- il y a 3 mois
Regardez Le journal RTL avec Amandine Bégot du 14 octobre 2025.
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00:00Bonjour à tous et bienvenue dans RTL midi, nous sommes ensemble jusqu'à 14h, 1h30 d'infos, de décryptage et de témoignages car cette émission vous le savez c'est d'abord la vôtre, c'est vous qui la faites.
00:13Comme chaque jour vous avez la parole, vous réagissez, je vous attends dès à présent au 3210 mais aussi par SMS.
00:20Vous envoyez votre message au 64 900 commençant par le mot midi et puis bien sûr l'application RTL, vous cliquez sur l'onglet réagir.
00:28A la une aujourd'hui, cette journée décisive pour le gouvernement Lecornu, après un premier conseil des ministres ce matin, le premier ministre doit prononcer tout à l'heure son discours de politique générale.
00:38Que doit-il dire pour échapper à la censure ? On pose la question au secrétaire général du parti socialiste.
00:45Ce matin un premier projet de budget a été présenté, gel des retraites, des prestations sociales, contributions sur les hauts revenus au total.
00:51Ce sont 30 milliards d'euros d'économies qui sont prévus et ça vous fait déjà beaucoup réagir.
00:57Eric vient de nous laisser un message au 3210.
01:00J'ai entendu les quelques mesures que Lecornu propose pour son budget, c'est toujours pour le français de faire des efforts.
01:05Mais qu'en est-il des efforts que pourrait faire l'administration, en tout cas de toutes les politiques ?
01:10On ne leur demande rien, c'est quand même incroyable.
01:12C'est toujours au même de payer alors qu'on n'est quand même pas responsable de la Bérezina dans laquelle nous ont mis nos responsables politiques.
01:19Ce qui est sûr, c'est qu'il y a urgence. Le nombre de défaillances d'entreprises n'a jamais été aussi élevé depuis 2006.
01:26Plus 5% au troisième trimestre.
01:29Dans ce journal également, l'hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard.
01:32Les premiers récits des otages israéliens libérés hier.
01:36Et puis c'est le tout début de la campagne de vaccination contre la grippe.
01:39On vous dira quand vous faire vacciner.
01:42La météo, bonjour Anthony Kazmarek.
01:44Bonjour Amandine, bonjour à tous.
01:45Et bonne nouvelle, ça s'est levé presque partout.
01:47Oui, sauf, sauf vers les régions centrales, la Bourgogne, le nord de la Seine où là c'est toujours gris.
01:52A noter quelques averses aussi sur le Roussillon et la Corse.
01:55Merci Anthony, météo complète à la fin du journal.
02:01Avant d'évoquer la crise politique et ses conséquences, cette agressivité qui gagne notre vie au quotidien, partout et notamment sur les routes.
02:11Il nous arrive aujourd'hui de perdre nos nerfs avec parfois des conséquences dramatiques.
02:16Vous vous en souvenez peut-être, il y a un an, un jeune automobiliste était mort écrasé par un automobiliste à Paris après une intercation.
02:23Et bien aujourd'hui, la sécurité routière lance une grande campagne d'information.
02:27Et le moins qu'on puisse dire, Raphaël Vantard, c'est qu'il y a du boulot.
02:30Vous l'avez constaté ce matin dans les rues de Lyon.
02:33Oui, c'est inquiétant de voir combien nous sommes tous au volant dans un degré de tension assez accru.
02:37Il suffit de quelques secondes à ces automobilistes pour raconter au micro-RTL une agressivité subie, non pas il y a quelques jours, mais ce matin même.
02:46Au péage bloqué, mon télé-péage qui ne marchait pas et ma carte ne fonctionnait pas non plus dans l'appareil.
02:52Donc le mec derrière moi m'insultait.
02:54Des insultes, des gestes pas très catholiques.
02:58Insultes, doigts d'honneur, gestes d'égorgement, ça c'est déjà de la violence.
03:02Mais parfois, Élodie l'a vécu, ça va plus loin.
03:04Oui, oui, moi je me rappelle une fois, il y a quelqu'un carrément qui est descendu de sa voiture, c'était un homme, pour me taper.
03:10Oui, c'était, là c'était un peu flippant.
03:13Alors après, attention, ces mêmes victimes, ces mêmes automobilistes, lorsqu'on leur demande si eux aussi ont parfois un comportement agressif, réponse sans détour.
03:21Tout à l'heure, il y en a un qui a des boîtes sans clignotant à 5 mètres de moi, quoi, donc, oui.
03:26Et là, qu'est-ce qu'on fait ?
03:27On l'insulte un peu.
03:28Moi, ça m'arrive aussi des fois, quand même.
03:30Ça dépend, mais je crie.
03:32Des grosses RT, oui, oui, ça m'arrive.
03:34Mais c'est humain, après, je pense, on décharge comme on peut, on est tous temps de jeu, comme j'ai dit de la journée, des problèmes persos, des problèmes au travail, enfin voilà.
03:42Et si vous rajoutez dans cette équation cycliste, trottinette et piéton, la route, la rue est une terre beaucoup trop fertile en agressivité.
03:50Raphaël Vantard, en direct de Lyon pour RTL.
03:52Et vous, comment vous comportez-vous, au volant, à vélo ou en trottinette ?
03:55Est-ce qu'il vous arrive de vous énerver, d'être agressif ? Dans quelles circonstances ? Racontez-nous.
04:00On attend vos appels au 3210.
04:02Raphaël Vantard, notre correspondant à Lyon, qui nous signale par ailleurs un important incendie qui s'est déclaré ce matin dans une usine d'équipement automobile sur la commune de Villefranche-sur-Saône.
04:12D'importantes fumées noires se dégagent dans tout le nord de Lyon.
04:15Les pompiers sont à pied d'œuvre, mais on vous conseille d'éviter le secteur.
04:20Pour le moment, le confinement de la population, en raison de la nocivité des fumées, n'a pas été décrétée.
04:27On en vient à ces chiffres à présent qui font froid dans le dos.
04:30Jamais le nombre de défaillances d'entreprises n'a été aussi élevé dans notre pays depuis 2006.
04:36Plus 5% au troisième trimestre de 2025.
04:38Parmi ces entreprises, il y a celle de Ludovic Boulanger à Agen.
04:43Denis Grandjou, il est en redressement judiciaire depuis plusieurs mois maintenant.
04:47Oui, Ludovic a ouvert trois boulangeries à Agen.
04:49Il s'apprêtait à en ouvrir une quatrième, mais il a dû faire face à une série d'aléas économiques.
04:53La crise du Covid, l'augmentation des matières premières, de l'électricité.
04:56Et la cerise sur le gâteau pour bien finir de m'enfoncer.
04:59J'ai eu l'effet qui se coule du redressement judiciaire.
05:01Rembourser 50 000 euros en 12 mois.
05:03Et ce boulanger de 48 ans avoue que le climat politique actuel et les conditions économiques du moment
05:08compliquent encore plus la situation.
05:10Les gens ne consomment plus.
05:12Là, depuis le mois de mai, on est sur une baisse d'activité de 16%.
05:15Quand on discute avec nos clients fidèles qu'on a depuis le lendemain,
05:17qui nous expliquent qu'aujourd'hui, un sou est un sou, qu'ils vont tout compter
05:19parce qu'ils vivent au jour le jour, ils ne savent pas où ils vont.
05:22L'Ursaf, c'est de pire en pire.
05:24Je suis incapable de vous dire si je vais faire les fêtes de Noël,
05:27si je serai encore là au mois de janvier.
05:28Donc ouais, ça devient compliqué, ouais.
05:29Ludovic conclut des abusés qu'il ne s'intéresse plus à la politique.
05:33Alors, dissolution ou pas, il préfère se focaliser aujourd'hui sur son avenir
05:36et celui de ses boulangeries.
05:38Là, je reste debout parce que c'est mes salariés, j'en ai neuf.
05:40Je les connais depuis 10 ans.
05:41J'ai vu grandir les enfants, je suis le parrain.
05:43Le seul moment où ça me détend, c'est quand je suis devant mon cours à cuire mon pain.
05:46Mais sinon, je n'ai plus la santé, je n'ai plus la moelle, je n'ai plus envie.
05:48Je suis arrivé au bout du chemin, c'est un peu plus.
05:51Voilà le témoignage de Ludovic, boulanger à Agin,
05:54recueilli pour RTL par Denis Grandjou.
05:56Bonjour Thierry Millon.
05:58Bonjour.
05:58Et merci beaucoup d'être en direct avec nous sur RTL.
06:01Vous êtes directeur des études chez Altares
06:02et c'est vous qui publiez ces chiffres des défaillances d'entreprise.
06:06On vient d'entendre ce témoignage de Ludovic
06:09qui a plusieurs boulangeries, neuf salariés aujourd'hui
06:12et qui est en redressement judiciaire.
06:15Est-ce que les autres entreprises concernées ressemblent à la sienne
06:18ou finalement, ça concerne tout type d'entreprise, ces défaillances ?
06:22Alors, ça concerne tout type d'entreprise,
06:24mais c'est vrai que celle de Ludovic
06:26est très exactement le profil type
06:29de ceux qui sont en fragilité actuellement.
06:31Des entreprises de 6 à 20 salariés
06:33et notamment sur les boulangers ou les coiffeurs
06:36où nous sommes en face de dirigeants,
06:38comme il vient d'être dit,
06:39qui connaissent parfaitement leurs collaborateurs
06:41et qui ne peuvent pas être dans le sacrifice
06:43de devoir supprimer une partie des postes.
06:46Donc, c'est difficile dans une conjoncture
06:48qui, comme aujourd'hui, est particulièrement tendue
06:51avec une consommation des ménages qui n'est naturellement pas au rendez-vous de ce fait.
06:55Thierry Millon, on le disait, c'est la pire rentrée depuis 2009.
06:59Est-ce que vous avez des perspectives un peu plus rassurantes pour les mois à venir ?
07:05Justement, la situation qui vient d'être décrite par notre boulanger
07:08est celle d'une panne de consommation.
07:11Et donc, le point positif, c'est que par conséquent,
07:14on est là sur un facteur qui peut se redresser beaucoup plus vite
07:17que quand on est dans une relation inter-entreprise.
07:21Lorsque le fabricant de matériel tombe,
07:24nous avons évidemment du mal à imaginer
07:27que les sous-traitants avec lesquels ils travaillent
07:29puissent être en bonne santé.
07:31La situation est très difficile, c'est un effet domino.
07:33Lorsqu'on est sur la consommation,
07:36donc le détail, les coiffeurs, les restaurants,
07:40on est sur des activités qui sont susceptibles
07:43de pouvoir rebondir beaucoup plus vite
07:45dès lors que la confiance est revenue.
07:48Mais tout ça, on est d'accord justement, Thierry Millon,
07:50c'est à cause de l'instabilité politique, c'est très net ?
07:53Pas seulement, mais le fait est que ça accélère.
07:56La situation est très tendue parce qu'il n'y a pas de confiance.
08:00Ce n'est pas très compliqué en fait.
08:01Le crédit, c'est la confiance.
08:03Quand on dit l'expression faire crédit à quelqu'un,
08:05c'est faire confiance à quelqu'un.
08:06Si vous n'avez pas de confiance, vous n'avez pas de crédit.
08:09Et pourtant, il y a des budgets.
08:10C'est là le point qui est intéressant.
08:12On est en train de constater un décalage
08:15de la distribution des budgets.
08:17Mais ils sont là, chez les grands.
08:19Et dès lors qu'ils sont là chez les grands,
08:20ils seront basculés chez les petits.
08:22Donc le point vraiment fondamental aujourd'hui,
08:25c'est évidemment une stabilité politique
08:27qui est de nature à redonner un peu l'espoir
08:30d'une trajectoire.
08:31Aujourd'hui, on n'a que du brouillard.
08:32Merci beaucoup Thierry Millon, directeur des études.
08:35C'est Altares, la politique justement,
08:37avec cette journée décisive pour le gouvernement Lecornu.
08:40Le premier Conseil des ministres ce matin.
08:43Bonjour Arthur Bélier.
08:45Vous êtes sur place pour RTL.
08:47Au programme de ce premier Conseil des ministres,
08:49un gros morceau, le projet de budget.
08:52Alors, est-ce qu'on a Arthur Bélier ?
08:53Oui ? Non ? Peut-être ? Non.
08:55Alors, ce budget qui a donc été présenté ce matin
08:58en Conseil des ministres,
08:59il prévoit 30 milliards d'euros d'économies,
09:03moins que le projet de François Bayrou,
09:05qui, je vous le rappelle, en prévoyait 44.
09:08Notamment la question du gel des retraites,
09:10mais aussi des prestations sociales.
09:14D'ores et déjà, Marine Le Pen prévient.
09:16Ce budget ne lui convient pas
09:18et elle appelle une nouvelle fois la dissolution.
09:20C'est un budget terriblement mauvais
09:22où les dépenses de l'État continuent à augmenter
09:25au bas mot de 25 milliards,
09:28où il y a encore des nouvelles créations de taxes.
09:33Sauf que petite taxe, plus petite taxe,
09:35plus petite taxe, plus petite taxe,
09:37ça finit par peser de manière insupportable
09:40sur les Français.
09:41Donc, nous n'avons strictement rien à attendre
09:44de ce gouvernement.
09:46Il est très largement temps
09:47de retourner aux urnes.
09:51Voilà la réaction de Marine Le Pen
09:54au micro RTL de Julien Fautra.
09:55Arthur Bélier, on vous a retrouvé
09:56en direct depuis l'Elysée.
09:58Concrètement, il y a quoi dans ce projet de budget ?
10:02Alors, ce budget prévoit une trentaine
10:04de milliards d'euros d'efforts,
10:05bien en dessous de l'objectif de 44 milliards
10:08fixés cet été par François Bayrou.
10:09Une bonne moitié de cet effort sont des recettes.
10:1229 mesures fiscales en tout,
10:14des taxes existantes qui sont reconduites.
10:16Je pense à celles sur les hauts revenus
10:18pour ceux qui gagnent plus de 250 000 euros par an
10:20ou celles sur les bénéfices des entreprises.
10:23Il y a aussi de nouvelles taxes prévues
10:25sur les petits colis venus de l'étranger
10:26ou sur les vapoteuses.
10:28Une autre taxe sur le patrimoine
10:30des sociétés familiales, sur les holdings,
10:31semblable un peu à la taxe Zuckman
10:33réclamée par la gauche,
10:35même si là, elle ne touchera pas
10:36les biens professionnels
10:37et rapportera donc beaucoup moins.
10:38Ce qui nous donne 14 milliards de nouvelles recettes
10:41dont la moitié ciblée sur les hauts revenus,
10:44selon Bercy,
10:45auxquelles le gouvernement ajoute
10:4717 milliards d'euros d'économies cette fois
10:49qu'il compte faire en supprimant
10:51plus de 3 000 postes de fonctionnaires
10:53ou en réduisant les dépenses de l'État
10:55ou par exemple encore en gelant
10:57les pensions de retraite
10:58et les prestations sociales
10:59comme les allocations familiales
11:00ou les APL
11:01qui donc n'augmenteront pas
11:03le 1er janvier
11:04sur le rythme de l'inflation.
11:05Voilà les grandes lignes
11:06de cette copie de départ.
11:08Donc un pensé pour être débattu
11:10par le Parlement,
11:10prévient Sébastien Lecornu.
11:12Arthur Bélier en direct de l'Élysée
11:14pour RTL.
11:14Merci à vous Arthur.
11:16Bonjour Pierre Jouvet.
11:17Bonjour.
11:18Député européen,
11:19secrétaire général du Parti Socialiste.
11:21Merci beaucoup d'être en direct avec nous.
11:22On a appris ce matin
11:23que les motions de censure
11:25déposées par la France Insoumise
11:26et par le Rassemblement National
11:27seraient examinées jeudi matin
11:29à 9h.
11:30Tout se joue donc
11:31cet après-midi à l'Assemblée
11:33avec ce discours de politique générale
11:35de Sébastien Lecornu.
11:36Que doit dire le Premier ministre
11:38pour faire en sorte que les socialistes
11:39ne votent pas la censure ?
11:41Nous souhaitons une suspension
11:44immédiate et complète
11:45de la réforme des retraites
11:47qui avait été imposée par 49.3
11:49par Elisabeth Borne
11:50contre la volonté des Français
11:52et contre la volonté aussi
11:54des parlementaires.
11:55Donc nous demandons
11:56cette suspension complète et immédiate
11:58c'est-à-dire une suspension
11:59à la fois de l'âge de cotisation
12:02du nombre de durées de cotisation
12:04du nombre de trimestres
12:05et de l'âge de départ à la retraite.
12:07Quand vous dites suspension immédiate
12:09et complète, pardon Pierre Jouvet,
12:11ça veut dire que si ces trois mots
12:12suspension, complète et immédiate
12:14ne sont pas prononcés,
12:15vous votez la censure ?
12:17Oui, tout à fait.
12:19C'est aussi net que ça,
12:20il n'y a pas besoin d'autres engagements.
12:22Mais c'est-à-dire qu'en fait,
12:24nous, on est prêts à aller chercher
12:26les compromis nécessaires,
12:27c'est-à-dire que nous disons
12:28que la fin de l'utilisation
12:30de l'article 49.3
12:32tel que le Premier ministre
12:33s'est engagé à le faire
12:34et que nous espérons
12:35il confirmera cet après-midi
12:36va permettre d'avoir
12:38le débat parlementaire
12:39qui s'effectuera.
12:40Mais ce que nous disons,
12:41c'est que sur la suspension
12:43de la réforme des retraites,
12:44ce n'est qu'une proposition
12:45du gouvernement qui peut le faire.
12:46Donc, soit le gouvernement
12:47le propose et dans ce cas-là,
12:49nous serons prêts
12:49à aller au débat budgétaire.
12:51Et nous avons beaucoup
12:51de choses à dire
12:52sur ce budget qui est présenté
12:53ce matin,
12:54qui est une mauvaise copie
12:55à l'instant où on se parle.
12:56Terriblement mauvais,
12:57a dit Marine Le Pen.
12:58Vous diriez la même chose ?
12:59Je n'utiliserai pas
13:01les mêmes mots que Marine Le Pen.
13:02Je dirais que c'est un budget
13:03qui est mauvais pour les Français
13:05et qui ne va une nouvelle fois
13:06pas chercher l'argent
13:07là où il se trouve.
13:09Qu'on a un certain nombre
13:09de cadeaux qui sont continués
13:11aux plus riches de ce pays,
13:12de cadeaux nouveaux
13:13qui sont faits aux entreprises.
13:15Et qu'on veut faire payer
13:16à celles et ceux
13:17qui travaillent
13:18et qui sont les plus
13:19en difficulté dans notre pays
13:20le prix des errements budgétaires
13:23des gouvernements
13:23macronistes successifs.
13:25Donc, cette copie budgétaire
13:26n'est pas bonne.
13:26Et vous savez,
13:27quoi qu'il advienne
13:28cet après-midi,
13:29le Parti Socialiste
13:30restera dans l'opposition
13:32et ira se battre
13:33dans l'hémicycle
13:34pied à pied
13:35pour obtenir des victoires
13:36pour les Français.
13:36Nous, notre objectif,
13:38c'est que la vie
13:38des Français change,
13:39que les Français vivent mieux.
13:41Et dans un moment
13:41où on voit
13:42que le président de la République
13:43est totalement borné
13:44et qu'il veut essayer
13:45de reproduire
13:46les mêmes gouvernements
13:46et donc les mêmes erreurs,
13:48nous disons aujourd'hui
13:49de manière très claire
13:49puisque le destin
13:50de ce gouvernement
13:51est entre nos mains
13:52que s'il n'y a pas
13:53une suspension immédiate
13:54et complète
13:55de la réforme des retraites
13:56cet après-midi,
13:57alors les socialistes
13:58feront tomber
13:59le gouvernement
13:59de Sébastien Lecornu
14:01et nous nous prépareront
14:02à toutes les éventualités
14:03qui en suivront.
14:04Merci beaucoup
14:04Pierre Jouvet,
14:05secrétaire général
14:06du Parti Socialiste
14:07d'avoir été en direct
14:08avec nous.
14:09Discours de politique générale
14:10à 15h donc
14:11et on l'a bien compris,
14:12suspension immédiate
14:13et complète.
14:13Voilà les trois mots
14:15qui permettront aux socialistes
14:16de ne pas voter la censure.
14:18C'est dans ce contexte
14:19en tout cas
14:19que la Confédération Paysanne
14:21et plusieurs associations
14:22de défense
14:23des consommateurs
14:23manifestent aujourd'hui
14:24à Paris.
14:25Virginie Garin,
14:27il s'agit d'une manifestation
14:28contre le Mercosur.
14:31Oui, ça vient de commencer
14:32au soleil
14:33face aux invalides
14:34par un pique-nique
14:35aux saucissons
14:35et fromages bio.
14:36Ils sont plusieurs centaines
14:37à être venus crier
14:38leur inquiétude.
14:39Si l'accord est appliqué,
14:40on va trouver dans nos assiettes
14:41des produits interdits
14:42en Europe.
14:43Je suis à côté d'Olivier
14:44qui est paysan en Ardèche.
14:45Il est aussi venu
14:46défendre les consommateurs.
14:48Des pesticides de synthèse
14:49avec une liste
14:50assez considérable
14:51plutôt dangereux.
14:52Et puis, il y a aussi
14:53les hormones,
14:55les antibios
14:55qu'on donne aux bœufs
14:57pour améliorer
14:57leur croissance
14:58qui peuvent avoir
14:59des forts risques
14:59cancérigènes.
15:00Ça, c'est pour notre assiette.
15:01Et puis, il y a aussi
15:02l'aspect social
15:03que si ça rentre,
15:04ça va coûter
15:05beaucoup moins cher
15:06que ce que nous on produit.
15:07Et déjà,
15:07qu'on a plutôt tendance
15:08à crever la dalle,
15:09on va continuer
15:10à crever la dalle.
15:11Dans un pays
15:11comme la France,
15:12c'est quand même
15:13assez dommage.
15:16Et direction maintenant
15:17la Tour Eiffel
15:17avec sur de nombreuses
15:18plancartes
15:19Mercosur égale poison.
15:21Merci beaucoup
15:22Virginie Garin.
15:24Donc, dans cette manifestation
15:25organisée par la Confédération,
15:27Paysannes,
15:28il est 12h45
15:29sur RTL.
15:30Dans un instant,
15:30l'hommage à Samuel Paty
15:31et Dominique Bernard.
15:34Amandine Bégaud,
15:35RTL Midi,
15:36les auditeurs ont la parole.
15:39Amandine Bégaud,
15:40RTL Midi,
15:41les auditeurs ont la parole.
15:42Il est 12h49 sur RTL,
15:445 ans après l'assassinat
15:46de Samuel Paty
15:46et 2 ans après celui
15:48de Dominique Bernard.
15:49Un hommage leur est rendu
15:50aujourd'hui dans tous
15:51les collèges et lycées
15:52de France.
15:52Bonjour Vincent Serrano.
15:53Bonjour.
15:54Vous êtes rendu ce matin
15:55au collège Condorcet
15:57à Paris
15:58où une minute de silence
15:59a été observée tout à l'heure
16:00à 10h.
16:01Minute de silence nécessaire.
16:03Oui, puisqu'un temps d'échange
16:04a eu lieu avant
16:05la minute de silence.
16:0626 élèves de 3e,
16:07ils ont 14 ans
16:08et ne savent que vaguement
16:10pourquoi ils vont devoir se taire.
16:11Pourquoi ils ont été tués ?
16:13Ça fait un peu un moment
16:14que ça s'est passé
16:16et pour moi,
16:17je n'ai aucun souvenir.
16:17Est-ce qu'il y a quelqu'un ici
16:18qui ne connaît pas Samuel Paty ?
16:21Il y en a deux qui lèvent la main.
16:22Ton prénom ?
16:22Moi, puisqu'il n'y a pas parlé,
16:24on ne peut pas parler.
16:25Mais franchement,
16:26personne n'aime.
16:26Et d'autres mains finissent
16:27par se lever autour de lui.
16:28Moi, je me souviens
16:29que la toute première fois
16:30qu'on avait fait la minute de silence,
16:31on était en primaire
16:32et on était tous dans la cour
16:33alors que là,
16:34on est chacun dans une salle de classe
16:35donc forcément,
16:36ça touche toujours un peu
16:37mais oui, forcément un peu moins.
16:38Pourquoi ça touche moins ?
16:39C'était il y a assez longtemps
16:40et parce qu'on se dit
16:41que vu que c'était longtemps,
16:42peut-être que ça ne va pas se reproduire.
16:44Ton prénom ?
16:44Moi, c'est Victor.
16:45Dis-moi.
16:45Je ne me souviens plus trop
16:46des personnes
16:46mais des événements en plus.
16:48Ce qui ne les empêche pas
16:49de demander à leurs professeurs
16:50s'ils peuvent se lever
16:51pour sept minutes.
16:53Les mains jointes,
16:54la tête baissée pour certains
16:55et tout de suite après,
16:56la dernière question.
16:57Est-ce que des fois,
16:58vous avez peur
16:58quand vous venez au collège ?
17:00C'est une bonne question Kenza,
17:01vous êtes professeur stagiaire.
17:02Vous avez décidé
17:03qu'il y a peu de faire ce métier.
17:04Je pense qu'il ne faut pas avoir peur.
17:06Moi, personnellement,
17:07je n'ai pas peur.
17:08Je pense qu'il faut y penser
17:09mais pas non plus
17:10que ce soit, je dirais,
17:12une obsession
17:12pour ne pas nous empêcher
17:14de faire notre métier.
17:15Ce que tous ces collégiens
17:16retiennent à la fin
17:17de leur cours ce midi
17:18est inscrit à la crée blanche
17:19sur le tableau
17:19Samuel Paty
17:20et Dominique Bernard,
17:22symbole de la liberté d'enseigner.
17:24Minute de silence
17:25plus que jamais nécessaire.
17:27Merci à vous,
17:28Vincent Serrano.
17:29Reportage au collège Condorcet
17:30à Paris, en Israël.
17:32À présent, un peu plus de 24 heures
17:33après leur libération,
17:34les derniers otages encore vivants
17:36qui étaient jusqu'à hier
17:36aux mains du Hamas
17:37sont toujours hospitalisés
17:39mais certains ont commencé
17:41à raconter leurs conditions
17:42de détention.
17:44Gauthier Delon-Bugard,
17:44vous êtes l'envoyé spécial
17:45de RTL sur place.
17:47Tout s'évoque
17:47deux ans d'horreur
17:49marqués par la violence
17:50et par la faim.
17:51Oui, ces hommes
17:52âgés de 21 à 48 ans
17:53commencent à se confier
17:54à leur famille
17:55et aux autorités.
17:56Deux d'entre eux
17:56ont été enchaînés
17:57pendant presque toute
17:58leur captivité,
18:00presque deux ans,
18:01isolés dans le même tunnel
18:02sans aucune nouvelle
18:03du monde extérieur
18:04raconte la presse israélienne.
18:06Elkanah Bobot,
18:07le coproducteur
18:08du Festival Nova
18:08a perdu toute notion
18:10du temps et de l'espace
18:11explique la chaîne 12.
18:13Certains présentent
18:13des traces de torture,
18:14des brûlures,
18:15des cicatrices
18:16sur le corps.
18:17Mon fils se souvient
18:18avoir été battu
18:19si violemment
18:19qu'il a perdu connaissance
18:20raconte la maman
18:21de Matan Angrest,
18:22un soldat libéré hier.
18:24Il dit seulement
18:24quelques phrases
18:25de temps en temps.
18:26Je ne sais pas
18:27d'où il tire sa force
18:27poursuit-elle.
18:28Avinathan Or,
18:29enlevé lors du Festival Nova,
18:31a retrouvé sa compagne
18:32un immense sourire
18:33au moment de la prendre
18:33dans ses bras.
18:34Sur les vidéos
18:35des retrouvailles,
18:36on le voit très amégris.
18:37Le trentenaire a perdu 30
18:39à 40% de son poids
18:40d'après les premiers
18:41rapports médicaux.
18:42Leur ravisseur
18:43mangeait devant eux
18:44alors qu'il souffrait
18:45de la faim,
18:45racontent les journalistes
18:46de la chaîne 13.
18:47La plupart des ex-otages
18:48n'ont quasiment pas pu
18:49prendre de douche
18:50pendant deux ans.
18:51Le manque d'hygiène
18:52a eu des conséquences,
18:53des poux,
18:54des irritations
18:54ou des infections.
18:55Les familles des otages
18:56prévoient une conférence
18:57de presse ce soir
18:58pour partager
18:59de nouveaux éléments
19:00sur les conditions
19:01de détention.
19:01Gauthier Delon-Bugard,
19:03envoyé spécial de RTL
19:04en Israël.
19:05Merci à vous Gauthier.
19:07Au procès de Cédric Jubilard
19:08place aujourd'hui
19:09aux plaidoiries
19:09des avocats des partis civils.
19:11Bonjour Valentin Larkier.
19:13Bonjour.
19:13C'est vous qui suivez
19:14cette audience pour RTL.
19:15Ce matin,
19:16cinq de ses avocats
19:17ont tenté de convaincre
19:18les jurés
19:19de condamner l'accusé.
19:20Parmi elles,
19:21l'avocate d'une des amies
19:22de Delphine,
19:23elle évoque un féminicide.
19:25Oui, depuis des années,
19:26on parle d'affaires Jubilard
19:27mais pour mettre orangé,
19:28il faut plutôt parler
19:29du féminicide de Delphine.
19:31Un terme quasiment absent
19:32du procès.
19:33Il n'y a pas de corps
19:34mais tout y est,
19:35assène l'avocate
19:36dressée face au juge.
19:37Elle énumère
19:37les dénigrements
19:38de Cédric à l'égard
19:39de Delphine,
19:40les critiques,
19:41l'isolement,
19:42les violences décrites
19:43par Louis,
19:43le fils du couple
19:44et elle déroule
19:44un scénario
19:45qui mène à la nuit du 15.
19:47C'est une prison
19:48dans laquelle était Delphine.
19:49Elle veut en sortir,
19:50Cédric le sait.
19:51La rupture se profile
19:52alors il éteint son téléphone
19:53et il passe à l'acte.
19:54Dans son box,
19:55assis sur une chaise,
19:56Cédric Jubilard
19:57se balance d'avant
19:58en arrière.
19:59Il a toujours clamé
20:00son innocence
20:00et son regard ébraqué
20:02sur Maître Rongier.
20:03L'avocate poursuit
20:04L'absence de corps
20:05n'est pas une preuve en moins,
20:07c'est une sauvagerie de plus.
20:08On parle de crime parfait
20:09mais il est plein d'erreurs.
20:10Elle revient sur ces détails
20:12qui vont peser lourd
20:13dans la décision des jurés.
20:14Les lunettes cassées,
20:15la voiture garée
20:16dans le mauvais sens,
20:17les cris entendus
20:18par les voisines
20:18en pleine nuit
20:19ou la scène de dispute
20:20au coin du sapin
20:21décrite par Louis.
20:22L'avocate,
20:23les mains sur ses feuilles,
20:24fixe les jurés
20:25et conclue
20:25Il va vous falloir du courage.
20:28Si vous la quittez,
20:29il y aura des Cédric Jubilard
20:30qui se diront
20:31qu'ils peuvent faire disparaître
20:32leur femme
20:32en toute impunité.
20:34Valentin Larkier
20:34en direct de la Cour d'Assise
20:36du Tarn pour RTL.
20:38Je vous le disais en titre,
20:39ça y est,
20:39depuis ce matin,
20:40vous pouvez vous faire vacciner
20:42contre la grippe.
20:43C'est le début
20:43de la campagne annuelle.
20:44Bonjour Professeur Odile Lhoné.
20:46Bonjour.
20:47Vous êtes infectiologue.
20:49Merci beaucoup
20:50d'être en direct avec vous.
20:52Quelle est la meilleure période
20:53pour se faire vacciner
20:54dès maintenant ?
20:57La campagne commence
20:58dès aujourd'hui
20:59et oui,
21:00il faut commencer
21:00à se vacciner
21:01dès maintenant
21:02parce qu'on ne peut pas
21:03prédire le moment
21:05où le virus va circuler
21:07et qu'il faut entre 10
21:08et 15 jours
21:09entre le moment
21:09où on est vacciné
21:10et celui où on a développé
21:11les anticorps
21:12qui vont nous protéger.
21:13Parfois,
21:13on se dit
21:14si je me fais vacciner
21:15trop tôt,
21:15le vaccin ne sera plus efficace.
21:17C'est faux ça ?
21:19Alors,
21:19le vaccin a une efficacité
21:21sur une période
21:22d'environ 6 mois
21:23donc en démarrant aujourd'hui
21:24on est couvert
21:25sur la période
21:26où le virus circulera.
21:27Ce vaccin,
21:28professeur Launay,
21:29il est fortement conseillé
21:30pour les personnes
21:30les plus sensibles.
21:3119 millions de Français,
21:32les plus de 65 ans,
21:33les femmes enceintes
21:34et tous ceux
21:34qui souffrent de maladies chroniques.
21:36Vous le conseillez aussi
21:37pour le reste de la population ?
21:40Alors,
21:40ce vaccin est prioritairement
21:42recommandé
21:43dans ces populations
21:44que vous venez de mentionner.
21:45Je voudrais ajouter
21:45que pour les personnes
21:46de plus de 65 ans,
21:47on a cette année
21:48des vaccins
21:48qui ont dit augmenté,
21:49qui ont une efficacité
21:51plus importante
21:52sur la population
21:53des plus de 65 ans
21:54et tout le monde
21:55peut se faire vacciner
21:57en sachant
21:58que le vaccin
21:58ne sera remboursé
22:00que pour ceux
22:00qui sont visés
22:01par les recommandations.
22:02Mais vous le conseillez ?
22:03C'est-à-dire par exemple
22:04moi,
22:04j'ai 44 ans,
22:05plutôt en bonne santé,
22:07c'est utile
22:07que je me fasse vacciner ?
22:09Alors,
22:09c'est toujours utile
22:10parce que le vaccin
22:11va diminuer
22:12la symptomatologie
22:14de la grippe
22:14et potentiellement
22:15limiter le risque
22:16que vous soyez
22:17cloué au lit
22:19par un virus
22:20qui, on sait,
22:21peut de façon
22:21assez brutale
22:22avoir des conséquences
22:23certes pas graves
22:26au sens
22:26qu'ils vont nécessiter
22:27une hospitalisation
22:28mais ils peuvent avoir
22:30un impact
22:30sur votre qualité de vie
22:32et sur votre capacité
22:34à avoir
22:34une activité
22:35quotidienne normale.
22:36Merci beaucoup
22:37professeur Odile Launay
22:38d'avoir été avec nous
22:39et on retient donc
22:40qu'on peut se faire vacciner
22:41dès aujourd'hui,
22:43il faut même
22:43ce vaccin,
22:44il est efficace
22:45pendant six mois.
22:46La météo.
22:47La météo avec vous
22:49Anthony Cazmarek,
22:50alors c'était assez
22:50couvert, brumeux
22:52sur une grosse partie
22:53des régions ce matin,
22:54ça y est,
22:54ça s'est levé partout.
22:55Alors presque partout,
22:56il reste encore
22:57quelques grisailles
22:58sur les régions centrales
22:59entre centre-val de Loire,
23:00Bourgogne-Franche-Comté,
23:01Auvergne,
23:02logiquement ça va se lever
23:03dans les deux prochaines heures,
23:05il restera juste encore
23:06de la grisaille
23:06au nord de l'Auvergne
23:07vers le Val-de-Saône,
23:09c'est classique
23:09dans ces régions,
23:10vous en avez l'habitude
23:10et puis ça restera gris
23:12en revanche
23:13sur les Hauts-de-France
23:14et la Haute-Normandie
23:15mais ailleurs,
23:16logiquement,
23:16le soleil va s'imposer
23:17à noter quelques averses
23:19sur le Roussillon
23:20et peut-être des orages
23:21sur l'est de la Corse
23:22cet après-midi,
23:23la Corse qui a besoin d'eau.
23:25Les températures,
23:2615 à 20 degrés au nord,
23:2720 à 24 au sud,
23:28c'est une belle douceur,
23:3017 à Paris,
23:3122 à Biarritz,
23:3224 degrés à Bordeaux.
23:33Merci beaucoup Anthony,
23:36programme de la suite
23:37de la semaine,
23:37ce sera dans quelques
23:38toutes petites minutes.
23:39Business.
23:40Dans un instant sur RTL,
23:42comme chaque jour,
23:43vous avez la parole
23:43on va parler
23:44des faillances d'entreprise,
23:46inquiétudes des chefs
23:47d'entreprise
23:47mais aussi de ce budget,
23:50projet de budget
23:51dévoilé aujourd'hui,
23:52le gel notamment
23:53des pensions de retraite
23:54et des prestations sociales.
23:55Qu'en pensez-vous ?
23:56Vous nous appelez au 3210.
23:58Votre avis nous intéresse,
24:00appelez le 3210.
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