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  • il y a 3 mois
🇧🇫 Voici pourquoi le Capitaine Ibrahim Traoré parle fréquemment et continuera de s’adresser au peuple

📌 « Le révolutionnaire doit pouvoir donner de la voix... Il ne faut jamais s'arrêter de parler »

📌 « Il faut toujours parler pour que les gens comprennent le message et que le message de l'impérialisme ne puisse pas passer »

📌 « L’Afrique ne demande que ça : produire, transformer et consommer »

📌 « Il faut que vous puissiez rallumer les cerveaux de beaucoup d'Africains pour qu'on puisse se réveiller »

Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Chef de l’État, face des panafricanistes venus d’horizons divers

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Transcription
00:00Bonjour, très heureux et très heureux de vous recevoir ce matin et je tiens à vous dire merci à tous qui avez fait le déplacement de Ouagadougou pour nous soutenir, nous honorer et nous accompagner dans cet événement qui n'est pas forcément heureux mais un événement interpellateur.
00:30Et je pense que vous avez donné du sien pour que ce soit un succès. Cette université qui a été organisée n'est que la petite partie de ce que nous souhaitons voir en Afrique. Seul l'éveil de conscience par l'instruction pourra nous amener à pouvoir soutenir nos révolutions et changer le visage de l'Afrique.
00:57Tout commence par là.
01:27N'étaient que les seuls qui pouvaient faire passer leur message à travers la radio, la télévision.
01:33Donc merci grandement à tous d'être là. Merci pour ce message. Merci pour cet encouragement que vous êtes venu nous donner.
01:39Et je vous remercie mille fois, mille fois, mille fois encore. Merci.
01:43Je pense qu'aujourd'hui, tout le monde doit comprendre que l'ordre mondial, comme vous l'avez si bien dit, il n'y a que deux camps.
01:55Et chacun devra choisir son camp.
02:01Ceux qui prétendent être neutres, soit n'ont absolument rien compris, ou ont peut-être le cerveau éteint.
02:09Il faut le dire clairement.
02:10Il n'y a pas de neutralité possible.
02:17Il y a les oppresseurs, il y a les opprimés.
02:21Et en tant que révolutionnaire, un révolutionnaire aime tous les peuples.
02:25La preuve, ils sont nombreux à venir d'autres continents pour appuyer, pour nous aider dans ce combat.
02:32Parce que toutes personnes qui aspirent, tous les peuples qui aspirent à cette liberté, à ce développement, à cette harmonie, à cette union que nous voulons entre les peuples du monde, sont unis par les liens de la révolution.
02:44Voilà pourquoi il n'y a pas de barrière.
02:46Et un révolutionnaire aime les peuples.
02:48Partout où il y a l'oppression, partout où il y a des peuples qui sont dominés par d'autres individus,
02:55les révolutionnaires doivent pouvoir donner de la voix.
02:58Et merci donc à vous qui êtes venus, du continent européen, américain, un peu partout, pour nous soutenir.
03:04Parce que la cause de Thomas Sankara, certes, le 15 octobre 87, on a cru avoir assassiné l'homme et ses idées.
03:12On a tenté de détruire toutes les archives, même en passant par notre télévision nationale.
03:17Les gens ont essayé de détruire tout ce qui pouvait exister.
03:21Ils sont témoins, vous pourrez passer à la RTP, l'a demandé.
03:25Toutes les boîtes d'archives ont été vidées, essayé d'effacer totalement l'effet de Thomas Sankara.
03:31Dieu merci, certains ont pu conserver beaucoup de choses de lui.
03:34Aujourd'hui, plus que jamais, on se rend compte que l'homme, oui, la chair s'en est allée,
03:39mais l'esprit demeure sur le monde.
03:41Aujourd'hui, beaucoup de chefs d'État africains se cachent derrière une soi-disant démocratie fabriquée à l'Africaine,
03:54essayant de copier peut-être leur maître impérialiste.
03:57Mais aujourd'hui, la démocratie monte ses limites.
04:00Elle s'est développée.
04:02Elle atteint son apogée.
04:04Aujourd'hui, elle est en déclin.
04:05Ça, il faut le reconnaître.
04:09Il faut que nous arrivions à fabriquer notre modèle.
04:13Et notre modèle, c'est africain.
04:16Et tel qu'ils le disent,
04:17si la signification du mot démocratie est telle qu'ils le disent,
04:21c'est que c'est né en Afrique.
04:21Alors, ici, nous avons notre manière de voir les choses.
04:29Il faut que nous redevenions africains et que nous acceptons de vivre africains.
04:34Comme disait le camarade président Thomas Sankara,
04:36c'est la seule manière de vivre libre et de vivre dignes.
04:40Qui est aujourd'hui plus que vous pour passer ce message au monde entier ?
04:45Qui est aujourd'hui plus que vous pour éveiller la conscience ?
04:47Comme je l'ai dit, tout commence par là.
04:49Si la jeunesse ne connaît pas son histoire,
04:53la jeunesse ne comprend pas le monde d'aujourd'hui,
04:56ne comprend rien de la géopolitique,
04:59vous avez beau tourner sur les terres,
05:01ils ne pourront jamais comprendre la démarche de la révolution.
05:06Il va de soi qu'à partir de maintenant,
05:09partout où nous sommes,
05:10que nous puissions faire passer le message
05:12de notre histoire, d'où nous venons,
05:17qu'est-ce que nous faisons aujourd'hui,
05:18pourquoi le monde est ainsi fait ?
05:21Pour que les gens puissent comprendre,
05:23emboîter le train de la révolution
05:25et qu'on puisse avancer vers un développement harmonieux,
05:29vers une union africaine réelle.
05:31Car cette union africaine qu'on dit aujourd'hui de façade,
05:35on ne la sent pas.
05:37Il n'y a pas d'union.
05:39Le continent est déchiré par des guerres,
05:42tout cela par la manipulation des impérialistes.
05:44Ils ne veulent que nous voir déchirer,
05:47nous entretuer pendant qu'on pire nos richesses.
05:51Mais il faut que le message passe.
05:54Il faut conscientiser.
05:55Il ne faut jamais s'arrêter de parler.
05:57Certains diront que beaucoup d'entre vous,
06:00peut-être, parlent beaucoup.
06:02Moi, j'ai été longtemps accusé de ça,
06:04mais il faut toujours parler.
06:05J'ai rencontré une fois le président vénézuélien.
06:14Il me disait,
06:16le père de la révolution,
06:18chaque jour, il parlait à la radio.
06:21Et lui-même, qui était son filet,
06:23il se demandait, mais pourquoi tous les jours il parle ?
06:27Et Chavez l'a dit,
06:28il faut toujours parler
06:29pour que les gens comprennent le message
06:32et que le message de l'impérialisme ne puisse pas passer.
06:36Aujourd'hui,
06:38plus que jamais,
06:40lui l'a compris
06:41et il était venu juste pour m'encourager
06:44de continuer à parler.
06:49Pendant que sur le continent,
06:51nos frères, peut-être qui n'ont encore rien compris,
06:54nous disent qu'on parle trop.
06:55Et souvent,
06:59ce sont ces
07:00soi-disant intellectuels
07:02qui n'ont peut-être pas compris,
07:04qui ont été totalement formatés
07:06par le système occidental,
07:07par le système impérialiste,
07:09qui trouvent qu'on parle trop
07:10parce qu'ils ne peuvent pas comprendre
07:12et percevoir le message qu'on passe.
07:15Malheureusement,
07:15c'est leur faiblesse aussi,
07:17mais nous devons continuer à parler.
07:19Nos jeunes doivent se réveiller.
07:21Tout de suite,
07:21avant de venir ici,
07:23je suis allé encourager une jeune dame
07:24qui a été combattue dans le temps
07:27quand elle a essayé
07:29de transformer notre coton
07:30en produit
07:32coton hydrophile médical
07:34qui est utilisé et tout.
07:36Elle a été combattue,
07:37son usine avait été fermée,
07:39ses machines ont été
07:40toutes démontées et rangées.
07:43Quand nous sommes arrivés,
07:43nous avons essayé de la soutenir
07:45et l'usine a réouvert.
07:47Ce matin,
07:48je suis allé voir les visites
07:49ce qui se passe.
07:54L'Afrique ne demande que ça.
07:57Produire,
07:58transformer
07:59et consommer.
08:01Et nous allons continuer
08:02à encourager ces heures d'initiative.
08:04Mais tout ça,
08:05c'est par le changement de mentalité.
08:07Et aussi,
08:08je dirais,
08:09en forçant la main à certains.
08:11Et c'est là,
08:11la révolution.
08:15Parce que le changement de mentalité
08:17dans la bourgeoisie
08:18est difficile.
08:21Et c'est cette bourgeoisie
08:22qui oppresse
08:23et qui continue de conjuguer
08:27avec l'impérialisme
08:28parce qu'ils ont les moyens.
08:30Et aussi,
08:31ils communiquent.
08:31Ils passent par tous les canaux
08:32pour amener les jeunes africains
08:34à stagner.
08:35C'est par là
08:36que les jeunes africains
08:37se retrouvent
08:37à prendre l'eau,
08:38à mourir par milliers
08:39dans l'océan
08:40pour essayer de rejoindre
08:41l'Eldorado,
08:44si on peut le dire.
08:45Mais il faut qu'on arrive
08:46à le créer ici.
08:47Et c'est possible.
08:48Nous nous sommes lancés
08:49dans cette révolution
08:49et je pense qu'aujourd'hui
08:51pour l'Afrique,
08:52c'est le seul chemin
08:53qui puisse permettre
08:54de pouvoir se développer.
08:58Passé cela,
08:59je ne vois pas autre méthode
09:01qui puisse résister
09:02aux manœuvres
09:04de l'impérialisme
09:05et de ses valets locaux
09:06sur place.
09:07Vous ne pourrez pas avancer.
09:09Ils mettront toujours
09:10des bâtons dans vos roues.
09:12À travers les textes
09:13que les impérialistes
09:14eux-mêmes ont avancés,
09:16les ont amenés
09:17à développer.
09:17À travers les organismes,
09:18les institutions
09:19que les impérialistes
09:20nous ont aidés
09:20à mettre en place
09:21dans nos états.
09:22Il faut pouvoir casser
09:23tout ça
09:24pour que l'Afrique
09:25puisse ressurgir,
09:27s'unir et avancer.
09:30Les guerres
09:31nous ont trop déchirés.
09:33Parlez de guerre.
09:35Parlez,
09:36essayez de toucher
09:36leur cœur.
09:38Nous sommes en guerre
09:38au Burkina.
09:39nous connaissons
09:40d'où ça vient
09:40et nous nous battons.
09:42Mais quand nous regardons
09:42l'histoire de certains pays,
09:44ça nous déchire
09:45encore plus le cœur.
09:47Le Soudan,
09:48le Congo,
09:50bref,
09:51il y en a assez
09:51où des gens
09:52meurent par milliers
09:53et des frères se déchirent
09:56par la longueur de journée.
09:58Ici,
09:59ce sont des individus
10:00manipulés par l'impérialisme
10:02qui sont assis
10:02de l'autre côté,
10:04qui les envoient
10:05un peu d'argent
10:06décarburant des armes
10:07de munitions
10:08et ils tuent leurs frères.
10:10Ils gambadent
10:11à travers la campagne,
10:13tués,
10:14sans même savoir
10:15pourquoi ils le font.
10:16mais tout ça,
10:18c'est parce que
10:18les cerveaux
10:19sont encore éteints.
10:21Il faut que vous puissiez
10:22rallumer
10:22le cerveau
10:24de beaucoup d'Africains
10:25pour qu'on puisse
10:26se réveiller
10:27et c'est sérieux
10:29et c'est à travers
10:30la communication
10:31que vous faites.
10:32Vous le faites déjà
10:33très bien
10:33et moi,
10:34je vous encourage
10:34à pouvoir
10:35continuer
10:36ces rencontres.
10:39Nous,
10:39nous avons créé
10:40l'Institut des Peuples Noirs.
10:42Nous sommes en train
10:42donc d'opérationnaliser
10:44et j'espère que tout un chacun
10:45participera
10:46en présentiel
10:47ou en visioconférence
10:48à continuer
10:49à éduquer
10:50notre jeunesse
10:51pour qu'elle prenne
10:52ses responsabilités,
10:53pour qu'elle comprenne
10:54le monde
10:54et que l'Afrique
10:55puisse se réveiller
10:57enfin
10:58et qu'on puisse
10:59s'unir
11:00et vivre
11:00dignement
11:01et librement.
11:03Et comme je l'ai dit encore,
11:04un révolutionnaire,
11:05il aime tous les peuples.
11:06Ce sont les politiques
11:07qui font souvent
11:09qu'on peut confondre
11:10les peuples.
11:12Mais les politiques
11:13ne doivent pas diviser
11:14les peuples.
11:16Et donc,
11:16travaillons,
11:17peu importe la position
11:18où nous sommes,
11:19à unir les peuples
11:20et non à les diviser.
11:22Mais,
11:23il faut que nous amenons
11:24d'une manière ou d'une autre
11:25les politiques
11:26à changer leur approche
11:28en Afrique.
11:29Et là aussi,
11:30nous allons continuer
11:30à parler,
11:31quitte à ce que
11:32ce ne soit pas diplomatique,
11:34mais nous allons le faire.
11:39Enfin,
11:40je vous remercie beaucoup.
11:41nous pourrons passer
11:43toute l'année à parler,
11:44nous n'allons pas finir,
11:45mais il y a tellement
11:47de sujets,
11:47tellement de champs
11:49à labourer
11:49qu'il faut commencer
11:51et il faut bien
11:52commencer par une partie.
11:54Donc,
11:54je vous encourage
11:55à commencer maintenant
11:55le labour
11:56et s'il plaît à Dieu,
11:58je suis persuadé
11:59que nous allons réussir
12:00à changer les choses
12:02en Afrique
12:02et que l'Union africaine
12:04soit une réalité.
12:06Bon courage à tous.
12:07Je prie Dieu
12:08que vous retournez
12:08tous sains et saufs
12:09dans vos pays respectifs,
12:11dans vos failles respectives,
12:13que Dieu vous bénisse,
12:14que Dieu vous protège
12:14et que nous nous retrouvions encore
12:16pour la prochaine cérémonie
12:19et à d'autres occasions
12:20pour continuer
12:21à réveiller le continent,
12:23à nous unir
12:23et à nous rapprocher.
12:25Merci beaucoup à tous,
12:26que Dieu vous protège,
12:27la patrie de la mort,
12:28et à nous rapprocher.
12:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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