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  • il y a 3 mois
Mettez vous d'accord avec Jacques Myard, Arnaud Benedetti, Virginie Le Guay, Lucas Jakubowicz.

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2025-10-17##

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Transcription
00:00:00Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:05Mettons-nous d'accord aujourd'hui. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue si vous nous rejoignez.
00:00:09Nous sommes le vendredi 17 octobre et nous allons débattre et commenter l'actualité avec Arnaud Benedetti.
00:00:15Bonjour Arnaud, professeur à la Sorbonne, vous avez publié aux portes du pouvoir RN l'inéluctable victoire, point d'interrogation,
00:00:23qui est paru chez Michel Laffont, Virginie Leguay, journaliste, éditorialiste politique à France Info TV. Bonjour.
00:00:30Lucas Jakubowicz, journaliste politique, rédacteur en chef de Décideur Magazine.
00:00:35Et vous avez publié Un animal pour les gouvernés, tout ce qui est paru chez Arquet Éditions.
00:00:40Et on attend votre prochain livre très bientôt.
00:00:43Et puis Jacques Myard qui est là. Bonjour cher Jacques Myard, maire de Maison Laffitte.
00:00:48Il n'est pas là encore. Bon ben on attend Jacques Myard qui va nous brandir ses livres.
00:00:53Et son dernier livre, Bye Bye, démocratie, est paru chez La Fontpresse.
00:00:58On va revenir sur cette intervention hier d'Edouard Philippe, dans l'émission de France 2.
00:01:05Il perd 6 et signe, je ne dois rien à Macron.
00:01:07Il demande le départ anticipé du président de la République.
00:01:10Pour lui, la clé se trouve là.
00:01:12Qu'en pensez-vous ? 0826 300 300.
00:01:15Le budget, c'est une boucherie fiscale, a déclaré le Rassemblement National.
00:01:21Et Trump se prend-il pour le gendarme du monde ?
00:01:24En tout cas, il a eu quelques succès.
00:01:27Bref, également vos coups de cœur et vos coups de gueule.
00:01:30Et on va commencer tout de suite avec Christine Bouillaud, notre correspondante à Toulouse,
00:01:34qui a assisté au procès Jubilard.
00:01:37Vous l'avez suivi.
00:01:39Et racontez-nous l'ambiance ce matin.
00:01:41On attend le verdict aujourd'hui.
00:01:43Cédric Jubilard a prononcé quelques mots ce matin.
00:01:47Bonjour Christine.
00:01:48Bonjour Valérie, bonjour à tous.
00:01:50Bonjour.
00:01:52Christine, racontez-nous un petit peu.
00:01:55Je disais tout à l'heure, en introduction, dans le teasing avec Maxime Liedot,
00:02:01il y a des gens qui ont dormi devant le palais de justice pour pouvoir entrer dans la salle ce matin.
00:02:07Oui, absolument.
00:02:08Depuis 2-3 jours, en effet, comme les places sont chères,
00:02:11il y a une quarantaine de places pour le public dans la salle principale
00:02:13et autant dans la salle de retransmission.
00:02:16Eh bien, des gens, pour être sûrs, peuvent pouvoir assister aux derniers mots de l'accusé.
00:02:21On n'a pas hésité à installer des couvertures, des sacs de couchage,
00:02:24de s'installer avec table et chaises pour y passer la nuit
00:02:27et pour être au premier rang, je dirais, pour assister aux derniers mots de Cédric Jubilard,
00:02:32qu'on a vu arriver vers 9h02,
00:02:35quand la présidente de la cour d'assises a ouvert cette dernière session d'assises,
00:02:40cette dernière journée.
00:02:41C'est très cérémonial, en général, c'est très très court.
00:02:44La présidente entre avec les jurés, tout le monde s'assoit.
00:02:48Elle demande alors à Cédric Jubilard de se lever, qui visiblement n'entend pas.
00:02:52On voit un Cédric Jubilard qui regarde longuement la salle, le public,
00:02:55comme s'il cherchait des visages connus.
00:02:58On sait que sa mère, elle est assise du côté des partis civils,
00:03:01puisqu'elle le condamne d'ores et déjà.
00:03:03Elle estime que son fils a pu tuer Delphine Jubilard.
00:03:06Et donc, il cherche des visages, il s'assoit, il se relève,
00:03:09et il répond à cette question.
00:03:11Est-ce que, M. Jubilard, vous avez quelque chose d'autre à ajouter
00:03:13à ces quatre semaines d'audience, de débats, d'auditions, d'experts, de témoins
00:03:18et de plaidoiries, de réquisitoires ?
00:03:20Et c'est là qu'il dit, je tiens à dire que je n'ai rien fait à Delphine,
00:03:23toujours avec ce ton rapide, sec, saccadé.
00:03:27Et il se rassoit.
00:03:28Et c'est à ce moment-là que la présidente décide de lire auprès des jurés
00:03:32les deux questions auxquelles ils vont devoir répondre depuis maintenant une petite heure,
00:03:37puisqu'ils sont partis en délibération.
00:03:39Ils doivent répondre à deux questions.
00:03:40La première, c'est est-ce que vous, dans votre intime conviction,
00:03:44vous considérez que Cédric Jubilard est coupable du meurtre de Delphine
00:03:48dans la maison de Cagnac-les-Mines dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 ?
00:03:52Et la deuxième question qui a son importance, elle peut paraître étonnante,
00:03:55mais est-ce que Cédric Jubilard était bien le conjoint de Delphine au moment des faits ?
00:04:00Ça, c'est tout simplement parce qu'il faut déterminer qu'ils étaient bien en couple
00:04:05pour pouvoir signifier des circonstances aggravantes,
00:04:09donc un meurtre sur conjoint,
00:04:11et ce qui détermine cette demande de 30 ans de réclusion criminelle
00:04:15qui ont été requises par les deux avocats généraux mercredi soir.
00:04:21Donc ça, c'est les deux questions.
00:04:23Les jurés sont enfermés dans une salle totalement étanche,
00:04:27puisque tous les accès du palais de justice et de cette salle sont désormais fermés
00:04:31et ils vont devoir se prononcer.
00:04:34Ils vont voter, oui ou non, à la première question.
00:04:38À la deuxième, ils ont la possibilité d'avoir un vote blanc qui sera comptabilisé
00:04:42et donc c'est ça qui fixera le quantum de la peine.
00:04:46Il faut sept jurés qui le condamnent,
00:04:49mais il en faut trois seulement pour la quitter,
00:04:52puisqu'ils sont neufs.
00:04:53La loi a changé depuis 2021, la loi a changé.
00:04:56Trois jurés qui décident l'acquittement,
00:04:59et bien Cédric Jubilard sera libéré dès ce soir de sa cellule de la prison de Seyce.
00:05:05Donc c'est effectivement un enjeu colossal,
00:05:08puisque je rappelle, c'est quatre semaines d'audience,
00:05:10on ne sait toujours pas si Défine Jubilard a été tuée ce soir-là,
00:05:14on ne sait toujours pas où est la scène de crime,
00:05:16on ne sait toujours pas comment il aurait pu la tuer.
00:05:19Donc tout ça, ça reste effectivement un grand mystère.
00:05:21Quatre semaines d'audience et le mystère est toujours entier.
00:05:25Virginie Leguet, vous voulez poser une question ?
00:05:28J'ai entendu hier soir les comptes rendus de la journée d'hier,
00:05:32et notamment ceux qui assistaient au procès comme vous, j'imagine,
00:05:36qui ont tous plus ou moins dit que l'avocat qui défendait Cédric Jubilard
00:05:40avait fait une plaidoirie exceptionnelle, j'ai entendu ce mot,
00:05:44formidable, j'ai entendu ce mot,
00:05:47pour finalement souligner les failles de l'enquête,
00:05:50les failles des preuves,
00:05:52et que cette plaidoirie était de nature à faire changer l'avis peut-être des jurys.
00:05:58Est-ce que ça vous paraît vraisemblable ?
00:06:01Oui, parce que cette plaidoirie, je vous confirme,
00:06:04était en tout point de vue absolument exceptionnelle,
00:06:08de l'avis de confrères qui sont ce qu'on appelle des aguerris,
00:06:12des palais de justice, mon confrère du Figaro,
00:06:14ma collègue du Monde, vous diront,
00:06:15et qui assistent absolument à tous les procès,
00:06:17ont assisté à une plaidoirie,
00:06:19à montrer dans les écoles de la magistrature et des écoles d'avocats.
00:06:22Cette avocate, on va dire pugnace, jeune, n'a rien lâché,
00:06:29elle suit Cédric Jubilard depuis 4 ans,
00:06:31alors elle est arrivée dans le dossier avec Maître Alexandre Martin,
00:06:33j'explique,
00:06:34c'est parce que Cédric Jubilard,
00:06:37quand il est interpellé la première fois,
00:06:39donc il est pris dans les mailles du filet,
00:06:41il a d'abord un avocat commis d'office,
00:06:43un avocat d'Albi,
00:06:44qui se rend compte de l'énormité du dossier,
00:06:46il se dit tout seul, je ne vais pas y arriver,
00:06:47donc il fait appel à deux collègues, à lui,
00:06:49qui sont au barreau de Toulouse,
00:06:51donc Maître Martin et Maître Franck,
00:06:54et elle prend le lead sur ce dossier-là,
00:06:57et ce n'est pas usurpé que de dire sa plaidoirie d'hier,
00:07:01a sans doute, sans doute,
00:07:02jeté des petits cailloux de doute dans la tête des jurés
00:07:05que l'on a vus ne jamais lâcher le discours,
00:07:08la plaidoirie de l'avocate.
00:07:10Effectivement, elle a mis en avant tout ce que l'enquête n'a pas fait,
00:07:13ou n'a pas dit,
00:07:14ou n'a pas pu apporter d'éclaircissement,
00:07:17comme par exemple l'heure où se serait passée,
00:07:20ce coup de folie, comme l'a dit l'avocat général,
00:07:23ce coup de sang de Cédric Jubilard sur son épouse,
00:07:26parce qu'il apprenait qu'elle avait décidé de partir,
00:07:29parce que, à ce moment-là,
00:07:30contrairement à ce qu'on imagine,
00:07:31par les déclarations du fils du couple,
00:07:35du petit Louis,
00:07:36à ce moment-là, Delphine est avec son fils devant la télévision,
00:07:38donc effectivement, il y a des incohérences,
00:07:40et ça, je peux vous dire que ça pèse lourd,
00:07:42effectivement, dans la tête des jurés,
00:07:44et dans la tête, alors, peut-être pas dans la tête des jurés professionnels,
00:07:47mais dans la tête des jurés populaires,
00:07:49on imagine, parce que, eux,
00:07:51il faut savoir qu'ils vont partir, là, en délibération,
00:07:53ils n'ont plus accès au dossier,
00:07:54ils n'ont pas eu accès au dossier avant,
00:07:55ils ont pris des notes,
00:07:56et ils ne peuvent faire appel qu'à leur conscience,
00:07:59en leur intime conviction,
00:08:01est-ce qu'ils ont été convaincus, finalement,
00:08:03dans un sens comme dans un autre,
00:08:04de ce qu'on leur raconte,
00:08:05et de ce qu'on a mis en avant dans cette procédure.
00:08:07Mais j'ajoute que Maître Franck, dans sa plaidoirie,
00:08:11a semé le doute sur beaucoup d'éléments,
00:08:14elle ne dit pas ce qui s'est passé,
00:08:15mais elle a pris le dossier dans son intégralité,
00:08:18en disant, voilà, ça, on n'a pas répondu,
00:08:20ça, c'est quand même troublant,
00:08:22l'horaire du crime, les lunettes cassées,
00:08:25le sens de la voiture,
00:08:26tous ces éléments-là,
00:08:27et on ne peut pas juger,
00:08:28et je trouve que cette phrase est assez importante,
00:08:30pour nous, citoyens, et dans la vie de tous les jours,
00:08:33on ne peut pas juger un sale type,
00:08:34on doit condamner un coupable.
00:08:36Voilà, c'est ce qu'elle a demandé.
00:08:37Après, il y a le témoignage du fils qui va peser aussi,
00:08:40il va peser assez lourdement.
00:08:42Alors là aussi, elle s'en est servie,
00:08:45et c'est vrai qu'il y a quelque chose d'assez déstabilisant.
00:08:49Elle a raconté que, en fait,
00:08:51dans les déclarations et les dépositions de cet enfant,
00:08:53qui aujourd'hui a 11 ans,
00:08:55eh bien, dans les premières déclarations,
00:08:56il ne parle pas de dispute,
00:08:58elle a relié ses dépositions,
00:08:59et c'est qu'après, une fois qu'il est sorti du foyer conjugal,
00:09:02donc quelle véracité qu'il dit,
00:09:05et alors le summum, ça a été effectivement cette lettre
00:09:07qui a été écrite il y a quelques jours
00:09:09et qui a été lue à l'audience,
00:09:10où on sent, alors, non pas qu'elle a été téléguidée
00:09:12ou qu'il y a quelqu'un qui lui tient la main,
00:09:14mais on sent que cet enfant,
00:09:15et son avocate nous l'a expliqué à l'audience,
00:09:17ce petit garçon, aujourd'hui,
00:09:19elle a expliqué qu'il prend le bus tous les matins
00:09:21pour aller au collège,
00:09:22que le chauffeur du bus scolaire met la radio
00:09:24et qu'il entend l'affaire Jubilat.
00:09:26Il est dans un collège, tout le monde a un téléphone.
00:09:27Cette affaire, elle est suivie partout,
00:09:29et donc, il est imprégné par cette histoire,
00:09:32et donc, quel est le vrai du faux ?
00:09:33Comment cet enfant peut se construire à travers tout ça ?
00:09:36Elle a rappelé qu'effectivement,
00:09:37c'était un lourd poids qui lui était mis sur les épaules
00:09:40que de s'appuyer sur cette déclaration
00:09:43pour dire, c'est à ce moment-là,
00:09:44puisqu'il a vu ses parents se disputer,
00:09:45que forcément, Cédric Jubilat a tué sa femme.
00:09:47À quelle heure est attendu le verdict ?
00:09:49On ne sait pas exactement,
00:09:50ça peut durer une heure,
00:09:51comme plusieurs heures, évidemment,
00:09:53dans un procès d'assises.
00:09:54Absolument, on nous dit que la présidente
00:09:57souhaiterait un verdict en tout début d'après-midi,
00:10:01mais bon, ça, c'est effectivement ce que l'on souhaite,
00:10:04bien sûr, contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis,
00:10:07ils sont guidés par des professionnels,
00:10:10donc les choses vont peut-être aller un petit peu plus vite,
00:10:12mais ça a démarré vers 9h30, on va dire.
00:10:15Sans doute, il y aura-t-il une pause déjeuner,
00:10:16et on sera assez vite fixés.
00:10:19Quoi qu'il en soit, il y aura un procès bis du procès Jubilat,
00:10:22parce que les deux parties ont annoncé qu'elles allaient faire appel,
00:10:25donc je le rappelle, s'il est acquitté, il sort ce soir,
00:10:28même s'il appelle de la part du parquet général.
00:10:30Deuxième chose, s'il est condamné,
00:10:31ses avocats vont faire appel aussi,
00:10:34compte tenu d'étendre du dossier,
00:10:35mais la particularité qui risque de se passer,
00:10:37c'est que comme il ne sera toujours pas condamné définitivement,
00:10:40puisqu'il fait appel,
00:10:42eh bien, il va pouvoir demander une remise en liberté.
00:10:45Et donc, compte tenu du fait qu'il est en détention
00:10:49depuis 4 ans et demi à l'isolement, à la prison de Seyce,
00:10:51il est fort probable que la justice soit obligée de le libérer,
00:10:55et que donc, sur ce deuxième procès,
00:10:57puisque là, il est toujours présumé inostante,
00:10:59eh bien, Cédric Jubilat comparaît une deuxième fois
00:11:01devant une cour d'assises,
00:11:02ça sera la cour d'appel d'assises de Toulouse,
00:11:04eh bien, cette fois, en qualité de...
00:11:07Enfin, en tous les cas, en liberté,
00:11:08ce qui change.
00:11:09Beaucoup pour avoir assisté au procès Viguier,
00:11:11les deux acquittements qui ont eu lieu,
00:11:13Jacques Viguier comparaissait libre,
00:11:16et ce qui a, pour les yeux des jurés,
00:11:18une autre forme, c'est-à-dire toute compte,
00:11:20dans un dossier, et c'est vrai que c'est quand même
00:11:22tout à fait différent d'arriver libre
00:11:24à son propre procès, que d'arriver
00:11:25menotté entre deux gendarmes
00:11:28dans son box vitré.
00:11:29Merci beaucoup, Christine, pour toutes ces précisions,
00:11:32évidemment, on vous retrouvera tout au long de la journée
00:11:34sur l'antenne de Sud Radio,
00:11:36et n'hésitez pas, évidemment,
00:11:37à intervenir, si le verdict,
00:11:41par hasard, intervenait plus tôt.
00:11:44On se retrouve, nous, dans un instant,
00:11:46pour commenter l'actualité,
00:11:47Edouard Philippe, Donald Trump,
00:11:49le budget, avec des impôts, des impôts, des impôts.
00:11:53A tout de suite sur Sud Radio.
00:11:54Sud Radio, mettez-vous d'accord,
00:11:57Valérie Expert.
00:11:59Sud Radio, le 10h midi,
00:12:01mettez-vous d'accord,
00:12:02Valérie Expert.
00:12:03Et nous sommes ensemble avec Arnaud Benedetti,
00:12:06Virginie Le Guay, Lucas Jakubowicz et Jacques Myard.
00:12:10Bonjour Jacques Myard, vous êtes...
00:12:11Salut les fraternités.
00:12:12Voilà, Bye Bye Démocratie chez La Fontpresse,
00:12:15non, vous avez envie de nous en montrer un autre ?
00:12:17Le successeur de Bye Bye Démocratie est sous presse.
00:12:22Et ça s'appellera...
00:12:22Je vous en parlerai plus tard.
00:12:24Et ça s'appellera...
00:12:25Secret Défense.
00:12:26Secret Défense, bon, on ne le saura pas.
00:12:30Donc, je voudrais qu'on vienne sur les déclarations
00:12:32d'Edouard Philippe.
00:12:33Hier, il était l'invité de nos confrères de France 2
00:12:36dans l'émission politique.
00:12:39Et deux phrases qui ont retenu, évidemment,
00:12:42l'attention, qui ont fait sursauter,
00:12:44peut-être, un petit peu tout le monde ou pas,
00:12:46je ne sais pas.
00:12:47Écoutez, il demande la démission,
00:12:48le départ anticipé d'Emmanuel Macron.
00:12:52Écoutez.
00:12:52Je leur dis que dire ce qu'on pense,
00:12:54ça n'est jamais trahir.
00:12:55Qu'en revanche, ne pas dire ce qu'on pense,
00:12:58c'est souvent trahir.
00:12:58Se trahir soi-même et trahir l'exigence
00:13:01que l'on doit avoir à l'égard de son pays.
00:13:03Je dis ce que je pense.
00:13:04J'ai beaucoup de respect pour le président de la République
00:13:05qui m'a nommé Premier ministre,
00:13:07mais je ne lui dois rien.
00:13:08Il est venu me chercher,
00:13:09et puis il a cessé ce travail collectif
00:13:12que nous avions engagé.
00:13:13Quand il l'a souhaité,
00:13:14il en avait parfaitement le droit.
00:13:15Ce n'est pas ça que tu voulais ?
00:13:16Alors, non, ce n'est pas ce leçon que je voulais.
00:13:19Ça, c'est effectivement,
00:13:20il dit je ne lui dois rien,
00:13:21ce qui est effectivement là aussi
00:13:22une phrase pour le moins étonnante.
00:13:24C'est lui qui est venu me chercher.
00:13:26Mais ce que je voulais entendre,
00:13:27c'était la partie où il demande
00:13:32la démission d'Emmanuel Macron.
00:13:34J'entends le président de la République
00:13:35dire qu'il est le garant de la stabilité.
00:13:37Mais objectivement,
00:13:38qui a créé cette situation
00:13:39de très grande instabilité ?
00:13:40Et pourquoi ?
00:13:41Il se trouve que c'est lui.
00:13:42Je pense qu'il a une responsabilité éminente
00:13:44à la fois dans la cause de cette affaire
00:13:46et dans la façon de le régler.
00:13:47Mais vous savez,
00:13:48je n'ai pas formulé cette position
00:13:50parce que je pensais
00:13:51qu'elle serait populaire
00:13:52ou parce que j'espérais convaincre le président.
00:13:54Le président, il a envie d'aller
00:13:55au terme de son mandat.
00:13:56Et je peux le comprendre.
00:13:57Je l'ai dit parce que je pense
00:13:58que c'est la seule décision digne
00:14:00qui permet d'éviter 18 mois
00:14:02d'indétermination et de crise
00:14:05qui se terminera mal, je le crains.
00:14:08Voilà.
00:14:09Donc, décidement de départ,
00:14:11il dit qu'une législative
00:14:13ne changerait rien
00:14:14et que c'est le président de la République
00:14:16qui est, objectivement,
00:14:19celui qui crée cette instabilité.
00:14:21Virginie Le Guet,
00:14:21vous qui observez la politique
00:14:23depuis longtemps,
00:14:24il y a le fond et la forme.
00:14:25Il y a cette sortie assez cache.
00:14:30Et puis, pareil,
00:14:30de dire je ne lui dois rien,
00:14:31il est venu me chercher.
00:14:34Vous la comprenez comment ?
00:14:35Il lui doit,
00:14:36qu'il le veuille ou non,
00:14:37d'avoir été Premier ministre
00:14:38pendant trois ans,
00:14:40fonction à laquelle, finalement,
00:14:43rien ne le prédestinait vraiment.
00:14:45Il était aux côtés d'Alain Juppé
00:14:47jusqu'alors,
00:14:49dont il avait préparé
00:14:51la campagne présidentielle.
00:14:52Puis, finalement,
00:14:52Alain Juppé n'a même pas été en mesure
00:14:54de se présenter
00:14:54puisqu'il a échoué aux primaires.
00:14:57Donc, il lui doit quand même
00:14:58d'avoir eu ce poste-là
00:14:59pendant trois ans.
00:15:00Et il lui doit,
00:15:02alors, je ne sais pas
00:15:02ce qu'il lui doit
00:15:03ou ce qu'on se doit en politique
00:15:04où, finalement,
00:15:05personne ne veut jamais
00:15:06devoir rien à personne,
00:15:07il lui doit aussi
00:15:08d'avoir été donc en mesure
00:15:10de dire
00:15:11je serai peut-être candidat en 2027.
00:15:13Moi, je trouve
00:15:14qu'Édouard Philippe
00:15:15qui a annoncé
00:15:17sa possible candidature
00:15:19il y a déjà fort longtemps
00:15:20a été bien silencieux
00:15:22au moment où
00:15:23l'actualité a mis en avant
00:15:25des thèmes
00:15:26qui étaient
00:15:26très chers à la droite
00:15:28dont il fait partie,
00:15:29enfin, moi que je ne me trompe,
00:15:30qui était d'abord
00:15:31la loi sur les retraites.
00:15:33Justement, là,
00:15:34je ne l'ai pas beaucoup entendu dire
00:15:35il faudrait, il ne faudrait pas,
00:15:37je propose, je dis que...
00:15:38Il a été très, très silencieux.
00:15:39Il a laissé le pays un peu
00:15:41se déchirer
00:15:42entre ceux qui étaient pour
00:15:43et ceux qui étaient contre.
00:15:44Et il a été tout aussi silencieux
00:15:45lorsqu'il y a eu cette loi
00:15:47sur l'immigration.
00:15:48Donc, j'entends bien
00:15:49qu'il économise sa parole,
00:15:51j'entends bien que tout d'un coup
00:15:52il se dit
00:15:52ah zut,
00:15:53l'élection présidentielle arrive,
00:15:54il faut que je coupe le cordon
00:15:56et que je me lance.
00:15:57Mais je trouve que
00:15:58c'est un peu trop
00:15:59exagéré
00:16:01de dire
00:16:02quand on est Édouard Philippe
00:16:03et quand on brigue
00:16:04à ce poste
00:16:06qui est donc président de la République,
00:16:07quand on dit
00:16:07eh bien, Emmanuel Macron
00:16:09n'a qu'à partir.
00:16:09Ça fragilise
00:16:10Oui, c'est ça.
00:16:11Est-ce que c'est le moment
00:16:12de dire ça ?
00:16:12Ça fragilise les institutions
00:16:13auxquelles d'ailleurs
00:16:15il se réfère sans arrêt
00:16:16et ça rend possible l'idée
00:16:17que quand un président
00:16:19finalement déplaît
00:16:20ou quand il est peu aimé
00:16:22par une partie de la population,
00:16:23ce qui est tout à fait le cas
00:16:23et même une grande partie
00:16:24d'Emmanuel Macron,
00:16:25il n'y a qu'à demander son départ.
00:16:27Je trouve que c'est léger
00:16:28dans tous les sens.
00:16:30Oui, Lucas,
00:16:31Jacob Levit.
00:16:31Bon, ce qu'il faut retenir,
00:16:33c'est qu'Édouard Philippe
00:16:34veut être président de la République.
00:16:35Et Édouard Philippe,
00:16:36c'est quelqu'un d'intelligent.
00:16:37Ça, ça ne nous a pas échappé.
00:16:39C'est quelqu'un d'intelligent,
00:16:40ça ne vous a pas échappé non plus.
00:16:41Il est intelligent
00:16:42et il connaît l'histoire
00:16:43de la Ve République.
00:16:45Dans l'histoire
00:16:45de la Ve République,
00:16:46il y a une constante.
00:16:47Quand on veut hériter
00:16:48du poste de président,
00:16:50il faut toujours,
00:16:51entre guillemets,
00:16:52tuer le père.
00:16:53Regardez,
00:16:53on peut amuser,
00:16:54on peut s'amuser
00:16:54à reprendre
00:16:55certaines histoires.
00:16:57Souvenez-vous,
00:16:58en mai 1968,
00:17:00Georges Pompidou,
00:17:00qui se rêve successeur,
00:17:02commence à trahir De Gaulle.
00:17:04On est d'accord.
00:17:05Valéry Giscard d'Estaing,
00:17:06quand il veut être président
00:17:07en 1974,
00:17:08il se démarque du gaullisme.
00:17:10On est d'accord.
00:17:12Lionel Jospin,
00:17:13quand il veut succéder
00:17:15à François Mitterrand
00:17:15en 1995,
00:17:17qu'est-ce qu'il fait ?
00:17:17A l'époque,
00:17:18il choque une partie
00:17:19des socialistes
00:17:19en réclamant
00:17:20un droit d'inventaire.
00:17:22Nicolas Sarkozy,
00:17:23qu'est-ce qu'il fait
00:17:24pour se démarquer
00:17:24de Jacques Chirac ?
00:17:26Il parle de rupture
00:17:27et il parle de Jacques Chirac
00:17:28comme étant un roi fainéant.
00:17:30Benoît Hamon,
00:17:31qu'est-ce qu'il fait
00:17:32quand il veut s'opposer
00:17:33à François Hollande ?
00:17:34Il le critique,
00:17:35il se fait virer
00:17:36du gouvernement
00:17:36et il se présente
00:17:38comme un opposant
00:17:39à François Hollande.
00:17:40Donc finalement,
00:17:41ce que fait Édouard Philippe,
00:17:42c'est le son de l'histoire.
00:17:44Alors,
00:17:44il force un peu le trait.
00:17:45Il force un peu le trait,
00:17:46il y va à la sulfateuse,
00:17:48mais pour une bonne raison,
00:17:49c'est que le président
00:17:50de la République actuelle
00:17:51est extrêmement impopulaire
00:17:53et il ne peut pas
00:17:54se présenter
00:17:55comme le dauphin
00:17:55d'Emmanuel Macron.
00:17:57Édouard Philippe,
00:17:58il a autour de lui
00:17:59beaucoup d'élus de terrain,
00:18:00beaucoup de députés.
00:18:01Il a observé une chose
00:18:02pendant les dernières législatives.
00:18:05Rappelez-vous,
00:18:06Renaissance avait proposé
00:18:07deux affiches de campagne
00:18:09pour leurs candidats.
00:18:10Première affiche,
00:18:11on pose avec Emmanuel Macron.
00:18:13Deuxième affiche,
00:18:14on pose avec Gabriel Attal.
00:18:16Tous les candidats
00:18:17qui ont été élus
00:18:19ont choisi de poser
00:18:20avec Gabriel Attal.
00:18:21Pas avec Emmanuel Macron.
00:18:23Électoralement,
00:18:24il porte la scoumoune.
00:18:25C'est devenu un repoussoir.
00:18:27Donc, logiquement,
00:18:28Édouard Philippe
00:18:29qui veut succéder
00:18:30à Emmanuel Macron
00:18:31et être de facto
00:18:32le successeur
00:18:33du bloc central
00:18:34est obligé
00:18:35de tuer le père.
00:18:36Il n'a pas le choix
00:18:36parce que d'ailleurs
00:18:37même les électeurs
00:18:38du bloc central
00:18:39veulent tuer le père.
00:18:40Oui.
00:18:400-826-300-300.
00:18:42Qu'en pensez-vous ?
00:18:43Le départ anticipé
00:18:44d'Emmanuel Macron
00:18:45est souhaité
00:18:46par une majorité
00:18:47de Français.
00:18:47Je crois que c'est
00:18:47de l'ordre de 70%.
00:18:49Dont des macronistes.
00:18:50Dont des électeurs
00:18:51macronistes.
00:18:51Absolument.
00:18:517 Français sur 10.
00:18:53On vous attend
00:18:54au standard
00:18:54de Sud Radio.
00:18:55Jacques Myard,
00:18:57vous avez entendu
00:18:57ce que vient de dire
00:18:58Lucas.
00:18:59Effectivement,
00:18:59c'est la...
00:19:01Je suis en désaccord
00:19:02sur un point.
00:19:04C'est que je n'ai pas
00:19:04tué le père.
00:19:05Le père est déjà mort.
00:19:06C'est aussi simple
00:19:07que ça.
00:19:08Et donc,
00:19:08en réalité,
00:19:09on voit très bien
00:19:11qu'on est dans une impasse
00:19:12et qu'on n'a pas de solution.
00:19:13S'il y avait
00:19:14une dissolution aujourd'hui,
00:19:15qu'est-ce qui se passerait ?
00:19:16On retrouverait
00:19:17une assemblée
00:19:18aussi hétéroclite,
00:19:20aussi ingouvernable
00:19:21que celle
00:19:22qui a été dissoute.
00:19:24Avec peut-être
00:19:24une majorité relative
00:19:26du Rassemblement national.
00:19:27Non, non, non.
00:19:27Seule l'élection présidentielle
00:19:29est capable
00:19:30de remettre
00:19:30la pyramide
00:19:31sur ses bases.
00:19:32C'est-à-dire
00:19:33une cohérence.
00:19:34Et donc,
00:19:34il y aurait
00:19:35une majorité cohérente
00:19:37après une élection présidentielle.
00:19:39C'est ce que dit
00:19:40Shuttle,
00:19:40qui est le fratère général
00:19:41du Conseil constitutionnel,
00:19:43qui l'a dit
00:19:43dans un papier
00:19:44du Figaro,
00:19:45a raison.
00:19:46C'est qu'on est
00:19:47aujourd'hui
00:19:48dans l'impasse.
00:19:49Et donc,
00:19:50il y a un moment,
00:19:51de Gaulle,
00:19:51lorsqu'il a perdu
00:19:52un référendum,
00:19:53il est parti.
00:19:55Eh bien,
00:19:55M. Macron,
00:19:57locataire éphémère
00:19:58à l'Élysée,
00:19:59devrait partir,
00:20:00point barre.
00:20:01Donc,
00:20:01il a raison,
00:20:01Edouard Philippe,
00:20:02c'est ce que vous êtes
00:20:02en train de dire.
00:20:03Cela étant,
00:20:04ce n'est pas pour autant
00:20:04qu'on votera pour lui.
00:20:05Vous nous direz
00:20:09dans un instant
00:20:10ce que vous en pensez,
00:20:11vous,
00:20:12Arnaud Benedetti,
00:20:13et vous aussi,
00:20:13auditeur de Sud Radio
00:20:140826 300 300.
00:20:16Est-ce qu'Emmanuel Macron
00:20:18doit partir ?
00:20:19Il a dit
00:20:19qu'il ne partirait pas.
00:20:21Néanmoins,
00:20:21c'est une petite musique
00:20:22qui est en train
00:20:23de monter très sérieusement.
00:20:24A tout de suite.
00:20:27Et on est ensemble
00:20:32avec vous sur Sud Radio,
00:20:33donc où nous parlions
00:20:34de ces déclarations
00:20:35d'Edouard Philippe,
00:20:37la seule décision digne
00:20:38qui permet d'éviter
00:20:3918 mois
00:20:40d'indétermination
00:20:42et de crise,
00:20:44c'est le départ anticipé
00:20:45d'Emmanuel Macron.
00:20:47Comment vous comprenez
00:20:48ces mots ?
00:20:49On a vu
00:20:50tuer le père,
00:20:50mais le père est déjà mort,
00:20:52nous disait Jacques Miard,
00:20:53Arnaud Benedetti.
00:20:54Non,
00:20:54mais indépendamment
00:20:55de l'émetteur,
00:20:56en l'occurrence,
00:20:57Edouard Philippe,
00:20:58je pense que l'analyse
00:20:59qu'il fait
00:21:00est une analyse
00:21:02qui, en effet,
00:21:03correspond à l'esprit
00:21:03de la Constitution.
00:21:05C'est-à-dire que le niveau
00:21:06de défiance
00:21:07dans lequel
00:21:08est plongé aujourd'hui
00:21:10Emmanuel Macron,
00:21:11l'instabilité
00:21:12des institutions
00:21:13dont il est quand même
00:21:15responsable,
00:21:16parce qu'on me dit
00:21:16oui, bon,
00:21:17mais oui,
00:21:17c'est rajouter l'instabilité
00:21:18à l'instabilité.
00:21:19Non, aujourd'hui,
00:21:20on est dans une situation
00:21:21profondément instable,
00:21:23font que,
00:21:23en toute logique,
00:21:25Emmanuel Macron
00:21:26devrait en tirer
00:21:26les conséquences.
00:21:27Il n'en tirera pas
00:21:28les conséquences,
00:21:28évidemment,
00:21:29on le sait très bien.
00:21:29il tentera tout
00:21:33pour aller
00:21:33jusqu'au bout
00:21:34de son mandat,
00:21:37sauf circonstances
00:21:38exceptionnelles.
00:21:40Mais je crois
00:21:41que,
00:21:42de ce point de vue,
00:21:43Edouard Philippe
00:21:43n'a pas tort.
00:21:44Il fait une lecture
00:21:45qui me paraît
00:21:46assez conforme
00:21:46avec l'esprit
00:21:47de la Constitution,
00:21:48même si, quand même,
00:21:49il faut rappeler,
00:21:50beaucoup de présidents
00:21:50de la République
00:21:51ont été désavoués
00:21:52en cours de mandat.
00:21:53Il y a eu quand même
00:21:53François Mitterrand
00:21:54qui a été deux fois battu
00:21:55aux élections législatives,
00:21:57Jacques Chirac aussi,
00:21:58qui a perdu un référendum.
00:21:59Et eux-mêmes
00:22:00ont eu une pratique
00:22:01très différente
00:22:01de celle
00:22:02du général de Gaulle.
00:22:05Mais la réalité,
00:22:07aujourd'hui,
00:22:08moi je suis de ceux
00:22:08qui pensent,
00:22:09et je l'ai déjà dit
00:22:09plusieurs fois,
00:22:10c'est qu'il faut remettre
00:22:11les compteurs à zéro
00:22:12et que pour remettre
00:22:13les compteurs à zéro,
00:22:14l'élection,
00:22:15qui est quand même
00:22:16l'élection matricielle
00:22:17de la Ve République,
00:22:18c'est-à-dire
00:22:19l'élection présidentielle,
00:22:20me semble en effet
00:22:21la bonne fenêtre.
00:22:24La bonne fenêtre.
00:22:25je ne suis pas du tout sûr
00:22:28en effet qu'une élection
00:22:29législative
00:22:30et qu'une dissolution,
00:22:31c'est peut-être d'ailleurs
00:22:32ce vers quoi
00:22:33on va finir par arriver,
00:22:35soit en effet
00:22:36de,
00:22:37j'allais dire,
00:22:39en mesure
00:22:40de remettre
00:22:41et de restabiliser
00:22:42le système.
00:22:42Parce que,
00:22:43bon,
00:22:43peut-être qu'il y aura
00:22:43une majorité relative,
00:22:44quand bien même
00:22:45il y a une majorité relative,
00:22:46comme le dit Virginie
00:22:47du Rassemblement National,
00:22:48mais gouverner
00:22:49avec une majorité relative
00:22:51en période de cohabitation,
00:22:53c'est difficile
00:22:54quand vous avez
00:22:54une majorité absolue,
00:22:56mais une majorité relative
00:22:57en cohabitation
00:22:59avec Emmanuel Macron,
00:23:00avec un parti
00:23:01ou une formation politique
00:23:02qui jusqu'à présent
00:23:03quand même
00:23:03n'a jamais eu
00:23:04l'expérience du pouvoir,
00:23:06très franchement,
00:23:06ça va être très compliqué.
00:23:08Mais la seule manière
00:23:09d'avoir une stabilité politique,
00:23:10c'est avec l'élection présidentielle.
00:23:12C'est l'élection présidentielle,
00:23:13c'est ce que je pense,
00:23:14oui, bien sûr.
00:23:14Donc la dissolution
00:23:15ne changera pas grand-chose,
00:23:17visiblement.
00:23:17C'est une solution intermédiaire
00:23:19qui ne me paraît pas
00:23:20la hauteur du problème.
00:23:20Oui, ce sera même pire,
00:23:21c'est ça.
00:23:22Après qu'Édouard Philippe
00:23:23joue sa partition personnelle,
00:23:24je crois que ça n'échappera
00:23:25à personne en l'occurrence.
00:23:25Mais quand les gens
00:23:26parlent de dissolution,
00:23:27la dissolution,
00:23:28il faut bien comprendre
00:23:29que ça n'arrangera pas
00:23:30la situation de la France
00:23:31d'aucune manière.
00:23:32Non, mais d'ailleurs,
00:23:33je crois, juste un point,
00:23:34je crois que majoritairement,
00:23:35il faudrait regarder
00:23:35les études d'opinion,
00:23:36les Français sont plus favorables
00:23:38au départ du président
00:23:38de la République
00:23:39plutôt qu'à une dissolution.
00:23:41De toute façon,
00:23:42ils sont majoritairement
00:23:42favorables à un retour aux urnes.
00:23:44Ça, c'est clair.
00:23:45Que ce soit la dissolution
00:23:46ou l'élection présidentielle.
00:23:47Mais il me semble
00:23:48qu'il faudrait regarder de près
00:23:49et il me semble
00:23:49que c'est l'élection présidentielle
00:23:50qui l'emporte.
00:23:51Je voulais dire une chose.
00:23:53L'élection présidentielle,
00:23:54on en a une en 2022
00:23:56qui a réélu Emmanuel Macron
00:24:00face à Marine Le Pen
00:24:01au deuxième tour
00:24:01mais qui, dans la foulée,
00:24:02ce qui est assez rare,
00:24:03ne lui a pas accordé
00:24:04la majorité absolue.
00:24:06Et donc,
00:24:07ce n'est pas une garantie
00:24:08de stabilité
00:24:09l'élection présidentielle.
00:24:10Et surtout,
00:24:12j'ajouterais
00:24:12qu'une élection présidentielle
00:24:14anticipée
00:24:15créera un mouvement
00:24:17de panique,
00:24:20de saisissement.
00:24:20Ça devra se faire très vite.
00:24:22Ça se fera dans un climat
00:24:22très tendu.
00:24:24Je ne suis pas sûre
00:24:24que les résultats
00:24:25seront de nature
00:24:27à péser le pays.
00:24:30Vous voulez la dictature ?
00:24:32Vous voulez la dictature ?
00:24:33Vous demandez que
00:24:34il n'y a pas d'autre solution.
00:24:35Je vois que vous êtes
00:24:36d'une humeur épatante
00:24:37mais je ne répondrai pas
00:24:37à votre réflexion.
00:24:40Alors,
00:24:41Lucas ?
00:24:43Non,
00:24:44je pense qu'on prend
00:24:44le problème à l'envers.
00:24:45Imaginons que
00:24:46le président de la République
00:24:47démissionne,
00:24:48qu'il y ait une élection
00:24:48anticipée.
00:24:50Aux gens qui se disent
00:24:51une nouvelle élection
00:24:52présidentielle,
00:24:53un nouveau président
00:24:54apportera de la stabilité,
00:24:55c'est faux.
00:24:56On peut avoir
00:24:57un président du bloc central,
00:24:58on peut avoir Marine Le Pen,
00:24:59on peut avoir une chaise,
00:25:00on peut avoir une chèvre,
00:25:01on peut avoir tout ce que vous voulez.
00:25:03Il restera une immense rupture
00:25:04qui date de 2022.
00:25:06C'est qu'aujourd'hui,
00:25:07l'Assemblée nationale,
00:25:08elle est divisée
00:25:08en trois blocs.
00:25:10Ce qui n'était pas le cas avant.
00:25:11Avant,
00:25:11c'était très simple,
00:25:12on avait l'EPS
00:25:13avec des petits partis satellites
00:25:14et on avait la droite
00:25:15avec des petits partis satellites.
00:25:17Aujourd'hui,
00:25:18on a trois grands blocs.
00:25:19Quel que soit le président,
00:25:20on sait d'avance
00:25:21qu'il n'aura pas
00:25:22la majorité absolue
00:25:23ou alors très difficilement.
00:25:25On ne sait pas,
00:25:25on ne sait pas,
00:25:26ce n'est pas sûr.
00:25:27Ce n'est pas certain,
00:25:28Jacques Miarre.
00:25:29Je n'en ai aucune idée.
00:25:30Non, non,
00:25:31moi je pense
00:25:32et je suis tout à fait d'accord
00:25:33avec ce que l'a dit
00:25:34notre ami Benéry,
00:25:35c'est que l'élection présidentielle,
00:25:37c'est la matrice de la cinquième.
00:25:39Et à partir du moment
00:25:40où il y a un président
00:25:41ou une présidente
00:25:43qui est élue
00:25:44par le supraje universel,
00:25:46elle entraînera derrière
00:25:48ou il entraînera derrière
00:25:49une remise à plat
00:25:51et une majorité cohérente.
00:25:53La cohérence,
00:25:55j'en suis certain
00:25:56et ça a été le cas.
00:25:5822 est effectivement
00:26:00contraire à ça
00:26:01tout simplement
00:26:02parce qu'il y a eu
00:26:04un moment
00:26:04où Macron a été opposé
00:26:07à Le Pen
00:26:07dans des conditions
00:26:08qui n'étaient pas celles
00:26:09qui prévaudra
00:26:10la prochaine fois.
00:26:12Écoutez Jean-Pierre Raffarin
00:26:13qui était l'invité
00:26:14de Maxime Liedot
00:26:15ce matin
00:26:15dans la matinale
00:26:16de Sud Radio.
00:26:17L'autre alternative
00:26:18de la coalition
00:26:19qui est la dissolution
00:26:20telle que c'est présenté
00:26:21aujourd'hui,
00:26:22la dissolution
00:26:22apportera encore
00:26:23plus de divisions
00:26:23qu'aujourd'hui.
00:26:24C'est quoi la solution ?
00:26:25La personne que vous soutenez
00:26:26actuellement
00:26:27c'est Édouard Philippe ?
00:26:28Je pense que si la coalition
00:26:29ne fonctionne pas,
00:26:32en effet,
00:26:33c'est une élection présidentielle
00:26:34qui génère la majorité.
00:26:35Dans la Ve République,
00:26:37il y a un principe fondamental,
00:26:38c'est le principe majoritaire.
00:26:40D'où naît la majorité ?
00:26:42Quelle est la source
00:26:42de la majorité ?
00:26:43La source de la majorité,
00:26:44c'est le deuxième tour
00:26:45de l'élection présidentielle.
00:26:47Non.
00:26:47Non ?
00:26:48Non ?
00:26:48Non ?
00:26:49Non, la source de la majorité,
00:26:52c'est une majorité au Parlement.
00:26:54Exactement.
00:26:54En fait, ce qu'il faut vraiment
00:26:56que les gens comprennent,
00:26:57et la classe politique aussi,
00:26:58accessoirement,
00:26:59c'est que dans une France
00:26:59tripartisane,
00:27:01l'avenir,
00:27:02c'est à des alliances.
00:27:03Je pense qu'il faut lever
00:27:04des tabous.
00:27:05L'union des droites
00:27:06ne doit plus être un tabou.
00:27:08Des alliances centre-LR,
00:27:09centre-PS
00:27:10ou des grosses coalitions
00:27:11à la demande,
00:27:12c'est-à-dire le centre,
00:27:13le PS et l'R
00:27:14ne doivent plus être des tabous.
00:27:15Aujourd'hui,
00:27:16en fait,
00:27:16le président de la République,
00:27:17dans une France
00:27:18qui est tripartisane
00:27:19et qui le restera,
00:27:20pour parler comme
00:27:21sous la Troisième République,
00:27:22il va, entre guillemets,
00:27:24inaugurer les chrysanthèmes
00:27:25et inaugurer des gammes
00:27:26ou des infrastructures.
00:27:27Vous ignorez.
00:27:29Il n'y a pas tous
00:27:29un génie.
00:27:31Non, moi, je ne fais pas
00:27:32cette même mécanique.
00:27:33Alors, attendez,
00:27:34Arnaud Benedetti,
00:27:35allez-y.
00:27:35D'abord, la tripartition,
00:27:37après, ça dépend
00:27:37de la proportion
00:27:38de cette tripartition.
00:27:39Oui, ce n'est pas une fatalité.
00:27:40Ce n'est pas une fatalité.
00:27:41Il peut très bien y avoir,
00:27:42en effet,
00:27:42trois forces politiques,
00:27:44mais avec une force politique
00:27:45qui parvient à obtenir
00:27:46une majorité absolue,
00:27:48ne serait-ce qu'avec
00:27:49des alliances.
00:27:50Imaginons demain
00:27:51qu'un candidat
00:27:52du bloc de droite
00:27:52soit élu,
00:27:53que ce soit Mme Le Pen
00:27:54ou un autre.
00:27:55On peut imaginer
00:27:57que, en tout cas,
00:27:58les conditions,
00:27:59et vous l'avez dit d'ailleurs,
00:28:00d'une union des droits
00:28:01n'ont jamais été
00:28:02aussi réunies qu'aujourd'hui.
00:28:04Donc, dans le cadre
00:28:05d'une élection de ce type,
00:28:06on peut,
00:28:07vraisemblablement,
00:28:08sans trop se tromper,
00:28:11dessiner l'hypothèse
00:28:12d'une majorité
00:28:13à l'Assemblée nationale.
00:28:13Parce que, moi,
00:28:14je pense quand même,
00:28:15c'est vrai qu'il y a
00:28:15quelque chose de très ambigu
00:28:16avec l'élection de 2022.
00:28:18Je crois que Virginie a raison.
00:28:19En 2022, finalement,
00:28:20Emmanuel Macron
00:28:21a été mathématiquement
00:28:23fortement élu.
00:28:24Il fait 57 ou 58% des voix.
00:28:27Mais en fait,
00:28:28il n'a pas été très bien élu.
00:28:29Exactement.
00:28:29Il n'a pas été très bien élu.
00:28:30Parce que les Français,
00:28:32et beaucoup de Français,
00:28:33ont voté pour lui
00:28:35comme, disons,
00:28:37un candidat du Pays-A-Lé.
00:28:39Par défaut.
00:28:40Et d'ailleurs,
00:28:41ils ont ensuite
00:28:42contrebalancé leur vote
00:28:43en n'en voyant pas
00:28:43à l'Assemblée nationale
00:28:46une majorité absolue
00:28:48et une majorité
00:28:49extrêmement relative
00:28:50qui est d'ailleurs
00:28:50la source de tous les problèmes
00:28:51que l'on rencontre
00:28:52aujourd'hui
00:28:52et encore aujourd'hui
00:28:55en 2025.
00:28:57Donc, moi,
00:28:57j'ai tendance à penser
00:28:58que quand même,
00:28:59la légitimité nouvelle
00:29:02qu'obtiendrait
00:29:03un président de la République
00:29:04ou une présidente
00:29:05de la République,
00:29:06l'autoriserait quand même
00:29:07à espérer
00:29:08à disposer
00:29:09d'une majorité
00:29:10à l'Assemblée nationale.
00:29:12Je pense que les institutions
00:29:13de ce point de vue-là
00:29:14ont une force intrinsèque
00:29:15qui ont été déréglées.
00:29:17Le problème,
00:29:17ce n'est pas les institutions.
00:29:18Encore une fois,
00:29:18moi, je le dis,
00:29:19je le répète
00:29:20et je crois que Jacques Myer
00:29:20sera d'accord avec moi.
00:29:21Elles sont solides,
00:29:22les institutions.
00:29:22C'est l'usage
00:29:23des institutions
00:29:24qu'on a fait
00:29:24depuis des années
00:29:25et les différentes
00:29:27aussi réformes constitutionnelles
00:29:28qui ont aussi
00:29:29quand même
00:29:29quelque peu abîmé
00:29:30la structure
00:29:31de la Constitution.
00:29:33On a Luc en ligne
00:29:34avec nous.
00:29:34Bonjour Luc.
00:29:35Bonjour Valérie,
00:29:36bonjour à vos invités.
00:29:37Bonjour.
00:29:37Alors,
00:29:38qu'est-ce que vous pensez
00:29:39de la situation politique ?
00:29:41Est-ce que vous êtes d'accord
00:29:42avec ce que dit
00:29:43Édouard Philippe ?
00:29:45Écoutez,
00:29:46je serais d'accord
00:29:48avec ce que dit
00:29:49Édouard Philippe
00:29:50mais pas de la manière
00:29:51dont il le lit.
00:29:53Voilà.
00:29:54Moi,
00:29:55je pense,
00:29:56si vous voulez,
00:29:56que la situation
00:29:57et on le voit
00:30:00en lisant
00:30:01la presse étrangère
00:30:01qui est apocalyptique
00:30:03pour notre pays,
00:30:04c'est absolument incroyable.
00:30:05Très sévère.
00:30:07Oui,
00:30:07très sévère.
00:30:09Je passe sous silence
00:30:10les petites humiliations
00:30:13de Donald Trump
00:30:14vis-à-vis de M. Macron.
00:30:16Non,
00:30:16je pense que
00:30:17si vous voulez,
00:30:18il faut effectivement
00:30:19crever l'abcès
00:30:19définitivement.
00:30:21Déjà par une dissolution.
00:30:24Je pense,
00:30:25moi,
00:30:25que Marine Le Pen
00:30:27et le Rassemblement National
00:30:28peuvent emporter
00:30:29une grande,
00:30:31grande,
00:30:31grande,
00:30:31si ce n'est
00:30:31une totale majorité.
00:30:33je le pense.
00:30:35Déjà parce que
00:30:36je suis croyant.
00:30:37Oui,
00:30:38c'est vrai.
00:30:39Dans le mouvement.
00:30:42Un croyant
00:30:42dans le mouvement.
00:30:44Oui,
00:30:44oui,
00:30:44oui.
00:30:46Et puis surtout
00:30:46dans la volonté
00:30:47des gens
00:30:47de changer
00:30:48et de s'extirper
00:30:50de ce chaos généralisé
00:30:52parce que c'est
00:30:52un chaos généralisé.
00:30:54Il n'y a pas
00:30:55d'autre mot.
00:30:56Il n'y a pas d'autre mot.
00:30:57Oui,
00:30:57c'est ce qu'on dit
00:30:58ici depuis
00:30:59le début de la semaine
00:31:01et ce qu'on entend
00:31:02de nos auditeurs.
00:31:02peut-être un mot.
00:31:03Merci Luc,
00:31:04Jacques Mier
00:31:05sur la situation
00:31:05politique aujourd'hui.
00:31:08Quel mot
00:31:08vous emploieriez ?
00:31:11Oui,
00:31:12alors je vais vous dire
00:31:13qu'elle est effectivement
00:31:14assez problématique.
00:31:15On va dire ça
00:31:16comme ça.
00:31:17Mais personnellement,
00:31:18j'ai échappé
00:31:19à des dangers
00:31:19plus graves
00:31:20parce que la France
00:31:21en a connu
00:31:22bien davantage
00:31:23et donc il ne faut pas
00:31:24non plus
00:31:25battre la coupe
00:31:27en permanence.
00:31:27la solution,
00:31:29la matrice
00:31:30des institutions,
00:31:31c'est l'élection
00:31:31présidentielle
00:31:32et on n'a pas
00:31:33hésité
00:31:34et c'est que
00:31:35ce que devrait faire
00:31:36Macron
00:31:37qui aujourd'hui
00:31:38n'est plus capable
00:31:39de trouver une solution
00:31:40avec cette Assemblée.
00:31:41Moi, je voudrais dire
00:31:44que j'ai été
00:31:44extrêmement frappée
00:31:46de constater
00:31:47qu'Emmanuel Macron
00:31:49et ce qui lui reste
00:31:51de petites minorités
00:31:54ont été prêts
00:31:56à revenir
00:31:57sur ce qui a été
00:31:58la seule réforme structurelle
00:32:00de ce qui fera
00:32:0110 ans d'Emmanuel Macron
00:32:02s'y réjouer
00:32:02jusqu'en 2027
00:32:03pour surtout
00:32:05éviter la dissolution
00:32:06qui leur serait fatale.
00:32:07Et là, je me dis
00:32:08finalement,
00:32:09ça ajoute du chaos
00:32:10au chaos.
00:32:11Certes, pour l'instant,
00:32:12on a l'impression
00:32:12que Sébastien Lecornu
00:32:13a obtenu un petit sursis.
00:32:15Mais à quel prix ?
00:32:16Au prix de revenir
00:32:18sur une réforme
00:32:18dont on a expliqué
00:32:19aux Français
00:32:20au moment où
00:32:20elle a été votée
00:32:21qu'elle était fondamentale,
00:32:23indispensable
00:32:23si on voulait
00:32:24préserver le système.
00:32:25Quelques années plus tard,
00:32:26c'est plus si fondamental
00:32:27quand il s'agit
00:32:28de se protéger soi-même.
00:32:29Et ça, j'ai trouvé ça
00:32:30absolument affreux
00:32:31comme signal envoyé
00:32:32à la population française.
00:32:34On se retrouve
00:32:35dans un instant.
00:32:36On va parler de Donald Trump
00:32:37avec vous, Jacques Myard,
00:32:38dans un instant.
00:32:39Donald Trump,
00:32:40gendarme du monde.
00:32:41A tout de suite.
00:32:42Sud Radio,
00:32:44votre avis fait la différence.
00:32:45C'est vrai que moi,
00:32:46ça fait des années
00:32:46maintenant que j'écoute
00:32:47Sud Radio.
00:32:47D'accord.
00:32:48Valérie Expert.
00:32:50Avec vous sur Sud Radio
00:32:51jusqu'à midi.
00:32:53Peut-être quelques mots
00:32:53puisqu'on est dans la politique
00:32:55avant...
00:32:55Enfin, on est aussi
00:32:56dans la politique
00:32:56avec Donald Trump
00:32:57et la politique française.
00:32:58Virginie,
00:32:59votre coup de gueule
00:33:00concernait Bruno Retailleau ?
00:33:01Oui, je pourrais faire
00:33:03le couple maudit,
00:33:05Bruno Retailleau,
00:33:05Laurent Wauquiez.
00:33:06Je trouve que
00:33:06ce qu'ils sont en train
00:33:07de faire à LR,
00:33:11entre les crises
00:33:12de susceptibilité
00:33:13de Bruno Retailleau,
00:33:15qui soi-disant trouve
00:33:16que le retour
00:33:18de Bruno Le Maire
00:33:18est une horreur
00:33:20et surtout qu'il n'en a pas
00:33:21été informé,
00:33:22qu'il n'y a pas assez
00:33:22de ministres présents.
00:33:24Et là, je parle
00:33:25du très bref
00:33:26gouvernement Le Cornuin.
00:33:28Finalement, il a mis
00:33:29à feu et à sang
00:33:30un équilibre
00:33:31qui était extrêmement fragile.
00:33:32Et puis là,
00:33:33ils ont donné consigne
00:33:34à leurs ressortissants
00:33:36LR de ne pas
00:33:37rentrer au gouvernement.
00:33:38Pof !
00:33:39Il y en a encore plus
00:33:39que lors du précédent gouvernement.
00:33:41Ils sont en train,
00:33:42parce qu'ils se détestent,
00:33:43parce qu'ils se font la guerre
00:33:44et parce qu'il y en a un
00:33:45qui a la main,
00:33:46soi-disant,
00:33:46sur le groupe
00:33:47et l'autre,
00:33:48sur le parti
00:33:49et qu'ils ont des lignes
00:33:50totalement différentes
00:33:51et que je pense
00:33:52que Laurent Wauquiez
00:33:53est furieux
00:33:54de ce qui a été
00:33:55la gloire
00:33:58très fugace
00:33:59de Bruno Retailleau.
00:33:59Ils sont en train
00:34:00de tuer ce qui reste
00:34:01de LR.
00:34:01Je rappelle qu'il y a
00:34:0250 députés à LR aujourd'hui,
00:34:04577 députés
00:34:05et je ne sais pas
00:34:06combien il en restera
00:34:07et je ne sais pas
00:34:08comment les électeurs
00:34:08de droite
00:34:09peuvent regarder
00:34:09ses comportements
00:34:10dans une période
00:34:11où il vaudrait mieux
00:34:12avoir un peu de sang-froid
00:34:13et de calme.
00:34:14Mais je trouve que
00:34:14tous les deux,
00:34:15il n'y en a pas un
00:34:15pour rattraper l'autre.
00:34:16C'est vraiment
00:34:16la paire maudite.
00:34:18Oui, Jacques Myard,
00:34:19vous qui avez été LR,
00:34:20comment vous jugez ?
00:34:21Je le suis toujours,
00:34:23c'est ma famille politique
00:34:24mais comme chacun sait,
00:34:25j'appartiens
00:34:26à l'extrême-gauche
00:34:26des LR.
00:34:27Donc, je suis
00:34:29tout à fait serein.
00:34:31Tout à fait serein
00:34:32et je vais vous dire
00:34:33une chose,
00:34:33c'est un état d'esprit.
00:34:35Maintenant,
00:34:35ce que vient de dire Virginie,
00:34:36on ne peut qu'être d'accord
00:34:38parce qu'il y a eu,
00:34:40à mon sens,
00:34:40une gestion
00:34:41plutôt douteuse
00:34:42de la situation.
00:34:44Mais je vais vous dire
00:34:45une chose,
00:34:45tant qu'on n'est pas
00:34:46au père Lachaise,
00:34:47on n'est jamais mort
00:34:48en politique.
00:34:49C'est vrai.
00:34:49Lucas, Jacques Myard.
00:34:50Moi, j'aimerais partager
00:34:51un autre signe
00:34:52qui montre
00:34:53la très mauvaise santé
00:34:54de LR.
00:34:55Je reviens
00:34:55il y a très longtemps
00:34:56en arrière,
00:34:56j'avais 18 ans,
00:34:57j'étais étudiant
00:34:58en 2017.
00:34:59C'était hier.
00:35:00C'était hier,
00:35:01j'avais les cheveux
00:35:02jusqu'en dessous du cou,
00:35:04etc.
00:35:04Et à l'époque,
00:35:06Nicolas Sarkozy
00:35:07était candidat
00:35:07à la présidentielle.
00:35:08Et je regardais
00:35:09qui étaient les jeunes
00:35:10qui soutenaient
00:35:11Nicolas Sarkozy.
00:35:13Moi, j'étais stupéfait,
00:35:13enfin stupéfait,
00:35:14non, j'étais surpris
00:35:15à l'époque
00:35:15de voir qu'il ratissait
00:35:16extrêmement large.
00:35:18Il y avait des gens
00:35:18qui venaient
00:35:18de catégories populaires,
00:35:20il y avait des gens
00:35:23par exemple,
00:35:23on voit que les jeunes
00:35:24entre guillemets
00:35:25Sarkozy de l'époque
00:35:26ont un profil
00:35:27un peu détonnant.
00:35:28A droite, je pense par exemple
00:35:29à Jonas Haddad,
00:35:30à Lydia Girous, etc.
00:35:32Et je regarde aujourd'hui
00:35:33qui sont les jeunes
00:35:34qui vont s'engager
00:35:35chez LR.
00:35:37En fait,
00:35:37c'est la réminiscence
00:35:38de sens commun.
00:35:39C'est des gens,
00:35:40excusez-moi l'expression
00:35:41d'être un peu durs,
00:35:41mais qui a 18 ans
00:35:42portent déjà des costumes,
00:35:43cravates, voilà.
00:35:45Ils sont totalement défasés
00:35:46du reste de la société.
00:35:48Et à mon avis,
00:35:49c'est ça le principal problème
00:35:50de LR,
00:35:50c'est qu'ils ne sont plus
00:35:52du tout
00:35:52représentatif
00:35:53de la société
00:35:54d'aujourd'hui.
00:35:55Aujourd'hui,
00:35:55chez les jeunes LR,
00:35:57qui sont les travailleurs,
00:35:58qui sont les artisans,
00:35:59qui sont les agriculteurs,
00:36:00qui sont les entrepreneurs,
00:36:01il n'y en a plus.
00:36:02Nada.
00:36:03Ils vont soit
00:36:03chez les macronistes,
00:36:05soit au RN.
00:36:08Et parfois,
00:36:08il y a des profils
00:36:09un peu détonnants
00:36:09chez LR
00:36:10et qui fonctionnent très bien.
00:36:11J'en pense à trois.
00:36:13Premier profil,
00:36:15Rachida Dati,
00:36:16qui est une des seules
00:36:16personnes de droite
00:36:17qui est capable
00:36:18de gagner une grande ville.
00:36:19C'est parfait encore.
00:36:20Elle est toujours
00:36:21chez LR ?
00:36:22Justement,
00:36:23deuxième profil,
00:36:24Vincent Jean Brun,
00:36:25qui est le seul député
00:36:26à avoir gagné
00:36:27une circo populaire
00:36:28contre LFI.
00:36:29Et Annie Gennevar,
00:36:30qui...
00:36:30Pas sûr qu'il la regagne.
00:36:31Pas sûr qu'il la regagne,
00:36:32mais il a gagné.
00:36:33Et troisième personne,
00:36:35Annie Gennevar,
00:36:35qui est une fidèle
00:36:36d'entre les fidèles,
00:36:37qui a toujours essayé
00:36:38de faire en sorte
00:36:38que les courants
00:36:39s'entendent.
00:36:39Mais qui n'est plus LR.
00:36:41Aujourd'hui,
00:36:41les trois se sont fait
00:36:42exclure.
00:36:43Les trois profils
00:36:44qui peuvent,
00:36:45entre guillemets,
00:36:45ratisser large
00:36:46chez LR,
00:36:47se sont fait exclure.
00:36:48Ça ne vaut rien
00:36:48l'exclusion,
00:36:49ça ne vaut rien.
00:36:49Non, Jacques,
00:36:50un mot, pardon.
00:36:51Pour répondre à Lucas,
00:36:54je vais vous dire une chose.
00:36:56Personnellement,
00:36:56ma carte politique,
00:36:57indépendamment,
00:36:58c'est ma cohérence politique
00:36:59et mon action politique
00:37:01invariable depuis des années.
00:37:03Donc, ce qui reste à LR,
00:37:05et ça, je suis là d'accord,
00:37:07c'est effectivement
00:37:08des fortes têtes,
00:37:09des gens qui sont capables
00:37:11d'agir en cohérence
00:37:13sans jamais changer
00:37:14et qui ne sont pas,
00:37:16je dirais,
00:37:17qui ne subissent pas
00:37:18les amènements
00:37:18au gré des grés.
00:37:20Et donc, c'est ça.
00:37:21Arnaud, d'abord.
00:37:22Il faut tenir la route.
00:37:24Arnaud Benedetti.
00:37:25Non, mais je suis d'accord,
00:37:25il faut agir en cohérence
00:37:26en politique,
00:37:27ça me paraît absolument essentiel.
00:37:28Mais les trois personnalités
00:37:30qui ont été citées
00:37:31n'agissent pas en cohérence.
00:37:32Du tout.
00:37:33Aucune.
00:37:33Ils ont tous soutenu
00:37:34la réforme des retraites,
00:37:35ils sont dans un gouvernement
00:37:36qui va la suspendre.
00:37:37Je ne vois pas aujourd'hui
00:37:38la cohérence
00:37:39et c'est bien la difficulté.
00:37:41Mais moi, je pense que le mal
00:37:41pour LR,
00:37:42il vient de plus loin.
00:37:43LR est une marque politique
00:37:45qui est aujourd'hui
00:37:46profondément démonétisée,
00:37:48comme la plupart
00:37:49d'ailleurs des forces.
00:37:49Et divisé comme la plupart
00:37:51des forces de gouvernement.
00:37:52On pourrait dire aussi cela
00:37:53du PS en l'occurrence.
00:37:55C'est que ce sont
00:37:56des marques politiques
00:37:57qui ont gouverné,
00:37:58qui ont profondément déçu
00:37:59les attentes de leurs électeurs
00:38:00depuis de très nombreuses années.
00:38:02Qu'on le veuille ou non,
00:38:03l'épisode Nicolas Sarkozy
00:38:05a aussi quelque part,
00:38:08je veux dire,
00:38:08créé des frustrations,
00:38:09des ressentiments
00:38:10dans une grande partie
00:38:11de l'électorat de droite.
00:38:12Et on voit un mouvement
00:38:13tendanciel depuis maintenant
00:38:15près d'une dizaine d'années,
00:38:16voire un peu plus,
00:38:17d'une partie de cet électorat LR
00:38:19qui se tourne de plus en plus
00:38:20vers le Rassemblement national.
00:38:22Et d'ailleurs,
00:38:22de toute façon,
00:38:23la plus grande partie,
00:38:2470% de l'électorat LR
00:38:26a été absorbée,
00:38:28peut-être pas 70%,
00:38:29mais enfin une grande majorité
00:38:30a été absorbée
00:38:31par le Rassemblement national,
00:38:33en tout cas dans les zones
00:38:33où LR était fort.
00:38:35sauf dans l'Ouest parisien
00:38:37ou dans un certain nombre
00:38:38qui a été macronisé.
00:38:41Donc il n'y a plus d'espace
00:38:42pour LR en fin de compte.
00:38:43Entre le macronisme,
00:38:45le Bloc central
00:38:45et le Rassemblement national,
00:38:47l'espace est difficile à trouver.
00:38:48Oui, Lucas.
00:38:49C'est presque un espace
00:38:51de gens qui sont,
00:38:53je dirais,
00:38:53qui existent par eux-mêmes.
00:38:56Ah bon ?
00:38:56Franchement,
00:38:58c'est ce que je vais jouer.
00:38:59C'est-à-dire que ma carte politique,
00:39:01c'est ma cohérence politique
00:39:03vis-à-vis de mes électeurs.
00:39:05Je ne suis pas de ceux
00:39:06qui un jour vont dire
00:39:07il faut créer des impôts
00:39:09et notamment
00:39:10augmenter les impôts
00:39:13sur l'héritage.
00:39:14Par exemple,
00:39:15des choses comme ça.
00:39:16Et donc ça,
00:39:17ça va payer.
00:39:18Ça c'est Mme Broukivet.
00:39:20Elle n'est pas l'air Mme Broukivet.
00:39:22J'entends très bien
00:39:23ce discours sur la cohérence.
00:39:25On va chez LR
00:39:26parce qu'on est cohérent.
00:39:27Je rappelle par exemple
00:39:28que LR effectivement
00:39:29est anti-impôt,
00:39:30anti-fiscalité des plus riches.
00:39:31Mais Michel Bernier,
00:39:33quand il devient Premier ministre,
00:39:35il augmente la fiscalité
00:39:36des plus riches.
00:39:37Où est la cohérence pour LR ?
00:39:38Je vais prendre un autre exemple
00:39:39très simple.
00:39:40C'est la réforme des retraites.
00:39:41En 2022,
00:39:42Valérie Pécresse
00:39:43défend la réforme des retraites.
00:39:45Quand la réforme des retraites
00:39:46est votée,
00:39:47une partie du groupe LR
00:39:48vote contre.
00:39:50Ensuite,
00:39:50LR entre au gouvernement
00:39:52qui a fait la réforme des retraites.
00:39:54Et aujourd'hui,
00:39:54ils sortent du gouvernement
00:39:55en nous disant
00:39:56en fait la suspension
00:39:57de la réforme des retraites
00:39:58est un scandale.
00:39:59Et ceux qui disent ça
00:40:00ont parfois voté
00:40:01contre la réforme des retraites.
00:40:03Moi, j'aimerais bien savoir...
00:40:04Ça a été mon avantage,
00:40:05je n'étais pas à l'Assemblée.
00:40:06Ou alors peut-être
00:40:06que j'ai un QI extrêmement bas
00:40:08et dans ce cas-là,
00:40:09tous les Français
00:40:10ont un bas QI.
00:40:12Mais où est la cohérence
00:40:13dans tout ça ?
00:40:14J'ai un peu du mal
00:40:15à la deviner.
00:40:16Il n'y a pas.
00:40:17Et c'est compliqué.
00:40:17Ou la nécessité
00:40:18d'une élection présidentielle
00:40:20avec des choix clairs.
00:40:22Et juste aussi une chose,
00:40:25en fait,
00:40:25les anciens LR
00:40:26ne peuvent pas avoir
00:40:27de cohérence.
00:40:28C'est impossible.
00:40:29Pourquoi ?
00:40:30Parce que LR,
00:40:31en fait,
00:40:31c'est,
00:40:32entre guillemets,
00:40:33une juxtaposition
00:40:34de plein de petits partis
00:40:35qui cohabitent
00:40:37à l'intérieur
00:40:37d'une grande boutique.
00:40:38Il y a quand même une...
00:40:40C'est du DF, ça.
00:40:41Non, mais vous avez
00:40:42une partie décentriste,
00:40:43vous avez des libéraux,
00:40:45vous avez de la droite
00:40:46dure tendance.
00:40:47Jacques Pierre nous a dit
00:40:48qu'il était à l'extrême d'eau.
00:40:49Je pense que l'erreur,
00:40:50c'est 2002.
00:40:52Il n'aurait jamais fallu
00:40:53faire un parti unique à droite.
00:40:55Ça a été une grande erreur.
00:40:56Bien sûr.
00:40:57Je voudrais dire quelque chose
00:41:00à propos de LR.
00:41:02LR,
00:41:04après le coup de théâtre
00:41:06ou le coup de semence
00:41:09qu'a été l'affaire Fillon,
00:41:10n'a jamais su se remettre au travail,
00:41:13n'a jamais su se dire
00:41:14bon,
00:41:14qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
00:41:15Est-ce qu'on réfléchit ?
00:41:16Est-ce qu'on trouve
00:41:17des nouveaux thèmes ?
00:41:18Est-ce qu'on modernise
00:41:19un peu notre corpus politique ?
00:41:21Ils n'ont fait qu'agir
00:41:22par réaction.
00:41:23Et maintenant,
00:41:23je rappelle que ça fait
00:41:24huit ans que ça dure,
00:41:26sans jamais
00:41:27se refonder profondément.
00:41:29Résultat,
00:41:30LR,
00:41:31et on pourrait presque parler
00:41:32du Parti Socialiste
00:41:32de la même façon,
00:41:33ces deux grands partis
00:41:35qui ont été
00:41:35vraiment des partis
00:41:37majoritaires dans le pays,
00:41:38qui ont fourni
00:41:38des grands hommes politiques,
00:41:40qui ont fourni
00:41:40des idées
00:41:41qui ont fait
00:41:42beaucoup avancer
00:41:43parfois la société
00:41:44dans les deux camps,
00:41:45aujourd'hui,
00:41:45ils ne sont réduits à rien.
00:41:46c'est-à-dire que malgré tout,
00:41:48la sentence des électeurs,
00:41:50elle est très forte.
00:41:51LR a 50 députés
00:41:52et le 50ème a été atteint
00:41:54grâce à Michel Barnier
00:41:55la dernière fois à Paris.
00:41:58Le Parti Socialiste
00:41:59en a 66 ou 67.
00:42:01Enfin,
00:42:01il faut se souvenir
00:42:02de ce que c'était
00:42:02ces deux partis hier
00:42:03et de ce qu'ils sont aujourd'hui,
00:42:04c'est-à-dire plus rien.
00:42:05Donc,
00:42:05il n'y a pas
00:42:06de représentativité
00:42:07de ces deux partis
00:42:08dans les échecs.
00:42:09Virginie,
00:42:10la réalité,
00:42:11c'est que c'est le résultat,
00:42:12c'est perçu comme les Français,
00:42:13comme le résultat
00:42:14de leurs échecs.
00:42:15Absolument,
00:42:15c'est exactement ce que je dis.
00:42:17Je suis d'accord.
00:42:18C'est bien le problème.
00:42:19Je suis tout à fait d'accord.
00:42:21Jacques ?
00:42:23Non,
00:42:23moi,
00:42:23je pense effectivement
00:42:25qu'il reste,
00:42:26il y a des talents
00:42:28au LR.
00:42:29Ah oui,
00:42:29lesquels ?
00:42:30Ces talents doivent s'exprimer,
00:42:31doivent s'exprimer
00:42:32hors de leur cohérence politique
00:42:35et c'est ce que personnellement
00:42:36je vais jouer
00:42:37parce qu'effectivement,
00:42:39aujourd'hui,
00:42:39je comprends les interrogations,
00:42:41toi de Lucas,
00:42:42toi de Virginie,
00:42:43sur l'état du parti.
00:42:45On va au-delà des partis.
00:42:47C'est un esprit
00:42:48qui peut maintenant
00:42:49impliquer aux Français.
00:42:50Oui,
00:42:51Lucas ?
00:42:51Juste pour les talents.
00:42:53Les talents,
00:42:53les jeunes talents,
00:42:54ils sont à l'université
00:42:55aujourd'hui,
00:42:55les talents de demain.
00:42:57Aujourd'hui,
00:42:57quand on a un jeune talent
00:42:58de gauche,
00:42:59quand on a un jeune talent
00:43:01de gauche,
00:43:03entre guillemets,
00:43:04on va aller à l'FI.
00:43:06Et quand on est un jeune talent
00:43:07de droite,
00:43:08on a plutôt tendance
00:43:09à aller au RN.
00:43:11Le grand public
00:43:12pense toujours
00:43:13que le RN,
00:43:13une sorte de parti
00:43:14de beau,
00:43:15fultime,
00:43:15etc.
00:43:16En réalité,
00:43:17toute la jeunesse de droite
00:43:18qui est plutôt bien structurée,
00:43:19etc.
00:43:20et qui veut s'engager
00:43:20en politique aujourd'hui,
00:43:22elle frappe la porte de LR.
00:43:24Regardez le profil
00:43:25du RN.
00:43:26On suit,
00:43:27on suit,
00:43:27on suit bien.
00:43:28Regardez le profil
00:43:29des assistants parlementaires
00:43:31RN.
00:43:32Honnêtement,
00:43:32ils sont plutôt capés,
00:43:34ils sont intelligents,
00:43:35ils sont bien sélectionnés.
00:43:36Et à LFI,
00:43:37moi je suis désolé,
00:43:38mais quand on va écouter
00:43:40ce qui se dit
00:43:40à leur institut
00:43:42labo ici,
00:43:42ça fourmille de jeunes
00:43:45qui font des bonnes écoles,
00:43:46qui sont parfois
00:43:47en école de commerce,
00:43:48qui veulent s'investir
00:43:49dans la vie publique.
00:43:50Aujourd'hui,
00:43:50un jeune qui est plutôt intelligent,
00:43:52je le répète,
00:43:53mais il ne va plus
00:43:54chez LR.
00:43:55Il ne va plus chez LR.
00:43:55Non,
00:43:56mais je vais vous dire
00:43:57une chose,
00:43:58aujourd'hui,
00:43:59les forces du RN
00:44:00viennent des LR.
00:44:02Oui.
00:44:02Et la sociologie
00:44:03que nous retrouvons,
00:44:05c'est qu'il y a
00:44:06effectivement de ce côté-là,
00:44:08moi je connais
00:44:08beaucoup des gens
00:44:09qui sont au RN
00:44:09et qui ont commencé
00:44:10avec moi,
00:44:11avec Dupont-Aignan,
00:44:13notamment,
00:44:14on avait fait
00:44:14Debout la République.
00:44:16C'est vrai.
00:44:16Donc il y a
00:44:16une sociologie là
00:44:18qui se fait
00:44:18et on verra
00:44:19ce qui se passe
00:44:20au moment
00:44:21de l'élection présidentielle
00:44:22parce que les choses
00:44:23évolueront.
00:44:24Les choses
00:44:25qui évolueront
00:44:26d'ailleurs,
00:44:26c'est que quand on regarde
00:44:27aujourd'hui
00:44:28qui fait obstacle
00:44:29à l'union des droites,
00:44:30entre guillemets,
00:44:31c'est les vieux,
00:44:32c'est les vieux de LR
00:44:32qui ont connu
00:44:33l'époque Chirac,
00:44:34qui ont connu
00:44:34l'époque Sarko,
00:44:35qui ont connu
00:44:36l'époque de la droite
00:44:37dominante.
00:44:38Mais si vous regardez
00:44:39les jeunes,
00:44:40aujourd'hui,
00:44:41les jeunes électeurs,
00:44:41on voit la tentation
00:44:42de l'union des droites
00:44:42aujourd'hui,
00:44:43elle est forte.
00:44:44En fait,
00:44:45un jeune RN
00:44:46pro-Bardella,
00:44:47un jeune LR
00:44:48qui va par exemple
00:44:49admirer David Gysnard
00:44:50ou un jeune avec Zemmour
00:44:51qui va admirer Sarah Cnavaux,
00:44:53en réalité,
00:44:54ils ont plein de choses
00:44:54en commun.
00:44:55Et je pense que
00:44:55la marge de l'histoire,
00:44:56c'est que cette génération
00:44:57va finir par s'allier,
00:44:59tout comme la jeune génération
00:45:01de gauche
00:45:01a fini par s'allier aussi
00:45:02parce que de facto,
00:45:03entre un PS,
00:45:04un LFI
00:45:05et un écologiste,
00:45:06il y a aussi
00:45:07plein de points en commun.
00:45:08On va se retrouver
00:45:09après le journal,
00:45:10après le rappel des titres
00:45:11et on va parler
00:45:12de Donald Trump
00:45:13et on va parler aussi
00:45:14de Boilem Sambsa.
00:45:15On est ensemble
00:45:26avec vous
00:45:26sur Sud Radio
00:45:27avec Jacques Myard,
00:45:28maire de Maison Lafitte.
00:45:29Votre dernier livre
00:45:30Bye Bye Démocratie
00:45:31est paru
00:45:31chez Lafond Presse
00:45:33et on attend
00:45:33avec impatience
00:45:34le deuxième volume.
00:45:37Arnaud Benedetti,
00:45:38professeur à la Sorbonne,
00:45:39aux portes du pouvoir,
00:45:41RN,
00:45:41l'inéluctable victoire.
00:45:43C'est votre dernier livre
00:45:44qui est paru
00:45:45chez Michel Lafond,
00:45:45Virginie Le Guet,
00:45:46journaliste,
00:45:47éditorialiste politique
00:45:48à France Info TV,
00:45:50Lucas Jakubovic,
00:45:51journaliste politique,
00:45:52rédacteur en chef
00:45:53de Décideur Magazine
00:45:54et votre dernier livre
00:45:55Un animal
00:45:56pour les gouverner tous
00:45:57chez Arquet Édition.
00:45:59Alors Jacques Myard,
00:46:00vous vouliez revenir
00:46:01sur Donald Trump,
00:46:03Donald Trump,
00:46:04artisan de la paix
00:46:06au Moyen-Orient,
00:46:07une paix...
00:46:08Mais oui,
00:46:08mais aujourd'hui,
00:46:09ça va bien au-delà.
00:46:11Il se prend pour le
00:46:11deus maquineus
00:46:13de la planète.
00:46:15Je ne suis pas
00:46:16un défenseur
00:46:17de Nicolas Maduro,
00:46:18mais quand on entend
00:46:19le président américain
00:46:21dire
00:46:21j'ai donné des ordres
00:46:22à la CIA
00:46:23pour le désinguer,
00:46:25je m'interroge.
00:46:26Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:46:28Est-ce qu'il est parti
00:46:29pour mettre de l'ordre
00:46:30de partout
00:46:30et pour être,
00:46:32je dirais,
00:46:32le dieu divin
00:46:33de la planète ?
00:46:34Non.
00:46:35Je crois qu'il y a
00:46:36un problème majeur.
00:46:37Il est rentré
00:46:37dans une période
00:46:38du bris,
00:46:39il ne se sent plus,
00:46:41comme dirait Toto.
00:46:42Et donc,
00:46:43il est évident
00:46:44que de ce côté-là,
00:46:45je suis assez abasourdi
00:46:47par le fait
00:46:48que les chefs d'État
00:46:50occidentaux,
00:46:51entre guillemets,
00:46:52lui sirent les babouches
00:46:53à longueur de temps.
00:46:54Bien sûr
00:46:55qu'il a ramené la paix
00:46:56pour l'instant
00:46:57au Proche-Orient
00:46:58et on doit s'en féliciter,
00:47:00mais de là à dire
00:47:01que c'est une paix
00:47:02depuis 3500 ans,
00:47:03je crois qu'il faut
00:47:04qu'il réapprenne
00:47:06l'histoire
00:47:07et que surtout,
00:47:08il ne tonitrue pas
00:47:09à longueur de temps
00:47:10en disant
00:47:11c'est moi
00:47:11et je veux
00:47:12le prix de Nobel
00:47:12de la paix.
00:47:14Franchement,
00:47:14on a affaire
00:47:15à un zigoto.
00:47:16Écoutez,
00:47:17hier,
00:47:17il y avait une conférence
00:47:18de presse,
00:47:19effectivement,
00:47:19un journaliste
00:47:19lui dit
00:47:20pourquoi ne pas stopper
00:47:21les bateaux
00:47:21narco-terroristes
00:47:22venant du Venezuela
00:47:23avec les gardes-côtes
00:47:24au lieu de les frapper
00:47:25avec des missiles
00:47:26et Donald Trump
00:47:27de répondre
00:47:27parce que cela fait
00:47:2830 ans qu'on le fait
00:47:29et que c'est
00:47:30totalement inefficace,
00:47:31ils ont des bateaux
00:47:32rapides,
00:47:32mais ils ne sont pas
00:47:34plus rapides
00:47:34que les missiles.
00:47:35Alors,
00:47:35on a essayé
00:47:35de les arrêter
00:47:36pendant des années
00:47:37et maintenant
00:47:37que nous n'en avons
00:47:39pratiquement plus aucun
00:47:40qui entre
00:47:41donc ça n'a jamais
00:47:42fonctionné
00:47:43quand on le faisait
00:47:43de manière
00:47:44politiquement correcte.
00:47:46Oui,
00:47:47oui,
00:47:47pour lutter
00:47:48contre le trappé
00:47:48de la drogue.
00:47:49Mais c'est la méthode forte.
00:47:49Et Donald a à dire
00:47:50j'ai ordonné
00:47:52à la CIA
00:47:53je dirais
00:47:54d'intervenir
00:47:55et d'avoir une crise.
00:47:56Il y a quand même
00:47:57des limites.
00:47:58Je ne suis pas
00:47:59un dépenseur.
00:48:00Il devrait se rappeler
00:48:01la baie des cochons,
00:48:02n'est-ce pas ?
00:48:03Il devrait s'en rappeler
00:48:04parce qu'il n'est pas
00:48:05du tout certain
00:48:05qu'il aboutisse
00:48:06à une victoire.
00:48:10Il y a un problème.
00:48:11Cet homme
00:48:12se prend
00:48:13pour Dieu le Père.
00:48:14Oui,
00:48:15je suis à moitié
00:48:17d'accord
00:48:18avec Jacques Millard
00:48:19avec lequel
00:48:19je suis souvent d'accord.
00:48:20C'est-à-dire qu'en fait
00:48:21il y a quand même
00:48:22une logique impériale
00:48:23aux Etats-Unis.
00:48:26D'autres présidents
00:48:27plus contenus
00:48:28et plus mesurés
00:48:29ont largement
00:48:30utilisé
00:48:31les services
00:48:32de la CIA
00:48:33pour déstabiliser
00:48:34un certain nombre
00:48:34de pays.
00:48:36Sauf que la différence
00:48:37c'est qu'eux
00:48:37ils étaient discrets
00:48:38et que Trump
00:48:38ne l'est pas.
00:48:39Et d'ailleurs
00:48:39on peut penser
00:48:40que Trump
00:48:40ne le fera pas
00:48:41parce que finalement
00:48:42c'est le meilleur moyen
00:48:43de ne pas parvenir
00:48:44à ses fins
00:48:45que de le clamer
00:48:46sur les toits.
00:48:48Oui,
00:48:48la baie des cochons
00:48:49mais c'était
00:48:50le Nicaragua
00:48:51je crois en 1950
00:48:52où on avait
00:48:53là aussi
00:48:53c'était Truman
00:48:55en 1950
00:48:56Il y a eu le Chili également.
00:48:57Oui,
00:48:57enfin bon
00:48:58il y a eu plein de
00:48:58le Chili évidemment
00:48:59également
00:49:00la liste est longue.
00:49:03Après,
00:49:04force est de constater
00:49:05vous l'avez dit
00:49:05quand même
00:49:05que Trump
00:49:06a réussi
00:49:06un coup
00:49:07certes
00:49:07peut-être
00:49:08tout à fait
00:49:09transitoire
00:49:11en tout cas
00:49:11un coup de maître
00:49:12au Proche-Orient
00:49:13ça il faut quand même
00:49:14lui accorder
00:49:15ce succès
00:49:17et moi je vais vous dire
00:49:17parce que je m'occupe
00:49:18du comité de soutien
00:49:19de Bolem Sansal
00:49:20je lui aimais
00:49:24que Bolem Sansal
00:49:26fût finalement
00:49:27américain
00:49:27plutôt que français
00:49:28parce que je pense
00:49:28qu'il serait sorti
00:49:29depuis très longtemps
00:49:30du cachot
00:49:31dans lequel l'ont jeté
00:49:32les hiérarches algériens
00:49:33manifestement
00:49:34les américains
00:49:34au moins de ce point de vue-là
00:49:35sont beaucoup plus efficaces
00:49:36que nous.
00:49:37Mais nous ne pesons rien
00:49:38nous face à l'Algérie
00:49:39parce qu'on ne veut rien peser
00:49:40Exactement
00:49:41Je suis tout à fait d'accord
00:49:42Exactement
00:49:43Il y a un moment
00:49:44il faut prendre
00:49:45la fin justifie les moyens
00:49:46fin d'Augustin
00:49:48et donc
00:49:48c'est une question
00:49:50là encore
00:49:51de cohérence
00:49:52et d'indépendance politique
00:49:54Oui
00:49:54mais
00:49:55si la fin justifie
00:49:57les moyens
00:49:57il a raison du coup
00:49:59Donald Trump
00:49:59d'aller au bout
00:50:00de sa logique
00:50:01Sauf que
00:50:02il y a un moment
00:50:03comme il veut se mener
00:50:04de tout
00:50:04ce que je reproche
00:50:06c'est que les occidentaux
00:50:08dans l'or
00:50:08lui baisent les babouches
00:50:09et à mon avis
00:50:10il prend une
00:50:12il est dans une phase
00:50:13du bris
00:50:14C'est ça le problème
00:50:15Oui c'est ça
00:50:16Oui oui
00:50:16Il y a raison
00:50:17Vous avez vu
00:50:18sur la couverture
00:50:19du magazine Time
00:50:21qu'il a mis à la une
00:50:23et il a critiqué
00:50:24il a dit
00:50:24l'article est pas mal
00:50:25mais la photo
00:50:26est vraiment dégueulasse
00:50:27mes cheveux
00:50:28on dirait que
00:50:29j'ai pas de cheveux
00:50:30etc
00:50:30et bon
00:50:31c'est
00:50:31oui oui bien sûr
00:50:33ça plaît
00:50:34à son électoire
00:50:35je vais faire baisser le niveau
00:50:37puisque Jacques Millard
00:50:38citait Saint-Augustin
00:50:39moi je vais citer
00:50:40OSS 117
00:50:41plutôt
00:50:42notamment le numéro 1
00:50:44l'épisode 1
00:50:45dans lequel
00:50:46une personne dit
00:50:47à propos d'OSS 117
00:50:48je ne sais pas
00:50:49s'il est totalement con
00:50:50ou splendidement intelligent
00:50:52c'est la même chose
00:50:53pour Donald Trump
00:50:54parfois on l'écoute
00:50:55on se dit
00:50:55mais qu'est-ce qu'il raconte
00:50:56et finalement
00:50:58qui est-ce qui arrive
00:51:00à dénouer la situation
00:51:01au Proche-Orient
00:51:02c'est Donald Trump
00:51:03et la preuve
00:51:05que c'est Donald Trump
00:51:06qui a joué un rôle important
00:51:07c'est que même
00:51:07les démocrates
00:51:08Kamala Harris
00:51:09Barack Obama
00:51:10etc
00:51:10disent qu'il a
00:51:11finalement joué
00:51:13un rôle central
00:51:13mais moi ce que je retiens
00:51:15d'ailleurs en tant que français
00:51:16c'est que pendant des années
00:51:17on nous l'apprend à l'école
00:51:18à l'université
00:51:19etc
00:51:19c'est que le Moyen-Orient
00:51:20c'est entre guillemets
00:51:21l'endroit où la France
00:51:23est capable de se garder
00:51:24etc
00:51:24moi je regarde aujourd'hui
00:51:26qu'est-ce qui va se passer
00:51:27à Gaza
00:51:28comment la paix est organisée
00:51:29qui sont les parties prenantes
00:51:31il n'y a pas la France
00:51:33non
00:51:33il n'y a pas l'Europe
00:51:34non
00:51:34en réalité
00:51:36Emmanuel Macron
00:51:36a fait des grandes gesticulations
00:51:38illisibles
00:51:39on fait une coalition
00:51:40contre le Hamas
00:51:41mais en fait
00:51:42on accueille des appareils
00:51:43du Hamas en France
00:51:44on va reconnaître
00:51:45l'état palestinien
00:51:46mais
00:51:46pour ça
00:51:47il faut que le Hamas
00:51:48soit désarmé
00:51:49et que les otages
00:51:50soient libérés
00:51:50mais non
00:51:51en fait
00:51:51on va reconnaître
00:51:52quand même la Palestine
00:51:53même si le Hamas
00:51:53est toujours au pouvoir
00:51:54et même s'il y a toujours
00:51:55des otages
00:51:56en plus
00:51:57ce qu'il faut avoir à l'esprit
00:51:58c'est qu'effectivement
00:51:59et c'est ce que disaient Arnaud
00:52:00et Jacques Myard
00:52:01Donald Trump
00:52:02agit dans une logique
00:52:03impérialiste
00:52:04on peut le critiquer
00:52:06mais Emmanuel Macron
00:52:07quand il agit
00:52:08c'est avant tout
00:52:09dans une logique
00:52:10de politique intérieure
00:52:11et en arrière
00:52:12c'est pas très glorieux
00:52:13non
00:52:13vous ingéniez ?
00:52:14oui
00:52:14effectivement
00:52:15je trouve qu'Emmanuel Macron
00:52:17qui s'est beaucoup dépensé
00:52:18sur la scène internationale
00:52:20ces derniers mois
00:52:22peut-être pour ne pas
00:52:23se préoccuper
00:52:23de ce qui se passait
00:52:24dans la scène intérieure
00:52:26n'a pas manifesté
00:52:28beaucoup
00:52:29d'intelligence
00:52:30ni d'à propos
00:52:31il s'est agité
00:52:32il a réuni
00:52:33il a organisé
00:52:34des sommets
00:52:35des choses
00:52:35mais finalement
00:52:36les grandes décisions
00:52:37se sont prises
00:52:37totalement sans lui
00:52:38et j'ai
00:52:39assez mal
00:52:41apprécié
00:52:42goûter
00:52:42si je puis dire
00:52:43la réflexion
00:52:44de Donald Trump
00:52:45qui s'est moqué de lui
00:52:46très récemment
00:52:48en Égypte
00:52:48en disant
00:52:49Emmanuel
00:52:49tu ne viens pas devant
00:52:51sur la photo
00:52:51comme d'habitude
00:52:52et surtout
00:52:53ça encore
00:52:54c'est bien du Donald Trump
00:52:55mais surtout
00:52:56le rire
00:52:57qui a éclaté
00:52:58chez les chefs d'Etat
00:52:59qui étaient présents
00:53:00c'est dire
00:53:00que Emmanuel Macron
00:53:01c'est bien fait
00:53:02pardon
00:53:03non c'est pas ça que je dis
00:53:04je dis que c'est dire
00:53:05qu'Emmanuel Macron
00:53:05qui prétendait avoir
00:53:06une grande influence internationale
00:53:08en fait
00:53:09aujourd'hui
00:53:09est très discrédité
00:53:11et je trouve que pour nous
00:53:12c'est un vrai problème
00:53:13je crains qu'il n'y ait qu'en France
00:53:14qu'on ait pensé
00:53:15qu'il avait une influence internationale
00:53:17depuis très longtemps
00:53:18c'est vrai
00:53:18mais je suis d'accord
00:53:20il n'y a pas tous en même temps
00:53:21mais vous avez vu son clip
00:53:22enfin le clip qu'il a fait
00:53:24le montage
00:53:24le montage
00:53:25un montage qu'il a fait
00:53:26d'images
00:53:27où il est en Égypte
00:53:28et où il serre les mains
00:53:29des responsables politiques
00:53:32où il appelle d'ailleurs
00:53:33on ne le rappellera jamais assez
00:53:34Maud Abbas
00:53:36Abou Mazen
00:53:37où on a l'impression
00:53:39que c'est l'artisan
00:53:39de la paix
00:53:40au Proche-Orient
00:53:41il faut bien regarder cette image
00:53:42moi il y a quelque chose
00:53:43qui m'a interpellé
00:53:44donc le président de la République
00:53:45descend d'avion
00:53:46il a charme le chair
00:53:47il donne une conférence de presse
00:53:48il donne des leçons
00:53:49moi ce que j'ai regardé
00:53:51c'est les bannettes
00:53:52des micros
00:53:53qu'il interviewait
00:53:53en réalité
00:53:54il y avait 2-3 médias français
00:53:56mais la presse internationale
00:53:57n'était pas là
00:53:58mais évidemment
00:53:59la France parle dans le vide
00:54:00c'est très juste
00:54:01et on parle ensuite
00:54:02de Donald Trump
00:54:03Donald Trump a parlé
00:54:03à Netanyahou
00:54:04et ensuite
00:54:05il a parlé à Mahmoud Abbas
00:54:06aujourd'hui
00:54:08la France
00:54:08qui se veut
00:54:09puissance d'équilibre
00:54:10est totalement grillée
00:54:11en Israël
00:54:12comment est-ce que la France
00:54:13peut jouer un rôle
00:54:14dans la résolution du conflit
00:54:15au Proche-Orient
00:54:16si une des parties prenantes
00:54:17en fait refuse
00:54:18de traiter avec elle
00:54:20parce qu'elle juge
00:54:21à juste titre
00:54:21qu'elle est jugée partie
00:54:23donc en fait
00:54:24finalement
00:54:25Emmanuel Macron
00:54:25sur le dossier
00:54:26israélo-palestinien
00:54:28il a tout foiré
00:54:29il a fait
00:54:30décryptibiliser
00:54:31la voix de la France
00:54:32d'ailleurs
00:54:32une chose importante
00:54:33imaginons qu'on soit
00:54:34un allié de la France
00:54:35comment est-ce qu'on peut
00:54:37considérer qu'aujourd'hui
00:54:38la France est un allié
00:54:39digne de parole
00:54:39s'il dit une chose
00:54:41si elle dit une chose
00:54:42d'un côté
00:54:42ça vaut aussi pour les Américains
00:54:43pardon
00:54:44ça vaut aussi pour les Américains
00:54:46chaque fois que les Américains
00:54:48ont soutenu quelqu'un
00:54:48ils les ont lâchés
00:54:49à un moment ou à un autre
00:54:51il est en tête
00:54:52voilà
00:54:53donc de ce côté-là
00:54:54non non non
00:54:55il faut quand même être prudent
00:54:56enfin ils ont plus de poids
00:54:57que la France pardon
00:54:57ce que je veux dire
00:54:58c'est qu'en réalité
00:54:59ça renvoie à la conversation
00:55:01que nous avons eue
00:55:02au début de l'émission
00:55:03c'est qu'en réalité
00:55:04le père est mort
00:55:05et que c'est ça le problème
00:55:07c'est qu'effectivement
00:55:08il est décryptibilisé
00:55:09mais n'allez pas jusqu'à dire
00:55:12que tout va baigner
00:55:13parce que le Proche-Orient
00:55:15je peux vous dire
00:55:15que les alliés d'un jour
00:55:17ce sont les ennemis du lendemain
00:55:18c'est vrai
00:55:19c'est vrai
00:55:20mais c'est vrai
00:55:20il a parfaitement raison
00:55:22le fait est que les otages
00:55:24ont été libérés
00:55:24qu'il n'y a plus de guerre
00:55:27enfin il y a une sorte de guerre civile à Gaza
00:55:29mais il n'y a plus d'opérations militaires israéliennes à Gaza
00:55:31et pour le coup
00:55:32Emmanuel Macron n'y est pour rien
00:55:34jusqu'à présent
00:55:34même si le cessez-le-feu est provisoire
00:55:37c'est quand même grâce aux Américains
00:55:38et ce n'est pas être un affreux atlantiste
00:55:41ou un admirateur de Trump
00:55:42que de le reconnaître
00:55:43c'est les faits tout simplement
00:55:44on se retrouve dans un instant
00:55:46on va parler de Boilem-Samsal
00:55:48et de la relation de la France
00:55:50avec l'Algérie
00:55:52parce que c'est quand même au coeur
00:55:53de la situation
00:55:55à tout de suite
00:55:56Sud Radio
00:55:57Mettez-vous d'accord
00:55:58Valérie Expert
00:55:59Avec vous sur Sud Radio
00:56:02jusqu'à 11h30
00:56:0511h30 c'est l'émission Média
00:56:07avec vous
00:56:08on va parler
00:56:09cher Arnaud Benedetti
00:56:12qui est
00:56:12je voulais vraiment vous
00:56:13vous rendre hommage
00:56:14à vous
00:56:15à Noël Lenoir
00:56:16qui vous battez
00:56:17pour la libération
00:56:18de Boilem-Samsal
00:56:19depuis
00:56:20depuis le début
00:56:22de sa détention
00:56:23on rappelle qu'aujourd'hui
00:56:24c'est le 325ème jour
00:56:26de détention
00:56:27pour Boilem-Samsal
00:56:28il semble être oublié
00:56:30il y a aussi ce journaliste
00:56:31Christophe Blaise
00:56:35qui est également
00:56:35incarcéré
00:56:37on peut aussi penser
00:56:38à nos deux autres compatriotes
00:56:39Cécile Collère
00:56:40et Jacques Paris
00:56:41qui en début de semaine
00:56:42ont été condamnés
00:56:43une nouvelle fois
00:56:45à des peines de prison
00:56:4730 et 31 ans
00:56:48de prison
00:56:49on n'en parle pas
00:56:52ce n'est pas au coeur
00:56:53des sujets
00:56:54on a un ministre
00:56:55des affaires étrangères
00:56:57on l'a dit hier
00:56:58on l'a fustigé
00:57:00qui parle d'inonder
00:57:01la bande de Gaza
00:57:02inonder la bande de Gaza
00:57:03d'aide
00:57:04c'est
00:57:05voilà
00:57:06il y a des préoccupations
00:57:07aujourd'hui
00:57:07qui sont peut-être
00:57:08plus importantes
00:57:09la diplomatie
00:57:10en 324 jours
00:57:11n'a rien fait
00:57:12on en est où
00:57:13aujourd'hui ?
00:57:14en tout cas
00:57:15c'est le moins
00:57:15qu'on puisse dire
00:57:16peu efficiente
00:57:17ça c'est
00:57:18c'est une certitude
00:57:19alors d'abord
00:57:20ça fait 11 mois
00:57:20maintenant que Boilem-Samsal
00:57:21depuis hier
00:57:22est incarcéré
00:57:24dans sa prison
00:57:25de coléa
00:57:26il a eu 81 ans
00:57:29il y a 24 heures
00:57:31le 15 octobre
00:57:34il est malade
00:57:35il est à l'isolement
00:57:36les informations
00:57:38que nous avons
00:57:38sont des informations
00:57:39qu'il faut prendre
00:57:40avec la plus grande réserve
00:57:41parce que je le rappelle
00:57:42et je ne cesse de le rappeler
00:57:44le régime algérien
00:57:44est un régime policier
00:57:46les gens qui peuvent avoir
00:57:47de rares contacts
00:57:48avec Boilem-Samsal
00:57:50son épouse
00:57:51notamment
00:57:51sont écoutés
00:57:52surveillés
00:57:53H24
00:57:53donc il faut être
00:57:55très prudent
00:57:56dès qu'on a des éléments
00:57:57qui peuvent éventuellement
00:57:58remonter
00:57:59il y en a très peu
00:57:59ils sont extrêmement
00:58:01sporadiques
00:58:02si vous voulez
00:58:03le combat que nous menons
00:58:04c'est un combat évidemment
00:58:05pour sa libération
00:58:06c'est un combat
00:58:07pour faire pression
00:58:08sur les autorités algériennes
00:58:10et c'est un combat
00:58:11aussi que l'on mène en France
00:58:12et que l'on est désolé
00:58:13de mener en France
00:58:14parce qu'on ne devrait pas
00:58:14avoir à mener
00:58:16ce combat en France
00:58:17on doit se battre
00:58:18parce qu'en effet
00:58:19on a une diplomatie
00:58:21des autorités
00:58:21qui nous disent
00:58:22finalement depuis 11 mois
00:58:23ah il ne faut rien dire
00:58:25globalement
00:58:25je résume globalement
00:58:27la ligne qui est celle-là
00:58:28il ne faut rien dire
00:58:29il ne faut pas exaspérer
00:58:30les algériens
00:58:31sauf qu'en effet
00:58:32à force de ne pas exaspérer
00:58:33les algériens
00:58:34les conditions
00:58:35se durcissent
00:58:36toujours un peu plus
00:58:37pour Boilem-Samsal
00:58:40on a des gens
00:58:41qui sont censés
00:58:42soutenir
00:58:42je ne les citerai pas
00:58:43Boilem-Samsal
00:58:44qui nous disent
00:58:44exactement la même chose
00:58:45ah non
00:58:46il faut même démonétiser
00:58:47j'ai entendu dire
00:58:48je ne dirai pas qui
00:58:49mais on nous a dit
00:58:49il faut démonétiser
00:58:50Boilem-Samsal
00:58:51en d'autres termes
00:58:52il ne faut pas en parler
00:58:52nous notre position
00:58:54elle est très simple
00:58:54c'est que les autorités
00:58:55algériennes
00:58:56la dictature algérienne
00:58:57veut faire de Boilem-Samsal
00:58:59un exemple
00:59:00tout simplement
00:59:00ils veulent en effet
00:59:02l'arrêter
00:59:03ils ne veulent pas le lâcher
00:59:04ils veulent faire taire
00:59:05ceux qui le soutiennent
00:59:06alors ils n'ont pas besoin
00:59:07de faire taire
00:59:07ceux qui le soutiennent
00:59:08en Algérie
00:59:08parce que cela se teste déjà
00:59:10mais ils veulent également
00:59:11faire taire
00:59:11ceux qui en France
00:59:12le soutiennent
00:59:13donc en effet
00:59:15nous nous avons une idée
00:59:15vous avez des pressions ?
00:59:16on a eu des pressions
00:59:17on en a eu
00:59:18je ne les citerai pas
00:59:18mais on en a eu des pressions
00:59:19alors vous savez
00:59:20c'est des pressions
00:59:20plus ou moins
00:59:21je veux dire
00:59:22qui s'exercent
00:59:23avec parfois
00:59:25des intermédiaires
00:59:26mais peu importe
00:59:27la réalité c'est que c'est ça
00:59:28et il est évident
00:59:29que tous ceux
00:59:30qui connaissent Algérie
00:59:30et nous nous discutons
00:59:32avec des Algériens
00:59:32Saïd Saadi
00:59:34qui a été quand même
00:59:34le président
00:59:35du RCD
00:59:38l'un des partis d'opposition
00:59:40Carmel Daoud
00:59:41qui quand même
00:59:42connaît l'Algérie
00:59:43également d'un peu plus près
00:59:44qu'un certain nombre
00:59:45d'experts
00:59:45prétendument diplomatiques
00:59:49nous disent
00:59:49que le pouvoir algérien
00:59:50ne connaît qu'une chose
00:59:52le rapport de force
00:59:53le rapport de force
00:59:54nous avons des noms
00:59:56de gens
00:59:57qui sont
00:59:59des proches
01:00:01des hiérarches algériens
01:00:02qui
01:00:03ces hiérarches algériens
01:00:04qui ne cessent
01:00:05d'insulter la France
01:00:06à Alger
01:00:07mais qui
01:00:08ne cessent
01:00:09de venir en France
01:00:09pour leurs intérêts personnels
01:00:11pour leurs intérêts familiaux
01:00:13des proches
01:00:14de gens
01:00:15qui ont
01:00:15trempé
01:00:17directement
01:00:17dans le dossier
01:00:18à charge
01:00:19contre Boalem Sansal
01:00:20qui sont en France
01:00:21qu'est-ce qu'on attend
01:00:22aujourd'hui
01:00:23pour prendre les mesures
01:00:24qui nous permettraient
01:00:26de faire pression
01:00:27sur ces personnes
01:00:28pour tout simplement
01:00:29gêner
01:00:30les hiérarches algériens
01:00:31les hiérarches algériens
01:00:32seront très gênés
01:00:32lorsqu'on les attaquera
01:00:33au niveau de leurs intérêts
01:00:34je parle même pas des visas
01:00:35je parle déjà
01:00:36au moins de ces personnes
01:00:37ça n'a pas été fait
01:00:38et on ne peut que le regretter
01:00:39mais il y a des choses
01:00:40qui sont
01:00:40ahurissantes
01:00:42on apprenait
01:00:43hier ou avant-hier
01:00:44qu'Alger refuse
01:00:45de payer les retraites
01:00:46de ses ressortissants
01:00:46donc d'Algériens
01:00:48qui ont travaillé
01:00:48en France
01:00:49et en Algérie
01:00:50le rapport
01:00:50de Charles Rodouel
01:00:52ce jeune député
01:00:53de Renaissance
01:00:55est très bien
01:00:55et très combattif
01:00:57et qui explique
01:00:57très clairement
01:00:58qu'aujourd'hui
01:00:59le coût des accords
01:01:00de 68
01:01:01c'est 2 milliards d'euros
01:01:02par an
01:01:02tout simplement
01:01:03donc on sait très bien
01:01:05qu'il y a un certain nombre
01:01:06de leviers
01:01:06qu'on pourrait utiliser
01:01:07qu'on ne veut pas utiliser
01:01:08un autre levier
01:01:09celui de l'Union Européenne
01:01:10il y a un accord
01:01:10entre l'Union Européenne
01:01:13et l'Algérie
01:01:13qui est très profitable
01:01:14économiquement
01:01:15à l'Algérie
01:01:16qu'attendons-nous
01:01:18au niveau européen
01:01:19pour suspendre
01:01:21les négociations
01:01:21concernant cet accord
01:01:22on ne le fait pas
01:01:23donc aujourd'hui
01:01:24la seule voie
01:01:25qui nous paraît
01:01:25pour aller vite
01:01:26et pour être pragmatique
01:01:27dans cette affaire
01:01:28si les français
01:01:29sont incapables
01:01:29de sortir
01:01:30et c'est le cas
01:01:31Boilem Sansal
01:01:31de prison
01:01:32ce qui est une honte
01:01:33aujourd'hui
01:01:33on peut le dire aussi
01:01:34et bien
01:01:35il n'y a qu'une seule solution
01:01:36c'est de trouver
01:01:36des voitières
01:01:37c'est-à-dire des pays
01:01:38qui entretiennent
01:01:39des relations
01:01:39qui sont un peu plus apaisées
01:01:41avec l'Algérie
01:01:41que la nôtre
01:01:42c'est-à-dire l'Allemagne
01:01:43l'Italie
01:01:43voire le Vatican
01:01:44peut-être aussi
01:01:45et évidemment
01:01:46nous on a pensé aussi
01:01:47aux Etats-Unis
01:01:48parce qu'au moins
01:01:48ça ce qui est sûr
01:01:49c'est que
01:01:50ce que nous disent
01:01:50les opposants algériens
01:01:51il y a un tweet
01:01:51de Trump
01:01:53demandant la libération
01:01:59de Boilem Sansal
01:01:59Boilem Sansal
01:02:00est libéré
01:02:00dans les trois jours
01:02:01vous pensez ?
01:02:01clairement oui
01:02:02Jacques Myard
01:02:04vous qui connaissez bien
01:02:05la diplomatie ?
01:02:07oui
01:02:07je me mettais
01:02:08en postant de l'Algérie
01:02:09je peux vous dire
01:02:10que
01:02:10c'est une saga
01:02:12c'est-à-dire
01:02:13vous aviez
01:02:14par exemple
01:02:15à longueur de temps
01:02:16les officiels algériens
01:02:18qui vous insultent
01:02:19et dans le même temps
01:02:20ils demandent
01:02:21que ces enfants
01:02:22demandent que leurs enfants
01:02:23puissent entrer
01:02:24au lycée des Carques
01:02:25à l'époque
01:02:26c'est-à-dire au lycée français
01:02:27parce que c'est un bon lycée
01:02:28c'est à longueur de temps
01:02:30et effectivement
01:02:31Arnaud a mille fois raison
01:02:33c'est qu'il y a un moment
01:02:34il faut arrêter
01:02:35mais le drame
01:02:36c'est que vous avez
01:02:37effectivement le père
01:02:38qui est mort
01:02:39qui a dit que
01:02:40bien sûr
01:02:40la France avait commu
01:02:42des crimes
01:02:42contre l'humanité
01:02:43en Algérie
01:02:43donc c'est le retour de bâton
01:02:45c'est aussi simple que ça
01:02:46c'est-à-dire que
01:02:48il ne peut pas
01:02:49se déjuger vis-à-vis
01:02:50il leur a tout donné
01:02:51il leur a tout donné
01:02:52il en donne encore
01:02:53davantage
01:02:54donc là
01:02:55il faut changer
01:02:56le braquet
01:02:57moi je ne pense pas
01:02:58que Trump
01:02:59c'est à nous
01:02:59je dirais
01:03:00de défendre nous-mêmes
01:03:01nos intérêts
01:03:02et si Trump
01:03:05fait un tweet
01:03:05dont acte
01:03:06mais nous avons
01:03:07des moyens
01:03:08pour ramener
01:03:09un peu de raison
01:03:10avec ces hiérarches
01:03:11algériens
01:03:12qui sont en réalité
01:03:13dans une impasse
01:03:14et qui à mon avis
01:03:16seront
01:03:16vont le payer
01:03:17très cher
01:03:18à terme
01:03:19parce que
01:03:19la jeunesse algérienne
01:03:21et on l'a vu
01:03:22avec l'Irak
01:03:23est banc debout
01:03:24contre ces hiérarches
01:03:25donc il y a un moment
01:03:26il faut ramener
01:03:27un peu
01:03:28je dirais
01:03:28de raison
01:03:29et de responsabilité
01:03:31dans la gestion
01:03:31de notre politique étrangère
01:03:33oui
01:03:33Virginie
01:03:34oui
01:03:34et moi j'ai en mémoire
01:03:36cette polémique
01:03:38qui a opposé
01:03:39Bruno Retailleau
01:03:40quand il était
01:03:41ministre de l'Intérieur
01:03:42à finalement
01:03:42Emmanuel Macron
01:03:43Bruno Retailleau
01:03:44prenait une solution
01:03:45plus ferme
01:03:46Emmanuel Macron
01:03:47lui a dit
01:03:47l'on n'est pas question
01:03:48et on n'a plus
01:03:49entendu Bruno Retailleau
01:03:50s'exprimer sur la question
01:03:51autrement dit
01:03:52attendez je vais jusqu'au bout
01:03:53et je rappelle
01:03:54que non seulement
01:03:55nos relations
01:03:55avec l'Algérie
01:03:57ne fonctionnent pas
01:03:58mais qu'elles se sont
01:03:58gravement détériorées
01:03:59autrement dit
01:04:00il ne faut pas attendre
01:04:01de l'Algérie
01:04:02attendez
01:04:03on vous entend Jacques
01:04:05il ne faut pas attendre
01:04:06il ne faut pas attendre
01:04:07de l'Algérie
01:04:08qu'elle nous écoute
01:04:09l'Algérie nous méprise
01:04:10et l'Algérie
01:04:10dans le fond
01:04:11ne s'adresse qu'à son peuple
01:04:13et pas du tout
01:04:13à la France
01:04:14elle a vu que la France
01:04:15se couchait
01:04:16pardonnez-moi
01:04:17d'utiliser cette expression
01:04:18ne respectait rien
01:04:20ni elle-même
01:04:22et qu'effectivement
01:04:22elle fait semblant
01:04:24de dire
01:04:26ah oui
01:04:26il faut la libération
01:04:27de l'Algérie
01:04:27mais elle accorde
01:04:28à l'Algérie
01:04:28tout ce qu'elle veut
01:04:29les va-il vient
01:04:30des dignitaires algériens
01:04:31les privilèges
01:04:32mais donc l'Algérie
01:04:35n'a rien à craindre de nous
01:04:36on est déjà
01:04:37complètement serviles
01:04:38Lucas
01:04:39sur ce sujet
01:04:40sur le sujet
01:04:40de Boualem sans sal
01:04:41moi il y a quelque chose
01:04:42qui m'a un peu frappé
01:04:43c'est pas le cas d'ailleurs
01:04:44pour Cécile Colleur
01:04:45et Christophe Glaze
01:04:47j'étais à la première
01:04:49et je parle sous le contrôle
01:04:50d'Arnaud
01:04:50mais j'étais au premier
01:04:51grand rassemblement
01:04:52je sais plus le nom
01:04:54du théâtre
01:04:54c'était au théâtre libre
01:04:55c'était pendant l'hiver
01:04:56c'était le 16 décembre
01:04:5916 décembre
01:05:00il y avait quelque chose
01:05:01qui m'avait vraiment
01:05:01interpellé
01:05:03c'était la moyenne d'âge
01:05:04des personnes
01:05:05qui le soutiennent
01:05:05et sur les réseaux aussi
01:05:06et la question
01:05:07que je me pose
01:05:08c'est pourquoi
01:05:09les étudiants
01:05:10pourquoi les jeunes
01:05:11pourquoi mes jeunes confrères
01:05:13sont aussi muets
01:05:14sur le cas de
01:05:15Boualem sans sal
01:05:15on devrait défendre
01:05:17aussi bien
01:05:17Christophe Glaze
01:05:19que Boualem sans sal
01:05:20il n'y a pas beaucoup de gens
01:05:20qui soutiennent
01:05:21Christophe Glaze
01:05:22non pas beaucoup
01:05:23encore moins que pour Boualem sans sal
01:05:24encore moins que pour Boualem sans sal
01:05:25encore moins
01:05:26mais quand je vois
01:05:26mes confrères jeunes
01:05:27ils soutiennent
01:05:28Christophe Glaze
01:05:29et c'est bien heureux
01:05:30mais pour Boualem sans sal
01:05:31il y a quand même un silence
01:05:32et moi la question
01:05:33que je me pose
01:05:33c'est pourquoi
01:05:34la moyenne d'âge
01:05:35des personnes
01:05:36qui soutiennent
01:05:36Boualem sans sal
01:05:37est aussi élevée
01:05:38parce que les jeunes
01:05:39ne lisent plus
01:05:39les jeunes ne savent même pas
01:05:40qui est Boualem sans sal
01:05:41mais sans lire
01:05:44c'est pas une question de lecture
01:05:46c'est une question d'engagement
01:05:47c'est une question d'indignation
01:05:49il y a un sujet
01:05:49c'est que dès le début
01:05:50vous avez des voix en France
01:05:51qui ont dit
01:05:51non mais Boualem sans sal
01:05:52vous comprenez
01:05:53oui certes
01:05:53c'est pas bien
01:05:54qu'il soit en prison
01:05:55mais
01:05:55mais
01:05:56mais finalement
01:05:57quelque part
01:05:57il l'avait mérité
01:05:58parce qu'en effet
01:05:59il tient des propos
01:05:59qui sont des propos
01:06:00extrêmement fermes
01:06:02sur l'islamisme
01:06:03des propos extrêmement fermes
01:06:06y compris sur la politique
01:06:07migratoire de la France
01:06:08c'est quelqu'un
01:06:09qui aime la France
01:06:09c'est quand même
01:06:10incroyable cette affaire
01:06:11voilà quelqu'un
01:06:12qui aime la France
01:06:13qui dit partout
01:06:14son amour de la France
01:06:16qui écrit en français
01:06:17qui est une très belle plume
01:06:19qui défend la France
01:06:20et que la France
01:06:22et la France
01:06:23ne fait rien
01:06:24pour le libérer
01:06:24on est quand même
01:06:26face à un pur scandale
01:06:27dans cette affaire
01:06:28c'est juste un point
01:06:29non juste un dernier point
01:06:30vous savez
01:06:31vous parliez de
01:06:32de Rotailloux
01:06:33l'affrontement
01:06:35qu'ils ont eu ensemble
01:06:36sachez-le
01:06:37le Quai d'Orsay
01:06:37ne donnait plus
01:06:38strictement
01:06:38aucune information
01:06:40sur la situation
01:06:41en Algérie
01:06:42de Boilem-Sarsal
01:06:43à Bruno Rotailloux
01:06:45bien sûr
01:06:46donc on voit bien
01:06:47qu'il y avait deux lignes
01:06:47qui s'affrontaient
01:06:48bien sûr
01:06:48ce qui est absolument
01:06:49intolérable
01:06:49on se retrouve
01:06:50dans un instant
01:06:51pour l'émission
01:06:52Média
01:06:52on va parler
01:06:52du drame
01:06:53des opioïdes
01:06:54vous savez
01:06:55ces zombies
01:06:55que vous avez dû voir
01:06:56aux Etats-Unis
01:06:57en particulier
01:06:58même si ces médicaments
01:06:59existent en France
01:07:00avec un documentaire
01:07:01choc à ne pas manquer
01:07:03dimanche
01:07:04sur France 5
01:07:05à tout de suite
01:07:05fin de l'île
01:07:06Sud Radio
01:07:07Parlons Vrai
01:07:08Sud Radio
01:07:10Parlons Vrai
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