- il y a 3 mois
Marine Tondelier était l'invitée de Guillaume Daret dans BFM Politique ce dimanche 28 septembre.
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00:00Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invitée ce matin c'est Marine Tondelier.
00:10Bonjour, merci d'être avec nous secrétaire nationale des écologistes.
00:13A mes côtés pour vous interroger Amandine Atalaya, bonjour éditorialiste politique BFM TV,
00:18et Ludovic Vigogne de la Tribune dimanche.
00:20Bonjour Ludovic, une journée donc au cours de laquelle on va peut-être connaître le gouvernement de Sébastien Lecornu,
00:27le Premier ministre qui prononcera sa déclaration de politique générale, ce sera mardi à l'Assemblée nationale.
00:34Combien de temps Marine Tondelier, combien de temps vous donnez à Sébastien Lecornu à Matignon avant qu'il ne tombe ?
00:40Écoutez, il n'est quand même pas parti pour rester bien longtemps, parce que comme nous le disions depuis la première minute de sa nomination,
00:48il est face à une équation qui semble insoluble, parce qu'il n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale,
00:53tout simplement comme nous l'avions tous souligné depuis le début.
00:55Et donc, sa stratégie pour l'instant, ça a été ce que j'appelle la stratégie du chloroforme.
01:00Il faut quand même savoir qu'il a été nommé il y a 25 jours Premier ministre,
01:04et que depuis, qu'est-ce qu'il a fait ? Quand même pas grand-chose.
01:06Il n'a pas annoncé quasiment grand-chose aux Français, il n'a nommé aucun ministre,
01:12et on voit que maintenant c'est les ministres démissionnaires eux-mêmes qui se demandent s'ils ont envie d'y retourner ou pas,
01:17c'est le cas au Modem, c'est le cas chez les Républicains.
01:19François Absamen, qui était le dernier vestige, plus ou moins, qui avait une histoire de gauche dans sa vie,
01:23dans ce gouvernement, lui a annoncé de lui-même qu'il n'irait pas, de par ses convictions politiques d'homme de gauche,
01:28lui qui a participé à des gouvernements de droite avant celui-ci.
01:32Donc on voit bien que tout est en train de s'effriter,
01:34et que finalement, si les macronistes continuent de tenir, c'est par leur côté rouleau compresseur,
01:40ils n'ont plus aucun soutien dans la société.
01:42Je rappelle quand même que Macron était un président qui avait dit qu'il ne serait ni de droite ni de gauche,
01:48que M. Lecornu est son septième Premier ministre de droite,
01:51et que son prédécesseur a été...
01:54Elisabeth Borne n'était pas vraiment de droite ?
01:57Elle n'était pas vraiment de gauche non plus, si vous pouvez me permettre,
01:59alors que d'autres étaient vraiment de droite de droite.
02:01Tout est une question de perspective, me direz-vous.
02:03Mais vous voyez, ce qui s'est passé quand même quand François Bayrou a engagé la confiance de son gouvernement,
02:07et que le Parlement lui a refusé,
02:09c'est un fait inédit, inédit dans l'histoire de la Vème République.
02:13Dans une démocratie normale, on aurait dû tout arrêter, se dire,
02:16attendez, il s'est passé quelque chose d'historique, on doit tout changer.
02:20On doit tout changer.
02:21Et ce qu'a fait Macron, c'est nommer quelqu'un dans la poche de lui.
02:23Donc c'est vrai qu'on se rend compte que notre démocratie, elle ne va pas bien,
02:27simplement, et que ça ne peut pas bien se terminer en réalité.
02:29Ce matin, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti Socialiste,
02:31annonce dans une interview aux Parisiens que les socialistes se dirigent, je cite,
02:34tout droit vers la censure, si la donne ne change pas.
02:38Est-ce que c'est votre cas aussi ?
02:40Est-ce qu'en l'état des choses, les députés écologistes voteront la censure contre Sébastien Lecornu ?
02:45Je pense que nous l'avons dit plus clairement que les socialistes et plus tôt,
02:48et c'est logique.
02:49Vous voyez, les socialistes, ils ont voulu donner l'image,
02:52ils l'avaient dit comme ça dans la presse,
02:53tout ce qu'on peut faire pour négocier, on le fera.
02:56Et même avec cette volonté qui, pour moi, elle est un peu trop loin,
02:59parce que j'avais expliqué à Olivier Faure, même si je respecte ce qu'ils font,
03:02je lui ai dit à un moment, c'est toi qui devrais être assis à sa place.
03:05Toi ou l'un d'entre nous, ils nous prennent ça,
03:09on se retrouve de l'autre côté de la table et on nous demande quel compromis nous voulons faire.
03:12Donc les écologistes votent la censure ?
03:13Nous faisons déjà un compromis immense.
03:15On n'est pas à sa place.
03:16C'est un compromis très important, vous en conviendrez,
03:19même s'il est subi plus que souhaité.
03:21À partir de ce moment-là, M. Lecornu, la charge de la preuve lui incombe à 100%.
03:25Et quand je pense qu'on fait encore des réunions avec les socialistes,
03:28juste avant de le revoir pour dire, est-ce qu'il y a un début de chemin ?
03:31Et en fait, on cherche, on cherche, mais on cherche à sa place.
03:34Et les efforts qu'il doit faire, on ne peut pas les faire à sa place.
03:36Donc la censure ?
03:37Donc pour moi, je ne vois pas d'autre chemin que la censure.
03:40Si vous avez un début de commencement d'argument pour convaincre,
03:43ne serait-ce qu'un député écologiste du groupe,
03:45de voter autre chose que la censure,
03:46si elle se présentait, et elle va se présenter,
03:48puisque nous nous activons en tant qu'écologistes nous-mêmes à la déposer.
03:51Vous allez déposer une motion de censure ?
03:53On a pris contact avec tous les groupes pour être l'auteur
03:55d'une motion de censure unitaire, fédérative,
03:58parce qu'on ne voit pas trop quoi faire d'autre en réalité,
04:00et aucune voix ne doit manquer.
04:02Donc si le fait que les écologistes la portent permettent ça,
04:04ce sera tant mieux.
04:05Mais vous voyez bien que tout ça est triste,
04:07on ne le fait ni tambour battant, ni avec plaisir, ni avec cynisme.
04:10C'est juste triste en fait.
04:12Les macronistes nous font tourner en rond depuis maintenant plus d'un an
04:15pour une raison simple, ils ne veulent pas rendre le pouvoir.
04:18Ils ne veulent pas respecter le vote des Français
04:20et ils ne veulent pas changer une politique
04:22qui est désavouée par tout le monde.
04:24Les socialistes sont un peu les cocus de l'histoire.
04:26Pourquoi vous dites ça ?
04:27Finalement, ils ont essayé de discuter et il ne s'est rien passé derrière.
04:29Mais ils ont raison d'essayer de discuter, on l'a fait aussi.
04:32On l'a fait aussi.
04:33Mais vous voyez bien qu'on est quand même dans un...
04:34Et si à la fin, ils choisissaient, les socialistes, finalement,
04:35de ne pas voter la censure, de donner une chance à Sébastien Lecornu,
04:38ce seraient des traîtres, vous leur en voudriez ?
04:40Non mais c'est pas...
04:41En fait, vous faites comme si les socialistes,
04:43ils étaient face à un truc et ils décidaient pour ou contre.
04:45Ce n'est pas vraiment nous qui décidons, c'est eux.
04:47Qu'est-ce qu'ils mettent sur la table ?
04:48On va en parler, mais quand même à une certaine proposition.
04:52Mais vous voyez bien qu'en fait,
04:54on peut être dans un rôle de commentateur sportif,
04:56à dire qu'ils sont trop durs, ils sont trop si-si.
04:57Mais en fait, on ne discute pas en fonction de nous.
05:00On discute en fonction de ce qui est sur la table.
05:01Qu'est-ce qui est sur la table aujourd'hui ?
05:03Une seule chose, le fait de renonter à l'article 49-3.
05:07L'article 49-3, pour ceux qui nous regardent,
05:09vous vous en rappelez, c'est le truc qui a permis de passer en force
05:11sur les retraites et sur beaucoup d'autres choses depuis,
05:13qui a vraiment dilué le rôle du Parlement.
05:15Vous-même, vous y étiez très défavorable à ce...
05:18On y était très défavorable.
05:19On a même déposé, nous, une proposition de loi.
05:20C'est Jérémy Yardanoff qui l'a fait pour supprimer l'article 49-3.
05:24Donc vous dites, bravo Sébastien.
05:25Et donc, c'est une demande qu'on faisait.
05:28Certes, il y accède.
05:29Donc, on peut se dire,
05:30c'est un début de commencement d'inflexion de quelque chose.
05:33OK.
05:34Pourquoi il y accède ?
05:36Il y accède parce qu'il acte qu'il n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale.
05:39Nous, on le disait depuis le début,
05:41nous n'avons pas de majorité à l'Assemblée nationale.
05:43Nous proposons cette méthode.
05:45Elle permet de faire confiance au Parlement.
05:47Donc, en fait, il reprend notre méthode.
05:50Mais ce qui est un peu cynique, c'est que, rappelez-vous,
05:52la raison pour laquelle Emmanuel Macron disait
05:54je ne peux pas nommer quelqu'un du NFP,
05:55c'est parce qu'ils n'ont pas de majorité à l'Assemblée nationale.
05:57Nous, nous en avons une.
05:59Il nomme donc Sébastien Lecornu qui dit
06:00en fait, je n'ai pas de majorité à l'Assemblée nationale,
06:02donc je ne fais pas de 49-3.
06:03C'est quand même un peu cynique.
06:05Si c'était pour dire
06:06le Premier ministre n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale
06:09et c'est OK, on peut faire avec,
06:11alors il fallait nous nommer nous.
06:12Et deuxièmement, je rappelle quand même,
06:13hasard de calendrier, je ne pense pas,
06:15que ce renoncement à l'article 49-3
06:17intervient au lendemain
06:19d'une journée délétère à l'Assemblée nationale
06:21où un pacte entre le macroniste
06:23et le Rassemblement national a été scellé
06:26pour se répartir les postes
06:27les plus prestigieux de l'Assemblée.
06:29Et ce n'est pas par hasard.
06:30C'est-à-dire qu'ils se sont assurés
06:31avant de renoncer à l'article 49-3
06:33qu'ils avaient une majorité.
06:34Pour vous, Sébastien Lecornu
06:35est sous la tutelle de Marine Le Pen ?
06:37Je rappelle une chose très simple.
06:39Écoutez, à l'Assemblée nationale,
06:40c'est manifeste.
06:41Et donc, on verra chaque jour...
06:42Vous pensez que le RN va sauver Sébastien Lecornu ?
06:46L'histoire va s'écrire chaque jour.
06:47Je regarde tout avec beaucoup d'attention.
06:49Mais je me rappelle,
06:50pour y avoir beaucoup de contribués,
06:51que le fait politique majeur
06:53de l'élection législative d'il y a un an,
06:54l'été dernier,
06:55il y a un fait politique majeur.
06:57C'est que le Front républicain
06:58avait fonctionné,
07:00qu'il existait
07:01et qu'une majorité des Français
07:02avait choisi de faire barrage
07:03au Rassemblement national.
07:05Et je pense qu'y compris
07:06les électeurs macronistes,
07:08centristes, de droite,
07:10ils ne voient pas ça d'un bon oeil.
07:12Et donc, moi, je leur dis,
07:13parce qu'il faut que ce soit officiel.
07:14En fait, quand on fait des choses comme ça,
07:15dans le moment de l'histoire où on est,
07:17il faut pouvoir les assumer.
07:18Sébastien Lecornu est sous la tutelle
07:19de Marine Le Pen, oui ou non ?
07:20Chers centristes et personnes de droite
07:23sensibles au Front républicain
07:24qui nous regardez,
07:25sachez que les élus
07:26que vous avez envoyés à l'Assemblée
07:27font un pacte avec le Rassemblement national
07:29pour se répartir
07:30les meilleurs postes de l'Assemblée.
07:31Et ce qui va se passer
07:32dans les jours prochains,
07:32vraisemblablement,
07:33c'est qu'ils vont s'allier
07:34sur beaucoup de votes
07:36à l'Assemblée nationale
07:37pour faire des politiques
07:39qui sont délétères
07:41de la justice sociale et sociale.
07:42Je le pose tranquillement.
07:45Je constate.
07:46Pour revenir à la question d'Amandine,
07:47ça veut dire que si les socialistes
07:48ne choisissaient pas
07:49de censurer cette semaine
07:51Sébastien Lecornu,
07:51vous ne comprendriez pas
07:52leur position ?
07:53Vous la condamneriez ?
07:55En fait,
07:56vous faites comme si
07:57tout ça était figé.
07:58Les parlementaires
07:59vont se prononcer
08:00par rapport à la ceinture
08:02sur un discours
08:03de politique générale
08:04du Premier ministre,
08:05dont j'ai vu d'ailleurs
08:06la semaine dernière
08:06dans la presse
08:07qu'il essayait un peu
08:08de tester par son entourage
08:09si c'était vraiment
08:10obligatoire qu'il en fasse un.
08:11On voit qu'ils sont
08:12très pressions de leurs appuisants.
08:13Donc là,
08:13il va en faire un,
08:14si j'ai bien compris,
08:15mardi.
08:16On verra.
08:17On verra s'il y a
08:17un gouvernement tout à l'heure
08:18et on verra s'il y a
08:19un discours de politique générale
08:20mardi.
08:20Et on se basera dessus.
08:22Mais pour l'instant,
08:22vous voyez bien
08:23que sa stratégie
08:24du chloroforme
08:24de tous nous endormir,
08:25elle fonctionne
08:26un petit peu
08:27parce qu'il n'avait pas
08:28de gouvernement,
08:29il n'avait pas fait de discours.
08:30Là, il va ne sortir
08:31de l'ambiguïté.
08:32Et en général,
08:32on ne sort de l'ambiguïté
08:33qu'à ses dépens.
08:34Parce que justement,
08:34il y a deux conséquences
08:35possibles à ça.
08:36La première,
08:36c'est que le président
08:37choisisse de dissoudre.
08:39Donc ça,
08:39vous y êtes ouvert,
08:40vous y êtes prête.
08:41On ne peut pas avoir peur
08:42du vote des Français.
08:43Mais je vous signale quand même
08:45que c'est une fausse solution.
08:47Le problème aujourd'hui,
08:48ce n'est pas l'Assemblée nationale.
08:49L'Assemblée nationale,
08:50elle est très très légitime.
08:51Elle est peut-être clivée
08:52en trois blocs,
08:52ce qui n'est pas pratique.
08:53Mais enfin,
08:54c'est le fruit du vote des Français.
08:55D'un vote qui fait l'objet
08:57d'une participation historique
08:59dans l'histoire
09:00des 30 dernières années.
09:02C'est le record de participation
09:03depuis 1981.
09:04Et cette élection législative
09:05a eu lieu
09:05il y a un tout petit peu
09:06plus d'un an.
09:07Donc pour moi,
09:08l'Assemblée nationale
09:08n'est pas le problème.
09:09On doit composer avec.
09:10C'est une donnée.
09:11Elle est néanmoins
09:11incapable de faire
09:12des comptes compromis.
09:14Mais la deuxième option
09:15à la main du Président...
09:16Le problème aujourd'hui,
09:17ce n'est pas le Parlement.
09:17C'est le gouvernement.
09:19Et la deuxième option
09:19à la main du Président,
09:21c'est qu'il choisisse
09:22de renommer encore
09:23un nouveau Premier ministre.
09:23Ce serait le quatrième
09:24de cette crise.
09:26Mais en fait,
09:26ce qui est intéressant
09:27parce que vous posez toujours
09:28en premier la question
09:28de la dissolution.
09:29Comme si il serait plus évident
09:32pour Macron
09:32de replonger le pays
09:34dans la crise
09:34avec un mois
09:35où ce serait,
09:36vous voyez comment c'était
09:36l'été dernier,
09:37les élections tous les jours,
09:38tout le temps,
09:39réannuler les mariages
09:40pour libérer les salles des fêtes,
09:41plonger tout le pays
09:42dans une sorte d'enfer
09:43qui inquiète
09:44les marchés financiers.
09:45On va se reviser ce sketch
09:46pour une seule raison.
09:48Parce qu'il ne veut pas
09:48passer par la case
09:49nomination d'un Premier ministre
09:50de gauche ou écologiste.
09:51C'est quand même dingue.
09:53Donc pour vous,
09:53il faut faire ça
09:54avant une dissolution ?
09:54Non, mais ça montre bien
09:55à quel point il est
09:56dans l'obstruction à la fin.
09:58Et en fait,
09:59parce que des fois,
10:00quand je dis ça,
10:00les gens me disent
10:01« Ah, mais c'est parce qu'il pense
10:02que vous n'y arriverez pas. »
10:03Moi, je pense exactement l'inverse.
10:05Je pense que s'il pensait
10:06qu'on n'y arriverait pas,
10:07il aurait fait depuis longtemps
10:07pour démontrer qu'on n'y arriverait pas.
10:09Moi, je pense qu'on y arrivera
10:10et que c'est pour ça
10:10qu'il ne le veut pas.
10:11Malgré tout,
10:11s'il y a une dissolution
10:12des législatives anticipées,
10:14il y a une hypothèse,
10:14c'est que le RN
10:15éventuellement gagne
10:17ses élections
10:18et arrive au pouvoir,
10:20arrive à Matignon.
10:21Ça ne vous poserait pas
10:21un problème de conscience ?
10:24Quel problème de conscience ?
10:25Pour avoir fait campagne
10:26du maximum de mes forces
10:28à l'occasion d'une dissolution
10:29que je ne souhaitais pas ?
10:30Je ne comprends pas.
10:33Attendez,
10:33qu'on repose bien les choses.
10:35M. Macron,
10:35c'est écrit dans un livre
10:36du Ficaro,
10:37écrit par votre collègue
10:37Wally Bordas,
10:39avait en tête,
10:40quand il a dissous
10:41il y a un peu plus d'un an,
10:42que ce serait
10:42le RN qui gagnerait
10:44et ça ne lui a pas posé
10:45de problème.
10:46C'est même ça
10:46qui a précipité sa décision
10:47à lui.
10:48Il a dit à Ouradur-sur-Glane
10:50le lendemain
10:50qu'il avait jeté
10:51une grenade d'égoupil
10:52dans les jambes
10:53de ses adversaires de gauche
10:54et il voyait donc
10:56Bardella ou Marine Le Pen
10:57à Matignon.
10:58Ça n'a posé
10:58de problème à personne.
10:59Je me suis battue
11:00de la première seconde
11:01de la dissolution
11:02à notre victoire
11:03pour que Bardella
11:04n'arrive pas à Matignon.
11:05Du premier jour
11:06au dernier jour
11:07et nous l'avons fait.
11:08Alors vous n'allez pas
11:08m'expliquer à moi aujourd'hui
11:09que j'aurai un problème
11:10de conscience.
11:11Je ne souhaite pas
11:13particulièrement
11:13de dissolution.
11:14Je vous dis juste
11:15que si elle arrive,
11:16je ne la crains pas
11:16parce que je ne peux pas
11:17avoir peur du vote
11:19des Français.
11:20Mais le problème de conscience,
11:21excusez-moi,
11:21c'est quand même pas moi
11:22qui devrais l'avoir,
11:23qui a toujours été impeccable
11:24de la première à la dernière minute
11:25sur le front et plus loin
11:26et continuerait à l'être.
11:27Qu'est-ce qui fait
11:27que les écologistes
11:28ne voteraient pas
11:29la censure mardi
11:29ou en tout cas
11:30quand une motion de censure
11:31sera déposée officiellement ?
11:33Les sujets avaient été posés
11:34assez clairement.
11:35Premièrement,
11:35on a un vrai problème
11:35de justice fiscale
11:36et je dois vous dire
11:37que c'est assez savoureux
11:38d'arriver dans le bureau
11:39du Premier ministre
11:39avec son conseiller budgétaire,
11:41j'imagine.
11:41Il y avait sept hommes.
11:42Donc quand vous avez sept hommes
11:44en costard,
11:44vous avez tendance
11:45à tous les confondre à un moment.
11:46Et donc on a une personne
11:47qui pendant 20 minutes
11:48nous a expliqué
11:48une grande découverte de sa part
11:50que les Français
11:51payaient de plus en plus
11:51d'impôts selon leurs revenus
11:53jusqu'à un certain niveau
11:54d'ultra-richesse
11:55où là,
11:55la courbe retombait.
11:56Et il me disait
11:56vous vous rendez compte ?
11:57On dit bah oui,
11:57c'est le chiffre qu'on cite
11:58depuis un an à la télé.
11:59Donc ils se sont rendus
12:00compte du problème
12:01mais dans les solutions
12:02qu'ils mettent en face,
12:03ça ne marche pas.
12:04Ils trouvent 2,
12:04peut-être 4 milliards
12:05sur les ultra-riches
12:07alors que nous,
12:07nous en proposions 15 ou 25
12:08parce que c'est normal
12:09qu'ils contribuent.
12:10Ensuite,
12:10il y a la justice sociale.
12:12Nous,
12:12on a proposé une hausse
12:13de 10% des aides
12:14au dolongement
12:21traitement des fonctionnaires
12:22compris.
12:23Ça,
12:23ça permet de donner
12:24du pouvoir d'achat
12:24très facilement
12:25à tous les Français
12:26en faisant contribuer
12:27non pas le budget de l'État
12:27mais les entreprises.
12:30Lui a choisi
12:31d'autres options
12:31pour le pouvoir d'achat.
12:31Exactement,
12:31mais je vous continue la liste
12:32pour vous montrer
12:33qu'on avait beaucoup de mesures.
12:34Les retraites,
12:36niette de sa part
12:37totalement bloquée.
12:38L'environnement,
12:39évidemment,
12:39j'imagine qu'on va pouvoir
12:41s'attarder là-dessus.
12:42Le Mercosur,
12:43pour des gens
12:43qui ont juré à la télé
12:44Emmanuel Macron
12:45la main sur le cœur
12:46qui ferait tout
12:46pour l'empêcher.
12:47Et les agriculteurs français
12:48sont en train d'être lâchés
12:49en race campagne
12:50là où les écologistes
12:51les ont toujours soutenus
12:51contre le commerce international.
12:52Certains de ces points
12:52sont évoqués par le Premier ministre
12:54qui a envoyé une lettre
12:54au responsable du socle commun
12:56cette nuit, justement.
12:58Sébastien Lecornu
12:58qui explique que le gouvernement,
13:00je cite,
13:00devra faire des compromis
13:01avec les autres formations politiques
13:03sans pour autant
13:04abandonner ses convictions.
13:05Il dit vouloir discuter
13:06avec les autres formations,
13:08bâtir un compromis
13:09indispensable
13:10à la stabilité du pays.
13:11Ça doit vous convenir,
13:12ça, non ?
13:13Oui, mais il y a les paroles
13:13et puis il y a les actes.
13:14Moi, il y a une phrase,
13:15je me suis étranglée
13:16en lisant ce matin
13:16dans cette lettre
13:17tombée de camion
13:18que j'ai récupérée.
13:19Donc, il écrit aux députés
13:20de la majorité
13:20en leur disant
13:21attention, accrochez-vous.
13:23La protection de l'environnement
13:25continuera d'irriguer
13:26l'ensemble de l'action
13:28gouvernementale.
13:29Je lus ça,
13:30j'ai dû le relire quatre fois
13:31pour voir si j'avais bien compris
13:32parce que ce qu'il veut
13:33continuer d'irriguer
13:34au gouvernement,
13:36c'est quand même une politique
13:36qui, depuis le début de l'année,
13:38a enregistré
13:3843 reculs environnementaux majeurs.
13:41C'est un chiffre
13:42du région Action Climat
13:43que je remercie
13:43parce qu'il y en avait
13:44beaucoup à compter.
13:45Et en plus, on dit
13:45c'est depuis le début de l'année.
13:46En réalité, c'était quasiment
13:47sur trois mois
13:48puisqu'il ne s'est pas passé
13:49grand-chose avant
13:49et qu'il ne s'est pas passé
13:50grand-chose depuis.
13:51Et donc,
13:52ce n'est pas les écologistes
13:54qui perdent dans ces cas-là.
13:55C'est tout le monde.
13:55C'est la santé des Français,
13:56c'est la qualité de l'air
13:57que vous respirez,
13:58de l'eau que vous buvez,
13:59de ce que vous mangez.
14:00Et c'est des aides directes
14:01pour les Français
14:02qui ont été rabotées.
14:03Par exemple,
14:04des aides pour isoler
14:04votre logement
14:05et baisser vos factures
14:05d'électricité.
14:06Des aides pour changer de voiture
14:08et baisser votre dépendance
14:09au carburant
14:09et le prix que ça pèse
14:11chaque mois
14:12sur votre portefeuille.
14:14Donc, c'est complètement hallucinant.
14:15Encore hier,
14:15on apprend que les trains de nuit
14:17vont être encore supprimés
14:19parce que l'État
14:20ne s'engage pas.
14:21La veille,
14:21on apprenait
14:21que la septième limite planétaire
14:23était en phase d'être franchie.
14:25Donc, l'acidification des océans,
14:27c'est la septième limite planétaire
14:28qui est franchie.
14:29Et je vous rappelle
14:29que les limites planétaires,
14:30déjà quand on les franchit,
14:31on ne peut pas revenir en arrière,
14:31c'est foutu
14:32et que ces limites planétaires
14:34sont ce qui permet
14:34que la planète soit habitable.
14:36Et donc, en 2025,
14:37excusez-moi de vous dire
14:38que je n'y arrive plus,
14:39je n'arrive plus à faire semblant.
14:40J'ai encore appris hier
14:41que sur les 50 sites
14:44industriels français
14:44des plus polluants,
14:46aucun effort
14:46en termes de baisse de CO2
14:47était fait.
14:48Ça m'inquiète énormément
14:49parce que vous savez,
14:50en plus, ces chiffres,
14:51je ne les ai même pas
14:52par le gouvernement
14:52ou par la presse,
14:53je les ai par des associations
14:54environnementales,
14:55encore le réseau Action Climat
14:56en l'occurrence,
14:57qui fait le travail
14:58de recherche,
14:59de suivi,
15:00de pointage
15:01que devrait faire l'État ?
15:02On doit tout faire à leur place.
15:04Les propositions,
15:05le plaidoyer,
15:06la surveillance,
15:07la transparence,
15:08c'est usant.
15:08Donc, c'est niaque.
15:09Rien ne trouve grâce à vos yeux.
15:10Je le dis de manière
15:11très tranquille.
15:12On est en train d'emmener
15:13l'avenir de l'humanité
15:14dans le mur.
15:15L'avenir de nos enfants
15:16n'est pas garanti
15:17sur une planète habitable.
15:18Les enfants qui naissent aujourd'hui,
15:19on ne sait pas garantir
15:20que la planète sera encore habitable
15:21dans 30 ans.
15:22Donc, peut-être qu'il est temps
15:23de s'exciter un petit peu
15:24sur le sujet,
15:24d'en parler.
15:25Et donc, je vois que comme
15:26on était un peu pénit
15:27dans son bureau,
15:28il s'est dit
15:28je vais ajouter cette phrase.
15:29Mais si la personne
15:30qui a écrit cette phrase
15:31a cru qu'on allait être contents,
15:33c'est qu'il n'a rien compris
15:34à l'écologie.
15:35Et donc, s'il faut
15:35qu'on leur explique,
15:36on leur expliquera.
15:37Et puis, si on n'a pas le temps
15:38de leur expliquer
15:38ou qu'ils ne comprennent rien
15:39avant la censure,
15:40on censurera.
15:40Que voulez-vous que je vous dise ?
15:41Il va dérouler, effectivement,
15:42normalement en fin de journée
15:43ou en début de matinée demain
15:45son nouveau gouvernement.
15:46Est-ce qu'à la présence
15:48de certains ministres
15:49en tant que tels,
15:49pour vous,
15:50c'est un élément de censure ?
15:51Ce n'est pas un sujet personnel.
15:53Même si je peux avoir
15:53des problèmes personnels
15:54avec certains d'entre eux,
15:55à la fin,
15:55c'est un sujet de politique
15:56qui va être mené.
15:57Et vous voyez bien
15:58comment les Républicains
15:58sont en train de négocier.
15:59Et d'ailleurs,
16:00quand nous étions dans le bureau
16:01de M. Lecornu,
16:02il recevait beaucoup de textos d'eux
16:03qui étaient stressés
16:05par la simple présence de nous
16:06dans son bureau.
16:07Donc, tout ça me semble
16:08un peu fébrile.
16:09La confiance et la cohésion
16:10ne règnent pas.
16:11Je vois bien, par exemple,
16:12que les conditions
16:12que demanderait M. Retailleau
16:14pour rester ministre de l'Intérieur,
16:20Bon, je note que dans la lettre,
16:21ce n'est pas écrit
16:22qu'il allait supprimer
16:22l'aide médicale d'État.
16:24Alors, est-ce que
16:24ce n'est pas écrit là
16:25parce qu'on lui a dit
16:26écoute, on ne le met pas
16:27dans la lettre
16:27pour ne pas énerver plus
16:28les socialistes et les écologistes
16:29mais ne t'inquiète pas,
16:30on te laissera tranquille ?
16:31Ou alors, encore plus cynique,
16:33puisqu'ils ont renoncé au 49-3,
16:35est-ce qu'ils ne se disent pas
16:36nous, on va dire
16:37que le gouvernement,
16:38là-dessus, on est neutre ?
16:39Mais en fait,
16:39comme on a un petit pacte
16:40maintenant,
16:40l'Assemblée nationale
16:41entre les macronistes,
16:43et la droite
16:43et le Rassemblement national,
16:45ça passera tranquille.
16:46Mais vous faites comme s'il n'y avait eu
16:46aucun geste pour la gauche,
16:48mais il y en a eu quand même.
16:48Il y a cette taxation
16:49sur les holdings,
16:51c'est-à-dire pour,
16:52en résumé,
16:52qu'il y ait moins
16:52d'optimisation fiscale
16:53de la part des entreprises.
16:55Il y a également
16:56des mesures sur le pouvoir d'achat,
16:59il y a des fiscalisations
16:59des heures supplémentaires,
17:01le retour de la prime Macron,
17:02le 49-3.
17:04Certes,
17:04ce n'est pas exactement
17:05ce que vous voulez,
17:06mais il y a des compromis
17:07de sa part
17:07et de la vôtre aucun.
17:09Si, de notre part,
17:09il y a un gros compromis,
17:10c'est qu'il est assis
17:11sur le siège de premier ministre.
17:13Ça, c'est pas vous.
17:15Je vais vous répondre
17:16parce que vous semblez
17:17victime de sa stratégie
17:18du chloroforme.
17:19Donc, je vais vous réveiller.
17:21Les heures supplémentaires,
17:22c'est un dispositif
17:22inventé par Sarkozy.
17:23Donc, vous voyez,
17:24M. Lecornu,
17:25qui voulait un dialogue
17:26transparent, moderne,
17:27une révolution politique,
17:28poursuit la stratégie
17:29de la droite.
17:31En fait,
17:31il recycle les politiques
17:32de Sarkozy
17:32et c'est le seul truc
17:33écologiste qu'il fait,
17:34c'est-à-dire du recyclage
17:35de mesures de droite
17:36qui, du coup,
17:37n'est pas vraiment écologiste.
17:38Les heures supplémentaires,
17:39déjà, ça crée
17:40des effets d'aubaine.
17:41C'est-à-dire qu'au lieu
17:41de recruter,
17:43vous faites des heures
17:43supplémentaires
17:44et elles sont défiscalisées.
17:45Donc, du coup,
17:46ça pèse sur le budget de qui ?
17:47De l'État, en l'occurrence,
17:48de la sécurité sociale.
17:49C'est une mesure
17:50qui n'a pas montré
17:51son efficacité.
17:52C'est pas vrai.
17:52Dans toutes les études économiques,
17:54c'est pas vrai.
17:54Ensuite, il dit,
17:55on va faire,
17:57sur la transmission
17:57intergénérationnelle,
17:59on va permettre
17:59à des grands-parents
18:00de donner plus d'argent
18:01à leurs petits-enfants
18:01sans payer de taxes.
18:02Ça, c'est une mesure
18:03où plein de gens doivent se dire
18:04que c'est hyper sympa.
18:05Sauf qu'aujourd'hui,
18:06un grand-père,
18:07une grand-mère
18:07peut donner plus de 31 000 euros
18:10à un petit-enfant
18:11sans payer aucune taxe.
18:13Qui, dans les Français,
18:15a les moyens
18:15de donner plus que 31 000 euros
18:17à chacun de ces petits-enfants ?
18:17C'est-à-dire très respecté.
18:19C'est pas une mesure sociale
18:20et solidaire.
18:20Sur la composition
18:21de ce gouvernement, Ludovic.
18:23Oui.
18:23Si Bruno Retailleau
18:25reste au ministère de l'Intérieur,
18:26si Gérald Darmanin
18:27reste plazando...
18:28J'ai vu que Mmeu
18:29voulait partir.
18:29Là, ils se réunissent à 14 heures.
18:30On attend avec une grande fibrilité
18:32leurs décisions.
18:33Ils vont sans doute rester.
18:33Ça ne vous posera aucun problème ?
18:36Mais j'ai toujours dit
18:36depuis le premier jour
18:37du gouvernement Bayrou
18:39que Bruno Retailleau
18:41était un motif de censure
18:42à lui tout seul.
18:43Et il le reste ?
18:44Évidemment.
18:45Mais ce n'est pas le seul problème
18:47parce que j'avais dit ça
18:48le premier jour
18:48du gouvernement Bayrou
18:49et il nous a ajouté
18:50d'autres motifs de censure
18:51quotidiennement depuis.
18:53Vous savez, M. Retailleau,
18:54le problème,
18:55c'est un problème
18:55de ligne politique.
18:56C'est un problème
18:57de valeur républicaine.
18:58Je trouve que sont partis
18:58les Républicains
18:59portent très mal son nom.
19:00Gérald Darmanin,
19:01de son côté,
19:01il n'y a pas de souci ?
19:02Aussi.
19:03Ça, je l'ai toujours dit
19:04et depuis très longtemps.
19:05Mais vous savez,
19:05moi, j'ai un problème
19:06en plus avec ces personnes
19:07qui vous expliquent,
19:07qui mettent à fond en avant
19:09un truc,
19:09c'est la lutte
19:10contre le multirécidivisme.
19:12Vous savez,
19:12c'est encore pire
19:13quand on refait un délit.
19:15Mais l'État
19:15est un multirécidiviste.
19:17Moi, je peux vous donner
19:18des tas d'exemples
19:18de décisions de l'État
19:21qui sont illégales,
19:22dont ils savent
19:23qu'elles sont illégales
19:24et qu'ils prennent quand même.
19:25C'est vrai de M. Retailleau,
19:26quand il ne respecte pas
19:27les délais de traitement
19:28pour les renouvellements
19:29de titre de séjour
19:29à la préfecture,
19:30de Français,
19:31comme il aime le dire,
19:32qui travaillent, etc.
19:33Il y a des gens
19:34qui attendent depuis des mois
19:35juste que leur dossier
19:36soit traité
19:36et dont on n'a aucun doute
19:39sur l'aboutissement du dossier.
19:40Mais on fait comme ça,
19:41retardé,
19:41on met des gens en difficulté.
19:43Sur la biodiversité,
19:44moi, je peux vous dire,
19:45j'ai une liste de préfets
19:45qu'on suit de région en région,
19:47de département en département,
19:48parce qu'on sait
19:49qu'ils prennent des décisions
19:50illégales sur la biodiversité.
19:52J'habite un département,
19:53le Pas-de-Calais,
19:54est-ce que c'est parce que
19:54c'est le département
19:55de Willy Schran, sûrement,
19:57où on peut chasser la belette ?
19:58On peut chasser la belette.
19:59C'est le seul département d'Europe
20:00où la chasse à la belette
20:01est autorisée.
20:02Alors, c'est attaqué en justice,
20:04on gagnera,
20:05mais d'ici là,
20:0515 000 belettes auront été tuées.
20:07Et sur des décisions de chasse,
20:08c'est comme ça tout le temps.
20:09Et donc, vous avez un préfet
20:10qui va partir,
20:11on dit, attention,
20:11il va prendre tel, tel, tel arrêté.
20:13Puis dans trois ans,
20:14quand on aura gagné,
20:15lui, il sera déjà
20:15dans un autre département,
20:16il prendra les mêmes.
20:17J'ai sensibilisé M. Lecornu
20:18à ce fait,
20:19en disant que ça vous va
20:20que l'État
20:20prenne des décisions illégales
20:21chaque jour.
20:22Il a noté, il a dit
20:23oui, oui, la Ligue de protection
20:24des oiseaux m'en a parlé.
20:25Très bien,
20:26la Ligue de protection des oiseaux
20:27lui en a parlé,
20:28je lui en ai parlé
20:29avec Cyril Chatelain,
20:30Guillaume Gontard,
20:30David Cormand,
20:31les patrons de groupe
20:32parlementaire écolo.
20:33Mais nous, nous attendons
20:34maintenant qu'il fasse.
20:41Est-ce qu'il a payé
20:42ou si c'est les écologistes
20:43et que vous faites
20:44des notes de frais ?
20:45Parce que c'est quand même
20:45un des gros débats du moment.
20:46Est-ce qu'il faut arrêter
20:47ou pas les notes de frais
20:48pour les élus ?
20:49Vous restez tout de suite
20:49sur BFM.
20:501000 euros de frais de vêtements
20:52pendant 4 ans,
20:53sur 4 années.
20:54Elle trouve ça assez normal.
20:56Je vous propose de l'écouter,
20:57je vous demanderai
20:57votre réaction ensuite.
20:58Attention, c'est quasi-parodique.
20:59J'ai cette image de mère
21:03toujours bien sapée,
21:05toujours élégante.
21:06Je suis quand même mère
21:07d'un arrondissement
21:08qui est le 8e arrondissement.
21:10Et effectivement, ce soir,
21:11je viens pour m'exprimer
21:13sur ces dépenses
21:15pour que les vêtements.
21:16Parce que, comme vous le savez,
21:18chaque mère a une enveloppe
21:20de 990 euros par mois.
21:23Et chaque mère peut dépenser
21:25comme il veut.
21:26Donc moi, j'ai préféré,
21:28effectivement, m'acheter
21:28des fringues
21:29pour être bien sapée.
21:30Et d'ailleurs, je profite
21:31de l'occasion pour remercier
21:33tous nos concitoyens
21:34et concitoyennes
21:35qui travaillent
21:37et qui, effectivement,
21:40nous permettent
21:41d'avoir ces indemnités.
21:44Donc, malheureusement,
21:45on n'est pas les seuls.
21:46On a les députés,
21:47les maires.
21:49Alors, Jeanne Dotser
21:50qui précise...
21:50Et pas les chefs de parti.
21:51Jeanne Dotser
21:52qui précise ensuite
21:52qu'elle est favorable
21:53à ce qu'on mette fin à tout ça.
21:54Mais quand vous l'entendez,
21:56qu'est-ce que vous vous dites ?
21:57Non, mais rien ne va
21:58dans ce qu'elle dit
21:59et dans la manière
22:00dont elle présente les choses.
22:01Donc, je le dis,
22:01ce n'est pas possible
22:02de parler comme ça.
22:03Après, je vous dis une autre chose
22:04qui n'est pas pour la défendre
22:05elle spécifiquement.
22:06Je constate quand même
22:07que les femmes en politique
22:09font l'objet
22:09de toujours plus
22:11et bien plus de critiques
22:12que les hommes
22:13et que j'ai entendu
22:15au début du mandat
22:16de 2022 et de 2024
22:17des critiques horribles,
22:19atroces
22:20sur des femmes politiques
22:20qui allaient en hémicycle
22:21et dont on considérait
22:22que leurs vêtements
22:24n'étaient pas assez...
22:24Vous en parlez notamment
22:25dans votre ouvrage
22:26que vous publiez
22:27aux éditions Albain Michel
22:28Demain, si tout va bien.
22:29C'est ça.
22:30Bon, ben, tout ne va pas bien
22:31en attendant
22:31et parce que quand vous êtes une femme,
22:32donc si vous allez en hémicycle
22:33avec des vêtements
22:34qui ne sont pas dans les standards
22:35de l'hémicycle,
22:36on vous explique
22:36que c'est une honte
22:37et que c'est un non-respect
22:37de la République.
22:39Si vous vous habillez bien,
22:40on demande...
22:41Et moi, on me demande toujours
22:42et la marque,
22:43et la couleur,
22:43et où c'est fabriqué
22:44et en quelle matière.
22:45Et moi, c'est OK,
22:46je réponds à tout,
22:46il n'y a pas de problème.
22:4635 000 euros en 4 ans,
22:47il n'y a pas de problème.
22:48Ah ben si, il y a un problème.
22:49Mais je vous dis juste
22:50qu'on ne pose jamais
22:51ces questions aux hommes
22:51et que ça, ça commence
22:52à me poser un problème.
22:53Je vous dis aussi
22:54que ce genre de propos,
22:56en fait,
22:56ça décriblise la classe politique
22:57parce que c'est quand même
22:58marginal.
23:00La plupart des élus femmes
23:01doivent être toujours
23:02bien habillées,
23:03bien maquillées,
23:04bien sapées, certes,
23:05mais se débrouillent
23:05toutes seules.
23:06Et moi, je le sais
23:07parce que quand j'ai commencé
23:08la politique,
23:08vous voyez à Hélène Beaumont,
23:09j'ai Marine Le Pen
23:10qui a débarqué comme ça,
23:11paf, à Hélène Beaumont
23:12en 2008, 2009,
23:13elle commence à arriver
23:14sur les marchés.
23:15Et je me rappelle
23:16deux femmes qui n'étaient pas du tout
23:17pour l'Assemblément national
23:18et qui disaient
23:19« Elle est belle quand même ».
23:20Parce que vous voyez,
23:24une parfaite.
23:25Et en fait,
23:26il y avait un truc
23:26un peu qui en imposait.
23:27Et en fait,
23:27on attend des femmes politiques
23:28qu'elles en imposent,
23:29qu'elles aient l'air crédibles.
23:30Ça passe aussi par la...
23:31Vous, pour que ce soit transparent,
23:33Marine Tondelier,
23:34en tant que conseillère régionale,
23:35par exemple,
23:35vous avez des notes de frais ?
23:37Absolument pas.
23:37Non ?
23:38Et en tant que patronne
23:39des écologistes ?
23:39Alors, en tant que patronne
23:40des écologistes,
23:41je suis défrayée
23:43de mes trajets
23:45parce que moi,
23:45je n'habite pas à Paris.
23:46Donc, j'ai trouvé des systèmes
23:48pour que ça coûte
23:48le moins cher possible.
23:49Par exemple, moi,
23:50j'ai un lit
23:50dans le local des Verts
23:51parce qu'à 250 euros
23:53la nuit à l'hôtel Ibis
23:53de la gare du Nord
23:54où en plus,
23:55vous vous couchez à minuit,
23:55vous vous levez à 4 heures,
23:56j'avais l'impression
23:56d'avoir un compteur de taxi
23:57dans la tête, vous savez,
23:58qui tournait
23:59et je payais à la minute.
24:00Ça me rendait folle
24:01de voir cet argent.
24:01En résumé,
24:02il vous paraît normal
24:02de faire des efforts ?
24:03Non, mais moi,
24:04j'ai demandé à mettre
24:04un lit dans le local.
24:06Là, par exemple,
24:07ce haut,
24:07je suis arrivée lundi à Paris.
24:09Je ne suis toujours pas rentrée
24:10chez moi depuis lundi
24:11et donc,
24:12je l'ai lavé
24:12dans un évier du siège
24:14cette nuit
24:14et je l'ai fait sécher
24:15sur un cintre
24:15pour le repasser ce matin
24:16et que ce soit prêt
24:17parce que j'en ai qu'un
24:17et qu'on m'a dit
24:18qu'il était bien
24:19donc j'essaye de le remettre
24:19en attendant
24:20de pouvoir en acheter un autre.
24:21En fait,
24:21la vraie vie des politiques,
24:23ce n'est pas d'avoir
24:24plein de pognon
24:24et d'être comme ça,
24:25de le dépenser partout.
24:26Après, moi,
24:26je sais que, par exemple,
24:28on me reproche parfois
24:28de prendre un taxi.
24:29Moi, je suis écologiste.
24:30Dès que je peux prendre le métro,
24:31je le fais.
24:31J'ai d'ailleurs été sauvée
24:32par une animatrice de BFM
24:33cette semaine
24:34qui me voyait avec un gars
24:35qui voulait parler
24:36de toute la politique française
24:37alors que j'étais au téléphone
24:38et que je n'arrivais pas.
24:39Et voilà,
24:39des fois aussi,
24:40on a des coups de téléphone
24:41à passer.
24:42Moi, je sais,
24:42il y a beaucoup de politiques
24:43qui ont été un peu interpellées
24:44parce que vous rappelez
24:45Fabien Roussel
24:46dans TGV, etc.
24:47Donc, en fait,
24:48quand vous habitez
24:48comme moi un peu loin,
24:49que vous avez
24:50X temps de train pour arriver,
24:52vous descendez,
24:52il y a quatre appels en absence
24:53de syndicalistes,
24:55de politiques,
24:56de trucs,
24:56vous devez rappeler,
24:56vous êtes en train de marcher
24:58en suivant le GPS.
24:58En fait,
24:59on a des rythmes de vie
25:00qui peuvent être compliqués.
25:01Je ne me plains de rien.
25:02C'est la vie que nous avons choisie
25:04mais voilà,
25:05c'est aussi un rythme.
25:06C'est des fois,
25:06c'est 80-90 heures par semaine.
25:08On ne dort pas,
25:09on fait ce qu'on peut
25:09et on doit être présentable.
25:11Et d'ailleurs,
25:11quand on a l'air fatigué,
25:12on nous le fait remarquer.
25:13Je dépense beaucoup d'argent
25:14en anti-CERN.
25:15Pour en revenir
25:16aux notes de frais des élus,
25:17est-ce que vous pensez
25:18qu'il faut mettre fin
25:18à cette pratique ?
25:19Elle n'existe déjà pas
25:21pour grand monde en réalité.
25:22Donc,
25:22j'ai l'impression
25:22que la mairie de Paris,
25:23il y a un standing
25:23qui n'est pas le cas
25:25dans beaucoup de mairies
25:25en France.
25:26Et puis,
25:26il faut regarder
25:27ce qu'on achète avec.
25:28Il y a une maire écologiste
25:30du 12e,
25:32Emmanuel Pierre-Marie,
25:33qui est concerné,
25:34qui s'est fait rembourser
25:35une polaire pour hommes,
25:37un pantalon de ski,
25:38un jeu pour enfants.
25:40Est-ce que vous trouvez ça normal ?
25:41Est-ce qu'elle doit rembourser ?
25:42Je ne sais pas
25:43ce qu'elle a fait avec,
25:44très sincèrement.
25:44Vous voyez,
25:45par exemple,
25:45moi,
25:46peut-être que j'ai un vêtement
25:46pour hommes
25:47et que je le mets
25:47et que je suis une femme.
25:49Je n'en sais rien.
25:50Je ne vais pas faire
25:51la commission d'enquête
25:52ici maintenant.
25:53Je dis juste que oui,
25:53les politiques doivent être
25:54encore plus exemplaires
25:55que la moyenne.
25:56Et c'est comme ça.
25:57Donc,
25:57il faut être transparent,
25:59il faut être juste.
26:00Mais c'est vrai aussi
26:01qu'il y a beaucoup
26:02de personnes en politique
26:03et c'est la vaste majorité
26:04d'entre eux
26:04qui font de la politique
26:05sur leur denier personnel.
26:06Moi,
26:06pendant des années,
26:07je ne suis pas candidate
26:08au municipal
26:10tête de l'ISTAILA,
26:11mais pendant des années,
26:12j'ai payé de ma poche
26:12des tracts,
26:13des trucs,
26:14des verts pour les militants
26:14et c'est le cas
26:16de la majorité
26:17des élus de ce pays.
26:18La grande majorité
26:18que je salue
26:19parce que la plupart
26:20le font sur leur denier personnel,
26:22sur leurs économies,
26:23ça peut créer des tensions
26:24avec la famille,
26:25c'est un sacerdoce,
26:26c'est un choix
26:26que nous faisons
26:27avec conviction,
26:28mais ce n'est pas un choix
26:29de luxe,
26:29ce n'est pas vrai.
26:30Dans la plupart des cas,
26:31ça n'est pas vrai.
26:31Marie-Pondelier,
26:32il y a un élu de votre région
26:33qui s'appelle Cédric Brun,
26:34qui était un conseiller régional
26:35La France Insoumise
26:36jusqu'à peu de temps,
26:37qui a décidé de quitter
26:39La France Insoumise
26:40parce qu'il dénonce,
26:41je cite,
26:41une dérive idéologique
26:42majeure du mouvement
26:43de Jean-Luc Mélenchon
26:45avec l'arrivée de profils,
26:46dit-il,
26:46proches des frères musulmans.
26:47Il était là aussi
26:48notre invité.
26:49Je vous propose de l'écouter
26:49et je vous demande
26:50ce que vous en pensez après.
26:52Depuis les attentats
26:53du 7 octobre,
26:54on a eu des profils,
26:56on va qualifier d'inquiétants
26:57qui ont infiltré
26:57les groupes d'action,
26:59des profils très clés,
27:00je veux le dire clairement,
27:00très proches
27:01des frères musulmans
27:02et qu'aujourd'hui
27:03essaient d'imposer une idéologie
27:04qui devient malheureusement
27:09que la grande promesse
27:09de Jean-Luc Mélenchon
27:10c'était quand même
27:10d'avoir un parti laïc
27:11et qu'il défendait d'abord
27:13les travailleurs
27:13et les grands programmes sociaux
27:15aujourd'hui
27:15ce n'est plus du tout le cas.
27:17Marine Tourdelier,
27:17est-ce que la France Insoumise
27:19est coupable de complaisance
27:20à l'égard de l'islamisme ?
27:21Là encore,
27:22je ne vais pas vous dire comme ça
27:24sur des propos
27:25dont je viens de prendre connaissance
27:26ce que j'en pense
27:27mais ce que je peux vous dire
27:29c'est que je connais
27:29Cédric Rien depuis longtemps
27:30puisqu'on est élu ensemble
27:31à la région,
27:32il est élu avec la France Insoumise
27:33donc il sèche
27:34dans la délégation insoumise
27:35et voilà
27:37Cédric Rien
27:39c'est quand même quelqu'un
27:40qui a une lourde histoire syndicale
27:41c'est le leader syndical de PSA
27:44vous savez
27:45donc l'automobile
27:47c'est un grand gros enjeu
27:47dans notre région
27:48il y a eu beaucoup
27:48de surprises en emploi
27:49et c'est la lutte
27:50qu'il a menée
27:50il est très impliqué
27:51à Arcelor aussi
27:52puisqu'il est en charge
27:53si j'ai bien compris
27:54de la politique industrielle
27:55de la CGT
27:55Est-ce que vous vous contestez
27:56ou vous constatez
27:58une forme de dérive
27:59de la France Insoumise
28:00sur ce sujet là ?
28:00Moi ce que je peux vous dire
28:01c'est que
28:01comme Cédric Rien
28:02sèche dans mon groupe à la région
28:04j'imagine qu'on va en discuter
28:05dans notre groupe à la région
28:06c'est pas la secrétaire nationale
28:07des Verts
28:07qui décide ici sur ce plateau
28:08ce que le groupe à la région
28:09doit faire
28:10donc je vais l'appeler
28:11pour en discuter avec lui
28:12je vais appeler ma présidente
28:13de groupe
28:13Karima Dehli
28:14qui elle aura statué
28:16j'imagine qu'on aura
28:17des échanges aussi
28:18avec les insoumis
28:19du Nord-Pas-de-Calais
28:19mais je ne fais pas
28:20de réponse comme ça
28:21active sur un plateau
28:21sur un dossier
28:22que je ne connais pas
28:23Donc vous
28:24vous n'avez pas constaté
28:25de dérive
28:26de complaisance
28:27vis-à-vis de l'islamisme
28:28de la part de la France
28:28Moi il faut savoir
28:29que mes liens
28:30avec les insoumis
28:31du Nord-Pas-de-Calais
28:32sont quand même
28:32assez restreints
28:33On siège ensemble
28:34à la région
28:35dans des délégations séparées
28:36Cédric Brun
28:37c'est d'ailleurs
28:37ce n'est pas celui
28:38avec lequel j'échange le plus
28:39mais moi j'ai toujours
28:39respecté son engagement syndical
28:41c'est d'ailleurs pour ça
28:42qu'il a été sur la liste
28:43pour ça qu'il siège
28:44à la commission
28:45sur les questions d'emploi
28:46et d'industrie
28:46et donc voilà
28:47Vous n'avez pas de retour d'élu
28:48Vous n'avez pas de retour d'élu
28:50autre qui mentionne
28:51Ce type de problème
28:52c'est une voie isolée
28:53Par ailleurs
28:54il faut quand même se dire
28:55le Nord-Pas-de-Calais
28:56ce n'est pas la région
28:57où la France insoumise
28:58est la plus implantée
28:59Mais plus largement
29:00dans les déclarations
29:01qu'on peut avoir
29:01des insoumis au niveau national
29:02Pour vous
29:04il n'y a aucune complaisance
29:05avec l'islamisme
29:06de la part de la France insoumise
29:08On va regarder le sujet
29:09Je ne vous réponds pas
29:09sur un truc que je n'ai pas regardé
29:10mais je vais appeler
29:11et Cédric Brun
29:12et les élus insoumis
29:13et les élus écologistes
29:14et je sens que je vais y passer
29:15une bonne partie
29:16de mon éprime
29:16Vous étiez hier
29:17à la rentrée
29:18de Raphaël Glucksmann
29:19Raphaël Glucksmann
29:20qui a marqué
29:20si j'ose dire la semaine
29:21parce qu'il y a un sondage
29:21publié par l'Institut IFOP
29:22qui montre
29:23à la fois que rien n'est joué
29:24pour la prochaine présidentielle
29:26mais que Raphaël Glucksmann
29:27est clairement l'un de ceux
29:28qui est en capacité
29:29de se qualifier
29:29pour le second tour
29:30On va découvrir
29:31dans quelques instants
29:32justement ce sondage
29:33Est-ce qu'à vos yeux
29:34Raphaël Glucksmann
29:35est le meilleur candidat
29:36pour la gauche ?
29:37Est-ce que vous pensez
29:38qu'il faut se rassembler
29:39derrière lui ?
29:40Alors est-ce que je pense
29:41qu'il faut se rassembler ?
29:43La question est
29:43Oui
29:45Vous ne répondez pas
29:46vous savez
29:46Évidemment je dis ça
29:47depuis de manière constante
29:48Et est-ce que c'est
29:48Raphaël Glucksmann
29:49le meilleur candidat ?
29:50Mais moi je pense
29:51que ce sont les électeurs
29:52de gauche et écologistes
29:52qui doivent décider
29:53Mais vous vous en pensez quoi ?
29:54Je pense que ce sont
29:55les électeurs de gauche
29:55et écologistes
29:56qui doivent décider
29:56Vous êtes électrice
29:56de gauche et écologistes ?
29:58Oui
29:58J'aimerais bien
29:59que ce soit un écologiste
29:59figurez-vous
30:00spoiler alerte
30:01Mais si vous voulez
30:02on ne peut pas dire
30:02qu'on veut être candidat
30:03à la présidentielle
30:03et qu'on pense
30:04qu'on va être élu
30:04et avoir peur de passer
30:06devant les électeurs
30:07de gauche et écologistes
30:08parce qu'à la fin
30:08on aura besoin
30:09pour faire cette campagne
30:10pour la gagner
30:11et pour changer la vie
30:12vraiment derrière
30:12de la mobilisation
30:14de tout le monde
30:14de tout le peuple de gauche
30:15et donc je trouve normal
30:16de leur laisser le dernier mot
30:17pour ce qui est des sondages
30:19qui circulent
30:19j'ai donné mon avis
30:20vous voyez bien
30:21d'ailleurs ça marche
30:22un sondage bidon
30:24et bidonné
30:24parce qu'il ne prend pas en compte
30:25toutes les hypothèses
30:26sort que Raphaël Glucksmann
30:27sur un malentendu
30:29pourrait être au deuxième tour
30:30et du coup
30:30sur tous les plateaux
30:31on dit ça y est
30:32on a notre sauveur
30:33moi je ne crois pas
30:34aux surhommes
30:35je ne crois pas
30:35aux hommes providentiels
30:36je crois aux Alliants
30:37alors je vais vous poser
30:38c'est aucune qualité
30:39bien sûr
30:40regardez là
30:41on a l'air d'être
30:41très en forme
30:43un peu moins
30:44pour voir la Luc devant
30:45a l'air un peu plus fâchée
30:46mais c'est notre travail
30:47c'est de discuter ensemble
30:48de trouver des solutions
30:49on est à un an et demi
30:50de l'élection présidentielle
30:51un candidat écolo
30:51à l'élection présidentielle
30:52ou pas ?
30:53non mais on est à un an et demi
30:54de l'élection présidentielle
30:55tout ça va bouger énormément
30:56vous le savez
30:57vous êtes des journalistes politiques
30:58vous en avez fait quelques-unes
30:59vous savez que les favoris
31:01du début de la course
31:02sont rarement les favoris
31:03de la fin de la course
31:04c'est comme ça
31:04moi en tant que secrétaire
31:05national écologiste
31:06mon travail
31:07est de porter la voix
31:08des écologistes
31:09pour qu'il y ait
31:09une candidature forte
31:10dont nous déciderons
31:11d'ici décembre
31:12le Conseil fédéral
31:13l'a décidé hier
31:13et pour que nos idées
31:15nos préoccupations
31:16et nos solutions
31:17soient au cœur de la campagne
31:18vous n'allez pas pouvoir
31:19vous défiler
31:20je pense
31:21je vous le dis très clairement
31:22que ça ne passera
31:23que par une primaire
31:24de la gauche
31:24et des écologistes
31:25et que tout le monde
31:25doit y participer
31:26et je vais être très pénible
31:27sur ce sujet
31:28préparez-vous
31:28alors justement
31:29les écologistes
31:29ont annoncé effectivement
31:31qu'ils désigneraient
31:32leur candidat
31:32à la potentielle primaire
31:33de la gauche
31:34pour la présidentielle
31:35au cours d'un scrutin interne
31:36qui aura lieu
31:36du 5 au 8 décembre
31:38question simple
31:40est-ce que vous
31:41vous serez candidate
31:42justement
31:43à ce scrutin interne
31:44aux écologistes
31:45pour la primaire
31:47éventuelle à gauche
31:48et bien vous verrez demain
31:49si tout va bien
31:50pourquoi demain ?
31:51c'est le titre de mon livre
31:52parce que je ne vais pas
31:53vous répondre aujourd'hui
31:54que je l'ai expliqué
31:54au journal d'été
31:55des écologistes
31:56que c'est une question
31:57qui se posait
31:57qu'on me posait
31:58que j'y réfléchissais
31:59que j'y travaillais
32:00et que ce sont
32:01des décisions
32:02d'une importance
32:02il fait peu de doute
32:03que la secrétaire nationale
32:04sera candidate
32:05qui a dit ça ?
32:07l'AFP
32:07on les remercie
32:09de croire en moi
32:10mais c'est pas comme ça
32:11arrêtons la langue de bois
32:12vous serez candidate ou pas ?
32:13une candidature à la présidentielle
32:14vous savez ce que ça implique
32:15en termes familial
32:16en termes personnels
32:17en termes de santé
32:19il faut se sentir prêt
32:20je ne dis pas
32:21que je ne me sens pas prête
32:22je me dis que
32:22pour me sentir prête
32:23je fais en ce moment
32:24un contrôle technique
32:25et que je demande aux gens
32:27ce qu'ils en pensent
32:27que j'y travaille
32:28que j'y réfléchis
32:28que ça se prépare
32:29que j'ai besoin de sentir
32:30ce qu'en pense mon mouvement
32:31également
32:32et que je suis une personne
32:34assez simple dans la vie
32:35donc je vais suivre
32:35les étapes qui sont données
32:36vous vous sentez prête
32:37à être candidate
32:38à l'élection présidentielle ?
32:39c'est la réflexion
32:40que je suis en train de mener
32:41avec les personnes
32:42qui ont envie d'en discuter
32:43avec moi
32:43certaines très convaincues
32:45d'autres qui posent des questions
32:46auxquelles je réponds avec eux
32:47parce qu'il faut trouver
32:48des solutions à chaque sujet
32:50et je rappelle quand même
32:51que dans les six prochains mois
32:52on a un truc très important
32:53qui va nous occuper
32:54qui s'appelle
32:55les campagnes municipales
32:55mais là c'est 5 ou 8 décembre
32:57donc il faudra donner
32:57une réponse avant
32:58évidemment
32:58mais quoi qu'il en soit
33:00une grande partie
33:01de notre énergie
33:01doit être mise
33:02d'ici mars
33:03à gagner les municipales
33:04c'est-à-dire que les villes
33:05écologistes restent écologistes
33:06que les villes de gauche
33:06restent de gauche
33:07et que les villes de droite
33:08puissent au maximum
33:10basculer à gauche
33:11et j'y prendrai toute ma part
33:12donc vous vous préparez
33:13à être candidate
33:13à l'élection présidentielle
33:14vous vous préparez
33:15à être candidate
33:15à l'élection présidentielle ?
33:16c'est mon travail
33:17c'est mon travail aussi
33:18parce que que je sois
33:19candidate ou pas
33:20à l'élection présidentielle
33:21on a besoin tous
33:22que les chefs de parti
33:23de la gauche
33:24et des écologistes
33:27dans la bataille
33:27et que quel que soit
33:28l'endroit où je sais à la fin
33:30ce qui compte
33:31et ce que vous devez retenir
33:32c'est que tout ce que je dois faire
33:33pour éviter
33:34le Rassemblement national
33:36à la matinée
33:36et tout ce qu'il faut faire
33:38pour aider les français
33:39je le ferai
33:40c'est tout ce que vous allez
33:40savoir pour le moment
33:41vous pouvez être tranquille
33:42là-dessus
33:42comptez sur moi
33:43pour revenir à la primaire
33:44de la gauche
33:45que vous appelez de vos voeux
33:47avec acharnement
33:48est-ce que vous n'avez pas
33:49l'impression de prêcher
33:50un peu dans le désert
33:51parce qu'aujourd'hui
33:51personne n'en veut
33:52les socialistes
33:53Glucksmann, Mélenchon
33:54Olivier Faure
33:56pour l'instant
33:57n'a pas topé avec vous
33:59on y travaille avec lui
34:00quotidiennement
34:00vous êtes mal informé
34:03en tout cas
34:04cette solution
34:05pour l'instant
34:05est loin de faire l'unanimité
34:06on me fait souvent la question
34:07en disant
34:08est-ce que vous vous sentez seul
34:09je ne m'en sens absolument pas seul
34:10regardez la fête de l'humanité
34:11la fête de l'humanité
34:12c'est pas la France
34:13vous avez raison
34:14mais la fête de l'humanité
34:15c'est la gauche
34:16il y a dans le public
34:17des insoumis
34:18des communistes
34:18des écologistes
34:19des socialistes
34:20des syndicalistes
34:21et des militants
34:22des citoyens
34:23qui se retrouvent
34:25dans ces valeurs-là
34:25et il y a exactement
34:26le spectre
34:27de celles et ceux
34:28dont on a besoin
34:28pour avoir une chance
34:29de l'emporter
34:30et donc moi
34:31c'est ça qui m'intéresse
34:32c'est ce qu'ils veulent
34:32et je constate
34:33qu'avant même
34:34d'avoir dit
34:34quoi que ce soit
34:35juste parce que mon nom
34:36est annoncé
34:37que je monte sur scène
34:38je bénéficie
34:39à l'applaudimètre
34:39du plus haut niveau
34:41d'applaudissement
34:41pas parce que les gens
34:42veulent que je sois
34:43candidate à la présidentielle
34:44c'est encore une autre question
34:45vous venez de nous annoncer
34:46que vous allez l'être
34:46non je dis justement
34:47pas pour ça
34:48ce que je vous dis
34:49c'est que les gens
34:50sont sensibles
34:51à la ligne écologiste
34:52unitaire du moment
34:53et à ce qu'on essaie
34:54de faire
34:54en disant
34:55vous êtes quand même
34:55très souple
34:56oui bah merci
34:56j'ai 30 ans de danse classique
34:57j'essaie de les mettre
34:58à bon escient
34:59en faisant preuve
35:00de beaucoup de souplesse
35:01mais en fait
35:01on n'a pas le choix
35:02et moi quand j'entends
35:03des fois
35:03l'un qui dit
35:04ce sera lui ou moi
35:06moi ou lui
35:07en fait à force de dire
35:08que ça peut être
35:08que l'un ou que l'autre
35:09entre Raphaël Glucksmann
35:10et j'en ai plus la chance
35:11et les électeurs
35:13de droite
35:13et de gauche
35:14et écologistes
35:15sont très inquiets
35:17de ça
35:18il y a une vraie inquiétude
35:19une angoisse
35:19qui monte
35:20et moi je leur dis
35:20je partage votre inquiétude
35:22je partage votre angoisse
35:23et je me battrai
35:24pour que la seule solution
35:26gagnante possible
35:26à cette affaire
35:27ait lieu
35:27c'est à dire
35:27une primaire de la gauche
35:28et des écologistes
35:29qui est très très largement
35:30souhaitée par nos électeurs
35:32qui est souhaitée
35:33par les écologistes
35:34par les socialistes
35:35par François Ruffin
35:37par Clémentine Autain
35:38les communistes
35:39il ne fait aucun doute
35:40qu'ils seront là à la fin
35:40parce qu'ils ont
35:41une tradition constante
35:43sur l'antifascisme
35:44ils ne disent pas maintenant
35:45ils ne disent pas comme ça
35:46mais vous verrez
35:46qu'ils seront là
35:47et je pose maintenant
35:48la question à Raphaël Glucksmann
35:49et à Jean-Luc Mélenchon
35:50vous ne pouvez pas
35:51nous parler
35:51toute la journée
35:52d'antifascisme
35:53avec beaucoup de rhétorique
35:54et de trémolos dans la voix
35:57et adopter une stratégie
35:58personnelle
35:59individuelle
35:59vous sentez le plus proche
36:01de Raphaël Glucksmann
36:02ou Jean-Luc Mélenchon
36:03demandez-leur
36:03s'ils se sentent
36:03plus proche de moi ou pas
36:04et puis on verra
36:05mais nous nous sommes écologistes
36:07nous sommes indépendants
36:08et quand l'histoire l'exige
36:09nous travaillons
36:10avec nos partenaires
36:10vous évoquez beaucoup
36:11votre combat contre Marine Le Pen
36:12c'est notamment
36:13une bonne partie de votre livre
36:14que vous publiez
36:15aux éditions Albain Michel
36:16ça s'appelle
36:16Demain si tout va bien
36:18et vous évoquez notamment
36:19le fait que vous êtes
36:21Dénin Beaumont
36:22là vous avez vu débarquer
36:23Marine Le Pen
36:24il y a quelques années
36:24et vous poursuivez
36:25en disant que
36:26ça vous gêne aujourd'hui
36:28de porter le même prénom
36:29que la patronne de l'extrême droite
36:30je m'en remets
36:31ne vous inquiétez pas
36:31parce que précisément
36:33elle en a fait une marque
36:35c'est ça ?
36:36au nom de toutes les Marines
36:37de ce pays
36:38je dois vous dire
36:38que j'ai beaucoup de remarques
36:39des fois même
36:40quand je fais les dédicaces
36:41de gens qui disent
36:41je m'appelle Marine aussi
36:42merci de réhabiliter ce prénom
36:43on n'en peut plus
36:44moi je me rappelle
36:45de quand j'avais 18-20 ans
36:46où la chanson de Diams
36:47sort qui s'appelle
36:48Marine
36:48t'as un vrai prénom d'ange
36:49mais dis-nous ce qui te prend
36:50vous vous rappelez
36:51cette chanson
36:51qui met un peu les boules
36:53à l'époque
36:54où on la chante
36:55en criant
36:56et mon prénom
36:57est scandé 17 fois
36:58dans cette chanson
36:58et tout le monde disait
36:59Marine
36:59en me regardant
37:00je disais ça y est
37:00c'est encore mon moment
37:02de la soirée
37:03ouais elle a privatisé
37:04ce prénom
37:05pourquoi ?
37:05parce qu'elle voulait
37:06effacer son nom de famille
37:07que moi je n'oublie pas
37:08et donc il fallait être
37:09une blonde
37:10sans aucun reproche
37:11qui est éleveuse de chats
37:12qu'elle emmène maintenant
37:13même à Matignon
37:14pour envoyer le petit symbole
37:16subliminal à Lecornu
37:17qu'il est comme son petit chaton
37:19que si elle ne le nourrit pas
37:20il mourra
37:20enfin voilà
37:21je vois bien ce qu'elle fait
37:23vous considèrez quoi
37:24qu'elle vous a appliqué
37:24votre nom ?
37:24j'ai le droit de le dire
37:25bah non c'est le sien
37:26elle a le droit de s'appeler Marine
37:27elle a même le droit
37:27d'être parachutée à Hélène Beaumont
37:29ou au bout de deux mandats
37:30de députée
37:30elle ne l'habite toujours pas
37:31puisqu'elle est à Saint-Cloud
37:32elle fait ce qu'elle veut
37:33mais je dis ce que je veux aussi
37:34ce qui est intéressant aussi
37:35c'est que vous évoquez
37:35la question de l'insécurité
37:36c'est pas toujours traité
37:37par la gauche
37:38et par les écologistes
37:38c'est une réalité en France
37:40le sentiment qu'elle suscite
37:42ne vient pas de nulle part
37:43est-ce que les écologistes
37:44ont été trop naïfs
37:45sur la question
37:46de la lutte contre l'insécurité ?
37:48je pense qu'il y a un reproche
37:48qu'on ne peut pas faire aux écologistes
37:49c'est d'être naïf
37:50on regarde les problèmes en face
37:51mais si vous allez jusqu'au bout
37:52du chapitre
37:53il s'appelle
37:54sécurité à 360 degrés
37:56pourquoi je dis ça ?
37:57quand on regarde
37:58certaines chaînes de télé
37:59on a l'impression
37:59qu'on va se faire assassiner
38:00à chaque coin de rue
38:01il y a 1000 homicides par an
38:03c'est à chaque fois terrible
38:04à chaque fois
38:05il faut prendre en compte
38:06la souffrance de chaque famille
38:07éviter chaque victime
38:09et le faire à fond
38:10mais on ne peut pas
38:10traiter la question sécuritaire
38:12en ne regardant que ça
38:12parce que la sécurité
38:14c'est aussi premièrement
38:15la sécurité de ce qu'on mange
38:16de ce qu'on respire
38:17de ce qu'on boit
38:18la sécurité environnementale
38:19qui compte beaucoup
38:20et on a beaucoup
38:21finalement plus de risques
38:23du fait de l'environnement
38:24aujourd'hui
38:24que des sujets
38:25que je viens d'évoquer
38:26mais aussi
38:27parce que la sécurité
38:28c'est aussi la sécurité sociale
38:29et qu'on a fêté hier
38:31les 80 ans
38:32de la sécurité sociale
38:33et à l'époque
38:34c'était des visionnaires
38:35qui ont eu le courage
38:35de dire
38:36sur les risques
38:37sur la famille
38:37sur les retraites
38:38sur l'assurance maladie
38:39sur les accidents
38:40et les maladies professionnelles
38:42on doit pouvoir
38:43protéger les français
38:4480 ans plus tard
38:45cette urgence là
38:46elle est intacte
38:47mais s'ajouter
38:47un autre risque
38:48les risques environnementaux
38:49les 10 millions de français
38:50qui ont une maison
38:51menacée par le retrait
38:52gonflement argile
38:53les personnes qui n'ont pas
38:54de quoi se nourrir
38:55de bonne qualité
38:56les personnes qui ne peuvent
38:57pas isoler leur logement
38:58pas changer de voiture
38:58et je pense oui
38:59qu'il faut travailler
39:00il y a mille manières
39:01de le faire
39:01mille idées à mettre sur la table
39:03il faut travailler
39:04et une sécurité sociale
39:04et une sécurité sociale
39:04et écologiques
39:05je vous propose
39:06deux photos
39:06ceux qui veulent le faire
39:07avec nous
39:07sont les biens
39:08je vous propose
39:08de me suivre
39:09j'ai deux photos
39:10à vous montrer
39:10qui se situent
39:12à ce niveau là
39:13je vous propose
39:14de me rejoindre
39:15vous pouvez vous mettre
39:16là où il y a
39:16les petites croix
39:18cette semaine
39:19Donald Trump
39:19a présenté
39:20un plan
39:21pour résoudre
39:22la crise
39:22à Gaza
39:23Netanyahou
39:24a dit
39:24ok
39:25le Hamas dit
39:25on va discuter
39:26ce que vous dites
39:27bravo Donald Trump
39:28il lui faut le prix
39:29Nobel de la paix
39:30après ce qu'il a fait
39:30je dis que
39:32chaque otage
39:33encore vivant
39:34à Gaza
39:34une vingtaine
39:35si j'ai bien suivi
39:35puisse rentrer
39:36chez lui au plus vite
39:36et je dis que
39:38le génocide à Gaza
39:39doit cesser
39:40qu'on doit tout faire
39:40pour le faire cesser
39:41y compris la France
39:42en envoyant
39:43des bateaux de la marine
39:44pour briser ce blocus
39:45qui est illégal
39:46qui est moyenâgeux
39:47et qui est cruel
39:48bravo Donald Trump
39:49et je dis aussi
39:50regardons aussi
39:51Jordanie
39:51ce qui se passe
39:52où la colonisation
39:53avance un peu plus
39:53chaque jour
39:54pour qu'en fait
39:54la continuité
39:56territoriale de la Palestine
39:58ne soit plus possible
39:59c'est grâce à Donald Trump
40:00tout ça
40:00ce plan de paix
40:01peut-être
40:02la libération
40:02des otages
40:03peut-être la question
40:04de la libération
40:05des otages
40:05demain
40:05on verra
40:06ce qu'il en est
40:07à la fin du compte
40:08parce qu'on est habitué
40:08de la part de ce monsieur
40:09à beaucoup de revirements
40:10autre image
40:11que je vais vous proposer
40:12vous allez la découvrir
40:13Jean-Luc Mélenchon
40:14d'un côté
40:14Xavier Bertrand de l'autre
40:15c'est si j'ose dire
40:16votre président
40:16de région
40:18il n'a toujours pas
40:19abandonné la course
40:20à l'élection présidentielle
40:21Xavier Bertrand
40:21il dit qu'il se prépare
40:22pour 2027
40:24entre Jean-Luc Mélenchon
40:25et Xavier Bertrand
40:25vous votez pour qui ?
40:27pourquoi ?
40:28vous choisissez qui ?
40:29qu'est-ce que c'est
40:30que cette histoire ?
40:30je choisis toujours
40:31la gauche
40:31mais je ne comprends pas
40:33pourquoi vous mettez
40:34encore deux hommes
40:34il y a plein de femmes
40:35qui vont être candidat
40:36à la présidentielle
40:36je l'espère
40:37et comme ça
40:37on pourra choisir aussi
40:38entre deux femmes
40:39et des hommes
40:39mais vous avez été
40:40proche c'est un grand mot
40:41mais on vous entend
40:42plutôt dire des bonnes choses
40:43vous avez toujours reconnu
40:45son engagement
40:46contre le Rassemblement National
40:47il y a une chose
40:47que je lui reconnais
40:48c'est qu'il n'a jamais tremblé
40:49sur le front républicain
40:50contrairement à beaucoup
40:51de gens de son parti
40:52et moi ayant été amenée
40:53à voter deux fois pour lui
40:54parce qu'en plus
40:55j'avais une procuration
40:55pour que ma région
40:57ne tombe pas
40:57entre les mains
40:58du Rassemblement National
40:58je lui reconnais le fait
41:00l'été dernier
41:01de ne pas avoir tremblé
41:02non plus
41:02et à la fin
41:03ça se jouera à ça
41:04donc je trouve que c'est important
41:05et je le dis aussi
41:07j'ai réussi à la région
41:07Hauts-de-France
41:08à faire adopter
41:08plusieurs motions
41:09à l'unanimité
41:10parce qu'il a décidé
41:12de les soutenir
41:12c'était des motions
41:13pour empêcher
41:13un site toxique
41:14de s'implanter chez moi
41:15alors que chez moi
41:16on a déjà 5 ans
41:17d'espérance de vie
41:17de moins le jour de sa naissance
41:18par rapport à un Parisien
41:19juste parce qu'on est là
41:20et que c'est pollué
41:20et puis sur la sécurité sociale
41:22des mineurs aussi
41:23des mineurs de fond
41:23qui est bafoué
41:25donc j'ai plusieurs fois
41:26sur des combats
41:26qui sont les miens
41:27puis bénéficier de son soutien
41:28et fait adopter des tests
41:29à l'unanimité
41:29comme quand on peut discuter
41:30des républicains
41:32jusqu'aux écologistes
41:33peut-être que c'est l'écologie
41:34qui est très fédératrice
41:35merci Marine Tourdelier
41:35d'avoir été notre invitée
41:36pour BFM Politique
41:38dans un instant
41:38c'est affaire suivante
41:40Dominique Rizet
41:41Pauline Rovna
41:41vous restez bien sûr
41:42sur BFM
41:43BFM
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