00:00En quel état d'esprit vous arrivez dans ce Masters 1000 ?
00:06En sachant que cette année c'est une bonne année.
00:08Vous avez franchi le plafond de 30 victoires dans la saison.
00:11Dans quel état d'esprit vous arrivez ?
00:13J'ai beaucoup enchaîné, j'ai fait la Chine, après je suis allé au Kazakhstan,
00:17après je suis revenu à Vienne, j'ai pris beaucoup d'écages horaires,
00:19beaucoup de matchs récemment.
00:21Je prends vraiment jour après jour en fin d'année.
00:24Je pense que tous les joueurs sont un peu fatigués de la longue année.
00:27Moi aussi.
00:30J'essaie vraiment de me concentrer sur la récupération,
00:33de prendre jour après jour pour être précis dans notre travail.
00:36Et aller dans la bonne direction, continuer à faire les choses bien,
00:41profiter des derniers tournois pour essayer de faire des bons résultats.
00:45Après, pas d'objectif précis en termes de résultats,
00:51mais vraiment, comme je disais, de continuer à suivre notre chemin.
00:55Il y a eu un déclic cette saison, pour que ça marche aussi bien et notamment au fin de saison ?
00:59Non, je n'aime pas parler de déclic, parce que tous les résultats qu'on a,
01:05ce n'est pas le fruit du travail de la semaine d'avant.
01:09Ça fait 25 ans que je joue au tennis, donc chaque chose que j'ai fait dans ma carrière
01:14m'a servi pour me construire, pour faire, enfin, qu'il s'a œuvré du fait que j'en sois là aujourd'hui.
01:22Après, la chose la plus importante, c'est ce que je disais toujours à mon équipe,
01:25c'est d'éviter les blessures et de faire une année complète.
01:28Et je savais que j'ai déjà eu des bonnes victoires dans le passé,
01:31j'avais fait quelques bons résultats, mais je n'étais pas régulier sur une année,
01:36pour plein de raisons, dont les blessures, mais pas que.
01:39Et du coup, c'était ça qui était le plus important à stabiliser.
01:42Je savais que si j'étais capable de faire une saison entière, j'allais avoir des bons résultats.
01:45Et d'être à ce classement-là aujourd'hui, ce n'est pas que je ne suis pas content,
01:50mais je ne suis pas surpris parce que c'est là où je voulais être.
01:52Cette fin de saison, il y a aussi un objectif fort, on imagine, c'est la finale rationnelle de la Coupe d'Elysse.
01:57Est-ce que ça reste un objectif aussi important ?
02:00Moi, je l'ai toujours dit, de toute façon, ce sera un objectif si je suis dans l'équipe.
02:05Enfin, si je ne suis pas dans l'équipe, je les supporterais, je les regarderais derrière ma télé,
02:08je les pousserais et je serais content.
02:11Comme je disais, on est plein de bons joueurs, donc moi, à aucun moment,
02:14c'est un dû ou une certitude d'être sélectionné dans l'équipe.
02:17Après, dès qu'on me sélectionne, je réponds présent et avec plaisir, j'irai défendre les couleurs de la France.
02:23Mais pour le moment, je ne peux pas dire que c'est un objectif, vu que je ne suis pas dans l'équipe.
02:26Donc voilà, pour le moment, il y a Bercy, enfin Bercy, pardon, il y a la Défense et Metz.
02:35Et puis après, on verra.
02:37Opelka, vous avez déjà affronté Opelka, il n'a pas joué son deuxième Tour des qualifs ?
02:41Vous trouvez normal qu'il soit repêché malgré tout ?
02:43Normal, je ne suis pas journaliste, ce n'est pas à moi de donner mon avis sur ce qui se passe.
02:47Moi, j'ai mon match à jouer, je me prépare pour jouer, que ce soit Opelka ou un autre.
02:52Après, les choses de règlement ou tout ça, j'ai arrêté de donner mon avis dessus,
02:57parce que ce n'est pas moi qui fais le règlement et j'ai peu d'impact dessus.
03:01Une question de surface.
03:02Jorantin, vous pouvez penser peut-être jusqu'à il y a assez longtemps que tu étais peut-être plus fort sur Terre-Batu que sur d'autres surfaces.
03:07Tu avais fait un super Roland de gros résumé.
03:09Et c'est là que tu marques beaucoup plus de points sur dur qu'ailleurs.
03:11Est-ce que toi, ça te surprend ? Est-ce que ça te paraît logique ?
03:13Est-ce qu'en fait, tu te sens capable d'être aussi inquiétant pour tout le monde sur n'importe quelle surface aujourd'hui ?
03:19Franchement, je me suis toujours senti bien sur toutes les surfaces, avec des choses qui me plaisaient plus sur certaines surfaces que d'autres et d'autres qui me plaisaient moins.
03:30J'avais eu des bons résultats sur dur aussi à l'US Open ou à Doha.
03:34Je pense que mon premier gros résultat à l'ATP, c'est à Doha.
03:37Donc, j'ai toujours su que je pouvais gagner des bons matchs sur dur, sur terre, sur gazon.
03:42Après, je me suis beaucoup construit quand je suis passé par les futurs, les challengers, sur terre battue.
03:48Parce que j'avais l'impression que quand on était plus fort sur terre battue, à ce niveau-là, on gagnait.
03:52On ne pouvait pas se faire surprendre par des services ou des trucs comme ça.
03:55Mais franchement, je prends du plaisir sur toutes les surfaces.
03:59Et puis, je suis content d'avoir réussi à bien jouer et battre des bons joueurs sur toutes les surfaces.
04:04Ça prouve par les chiffres que la sensation que j'avais était plutôt juste.
04:08Quand je vous parlais de déclic tout à l'heure, on a l'impression qu'après la Coupe Davis, enfin, depuis la Coupe Davis, il s'est passé un truc quand même.
04:15Il faut que ça ait peut-être changé quelque chose.
04:19Je n'ai pas envie de dire non pour dénigrer la Coupe Davis.
04:23Mais avant, j'ai fait le final à Mallorque.
04:25J'ai battu Rouneux à Rome.
04:27J'ai quand même eu des bonnes victoires.
04:29Donc, moi, encore une fois, je n'aime pas parler de déclic parce que chaque expérience sert que ça soit une défaite, une victoire.
04:36Toutes les expériences me servent.
04:38Et puis, non, ça ne fonctionne pas comme ça.
04:42Le travail, il est quotidien.
04:43La profession, elle n'est pas linéaire.
04:45Donc, on ne sait jamais quand est-ce que tout le travail qu'on fait va porter ses fruits.
04:50Mais la Coupe Davis, c'était évidemment une expérience incroyable aussi.
04:56J'étais content de pouvoir défendre les coureurs de la France, gagner les matchs.
05:01Et puis, voilà.
05:02Donc, ça m'a évidemment servi.
05:04C'est une expérience en plus.
05:05Mais ce n'est pas le déclic de ma carrière.
05:09J'ai juste un mot sur le public.
05:12Tu es peut-être le français le plus attendu pour ton spectacle et ton jeu.
05:17Comment tu le vis, ça ?
05:18D'être aussi attendu par les gens et d'être surposter à ce point.
05:22Ce sera un nouveau stade, etc.
05:24Mais ça a déjà été le cas en France ?
05:27En vrai, c'est une bonne sensation d'avoir des gens derrière nous.
05:32Moi, j'aime bien avoir des responsabilités.
05:36S'ils viennent pour me voir jouer, c'est de leur redonner aussi du mieux que je peux
05:43en me donnant à fond sur le terrain.
05:46Et puis non, c'est toujours mieux ça que l'inverse.
05:50Donc, je suis super content s'il y a des personnes qui viennent pour me supporter pour ce premier tour.
05:55Il n'y a pas de pression ?
05:56Non.
05:57La pression, non.
05:58La pression, elle ne vient pas de l'extérieur.
06:02De toute façon, sinon, ça serait trop dur à gérer.
06:06Mais non, c'est pas de pression.
06:07C'est juste que ça donne de l'envie et c'est de la bonne motivation.
06:12Merci.
06:13Merci.
06:14Merci.
06:15Merci.
06:16Merci.