- il y a 3 mois
Avec Florence Portelli, maire de Taverny et vice-présidente des Républicains
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:07Et votre invité politique ce matin, Jean-François Aquili, c'est Florence Portelli, maire de Taverny et vice-présidente des Républicains.
00:14Bonjour à vous Florence Portelli et bienvenue.
00:17Elisabeth Borne, ouverte à une suspension de la réforme des retraites qu'elle a portée elle-même à Matignon en 2023, elle le dit dans Le Parisien.
00:27Faut-il en arriver là pour sortir de la crise, Florence Portelli ?
00:31Je suis écœurée par une partie de la classe politique qui n'a aucune colonne vertébrale,
00:37qui montre finalement aux gens, quelle que soit leur opinion d'ailleurs sur la réforme des retraites,
00:41qu'ils ne croient en rien, qu'ils sont capables de porter une réforme en expliquant pendant un temps que c'est indispensable,
00:47et je pense que ça l'est, et puis après qu'ils sont capables de s'auto-saborder, de dire que finalement on peut revenir dessus.
00:55Aucune colonne vertébrale, Elisabeth Borne.
00:57Mais c'est pire que ça, ça montre l'amateurisme, le cynisme, l'absence de conviction, c'est écœurant.
01:03Et je pense que les gens qui voient ça se disent qu'une partie de la classe politique, il faut la mettre dehors.
01:09Il faut la mettre dehors ?
01:10Oui.
01:10Vous pensez à Elisabeth Borne qui a été...
01:12Entre autres, je trouve que c'est lamentable, et j'ai honte en tant que femme politique,
01:17qu'une autre femme politique ou un homme politique, c'est pas une question de sexe, puisse avoir aussi peu de conviction et de morale.
01:25Dehors vous dites ?
01:26Dehors.
01:26Vous avez vu ce qu'a dit Raphaël Bluxmann qui a été reçu chez Sébastien Lecornu, qui achève ses consultations, le Premier ministre démissionnaire ce soir.
01:36Il dit que la suspension, c'était impossible il y a quelques jours, aujourd'hui ça devient possible.
01:41Est-ce qu'à vos yeux, c'est une sorte de main tendue qui ne dit pas son nom aux socialistes ?
01:47Vous savez, le problème, c'est qu'on est en train de commenter depuis deux ans, c'est le café du commerce, de la politique.
01:53C'est-à-dire, un petit coup, bah tiens, on va mettre un coup de braquet à droite.
01:57Oh bah tiens, Marine Le Pen, on va quand même la recevoir et la choyer un peu.
02:01Oh bah non, finalement, ça ne marche pas, donc je vais mettre un petit coup à gauche.
02:04Mais ça aussi, c'est lamentable.
02:05Mais c'est le macronisme.
02:06Le macronisme, ça a été construit sur un débauchage, ça n'a pas été construit sur des idées et un projet.
02:11Donc là, vous arrivez au bout du bout du cynisme et du débauchage.
02:15Donc à droite, ça ne marche pas.
02:17Bah maintenant, on va à gauche.
02:18Vous imaginez demain, Olivier Faure, Premier ministre à Matignon, d'Emmanuel Macron ?
02:22Moi, je savais que le pays se portait déjà mal.
02:24Mais alors là, si on veut qu'il coule, on peut mettre Olivier Faure à Matignon.
02:27Je n'imagine pas, je ne le souhaite pas.
02:28J'ai quelqu'un qui est capable de s'allier avec les insoumis
02:32et qui n'a même pas de défense des valeurs de la gauche, j'allais dire, ancestrale.
02:40La gauche qu'on a perdue de vue pendant les dernières élections législatives.
02:43La gauche qui s'est alliée à des extrémistes
02:45qui ont porté parfois des propos qui étaient même à la limite de l'antisémitisme.
02:51Moi, j'ai beaucoup de mépris pour l'attitude qu'a eu Monsieur Faure ces derniers temps.
02:55Donc quelqu'un qui est affrayé avec les insoumis, pour moi, ne peut pas être déjà aux responsabilités.
02:59Pour vous, il est disqualifié pour un tel poste, pour un tel mandat.
03:02Pour moi, il est disqualifié tout court.
03:04Bruno Retaillon n'en veut pas.
03:06Pas d'accord, dit-il, dit, répété, avec une gauche qui serait au pouvoir.
03:11Comment on en sort ?
03:12Est-ce qu'on va en revenir à des idées comme, vous savez, les personnalités de la société civile ?
03:17C'est le journal L'Opinion qui révèle ce matin que Laurent Berger, qui a quitté la CFDT il y a deux ans,
03:22a été approché par Gabriel Attal il y a deux jours pour ce qu'il appelle, l'ex-premier ministre, une mission de préfiguration.
03:30Comment est-ce qu'on en sort ?
03:31Est-ce qu'il faut une personnalité non politique désormais pour diriger le pays ?
03:35Je ne sais pas comment on s'en sort sans la démission d'Emmanuel Macron.
03:38Ça fait plus d'un an que je le dis, j'ai toujours été très attachée à l'institution de la Vème République.
03:43Mais à partir du moment où vous dévoyez la dissolution, vous n'avez plus de majorité, vous faites couler le pays, il faut partir.
03:48Il faut redonner la parole au peuple.
03:50Donc s'il ne le fait pas, il n'y a que des mauvaises solutions.
03:53Donc après, vous me demandez, la moins tragique pour le pays, Gabriel Attal, il fait son mercato.
03:59Alors en football, quand vous faites un mercato, quand une équipe fait ça, c'est parce qu'elle a une vision,
04:03c'est parce qu'elle se dit, bon, à tel poste, il vaut mieux tel attaquant ou tel défenseur.
04:07Là, vous avez des gens qui se disent, à l'attaque, je vais mettre un défenseur ou un défenseur à l'attaque.
04:13Donc c'est n'importe quoi. Il n'y a pas de réflexion.
04:16Monsieur Berger est quelqu'un de très estimable.
04:17Il n'y a pas de réflexion, c'est-à-dire en fait, c'est comme un balancier.
04:21Donc un coup, on va aller vers une personnalité de la société civile, un coup vers un politique,
04:25un coup on va aller vers quelqu'un de gauche, un coup vers quelqu'un de droite.
04:28Ça ne rime à rien.
04:29Pour bien comprendre, vous avez été la première à parler de démission du Président de la République.
04:33J'ai noté, c'était le 2 septembre 2024, c'est un an déjà cette histoire.
04:38C'était chez le confrère de LCI, Florence Portelli.
04:41Le Président doit-il démissionner ? Vous dites oui.
04:44Bruno Retailleau, apparemment, votre Président chez LR, ne l'envisage pas.
04:48Il dit, je suis gaulliste. Cette décision n'appartient qu'à un seul homme.
04:51Justement, je suis gaulliste.
04:53Et je me rappelle d'un général de Gaulle qui, pour moins que ça, a eu le courage et l'honneur de démissionner
05:00parce qu'il pensait que c'était salutaire pour son pays.
05:01Surtout, il se disait que finalement, ce n'était plus sa place.
05:061969, oui.
05:07Bien sûr, et pour moins que ça.
05:09Et pour moins que ça.
05:09Donc je pense qu'au contraire, être gaulliste, c'est entendre le peuple.
05:13Mais en fait, ça fait très longtemps qu'Emmanuel Macron n'entend pas le peuple.
05:15Il ne l'a pas entendu en 2022, quand il a déjà perdu des points par rapport à son score de 2017 face à Marine Le Pen.
05:21Il ne l'a pas entendu aux législatives qui ont suivi la présidentielle.
05:24Où déjà, il n'avait pas de majorité absolue, mais une majorité relative.
05:27Il ne l'a pas entendu au lendemain des Européennes avec une dissolution ratée.
05:31Il n'entend rien.
05:32Donc quand vous êtes sourds, il faut vous mettre un sonotone et puis agir en fonction de ce que vous entendez.
05:39Il n'entend pas le peuple.
05:40Le président doit mettre un sonotone.
05:42Écoutez, ce président de la République, c'est un président qui méprise le peuple.
05:47Jamais on n'a eu un président aussi méprisant vis-à-vis du peuple.
05:51Il a été méprisant au moment des postes gilets jaunes parce qu'il a fait une consultation qu'il n'a rien donné.
05:56On s'est moqué des gens.
05:59Mais les doléances, elles ont donné quoi ?
06:00Ils ont consulté les gens en disant, ben voilà, on va vous écouter, ça va avoir des conséquences.
06:04Il n'y a rien eu après.
06:05C'est la seule personnalité publique qui a dit qu'il y avait des gens qui n'étaient rien.
06:10Moi, je n'ai pas cette conception de l'individu.
06:12Je n'ai pas cette conception de mon prochain.
06:14C'est pour ça d'ailleurs aussi que je suis maire d'une collectivité.
06:16C'est parce que j'ai l'empathie, j'allais dire, c'est même une empathie minimum pour considérer que n'importe qui autour de moi a de l'intérêt en tant qu'être humain.
06:24Donc à partir de là, je ne suis pas étonnée que ces gens-là ne comprennent pas ce qui se passe dans les classes populaires et au niveau de nos concitoyens.
06:30Et pourtant, c'est compliqué la vie politique chez les Républicains, pardon d'insister.
06:34Bruno Retailleau, lui, il le dit encore, pourquoi pas une cohabitation ?
06:39Une cohabitation.
06:40Vous serez pour une cohabitation ou pas ?
06:42Ecoutez, moi je suis pour qu'on n'y aille plus.
06:44Je suis pour un divorce pour faute auteur exclusive du conjoint.
06:48Je ne sais pas comment dire ça plus clairement.
06:49Et plus rien avec eux.
06:51Plus rien avec des gens qui n'ont pas de conviction.
06:54Sinon, ça veut dire quoi ?
06:55Ça veut dire qu'on continue à se diluer dans le macronisme.
06:59Donc vous n'êtes pas dans la ligne du parti, les Républicains ?
07:02Si, parce que c'est compliqué.
07:04Je comprends Bruno Retailleau, c'est difficile aujourd'hui parce que s'il y a une dissolution, on risque d'avoir des extrêmes au pouvoir.
07:09Mais je pense qu'on a été au bout du bout de ce qu'on pouvait faire.
07:12On a été au bout du bout de la participation à un gouvernement pour éviter le chaos.
07:15Moi, je pense qu'aujourd'hui, il ne faut plus être dans aucun gouvernement avec ces gens-là ou avec Emmanuel Macron.
07:21Qu'en revanche, ce n'est pas pour autant qu'on doit censurer.
07:23Ce n'est pas pour autant qu'on doit détruire nos institutions.
07:26Mais en attendant une élection présidentielle, on n'a plus rien à faire là-dedans.
07:29Ce ne sont pas nos idées, ce ne sont pas nos convictions.
07:32Et ces gens-là, en plus, n'ont pas de morale.
07:34Ce qui s'est passé avec Bruno Retailleau, quand M. Lecornu ne lui dit même pas qu'il va mettre Bruno Le Maire
07:39ou il est quasiment obligé de forcer la porte de Matignon pour avoir des informations qui en plus sont erronées.
07:44Comment voulez-vous être dans un pacte de confiance avec des gens pareils ?
07:47Bruno Le Maire qui dit chez Brut qu'il a passé des coups de fil sans réponse à Bruno Retailleau.
07:51Enfin, ça devient compliqué.
07:53Non, mais excusez-moi, la parole de Bruno Le Maire, qui est quelqu'un qui a coulé les finances du pays,
07:57permettez-moi d'avoir des doutes affreux sur la sincérité de ce qu'il peut dire.
08:01Ça, c'est dit clairement.
08:03Pour vous, il n'est pas un homme de confiance, digne de confiance ?
08:05En tous les cas, c'est un homme qui a des tas de qualité, mais en tous les cas, il n'est pas digne de confiance,
08:09déjà sur le plan financier, sur le plan économique, sur le plan de la constance politique.
08:13Donc, à partir de là, j'ai plutôt tendance à croire Bruno Retailleau.
08:16Florence Portelli, que dites-vous de ces deux anciens premiers ministres,
08:20Édouard Philippe, qui a appartenu à la même famille politique que vous,
08:23et Gabriel Attal, qui divorce publiquement d'Emmanuel Macron ?
08:27Édouard Philippe parle de démission aussi, après avoir voté un budget,
08:32et Gabriel Attal dit qu'il ne comprend plus les décisions du chef de l'État.
08:36Ils le disent publiquement.
08:37Oui, alors, Édouard Philippe, je pense qu'il est dans une logique qui est propre aussi à un parcours,
08:42qui, avant qu'il soit avec Emmanuel Macron, il avait déjà son existence politique propre.
08:46J'ai un peu plus d'étonnement vis-à-vis de Gabriel Attal, qui doit tout à Emmanuel Macron.
08:52Alors, de Brutus à Attal, voilà, c'est assez particulier.
08:55Je n'aimerais pas être macroniste, enfin, je n'ai jamais aimé être macroniste,
08:59moi, je n'avais pas trop de doutes là-dessus, mais en tous les cas, c'est vrai que ce n'est pas très glorieux.
09:02Alors vous, vous êtes, je ne sais pas si ça existe, un Wauquieriste, je ne sais pas comment on dit.
09:06Non, je suis portéiste, ça me va très bien.
09:08Portéiste ?
09:08Voilà, c'est le genre de conformité avec mes pensées, et même mes arrière-pensées.
09:11On n'est jamais mieux servi que par soi, Mme Florence Portelli.
09:12Exactement, ce qui ne m'empêche pas d'avoir énormément d'admiration et d'affection pour Laurent Wauquiez.
09:16Je vous en dis, votre avis sur le Rassemblement National,
09:17mais d'un mot, reconnaissez qu'entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, c'est compliqué quand même.
09:23Ils ne sont pas sur la même ligne.
09:26Si, parce que la ligne qui est commune, en tous les cas, au sein du parti,
09:30c'est on ne censure pas, on ne provoque pas le chaos au Parlement,
09:33et on n'a rien à voir avec la macronie.
09:36Après, il y a une divergence, mais une divergence en fait qui traverse toute notre parti.
09:41C'est extrêmement difficile aujourd'hui, parce que tant qu'on est dans cette situation-là,
09:44avec un président de la République qui a disloqué les institutions,
09:48toutes les solutions intermédiaires seront mauvaises.
09:51Et divergence, ça peut être 2027 aussi, sur les ambitions quand même.
09:55Oui, mais si toutes les solutions que vous proposez sont mauvaises,
09:59forcément, vous ne pouvez avoir que des débats au sein du parti.
10:02S'il y avait une solution évidente, on serait tous derrière la solution évidente.
10:05Jordan Bardella tend la main aux Républicains pour un accord de gouvernement.
10:10Vous dites oui, vous dites non ?
10:11Non, je dis non.
10:12Alors, je viens de vous dire qu'aujourd'hui, les hommes politiques devraient être plus vertébrés,
10:16et après, j'irais vous dire, on va les tripatouiller avec le RN,
10:19alors que sur plein de sujets, on ne pense pas comme eux.
10:21D'ailleurs, je ne sais même pas ce qu'ils pensent, d'ailleurs, eux-mêmes,
10:22sur beaucoup de sujets, le Rassemblement National.
10:24Ils pensent quoi sur le logement ?
10:27Ils pensent quoi sur l'éducation ?
10:28Ils pensent quoi sur la culture ?
10:29Ils pensent quoi sur l'écologie ?
10:30Mais quoi, que Jordan Bardella n'est pas au niveau ?
10:32Ah, je n'ai aucun mépris pour la personnalité de Jordan Bardella.
10:36Les procès en jeunisme, je les trouve complètement ridicules.
10:38En revanche, je pense que c'est un parti qui manque, en effet, de matrice,
10:42qui manque de réflexion intellectuelle.
10:44On ne fait pas un programme commun qu'autour de la sécurité de l'immigration,
10:47et même sur l'immigration, il y a des sujets qu'ils portent,
10:50sur lesquels je ne suis absolument pas d'accord.
10:53Stigmatiser toutes les gens d'origine immigrée,
10:55notamment sur l'attribution des logements,
10:57sans tenir compte de ceux qui sont en France et qui travaillent depuis des décennies,
11:00je trouve ça absolument révoltant.
11:02Donc, nous, on n'a rien à faire avec ces gens-là,
11:04et pour moi, c'est une digue aussi qui est infranchissable.
11:06Rien à faire avec ces gens-là, digue infranchissable.
11:08Florence Portelli, vous y allez ?
11:10Parce que Bruno Retailleau, lui...
11:11Alors, vous savez que le diable est dans le détail.
11:13Ah, toujours.
11:14Bruno Retailleau a appelé à ne pas voter pour la gauche
11:16au second tour dimanche de la législative partielle
11:19qui a lieu dans le Tarn-et-Garonne,
11:21qui va opposer une candidate socialiste,
11:23Cathy Bourdoncle,
11:24à un UDR,
11:25Pierre-Henri Carbonelle,
11:27qui est issu du parti dirigeatif,
11:29dont vous avez divorcé, en quelque sorte.
11:31Enfin, c'est lui qui est parti.
11:33C'est quoi l'idée ?
11:34Ne votez pas à gauche,
11:36mais on soutient implicitement, sans le dire,
11:39un allié du RN.
11:40Ah non, je...
11:41C'est une question, je vous pose.
11:43Non, non, non.
11:43Et puis, ce n'est pas du tout les propos de Bruno Retailleau.
11:45En tous les cas, moi, je peux vous dire...
11:47Non, il n'y a plus de barrage à l'extrême droite.
11:49Moi, je vous le dis très clairement.
11:50J'ai eu le cas, d'ailleurs, dans ma circonscription,
11:52en dernière législative,
11:53un candidat à Nouveau Front Populaire
11:54et une candidate du RN.
11:56Ni l'un, ni l'autre.
11:58Ni l'un, ni l'autre.
11:58Je n'avais pas envie, évidemment, de voter pour la...
12:01C'est le retour du nid-nid, vous savez ?
12:03Oui, vous pouvez appeler ça comme vous voulez,
12:05mais si vous avez des gens au second tour
12:07qui ne correspondent à aucune de vos convictions,
12:09vous n'êtes pas obligés de voter pour eux.
12:11Donc, ni l'un, ni l'autre aussi.
12:13Je vous le dis très clairement.
12:14Ce soir, qu'est-ce qui peut se passer ?
12:16Chacun fait de la politique fiction.
12:18On est tous suspendus.
12:18Vous savez, ce qui est terrible,
12:19c'est qu'aujourd'hui,
12:20comme on est suspendus quand même
12:21à des choses qui n'ont pas grand intérêt,
12:23qui sont quand même des questions de tripatouillage,
12:25eh bien, on ne parle pas des sujets essentiels.
12:26Aujourd'hui, par exemple, 70% de nos compatriotes
12:30en Ile-de-France, mais aussi dans d'autres régions,
12:32eh bien, n'arrivent pas à se loger
12:33autrement qu'en logement social.
12:35Aujourd'hui, il manque énormément
12:37de construction de logements.
12:38Aujourd'hui, quand vous vieillissez,
12:40vous vieillissez mal
12:40et vous n'avez pas de médecin.
12:42Aujourd'hui, l'école de la République se porte mal.
12:45Je considère que c'est des vrais sujets.
12:47Aujourd'hui, la santé mentale,
12:48les problèmes de santé mentale,
12:49beaucoup de gens dans chaque foyer
12:51et il n'y a pas de solution.
12:53Donc, est-ce qu'on parle de ces grands sujets de société ?
12:55Non.
12:55Est-ce qu'on parle des problèmes économiques,
12:57des entreprises en ce moment
12:58qui se cassent la figure
12:59à cause de la situation du pays ?
13:01Non.
13:01On parle de qui le cornu va débaucher.
13:05Ou les notes de frais.
13:07Ou des notes de frais, oui, c'est lamentable.
13:08Les notes de frais de la ville de Paris.
13:11Vous êtes élue, vous,
13:12vous êtes maire de Tavernier.
13:14Vous achetez vos vêtements.
13:16Alors là, vous voyez,
13:17j'ai du mango sur moi.
13:18Désolée, je fais de la pub
13:19que j'ai achetée
13:20avec mes propres deniers.
13:23Je suis allée chez le coiffeur hier.
13:24J'ai payé de ma poche.
13:26Et voilà, c'est mon éthique personnelle.
13:27Je n'ai pas donné de leçon de morale
13:29à qui que ce soit.
13:31Mais je considère que ce que je ferai
13:33dans ma vie quotidienne,
13:35je ne vois pas pourquoi subitement
13:36le contribuable viendrait m'indemniser.
13:39Donc, ce n'est absolument pas mon éthique de vie.
13:40Donc, les déclarations des maires
13:42des arrondissements de Paris
13:43et de la principale maire de Paris...
13:45Moi, ce que je retiens,
13:46c'est qu'il y a des choses
13:47qui ne sont pas illégales.
13:49Après, c'est là où on place le curseur
13:50du point de vue éthique et moral.
13:51Je vous ai donné mon curseur à moi.
13:53Et après, il y a des choses
13:54qui, au contraire,
13:56doivent probablement intéresser
13:57la Cour des Comptes
13:59ou d'autres magistrats.
14:00Mais ça, je ne suis pas à leur place.
14:02Un peu de ménage ?
14:03Un grand ménage, oui.
14:05Merci, Florence Portelli.
14:06Merci à vous.
14:07Merci.
14:08Merci, Florence Portelli.
14:10On a bien compris.
14:10On reviendra d'ailleurs,
14:11tout à l'heure, après 9h,
14:13sur les frais, justement,
14:14de représentation, bien sûr.
14:16Jusqu'où on peut aller
14:17pour s'acheter des fringues
14:19pour être représenté.
14:21Le maire de Lyon, lui,
14:22il a acheté, vous l'avez vu,
14:23un caouet pour se protéger
14:24de la pluie chez Decathlon,
14:26aux frais, évidemment,
14:27de la ville de Lyon.
14:28À Paris, je vous raconte,
14:30évidemment, tout ce qui est dépensé.
14:32Qu'en pensez-vous ?
14:33Vous pouvez, évidemment,
14:34nous appeler tout à l'heure
14:360826 300 300
14:38jusqu'où on peut aller.
14:39Dans les sociétés,
14:40il y a des contrôles,
14:42il y a l'URSARF,
14:42il y a la comptabilité.
14:43On ne peut pas s'acheter,
14:44évidemment, des vêtements comme ça
14:46pour représenter sa société.
14:48Alors, pourquoi les politiques
14:49le feraient, après tout ?
14:50C'est ce que nous verrons,
14:52en fait, tout à l'heure.
14:53Il y a des limites, évidemment,
14:550826 300 300.
14:57Et puis, j'aimerais vous entendre,
14:58Florence Portelli a dit tout à l'heure,
15:01pas de colonne vertébrale
15:02chez Elisabeth Borne,
15:03qui a mené la réforme des retraites
15:05et qui, aujourd'hui,
15:05veut la détricoter
15:06pour, peut-être,
15:07ouvrir la porte
15:08à quelqu'un de la société civile.
15:10J'aimerais vous entendre.
15:11Et puis, pas de LR
15:11au gouvernement
15:12avec des macronistes.
15:14Divorce, clair et net,
15:15sont passés par le tribunal.
15:17Nous en parlons dans un instant.
15:180826 300 300.
15:201, 2, 3, 4, 5, 6, 6, 7, 7, 8, 8, 9, 9, 9, 9, 9, 9, 9, 9, 9, 9, 9, 9, 9, 9, 9, 10, 9, 9, 9, 9, 9, 9, 10, 9, 9, 9, 10, 9, 9, 10, 9, 9, 10, 9, 9, 10, 9, 10, 9, 10, 9, 10, 9, 10, 10, 9, 10, 10, 10, 11, 10, 11, 11, 11, 11, 11, 11, 11, 11, 11, 11, 12, 11, 11, 11, 12, 11, 11, 12, 11, 12, 12, 12, 12, 12, 12, 12, 12, 12, 12, 12, 12, 12, 12, 12, 12, 12, 13, 12, 12, 12, 12, 13, 12, 12, 12, 12, 12, 12, 12
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