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  • il y a 2 mois
Alors que l'entraîneur de l'OM Roberto De Zerbi s'est de nouveau plaint des critiques concernant le club phocéen ce mardi en conférence de presse, Younès Belhanda explique que son entraîneur à Montpellier René Girard utilisait lui aussi la méthode du "seul contre tous" pour envoyer un message à son groupe. Et cela a bien fonctionné puisque le MHSC avait été champion en 2012. 

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Transcription
00:00Dans le bon et dans le mauvais, tout est critiquable, tout est défendable.
00:04La semaine dernière, on disait qu'ils pouvaient jouer le titre de champion.
00:08Là, ils perdent un match à Benfica, ils perdent à Lens.
00:12Au Sporting, ils perdent à Lens.
00:15C'est sûr que c'est critiquable, les choix.
00:18C'est un coup d'arrêt, oui.
00:20C'est un coup d'arrêt, c'est critiquable.
00:21Après, le seul contre tous, moi j'ai une petite anecdote sur ça.
00:24C'est à l'époque à Montpellier, René Girard, quand on était tout devant,
00:27il avait un peu cette filozovie aussi avec les journalistes.
00:31C'était un peu se battre contre tout le monde.
00:35Younes, à Montpellier, le seul contre tous.
00:38Les tous, ils n'étaient pas aussi nombreux que les tous contre l'OM.
00:42C'est ce que vous voyez, parce qu'après Marseille, c'est avec ça.
00:44Je crois qu'à Montpellier, je calcule, j'ai les fiches, ils étaient trois.
00:49C'était seul contre trois.
00:50Quand même, quand on était devant, ils avaient les nerfs.
00:54Il disait quoi, René Girard ?
00:55Il disait, c'est une journaliste qui montrait les articles.
00:58En fait, ça donnait un message au groupe.
01:01Ils sont contre nous, on va ressouder toute l'équipe,
01:04on va se remobiliser, nous contre tous.
01:08Je pense qu'il fait un peu ce jeu-là.
01:10Et ça marchait.
01:11Nous, ça marchait.
01:12Nous, on est des champions.
01:14Mais de toute façon, quand tu es dans le vestiaire, ça marche.
01:16Et Younes a raison, ça peut marcher.
01:18Après, quand tu emploies cette méthode à tout va, quand il y a des petites secousses,
01:25c'est-à-dire des défaites qui viennent casser une dynamique positive, comme c'était le cas de l'Olympique de Marseille,
01:29c'est sûr que la première fois, ça peut marcher.
01:31Après, ça marche moins, parce que tu te dis, mais attends, le mec, il faut changer un petit peu sa façon de voir les choses.
01:38L'année dernière, rappelle-toi, Marseille, quand ça n'allait pas sur le mois de janvier, février, mars,
01:43là où c'était un peu la panique, parce qu'il voyait en championnat des équipes qui revenaient sur eux
01:49ou qui les dépassaient, et la course à la ligue des champions, est-ce qu'ils vont y être, et tout ça.
01:53En fait, là, il commençait au départ, rappelle, et là, je parle sous le contrôle de flot,
02:01c'est que l'année dernière, c'est les joueurs un peu stars qui ont été ciblés, à l'image de Greenwood,
02:09au mois de janvier, février, dans l'attitude et tout ça.
02:11Il y en a eu d'autres aussi, Louis-Henriquet aussi.
02:14Après, une fois qu'on a tapé sur ces joueurs-là, il fallait trouver autre chose.
02:18Après, ça a été la relation avec les arbitres, où on n'était pas servi.
02:22Et moi, très souvent, dans les missions, je les ai protégés là-dessus,
02:26parce que c'est vrai que l'année dernière, sur l'ensemble de la saison,
02:29il y a eu beaucoup de décisions contre l'Olympique de Marseille.
02:32Il y avait une vision, peut-être, du corps arbitral qui était différente
02:35quand ils arbitraient l'Olympique de Marseille.
02:37Et ça, c'est arrivé à certaines équipes.
02:41Mais à chaque fois, tu ne peux pas ressortir, si tu veux, le truc de l'extérieur qui est négatif.
02:47Le seul contre tous, il marche quand il y a véritablement des arguments
02:52et quand il y a, objectivement, des raisons de se révolter.
03:00Mais honnêtement, objectivement, et je mets Flo, puisqu'il a regardé,
03:05et lui, il a vu tous les matchs de la première à la 90e minute et même au-delà,
03:10les deux matchs qui viennent de se dérouler, avec deux défaites,
03:15certes, deux défaites à l'extérieur.
03:18Honnêtement, objectivement, est-ce que les deux équipes qui ont gagné ces deux rencontres
03:22sont supérieures à l'Olympique de Marseille ?
03:24Mais non, non, on a été les premiers à le dire.
03:27Donc, j'imagine que De Zerbi le sait aussi bien que quiconque.
03:34Ah bah oui, normalement, mieux que tout encore.
03:36Et à la sortie, il en conçoit une petite amertume,
03:40et peut-être qu'il se met dedans en disant,
03:43je ne suis peut-être pas blanc comme eux-mêmes, je suis sûr.
03:46Mais exactement, parce qu'au fond de lui et Flo,
03:52il a passé, Flo, tu me disais, c'était vendredi,
03:54il a passé huit minutes à te répondre sur ses choix.
03:57Oui, il avait à cœur d'en parler.
03:59Moi, je pense honnêtement qu'en toile de fond,
04:01ce qu'il y a, c'est quelque chose qui va vous faire sourire,
04:03parce que nous, on y est habitués,
04:05et c'est vrai que tous les jours, ou presque, on parle de l'OM,
04:07c'est le sentiment qu'au moindre faux pas,
04:11ça fait débat, alors que d'autres clubs, à côté,
04:14loupent aussi parfois des matchs, des recrutements,
04:17des périodes compliquées,
04:18et on en parle beaucoup moins, sauf que voilà...
04:20C'est normal, quand t'as l'ambition,
04:22quand t'as l'ambition de l'Olympique de Marseille...
04:23Il sait quand même qu'il n'est pas la géoseur !
04:25J'ai eu plusieurs fois cette discussion
04:29avec des dirigeants qui sont encore en place,
04:30et notamment Pablo Longoria,
04:33comme ça, en discussion,
04:35en marge d'interview ou quoi que ce soit,
04:37et Pablo Longoria me disait souvent,
04:39si on n'accepte pas ça,
04:41c'est qu'on n'a pas compris où on est.
04:43Donc Marseille, de toute façon,
04:44ça va attiser, quoi qu'il arrive,
04:46dans un sens ou dans l'autre,
04:48soit ça va un petit peu s'enflammer,
04:50mais dans le positif,
04:51soit on va être sous le feu des critiques.
04:53Donc je pense que c'est plus une ficelle,
04:55peut-être qu'il y a un petit peu d'agacement
04:57sur certaines critiques,
04:59mais je pense que c'est plus une ficelle
05:00qui est utilisée pour se décomposer.
05:01Tu crois que c'est un calcul, toi, Flo ?
05:02Tu crois que c'est un calcul ?
05:03C'est un mélange des deux, je pense.
05:04Ça y ressemble,
05:05puisqu'on n'a rien demandé en conférence de presse,
05:08et puis que c'est sorti tout seul.
05:09C'est pour ça qu'on en parle, d'ailleurs.
05:10Je pense que c'est une réaction un peu épidermique.
05:13Mais à la fois,
05:15sa façon de réfléchir à De Zervi,
05:17ça, si les dires de Flo sont confirmés,
05:20en effet, c'est à double tranchant.
05:22Parce que je veux dire,
05:23c'est dans le positif aussi,
05:24on est dans l'excès aussi.
05:25Quand on parle de l'Olympique de Marseille,
05:27la preuve, c'est que là,
05:27ils font cinq victoires de suite,
05:29et ça y est, ça s'enflamme,
05:30ça parle de titre,
05:31ça parle des...
05:31Non, mais attention,
05:32qui en parle ?
05:33C'est ça aussi.
05:33Non, non, non,
05:34il sait que c'est pas de Jérôme.
05:36Dans l'autre sens,
05:37c'est leur objectif aussi.
05:39Eric Dumégro.
05:40Non, non, mais l'OM est agacé aussi.
05:42Leur objectif, je ne sais pas.
05:44Je pense que c'est...
05:44Non, mais Younes,
05:45on peut comprendre aussi.
05:45Bien sûr, quand tu vas le PSG en début de saison,
05:47et tu as joué un peu les gros au début de saison,
05:49et que tu vas le PSG tes premiers,
05:51dans ta tête,
05:52tu te dis,
05:52j'ai envie de faire champion.
05:53Mais moi, je pense que ça les embarrasse plus qu'autre chose.
05:53Que quand il y a une bonne série,
05:55tout d'un coup,
05:56ça s'enflamme dans l'autre sens.
05:57Ça marche, ils sont contents.
05:58C'est pas trop flot.
05:59Moi, j'ai souligné quand même
06:01qu'après leur très bonne période,
06:04j'étais étonné par le calme qu'il y avait
06:06dans le milieu des têtes.
06:09Mais à l'échelle Marseille,
06:10c'est très très calme.
06:11Le calme, un petit peu.
06:12Et c'était étonnant.
06:13Bon, voilà.
06:14Ça n'a pas duré.
06:15À l'échelle Marseille,
06:16c'est très calme.
06:17Après, il vaut mieux gagner demain,
06:19parce que si tu ne gagnes pas demain,
06:20ça sera un peu moins calme.
06:21Ça, on risque d'en parler un petit peu.
06:23C'est possible.
06:25Sporteur de Marseille.
06:26Salut, Laurent.
06:27Bonsoir, messieurs.
06:28Alors, est-ce que le seul contre tous,
06:30ça marche ?
06:32Non, non.
06:32À un moment donné,
06:33le seul contre tous.
06:34Déjà, l'année dernière,
06:35on a vu ce que ça a donné.
06:36Tout le monde pédait les câbles.
06:38Ça a failli mal tourner.
06:39Moi, je pense que deux airbis,
06:41il vaut mieux qu'ils ne fassent pas
06:43de déclaration,
06:44qu'ils travaillent,
06:45qu'ils fassent des bons choix
06:46sur le terrain,
06:47dans le coaching.
06:48Ça nous a coûté la défaite
06:49au sporting.
06:51Contre Lens, c'est pareil.
06:53On aurait dû partir avec un point.
06:54et on n'est pas à partir
06:55avec un point.
06:57Normalement,
06:58on doit gagner demain.
06:59Si on ne gagne pas,
07:00ça va être compliqué.
07:01Et rappelons-nous d'Auxerre,
07:02l'année dernière,
07:03où on a pris deux fois 3-0.
07:05Donc, deux airbis
07:06qui fassent un job,
07:08qui ne fassent pas le Caliméro,
07:10parce que ça peut vite déraper.
07:11Et on a vu l'année dernière
07:12où ça a failli nous amener
07:13cette histoire
07:14et ce mode de comportement.
07:15bravo Laurent.
07:17Moi, je trouve que
07:18cette remarque
07:20est pleine de bons.
07:22Après, Laurent...
07:22L'année dernière, c'était surtout
07:23concentré sur l'arbitrage.
07:24Oui, oui.
07:24Après...
07:25Il y a eu, je pense,
07:26un seul contre tous,
07:27seul contre les autorités.
07:28La CRM, c'est là.
07:28Seul contre...
07:29Non, oui, c'est un peu
07:30contre les médias.
07:31Non, M. Paul ne l'a pas dit.
07:31C'est contre toi, Flo.
07:32C'est contre Flo.
07:33C'est moi, voilà.
07:35Je suis le problème.
07:36Après, pour aller dans le sens
07:37d'essayer de trouver
07:38des petites circonstances
07:40atténuantes à deux airbis
07:41ou aller dans le sens
07:42de deux airbis,
07:45les matchs,
07:47tous les trois jours
07:48que tu fais beaucoup
07:48de conférences de presse,
07:50qu'on te critique,
07:51que ceci, que cela,
07:52que tu es habitué à gagner.
07:54Après, là, tu perds
07:54deux fois de la frustration.
07:56Bien sûr qu'il peut
07:56envoyer un tir
07:57et aussi, nous,
07:59prendre du recul
07:59par rapport à ça.
08:00Tu vois, en disant
08:01bon, écoute,
08:01il envoie un tir aujourd'hui
08:02en disant le seul contre tous.
08:04OK, on ne comprend pas
08:05sur Pavard,
08:06on ne comprend pas sur Palmieri,
08:07je ne comprends pas sur moi
08:08et tous par rapport
08:09à mes choix.
08:10Mais tu sais que ça va
08:11rentrer dans l'ordre.
08:12J'ai pas l'impression
08:13qu'aujourd'hui,
08:14deux airbis,
08:15il est braqué.
08:16Jérôme Pavard,
08:16il s'allumait tout seul
08:17parce qu'il n'y avait pas
08:18de quoi sortir
08:20des lettres d'excuses
08:21ou quoi que ce soit.
08:22Alors, on est d'accord.
08:23Depuis le début de saison,
08:24ce n'est pas un phénomène
08:25qu'on attend,
08:26mais il est bon.
08:27Non.
08:28Il a fait une bonne arrivée,
08:29il a fait une bonne rentrée.
08:30Là, il s'est manqué au match.
08:33Il s'est manqué,
08:33il s'est excusé.
08:35Je t'excuse.
08:36Je t'excusais pas.
08:37Tu avais dû t'excuser
08:38à chaque fois, Jérôme.
08:40Si je devais m'excuser
08:41à chaque fois que j'ai pris
08:41un rouge ou que j'ai pris
08:42un truc,
08:43j'aurais fait des lettres
08:45d'excuses.
08:46Je pense que là,
08:47tes réseaux sociaux,
08:48ils seraient pleins.
08:49Il n'y avait pas Instagram
08:49à l'époque.
08:50On va remercier
08:51des lettres d'excuses
08:52signées par tes parents.
08:53François, juste,
08:54je finis en disant
08:55qu'il ne faut pas non plus
08:56décrire un tableau
08:57avec un Roberto de Zerbi
08:59nerveux.
09:00Tout à fait.
09:00Et j'en prends,
09:01je prends une petite scène
09:02à témoin aujourd'hui.
09:03Moi, j'aime raconter
09:04ces petits trucs
09:04parce que ça peut vous paraître
09:05bête,
09:06mais aujourd'hui,
09:06avant l'entraînement,
09:07il a fait le petit tour
09:08des journalistes.
09:09Ça s'est salué,
09:10ça s'est tapé dans la main.
09:11Bonjour coach, etc.
09:12On n'est pas sur un entraîneur
09:13qui prend ses distances
09:14en disant,
09:14regardez-les,
09:15c'est ces méchants médias
09:16qui ne nous veulent que du mal.
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