avez moins des demandes d'emplois
05:19à cause de l'immigration qui est arrêtée.
05:22Donc, en fait, c'est un marché qui reste quand même inéquilibre.
05:25Et encore une fois,
05:27est-ce qu'il faut vraiment baisser les taux des 100-150 points bas
05:30alors qu'en économie aujourd'hui,
05:32avec un PIB supérieur à 2% ?
05:34Donc, il y a un vrai débat.
05:34Alors, nous, on attend aussi cette baisse des taux,
05:37mais il faudra voir.
05:37C'est tout à fait possible que le troisième,
05:39les quatrième trimestres du PIB américain
05:41surprend beaucoup des économistes à la hausse.
05:43Parce que là, ce qui porte les marchés actions
05:44depuis des semaines, des mois maintenant,
05:46ce sont ces anticipations de baisse de taux,
05:49avec notamment Jérôme Powell la semaine dernière,
05:52qui, à travers ses nuages de points,
05:54mettait en avant probablement trois baisses de taux cette année
05:56et trois l'année prochaine.
05:58Pour vous, ça vous semble un scénario un peu trop optimiste ?
06:00Alors, c'est optimiste.
06:02Il y a deux baisses de taux intégrées avant la fin de l'année,
06:05une baisses de taux en 2026
06:06et une baisses de taux en 2027.
06:08L'optimisme est sur le fait
06:11qu'il y a, oui, un ralentissement du marché de l'emploi
06:13et que Powell met en avant
06:15qu'il y a ce ralentissement, un risque à la baisse
06:17sur la croissance macroéconomique.
06:19Mais de l'autre côté,
06:20quand on regarde,
06:21et nous on fait beaucoup de travail
06:23sur ce qu'on appelle le naocas,
06:24donc les prévisions du PIB,
06:26le troisième trimestre doit être bien supérieur
06:28aux attentes du marché.
06:29Donc, il faut faire attention
06:30à intégrer trop de baisses de taux,
06:32car effectivement,
06:33vous avez une translation de la courbe vers le bas
06:36qui relance un tout petit
06:37les valorisations
06:38et soutient les valorisations du marché actions.
06:41Dans ce contexte,
06:41comment aujourd'hui vous faites
06:42pour arbitrer vos portefeuilles,
06:44Nadège Dufossé ?
06:45Il y a quelques minutes,
06:45on parlait du marché obligataire.
06:47C'est vrai qu'au final,
06:48c'est taux, ça a un impact
06:49sur le marché actions,
06:49sur le marché obligataire.
06:51Au final, c'est quand même
06:51l'une des boussoles de l'économie.
06:54Oui, c'est vrai.
06:56Alors, pour prolonger un petit peu
06:58ce que disait Claudia,
07:00c'est vrai que dans un monde normal,
07:02il faudrait se méfier
07:03de prévoir trop de baisses de taux.
07:04Le problème, c'est qu'on n'est pas
07:05dans un monde complètement normal.
07:07On voit qu'il y a quand même
07:08peut-être une prise en main politique
07:10de la Fed.
07:11Donc voilà, il y a quand même
07:12une certaine inconnue
07:14par rapport à ce nombre de baisses de taux
07:16et peut-être un risque aussi.
07:17Ça peut représenter un risque pour le marché.
07:20Alors, comment est-ce qu'on alloue
07:20dans ce contexte ?
07:21Si on regarde,
07:22si on élimine l'élément politique
07:24et le risque politique,
07:26eh bien, le contexte est quand même
07:27plutôt favorable aux actifs risqués.
07:29On a une Fed qui baisse des taux
07:31dans un contexte non récessionniste.
07:34C'est habituellement très positif
07:37pour les actions.
07:38Donc il n'y a pas tellement
07:38de questions à se poser.
07:40Donc dans nos portefeuilles,
07:41on est long sur la partie actions
07:43et on est long en particulier
07:45toujours sur les actions américaines
07:47parce qu'il y a cette thématique IA,
07:49vous en avez parlé,
07:50qui continue à tirer le marché américain.
07:52Mais on est long également
07:53sur la partie asiatique
07:55parce qu'on va retrouver
07:56cette thématique IA
07:57dans les actions asiatiques.
07:58La seule région sur laquelle
08:00on a quand même
08:01quelques discussions en interne
08:03et j'avoue,
08:03il y a du pour, du contre.
08:05Donc c'est un sujet
08:05qui fait débat,
08:07c'est l'Europe
08:07qui reste très attractive
08:09en termes de valorisation.
08:11Mais c'est vrai que pour le moment,
08:12on n'a pas rajouté
08:13d'actions européennes.
08:15On en a évidemment en portefeuille
08:16mais on n'en a pas encore rajouté.
08:18Sur la partie obligataire,
08:19donc c'est un sujet
08:20que vous avez abordé précédemment.
08:21On est également plutôt long
08:25sur les obligations
08:26mais européennes
08:27parce qu'en Europe,
08:28on n'a pas ce risque inflationniste
08:30qui peut présenter un risque
08:32pour le coup
08:32pour les taux américains.
08:34Et plutôt crédit
08:34ou plutôt souverain ?
08:35Alors crédit, oui.
08:37Et souverain.
08:38Alors souverain sur l'Allemagne
08:40mais également sur ce qu'on appelait
08:42avant des pays périphériques
08:43et qui finalement sont
08:44de moins en moins périphériques,
08:46à savoir des obligations espagnoles
08:49ou italiennes ou portugaises
08:51qui présentent un portage
08:53très attractif.
08:55Et l'Italie qui,
08:56une nouvelle fois,
08:56sur le marché secondaire
08:57a un taux inférieur
08:58à celui de la France.
08:593,53 contre 3,55
09:01pour le 10 ans français.
09:04Ça vous fait peur ça ?
09:04Quand vous voyez ça aujourd'hui,
09:06Claudia Panseri,
09:07l'Italie qui se finance moins cher
09:09que la France
09:09sur le marché obligataire.
09:10Ça ne me fait pas peur,
09:11je suis italienne.
09:13Je ne savais pas.
09:13Ce n'est pas du tout
09:14une question.
09:15C'est par rapport au fait
09:16que c'est quelque chose
09:17qui était imaginable,
09:18inimaginable, pardon.
09:19Il y a quelques années,
09:20en fait,
09:20c'était par rapport à ça
09:20la question dans le sens
09:22où c'est un scénario.
09:23Écoutez, ça fait à peu près
09:23deux ans et demi
09:24qu'on écrit qu'effectivement
09:25la trajectoire de la dette française
09:27n'est pas soutenable
09:28et que le dengue
09:30des agences de crédit,
09:31il fallait l'attendre.
09:33On attend encore
09:34le dengue d'avenir.
09:36Donc, c'est pas que Fitch,
09:37très probablement,
09:38et Saint-Pierre Maudis aussi.
09:39Aujourd'hui, la France
09:40a un niveau de dette
09:42par rapport au PIB
09:43qui est inférieur
09:43par rapport à l'Italie,
09:45mais des déficits commerciaux
09:46et un déficit budgétaire
09:48qui sont beaucoup plus larges
09:49et avec une situation politique
09:54en instabilité
09:55qui ne va pas résoudre
09:57le problème budgétaire
09:58très rapidement.
09:59Alors, par contre,
10:00ça ne nous fait pas peur
10:00parce qu'il n'y a pas
10:02de risque et de défaut.
10:03C'est une question,
10:05le coût de la dette augmente
10:07et encore,
10:08le coût de la dette française
10:09reste très faible
10:10parce qu'effectivement,
10:11le niveau des taux moyens
10:13sur la dette émise
10:14est seulement des 1,8%.
10:15Le niveau augmente
10:17avec les nouvelles émissions,
10:19mais pour le moment,
10:20la dette française
10:20reste affordable.
10:22Donc, ça ne nous fait pas peur,
10:23mais il faut effectivement
10:25trouver une solution
10:26à la réduction du déficit
10:28et donc une solution
10:30à la réduction
10:30de la trajectoire des dettes
10:31qui, aujourd'hui,
10:33le niveau des déficits
10:34implique trois points
10:35de hausse des dettes
10:36à chaque année
10:36jusqu'à la réduction
10:38du déficit à 3%.
10:40Parce que c'est du temps long.
10:41Donc, au final,
10:42à chaque fois,
10:43ça a un impact
10:44sur les budgets à venir
10:46au point même
10:46que le sujet des intérêts
10:49va devenir
10:49l'un des premiers budgets
10:50de l'État de la France.
10:52Sur l'étiquette France,
10:53on l'a encore vu hier
10:54avec les PMI en zone euro.
10:56La France,
10:57elle marque quand même
10:57un grand coup d'accadré
10:58par rapport à la zone euro
11:00avec une situation
11:00qui se détériore
11:01notamment dans le secteur
11:02des services maintenant.
11:04Est-ce que pour vous,
11:05chez UBS,
11:05en termes d'allocations,
11:07ces dernières semaines,
11:08au vu de l'incertitude,
11:09vous avez revu
11:10votre allocation
11:10et réduire la poche France ?
11:13Alors, on n'avait déjà
11:14pas beaucoup de France
11:15dans nos allocations.
11:16Donc, il faut dire
11:17qu'on est beaucoup plus exposés
11:19aux actifs américains.
11:21On a aussi une exposition
11:23aux obligations
11:24de bonne qualité
11:26et du souverain allemand.
11:29La France devient intéressante
11:31sur les émissions
11:32de court terme,
11:33sur les obligations
11:33qui sont inférieures
11:34à trois ans,
11:35car là,
11:36le spread
11:37par rapport au bond
11:38est négatif.
11:40quand on regarde
11:41par rapport
11:41à l'évolution
11:42du taux italien
11:43ou du taux français,
11:44le taux français
11:45se paye
11:45à des niveaux
11:46bien plus élevés
11:47que l'Italie.
11:47Donc là,
11:48par rapport aux dix ans,
11:49on est à trois points
11:49en base différents.
11:51Sur les trois ans,
11:52cet écart
11:53est encore plus élevé.
11:54Donc, c'est vrai
11:55que la dette française
11:56devient très intéressante
11:57sur la partie très courte.
11:59Sur la partie longue,
12:00on va faire attention
12:01parce que si on a
12:01trois points additionnels
12:03des dettes
12:04par rapport au PIB
12:05chaque année,
12:06on peut avoir
12:07de la volatilité
12:08dû au fait
12:08que certains gérants
12:09seront peut-être
12:10obligés à sortir
12:11les obligations
12:12du portefeuille
12:12car pour une question
12:14de régulamentation,
12:16dès que vous avez
12:16deux agences
12:18de rating
12:19qui d'engraident,
12:20en fait,
12:20vous ne pouvez pas
12:21détenir la dette.
12:23Et là,
12:23on pourrait avoir
12:24un changement
12:24des mains
12:25des obligations
12:26dans le marché.
12:28Et là,
12:28on n'est pas encore junk ?
12:29Non.
12:30On est passé
12:31d'un double A
12:32à un simple A.
12:32Oui,
12:33mais ça reste
12:34à être...
12:35Vous voyez,
12:35dès que vous passez
12:36des 1 à 1 mois,
12:37ça change déjà
12:38l'allocation
12:39dans les portefeuilles.
12:40Alors aujourd'hui,
12:41il n'y a pas de problème.
12:42Tout le monde cherche
12:42du rendement.
12:43Il n'y a pas
12:44de risque
12:44et de défaut.
12:45Donc le portage
12:46devient très intéressant
12:47pour les assureurs,
12:48pour nos gesteurs.
12:50Donc là,
12:51c'est encore intéressant.
12:53Mais à partir du moment
12:54que vous avez
12:54des révisions
12:56à la baisse
12:56sur les crédits,
12:59là,
12:59vous pourriez avoir
13:00un tout petit peu
13:00de volatilité.
13:01Comment vous regardez ça
13:02chez Candream ?
13:02Vous gérez plusieurs milliards
13:04d'actifs,
13:04dont de la dette souveraine,
13:05mais comme vous l'avez dit,
13:06pas que.
13:07Vous regardez vraiment
13:07précisément à chaque fois
13:08les notes
13:10sur les souverains.
13:11Ça a vraiment un impact
13:12important en termes
13:13d'allocations ?
13:14Alors oui,
13:15sur les souverains,
13:16sur le crédit,
13:17évidemment,
13:18ça va avoir
13:19un impact
13:20sur les allocations.
13:21Mais là,
13:22je suis assez d'accord
13:22avec Laudia pour le moment.
13:24C'est vrai qu'en tout cas,
13:26nous,
13:26comme on regarde les choses
13:27vraiment de très haut
13:29en allocation d'actifs,
13:31on n'avait pas rajouté
13:32de la dette française.
13:33on était un peu plus prudents
13:34sur la dette française.
13:35Après,
13:36à un moment donné,
13:36probablement que ça deviendra
13:37à nouveau attractif
13:38d'investir sur la dette française
13:40pour les raisons de portage.
13:41Donc oui,
13:42toutes ces notations
13:44ont évidemment
13:44un impact
13:45sur la construction
13:46des portefeuilles.
13:47En attendant,
13:48donc prudence,
13:48et ça se reflète
13:49sur le refinancement
13:51de la dette française.
13:52Alors là,
13:52vous faites consensus
13:53comme beaucoup
13:53d'allocataires
13:55ces derniers jours,
13:56c'est sur une pondération
13:57importante aux États-Unis.
13:58Aujourd'hui,
13:59vous êtes à l'aise,
14:00Claudia Panséry,
14:02à payer un S&P 500
14:0327 fois les profits ?
14:05Alors,
14:06c'est 22,3 fois les profits
14:08et c'est le secteur technologique
14:09qui est 27 à 28 fois.
14:11Alors,
14:11c'est très intéressant.
14:12Ça dépend de l'année
14:12qu'on regarde.
14:13Oui,
14:13alors ça dépend
14:15si on regarde le forward,
14:16si on regarde le trailing,
14:17donc en fonction
14:17des valorisations.
14:19Alors nous,
14:19on a pris un tout petit peu
14:20de profits
14:21sur l'S&P,
14:22dans son ensemble,
14:23sur le marché américain.
14:25Juste après la forte reprise
14:27des marchés
14:27post-imposition
14:29des droits de douane.
14:29Donc,
14:30on était rentré dans le marché
14:31sur l'annonce
14:32de l'imposition
14:33des droits de douane
14:33dès que le marché
14:34avait beaucoup baissé
14:35et on a pris des profits
14:36mais on est toujours
14:38très exposé
14:39sur l'intelligence artificielle.
14:41Donc,
14:41on n'est pas exposé
14:43à l'indice lui-même
14:44parce que le risque
14:45de concentration
14:46étant sur l'indice
14:46est très élevé
14:47mais on est très exposé
14:49à l'intelligence artificielle,
14:50un peu plus sélectif
14:51qu'avant.
14:52Donc,
14:53on est présent
14:53sur toute la chaîne
14:54donc on est aussi présents
14:56sur la partie ressources énergie
14:57qui le fait d'utiliser
14:59plus d'intelligence artificielle
15:01demande plus de calculs,
15:02demande plus d'énergie
15:03et donc on est tous
15:04sur les sociétés aussi
15:05qui génèrent
15:06de l'énergie
15:07et des ressources
15:08et on est positifs
15:09sur les autres secteurs.
15:10On pense qu'il y a
15:11des secteurs aux États-Unis
15:12qui aujourd'hui
15:12ne sont pas très chers,
15:14secteurs financiers par exemple,
15:16secteurs industriels
15:17qui sont aussi
15:18dans un environnement
15:19de croissance des profits
15:20et dans un environnement
15:22de dérégulamentation
15:23qui peut bénéficier
15:24à ces secteurs-là.
15:25Donc,
15:26on a pris un peu de profit
15:28mais on a toujours
15:28de l'exposition.
15:30Sur les petites et moyennes valeurs
15:31en Europe,
15:32aux États-Unis aussi,
15:33on voit un retour
15:35du Roussel 2000
15:36qui a retrouvé
15:37son record historique
15:38la semaine dernière.
15:39Alors, ça c'est une excellente question
15:40parce que la performance
15:41est très bonne
15:42depuis les anticipations
15:43des baisses de taux.
15:44Forcément,
15:45on est dans une économie
15:46qui se porte bien
15:46et en même temps,
15:47vous allez couper les taux.
15:49Tout ce qui est cyclique
15:50performe de manière
15:51assez forte
15:51et en même temps,
15:53on est assez prudent
15:55sur les petites et moyennes
15:56de capitalisation américaines
15:57car la rentabilité
15:59et le retour sur investissement
16:01restent très faibles,
16:01ne sont pas très profitables
16:03et sont toujours impactés
16:05par des taux d'intérêt
16:06qui sont élevés,
16:06qui restent encore élevés
16:07car les frais financiers
16:09restent toujours
16:11à s'élever
16:12par rapport aux sociétés
16:13qui n'ont pas besoin
16:14de réfinancer
16:15et qui ont énormément
16:16de cash sur le bilan
16:17comme dans le cas
16:18du secteur technologique.
16:20Nadège Dufossé,
16:20pour terminer,
16:21là c'est intéressant aussi
16:22sur les small limit cap,
16:23c'est un sujet
16:23qui est souvent abordé
16:24sur ce plateau
16:24mais qui intéresse.
16:25Comment vous regardez
16:26ce sujet ?
16:28Small limit cap
16:28américaine,
16:29européenne ?
16:30Européenne, oui.
16:32Alors, européenne,
16:33c'est assez simple.
16:34Elles se sont plutôt
16:36bien comportées
16:37depuis le début de l'année
16:37pour une raison claire,
16:39c'est que comme l'euro
16:41s'est apprécié
16:42par rapport au dollar,
16:44en général,
16:44ça pénalise un peu plus
16:45sur les entreprises
16:46exportatrices
16:47que toutes les entreprises
16:49domestiques.
16:49Or, les small limit cap,
16:50elles sont plutôt domestiques.
16:52Donc, ça les a favorisés
16:53en relatif,
16:54elles n'ont pas été pénalisés
16:55en fait par cet effet de change.
16:57Après, je pense que ça rejoint
16:59la question qu'on a posée
17:01au début
17:02sur la tenue
17:03de l'économie européenne.
17:04On peut investir
17:05sur les small limit cap
17:06européennes
17:06si on est confiant
17:07dans la bonne tenue
17:08de l'économie européenne.
17:09Alors, nous,
17:10plus spécifiquement,
17:11on va préférer,
17:12pour ces raisons,
17:13les small limit cap
17:14allemandes
17:14et dans ces small limit cap,
17:16celles qui vont être exposées
17:17aux thématiques
17:18d'investissement
17:19en Allemagne.
17:21On sait qu'il y a
17:22des plans gigantesques
17:23qui vont être déployés
17:24d'investissement en Allemagne.
17:25Alors,
17:26ce n'est pas encore visible
17:27cette année,
17:27mais ça sera perceptible
17:28dès l'an prochain
17:29et ça devrait aider
17:30justement l'économie
17:31allemande à rebondir.
17:32Donc, on ne le voit pas
17:33aujourd'hui dans les chiffres,
17:34mais on va commencer
17:35à le percevoir
17:35dans les mois qui viennent
17:36et ces sociétés
17:38small et mid cap
17:39allemandes,
17:39elles vont pleinement
17:40en bénéficier.
17:42Donc, pour nous,
17:43c'est vraiment
17:43un secteur,
17:45un segment de marché
17:46sur lequel il est vraiment
17:47intéressant de s'exposer.
17:48Merci beaucoup,
17:48Nadège Dufault.
17:49Si on est pris par le temps,
17:50responsable de la gestion
17:50diversifiée chez Kandriam
17:52avec Claudia Panseri,
17:54responsable de la stratégie
17:55d'investissement
17:55de la banque privée
17:56d'UBS en France.
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