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Maire divers droite de Béziers, Robert Ménard était l’invité de #LaGrandeInterview de Sonia Mabrouk dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00La grande interview sur CNews et Europe 1, mon invité n'est pas du tout un adapte de la langue de bois.
00:05Au contraire, il se fait souvent le porte-voix de nombreux Français.
00:08Bonjour et bienvenue Robert Ménard.
00:10Bonjour, merci de m'en recevoir.
00:12Merci de votre présence. Vous êtes le maire du vers droit de Béziers.
00:15Avant de parler de la situation politique en France et du spectacle qui est donnée,
00:19l'actualité majeure de cette nuit, c'est un accord de paix trouvé entre Israël et le Hamas
00:24grâce à l'impulsion américaine, un accord qui comprend la libération des otages,
00:28le retrait en partie, et c'est le cas de Tsaal, de la bande de Gaza, retrait partiel à l'instant.
00:35Je vois que sur votre veste, vous avez un ruban qui est important, le ruban jaune pour les otages.
00:40Donald Trump a parlé cette nuit à certaines familles d'otages.
00:45C'est historique, le mot n'est pas galvaudé, ce qui est en cours.
00:48Bien sûr que c'est historique, mais d'abord, écoutez, je pense aux familles
00:52parce que je suis allé plusieurs fois sur la place des otages, vous savez, à Tel Aviv
00:57et je pense à la joie qui doit être la leur.
01:00Et je me dis que, vous parliez de ce ruban jaune, j'espère, vous savez à quoi je pensais ?
01:04Je me suis dit, lundi, je vais l'enlever.
01:06Je le porte depuis deux ans.
01:09Je ne l'ai jamais quitté.
01:11Et je me dis, peut-être je vais l'enlever.
01:12Et je pense aux familles, aux familles de ceux qui...
01:14Moi, je connais des familles où ils sont morts, les otages.
01:17Je pense aux familles dont ils n'avaient pas de nouvelles,
01:20ou des familles et des familles qui vont être...
01:22Je suis heureux pour elles.
01:24Vous ne pouvez pas savoir.
01:24Avant tout, avant tout, c'est ça.
01:26Ça s'entend.
01:26Ça s'entend.
01:27C'est important ce que vous dites.
01:29Notre correspondante sur place, Régine Delfaux, dont on salue le travail,
01:33a rapporté que c'est la première fois qu'elle entend des cris de joie sur cette place.
01:36Vous vous rendez compte si vous êtes mère ?
01:39Demain, ça vous arrive, c'est vos enfants.
01:42Mais c'est la plus belle chose qui puisse leur arriver.
01:44Voilà, je pense d'abord à elle.
01:46Ensuite, ensuite...
01:47Et à Gaza aussi, évidemment.
01:48Et à Gaza, d'abord, parce que...
01:50Voilà, ça va arrêter, ça va arrêter les choses.
01:53Le Hamas, il faut...
01:54J'espère qu'il va être mis hors de nuire.
01:58Voilà, c'est une victoire.
02:00C'est une victoire pour la paix.
02:01C'est une victoire pour Israël, parce que ça a été terrible.
02:04Tout ça a été terrible et tout ça.
02:06Alors, victoire pour Israël, et il est vrai en tous les cas,
02:08Donald Trump au premier plan,
02:10certains le voient déjà en prix Nobel de la paix, Robert Ménard.
02:13Ça vous dit qu'au contraire, tant le faiseur de paix...
02:15Je vais vous dire, Dieu sait que je suis critique.
02:18Dieu sait que Donald Trump n'est pas ma tasse de thé.
02:21Mais enfin, quand un type dit des choses et les faits,
02:24le minimum, c'est de le reconnaître.
02:27Enfin, s'il n'est pas là, ça ne se fait pas.
02:29S'il n'est pas là, aujourd'hui, on l'espère tous,
02:32on prie le bon Dieu que ça se passe comme ça,
02:34que lundi, les otages sont de retour dans leur famille.
02:37On le doit à lui.
02:38On le doit à Israël, qui a fait la guerre à tous ses ennemis autour.
02:42Mais on le doit à Donald Trump.
02:44Et c'est vrai que moi, quand ils disent...
02:46Il a quand même tordu le bras aussi à Benjamin Netanyahou, Donald Trump.
02:49Ah oui, mais bien sûr.
02:50Mais c'est pour ça qu'on lui doit d'abord à lui.
02:53D'abord à lui.
02:54Et quand les gens pouffent de rire...
02:55Et j'étais de cela.
02:56Alors, je ne vais pas faire le mariole ici.
02:58Moi, je vais dire, le prix Nobel,
03:00il commence à me casser les bonbons avec ce prix Nobel et tout ça.
03:03Honnêtement, il le mérite.
03:04Aujourd'hui, à qui vous le donnez, le prix Nobel ?
03:07Si ça se passe comme c'est en train de se passer,
03:10si on met fin à un conflit qu'il y a des dizaines d'années,
03:14si on libère un certain nombre de gens,
03:17si on fait qu'il y ait moins de morts demain et après-demain,
03:19vous ne le récompensez pas.
03:21Et Dieu sait, encore une fois, je le dis alors que j'aurais dit le contraire.
03:24Je l'ai dit ici, vous avez souvent été critiques.
03:26Non, enfin, sur le style du monsieur,
03:31sur les chantages qu'il exerce sur ses alliés.
03:33Ben, attendez, vous pouvez dire ça et puis dire,
03:36ah mais là, il a réussi, on le reconnaît.
03:38C'est intéressant, Robert Ménard,
03:39parce que là, on va voir le contraste saisissant.
03:41Là, ce sont des choses qui sont faites,
03:43et dans une région historique,
03:44et c'est un accord historique.
03:46Et puis, retour en France.
03:47Une majorité de Français, là, est tiraillée entre colère,
03:50consternation et lassitude par rapport au spectacle qui est donné.
03:53Hier, Sébastien Lecornu a annoncé donc que sa mission était terminée,
03:56que le président nommera un Premier ministre dans les 48 heures,
03:59qu'il faudrait une équipe qui n'ait pas d'ambition en vue de 2027,
04:03et qu'une majorité à l'Assemblée a, semble-t-il,
04:05trouvé une forme d'accord de non-dissolution.
04:08Qu'est-ce que vous comprenez à cette situation ?
04:11Quelle foutaise !
04:13Quel bordel !
04:14Foutaise !
04:15Enfin, vous imaginez, ils se foutent de nous !
04:18Ils se foutent de nous !
04:21Attendez, oui, il y a un truc que j'ai compris hier, en réalité.
04:25Monsieur Macron a 48 heures de plus.
04:27Parce que là, c'est un moment donné, il va bien.
04:29Mais attendez, il faut prendre en compte ce que les Français en vivent.
04:32Moi, j'en ai ras-le-bol de ces gens-là.
04:35J'en ai ras-le-bol de leur pseudo-accord.
04:38Attendez, je prends deux trucs.
04:40Les retraites.
04:41Vous vous rappelez, les mêmes qui, pendant des années,
04:44Mme Borde nous a expliqué.
04:46Je ne parle pas de ce que vous, moi, on pense de la réforme des retraites.
04:49Mais on a des gens, comme les macroniens, qui nous ont dit,
04:54et une partie de la droite, qui nous ont dit,
04:56attendez, si on ne fait pas ça, c'est la fin des fins.
05:00Si on ne fait pas ça, c'est qu'on sacrifie nos enfants et nos petits-enfants.
05:03Vous vous rappelez tout ça ? Je ne l'invente pas.
05:05Et qui, maintenant, aujourd'hui, avec le chef de l'État en tête,
05:09vous disent, au fond, peut-être qu'on peut suspendre.
05:12Alors, comment vous l'expliquez ?
05:13C'est pour se maintenir au pouvoir, coûte-coûte ?
05:15Bien sûr, c'est le cynisme absolu du chef de l'État.
05:19Il est prêt pour rester là, à sacrifier même ce qu'il nous expliquait,
05:24qui était impossible à sacrifier.
05:26Et l'une de ses seules réformes structurelles.
05:28Donc, vous pensez que l'objectif unique, ou en tous les cas,
05:31premier d'Emmanuel Macron, c'est juste de rester ?
05:34Vous rigolez.
05:35Et un certain nombre de gens à droite, je vous le dis,
05:38un certain nombre des gens de droite, de députés, des républicains,
05:42qui disent, oh, finalement, peut-être qu'on pourrait...
05:45Mais ils sauvent leur tête, madame.
05:48Ils sauvent la tête.
05:48Attendez, c'est important ce que vous dites, sauver la tête.
05:50C'est pour ça qu'il y aurait une forme de...
05:52Il y a une majorité pour qu'il y ait un accord de non-dissolution.
05:54D'ailleurs, c'est la première fois qu'on entend parler de ça,
05:56un accord de non-dissolution.
05:58Alors que la dissolution, c'est la prérogative du président.
06:00Il y a un point commun entre bien les députés DLR et bien les députés socialistes
06:06qu'ils ont juste une horreur, une crainte absolue.
06:11L'apocalypse, pour eux, c'est des élections,
06:14parce qu'un certain nombre d'entre eux seront battus.
06:17Et ils sont prêts à tout, y compris à avaler des couleurs invraisemblables.
06:21Attendez, ils nous ont dit les mêmes pendant des semaines et des mois,
06:264,7% de déficit, c'est le maximum, du maximum, du maximum.
06:32Là encore, c'est l'avenir de la France.
06:34Vous savez, c'était mettre à mal.
06:36C'était une histoire de vie et de mort.
06:39Les mêmes aujourd'hui, y compris à droite, vous disent,
06:43oh, peut-être que si ce n'était pas 4,7, si c'était 5, au fond, est-ce si grave ?
06:49Moi, vous avez compris ?
06:50J'ai bien compris. C'est pour ça que vous parlez de foutaise ?
06:52C'est ce foutre de votre figure et de la foutre, c'est ce foutre de la figure des Français.
06:58Si c'est si important que ça, si c'était aussi essentiel que ça,
07:02mais nom de Dieu, tu ne changes pas d'avis.
07:04Si tu changes d'avis, ça veut dire quoi ?
07:06C'est ou tu t'es fichu de ma figure et de la vôtre
07:09quand ils disent c'était si important, ou il y a encore plus important que tout ça.
07:14C'est-à-dire ?
07:15C'est moi le plus important.
07:16Ce qui est le plus important, c'est ma place là-dedans.
07:19Moi, le plus important, c'est mon avenir à moi.
07:21Alors, quand ils se gargarisent de l'avenir de la France,
07:25honnêtement, tu as envie de leur dire, vous arrêtez de foutre de nous.
07:28Vous arrêtez.
07:28Et Robert Ménard, vous imaginez en France, dans ce pays aussi,
07:32avec ce peuple aussi politique et même métapolitique,
07:34une équipe technique, semble-t-il, qui soit dénuée de toute ambition en vue de 2027 ?
07:40Attendez, mais les gens...
07:41Ou en Premier ministre, sans ambition pour 2027,
07:43qui n'y pense pas, ni en se rasant, ni autre chose ?
07:45D'abord, ce n'est pas vrai.
07:47Il y en a tous les matins, il y a un nouveau.
07:49Je ne vais pas faire la liste qui repense et tout ça.
07:53Enfin, vous le voyez, on ne va pas citer les noms, on ne va pas être méchant.
07:55Bref, il y en a tous les jours un.
07:58Et puis, attendez, aujourd'hui, les Français, ce qu'ils veulent,
08:00c'est qu'on change, madame, qu'on change.
08:03Ils ne veulent pas qu'on colmate les brèches
08:06et puis qu'on ne prenne pas les mesures nécessaires.
08:08Pourtant, quand on les entend, Robert Ménard, les mêmes,
08:10comme Sébastien Lecornu et d'autres, disent
08:12« Non, non, mais les Français, ils veulent de la stabilité.
08:14Ils ne veulent pas de la dissolution. »
08:16Mais madame, la stabilité, à quel prix ?
08:18Il y a trois questions que les Français veulent qu'on résonne,
08:22auxquelles on trouve des réponses.
08:24Un, le pouvoir d'achat,
08:26mais pas en leur faisant des promesses que personne ne tiendra.
08:28Comment on peut augmenter le pouvoir d'achat des plus pauvres, pas de tout le monde ?
08:32Moi, je suis pour qu'on peut commettre des taxes sur ceux qui ont le plus d'argent.
08:36Je vous l'ai déjà dit.
08:37Donc, je ne suis pas la caricature de la droite dès qu'on dit « Ah, il faut toucher aux riches. »
08:40Certains se disent « En le pays le plus imposé de l'OCDE,
08:43on peut réfléchir à une nouvelle taxe. »
08:45Moi, je pense que de façon transitoire,
08:48on peut demander aux gens de faire des efforts.
08:50Et d'abord, madame, si vous ne faites pas cet effort-là du côté des plus riches,
08:53vous n'obtiendrez pas des autres…
08:55Alors, le pouvoir d'achat.
08:55Le pouvoir d'achat, l'immigration.
08:57Attendez, on peut parler de l'immigration
08:59sans être des fachos d'extrême droite.
09:02Il faut se calmer.
09:03Qu'est-ce qu'il y a sur l'immigration ?
09:04Je vous rappelle encore une fois.
09:06Moi, je l'ai vu venir.
09:07Là, ça fait le malin, donc je ne vais pas dire ça.
09:09Mais quand j'ai lu la première interview de M. Lecornu
09:13dans la presse quotidienne régionale,
09:14il y avait un mot qui n'était pas sur deux pages de journal.
09:18Ça fait des émissions de deux pages de journal.
09:21Il n'y avait pas le mot « immigration ».
09:22Comment tu peux faire une interview, ta première interview,
09:27sans parler de ça ?
09:28Sans parler de ça.
09:29Et le troisième, c'est les questions de sécurité, madame.
09:34Madame, ce n'est pas un programme d'extrême droite de dire ça.
09:39C'est parce que c'est la préoccupation des Français.
09:40Moi, je le vois tous les jours.
09:42Alors, quel Premier ministre, pardon de revenir aussi à la personne,
09:44parce qu'il faut quand même un Premier ministre qui soit nommé,
09:47pourrait porter à la fois ses préoccupations majeures,
09:50ne pas être censuré,
09:52regagner un peu la confiance des Français ?
09:55Attendez, il y a deux questions.
09:56Il existe ce mouton à cinq pattes ?
09:59D'abord, une partie, j'essaye de répondre, une première partie.
10:04Et si les LR, ils regardaient à leur droite pour une fois ?
10:08Et s'ils n'étaient pas obsédés par ce qu'on peut faire ?
10:11Vous avez entendu M. Rotaillot, il dit « je ne travaillerai pas sur le Rassemblement national ».
10:15Il a tort, il a tort.
10:17Et j'aime beaucoup, je vous l'ai dit 20 fois ici, j'aime beaucoup,
10:20j'ai beaucoup d'estime, d'estime même humaine, je trouve le type formidable.
10:24Vous le comprenez en ce moment, depuis dimanche soir ?
10:27Non, je ne le comprends pas.
10:28Il s'est mis dans un truc qui s'appelle de la politique politicienne,
10:33et ça ne lui ressemble pas.
10:34Ça ne lui ressemble pas.
10:36Rétrospectivement parlant, je pense qu'il aurait dû partir avant.
10:40Regardez, là, j'ai un deuxième pin, c'est pour Boilemsa en salle.
10:42Pour Boilemsa, il fallait passer.
10:45On aimerait bien que, si vous l'enleviez un jour,
10:47ça voudrait dire que Boilemsa en salle…
10:49Je suis moins optimiste, je peux vous le dire, je suis moins optimiste.
10:51Vous êtes pour une union des droites, on l'a compris depuis longtemps.
10:54Depuis longtemps.
10:55Mais pourquoi il ne regarde pas à droite ?
10:57En plus, pour la première fois…
10:59Parce qu'il est arrimé au bulk central, Robert Ménard.
11:01Oui, mais il a un argument maintenant.
11:03Regardez, pour la première fois, vous entendez Jordan Bardella,
11:07parce qu'il disait toujours le contraire,
11:08et Marine Le Pen disait toujours le contraire,
11:10pas question d'alliance avec ces traîtres des Républicains, des LR.
11:17Maintenant, vous avez vu, il tend la main en disant peut-être…
11:19Marine Le Pen dit, alors il faut éviter les LR macronistes,
11:23macronisées, dit-elle.
11:24Ils sont en train quand même un tout petit peu d'évoluer.
11:27Je veux dire, il faut sauter sur ça et se dire,
11:29pourquoi on ne ferait pas ça ?
11:31Mais en même temps, la deuxième partie de votre question,
11:33je ne suis pas assez naïf pour penser
11:35que ça résisterait bien longtemps à l'Assemblée.
11:38La seule chose qu'il faut faire, madame, il faut revenir vers les Français.
11:42Attendez, dissolution ou démission ?
11:44Ah non, non, moi je pense que la dissolution, ça ne change rien du tout.
11:47Vous vous rendez compte, Robert Ménard, qu'un ancien Premier ministre,
11:50Édouard Philippe, qui il y a encore quelques semaines ou quelques mois,
11:52affirmait qu'il ne fallait surtout pas toucher à la fonction présidentielle,
11:56parce que ce serait évidemment le chaos.
11:58Il dit la même chose que vous, madame.
11:59Attendez, mais moi, sur ce qu'il dit,
12:01un, moi, il y a un an, vous m'aviez posé la question,
12:05je n'aurais jamais imaginé vous dire aujourd'hui ça.
12:07C'est-à-dire qu'il fallait que le chef de l'État démissionne.
12:10Je ne l'aurais jamais dit, mais il y a un an qu'il s'est passé.
12:12Donc je peux comprendre, je peux comprendre que l'ancien Premier ministre,
12:17le maire du Havre...
12:19Mais vous, vous n'avez pas été avec Emmanuel Macron au pouvoir.
12:21C'était la deuxième partie, je peux dire.
12:23Ça, c'est la première.
12:24Tu as le droit de changer,
12:25Édouard Philippe a le droit de changer.
12:27En même temps, quand tu discutes dans la vie,
12:29vous savez, moi, je serai votre pote,
12:32et vous me tournez le dos,
12:33je vous fous un coup de poignard dans le dos.
12:35Ah, quand même, comme fidélité, on fait mieux.
12:38Sauf si, je l'ai déjà fait,
12:41Emmanuel Macron a déjà été brutus,
12:42faut-il s'étonner qu'il y ait d'autres brutus qui le plantent même...
12:45Oui, mais c'est dégueulasse, c'est dégueulasse.
12:47Ça vous surprend, la trahison politique ?
12:49Non, ça ne me surprend pas, mais ça me désole.
12:51Parce que vous savez, vous savez ce qu'il va y avoir dans tout ça ?
12:54C'est que tout le monde met les politiques dans le même sac.
12:57Vous ne croyez pas, il n'y en a pas qui vont s'en sortir.
12:59Moi, je suis un homme politique.
13:00Il n'y en a pas un qui peut, aujourd'hui, être Premier ministre,
13:02qui sort du lot, qui ne pense pas matin, midi et soir à 2027 ?
13:05Peut-être qu'il est devant moi, d'ailleurs.
13:07Ne vous moquez pas de moi.
13:09Alors, vous pensez à 2027, alors, si vous me répondez par là.
13:12Non, je me dis qu'il faut...
13:15Moi, je suis... J'en ai ras-le-bol des partis politiques.
13:17J'en ai ras-le-bol de cette classe politique.
13:20Je trouve qu'il faut...
13:21Ce n'est pas un plaidoyer pour moi, attention.
13:23Ne rigolez pas, je vois votre sourire.
13:25Je vois votre sourire en face de moi.
13:27Non, je pense qu'il faut aller chercher ailleurs.
13:30Ailleurs que dans les partis politiques.
13:31La société civile ?
13:32Ailleurs que dans la classe politique.
13:33On a vu le résultat que cela donne, M. Ménard.
13:35Attendez, mais il y a des gens...
13:36Citez-moi une personnalité de la société civile qui a réussi en politique.
13:39Attendez, peut-être parce qu'on n'est pas allé les chercher du bon côté.
13:42Il y a des maires qui sont fabuleux.
13:44Il y a des gens qui ont de l'expérience.
13:45Il y a des gens qui...
13:47Attendez, il y a des...
13:49On leur dit bonne chance, d'ailleurs, pour rentrer dans ce bourbier.
13:51Attendez, je ne dis pas que c'est facile de rentrer.
13:53Mais enfin, moi, vous ne tenez pas à la France.
13:55Vous y tenez, je tiens à la France.
13:57Et ça ne peut pas durer comme ça.
13:58Il faut d'autres personnes, d'autres personnes.
14:00Il faut aller les chercher ailleurs que dans le petit landerneau des partis politiques.
14:04J'en suis persuadé.
14:05À bon entendeur.
14:06J'ai deux questions d'actualité pour terminer, Robert Ménard.
14:10Elles sont une question plus légère,
14:11quoique elle est au contraire très significative de l'état d'esprit dans l'éducation,
14:14le Conseil supérieur de l'éducation s'est prononcé en faveur d'un amendement
14:18visant à renommer deux périodes phares.
14:21Évidemment, notre vie du calendrier scolaire,
14:23les vacances de Noël deviendraient les vacances de fin d'année,
14:25celles de la Toussaint, les vacances d'automne.
14:27Est-ce que ça veut dire que dans 15 jours,
14:29vous allez me dire « bonnes vacances d'automne » ?
14:31Mais qu'ils aillent se faire foutre.
14:33Non, mais attendez, comment...
14:35Ce n'est pas une bonne manière de souhaiter bonnes vacances.
14:37Non, mais ce n'était pas à vous.
14:39Attendez, comment tu peux...
14:41Dieu merci, ça n'a pas été retenu.
14:42Mais comment tu peux avoir des types dans l'éducation nationale
14:45qui ont cette idée ?
14:47Qui ont cette idée ?
14:48Ils veulent quoi ?
14:49Ils veulent définitivement se fâcher avec...
14:54Attendez, pas la moitié, les trois quarts des Français,
14:57même qui ne sont pas catholiques, qui n'ont rien à voir.
15:00Moi, je mets une crèche chaque année dans l'hôtel de ville.
15:03Il y a des dames voilées qui viennent amener leurs enfants
15:05et que ça ne choque en rien.
15:07C'est qu'ils vivent où ?
15:09Ils comprennent quoi ?
15:10Qu'est-ce qu'ils veulent ?
15:11Ils trouvent que ce qu'on est...
15:13Ce pays, il est ça aussi.
15:14Ils ont honte de ce pays, ils ont honte de ce qu'on est,
15:17ils ont honte de notre histoire.
15:18C'est insupportable.
15:19Non, pardon ma vulgarité.
15:22Ou votre sincérité.
15:24Oui, ça m'insupporte.
15:26Et si ces abrutis ont l'intention,
15:30parce qu'ils doivent être en même temps contre l'extrême droite,
15:34mais attendez, vous faites ça,
15:36mais chaque fois, des gens votent pour ce qu'ils appellent l'extrême droite
15:39et moi, ce que j'appelle pour la droite de la droite.
15:42Et pour conclure, c'est peut-être les mêmes qui sont pour...
15:45Je vais parler du Panthéon.
15:46Il y a évidemment la panthéonisation aujourd'hui de Robert Baninter.
15:49Ce sont les mêmes qui veulent peut-être dégenrer la devise du Panthéon.
15:53On peut dire que pour Robert Baninter, à ce grand homme,
15:56la patrie est reconnaissante.
15:57Si on devait dégenrer cette devise,
15:59cela donnerait quoi pour Robert Ménard ?
16:00Attendez, vous vous rappelez ?
16:02C'est Elisabeth Dorn, le jour de la rentrée scolaire,
16:07qui trouve cette idée et qui dit que c'est ça.
16:09Mais elle ne peut pas s'occuper des classes.
16:11Elle ne peut pas s'occuper du manque d'autorité d'un certain nombre d'enseignants.
16:15Elle ne peut pas s'occuper du fait qu'il y a tant de gosses
16:17qui essayent de rentrer avec des couteaux.
16:19Ce n'est pas ça son problème.
16:21Non, c'est de dégenrer.
16:23Mais d'abord, personne ne parle de dégenrer.
16:25Personne ne sait ce que ça veut dire en dehors de cette classe politique.
16:29Ils sont, écoutez, honnêtement, honnêtement,
16:32ils sont tous insupportables.
16:34Alors, éternellement, aux grands hommes,
16:36mais bien sûr, et les grands hommes, c'est des femmes aussi,
16:39il y en a, donc il faut aller se calmer.
16:42Vous savez, c'est comme, moi, je défendais les droits de l'homme.
16:44Et à un moment donné, dans le milieu des droits de l'homme,
16:46c'était, ah non, tu ne peux pas dire ça, c'est les droits humains.
16:49Mais espèce d'imbécile heureux.
16:52Le homme, c'est avec un grand âge.
16:54Vous êtes un homme comme moi avec un grand âge.
16:57C'est l'humanité qu'on salue.
16:58Mais non, ils font des combats.
17:00Des combats, qu'ils aillent dans la rue, qu'ils aillent voir.
17:02Moi, je leur propose d'aller juste boire un café dans la rue
17:05ou dans un bistrot, ils verront ce que veulent les gens,
17:08ce que veulent les gens.
17:09Les gens, ils s'en foutent de ça.
17:10Très bien, donc on a compris qu'on vous dit
17:12bonnes vacances, évidemment, de Noël
17:14et bonnes Toussaint.
17:16Dans ma ville, il y a écrit partout,
17:19pas joyeuse, beau d'année, mais joyeux Noël.
17:23Merci Robert Ménard.
17:24Bonne journée à vous.
17:28Merci Robert Ménard.
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