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  • il y a 3 mois
Le président de la République française a indiqué, ce mercredi, que l'Europe se trouvait "dans une confrontation avec la Russie" et qu'il ne "fallait avoir aucune faiblesse".

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Transcription
00:00Il y a des informations qui nous parviennent, des déclarations du président français Emmanuel Macron,
00:04Patrick Sos, ce président français qui s'adresse dans une interview au...
00:09Algemeine Ozeitung, qui est l'un des grands journaux allemands.
00:12Il parlait à notre consœur Michaela Wigel, qui est la correspondante du journal à Paris.
00:16Et donc il indique notamment qu'il travaille à l'actualisation de la doctrine nucléaire.
00:21Et puis il dit également que Paris et Berlin doivent maintenir le cap.
00:27Qu'est-ce qu'il ajoute le président français ?
00:29Alors écoutez, le mot déjà, pour vous aider Pauline, parce que j'ai l'interview que je suis en train de déchiffrer de devant moi en français, heureusement.
00:36De chercher les indications.
00:36Oui, pour l'instant le mot le plus fort et l'explication la plus forte, ou la réponse la plus forte,
00:42concerne la menace russe.
00:44Et notre consœur Michaela Wigel lui demande,
00:46Êtes-vous favorable à l'abattage d'un avion de combat russe s'il pénètre sans autorisation dans l'espace aérien européen ?
00:52Je cite le président de la République.
00:54Conformément à la doctrine de l'ambiguïté stratégique, je peux vous dire que rien n'est exclu.
00:59Ce qui paraît tout à fait normal, mais ça prend tout son sens lorsque c'est le chef de l'État qui le dit.
01:04Pourquoi je dis ça prend tout son sens ?
01:06Parce que si Emmanuel Macron avait dit, écoutez, jamais un avion russe ne sera abattu s'il traverse ou s'il viole les règles de droit international,
01:15et bien ça sonne comme un aveu de faiblesse.
01:17Et s'il répond, tout ce qui vole au-dessus de l'espace par exemple de l'OTAN sera abattu sans aucune sommation.
01:24C'est quasiment une déclaration de guerre.
01:26Je reprends en fait ce qu'avait dit Joe Biden, le président américain,
01:30qui avait, au début de l'invasion russe en Ukraine, avait dit
01:32« De toute façon, il n'y aura aucun soldat américain sur le sol ukrainien ».
01:36Ça sonnait déjà comme quasiment un feu vert pour Vladimir Poutine pour envahir l'Ukraine et aller de plus en plus loin.
01:43Donc là, il reste ambiguïté de façon assez forte, mais une façon de dire que tout ce qui, encore une fois, va survoler l'espace de l'OTAN,
01:54des drones, des avions de chasse, sera, je prends un terme un peu militaire, mais pris en compte.
01:59C'est-à-dire qu'il y aura une façon de raccompagner un pilote de Sukhoi russe vers sa base,
02:04ou en tout cas vers l'espace aérien russe, ou alors un drone, et c'est pour ça que les Russes utilisent beaucoup,
02:10pourra être à la limite abattu parce qu'il n'y a personne dedans.
02:13Et si on reste dans l'ambiguïté, pour continuer à dérouler le fil des urgents, l'AFP, le rouge qui s'affiche un peu partout sur vos ordinateurs, Pauline,
02:22il parle aussi de la doctrine nucléaire.
02:24Alors là, en termes d'ambiguïté, le débat se pose la question.
02:27Dès qu'on prononce le mot nucléaire, évidemment, il fait monter l'attention.
02:31Avec, de toute façon, quelque chose qui n'a jamais changé, quel que soit le président de la République,
02:38c'est la dimension européenne de la dissuasion nucléaire française.
02:43On reste normalement sur cette ambiguïté-là parce qu'on ne va pas dire, écoutez, ça s'arrête au Rhin et puis on arrête tout.
02:50Non, mais Emmanuel Macron va quand même un peu plus loin et il donne rendez-vous aux Français notamment en disant,
02:56je travaille actuellement à l'actualisation de notre doctrine nucléaire
03:00et je souhaite poursuivre l'approfondissement du dialogue stratégique avec les Européens qui le souhaitent.
03:04Il existe de toute façon une dimension européenne depuis 1962, depuis le début de la dissuasion nucléaire sous le général de Gaulle.
03:11Début 2026, je prononcerai un discours sur la doctrine nucléaire.
03:14En général, au début du mois de janvier de chaque année, il y a un discours aux armées, des vœux aux armées.
03:19Eh bien, c'est sans doute à cette occasion-là qu'il se prononcera.
03:22Il restera, je pense, dans l'ambiguïté sans annoncer qu'on va stocker des ogives nucléaires en Allemagne ou en Pologne.
03:28On ne le fera pas, mais il y aura une façon de faire évoluer.
03:31Pourquoi ? Parce qu'il le dit aussi dans le reste de l'interview, Vladimir Poutine lui-même a modifié de façon assez ambiguë,
03:37mais c'est voulu, dans l'équilibre de la terreur, il a modifié sa dissuasion nucléaire.
03:41Donc, rien n'est exclu si un avion de chasse russe pénètre dans le ciel de l'OTAN.
03:47Et puis, dimension de plus en plus ambiguë, mais stratégique, européenne, de la part de la dissuasion nucléaire.
03:55C'est aussi prononcé, mais je tise un petit peu, sur les débats plus français, notamment sur la fiscalité.
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