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  • il y a 2 mois
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00Beaucoup de déceptions et d'ailleurs on voit malgré cette heure tardive
00:03et donc beaucoup de touristes qui sont toujours sur place devant ce musée
00:07des touristes évidemment très déçus qui n'ont pas pu entrer à l'intérieur de ce musée pour le visiter
00:11mais donc ils sont quand même présents pour admirer l'extérieur, cette pyramide, etc.
00:15C'est le cas de Camille et Martha.
00:17Hello ! Ils viennent de Pologne, ils sont arrivés aujourd'hui à Paris
00:21and you wanted to celebrate something special today and tomorrow
00:24vous voulez célébrer quelque chose de spécial ?
00:27C'était très important pour vous de visiter Louvre.
00:28C'était très important pour visiter le musée du Louvre. Pourquoi ?
00:32Parce que demain c'est mon anniversaire de Viancé, elle est romantique et nous voulons le célébrer ici au musée du Louvre.
00:41Demain c'est l'anniversaire de Martha, elle est très romantique et donc elle voulait faire son anniversaire au musée du Louvre.
00:47Vous aviez réservé une place cet après-midi, vous aurez un ticket pour nous cette soirée au musée du Louvre.
00:53Quels sont vos plans pour demain ?
00:57Nous savons que le musée du Louvre sera fermé demain et donc ils vont visiter le château de Versailles qui est aussi très beau.
01:13Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Effectivement, le musée du Louvre, autre déception pour les touristes qui ne sont peut-être pas au courant, sera fermé demain puisque les musées nationaux sont traditionnellement fermés le mardi.
01:23Il faudra donc attendre mercredi pour entrer à l'intérieur de ce musée du Louvre s'il ouvre à ce moment-là.
01:27Et d'ailleurs, on a regardé sur les sites, tous les créneaux sont complets. Il n'y a que deux créneaux pour l'instant qui sont disponibles à 19h et à 19h30 pour mercredi.
01:35Merci beaucoup Clémence Renard. Bienvenue dans 60 minutes. Ravi de vous retrouver ce soir encore. 24 heures après, il court toujours.
01:42La police recherche encore le commando qui s'est donc introduit hier au musée du Louvre à Paris.
01:46Elle dispose de plusieurs éléments laissés derrière eux par les cambrioleurs.
01:50On va faire le point sur les derniers développements de l'enquête dans un instant.
01:53On recevra aussi un ancien membre de la police judiciaire, l'une des salariés du musée, alors que se pose la question de la sécurisation des musées en général.
02:01On a appris aujourd'hui qu'au musée du Louvre, seule une salle sur trois était occupée de caméras de vidéosurveillance.
02:07La dernière nuit en liberté de Nicolas Sarkozy, c'est l'autre grand titre de l'actualité.
02:11C'est demain matin que l'ex-président rejoindra la prison de la santé.
02:14Nicolas Sarkozy qui a été convié à l'Elysée par Emmanuel Macron il y a quelques jours, juste avant cette incarcération.
02:20On l'a appris aujourd'hui, l'invité de 60 minutes tout à l'heure sera l'ancien ministre Jean-François Coupé, aujourd'hui maire de Meaux.
02:27Et puis le RN va-t-il accepter la main tendue par certains des républicains ?
02:31Est-il prêt à négocier pour arriver au pouvoir ?
02:33On posera la question tout à l'heure au vice-président du Rassemblement National, Louis Alliot.
02:37Vous avez le programme de 60 minutes, soyez tous les bienvenus.
02:50Pour le deuxième jour de suite, le musée du Louvre est donc resté fermé aujourd'hui.
02:54On ne sait pas encore quand il pourra rouvrir ses portes au public.
02:57On va faire le point sur l'enquête dans quelques instants avec les toutes dernières infos de BFM TV.
03:01On se posera aussi la question de la sécurité du musée du Louvre et des autres musées de France,
03:07puisque le gouvernement a demandé aujourd'hui un audit sur leur situation.
03:10Pour en parler ce soir, Alexandra Gonzales, chef adjointe du service police-justice de BFM TV.
03:15Bonsoir.
03:16Bonsoir à vos côtés, Jean-Pierre Colombiès, ancien policier de la police judiciaire.
03:19Bonsoir.
03:20Et bienvenue, Luc Larriba est avec nous également, journaliste.
03:23Bonsoir.
03:24Bonsoir.
03:24Auteur du livre Trafic d'œuvres d'art, une enquête au cœur de l'OCBC.
03:28C'est l'un des organismes qui enquêtent en ce moment sur la disparition, le vol de ses bijoux au musée du Louvre.
03:35Didier Reckner, elle a lui aussi fondateur de la Tribune de l'art.
03:37Bonsoir.
03:38Et bienvenue.
03:39Et Élise Muller, bonsoir.
03:40Vous êtes surveillante au musée du Louvre et secrétaire nationale Sud Culture.
03:45Je disais, il y a quelques instants, le musée est fermé.
03:47Vous savez pourquoi il était fermé aujourd'hui encore ?
03:49Il a été fermé aujourd'hui parce que ce matin, les collègues se sont réunis.
03:54Les mois quand même suscités par ce qui s'est passé hier.
03:57Ils se sont réunis pour discuter de ce qui était possible pour eux de faire.
04:01Est-ce qu'ils se sentaient en sécurité pour prendre leur poste ?
04:04Parce que quand même, la question se pose de ce qui s'est passé hier.
04:06Et ils avaient besoin d'un temps de discussion.
04:09Donc ce n'est pas comme on a pu le penser parce que les enquêteurs étaient encore sur place ?
04:13Non, non, non.
04:13C'est un mouvement social des personnels qui est très très heurté par ce qui s'est produit hier.
04:22La date de réouverture pour l'instant, ce n'est pas demain puisque c'est fermé, on est mardi.
04:25A priori mercredi.
04:26A priori mercredi.
04:27Ce sera également le jour de l'audition de votre patronne, la patronne de Louvre, Laurence Descartes, qui va être entendue par le Sénat.
04:33On sera avec tout à l'heure le rapporteur, le président de la commission qui va interroger Laurence Descartes.
04:38Il sera avec nous dans quelques minutes.
04:39On va retourner au Louvre.
04:41Bonsoir, M. Laffont.
04:42C'est vous que nous allons retrouver dans quelques instants.
04:43On va retrouver au Louvre, pour l'instant, Igor Saïry qui est sur place pour BFM TV, au pied de cette fameuse fenêtre par laquelle sont passés les cambrioleurs.
04:52Hier, fenêtre qui est presque devenue une nouvelle attraction pour les touristes.
04:55Il faut dire qu'ils ne peuvent plus visiter le musée.
04:59Oui, absolument, Marc.
05:00J'ai croisé plusieurs touristes qui n'avaient pas prévus de passer par là durant leur séjour à Paris et qui s'y sont arrêtés cet après-midi.
05:08Là voilà, cette aile de nom du musée du Louvre et cette fenêtre qui a été protégée par une plaque en bois en attendant de changer la fenêtre.
05:16D'ailleurs, des techniciens tout à l'heure sont venus prendre les dimensions de la fenêtre.
05:20Mais on peut imaginer qu'il ne s'agit pas d'une fenêtre tout à fait commune comme celle qu'on peut voir dans les rues de Paris.
05:26Beaucoup de touristes, il y en a un petit peu moins en ce moment puisqu'il est un peu tard, la nuit est en train de tomber.
05:31Mais ce que je peux vous dire, c'est que c'est effectivement le point incontournable de Paris depuis maintenant un peu plus de 24 heures.
05:37Il y a des touristes du monde entier qui viennent prendre des photos, prendre des selfies.
05:41Regardez là, Bastien Dufoy va vous montrer sur ces images des gens qui sont là le long du quai François Mitterrand en admirant la scène
05:48et en admirant ou en tout cas en restant stupéfait devant cette fenêtre où c'est déroulé ce casse hier matin, peu après 9h30.
05:57Et c'est le cas de Julien. Julien vient du Pays-Bas et il accepte de nous parler.
06:01Julien, vous êtes venu exprès, on est d'accord, parce qu'il fallait voir cette fenêtre ?
06:05Voilà, bonjour à tout le monde. Oui, on est venu quasiment exprès, on était de passage effectivement à Paris.
06:12Mais là, on est venu voir l'endroit où s'est déroulé ce qui s'est passé pas plus tard qu'hier matin.
06:18C'est quand même incroyable que ça se passe pendant le week-end où nous sommes à Paris.
06:23Et voilà, là on y est, on est devant et c'est quand même quelque chose qui est important par rapport au préjudice subi.
06:31Donc effectivement, c'est assez marquant quand même, c'est assez marquant.
06:38Moi qui découvre un petit peu Paris, mais là on se dit, ça y est, là on est devant ce qui se passe à la télé.
06:43Et puis, c'est quelque chose d'hyper préjudiciable pour la France dans le contexte économique actuel.
06:51Voilà, donc le préjudice est assez important.
06:53Voilà, donc on voulait voir ce qui se passait.
06:56Merci beaucoup Julien, merci beaucoup pour votre témoignage de la spectaculaire, déroutant.
06:59Voilà les termes qui sont utilisés par les passants ici devant cette fenêtre du musée du Louvre.
07:04Merci beaucoup Igor, avec Bastien Dufour.
07:06Oubliez pas le petit selfie avant de revenir évidemment à la rédaction de BFM.
07:10Alexandra Gonzalez, on va faire le point avec vous sur l'enquête.
07:13La première information du jour, c'est que tout est allé plus vite encore qu'on ne le pensait hier.
07:17Quatre minutes, top chrono.
07:18Un casse en quatre minutes.
07:20C'est à la fois très court et en même temps, quatre longues minutes pendant lesquelles quatre malfaiteurs sont arrivés au pied du Louvre,
07:29sont montés pour deux d'entre eux sur une nacelle à cet étage et avec une disqueuse ont d'abord percé un trou dans la porte-fenêtre que l'on voyait à l'instant
07:38et ensuite ont percé des ouvertures dans deux vitrines qui se trouvent l'une derrière l'autre dans cette galerie Apollon.
07:48Est-ce qu'on a un doute ce soir sur le fait que l'alarme s'est déclenchée ou pas ?
07:52Je dis ça parce qu'hier, Laure Beco, pardon, elle était à votre place hier, c'est pas vous, la procureure de Paris nous disait
07:56l'alarme s'est déclenchée. Il semble que ce soir, le communiqué de la procureure de Paris soit un peu moins affirmatif.
08:02Alors pour l'instant, c'est vrai qu'il y a beaucoup de questions sur cette alarme.
08:06Est-ce qu'elle s'est déclenchée ? Est-ce que les PC Sécurité ont reçu cette alarme et ont immédiatement prévenu la police ou non ?
08:13À quelle heure elle s'est déclenchée ? Ça, c'est pour l'instant le travail des enquêteurs.
08:17Didier Reckner, Elise Muller, vous avez des informations sur l'alarme ?
08:20J'ai des informations, oui. C'est-à-dire qu'il y a un mois, cette porte-fenêtre avait un problème d'alarme qui se déclenquait de manière intempestive.
08:28J'ai la preuve et j'ai des sources aussi, mais j'ai la preuve de cela.
08:32Elle a été désactivée pendant un certain temps. Est-ce qu'elle a été désactivée ? Est-ce qu'elle est toujours désactivée ou pas ?
08:37Est-ce qu'elle a été désactivée hier ? Je n'ai pas la preuve, mais des sources internes au Louvre me disent que oui.
08:43Et en tout cas, il y a quand même un guiche roche parce que l'alarme, oui, tout fonctionnait, mais non, en fait, tout ne fonctionnait pas.
08:50Donc, on se pose des questions, vraiment.
08:53En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il y a un mois d'un moment.
08:54Vous me posez sans doute ces questions-là. Quand dit-on chez vous au musée du Louvre, elle s'est déclenchée ou pas ?
08:58Alors, on n'en sait rien. Enfin, moi, je n'ai pas d'éléments ni dans un sens ni dans l'autre.
09:03Donc, on attendra l'enquête précise.
09:06Après, en l'espèce, cette alarme, qu'elle se soit déclenchée ou non, de toute façon, c'est le son de la disqueuse qui a alerté les personnels qui étaient sur place.
09:16Certes, mais ça aurait peut-être permis de gagner quelques minutes sur quatre, en plus, les forces de l'ordre.
09:21C'est ce que j'allais vous demander.
09:22À ma connaissance, l'intervention des collègues a été quand même très, très, très rapide.
09:26Quand l'alarme se déclenche, si elle s'est déclenchée, qui est au courant ?
09:29Les personnels, les cinq personnes du musée du Louvre qui étaient dans la salle et juste à côté ?
09:33Ou est-ce que tout le monde l'entend ? Est-ce que c'est extrêmement bruyant ? Comment ça se passe ?
09:36Non, là, si on est sur une alarme intrusion, c'est le PC de sécurité qui allait remonter de ce type.
09:42Uniquement, donc la cellule qui ne se trouve pas dans cette aile ou est-ce que le cambriolage ?
09:47Si, si, si. Ça remonte au PC dédié.
09:51Là-dessus, il n'y a pas de souci.
09:53Si tout fonctionne, on connaît le processus.
09:56Après, les collègues qui étaient dans la salle en elle-même,
10:00de toute façon, ils ont vu, ils ont entendu et ils ont vu les malfaiteurs.
10:05Et la consigne dans ces cas-là, ce n'est pas de s'interposer, évidemment,
10:08c'est de protéger d'abord le public, avant les œuvres.
10:11Avant tout, c'est de protéger le public. C'est notre responsabilité première, oui, bien sûr.
10:15Il y a des hommes armés ou des femmes armées au musée du Louvre
10:17parmi les 1100 personnes qui s'occupent de la sécurité ou pas du tout ?
10:22Selon le niveau de vigie pirate, en fait, pour tout vous dire,
10:27on peut avoir des présences de militaires au niveau de l'enceinte.
10:33Et je ne dirais pas plus que ça.
10:36Ils ne sont pas faits pour les interventions de police,
10:38donc ils auraient servi à pas grand-chose.
10:40Ce qui veut dire que les seules personnes capables d'arrêter des malfaiteurs,
10:44quels qu'ils soient, qui rentrent dans un musée, en l'occurrence le musée du Louvre,
10:46ce sont les forces de l'ordre qui viendraient de l'extérieur, c'est ça ?
10:48Tout à fait, absolument.
10:50Mais ça doit poser question à un moment donné.
10:53Vous savez, cette histoire, elle serait presque le casse du public.
10:57Casse du siècle, si elle n'était pas ridicule, on va être très clair.
11:00À l'époque, on avait parlé de Casse du siècle pour Spagiarie, le casse de Nice,
11:04il y avait des nécessités, une logistique, une préparation, un vrai gang.
11:07Là, on a quand même quelqu'un qui est passé par la fenêtre.
11:10Je ne sais pas si on visualise quand même.
11:12C'est Roméo et Juliette, il n'y a rien de plus simple.
11:14On a quand même des gars, et pour moi c'est très significatif,
11:18qui ont surtout un culot énorme d'avoir mis en place quelque chose de très simple.
11:22La nacelle, ce n'est pas non plus quelque chose de fantasmagorique.
11:26Ils ont placé une nacelle, ils sont montés, ils ont pris des disqueuses,
11:29ils ont cassé la vitre, ils sont rentrés.
11:31On vous dirait ça sur un braquage lambda, vous diriez,
11:34ouais, c'est logique, c'est normal, c'est le Louvre.
11:37Est-ce qu'à un moment donné, on peut poser les choses à plat
11:40et se dire que le plus grand musée du monde,
11:43qui possède des collections hors normes,
11:45je ne parle même pas de la valeur intrinsèque des pierres,
11:48je parle de la valeur historique, donc de fait considérable,
11:51et on a des fenêtres qui cèdent avec une disqueuse.
11:55Il n'y a pas de barreaux aux fenêtres, il n'y a rien,
11:57il y a une sécurisation.
11:58La commission du Sénat, on va voir ce que ça va donner,
12:01il va très certainement y avoir des choses qui seront révélées.
12:03Vous savez ce que je vous propose ?
12:04On est justement, vous parlez de la commission du Sénat,
12:07Laurence Descartes, la patronne du Louvre,
12:08va être auditionnée après-demain, après-midi,
12:11par la commission des affaires culturelles, dont le président...
12:13Je dirais juste un mot sur la sécurisation extérieure.
12:16On dit 4 minutes, c'est court, je vous mets au défi de garer,
12:18vous garez-vous, avec votre voiture particulière,
12:21au même endroit, sur le trottoir, sur la chaussée,
12:24pendant 4 minutes...
12:24Sans se faire arrêter immédiatement.
12:26On va voir.
12:27Laurent Laffont, sénateur UDI,
12:28président de la commission des affaires culturelles du Sénat,
12:30et donc en duplex avec nous.
12:32Bonsoir, monsieur Laffont.
12:33Qu'allez-vous demander tout simplement à la patronne du Louvre ?
12:37Écoutez, on va demander des explications,
12:39à la fois sur le déroulé des événements,
12:41parce qu'on voit bien, en entendant votre émission ce soir,
12:44qu'il y a encore plein de questions qui se posent
12:46sur qu'est-ce qui s'est passé,
12:48est-ce que les procédures ont été respectées,
12:50est-ce que les procédures étaient adaptées
12:52à ce type d'effraction ?
12:54Ça, c'est la première série de questions.
12:55Et puis, on va également interroger la présidente
12:58sur la suite.
12:59Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
13:00C'est-à-dire qu'on sait qu'il y a un grand projet
13:03de rénovation du Louvre,
13:04mais qui ne verra pas le jour avant 2031.
13:07On est en 2025.
13:08Quelles sont les mesures de sécurité à prendre en urgence
13:11entre aujourd'hui et la rénovation globale du musée ?
13:14On a appris aujourd'hui par une fuite
13:15d'un rapport de la Cour des comptes,
13:16M. Lafon, qu'un tiers seulement des salles du musée du Louvre
13:19étaient équipées d'au moins une caméra de surveillance.
13:22Que dites-vous ?
13:22Que l'État a aussi sa part de responsabilité
13:24ou que le Louvre doit faire avec le budget
13:26qui lui est alloué ?
13:29Écoutez, pour nous, c'est sans surprise, malheureusement,
13:31parce qu'on sait que les musées sont gérés comme ça en France.
13:34L'entretien courant n'est pas suffisamment assuré, réalisé.
13:39Et donc, du coup, on attend plusieurs années
13:41avant de lancer des grands projets de rénovation.
13:43Mais entre-temps, il y a des années où les biens se détériorent,
13:48où les questions de sécurité sont insuffisamment réglées,
13:52où les problèmes aussi liés au réchauffement de la planète
13:54ne sont pas pris en compte dans ce type de bâtiment.
13:56On a eu la rénovation globale du Grand Palais
13:58après des années de grandes difficultés.
14:01On a maintenant la fermeture de Pompidou,
14:02là aussi, parce qu'on a attendu pendant des années,
14:05il y a le projet de rénovation du Louvre,
14:06on aura bientôt celui de la grande bibliothèque.
14:09Bref, c'est notre gestion des musées
14:11qui fait qu'on privilégie les rénovations d'ensemble
14:14et pas l'entretien courant qui fait qu'on s'expose comme ça
14:16à des problèmes de sécurité.
14:18Est-ce qu'à l'heure où on se parle, Laurent Laffont,
14:19et au vu des éléments dont nous disposons,
14:21c'est-à-dire pas tous, très clairement,
14:24vous dites oui, il y a eu une faille
14:25et il faut trouver les responsables ?
14:27Écoutez, moi, je ne réponds pas à la question
14:29parce que je n'ai pas les éléments.
14:30Mais ce que nous constatons après 24 heures,
14:34c'est qu'il y a beaucoup de questions qui se posent encore.
14:36Et donc, il faut arriver à trouver ces réponses.
14:39Bon, la police et la justice sont saisies, bien entendu.
14:42Il y a une enquête interne administrative
14:44qui est aussi mise en œuvre.
14:46Nous, nous souhaitions que la présidente du Louvre
14:48nous donne des explications,
14:50s'exprime devant le Sénat,
14:52parce qu'on a besoin d'avoir son point de vue,
14:56d'avoir son analyse.
14:58Qu'est-ce qui a dysfonctionné ?
15:00Est-ce que ces dysfonctionnements étaient prévisibles ?
15:03Et comment fait-on pour les corriger ?
15:04Merci beaucoup, Laurent Laffont,
15:05d'avoir été en duplex avec nous ce soir sur BFM TV.
15:08Juste une petite précision très courte.
15:09Après, je laisse ma parole, je vous promets.
15:11Vous avez lu dans mon regard
15:12que je voulais distribuer un peu la parole
15:13parce qu'on a des choses passionnantes
15:15sur le trafic des eaux d'art,
15:16je voudrais qu'on en parle.
15:17Très rapidement, ils ont frappé au meilleur moment.
15:19J'ai même peu besoin de parler sur ce plateau, on le voit.
15:21Non, mais ils ont frappé au meilleur moment.
15:23Pourquoi ?
15:23Ils auraient fait ça de nuit,
15:24on n'aurait vu qu'eux, d'accord ?
15:25Vous voulez bien un dimanche matin
15:27avec du public en plein jour, c'est le meilleur moment.
15:29Dimanche matin, 9h30,
15:31vous n'avez quasiment personne
15:32sur l'axe routier, la chaussée,
15:35à ce moment-là.
15:369h30, les gens commencent à être là, bien entendu,
15:38mais on ne remarque pas des ouvriers
15:40dans une ville où il y a des travaux
15:42à tous les coins de rue.
15:43Donc c'est le meilleur moment,
15:44sachant que après...
15:44C'est la fête d'Anne Hidalgo ce soir.
15:45Non, mais je ne parle pas d'elle.
15:47Sachant que la fuite après en scooter,
15:49elle est facilitée
15:49parce qu'il n'y a pas beaucoup de circulation.
15:50Élise Muller, on va parler dans un instant
15:52du travail des enquêteurs
15:53et essayer de voir comment on retrouve
15:56ce type de butin aujourd'hui.
15:57Tout petit mot,
15:58elle était équipée de vidéos,
16:00cette salle du Louvre, ou pas ?
16:02Je l'ai déjà indiqué à plusieurs reprises.
16:05Moi, je suis à Jour du Louvre.
16:06Mon métier, c'est de préserver ce bâtiment
16:09et ses collections.
16:10Donc je ne donne pas d'informations
16:11qui pourraient, d'une manière ou d'une autre,
16:14nuire au palais
16:15ou aux 33 000 offres qui y sont encore exposées.
16:17Alexandra González,
16:18vous, vous pouvez nous donner des informations.
16:20Sur quoi, aujourd'hui,
16:22se basent les enquêteurs
16:23qui sont donc toujours à la recherche
16:25de ce commando de 4 personnes
16:26et, accessoirement,
16:27d'un butin à la valeur inestimable ?
16:29Alors, il y a plusieurs pans en parallèle.
16:32Il y a l'enquête technique et scientifique
16:34avec les constatations
16:35qui doivent être exploitées
16:36et qui peuvent permettre,
16:37je vous le disais tout à l'heure,
16:38de remonter à une éventuelle identité
16:40et ensuite à une éventuelle localisation
16:42des suspects en question.
16:44Mais il y a aussi tout le travail
16:45sur les biens culturels
16:47qui ont été volés.
16:48et aujourd'hui,
16:50les questions que se posent les enquêteurs,
16:52c'est de savoir
16:52si la revente de ces objets
16:54va l'être pour les objets en eux-mêmes
16:57et dans ce cas-là,
16:57c'est plutôt la piste
16:58d'un commanditaire,
17:00collectionneur,
17:01qui voudrait ces objets précisément
17:03ou si c'est plutôt la piste
17:04et qui serait bien plus dramatique
17:06de la revente pour les matériaux.
17:09Ça voudrait dire qu'ils vont être dessertis
17:12et que les matériaux vont être vendus
17:14pièce par pièce
17:15après avoir été retaillés.
17:16Luc Laribas,
17:17vous avez donc consacré un ouvrage
17:18à l'OCBC,
17:20l'Office Central de lutte contre le trafic
17:21des biens culturels.
17:23Comment travaille-t-il dans ces cas-là ?
17:25Ils travaillent avec un facteur
17:27très important
17:28qui aujourd'hui prend tout son sens,
17:30c'est le temps.
17:31C'est-à-dire qu'ils peuvent résoudre
17:33une enquête en l'espace de 10 jours
17:35comme ils peuvent la résoudre
17:36sur deux ans
17:36parce que ça ne dépend pas d'eux.
17:38Ça fait 50 ans qu'ils existent.
17:40Depuis 50 ans,
17:41ils ont mis en place des stratégies,
17:42ils ont fait des opérations formidables.
17:45C'est eux qui ont quand même
17:46retrouvé les tableaux
17:47qui avaient été volés
17:48au musée de Nice.
17:50Il y avait un Ciclet notamment.
17:51Ils ont vraiment fait
17:52des coups médiatiques,
17:54enfin pas vraiment médiatiques,
17:55mais des coups très justes,
17:57très forts, très importants
17:58parce qu'ils travaillent dans l'ombre.
17:59C'est pour ça qu'on ne parle pas
18:00beaucoup d'eux.
18:01C'est des gens qui sont assez éteiseux
18:03mais qui savent avancer
18:04et qui savent viser juste.
18:05Ils se trompent rarement
18:06parce que depuis tout ce temps
18:09mis en place
18:10à fabriquer des réseaux
18:11pour démanteler,
18:13à faire des coopérations
18:14internationales, nationales,
18:16le fait qu'ils aient
18:17une politique,
18:19enfin de pouvoir travailler
18:21sur tout le territoire.
18:21Vous voulez dire que depuis hier,
18:23pardon je vous ai interrompu,
18:24ils ont sans doute réactivé
18:25tous ces réseaux.
18:26C'est beaucoup trop tôt
18:27pour savoir s'il y avait déjà
18:28des bijoux sur le marché.
18:29Ils n'ont pas besoin
18:30de les réactiver depuis hier.
18:31C'est que c'est un travail de fond,
18:33c'est un travail en continu
18:34depuis des années.
18:35Ça pour eux,
18:36une affaire comme ça pour eux,
18:37c'est très important
18:38parce que ça va les mettre
18:41en lumière encore plus
18:42mais ça ne va pas faire oublier
18:44tout ce qu'ils ont fait avant.
18:45C'est ça qu'il faut voir.
18:46Ce trafic,
18:47est-ce qu'il est lié
18:47à d'autres trafics ?
18:48On ne peut pas le...
18:50Il n'y a rien,
18:52il n'y a aucune preuve
18:53qui puisse dire
18:55que le trafic des biens culturels
18:56est lié au trafic d'armes
18:58ou au trafic de drogue.
19:00Néanmoins,
19:01effectivement,
19:02ce n'est pas qu'on peut le dire
19:04mais c'est quand même assez lié
19:06qu'une œuvre d'art
19:08soit, serve de blanchiment
19:10pour du trafic de drogue.
19:13Vous pouvez juste m'expliquer d'un mot
19:14parce que Laure Bécot,
19:15la procureure hier aussi,
19:16disait ça,
19:16disait ça peut servir
19:17du blanchiment.
19:18Vous m'expliquez,
19:19pardonnez-moi,
19:19je suis assez peu expert
19:20en la matière,
19:21comment ça fonctionne
19:22du blanchiment
19:22avec les bijoux de la couronne
19:24par exemple.
19:25Je ne vais pas prendre
19:26les bijoux de la couronne
19:28mais je vais prendre
19:29un exemple tout simple.
19:31Quelqu'un qui va acheter,
19:32qui va prendre une fresque
19:33qui va dormir sous l'eau
19:35pendant des siècles
19:36au large de la Grèce
19:37ou de l'Italie,
19:38va la revendre,
19:39va la découper à la disqueuse,
19:41va la passer dans une vente
19:43caritative au profit
19:45d'une école,
19:46quelle qu'elle soit,
19:47en Afrique
19:47qui n'existe pas du tout,
19:49avec l'argent
19:50qu'il va récupérer,
19:51il va acheter de la drogue
19:52pour pouvoir fournir
19:53un trafiquant.
19:56Un trafiquant.
19:57Donc ça,
19:57c'est du blanchiment.
19:58Vous pensez
19:59qu'on les retrouvera ?
20:00J'espère qu'on les retrouvera.
20:01Il y a d'autres exemples
20:02d'œuvres.
20:04On dit soit un commanditaire,
20:05soit pour les...
20:06Alors, le commanditaire,
20:07je ne comprends pas.
20:08Moi, je ne l'ai jamais vu.
20:09Je ne sais pas si vous en avez vu,
20:11mais des collectionneurs
20:12qu'on retrouve et qu'on arrête.
20:13Il n'y a pas,
20:14comme dans les James Bond,
20:15un homme avec un chat
20:16juste à côté de lui
20:16qui commande...
20:18Alors, en Ukraine,
20:19le CBC avait travaillé
20:22sur un dossier en Ukraine,
20:23un homme arrêté
20:24dans une histoire de meurtre.
20:26Quand les enquêteurs ukrainiens
20:27arrivent à son domicile,
20:28ils découvrent des toiles de maître.
20:29Et ils ont comme ça découvert
20:32que cet homme était, en fait,
20:34un collectionnaire un peu fou,
20:35en plus d'avoir potentiellement...
20:36Et dans les musées,
20:36des œuvres des musées ?
20:37Alors, je ne sais pas
20:39d'où elle provenait,
20:40mais c'était des œuvres d'art.
20:40Bien sûr, ça, ça peut...
20:41Vous ne croyez pas trop
20:42à l'hypothèse du milliardaire
20:43qui veut faire plaisir.
20:44J'espère que ce n'est pas
20:46pour les dépecer.
20:47Alors, est-ce que ça vaudrait
20:47autant d'argent qu'on le pense
20:49si on les dépeçait ?
20:50Je ne suis pas sûr
20:50et j'espère que non.
20:51Mais prenons un exemple.
20:52Il y a un an,
20:53il y a eu un vol
20:53au musée Cognac-Gey,
20:55d'objets très importants,
20:56presque aussi importants
20:57que précieux,
20:58des deux objets,
20:59des tabatières,
20:59que des tabatières,
21:00deux appartenaient
21:01à la collection du roi d'Angleterre,
21:02deux au Victorian Albert Museum,
21:03deux au Louvre, justement.
21:05Une grande partie
21:06de ces objets ont été retrouvés
21:07et ils ne pouvaient pas
21:08être dépecés
21:09parce qu'il n'y avait pas
21:11suffisamment de matière précieuse
21:12pour le fondre, etc.
21:14C'était extraordinairement précieux.
21:15Qui a pu commander ça ?
21:16Alors, on sait qu'on les a retrouvés,
21:17on n'a pas plus de détails
21:18pour le moment,
21:19je ne sais pas,
21:19mais on les a retrouvés.
21:21Donc, de temps en temps,
21:22on retrouve les objets.
21:23S'ils ne sont pas dépecés,
21:24j'espère qu'on les retrouvera.
21:25Jean-Pierre Colombias.
21:25Oui, deux choses.
21:27C'est quand même très inquiétant
21:28qu'on ait des musées
21:29comme ça à portée de cambrioles.
21:31J'utilise volontairement le mot
21:33parce que ce n'est pas nécessairement
21:34des gangs de très très haut niveau.
21:35Moi, j'ai la faiblesse de penser
21:37que l'équipe qui a fait ça,
21:38ce n'est pas nécessairement
21:39des mérines ou des gros caïds.
21:41C'est surtout des types
21:42qui ont du sang froid,
21:43qui ont vraiment, vraiment rien.
21:45Ils ont peur de rien
21:46pour faire ça.
21:46Et ça me ramène,
21:48moi, ça me fait penser plutôt
21:49à l'affaire Kardashian.
21:50On peut avoir ce profil
21:52de braqueurs.
21:52Des braqueurs braqueurs ?
21:53Papy, je ne sais pas,
21:54mais en tout cas,
21:54des braqueurs maison,
21:55des braqueurs de moyenne gamme.
21:58Pas nécessairement des...
22:00Tout de suite,
22:00on part dans des scénarios étrangers.
22:02Peut-être pas.
22:03Peut-être qu'il y a un moyen
22:04d'écouler ça
22:05parce que ce n'est pas simple
22:06quand même à écouler
22:06des diamants de ce niveau-là.
22:09Ça peut passer par des relais
22:10à l'étranger,
22:10Belgique, Hollande,
22:12pourquoi pas des pays de l'Est
22:14pour ensuite aller se retrouver
22:15sur des marchés extérieurs
22:16en Asie ou au Moyen-Orient.
22:18Luc Laribard,
22:19on sait qui peuvent être
22:20les acheteurs
22:21au bout du bout du bout
22:21du processus ?
22:22On a une idée aujourd'hui ?
22:23Ça peut être vraiment
22:24un collectionneur fou,
22:26maniaque,
22:26qui a envie d'offrir
22:27un bijou à sa compagne.
22:30Prestigieux.
22:30Un beau mariage.
22:31Mais ça peut être aussi
22:32un trafiquant
22:34qui a besoin
22:35d'une marchandise différente
22:36ou d'une autre
22:37pour pouvoir acheter
22:38du matériel,
22:39des armes,
22:39de la drogue
22:40ou quoi que ce soit.
22:41Donc,
22:41toutes les portes
22:42sont ouvertes.
22:43Je voudrais qu'on s'arrête
22:43quelques instants
22:44sur la réunion du jour
22:45au gouvernement
22:47qui a donc demandé
22:48un audit
22:49sur la sécurité
22:49des musées
22:51et même
22:52en envisageant
22:53une procédure accélérée,
22:54un peu comme on a fait
22:54pour la reconstruction
22:56de Notre-Dame.
22:57C'est si compliqué que ça
22:58de sécuriser
22:59des musées ?
23:01Oui et non.
23:02Aujourd'hui,
23:02vous qui travaillez
23:03tous les jours au Louvre,
23:04qu'est-ce qui freine ?
23:05Ce qui freine,
23:06c'est qu'il aurait fallu
23:06travailler correctement
23:07depuis une dizaine d'années
23:08en fait,
23:09et de manière encore plus
23:10accélérée
23:10ces quatre dernières années.
23:11ce qui freine,
23:12c'est que pour le Louvre,
23:14ce qui est le revoir
23:15que je connais le mieux,
23:16pour le Louvre,
23:18il y avait des schémas directeurs
23:19avec une planification
23:20des travaux
23:21parce que les points
23:22de faiblesse
23:23et les problématiques techniques,
23:25elles sont connues.
23:26Ben voilà,
23:27il n'a pas été mis en œuvre
23:28quatre ans après.
23:29Faute de quoi ?
23:30Faute d'argent ?
23:31Non,
23:32c'est une question
23:33de priorisation.
23:35C'est-à-dire qu'on a privilégié
23:36l'accueil du public,
23:37ce qui n'est pas non plus
23:37scandaleux en soi ?
23:38Non, non,
23:38en fait,
23:39la grande tendance
23:40depuis une dizaine d'années,
23:41c'est d'amoindrir
23:42les aspects sûreté-sécurité
23:44dans la sphère muséale
23:46pour plutôt aller
23:47vers de l'événementiel.
23:48Mais est-ce que par exemple
23:49vous auriez pu avoir
23:50une consigne différente
23:52d'intervenir,
23:54enfin de protéger le public
23:55et en même temps aussi
23:56d'essayer d'intervenir,
23:59je ne sais pas,
23:59en hurlant,
24:01en jetant des objets
24:02pour essayer de faire fuir
24:03les malfaiteurs ?
24:05Alors après,
24:06d'un point de vue
24:07de procédure
24:08purement et simplement,
24:10il y a différentes hypothèses,
24:11et selon la situation,
24:12le lieu dans lequel on se trouve,
24:14l'environnement,
24:15le public,
24:15les actions changent.
24:18Et donc,
24:18les collègues,
24:19les agents de surveillance
24:21savent que,
24:23là par exemple,
24:24ils n'allaient pas pourchasser
24:25les malfaiteurs
24:27par une fenêtre.
24:28Il y avait quand même
24:29une dangerosité assez importante,
24:30d'autant que,
24:31mine de rien,
24:32leur action a été,
24:33outre qu'ils ont protégé
24:34le public
24:34de manière très efficace,
24:36ils ont aussi mis en fuite
24:37les malfaiteurs,
24:38certes avec les oeuvres,
24:40mais ils les ont mis en fuite,
24:41ce qui a permis
24:42d'empêcher
24:42qu'ils mettent le feu
24:43à la nacelle,
24:44et donc par là,
24:45parce qu'il y avait des...
24:45Comment ils les ont mis en fuite ?
24:47Par leur présence,
24:48ils étaient là...
24:49Après,
24:50on peut toujours rêver
24:50à des choses,
24:51moi j'y ai beaucoup pensé
24:52cette nuit,
24:52connaissant l'espace
24:53et les équipements
24:54à proximité,
24:54qu'est-ce que j'aurais pu faire ?
24:55Bon,
24:56on peut se...
24:57Il n'empêche que leur présence
24:58a été dissuasive,
25:00pour la...
25:00Ils sont partis plus vite.
25:02Imaginez si en plus,
25:03le Louvre avait été incendié,
25:04ce qui était quand même le risque.
25:05Sans la présence des personnels,
25:07le Louvre aurait pu être incendié.
25:08Vous avez dit direct,
25:08sur la sécurisation des musées,
25:10pourquoi c'est si compliqué
25:11si long à mettre en place ?
25:11Alors,
25:11la priorisation,
25:12comme le dit,
25:13il y avait...
25:15Enfin,
25:15on savait quels travaux
25:16il fallait faire.
25:17Le problème,
25:18c'est que Laurence Descartes
25:19a préféré faire d'autres travaux.
25:21Alors,
25:21je ne parle pas,
25:21mais si j'en parle quand même,
25:22parce que quand même,
25:22ça m'a scandalisé.
25:24Elle a fait faire,
25:24pour 500 000 euros,
25:25une salle à manger privée
25:27de luxe.
25:29Je suis désolé de le dire,
25:30c'est comme ça,
25:30j'ai fait un article là-dessus.
25:32Elle a changé,
25:34depuis qu'elle est arrivée,
25:35on a refait
25:36le département
25:37des antiquités islamiques
25:39qui avait été fait
25:39il y a 12 ans.
25:40Est-ce que c'était
25:41vraiment prioritaire ?
25:42Et là,
25:42on veut faire cette grande entrée.
25:44Je suppose qu'il y a
25:44des administrateurs,
25:45un conseil d'administration,
25:46enfin non ?
25:47Au Louvre,
25:48le président se prend pour...
25:50est tout puissant,
25:51clairement.
25:53Non,
25:53il y a vraiment
25:54un problème de gouvernance
25:55au Louvre
25:55et ce n'est pas nouveau.
25:56Ça date déjà
25:57des précédents,
25:58des deux précédents
25:59au moins...
26:00direct.
26:01La patronne du musée
26:02du Vatican,
26:03aujourd'hui,
26:04qui est un musée comparable
26:05en nombre de visiteurs,
26:06je crois que le Louvre
26:07c'est 10 millions,
26:07le Vatican c'est 7 millions,
26:08donc on est à peu près
26:09dans le même étage,
26:10dit,
26:11de toute façon,
26:12elle a apporté
26:12une sorte de message
26:13de solidarité aujourd'hui
26:14en disant,
26:14ça aurait pu nous arriver
26:15à nous.
26:16On aura beau mettre
26:17tous les gardes suisses
26:18qu'on veut à l'entrée,
26:18toutes les caméras,
26:19celui qui veut vraiment,
26:20il y arrive.
26:20Le risque zéro n'existe pas,
26:22le risque zéro n'existe pas,
26:22moi je pense qu'on ne peut pas
26:24tout sécuriser à fond.
26:30Une salle sur trois,
26:32il y a 30% simplement
26:34de caméras,
26:35ça ne concerne probablement pas ça
26:37parce que la caméra
26:37n'aurait rien changé
26:38puisque ici,
26:40mais en revanche,
26:40ça concerne la sécurité
26:41de tout l'ouvre.
26:42Et rien que ça,
26:43c'est absolument scandaleux.
26:44Au Vatican quand même,
26:45quand vous rentrez
26:46dans la chapelle Sixtine,
26:47vous avez un temps limité
26:48pour y insister,
26:50vous n'avez pas le droit
26:50de prendre des photos
26:51et je peux vous assurer
26:52que même vous allez au milieu,
26:53vous faites un selfie renversé
26:55pour prendre la Sixtine,
26:56tout le monde vous voit
26:57et comment vous vous interpellez.
26:57Un tout dernier musée.
26:58Il y a des gardes armées
27:00à l'extérieur.
27:00Un dernier mot,
27:01mesdames, messieurs,
27:01si vous voulez bien,
27:02de ce que dit ce soir,
27:03je vais peut-être vous l'apprendre,
27:04le canard enchaîné
27:05au sujet du musée du Louvre.
27:06Vous êtes peut-être déjà au courant,
27:07le canard enchaîné affirme
27:08que la vitrine des joyaux
27:09de la couronne
27:09a été changée il y a cinq ans.
27:12L'ancienne vitrine
27:13qui est à gauche
27:14sur votre écran
27:15pouvait faire disparaître
27:16les bijoux dans un coffre-fort
27:17en cas d'alerte.
27:18Elle a été jugée,
27:19pardon pour le moche,
27:21enfin un peu trop chargée,
27:22elle a été remplacée
27:22par celle de droite.
27:24C'est exact ?
27:24On l'a changée il y a cinq ans ?
27:26Oui.
27:27Pour quelles raisons ?
27:28Moche.
27:28Je ne suis pas
27:29dans les départements
27:32de conservation
27:32pour savoir
27:33qu'elle a été...
27:34Ils n'ont pas remis
27:35ce système
27:36qui permettait
27:36de cacher les bijoux.
27:37Comme dit le canard,
27:38j'ai lu l'article,
27:39comme dit le canard,
27:41cette vitrine est toujours là,
27:42mais elle abrite
27:43qui est très sécurisée,
27:44elle abrite
27:44des objets
27:45qui ont beaucoup moins de valeur.
27:46Ah mince.
27:46Donc c'est n'importe quoi.
27:47Et qui du coup
27:47seront mieux protégés
27:48en cas d'attaque.
27:50Attendez,
27:50c'est n'importe quoi
27:51la gestion du Louvre.
27:51Il faut le savoir.
27:53J'écris des articles
27:54depuis plusieurs années,
27:56c'est n'importe quoi,
27:56mais sur tous les plans.
27:58On verra ce qu'en dit
27:59la présidente du Louvre,
28:00Laurence Descartes,
28:00qui sera donc entendue
28:02après-demain
28:03par cette commission
28:04du Sénat.
28:04Merci beaucoup
28:05à tous les cinq
28:05d'être venus ce soir
28:06sur le plateau
28:06de 60 Minutes.
28:08Tout de suite,
28:09notre invité,
28:10avec lui,
28:10on va revenir
28:10sur ce cambriolage
28:11qui vire aussi
28:12depuis ce matin
28:13au règlement
28:14de compte politique.
28:15On évoquera aussi
28:16l'entrée de Nicolas Sarkozy
28:17en prison,
28:17ce sera demain.
28:19Et puis,
28:19la situation politique
28:21en France,
28:22j'accueille à présent
28:23Jean-François Copé.
28:25Bonsoir,
28:25M. Copé.
28:26Bonsoir.
28:26Ancien ministre,
28:27maire des Républicains
28:28de Meaux,
28:29en Seine-et-Marne.
28:30Je vais tenter
28:31de résumer
28:31quelques-unes
28:32des attaques
28:33et critiques politiques
28:34liées à ce cambriolage
28:35hier au Louvre.
28:35Rachida Dati
28:36pointe le manque
28:37de caméras de surveillance
28:38à Paris.
28:39Ça, c'est pour
28:40Anne Hidalgo.
28:41Les syndicats du Louvre,
28:42on avait une des représentantes
28:43ici,
28:44dénoncent un manque
28:44de moyens
28:45à cause du gouvernement
28:46et des gouvernements
28:47précédents.
28:47Le RN dit
28:48que c'est une humiliation
28:49pour la France
28:49est un signe
28:50de délitement
28:51de l'État français
28:51et un sénateur
28:52communiste de Paris.
28:53Yann Brossat
28:54accuse Rachida Dati
28:55de s'occuper
28:55davantage de sa campagne
28:56à Paris
28:57que de son poste
28:58de ministre de la Culture
28:59et donc des musées.
29:00Est-ce qu'il faut
29:00trouver des coupables ?
29:02Ça, de toute façon,
29:03les premiers coupables,
29:04c'est ceux
29:04qui ont commis
29:06cet acte
29:07de grand banditisme.
29:10Et j'espère vraiment
29:11qu'on va les trouver.
29:12C'est vrai que,
29:13généralement,
29:13on les retrouve.
29:14Voilà.
29:15Parce qu'on a des équipes
29:15de police
29:16qui sont exceptionnelles
29:18et je suis là-dessus
29:19persuadé
29:20qu'on ne va rien lâcher
29:21parce que là,
29:22pour le coup,
29:22c'est vraiment
29:23l'honneur de la France
29:24que de retrouver
29:25ces bandits.
29:28Bon, après,
29:28il y a bien sûr
29:28toujours la polémique.
29:29Alors, il y a évidemment
29:30chacun son point de vue
29:31sur la question.
29:32Est-ce que vous y participez
29:32ou vous dites ?
29:33Non, écoutez,
29:33enfin, il y a une chose
29:36qui est certaine,
29:36c'est qu'il y a
29:37une défaillance.
29:38Tout le monde
29:39le constate,
29:40évidemment.
29:41Il y a, je pense,
29:42besoin de renforcer
29:44de manière très prioritaire
29:45des questions de sécurité
29:46dans un établissement
29:47comme le Louvre
29:47et les conditions
29:49dans lesquelles
29:49ce cambriolage
29:50a eu lieu
29:51effectivement
29:52nous sidèrent tous.
29:54Après,
29:55Rachida Dati,
29:56elle n'a pas tort.
29:56Je pense que
29:57les caméras de sécurité
29:58dans une ville,
29:59c'est un atout majeur
30:00pour être efficace.
30:02Donc, vous êtes
30:03timidati ce soir.
30:04Il n'y en a pas à Paris
30:05et malheureusement,
30:06c'est ça qu'on paye aussi.
30:07Nicolas Sarkozy
30:09va donc entrer
30:10demain en prison
30:11à la prison de la santé
30:12à Paris
30:13après sa condamnation
30:13à 5 ans de prison
30:14pour association
30:15de malfaiteurs.
30:16Vous irez le voir ?
30:18Non,
30:19si je peux me permettre,
30:21ce n'est pas la question centrale.
30:23Gérald Darmanin,
30:24ministre de la Justice,
30:25a dit,
30:25j'irai le voir
30:26notamment pour vérifier
30:27les conditions
30:27de l'étention.
30:28Vous avez tout dit.
30:29Il est ministre de la Justice.
30:31Bon,
30:31la vérité,
30:32c'est que là,
30:34on n'est pas dans le commentaire
30:36de la décision de justice.
30:37Il y a un événement
30:38auquel on pense
30:39et moi,
30:40à titre personnel,
30:40vous savez que mes relations
30:42étaient très distendues
30:44depuis une dizaine d'années
30:45avec Nicolas Sarkozy.
30:47D'ailleurs,
30:47je fais le choix
30:48de se revoir
30:48avant l'été,
30:50tourner un peu cette page
30:50parce que les années passent.
30:52Et donc, moi,
30:53aujourd'hui,
30:53j'ai évidemment
30:53une pensée personnelle
30:54pour Nicolas Sarkozy
30:56parce que c'est une épreuve
30:58personnelle considérable.
31:00Donc, vous comprenez,
31:01par exemple,
31:01qu'il ait été invité
31:02à l'Élysée
31:03vendredi dernier
31:03par Emmanuel Macron ?
31:04Non, mais ça,
31:04c'est autre chose.
31:05Ça ne le choque pas ?
31:06C'est-à-dire que moi,
31:07je n'aime pas beaucoup
31:08l'hypocrisie.
31:10Donc, moi,
31:10quand Emmanuel Macron
31:11s'occupe de lui retirer
31:13sa Légion d'honneur
31:14en janvier
31:14pour le recevoir là,
31:17c'est vrai qu'il y a
31:18un côté un peu
31:19théâtre d'ombre
31:20dans tout ça
31:20de la part du président
31:21de la République,
31:22c'est un peu compliqué
31:23à comprendre.
31:25Après,
31:25pour le reste,
31:27encore une fois,
31:27aujourd'hui,
31:28je trouve assez légitime
31:30que un certain nombre
31:31de gens
31:31aient une pensée,
31:34un témoignage
31:34de sympathie,
31:35comme je viens
31:36de le faire là,
31:36parce que c'est
31:37une épreuve personnelle
31:38énorme.
31:39Les enfants,
31:40Nicolas Sarkozy,
31:41qui appellent
31:41à un rassemblement
31:42de soutien demain
31:42à côté de son démissile
31:43au moment où
31:43il partira en prison ?
31:45Là encore,
31:46j'ai envie de dire,
31:47je pense que c'est
31:49un traumatisme énorme
31:52du point de vue personnel.
31:53et donc,
31:54les enfants,
31:55ils réagissent
31:57en enfants
31:58et je trouve que
31:58c'est assez touchant.
32:00Voilà ce que je peux dire.
32:01Jean-François Copé,
32:02j'ai besoin que vous
32:03nous expliquiez un peu
32:04où sont aujourd'hui
32:05votre parti,
32:06où sont les Républicains.
32:08Pour résumer,
32:09à grand traile,
32:09les militants LR
32:10ont voté
32:11à une très très large
32:12majorité,
32:1375%,
32:14contre la participation
32:15au gouvernement
32:15et pourtant,
32:16vous avez six ministres
32:18aujourd'hui dans l'équipe
32:19de Sébastien Lecornu.
32:19Vous êtes où ?
32:20Vous êtes dans la majorité,
32:21vous êtes dans l'opposition ?
32:23On est dans un peu
32:24les deux
32:24et un peu nulle part.
32:25La vérité,
32:26Marc Fauvel,
32:27la vérité,
32:28c'est que,
32:28vous le voyez bien,
32:29la classe politique
32:30dans son ensemble
32:31est totalement perdue
32:32et d'une certaine manière
32:35sous tension maximum
32:36parce qu'elle n'arrive plus
32:38à trouver de repères
32:39et qu'elle présente
32:40ce spectacle lamentable
32:41d'une espèce
32:42de déchéance
32:43qui n'en finit plus
32:44à cause de la dissolution
32:46d'Emmanuel Macron.
32:48Et en réalité,
32:49malheureusement,
32:50ça donne un spectacle
32:51de honte aujourd'hui.
32:52ce qui s'est passé
32:53la semaine dernière
32:53où on a vu
32:55des gens de droite
32:56à l'image
32:57de ce qu'a fait
32:59le Premier ministre
33:00parce que Sébastien Lecornu
33:01c'est un homme de droite,
33:01il vient de l'UMP,
33:02je le connais par cœur,
33:04accepter de renoncer
33:06à la totalité
33:06de son pompidolisme,
33:08de son attachement
33:09à M. Pompidou
33:10pour céder
33:11de manière indigne
33:13en fait
33:13sur les retraites
33:14qui est un point majeur
33:16dont les conséquences
33:16vont être considérables
33:18sur l'économie
33:19de notre pays,
33:19considérables.
33:20– Conséquence plus lourde
33:21pour vous
33:21que le coût économique
33:22de l'instabilité politique
33:23qui a été chiffré
33:24ces derniers jours
33:25à 20 milliards d'euros.
33:25– Mais écoutez,
33:26le vrai sujet,
33:27on peut sortir
33:27tous les chiffres qu'on veut,
33:28l'instabilité politique
33:30qui a pour seule cause
33:32l'acharnement
33:33d'un président de la République
33:34à se maintenir
33:35à son poste
33:36alors que l'on voit bien
33:37qu'il est totalement paralysé
33:39dans son action
33:40parce qu'il n'y a pas
33:41de majorité absolue,
33:43le fait de mettre en plus
33:44un espèce de chantage
33:45en disant aux députés
33:46si jamais vous ne votez pas,
33:48je dissoudrai à nouveau
33:49ce qui est irresponsable
33:50parce que vous avez compris
33:51que s'il y a une nouvelle dissolution
33:52et qu'il n'y a pas plus
33:54de majorité au coup d'après,
33:56là il est désavoué
33:56et il est obligé de partir
33:57sauf qu'on ne peut plus
33:58dissoudre pendant un an.
33:59– Oui, alors j'essaie
34:00de bien vous suivre.
34:01Vous nous dites
34:01que Sébastien Lecornu
34:02est un homme de droite
34:02à qui le Parti Socialiste
34:04a tordu le bras
34:04mais du coup
34:05les ministres LR
34:06ils doivent rester
34:07quitte à être virés
34:08ou ils doivent sortir ?
34:10– Moi je vais vous dire
34:11une chose,
34:11je pense que les ministres LR,
34:14ceux qui ont accepté
34:16dans les ministères où ils sont
34:17ils vont sauver les dégâts.
34:18Voilà, et je pense
34:19à titre personnel
34:19que si Bruno Retailleau
34:21était resté à l'intérieur
34:22il aurait évidemment
34:23permis que notre famille politique
34:26défende un certain nombre
34:27de valeurs majeures
34:28sur les questions de sécurité
34:29et d'immigration.
34:29– Donc vous leur demandez
34:30de rester au gouvernement ?
34:31– Moi je pense que ce choix
34:33dans ce contexte
34:34avait du sens
34:36et a du sens.
34:37Bon, ça ne m'empêche pas
34:38d'être extrêmement critique
34:39sur la folie fiscale
34:40qui nous attend,
34:41sur cette décision dingue,
34:43stupide
34:44de suspendre la réforme des retraites
34:45mais au moins
34:46sur les sujets
34:47que vont traiter
34:47des personnalités
34:48comme Annie Gennevar,
34:50Philippe Tavaro,
34:51Vincent Jambrun
34:52qui fait partie
34:53de la nouvelle génération
34:54comme ministre de la ville.
34:55Je pense que,
34:56et Rachida Dati à la culture,
34:58ce sont à mon avis
34:58bien que nous les ayons.
35:01– Donc il ne faut pas
35:02les exclure.
35:02– Donc je pense que
35:04vous savez que c'est une initiative
35:06que François-Xavier Bellamy
35:09veut prendre dans tous les sens,
35:11il le répète matin,
35:12midi et soir.
35:13Bon, comme vous le savez,
35:14il n'est pas député,
35:16il est député européen,
35:17il a eu malheureusement
35:18un score extrêmement mauvais
35:19aux européennes.
35:21Et donc là,
35:21il exerce une sorte
35:22de magistère moral
35:24qui nous trouble un peu
35:25parce que nous,
35:25nous sommes des élus
35:26du suffrage universel,
35:27direct.
35:28Nous savons ce que c'est
35:29que les combats politiques,
35:32et on est un certain nombre,
35:33je pense à Xavier Bertrand,
35:34Gérard Larcher aussi,
35:35qui s'est exprimé,
35:37à dire peut-être
35:37on peut se calmer un peu,
35:38on n'est pas si nombreux
35:39parce qu'on est obligé
35:40de virer des personnalités politiques.
35:41– François-Xavier Bellamy,
35:42il a besoin d'exister un peu
35:43alors que nous,
35:43on est les pieds sur terre.
35:44– Je ne suis pas psychiatre,
35:46mais je pense que…
35:47– Vous ne m'avez pas répondu,
35:47vous les excluez ou pas ?
35:48– Mais moi,
35:48d'une personnelle,
35:49je suis en désaccord complet
35:51avec l'idée d'exclure nos ministres,
35:53qu'on demande
35:54qu'ils se mettent un peu en congé.
35:55Oui, pourquoi pas,
35:56bien sûr.
35:57– Un peu en congé du parti ?
35:58– Oui, enfin je ne sais pas,
35:59– Ils rendent un peu leur carte.
36:00– Non mais,
36:01Marc Fouvel,
36:01il y a des trucs à trouver,
36:03des combines
36:03pour faire en sorte
36:04qu'on garde,
36:05on sauve un peu la face.
36:06– On va les suspendre
36:06comme on a suspendu
36:06la réforme des retraites.
36:08– Oui, parce que ça n'a pas…
36:08– Les suspendre provisoirement
36:09jusqu'au 1er janvier 2028.
36:11– Ça n'a pas le même effet
36:12pour la France, voilà.
36:13Mais à l'image de ce qu'a fait
36:15d'ailleurs Édouard Philippe
36:16avec ses propres ministres,
36:17voilà.
36:17Donc on met un peu en retrait,
36:19on va voir…
36:20Franchement,
36:21Gérard Larcher,
36:21il a eu la bonne formule,
36:22il a dit,
36:23écoutez,
36:23on va attendre deux mois
36:24de voir comment se passe
36:25ce débat budgétaire.
36:26Si le résultat final
36:28est absolument délirant
36:30de bêtises
36:30et contraire
36:31à l'intérêt de la France,
36:32à ce moment-là,
36:33on en tirera ensemble
36:34les conséquences.
36:35Mais l'idée de le faire maintenant
36:36de manière aussi acharnée
36:37et brutale,
36:38ça devient une faute politique
36:40en fait.
36:40Parce que, d'abord,
36:41on n'est pas si nombreux que ça,
36:42donc on n'est pas obligés
36:43de couper la tête.
36:44Et puis deuxièmement,
36:44parce qu'on crée de l'ambiguïté
36:45parce que dans le même temps,
36:46personne n'a imaginé de blâmer.
36:47Enfin, en tout cas,
36:48je n'ai pas entendu
36:49que la direction de LR
36:51est imaginée de blâmer,
36:52par exemple,
36:53François-Xavier Bellamy
36:55qui a voté la motion de Bardella
36:56au Parlement européen.
36:58Entre cela,
36:58M. Le Réalien au Parlement.
36:59Ou Julien Aubert
37:01qui a appelé
37:02à voter pour le candidat
37:03de Ciotti
37:04dans le Tarni-Garonne.
37:06C'est ce que j'allais vous demander.
37:06Il y a un moment
37:07où tout ça est complètement dingue.
37:08Donc, on voit bien
37:09qu'il y a une exigence
37:10de clarification
37:11par rapport à tout ça.
37:12Alors, justement,
37:13ça pose la question
37:13du positionnement
37:14des Républicains aujourd'hui.
37:16Une partie
37:17des responsables
37:20des Républicains
37:20et une partie
37:21de votre électorat
37:22également se demandent
37:23aujourd'hui
37:23si, finalement,
37:24il ne faudrait pas
37:25se rapprocher
37:25sous une forme
37:26ou sous une autre
37:27avec le Rassemblement national.
37:29Quelle est votre position
37:30là-dessus ?
37:31Écoutez,
37:31c'est aujourd'hui
37:32une écrasante majorité
37:34des militants
37:35qui veulent cette alliance
37:37avec le Rassemblement national.
37:39Et je pense que,
37:40en fait,
37:41c'est pour une bonne part
37:42lié au fait
37:43qu'on n'est pas à notre place.
37:44On ne fait pas,
37:45nous, les Républicains,
37:46le travail
37:46que l'on devrait faire
37:48pour montrer
37:48qu'il n'y a pas tant
37:50de points communs
37:51que ça
37:51avec le Rassemblement national.
37:53Et quand on dit
37:53l'union des droites,
37:54c'est un abus de langage
37:55inventé par le Rassemblement national
37:57pour essayer de justifier,
37:58d'essayer de trouver des alliés.
38:00qu'il n'y a pas tant que ça
38:00de points commun,
38:01vous dites.
38:01Il y en a quand même.
38:03Il y en a quand même.
38:03C'est-à-dire,
38:04quand on dit que la pluie,
38:05ça mouille,
38:05on devrait tous à peu près
38:06s'y retrouver.
38:07Enfin, moi,
38:07j'ai regardé le programme économique
38:09du Rassemblement national.
38:10C'est un programme socialiste.
38:11Mais socialiste.
38:11C'est-à-dire qu'en réalité,
38:13ils sont pour la suspension
38:15de la réforme des retraites.
38:16C'est ce que personne ne dit.
38:17Mais oui,
38:17je ne sais pas de la tête.
38:18Ils sont pour la suspension.
38:19On va poser la question
38:19dans quelques instants
38:20à Louis Alliot,
38:21le numéro 2 du RN.
38:22Ce n'est pas ce qu'ils ont dit.
38:23Mais on est dans
38:24le double langage permanent.
38:25De la même manière
38:26qu'ils sont pour une augmentation
38:27massive des impôts
38:28et notamment un retour de l'ISF.
38:29Ça fait partie de leur programme.
38:30Alors, quand vous leur demandez
38:31aujourd'hui,
38:31ils vous disent non, non, non.
38:32Mais le problème,
38:33c'est que c'est le double langage
38:34du RN.
38:35Quant aux positions régaliennes,
38:37vous savez,
38:37vous pouvez leur poser des questions.
38:38À chaque fois,
38:38ils vous disent
38:39écoutez, on ne va pas vous le dire,
38:40on vous l'a déjà répété.
38:41C'est des techniques
38:42de partis populistes
38:43qui ne rentrent jamais
38:43dans les détails concrets.
38:45Là où nous,
38:45partis de gouvernement,
38:52ils vous annoncent
38:53100 milliards d'économies
38:54sur une petite pastille
38:55de TikTok
38:55qui dure exactement deux minutes
38:56dans laquelle ils se contentent
38:58de vous dire
38:58on va supprimer les aides
38:59aux immigrés.
39:00On sait que ce n'est pas comme ça
39:01qu'on arrive à gouverner le pays.
39:02Mais sur le fond,
39:02Jean-François Copé,
39:02c'est bien du fond
39:03dont je vous parle, Marc Copé.
39:04Si vous êtes interrogé
39:05sur le marché de mots,
39:05par exemple,
39:06par un électeur qui hésite
39:07à voter entre les Républicains
39:09et le RN,
39:09s'il fallait donner
39:10une seule raison aujourd'hui,
39:11la plus grande différence
39:12entre vous et le RN,
39:13c'est quoi ?
39:14Parce que c'est comme ça.
39:16Je vais leur dire ça.
39:17Et je le dis déjà.
39:19Ça veut dire qu'en clair,
39:20moi, je pense qu'il faut
39:21prendre un peu de temps
39:22pour rappeler
39:23que l'histoire de France
39:25n'est pas une page blanche,
39:26que l'histoire du RN,
39:28ce n'est pas l'histoire
39:29d'un parti de gouvernement
39:30comme l'est les Républicains
39:32ou comme l'a été l'UMP,
39:33que quand on fait de la politique,
39:35ce n'est pas simplement
39:36en disant
39:36vous allez voir ce que vous allez voir,
39:37on va renverser la table
39:38et on va cogner.
39:39Les choses sont plus complexes
39:40que ça,
39:41les problèmes sont plus complexes
39:42et qu'on ne peut pas...
39:42Vous ne pensez pas
39:43que cet argument-là,
39:44aujourd'hui,
39:44ne porte plus
39:45depuis que Marine Le Pen
39:46a lancé l'opération
39:47dédiabolison.
39:48Eh bien, écoutez,
39:49je vais vous dire une chose.
39:50Peut-être qu'il ne porte plus,
39:52mais s'il ne porte plus,
39:53c'est aussi parce que
39:53nous, les Républicains,
39:55pendant trop longtemps,
39:56on n'a pas fait ce
39:57pour quoi on avait été élus.
39:58Et donc,
39:58on prend de plein fouet
39:59le procès tout à fait légitime
40:02en insincérité
40:04et en inefficacité.
40:05Donc, ce qu'il faut,
40:06c'est qu'on reconstruise
40:07une vraie dynamique politique
40:09autour de l'ordre,
40:10du progrès
40:11et en montrant
40:12comment on va le faire.
40:13C'est-à-dire
40:13en montrant
40:14qu'on va gouverner
40:15par ordonnance,
40:16qu'on va le faire
40:16sur un programme assumé,
40:18mais dans lequel
40:19on ne se compromettra pas
40:20avec, en réalité,
40:21des slogans
40:23un peu simplistes.
40:24On essaye de rappeler
40:26que, sur ces sujets-là,
40:28on est vraiment
40:29dans une approche
40:29très différente
40:30en termes de méthode
40:31et en termes d'objectifs
40:32que le Rassemblement National.
40:33Dernière chose,
40:34Marc Fauvel,
40:34ceux qui nous disent
40:35qu'on va faire l'alliance
40:36avec le Rassemblement National,
40:37ils ont oublié un petit détail.
40:38C'est que les LR,
40:38aujourd'hui,
40:39ça ne pèse pas très lourd.
40:40Et donc,
40:40on sera immédiatement broyés.
40:42Vous allez vous faire avaler
40:42par le Rennes,
40:43c'est ça ?
40:43Bien entendu.
40:44Et si vous avez des doutes
40:45et ceux qui nous écoutent
40:47ont des doutes,
40:48regardez ce que le PS
40:49est devenu
40:50en s'alliant
40:50avec l'extrême-gauche
40:51de LFI.
40:52C'est devenu
40:53un petit parti minable
40:54qui est capable
40:55de faire de la surenchère
40:56lamentable
40:57sur des sujets
40:58aussi dangereux
40:59que la réforme des retraites
41:00ou l'impôt des riches
41:02et qui, en réalité,
41:03montrent que ça n'est plus
41:04un parti de gouvernement
41:05qui est même allé,
41:05le PS,
41:06jusqu'à renoncer
41:06à la laïcité
41:07pour tomber
41:08dans les sirènes
41:09du communautarisme.
41:10Et donc,
41:10ce piège-là,
41:11c'est celui
41:11qui attend
41:11tout parti de gouvernement
41:13qui fait une alliance
41:14avec un parti extrémiste
41:15ou populiste.
41:16Un dernier mot,
41:16Jean-François Copé,
41:17vous avez réclamé récemment
41:18le départ d'Emmanuel Macron,
41:20sa démission
41:21après les élections municipales.
41:23Ça vous fait un point commun
41:24avec Edouard Philippe ?
41:25C'est plutôt l'inverse
41:26si je me permets
41:27cette chronologie
41:28parce qu'en vérité,
41:28c'est Edouard Philippe
41:29qui a repris une idée
41:30que j'ai développée
41:31d'ailleurs à cette antenne
41:32il y a maintenant un an.
41:33Et si je l'ai fait,
41:36c'est parce que
41:37il faut bien
41:37qu'on ait un peu
41:38d'expérience,
41:39un peu de maturité.
41:40J'avais anticipé
41:41que dès lors
41:42que le président
41:42de la République
41:43n'avait pas de majorité,
41:44on allait vivre
41:45une descente aux enfers.
41:46Et je voudrais insister
41:47sur ce point.
41:48Ce n'est pas parce
41:48qu'il est impopulaire
41:49qu'il faut qu'il démissionne.
41:51Certains constitutionnalistes
41:52ont dit
41:52ça veut dire
41:53que tout président impopulaire
41:54ne pourra pas démissionner.
41:55Pas du tout.
41:56C'est faux.
41:57Mais la démission programmée
41:58dans la Constitution,
41:59ça n'existe pas.
41:59Un président démissionne
42:01et on organise
42:02une élection présidentielle
42:03dans un délai assez court d'ailleurs.
42:04Mais le
42:04je vais démissionner
42:05dans trois mois ou six mois,
42:07ça n'est pas prévu par notre texte.
42:08Mais je vais vous dire une chose.
42:09Démissionner tout de suite,
42:10ça veut dire refaire une campagne
42:11en 30 jours
42:12et donc c'est la porte ouverte
42:13à tous les extrémistes.
42:14Parce qu'en 30 jours,
42:15les partis de l'OEA
42:15n'ont pas le temps de déployer.
42:16Je vais démissionner dans six mois,
42:17ça ouvre six mois
42:18de chanlis en France.
42:19Pas du tout.
42:20La chanlis,
42:20on l'a aujourd'hui.
42:21Non.
42:21Les six mois qui viennent,
42:23ce seront des mois
42:23qui justement amèneront
42:24à l'apaisement
42:25parce que les partis
42:26sauront
42:27qu'il faudra
42:28qu'ils se montrent
42:29respectables
42:30et non pas démagogiques.
42:32Et donc chaque parti politique
42:33choisit la même chose
42:34après la dissolution
42:35disant qu'il va falloir s'entendre
42:36maintenant et se parler à l'Assemblée.
42:37Non mais dites pas ça.
42:38Ça n'a pas fonctionné
42:39parfaitement.
42:40Mais ça ne pouvait pas fonctionner,
42:41il n'y avait pas de majorité.
42:43Pour que la Ve République fonctionne,
42:45pour que le Président
42:46ait toute sa légitimité,
42:47il a besoin d'une majorité absolue.
42:48Soit qu'il soit pour lui,
42:49soit qu'il soit contre lui.
42:50Si c'est contre lui,
42:51c'est une cohabitation,
42:51ce n'est pas génial
42:52mais ça fonctionne.
42:53S'il a une majorité pour lui,
42:55là il met en oeuvre les réformes.
42:56Et donc ce qui aujourd'hui
42:57est extraordinairement fragilisé
42:59dans notre système démocratique
43:01et institutionnel,
43:02c'est un Président de la République
43:03qui n'ayant pas de majorité
43:04a un système totalement dysfonctionnel.
43:06Et donc c'est une descente aux enfers
43:08car la moindre minorité
43:09à l'Assemblée
43:10raconte n'importe quoi,
43:12fait du chantage
43:12et l'impose aux autres.
43:14C'est ce qu'on voit
43:14avec le Parti Socialiste.
43:15Et je regrette
43:16que Sébastien Lecornu
43:17ait à ce point
43:18pour complaire
43:19au Président de la République
43:20qui veut maintenir son poste
43:21y compris en renonçant
43:22à toutes ses convictions
43:23et son héritage
43:24se montrer complice
43:25de ses renoncements.
43:27Et donc d'ici deux mois
43:28ou trois mois,
43:29enfin deux mois,
43:30nous verrons
43:30quelle est la copie budgétaire
43:31et c'est à ce moment-là
43:32que les Républicains
43:33devront se prononcer véritablement.
43:35Ce sera pour vous inéluctable,
43:36c'est-à-dire Sébastien Lecornu
43:37va tomber à un moment,
43:38Emmanuel Macron
43:39ne va pas utiliser
43:41une nouvelle fois la dissolution
43:42et donc il devra partir
43:43à votre raisonnement.
43:44On l'a compris,
43:44il pourrait se maintenir au pouvoir.
43:45Mais si c'est une dissolution,
43:47ce serait le dernier clou
43:49dans le cercueil,
43:51là véritablement,
43:52ce serait irresponsable
43:54car dans la foulée,
43:55c'est une élection
43:55en 30 jours,
43:56dans les pires conditions
43:58à nouveau
43:58et je rappelle
43:59que derrière,
44:00ça veut dire
44:00une présidentielle anticipée
44:02à un moment
44:03où on ne peut plus
44:03dissoudre pendant un an.
44:05Donc tout ça
44:06est totalement dingue.
44:07Merci beaucoup
44:08Jean-François Chouquet
44:09d'être venu ce soir
44:10sur le plateau de BFM.
44:11Désolé d'avoir ce ton inquiet,
44:14mais la situation
44:14elle est vraiment très grave
44:16et je redoute
44:16que tout cela
44:17se termine vraiment très mal.
44:18Vous allez croiser,
44:19et laisser la place
44:20plus précisément
44:20au premier vice-président
44:22du Rassemblement national
44:23qui va nous rejoindre à présent.
44:24Merci beaucoup
44:25Jean-François Chouquet,
44:27premier vice-président
44:28du Rassemblement national
44:28qui est également
44:29maire de Perpignan.
44:30Avec lui,
44:31on va parler du budget
44:32de l'entrée
44:33de Nicolas Sarkozy
44:33en prison.
44:34Bonsoir Louis Alliot,
44:36bienvenue sur ce plateau.
44:38D'abord un mot
44:39si vous le permettez
44:39de la polémique
44:40après le cambriolage
44:41hier au musée du Louvre
44:42à Paris.
44:43Le patron du RN
44:44Jordan Bardella
44:45a dénoncé
44:46dans les minutes
44:47qu'on suivit,
44:48dans les heures
44:48qu'on suivit hier
44:49un symbole
44:50du délitement
44:51de l'État.
44:52Ça veut dire quoi ?
44:52C'est de la faute
44:53d'Emmanuel Macron
44:53même quand il y a
44:54un cambriolage au Louvre ?
44:55C'est la faute
44:56d'un peu tout le monde
44:57quand on arrive
44:58à ce point
44:59qu'on pourrait dire
45:01d'impréparation
45:02pour des plus grands
45:03musées du monde
45:03peut-être le plus grand
45:04et après avoir constaté
45:07des failles
45:07dans les dispositifs
45:08de sécurité
45:08depuis déjà longtemps.
45:09Donc on ne peut pas dire
45:10c'est Emmanuel Macron
45:11mais on paye
45:12j'allais dire
45:1340 ans
45:14de non-investissement
45:15dans la sécurité
45:16de ce joyau national.
45:18Ce que vous dites
45:19c'est que si on était
45:19au pouvoir
45:20ça n'aurait pas eu lieu
45:20ou on les aurait déjà arrêtés ?
45:23Non mais quand même
45:25il y a des endroits stratégiques
45:26le Louvre
45:27est un musée stratégique
45:29il faudrait qu'il y ait
45:30un minimum de sécurité.
45:31Le vol de la Joconde
45:32en 1917
45:33est déjà arrivé.
45:36En 1917
45:36il n'y avait pas les caméras
45:37il n'y avait pas
45:37toutes ces choses-là
45:38donc bon
45:39j'imagine qu'aujourd'hui
45:40il y a des moyens
45:41de prouver
45:42qu'une sécurité existe
45:44malheureusement
45:44d'après ce que l'on sait
45:45il y a eu des failles
45:46dans le dispositif
45:47de sécurité
45:48il faut s'intéresser à ça.
45:49Vous demandez
45:50qu'il y ait des têtes
45:50qui tombent ?
45:52Je pense que le chef
45:53de la sécurité du Louvre
45:54je crois que c'est une chef
45:55d'ailleurs
45:55ce serait quand même
45:58un signe
45:59de responsabilité
46:01qu'on ne trouve pas ailleurs.
46:03Avant même
46:03les résultats de l'enquête
46:04vous voulez dire ?
46:05Écoutez
46:05il y a une faille
46:07de sécurité
46:08il y a un vol
46:09qui est absolument
46:10incroyable
46:11chacun prend ses responsabilités
46:13mais
46:14il faudrait peut-être
46:15qu'à un moment donné
46:16des gens qui sont
46:17en responsabilité
46:17sur des choses
46:18aussi importantes
46:19le jour où ça ne fonctionne pas
46:20on en change.
46:21Vous ne dites rien
46:22sur la patronne du Louvre
46:23ou sur la ministre
46:23de la Culture
46:24pour vous c'est la responsable
46:25de la sécurité du Louvre
46:27qui doit en tirer
46:27les conséquences ?
46:28Non pour moi
46:29je vous dis
46:29c'est un non-investissement
46:31pendant des décennies
46:32et ça concerne
46:33tous les gouvernements.
46:35Louis Aliot
46:35Nicolas Sarkozy
46:36vous le savez
46:36va entrer en prison
46:37demain
46:38après sa condamnation
46:39à 5 ans de prison
46:40pour association
46:40de malfaiteurs
46:41on a appris aujourd'hui
46:42qu'Emmanuel Macron
46:43l'avait reçu
46:44il y a quelques jours
46:45vendredi dernier
46:46à l'Elysée
46:47est-ce que ça vous semble
46:48normal
46:49comme c'est un ancien président
46:50qu'il soit reçu par l'actuel ?
46:53Écoutez
46:53je ne sais pas
46:53ce qu'ils se sont dit
46:54mais je serais curieux
46:55de le savoir
46:56alors est-ce que c'est normal
46:58je ne peux pas en juger
46:59c'est assez curieux
47:00il faut quand même le dire
47:01Pourquoi c'est curieux ?
47:04Je ne vois pas
47:05le fondement
47:06de cet entretien
47:07je veux dire
47:08ils peuvent se téléphoner
47:10mais faire fuiter
47:11qu'on a reçu
47:13Nicolas Sarkozy
47:15avant son incarcération
47:17c'est quand même un message
47:18Vous voulez dire quoi ?
47:19Emmanuel Macron
47:19veut s'adresser
47:20aux anciens électeurs
47:20de Nicolas Sarkozy ?
47:22Non je m'interroge
47:23J'essaye de lire
47:24dans ce que vous dites
47:24Moi aussi
47:25figurez-vous
47:25que j'essaye de lire
47:26dans ce qu'a voulu faire
47:27le président de la République
47:29est-ce que c'est par
47:29pure courtoisie
47:31par solidarité
47:32d'ancien président
47:34à président en exercice
47:35je ne sais pas
47:36et j'ai vu M. Darmanin aussi
47:37a dit qu'il irait visiter
47:38M. Darmanin a dit
47:39en tant que ministre de la Justice
47:40j'irais visiter Nicolas Sarkozy
47:42ça ça vous semble une atteinte ?
47:45Non mais
47:45on ne s'attendait pas à ça
47:47voilà
47:48on ne s'attendait pas à ça
47:49la condamnation
47:50elle est quand même
47:51très surprenante
47:52au regard
47:53On va en parler
47:54dans un instant
47:56au regard du procès
47:56et surtout du jugement
47:58et là c'est vrai que
48:00le geste du président de la République
48:02le geste du ministre de la Justice
48:05en exercice
48:06ça a quelque chose
48:07qui interroge
48:08Et pourtant
48:08on a appris hier
48:09en lisant la tribune dimanche
48:11que Nicolas Sarkozy
48:12a appelé Marine Le Pen
48:13il y a quelques jours
48:14pour la remercier
48:15de lui avoir apporté son soutien
48:16après sa condamnation
48:18dans ces cas-là
48:18il n'y a plus d'adversaire politique
48:21Nicolas Sarkozy
48:22quand il s'agit de faire front ensemble
48:24contre l'exécution provisoire
48:26de la peine
48:26parce que je rappelle
48:27que c'est la même mesure
48:27qui pourrait empêcher
48:29Marine Le Pen
48:29On a toujours eu
48:31avec M. Sarkozy
48:32des relations courtoises
48:34Je rappelle qu'après
48:36Et ça a un lien
48:37avec le fait
48:38qu'il y a exécution provisoire
48:39dans le cas Nicolas Sarkozy
48:40et dans le cas Marine Le Pen
48:41Non mais je pense
48:42que c'est un homme
48:43qui est touché
48:44par ce qui lui arrive
48:45qui a été touché
48:46par un jugement
48:46auquel il ne s'attendait pas
48:48et toutes les marques
48:49de respect
48:50eh bien
48:51lui vont de droite au cœur
48:53et il a appelé
48:54Marine
48:56mais ça me paraît
48:57là pour le coup
48:57entre adversaires politiques
48:58quelque chose
49:00qui est tout à fait normal
49:01Marine
49:02elle n'est pas garde des Sceaux
49:03et pas encore
49:04président de la République
49:05Un mot sur votre situation personnelle
49:07si vous le permettez
49:08Louis Alliot
49:08vous avez été condamné
49:09vous aussi dans cette affaire
49:10Pas dans l'affaire Sarkozy
49:11Non pas dans l'affaire Sarkozy
49:12dans l'affaire
49:13des assistants européens
49:15du RN
49:1518 mois de prison
49:16dont 6 mois fermes
49:17sous bracelet électronique
49:183 ans d'inéligibilité
49:20mais sans exécution provisoire
49:22dans votre cas
49:23vous avez fait appel
49:24le procès en appel
49:25elle doit avoir lieu
49:26dans quelques semaines
49:26entre janvier et février
49:28si vous êtes condamné
49:29à une peine d'inéligibilité
49:30que ferait-vous
49:31pour les municipales
49:31à Perpignan ?
49:33Je ne le saurais
49:34qu'éventuellement
49:35au mois de juillet
49:35il y aura encore
49:37la cour de cassation
49:38donc je me représente
49:39Mais la cour de cassation
49:40n'annule pas
49:41l'inéligibilité en appel
49:42C'est suspensif
49:43donc ça reportera
49:45on verra quand
49:46mais je me représenterai
49:48tout simplement
49:48parce que les Perpignanais
49:50le veulent
49:50et que je défendrai
49:52mon bilan
49:53au mois de mars
49:54à l'élection
49:54municipale
49:55et qu'à partir de là
49:57les électeurs
49:58jugeront sur pièce
49:59et du bilan
50:00et de ma qualité
50:01à pouvoir continuer
50:02mon mandat
50:03de maire
50:04de la ville de Perpignan
50:04Toujours dans la tribune dimanche
50:06Louis Alliot
50:07on a appris hier
50:07Décidément
50:08vous lisez beaucoup
50:09il se passe beaucoup de choses
50:09j'aurais pu citer d'autres journaux
50:11aujourd'hui
50:11je trouve que c'est dans la tribune dimanche également
50:12on a appris
50:13que Marine Le Pen
50:14a rencontré Vincent Bolloré
50:15la semaine dernière
50:17au domicile du milliardaire
50:19rendez-vous
50:19qui devait rester secret
50:21je ne sais pas
50:21qui a eu intérêt
50:21à le faire fuiter
50:22mais en tout cas
50:23ça sort souvent
50:23dans la presse
50:24c'est la première fois
50:25qu'il se voit
50:25après des années
50:26et des années de brouilles
50:27de quoi ont-ils parlé ?
50:29Écoutez je n'en sais rien
50:30vous invitez Marie
50:30Vous étiez au courant
50:31de ce rendez-vous ?
50:31Mais figurez-vous que non
50:32Vous l'avez lu vous aussi
50:33en ouvrant la presse hier matin ?
50:34Exactement
50:35Vous n'étiez pas au courant
50:36d'un rendez-vous
50:37entre l'un des hommes
50:37les plus riches
50:38et peut-être les plus puissants
50:39de France
50:39et Marine Le Pen
50:40Non mais encore une fois
50:41heureusement que
50:42Marine et Jordan
50:43ne me disent pas
50:44leur emploi du temps
50:45de tous les jours
50:46et des personnes
50:47qu'ils rencontrent
50:47heureusement
50:48mais très honnêtement
50:50quelle est la surprise
50:51que Marine Le Pen
50:52rencontre M. Bolloré ?
50:54Il ne se parlait pas
50:54depuis des années
50:55il veut l'union des droites
50:56elle ne veut pas
50:57D'accord
50:57mais au moins
50:58ils auront pu peut-être
50:59confronter leurs idées
51:00mais il n'est pas normal
51:01que les responsables politiques
51:03aient aussi
51:04à rencontrer
51:05des grands chefs d'entreprise
51:06pour discuter précisément
51:08de programmes
51:09qu'ils ne soutiennent pas
51:10et en l'occurrence
51:10c'est le cas de M. Bolloré
51:11Vincent Bolloré
51:12vous avez raison
51:12est un grand chef d'entreprise
51:13c'est aussi un patron
51:15de très nombreux médias
51:16JDD, Europe 1
51:17C News
51:18Il n'y a pas que lui en France
51:19Non mais si Jean-Luc Mélenchon
51:20rencontrait un homme
51:22aussi puissant que Vincent Bolloré
51:23si Olivier Faure
51:24allait en secret
51:25déjeuner au domicile
51:27de Delphine Ernot
51:27vous diriez quoi ?
51:28Écoutez je ne sais pas
51:29peut-être qu'on ne sait pas
51:31si M. Pigasse
51:32ou quelques autres
51:33ont rencontré M. Mélenchon
51:34Vous avez un nom
51:35on ne sait pas
51:35mais là on sait
51:36Oui d'accord
51:37mais moi je vous le dis
51:37ou quelques autres
51:38du parti socialiste
51:40parce que ce sont des gens de gauche
51:41qui sont des milliardaires
51:42eux aussi
51:42mais qui sont à gauche
51:44peut-être qu'ils ont rencontré
51:45M. Mélenchon
51:46Mais là on parle de Vincent Bolloré
51:47de Marine Le Pen
51:47Oui d'accord
51:47mais je vous dis
51:48je ne savais pas
51:49et je ne connais pas
51:50le fond de leur discussion
51:51Vous n'avez pas cherché
51:54à savoir ce qu'ils avaient pu se dire ?
51:55Non
51:55Je le saurais
51:57C'est un homme puissant
51:57Vincent Bolloré
51:58Oui il me fait
51:59le grand patronat en France
52:01et puissant lui tout seul
52:02et que les politiques discutent
52:04avec les grands chefs d'entreprise
52:06sur la situation économique du pays
52:07ça ne me paraît pas normal
52:09Voilà
52:10Vous avez entendu sans doute
52:11avant d'arriver sur ce plateau
52:12Louis Alliot
52:13les critiques de Jean-François Copé
52:15qui dit
52:15nous ne ferons jamais alliance
52:17avec le Rassemblement National
52:19ils sont trop différents de nous
52:20leur programme est socialiste
52:21même s'ils n'osent pas le dire
52:24est-ce que vous pensez vous
52:25qu'un jour
52:25sous une forme ou sous une autre
52:27vous ferez un bout de chemin
52:28avec les républicains ?
52:29Mais les électeurs ont déjà fait le choix
52:31si aujourd'hui le Rassemblement National
52:33est à pratiquement
52:34on va dire 40%
52:35et les LR sont en dessous de 10%
52:38ce n'est pas pour rien
52:39c'est qu'il y a eu
52:40un électorat qui a bougé
52:42Vous les avez déjà siphonné
52:43c'est ce que vous voulez dire ?
52:45Donc vous n'avez plus besoin
52:46de faire alliance avec eux ?
52:47Une bonne partie
52:47non non non attention
52:48une bonne partie
52:49simplement
52:50M. Copé lui
52:51s'en tête
52:52s'obstine à vouloir rester seul
52:54en disant
52:55nous avons la vérité révélée
52:57alors que les électeurs
52:58sur le terrain
52:59voient bien comment ça se passe
53:00et eux sont disposés
53:01à faire du chemin
53:02et notamment
53:03vous avez pris Perpignan
53:04tout à l'heure
53:04comme exemple
53:05à Perpignan
53:06de mêler leur suffrage
53:08aux autres suffrages
53:09pour avoir une majorité stable
53:11à la tête d'une institution
53:12ce qui est valable
53:13à Perpignan
53:14demain ce sera valable
53:16à la tête de la France
53:17c'est pour ça
53:17que je ne suis pas très inquiet
53:18et très honnêtement
53:20je n'écoute plus trop
53:21ce que dit M. Copé
53:22qui est très incisif
53:24très critique
53:25mais dont on a vu
53:26tout le talent
53:28lorsqu'il a été ministre
53:29et malheureusement
53:30avec les résultats
53:30que l'on connaît
53:31Vous lui préférez Bruno Retailleau ?
53:33Écoutez au moins
53:34Bruno Retailleau
53:35parlait en matière
53:36de souveraineté
53:37de lutte contre l'immigration
53:38et de sécurité
53:39d'une manière
53:40qui j'allais dire
53:42correspondait
53:43à ce que nous pensons
53:43plus ou moins
53:44ce n'est pas le cas
53:45de M. Copé
53:46sur beaucoup de domaines
53:46Le nouveau prix Nobel
53:48français d'économie
53:49Philippe Aguillon
53:49a dit qu'il ne voulait
53:51surtout pas
53:51que le RN arrive au pouvoir
53:53il ne vous fait pas confiance
53:54pour gérer le pays
53:55ça vous a blessé ?
53:56Non
53:57et très honnêtement
53:58ça m'a beaucoup amusé
53:59parce qu'il a eu
54:00son prix Nobel d'économie
54:01et j'allais dire
54:03après
54:03la bourrasque
54:06du résultat
54:06de M. Macron
54:07en matière économique
54:08car il est
54:08l'un des inspirateurs
54:10du programme économique
54:11de M. Macron
54:12et quand on voit
54:13le résultat
54:14Avant de prendre ses distances
54:15assez violemment
54:16Quand on voit
54:17le résultat
54:18de la politique économique
54:19de M. Macron
54:20et de ses amis
54:20dont le nouveau prix Nobel
54:23est l'un des inspirateurs
54:24je me dis
54:25ouf
54:25c'est derrière nous
54:26maintenant
54:27il va falloir penser
54:28à l'avenir
54:28sans se soucier
54:29de ce que pense
54:30ce genre de personnage
54:31Il a dit également
54:32qu'il ne voulait pas
54:33que les insoumis
54:33arrivent à l'Elysée
54:35Jean-Luc Mélenchon
54:37lui a quasiment immédiatement
54:38proposé de débattre
54:39avec lui
54:39Est-ce que le RN
54:40souhaite un débat
54:41face à un prix Nobel ?
54:43Ah je verrais bien
54:44moi un débat
54:44entre Jean-Philippe Tanguy
54:45et le prix Nobel d'économie
54:47C'est un peu
54:47pardon sans lui faire offence
54:48un peu petit
54:48Jean-Philippe Tanguy
54:49face à un prix Nobel
54:50il faut mettre la patronne
54:51non ?
54:51Non non je pense que
54:52non non
54:53Jean-Philippe Tanguy
54:54en matière budgétaire
54:54lui rappellerait
54:55quelques vérités
54:55notamment sur les retraites
54:57et sur le budget de l'Etat
54:58parce qu'en fait
54:59il vient à la télévision
55:00avec l'auréole
55:02Marine Le Pen
55:02sur l'économie
55:03elle n'est pas assez
55:03Pas du tout
55:04non je ne vous dis pas ça
55:05mais Marine Le Pen
55:06elle fait de la politique
55:07et elle aspire
55:08à être présidente de la République
55:09Monsieur le prix Nobel
55:12est conseiller
55:13de divers politiques
55:14dont il a été
55:15celui de Monsieur Macron
55:16on a vu le résultat
55:17c'est peut-être lui
55:18qui ne joue pas
55:18dans la même catégorie en fait
55:19Bon
55:19quelle va être la position
55:21du Rassemblement National
55:22pendant l'examen du budget
55:23qui a débuté ce matin
55:23à l'Assemblée Nationale
55:25est-ce que ce sera
55:25opposition systématique
55:27ou pas forcément ?
55:29Mais pas opposition systématique
55:30puisqu'on fait amendement
55:31par amendement
55:32et texte par texte
55:33et ce matin
55:34il y a eu des choses
55:35proposées
55:35voter, rejeter
55:36et c'est notre groupe
55:38à l'Assemblée
55:39qui gère cette affaire-là
55:40mais sur des propositions
55:41il y a des choses
55:42qui peut-être iront
55:43dans le bon sens
55:43mais d'une manière générale
55:45au regard du budget
55:46qui a été présenté
55:47on verra après
55:48ce qu'il en sortira
55:49mais je pense
55:50qu'on ne peut pas voter
55:52ce budget-là
55:52ça paraît être une évidence
55:53Là vous êtes dans une démarche
55:54d'ouverture au cas par cas
55:55selon les articles
55:56le côté bazooka
55:58de Marine Le Pen
55:58il y a quelques jours
55:59tout ce qui bouge
56:01mon seul objectif
56:03c'est de faire tomber
56:03tous les gouvernements
56:04qui viennent
56:04quels qu'ils soient
56:05c'est terminé
56:05vous êtes revenu
56:06à la stratégie
56:07de la cravate
56:08si on arrive
56:09à faire bouger
56:10les 28 milliards
56:12de dépenses supplémentaires
56:13et les 15 milliards
56:15d'impôts supplémentaires
56:17et bien peut-être
56:18qu'à ce moment-là
56:19les choses évolueront
56:20mais on sait très bien
56:21que le budget
56:22est figé
56:23parce que le parti socialiste
56:25tient dans la main
56:26ce nouveau gouvernement
56:27et donc évidemment
56:28nous opposerons
56:29au budget présenté
56:30par monsieur Lecornu
56:31bon le gouvernement
56:32a dit qu'il n'excluait
56:33aucune piste
56:34pour permettre
56:34la suspension
56:35de la réforme
56:35des retraites
56:36y compris
56:36d'inscrire la mesure
56:38dans le budget
56:39de la sécu
56:39avant son examen
56:41ce qui pourrait
56:41permettre
56:42de l'être
56:42réplificative
56:43c'est un peu technique
56:44mais ce qui pourrait
56:45éviter ce que vous
56:46appelez l'entourloupe
56:46est-ce que vous êtes
56:47rassuré
56:48désormais
56:49et est-ce que
56:50ou est-ce que vous pensez
56:51toujours que le PS
56:51s'est fait berner
56:52écoutez
56:53ce sera conforme
56:54au droit en tout cas
56:55mais je ne sais pas
56:56si le PS
56:57s'est fait berner
56:58mais je pense
56:59qu'il s'est embarqué
56:59dans une drôle d'aventure
57:01parce que ce budget
57:02notamment touche
57:03les classes populaires
57:05et les classes moyennes
57:05qui souffrent déjà beaucoup
57:06et que le PS
57:08aura collaboré
57:09à cet appauvrissement
57:10non mais il n'y a plus
57:10d'entourloupe
57:11en tout cas
57:11vous êtes rassuré là-dessus
57:12la suspension sera bien
57:13effective
57:14ou vous restez méfiants
57:15avec ces gens-là
57:16rien n'est jamais très clair
57:18donc il vaut mieux
57:18rester sur ses gardes
57:19et continuer à faire
57:20ce qu'on fait
57:20défendre nos propositions
57:23point par point
57:23pour ce budget
57:24ça signifie que vous voterez
57:26la suspension
57:26de la réforme des retraites
57:27ou pas
57:28si elle est présentée
57:29légalement
57:30oui on la votera bien sûr
57:31en remerciant donc
57:32le parti socialiste
57:32d'avoir négocié pour vous
57:33on remerciera
57:34parce que ce n'est rien
57:35je veux dire
57:36la suspension
57:37de la réforme des retraites
57:3862 ans et 9 mois
57:40pour quelqu'un
57:40qui l'a combattu comme vous
57:41c'est mieux
57:41ou moins
57:42pire
57:43pardon
57:43vous avez pression
57:43que 64
57:44ça servira
57:45un certain nombre
57:45de français
57:46qui pourront prendre
57:47leur retraite
57:47dans des meilleures conditions
57:48et dans les mois
57:49qui arrivent
57:50mais sur le reste
57:51rien sur l'immigration
57:53rien sur les sécurités
57:54rien sur la baisse
57:55des impôts
57:5615 milliards d'impôts
57:57supplémentaires
57:58on voit bien
57:59on voit bien
57:59que pour
58:00la suspension
58:01de cette retraite
58:02ils ont tout
58:03bradé à côté
58:04et malheureusement
58:05cette grande braderie
58:07de monsieur Lecornu
58:08vis-à-vis du parti socialiste
58:09aura des conséquences
58:10sur le terrain
58:11et notamment en matière
58:11de sécurité
58:12c'est ça qui m'inquiète le plus
58:13merci beaucoup
58:14Louis Alliot
58:15premier vice-président
58:15du rassemblement national
58:16d'être venu ce soir
58:17sur le plateau
58:17de 60 minutes
58:18dans un instant
58:18le 20h
58:20BFM
58:20avec Julie Amet
58:22et puis juste après
58:22BFM TV
58:23vous donne la parole
58:24ce soir encore
58:24pour un nouveau forum
58:26bonsoir
58:27Maxime Switek
58:28on va parler des impôts
58:29ce soir avec vous
58:30oui absolument
58:33bonsoir Marc
58:33vous avez parlé
58:34du budget de l'état
58:35on va parler du budget
58:36des français ce soir
58:37quel impact
58:38vont avoir les débats
58:39actuels à l'assemblée
58:40sur le pouvoir d'achat
58:42sur le budget
58:42sur l'argent des français
58:44et de ces français
58:45qui seront avec moi
58:46tout à l'heure
58:46dans le forum
58:47on va parler évidemment
58:48de pouvoir d'achat
58:49on verra combien il reste
58:50à certains de ceux
58:51qui seront autour de moi
58:52tout à l'heure
58:52à la fin du mois
58:53pour se débrouiller
58:54les quelques centaines d'euros
58:56qui restent
58:56on va parler de taxes foncières
58:58on va parler de la santé
58:58l'impact que pourrait avoir
58:59encore une fois
59:00cette fois-ci
59:01le budget de la sécu
59:02très concrètement
59:03sur les français
59:04et sur leur pouvoir d'achat
59:05c'est tout à l'heure
59:06c'est 20h45 le rendez-vous
59:0820h45
59:09le forum
59:10on est ensemble
59:10jusqu'à minuit
59:12et en direct évidemment
59:13merci beaucoup Maxime
59:15à tout à l'heure
59:1520h45
59:16et Julie Ahmed
59:16dans une première seconde
59:17bonne soirée à tous
59:18merci à tous
59:20merci à tous
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