- il y a 3 mois
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00:00Europe 1
00:0211h-13h, Eliott Deval et vous
00:06C'est votre rendez-vous du week-end, Eliott Deval et vous, 11h-13h en direct sur Europe 1.
00:14Chers auditeurs, à vous la parole, une parole libre, une parole plurielle pour commenter l'actualité.
00:21Nous allons passer deux heures à décrypter cette actualité politique majeure
00:24puisque Sébastien Lecornu, vous le savez, a été reconduit hier par le président de la République, Sébastien Lecornu,
00:33qui est attendu pour son premier déplacement dans un commissariat de l'Aïlerose en fin de matinée.
00:38Sébastien Lecornu est donc reconduit, mais pour combien de temps ?
00:42Censure, or note censure, telle est la question et c'était une question qu'on se posait déjà hier avant même qu'il soit reconduit.
00:48Tout ce cirque, qu'en pensez-vous ? Prenez votre téléphone et réagissez en direct sur Europe 1.
00:54Pour m'accompagner ce samedi matin, Estelle Laffont est avec nous.
00:58Chère Estelle, bonjour.
00:58Bonjour, Eliott.
00:59J'ai été reconduite pour être avec nous ce week-end.
01:03Maëlle-Hélène Trémolet est avec nous, journaliste politique européen.
01:06Bonjour.
01:06Bonjour, Eliott.
01:07Que le bazar, Maëlle-Hélène.
01:08Vous allez tout nous expliquer parce qu'on n'y comprend rien.
01:10Oui.
01:11Enfin, si, on comprend une chose.
01:12Ça fait plusieurs jours qu'on comprend beaucoup.
01:13Non mais si, il y a une chose qu'on comprend, qui est très simple à comprendre,
01:16c'est qu'ils préfèrent leur siège à leurs idées, qu'ils préfèrent leur précarer
01:20au courage politique, retourner face aux Français, être responsable d'un bilan, disons-le,
01:27qui est un peu lourd.
01:28Et donc, qu'est-ce qu'on fait ? On se réunit en petit comité pour tenter de se maintenir.
01:33Ou au moins de gagner du temps.
01:34Oui, c'est vrai, gagner du temps.
01:37Parce qu'en fait, le mur est une pensée pour Jean-Pierre Elkabache.
01:43Le mur, il est devant eux.
01:44Ils vont le prendre.
01:45Ils vont le prendre.
01:45Mais ce qui est fou, c'est qu'ils ne s'en rendent pas compte.
01:46Alexandre Devecchio est avec nous.
01:47Ce qu'ils ne s'en rendent pas compte, je suis d'accord, c'est pour gagner du temps.
01:50Mais enfin, si c'est pour gagner 15 jours, il aurait mieux valu tomber dans l'honneur,
01:54aller face au suffrage des Français.
01:55Ils avaient une petite chance, je pense aux LR par exemple, de faire un score pas trop mauvais,
01:59de prendre une partie des voix du bloc central.
02:01Là, je pense qu'ils sont totalement, ils sombrent avec le Titanic Macron.
02:05Il y en a un qui est à la gueule de bois et pourtant, il ne prend pas une goutte d'alcool,
02:08bien sûr, toujours avec modération.
02:10C'est Georges Fenech, ancien député.
02:13Votre famille politique, que se passe-t-il ?
02:15Vous n'avez pas une très haute idée de mes anciens collègues.
02:17Non, mais franchement, Georges, qu'est-ce qui se passe chez les répliques ?
02:21Vous ne pouvez pas envoyer un petit texto pour dire, écoutez, il y a un patron,
02:24il y a un patron qui décide et puis il y a les lieutenants qui exécutent.
02:28C'est comme ça que ça se passe dans un parti.
02:30Moi, j'ai été élevé comme ça, la culture du chef.
02:32La culture du chef, ça n'existe plus.
02:35En tous les cas, il y en a un qui est le chef de l'État, qui sait,
02:38alors lui, c'est très intéressant, on en parlera dans cette émission,
02:41mais le chef de l'État, c'est vraiment, il veut pousser tout le monde dans sa chute.
02:45C'est incroyable, c'est la politique de la terre brûlée.
02:48Il veut que ses dauphins arrivent pour la ligne de départ en 2027
02:53avec, mais vraiment, un désaveu complet des Français.
02:57Il ne veut personne après lui.
02:58C'est le narcissisme absolu d'Emmanuel Macron.
03:02C'est Alain Minc qui a dit ça.
03:02Alors, Alain Minc, il est bien gentil, il se réveille aujourd'hui.
03:04C'est lui qui l'a façonné, Emmanuel Macron.
03:06Oui, c'est un peu la créature de Frankenstein, d'une certaine manière.
03:10Ne parlez pas de Frankenstein alors qu'il y a le Covid en ce moment.
03:12Je ne parlais pas du variant, mais c'est exactement ça.
03:15Le docteur Frankenstein crée une créature qui lui a échappé.
03:18Je crois qu'Emmanuel Macron a échappé à ses créateurs.
03:20Quel cirque ! Vous l'avez bien compris depuis hier, donc, Sébastien Lecornu qui a été reconduit.
03:28Ce qui est intéressant et paradoxal, là aussi on pourra en parler dans cette émission,
03:31c'est que cette semaine, le seul qui a gagné des points aux yeux des Français, c'est Sébastien Lecornu.
03:36Parce que c'est un homme que les Français ne connaissaient pas.
03:39Ils ont découvert une personnalité politique plutôt calme, sereine, humble, posée, claire lorsqu'il prend la parole.
03:47Mais Sébastien Lecornu reste comptable, évidemment, du bilan chaotique d'Emmanuel Macron.
03:54On parlera aussi de la gauche avec le Parti Socialiste, compromis ou compromission.
04:01Mais d'abord, parlons du Rassemblement National.
04:03On est en direct avec le député Guillaume Bigot.
04:05Bonjour, monsieur le député.
04:07Bonjour, Eliott Deval. Bonjour à vos auditeurs.
04:10Ravie de vous retrouver pour Eliott Deval et vous en direct sur Europe 1.
04:15Ce matin, quel est le sentiment du député Rassemblement National que vous êtes ?
04:19Comment vous définissez ce qui est en train de se passer sous nos yeux, sous les yeux des Français ?
04:24Il y a un côté où on se frotte les yeux.
04:27C'est-à-dire que ça fait déjà quelques années qu'on s'enfonce dans quelque chose de tout à fait baroque.
04:31Ça peut ressembler au Gorafi, ça peut ressembler à la Grolande.
04:34Et ça ferait presque rire si on n'avait pas envie de pleurer.
04:37Et en fait, on a quand même envie de pleurer en tant que Français et en tant qu'élus, bien sûr.
04:41Pourquoi ? Parce que tout ça se fait sur une toile de fond qui est quand même inquiétante, angoissante.
04:46Les taux d'intérêt, uniquement les taux d'intérêt pour financer la dette, l'année prochaine, ce sera le premier poste de dépense de l'État.
04:53On va dépenser plus d'argent pour emprunter sur les marchés qu'on ne va en dépenser pour le ministère de la Dépense, par exemple.
04:58Vous imaginez ça ? Donc dans ce contexte-là, ça donne envie de rire mais aussi de pleurer parce qu'en fait, il y a ces taux d'intérêt.
05:05Et l'autre raison, c'est que c'est une humiliation.
05:07En fait, ce qu'on est en train de voir, c'est une tentative de dissolution ou de censure du peuple, de la majorité populaire en fait.
05:14On nous a fait le coup du barrage républicain, mais le barrage républicain, il est tout de suite et maintenant.
05:18Ils font barrage à la République.
05:20Si la République a un sens, c'est tout de même de respecter le suffrage universel et de respecter la voix du peuple français.
05:26Vous savez, c'est l'article 2 de la Constitution, et bien j'en suis pas plus long que ça, qui dit tout.
05:30C'est la clé de voûte, c'est la souveraineté appartient au peuple, qu'il exerce par le référendum et par ses représentants.
05:37Le référendum depuis 2005, on n'en a plus, pour cause, puisqu'on a mis le résultat à la poubelle.
05:41Et là, il y a une majorité de la population qui ne veut pas cette politique et ils l'appliquent tout de même.
05:45C'est pas possible.
05:46Ce matin, on parlait de pleutrocratie, le gouvernement des pleutres, parce qu'ils ont la trouille, justement, de revenir face aux Français
05:56et finalement de lancer cette campagne législative anticipée.
06:00Les Français souhaitent une dissolution, ils souhaitent même la démission d'Emmanuel Macron.
06:04Je ne suis pas sûr que ce soit la bonne idée de la démission d'Emmanuel Macron,
06:09parce que c'est une nouvelle fois les institutions qui seraient fragilisées,
06:13et la seule chose qui nous reste, c'est la Ve République.
06:15Vous pensez, M. le député, que ça peut durer combien de temps, ce gouvernement Le Cornu 2,
06:21qu'on ne connaît toujours pas en sachant que le premier a duré 12 heures ?
06:24Écoutez, ils sont tellement surprenants, c'est difficile.
06:27Je reprendrai volontiers votre excellente expression de pleutocratie.
06:30J'y ajouterai quand même une petite nuance, ou deux nuances, si vous permettez.
06:34C'est-à-dire, un, ça me paraît être aussi de la plautocratie populophobe, en quelque sorte.
06:40C'est-à-dire, vraiment, j'insiste sur l'idée qu'ils sont opposés à ce que pense le peuple.
06:44Et derrière la peur du suffrage déversal, la peur de perdre leur place,
06:47le côté, allez, cinq minutes, M. le bourreau, on veut encore profiter des places,
06:51et on veut encore cuire, comme disait le général de Gaulle,
06:54notre petite cuisine sur notre petit feu.
06:56Il y a un autre argument qui est peut-être plus difficile à comprendre.
07:00C'est que ces gens-là, un peu comme à la fin de l'Ancien Réline,
07:03ils ont des idéaux, ils ont des totems, ils ont des tabous,
07:06ils ont des idées qui s'appellent de plus en plus d'Union Européenne,
07:09de plus en plus d'immigration, de plus en plus de pouvoirs des juges,
07:11de plus en plus d'agences gouvernementales incontrôlables, etc.
07:15Ils ont ces idées et ils y croient sincèrement.
07:17Donc ils n'ont pas que peur du peuple.
07:19Ils sont attachés à des idéaux et à des idées qui ne sont plus en accord
07:25avec ce que veut la majorité du peuple.
07:27Donc on a un problème de légitimité forte,
07:29et on a une classe dirigeante qui est déconnectée en fait,
07:31et qui de bonne foi dit non, non, on ne peut pas changer le logiciel,
07:35il ne faut surtout pas changer le logiciel.
07:37Et c'est évidemment un énorme problème.
07:39C'est un énorme problème.
07:39Et puis vous avez raison, il y a ce spectacle lamentable du Radeau de la Méduse,
07:43et comme sur le tableau du Radeau de la Méduse,
07:45ils finissent par s'entretuer, se cannibaliser, se dévorer les uns les autres.
07:48À l'intérieur de l'LR, entre l'LR, l'EPS, le bloc central.
07:51Le bloc central, d'ailleurs, il y a deux problèmes dans le bloc central.
07:54C'est que ce n'est pas un bloc et que ce n'est pas central non plus.
07:56Mais passons.
07:56Donc combien de temps ça peut durer ?
07:58Écoutez, à mon avis, très peu de temps.
07:59Et plus la plaisanterie prendra fin rapidement, et mieux on se portera.
08:03Il y a deux issues.
08:05Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est la Constitution qui le dit.
08:07Il y a la dissolution prononcée par le Président de la République,
08:10c'est à sa main, et il y a sa démission.
08:12La démission ne serait pas du tout comparable à la destitution.
08:14D'abord, la destruction est impossible parce que le Sénat ne la voudra pas,
08:18et puis parce que la destruction est un acte d'une violence extrême
08:20qui abîmerait la fonction du Président de la République.
08:23La démission, en revanche, est à sa main.
08:24Mais est-ce que vous pensez sincèrement qu'Emmanuel Macron,
08:27qui s'est maintenu contre vents démarrés,
08:29qui est prêt maintenant à manger ce chapeau de sa soi-disant
08:32la réforme de la merde, toutes les réformes,
08:35le grand lègue Emmanuel Macron, la réforme de réprète,
08:38il est prêt à manger son chapeau pour encore rester 5 minutes de plus ?
08:42Est-ce que vous pensez réellement qu'il va démissionner ?
08:43J'aimerais bien, mais je ne le crois pas.
08:45Une dernière question, monsieur le député.
08:47J'imagine que vous êtes en circonscription,
08:49que vous êtes au plus près des Français.
08:51Ils vous disent quoi ce matin ?
08:54Ils ont un sentiment de dégoût,
08:58et je veux leur passer et profiter de votre antenne
09:01pour leur passer deux messages.
09:02Le premier message, c'est qu'il y a, si vous voulez,
09:07un parti qui s'est tenu à l'écart de toutes les compromissions,
09:12parce qu'il n'a jamais voté pour Emmanuel Macron,
09:13parce qu'il n'a jamais adhéré à ce fameux totem,
09:16à ce fameux tabou et à ce logiciel qui nous a amenés dans le mur
09:19depuis 30 ans, 40 ans,
09:21c'est le Rassemblement National.
09:22Et moi-même, j'étais très réticent à l'égard du Rassemblement National,
09:26et plus que réticent à l'égard du Front National,
09:28c'était quasiment mon ennemi idéologique au Front National.
09:30Et donc, je veux leur dire que le Rassemblement National
09:32est aujourd'hui, comme l'a très justement souligné Paul Amart
09:34sur votre antenne hier,
09:36et ça m'a fait vraiment très plaisir,
09:38j'ai ce sentiment que Marine Le Pen, Jordan Barbella
09:40et la formation que j'ai rejoint
09:41a cette volonté de rassembler les Français,
09:44quelles que soient leurs origines,
09:46d'ailleurs, pas seulement à droite,
09:48mais bien évidemment, bien sûr, les gens de droite,
09:50et que l'aspiration majoritaire,
09:52c'est-à-dire rétablir le régalien,
09:54rétablir l'autorité de l'État,
09:56stopper les prix migratoires,
09:58mais aussi ne pas foutre en l'air
09:59tout le système de protection sociale,
10:00mais par contre, qu'il y a vraiment des économies pour de bon,
10:03ce programme-là, il conviendrait à une majorité de Français.
10:06Mais il y a eu une telle propagande,
10:08il y a eu une telle mauvaise foi,
10:09consistant à dire Marine Le Pen, c'est Jean-Marie Le Pen,
10:12Marine Le Pen, c'est l'extrême droite, etc.,
10:14relayé par toute la classe dirigeante,
10:16relayé par le Conseil d'État,
10:17relayé par le Conseil constitutionnel,
10:18qu'il y a un moment, il y a des gens qui,
10:19de bonne foi, y croient.
10:20Je veux m'adresser à eux,
10:22notamment aux électeurs d'origine migrée,
10:24notamment aux électeurs qui ont toujours été plus ou moins,
10:27qui ont été à gauche,
10:28qui ont encore un cœur à gauche.
10:29Tous ces gens-là, je veux leur dire,
10:30attendez, non seulement n'ayez pas peur,
10:32mais surtout, c'est un programme
10:34qui est le vieux programme de Clémenceau,
10:37de Général De Gaulle, etc.,
10:38c'est-à-dire l'État en France,
10:40la liberté dans l'économie,
10:41l'État en France et l'ordre.
10:43C'est ce que veulent les Français,
10:44et c'est ce que, à toutes les crises,
10:45à toutes les étapes de notre histoire,
10:46on finit par rétablir.
10:48Donc rejoignez-nous,
10:49on a besoin de toutes les bonnes volontés.
10:51Eh bien, écoutez, merci beaucoup,
10:52M. le député, d'avoir réagi en direct
10:54sur Europe 1 pour Elliot Deval.
10:57Et vous, si vous souhaitez réagir,
10:59vous aussi en direct,
11:00et on sera dans un instant avec Hamid,
11:0301-80-20-39-21.
11:06On vous donne toutes les dernières informations
11:09avec Maïlène Trémolet dans un instant,
11:11du journaliste politique à Europe 1.
11:14Et puis, on continue évidemment d'en parler
11:16tout au long de ces 2h, 11h, 13h
11:19pour décrypter, décoder, tout comprendre
11:22de ce grand flou politique
11:24après la reconduction de Sébastien Lecornu.
11:2711h15 sur Europe 1,
11:28il y a 2, allez-vous, jusqu'à 13h
11:30avec cette édition spéciale
11:31Sébastien Lecornu,
11:33renommée une seconde fois à Matignon,
11:35pendant 2h.
11:35On va continuer d'en parler dans un instant.
11:37Pardon, à tout de suite.
11:38Et on était en direct
11:40avec le député Rassemblement National,
11:42Guillaume Bigot,
11:43qui parlait de honte démocratique,
11:45d'humiliation pour les Français,
11:46qui rejoignait donc
11:47la déclaration de Jordan Bardella hier
11:50en parlant du gouvernement Lecornu 2,
11:52nommé par un Emmanuel Macron
11:53plus que jamais isolé
11:55et déconnecté à l'Elysée.
11:57Il parle d'une mauvaise plaisanterie.
12:00La priorité ce matin,
12:01c'est de donner évidemment la parole
12:02aux auditeurs.
12:0301-80-20-39-21.
12:06On salue Hamid,
12:08qui est en direct avec nous.
12:09Cher Hamid, bonjour.
12:10Ravi de vous retrouver.
12:11Oui, bonjour monsieur.
12:12Bonjour monsieur.
12:13Voilà.
12:14Moi, ce que j'ai à dire,
12:15bien sûr, je suis l'actualité comme beaucoup,
12:16mais là, je crois que monsieur Macron,
12:18monsieur le Président de la République,
12:19n'a plus aucune carte à jouer.
12:21Il n'a plus aucune carte à jouer.
12:22C'est pour ça qu'il a repris monsieur Lecornu.
12:24Mais le gros problème,
12:25bon, moi, j'entends plein de gens
12:26qui me disent,
12:27ouais, Macron,
12:27c'est le père des présidents
12:28qu'on a depuis ces dernières années.
12:30Mais attendez,
12:31c'est pas lui le responsable du chaos.
12:33Le chaos, il a commencé
12:33il y a un peu plus de 40 ans,
12:35en 1981.
12:36Et malheureusement,
12:37tous les dirigeants qu'on a eus après,
12:39même quand la droite est revenue
12:40avec messieurs Chirac et Sarkozy,
12:42il y a des choses
12:43qui n'ont pas été faites,
12:46aujourd'hui, malheureusement, malheureusement.
12:48On paye les factures en même temps.
12:50Vous dites, il n'a pas de carte à jouer.
12:52Visiblement, il en a une.
12:53C'est-à-dire que la carte Sébastien Lecornu,
12:56il imagine, il espère
12:57qu'elle puisse durer un peu plus
12:59que le premier gouvernement
13:00qui n'aura duré que 12 heures.
13:02Et certains pourraient dire,
13:03à juste titre d'ailleurs,
13:05pardonnez-moi,
13:07Sébastien Lecornu,
13:08c'est peut-être la dernière chance
13:11avant d'avoir,
13:12ce qui, pour certains auditeurs,
13:14vous avez une France qui est à droite,
13:15on imaginait un gouvernement à gauche.
13:16Vous préférez avoir Sébastien Lecornu
13:18ou Olivier Faure à Matignon ?
13:20Je vous le dis tout de suite,
13:21monsieur Lecornu.
13:22Bon, ben voilà.
13:24La question qu'il va se poser,
13:25c'est de savoir comment il va pouvoir
13:26composer son gouvernement.
13:29Ben, voilà.
13:29Amid, est-ce que vous considérez
13:31qu'aujourd'hui,
13:31les responsables politiques
13:33ont peur de vous,
13:35ont peur des Français,
13:36ont peur de retourner aux urnes ?
13:37Est-ce que vous seriez favorable,
13:38par exemple, Amid,
13:39à des élections législatives anticipées ?
13:43Oui, pourquoi pas, pourquoi pas.
13:44Mais surtout, ce qui se passe,
13:46on sait très bien que s'il y a
13:47des élections législatives anticipées,
13:50comme le montrent les actuels sondages,
13:52on sait très bien que le RN risque
13:54de remporter une bonne partie
13:58des députés et tout,
13:59et qui risque là, ce coup-ci,
14:00la dette majoritaire.
14:01Et je pense que c'est ça
14:02qui fait peur aux actuels dirigeants.
14:03C'est ça qui fait peur aux actuels dirigeants.
14:05Moi, je veux dire,
14:06ce qui fait peur aux actuels dirigeants,
14:07c'est de ne pas récupérer,
14:08du moins aux actuels députés,
14:10c'est de repartir en campagne
14:11et de se retrouver face à des Français
14:13qui vous disent,
14:14vous ne nous avez pas écoutés,
14:15on vous parle sécurité,
14:17vous nous parlez taxe Guxman,
14:19on vous parle immigration,
14:20vous nous dites extrême droite,
14:22maintenant, vous allez payer,
14:23en quelque sorte, votre inaction,
14:25et on va penser à quelqu'un d'autre.
14:26Moi, j'ai toujours toute ma vie voté à gauche,
14:28moi, toute ma vie, j'ai voté à droite,
14:30aujourd'hui, je vais voter pour le candidat
14:32du Rassemblement National,
14:34et ce sera peut-être la première fois.
14:35Et ils ont cette trouille,
14:36c'est le trouillomètre qui est à zéro,
14:38cher Amid.
14:38C'est ça qui est surprenant.
14:40Tout à fait, c'est ça qu'ils ont peur.
14:41Et moi, je veux même vous dire une autre chose,
14:43c'est mon idée propre.
14:44Je ne sais pas quel mot vous l'analyserez.
14:45C'est pour ça que c'est la parole libre,
14:47vous avez le droit d'avoir votre idée.
14:48Alors voilà, moi, mon idée propre,
14:51je vous le dis tout de suite,
14:52moi, je n'ai pas les capacités intellectuelles
14:57de tous les gens que vous avez sur votre plateau.
14:58Mais moi, à mon avis,
14:59je pense que M. Macron,
15:01ce qui le fait le plus peur,
15:03s'il y a une élection présidentielle prochaine,
15:05qu'il y aura en 2027, voire anticipée,
15:08ce qui, pour moi,
15:09M. Macron, ce qui lui fait plus peur,
15:11ce n'est pas vraiment que le RN soit majoritaire.
15:14Il a plus peur, je pense,
15:15de la France insoumise que du RN.
15:17Et moi, je ne vous dis même pas,
15:18si la France insoumise arrive à réaliser,
15:20là, je ne vous dis même pas,
15:22là, c'est même plus le chaos, là.
15:23C'est pire qu'un naufrage.
15:25Eh bien, écoutez, merci beaucoup, cher Amid.
15:27Et on va prendre, évidemment,
15:28des dizaines d'auditeurs
15:29durant toute cette émission.
15:30Maïl Hélène Trémolet,
15:31vous êtes journaliste au service politique d'Europe 1.
15:34À 11h23,
15:36quelles sont les informations principales
15:38de la matinée qu'on doit dévoiler aux auditeurs
15:41pour y voir un tout petit peu plus clair ?
15:43La première, c'est que le nouveau Premier ministre
15:45est à l'Aïlero ce matin à 11h30,
15:48dans la circonscription de Vincent Jambrun,
15:50député LR,
15:51pour un déplacement sur la sécurité.
15:53Et donc, il se rend dans un commissariat.
15:55La deuxième information,
15:56c'est que depuis 11h,
15:57a commencé un bureau national des Républicains.
16:00Un bureau national
16:01où les lignes de fracture devraient s'exprimer,
16:03puisqu'on sait que les Républicains
16:04sont divisés sur la conduite à tenir.
16:06Pour résumer,
16:07on a Bruno Retailleau et les sénateurs
16:09qui sont contre une participation au gouvernement.
16:12Et on a, de l'autre côté,
16:13les députés qui sont pour un soutien
16:14et une participation au gouvernement,
16:17avec une idée,
16:17éviter à tout prix une censure et une dissolution.
16:21Et la troisième information,
16:22ce n'est pas vraiment une information,
16:24c'est qu'on n'est pas sûr,
16:25pour le moment,
16:25il n'y a aucun écho
16:26sur la nomination d'un gouvernement aujourd'hui.
16:30Sébastien Lecornu aurait pu commencer
16:31à nommer dès aujourd'hui un gouvernement.
16:33Et à ce stade,
16:34on est presque à la mi-journée
16:35et on n'a pas d'informations
16:36sur une nouvelle équipe gouvernementale.
16:38Vous restez avec nous, bien évidemment.
16:39Et avec vous,
16:40cher Maïlène,
16:41on va essayer de décortiquer
16:42les toutes dernières informations.
16:44Luc Gras,
16:44politologue,
16:45est avec nous dans le studio.
16:46Alexandre Devecchio,
16:47du Figaro.
16:48Et Georges Fenech.
16:49Je me tourne vers vous,
16:50cher Georges.
16:51Quel bazar.
16:53Je vais rester poli
16:54puisqu'il est 11h24
16:55et l'Arc Homme guette.
16:56J'aurais pu dire,
16:56mais je ne le dirai pas,
16:57quel bordel chez les Républicains.
17:00Oui,
17:00mais d'abord,
17:00c'est le bordel,
17:01le niveau,
17:01pardon de reprendre ce mot,
17:04c'est le chaos,
17:06disons,
17:06depuis un an,
17:09depuis la dissolution,
17:10on a quand même,
17:11c'est le quatrième gouvernement.
17:12En un an.
17:13C'est le quatrième gouvernement.
17:15Donc,
17:15en fait,
17:15notre constitution,
17:16elle ne fonctionne
17:17que s'il y a une majorité présidentielle,
17:19il n'y en a pas,
17:20ou alors,
17:20une cohabitation
17:21avec une majorité parlementaire,
17:22il n'y en a pas non plus.
17:23Donc,
17:23ça ne peut pas fonctionner.
17:25Et Sébastien Lecornu,
17:26malgré toutes les qualités
17:27de diplomatie,
17:28de dialogue,
17:29de humilité,
17:30c'est le seul qui gagne des points
17:30cette semaine-là,
17:31je vais vous dire.
17:31Il gagne des points
17:31à titre personnel,
17:32les mêmes causes
17:33produisant les mêmes effets,
17:34il va se retrouver
17:35dans la même situation
17:36que Barnier Bayrou
17:37et son premier gouvernement,
17:38il n'aura pas la majorité.
17:40Donc,
17:41on ne voit pas comment
17:42il pourrait tenir
17:42au-delà de quelques semaines.
17:44Quand je dis
17:44que c'est le seul
17:44qui gagne des points,
17:45c'est en termes acronistes,
17:46bien évidemment.
17:47Mais quand on voit
17:48le cafouillage
17:50chez les Républicains
17:50incapable d'avoir
17:51une ligne claire,
17:53ils perdent bien évidemment
17:54des points.
17:54Quand on voit
17:55Gabriel Attal
17:56qui vous explique
17:56qu'il ne comprend pas
17:57le président de la République
17:58et que le jeudi matin
17:59il vous explique
18:00qu'il ne faut pas nommer
18:01un proche du président
18:02pour avoir le vendredi soir
18:03Sébastien Lecornu,
18:06il perd des points.
18:06Édor Philippe
18:07qui appelle à une démission
18:08du président,
18:10il perd des points.
18:11Le parti socialiste
18:12qui va à l'Elysée,
18:13il perd des points bien sûr.
18:16Donc,
18:16tout le monde perd des points
18:16sauf le RN,
18:17sauf LFI
18:18et sauf Sébastien Lecornu.
18:19sur les LR.
18:20Vous m'avez posé une question.
18:21Bien sûr.
18:22C'est qui le patron
18:23chez les LR ?
18:24Il y a un patron,
18:24c'est M. Rotaillot.
18:26Vous plaisantez.
18:27Il a été élu.
18:28Oui,
18:28mais il a deux patrons
18:29que le nom
18:30puisque visiblement
18:30il est contre
18:31intégrer ce gouvernement
18:32et il y a plusieurs lignes
18:33c'est ce que nous disait
18:34et on va voir
18:34ce qu'il va sortir
18:35du bureau politique.
18:36Il ne sortira rien
18:37de ce bureau.
18:37Moi, mon inquiétude
18:38c'est qu'il soutienne
18:40ce gouvernement
18:41parce qu'ils apparaîtront
18:42au niveau des électeurs
18:43quoi qu'il arrive
18:44comme ceux qui ont essayé
18:46de sauver la Macronie.
18:47Voyez-vous ?
18:49Le fait de dire
18:49nous sommes des responsables,
18:50nous sommes un parti
18:51du gouvernement
18:52ne suffira pas
18:53cette fois-ci.
18:53Ah,
18:54mais en revanche
18:55il pourrait très bien dire
18:55la seule ligne
18:56qu'il pourrait avoir,
18:57la seule ligne de défense
18:58c'est de dire
18:58attendez,
18:59certes c'est un grand bazar
19:01mais vous voulez quoi ?
19:02Madame Tondelier
19:03qui était hier à l'Elysée
19:04qui était hier à Sainte-Solene
19:06il y a deux ans
19:06c'est ça que vous voulez ?
19:07D'accord,
19:08on sort,
19:08on quitte ce gouvernement
19:09nous les républicains
19:10et vous aurez Madame Tondelier
19:11à l'intérieur.
19:12C'est ça que vous voulez ?
19:13C'est ce qu'ils ont fait
19:13mais ce chantage
19:14je crois qu'il faut expliquer
19:16aux auditeurs
19:16que c'est un faux chantage
19:19puisqu'en réalité
19:20ça a été dit
19:21il n'y a pas de majorité
19:23il n'y en aura pas plus
19:23pour Madame Tondelier
19:25donc je pense que
19:26les gens ne sont pas dupes
19:28de cela
19:29et là effectivement
19:30ils avaient
19:31les moyens de sortir
19:33en sauvant l'honneur
19:34et ils vont tomber
19:36parce qu'effectivement
19:37le gouvernement tombera
19:38dans le déshonneur
19:41d'autant plus
19:42que quand même
19:43les républicains
19:44nous avaient présenté
19:45la réforme des retraites
19:46comme la mère
19:47de toutes les batailles
19:48et qu'elle n'était pas suffisamment
19:50courageuse
19:51et puis c'était la raison
19:52de ne pas s'allier
19:53au Rassemblement National
19:55et là il s'allie
19:56pardonnez-moi
19:57mais c'est la réalité
19:57aux socialistes
19:59pour découdre
20:01enfin pour suspendre
20:02et sans doute
20:03abroger au final
20:05la réforme des retraites
20:06sur la réforme des retraites
20:07est-ce que la ligne LR est claire ?
20:09elle est assez claire
20:10chez les députés
20:11parce qu'Alexandre Devecchio a raison
20:12mais il y avait déjà
20:13en 2023
20:14des députés LR
20:15qui étaient contre cette réforme
20:16qui s'y étaient opposés
20:17et hier
20:18ils le redisaient
20:19sur les boucles
20:20etc
20:20les députés n'ont aucun problème
20:22avec une éventuelle suspension
20:23de la réforme des retraites
20:24dans les semaines qui viennent
20:25pourquoi ils n'ont aucun problème ?
20:27parce qu'ils ont
20:27un vrai problème
20:28c'est la dissolution
20:29c'est le retour aux urnes
20:31dans une politique malade
20:32on a des docteurs
20:33et on a Luc Gras
20:34qui est politologue
20:35donc
20:36que se passe-t-il aujourd'hui ?
20:38est-ce que vous pouvez nous expliquer ?
20:40par exemple
20:40Jordan Bardella
20:41dit
20:41ce qui se passe actuellement
20:42c'est une honte démocratique
20:44c'est une humiliation
20:45pour les français
20:47c'est grave docteur ou pas ?
20:48oui c'est grave
20:49parce que derrière
20:50il y a des dangers
20:50qui sont en train de se profiler
20:52la 5ème république
20:54elle repose
20:54comme l'a très bien dit Georges
20:55sur le fait majoritaire
20:57on les voit
20:58les adversaires
20:59de la 5ème république
21:00qui sont en train
21:01de fourbir leurs armes
21:02on les voit
21:03ils sont en train
21:03de remettre en cause
21:04même l'esprit
21:05de la 5ème république
21:06en disant
21:07c'est la pagaille
21:07ce matin
21:08monsieur Cohn-Bendit
21:09a dit
21:10Cohn-Bendit
21:11mai 68
21:12la remise en cause
21:13du général de Gaulle
21:14et de la 5ème république
21:15et ce matin
21:16Cohn-Bendit a dit
21:16faut tout refaire
21:18mais bien sûr
21:18monsieur Cohn-Bendit
21:19il est bien gentil
21:20excusez-moi
21:20il balançait des pavés
21:21il est un peu responsable
21:24aussi de ce qui nous arrive
21:25aujourd'hui
21:26interdit d'interdire
21:28c'est monsieur Cohn-Bendit
21:29donc
21:29qui donne des leçons
21:30mais les français
21:32c'est à l'élection présidentielle
21:34les amis
21:34on est en retard
21:35on est en retard
21:36on est pressé
21:37on n'est pas perdu
21:38on essaye d'y voir plus clair
21:39on est en pleine forme
21:41mais c'est pas
21:41parce que les docteurs
21:42sont incompréhensibles
21:43ils sont trop longs
21:44mais c'était intéressant
21:45le docteur
21:46le gras
21:46ce qui se passe
21:47derrière
21:48en un mot
21:49la 5ème république
21:50elle est démocratique
21:51on se fait gronder
21:51dès lors qu'elle permet
21:52aux citoyens
21:54de trancher
21:55et si
21:55on la remet en cause
21:56alors la démocratie recule
21:58et on continue d'en parler
21:59dans un instant
22:00dans Elliot 2
22:00allez-vous
22:01jusqu'à 13h
22:02édition spéciale politique
22:03à tout de suite
22:04Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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