00:00Bonjour, très heureux et très heureux de vous recevoir ce matin et je tiens à vous dire merci à tous qui avez fait le déplacement de Ouagadougou pour nous soutenir, nous honorer et nous accompagner dans cet événement qui n'est pas forcément heureux mais un événement interpellateur.
00:30Et je pense que vous avez donné du sien pour que ce soit un succès. Cette université qui a été organisée n'est que la petite partie de ce que nous souhaitons voir en Afrique. Seul l'éveil de conscience par l'instruction pourra nous amener à pouvoir soutenir nos révolutions et changer le visage de l'Afrique.
00:57Tout commence par là.
01:27N'étaient que les seuls qui pouvaient faire passer leur message à travers la radio, la télévision.
01:33Donc merci grandement à tous d'être là. Merci pour ce message. Merci pour cet encouragement que vous êtes venu nous donner.
01:39Et je vous remercie mille fois, mille fois, mille fois encore. Merci.
01:43Je pense qu'aujourd'hui, tout le monde doit comprendre que l'ordre mondial, comme vous l'avez si bien dit, il n'y a que deux camps.
01:55Et chacun devra choisir son camp.
02:01Ceux qui prétendent être neutres, soit n'ont absolument rien compris, ou ont peut-être le cerveau éteint.
02:09Il faut le dire clairement.
02:10Il n'y a pas de neutralité possible.
02:17Il y a les oppresseurs, il y a les opprimés.
02:21Et en tant que révolutionnaire, un révolutionnaire aime tous les peuples.
02:25La preuve, ils sont nombreux à venir d'autres continents pour appuyer, pour nous aider dans ce combat.
02:32Parce que toutes personnes qui aspirent, tous les peuples qui aspirent à cette liberté, à ce développement, à cette harmonie, à cette union que nous voulons entre les peuples du monde, sont unis par les liens de la révolution.
02:44Voilà pourquoi il n'y a pas de barrière.
02:46Et un révolutionnaire aime les peuples.
02:48Partout où il y a l'oppression, partout où il y a des peuples qui sont dominés par d'autres individus,
02:55les révolutionnaires doivent pouvoir donner de la voix.
02:58Et merci donc à vous qui êtes venus, du continent européen, américain, un peu partout, pour nous soutenir.
03:04Parce que la cause de Thomas Sankara, certes, le 15 octobre 87, on a cru avoir assassiné l'homme et ses idées.
03:12On a tenté de détruire toutes les archives, même en passant par notre télévision nationale.
03:17Les gens ont essayé de détruire tout ce qui pouvait exister.
03:21Ils sont témoins, vous pourrez passer à la RTP, l'a demandé.
03:25Toutes les boîtes d'archives ont été vidées, essayé d'effacer totalement l'effet de Thomas Sankara.
03:31Dieu merci, certains ont pu conserver beaucoup de choses de lui.
03:34Aujourd'hui, plus que jamais, on se rend compte que l'homme, oui, la chair s'en est allée,
03:39mais l'esprit demeure sur le monde.
03:41Aujourd'hui, beaucoup de chefs d'État africains se cachent derrière une soi-disant démocratie fabriquée à l'Africaine,
03:54essayant de copier peut-être leur maître impérialiste.
03:57Mais aujourd'hui, la démocratie monte ses limites.
04:00Elle s'est développée.
04:02Elle atteint son apogée.
04:04Aujourd'hui, elle est en déclin.
04:05Ça, il faut le reconnaître.
04:09Il faut que nous arrivions à fabriquer notre modèle.
04:13Et notre modèle, c'est africain.
04:16Et tel qu'ils le disent,
04:17si la signification du mot démocratie est telle qu'ils le disent,
04:21c'est que c'est né en Afrique.
04:21Alors, ici, nous avons notre manière de voir les choses.
04:29Il faut que nous redevenions africains et que nous acceptons de vivre africains.
04:34Comme disait le camarade président Thomas Sankara,
04:36c'est la seule manière de vivre libre et de vivre dignes.
04:40Qui est aujourd'hui plus que vous pour passer ce message au monde entier ?
04:45Qui est aujourd'hui plus que vous pour éveiller la conscience ?
04:47Comme je l'ai dit, tout commence par là.
04:49Si la jeunesse ne connaît pas son histoire,
04:53la jeunesse ne comprend pas le monde d'aujourd'hui,
04:56ne comprend rien de la géopolitique,
04:59vous avez beau tourner sur les terres,
05:01ils ne pourront jamais comprendre la démarche de la révolution.
05:06Il va de soi qu'à partir de maintenant,
05:09partout où nous sommes,
05:10que nous puissions faire passer le message
05:12de notre histoire, d'où nous venons,
05:17qu'est-ce que nous faisons aujourd'hui,
05:18pourquoi le monde est ainsi fait ?
05:21Pour que les gens puissent comprendre,
05:23emboîter le train de la révolution
05:25et qu'on puisse avancer vers un développement harmonieux,
05:29vers une union africaine réelle.
05:31Car cette union africaine qu'on dit aujourd'hui de façade,
05:35on ne la sent pas.
05:37Il n'y a pas d'union.
05:39Le continent est déchiré par des guerres,
05:42tout cela par la manipulation des impérialistes.
05:44Ils ne veulent que nous voir déchirer,
05:47nous entretuer pendant qu'on pire nos richesses.
05:51Mais il faut que le message passe.
05:54Il faut conscientiser.
05:55Il ne faut jamais s'arrêter de parler.
05:57Certains diront que beaucoup d'entre vous,
06:00peut-être, parlent beaucoup.
06:02Moi, j'ai été longtemps accusé de ça,
06:04mais il faut toujours parler.
06:05J'ai rencontré une fois le président vénézuélien.
06:14Il me disait,
06:16le père de la révolution,
06:18chaque jour, il parlait à la radio.
06:21Et lui-même, qui était son filet,
06:23il se demandait, mais pourquoi tous les jours il parle ?
06:27Et Chavez l'a dit,
06:28il faut toujours parler
06:29pour que les gens comprennent le message
06:32et que le message de l'impérialisme ne puisse pas passer.
06:36Aujourd'hui,
06:38plus que jamais,
06:40lui l'a compris
06:41et il était venu juste pour m'encourager
06:44de continuer à parler.
06:49Pendant que sur le continent,
06:51nos frères, peut-être qui n'ont encore rien compris,
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