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  • il y a 3 mois

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00:00Europe 1
00:0216h-18h, Pascal Praud et vous
00:06Caroline Iturbide, Gérard Carrero, Gauthier Lebreg, Christophe Bordet, Olivier Guedeck sont là
00:11et nous sommes avec Pierre. Pierre c'est un auditeur puisque régulièrement nous prenons des auditeurs
00:15comme vous le savez. Bonjour Pierre, vous habitez où ?
00:17Bonjour, j'habite à la gare de Colombes.
00:19Ah la gare de Colombes, est-ce que vous êtes le poissonnier qui nous appelait de temps en temps
00:24et qui fait les marchés notamment ?
00:27Exact, c'est moi-même.
00:28Et vous nous avez souvent rapporté la vie difficile qu'est la vôtre, vous êtes à la fois dans une poissonnerie
00:34et puis parfois vous faites des extras.
00:37Exactement, c'est ça.
00:38Bon, votre sentiment, politiquement vous vous situez à droite, à gauche ?
00:42À droite.
00:43À droite. LR ?
00:46LR.
00:47LR. Bon alors là par exemple, est-ce que vous auriez apprécié que les LR soient présents au gouvernement ?
00:53Bah, mon perso maintenant, je vais vous dire franchement, ils me dégoûtent tous, ils m'écoeurent.
00:59C'est une histoire sans fin avec eux. C'est mieux qu'une récréation.
01:03Ils sont arrivés à me lasser et à me dégoûter de la politique.
01:08Moi je vous dis franchement que j'ai toujours voté et là j'en ai marre de ces policiers qui font aucun effort.
01:13Mais là par exemple, qu'est-ce que vous reprochez à la situation ?
01:16Vous en voulez à Bruno Retailleau ? Vous trouvez qu'il aurait dû...
01:18À tout le monde.
01:19Tout le monde.
01:20Oui mais là, vous trouvez qu'il a plutôt fait le bon choix en refusant d'aller dans le gouvernement
01:27ou vous regrettez qu'il ne soit pas dans le gouvernement ?
01:30Dans un sens, je regrette qu'il n'y a pas de gouvernement, je dois préférer qu'il continue.
01:33Parce que personnellement, Retailleau, il a tout à l'heure des bonnes choses.
01:36Après, voilà, moi ce que j'entends aussi sur les marchés, c'est que les gens sont dans le marre de la politique.
01:41Oui mais je suis d'accord avec vous, mais ils le disent.
01:44Et puis c'est une antienne, ça fait 50 ans que les gens disent j'en ai marre de la politique.
01:49Et puis ça les intéresse quand même, mais ils sont aussi...
01:51Est-ce que vous trouvez, parce que c'est une question qu'on n'aborde pas toujours,
01:54est-ce que vous trouvez que les Français ont une responsabilité ?
01:56Parce que le moment est grave et peut-être les Français ne veulent pas faire des efforts,
02:01notamment sur la redistribution sociale.
02:03C'est peut-être pour ça que la dette s'est creusée ces dernières années.
02:07Et peut-être faudrait-il travailler plus, pourquoi pas ?
02:10Alors ce n'est pas votre cas, puisque vous travaillez beaucoup.
02:13Mais par exemple, les LR, sur la retraite, ils n'ont pas voté la retraite.
02:17Oui mais la retraite, actuellement, ce n'est pas ça qu'il faut penser.
02:21Il faut vraiment penser à tout ce qui se passe dans nos sociétés, nos fonctions publiques.
02:25Tout va mal.
02:26Et là, sans politique, sans rien, pas de budget.
02:28Pour moi, il y a trois solutions.
02:32Il va dissous de l'Assemblée, tu vas faire quoi ?
02:34On aura toujours le même bordel, le même problème ?
02:36Pas sûr, non, ça c'est pas sûr.
02:37Bref, l'impression que j'ai, c'est que s'il y avait 10 solutions aujourd'hui,
02:41j'ai le sentiment, mais je peux me tromper,
02:43qu'il y aurait une majorité qui pourrait revenir à l'Assemblée nationale,
02:47parce qu'il y a quand même des conséquences.
02:49D'abord, il n'y aurait peut-être pas le nouveau Front populaire,
02:51il n'y aurait peut-être pas non plus le Front républicain qui se mettrait en place,
02:55et que la possibilité que le RN soit majoritaire...
02:57Majorité relative, peut-être.
02:59Écoutez, quand vous sortez à 35-36% d'intention de vote sur un premier tour de présidentiel,
03:06vous n'êtes pas le monde, il peut y avoir des accords...
03:07Absolument pas certain.
03:09C'est une possibilité...
03:10Mais par définition, la politique, rien n'est certain.
03:12Oui, mais sauf que si Emmanuel Macron fait le choix de dissoudre,
03:16qu'on ressort avec un bordel, pour reprendre le mot de Jean-Luc Mélenchon,
03:20du même acabit, c'est le prochain.
03:24Là, il n'y a plus de fusibles, plus rien n'est possible.
03:26Là, il faut démissionner dans ce cas-là.
03:28Mais au moins, les Français se seront exprimés,
03:30et auront donné leur avis.
03:31Je pense quand même que la logique, c'est que les Français s'expriment.
03:34Oui, lors d'une présidentielle ?
03:35Non, là, ça fait trois gouvernements.
03:38Écoutez, ça fait depuis 18 mois que la France n'avance pas,
03:43qu'elle perd son temps.
03:44Il y a une logique à la dissolution, il me semble.
03:47Écoutez, j'ai échangé avec un...
03:48Moi aussi, ce n'est pas du tout une certitude.
03:50Moi, j'entends ça comme une chanson, tous les matins maintenant,
03:54que si on revotait, ça serait la même chose.
03:56Ce n'est pas vrai.
03:57Il n'y a pas d'exemple, parce qu'on voit...
03:59Il y a eu beaucoup de choses qui ont changé,
04:01dans le comportement des gens.
04:03La situation du pays, c'est vrai, c'est dégradé,
04:05dans un certain nombre de domaines bien précis,
04:07qu'on cite souvent dans nos émissions.
04:10Je ne pense pas forcément...
04:12Alors, je ne dis pas que le Rassemblement national va gagner avec une majorité absolue,
04:17mais je pense que ça va bouger assez fort si on revote.
04:20Il est 16h37.
04:21Je voudrais qu'on écoute...
04:21Alors, on a écouté Bruno Retailleau,
04:23on a écouté Sébastien Lecornu,
04:26en tout cas dans nos émissions.
04:28Je voudrais qu'on écoute Jean-Luc Mélenchon,
04:29Emmanuel Macron est à l'origine du chaos.
04:31Il est l'origine du chaos,
04:33parce qu'il a convoqué des élections législatives anticipées,
04:37dont il n'a pas voulu assumer le résultat.
04:40Et depuis cette heure,
04:42la République, la démocratie, est faussée.
04:46Et ce type de situation se paie toujours.
04:49La vie politique d'un peuple passe par ses institutions,
04:53et le respect du fonctionnement de ses institutions
04:55suppose le respect scrupuleux de la volonté du peuple.
04:59Sinon, ça n'est plus une démocratie.
05:02Et puis, après cela,
05:03un acharnement du président de la République
05:06à vouloir décider le contraire
05:08de ce qui avait été dit par les élections.
05:11Bon, ce qu'il dit n'est pas juste.
05:13C'est une interprétation qu'il fait du vote.
05:15La vérité, c'est que personne n'a gagné le soir des élections,
05:17et surtout pas Jean-Luc Mélenchon.
05:18Et la gauche est minoritaire.
05:19Et la gauche est effectivement...
05:20Mais quand Jean-Luc Mélenchon dit
05:21qu'Emmanuel Macron est responsable du chaos,
05:23alors déjà, il s'y connaît en chaos,
05:25Jean-Luc Mélenchon,
05:26mais c'est vrai.
05:26Et d'ailleurs, Gabriel Attal a dit la même chose
05:29lors de son meeting et de sa rentrée à Arras.
05:31L'erreur, le péché originel,
05:32c'est évidemment cette dissolution
05:34qui n'avait aucun sens.
05:36Mais après, Emmanuel Macron aurait pu faire le choix de nommer lui.
05:38Si le sens que ça avait,
05:39c'est qu'il était persuadé
05:40qu'il tombait au budget six mois plus tard.
05:42Oui, mais ça, je ne suis pas sûr que c'était vrai.
05:44Je ne pense pas que Gabriel Attal
05:46serait tombé au moment du budget
05:48et qu'une censure aurait été votée
05:51par les Républicains.
05:52Il aurait fallu que les LR, à l'époque,
05:54votent la censure avec LFI et le RN
05:57pour faire tomber le gouvernement de Gabriel Attal.
05:59Je ne pense pas que c'est ça qui se serait passé.
06:02L'autre chose sur laquelle il me semble aussi qu'il a raison,
06:07c'est quand il dit que Papy fait de la résistance.
06:09Ça veut dire qu'aujourd'hui,
06:11pardon, c'est un peu trivial.
06:13Non, mais oui.
06:15Il y a quand même un peu cette image-là.
06:16Il ne nous écoute pas,
06:18il ne nous entend pas,
06:19il fonce droit dans son petit muret à lui
06:21et il résiste, résiste, résiste.
06:24Mais jusqu'à quel point ?
06:25Jusqu'à quand ça va durer ?
06:26Je fais juste une parenthèse
06:27parce que Papy a fait de la résistance.
06:28C'était hier dans les salles à Paris.
06:31Et je crois que c'est avec Anissa,
06:34nous parlions ce matin, Adissa Dadi,
06:37qui est allée hier voir Papy fait de la résistance.
06:41Et les gens sont morts de rire.
06:44Ils ont envie, et ça veut dire quoi ?
06:46Ça veut dire qu'ils ont envie quand même de communier,
06:48d'être ensemble.
06:50Ils ont vu ce film dix fois, vingt fois, trente fois,
06:52et c'est la force d'être ensemble.
06:55Et de rire tout seul dans son coin,
06:58c'est moins sympa que de rire avec des amis
07:02dans une salle de cinéma.
07:04N'est-ce pas, Gautier ?
07:05Moi, c'est Olivier.
07:06Ça fait trop de gueule.
07:07C'est bien.
07:09Il n'a aucun prénom.
07:10Et on est lundi.
07:14Alors, quelques réactions des hommes ou des femmes politiques.
07:17Marine Tondelier, secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts sur BFM.
07:21Écoutez ce qu'elle a dit.
07:22Monsieur Mélenchon qui n'a pas porté cette ligne ces derniers mois.
07:25On est très contents qu'il se range à l'unité que nous on prône
07:28depuis des semaines, des mois,
07:30de manière constante et cohérente en réalité depuis l'été dernier.
07:33Mais vous savez bien que cette réunion n'aura pas lieu.
07:35Ça paraît assez évident que le Parti Socialiste,
07:38qui est d'ailleurs en ce moment en train de se réunir,
07:40ne va pas accourir chez la France Insoumise comme si de rien n'était.
07:43Ce qui a été dit et ce qui a été fait les mois précédents laisse des traces.
07:46Et c'est normal.
07:47On va devoir réparer, apaiser, construire.
07:50Et chacun va devoir prendre ses responsabilités.
07:51Mais non, je ne pense pas qu'on soit en mesure tous à 16 heures
07:54d'être à l'appel de Jean-Luc Mélenchon ensemble dans une même pièce
07:57comme si de rien ne s'était passé.
07:58Donc la gauche n'est plus unie, on le sait, place publique.
08:02Pour le moment.
08:03Voilà, je suis 100% d'accord avec Jean-Luc.
08:05Pour le moment, pour le premier jour, oui.
08:08Et vous allez voir graduellement les positions s'atténuer au fur et à mesure
08:12qu'on s'approchera d'ailleurs des élections municipales
08:15et du renouvellement des maires dans beaucoup de grandes villes.
08:18Là vous verrez, il y aura des exceptions à cette heure.
08:20Le jour où Emmanuel Macron prend la parole à 20h et dit cette phrase
08:25« J'ai donc fait le choix de dissoudre l'Assemblée nationale »,
08:27on va voir si les écolos, les socialistes et la France insoumise
08:31ne se réunissent pas quelques heures plus tard.
08:35Là, ce n'est pas encore le cas.
08:36Le PS joue Matignon, ils veulent Matignon, ils viennent de le déclarer
08:39avec l'un de leurs porte-parole.
08:41Ils veulent être nommés à Matignon.
08:43C'est pourquoi ils ne vont pas négocier avec Jean-Luc Mélenchon
08:45en vue de législative puisqu'ils ne veulent pas de dissolution.
08:47Sandrine Rousseau, qui est quand même sur le même parti que Marine Tondelier,
08:51elle disait « Il faut discuter avec LFI dès aujourd'hui ».
08:54Ça va quand même être difficile parce que par exemple on parle de Bernard Cazeneuve à nouveau,
08:59on en parle à chaque fois d'ailleurs, c'est récurrent.
09:02On parle à nouveau de Bernard Cazeneuve.
09:05Je peux vous dire que chez les socialistes,
09:07il y a plein de socialistes qui ne veulent pas entendre parler de Bernard Cazeneuve aujourd'hui.
09:10Donc il y a peu de chances quand même qu'il aille à Matignon, il faut être honnête.
09:14On va marquer une pause de toute façon.
09:16On parle pourquoi pas aussi de Manuel Valls.
09:18Ce qui est certain quand même, et on a regardé le pouvoir réglementaire d'un Premier ministre
09:24sans passer par l'Assemblée Nationale.
09:26Vous savez qu'il est très important.
09:27Vous pouvez échanger beaucoup de choses.
09:30Le Premier ministre peut prendre des décrets qui ne sont pas forcément ratifiés
09:33par le Président de la République.
09:35Tout ça est codifié.
09:37Il y a des choses sur lesquelles vous pouvez agir.
09:39Et un Premier ministre de gauche qui arriverait et qui voudrait prendre des mesures très très fortes,
09:44très puissantes, qui seraient sans doute validées par son électorat.
09:51Donc son électorat qui est parfois dans la rue.
09:53C'est pour ça qu'il n'y aurait pas forcément beaucoup de gens dans la rue.
09:55Parce que les gens qui sont dans la rue, c'est généralement des gens très à gauche.
09:58Ils pourraient être capables de prendre des décisions qui ne seraient peut-être pas une bonne chose pour la France.
10:03Et notamment sur le SMIC, des choses comme ça.
10:05Il peut l'augmenter d'une manière unilatérale, sans décret, je vous le répète, présidentiel.
10:10Il est 16h43, tout de suite.
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