- il y a 2 mois
Marine Le Pen a tenu une conférence de presse ce mercredi 29 octobre. Elle s'est exprimée sur plusieurs sujets, notamment le vote du budget à l'Assemblée nationale, une possible union des droites ou encore son procès en appel qui se déroulera au début de l'année 2026.
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00:00:00Vous me posez la question sur le budget Frankenstein. Par définition, j'ai envie de vous dire, c'est inhérent à l'exercice, c'est-à-dire qu'à partir du moment où vous avez trois blocs
00:00:09et qu'un certain nombre d'amendements sont votés par deux blocs contre un, le bloc 1 et 2 contre le troisième, le bloc 2 et 3 contre le deuxième
00:00:19ou le bloc 1 et 3 contre le deuxième, évidemment, on se retrouve avec une vision, un budget qui va ressortir avec des mesures qui ne sont peut-être pas obligatoirement
00:00:33toutes cohérentes entre elles. Ça me paraît être une évidence, mais c'est comme ça. C'est la règle du jeu. Si tant est qu'encore une fois, il y a un vote à la fin
00:00:44et c'est là, en réalité, que mon inquiétude s'exprime.
00:00:48On va prendre une première question de Frédéric Delpech, juste derrière.
00:00:52On va passer le micro.
00:00:55Frédéric Delpech pour LCI TF1. Madame Le Pen, on a le sentiment donc que Sébastien Lecornu a fait le choix de tendre la main au Parti Socialiste
00:01:02pour trouver un accord sur le budget, négocier un compromis, notamment sur une taxe Zuckman ou une taxe allégée.
00:01:08Vous regrettez d'abord le choix de ne pas tendre la main vers vous pour boucler le budget de la part du Premier ministre
00:01:14et d'autre part, comment vous percevez la possibilité d'un compromis, d'un accord entre le gouvernement et le Parti Socialiste sur une mesure fiscale ?
00:01:23Alors, il a fait plus que tendre la main. Il a ouvert son cœur au Parti Socialiste.
00:01:28Enfin, c'est une véritable histoire d'amour à laquelle nous assistons.
00:01:33Mais en l'espèce, cette histoire d'amour s'exprime dans énormément de facilitations faites par le gouvernement aux réclamations du PS.
00:01:44Probablement, la seule où ce ne sera pas le cas, c'est précisément la taxe Zuckman, en réalité.
00:01:49Puisque si j'en crois la porte-parole du gouvernement, il n'y aura taxe Zuckman ni hard ni light.
00:01:56Donc, il semblerait que le gouvernement soit sur la même ligne que nous sur ce sujet.
00:02:03Mais il y a eu d'ores et déjà, je pense, à destination du PS, un certain nombre de compensations.
00:02:11Pour l'instant, ce qui a été voté, objectivement, et dans un certain nombre de mesures, n'est pas honteux.
00:02:21Contrairement au hurlement du gouvernement, la taxe sur les multinationales...
00:02:28Enfin, ce n'est même pas une taxe, d'ailleurs. La gauche a tort de parler de taxe. Ce n'est pas une taxe.
00:02:33La lutte contre la fraude que constitue une optimisation fiscale qui vise, en réalité, à échapper à l'impôt qui a été voté hier,
00:02:42C'était dans le programme du Rassemblement national, par ailleurs, depuis un certain nombre d'années.
00:02:50Et c'est tout à fait cohérent et tout à fait légitime, si vous voulez.
00:02:55Quand McKinsey fait des bénéfices en France, des bénéfices au passage grâce à l'État, ce qui est peut-être encore une circonstance aggravante,
00:03:06et va projeter ses bénéfices dans le Delaware pour payer zéro IS en France et évidemment zéro dans le Delaware, parce qu'il n'y a pas d'IS,
00:03:15on voit bien qu'il ne s'agit pas là de taxer, il s'agit juste de faire respecter la loi et puis, accessoirement, l'éthique et la morale.
00:03:23Pourquoi pas ? Après tout, il n'y a pas de raison de ne pas en impulser aussi un peu à l'égard des multinationales.
00:03:31Donc, moi, si vous voulez, il y a des tas de choses sur lesquelles nous n'avons opposé, notamment le Super IS.
00:03:39Ils ont rajouté 2 milliards, je pense, pour faire plaisir au PS, peut-être pour faire passer a priori le refus de la taxe Zuckmann.
00:03:50Mais bon, on verra bien ce qui sortira de tout ça.
00:03:56Je voudrais juste rappeler une chose pour un certain nombre de journalistes que j'entends sur les plateaux dire depuis une semaine
00:04:02« Oh là là, c'est horrible, les céréales taxeurs, il y a un impôt par jour, ils inventent des impôts de partout ».
00:04:09On est sur les recettes. Donc, à un moment donné, je veux bien tout ce qu'on veut, mais c'est sûr qu'on est quand même un peu obligé de discuter impôts.
00:04:16Pardon. Donc, il ne faut pas quand même nous en vouloir de choses qui sont assez naturelles.
00:04:22Il est assez naturel de discuter, en l'occurrence, des impôts. Et nous discuterons, bien entendu, assez rapidement des dépenses,
00:04:32qui est aussi un élément politiquement extrêmement important.
00:04:36Alors, les dépenses viendront effectivement éventuellement ensuite. Ce qui supposerait que la partie recette soit adoptée, ça vous semble envisageable ?
00:04:43Ben non, parce qu'en réalité... Oui, enfin... Non. Vous voyez, je suis une optimiste. Pas tentée, mais là, il faudrait vraiment faire preuve d'un excès d'optimisme, en effet.
00:04:58On va continuer à faire circuler les micros dans la salle. Pensez bien à rappeler votre nom et votre média pour que tout le monde sache qui pose les questions. Sophie.
00:05:04Sophie Dupont pour BFMTV. Vous l'avez un petit peu abordé déjà en introduction, mais le vote qui était prévu mardi, du coup, du PLF, va être repoussé après l'examen du PLFSS.
00:05:14Comment vous analysez ce changement calendaire ? Est-ce que pour vous, il y aura un vote à la fin ? Et quelle est votre analyse, oui, de ce report ?
00:05:21Il n'y a pas de changement calendaire. C'est juste qu'il y a un nombre d'amendements qui ne permet pas d'aller au bout du texte. Voilà. C'est aussi simple que ça.
00:05:30On est à une moyenne de 10-11 amendements par heure. Bon, il en reste encore, je ne sais plus, 1000 et quelques. Voilà. Ça n'avance pas assez vite, quoi. C'est en tout cas, évidemment, mon inquiétude.
00:05:53Ma très grande inquiétude, c'est que nous ne puissions pas arriver à un vote.
00:05:59Jean-Michel.
00:06:01Oui, bonjour, Jean-Michel Lamy, nouvel économiste. Vous paraissez très décontracté sur le déroulement de ce budget. Mais enfin, vous avez aussi une responsabilité.
00:06:10Comment ça se passe pour vos propres mesures ? Est-ce que vous en reconnaissez, que vous avez pu réussir à faire voter, que l'on s'y reconnaisse ?
00:06:19Et ensuite, comment vous qualifiez votre propre ligne ? Alors, les uns vous accusent de néolibéralisme, les autres de socialisme.
00:06:28Bon, dites-nous où vous en êtes. Et surtout, comment vous allez aider à éviter ce qu'un de vos collègues, tout à l'heure, appelait le sabordage, le sabordage, ça vient du modem, le sabordage du débat budgétaire ?
00:06:43Alors, d'abord, je ne me sens absolument aucune responsabilité pour une raison simple. C'est que je crois que la cible du nombre d'amendements qui avait été...
00:06:52Je mets tout ça entre guillemets, parce qu'encore une fois, c'est une liberté, vous le savez, constitutionnelle, mais attribuée au Rassemblement national, c'était, je crois, 550 amendements.
00:07:03A peu près, nous en avons déposé moins de 250. Donc nous sommes le groupe qui a déposé le moins d'amendements par rapport au nombre d'amendements qu'il pouvait déposer.
00:07:14Donc, au contraire, nous avons vraiment participé à faire en sorte qu'il y ait une modération en matière d'amendements, précisément pour aller jusqu'au bout du texte.
00:07:24Moi, je note que l'extrême-gauche, qui passe sa vie à dire qu'il faut absolument accélérer, multiplie les suspensions de séances, donc c'est une technique que je ne connaissais pas
00:07:35et qui consiste à ralentir pour accélérer. J'ai du mal à comprendre comment ça fonctionne, mais je note qu'il parle énormément, il demande la parole en permanence,
00:07:45il s'exprime à tout bout de champ, parfois plusieurs fois de suite, et qu'avec le gouvernement, ils sont ceux qui font perdre le plus de temps, en fait, dans l'analyse de ce budget.
00:07:58Oui, il y a un certain nombre de choses que nous avons votées. D'ailleurs, quand vous voyez la tête de M. Lescure, vous vous rendez compte, ça ne lui fit pas extrêmement plaisir,
00:08:04et qui participe du programme qui est le nôtre. C'est le cas, je vous l'ai dit, sur, en fait, cette lutte contre la fraude, parce que c'est une forme de fraude
00:08:17de la part de multinationales. Nous avons fait voter le remboursement du crédit impôt recherche en cas de délocalisation,
00:08:27qui est une proposition du Rassemblement national, qui, au grand dame du ministre de l'Économie, a également été votée hier.
00:08:35Donc, voilà, il y a des choses qui vont dans le bon sens. Il y en a d'autres qui, à notre avis, vont dans le mauvais sens,
00:08:42mais c'est la règle du jeu de la démocratie. Voilà, c'est la règle du jeu. Ce qui est dommage, si vous voulez, c'est que moi, je considère
00:08:49qu'il y a, bien sûr, une problématique de consentement à l'impôt aujourd'hui dans notre pays, mais il y a, je le plaide depuis des années,
00:08:57et surtout, un énorme problème de consentement à la dépense. C'est-à-dire que les Français ne sont plus d'accord
00:09:04avec la manière dont on dépense leur argent. Et je crains que cet aspect du débat soit totalement amputé.
00:09:15Justement, vous faites beaucoup de propositions, comme les autres groupes, sur les dépenses. Est-ce que ça ne vaudrait pas le coup
00:09:21de voter la partie recette pour au moins commencer à débattre des dépenses ? Ce qui ne veut pas dire l'adopter ensuite,
00:09:27l'ensemble du budget. Vous faites des propositions, notamment sur ce que vous appelez les dépenses inefficaces, l'immigration, etc.,
00:09:33dont certains contestent la réalité ou en tout cas la faisabilité. Est-ce que vous estimez qu'il serait utile de pouvoir débattre
00:09:41de cette partie dépense ou est-ce qu'après tout, ça va passer par pertes et profits comme l'an dernier ?
00:09:46Non, non, non. Je viens de vous dire exactement l'inverse. Mais encore une fois, je ne me sens aucune responsabilité.
00:09:50Et nous ne nous sentons collectivement aucune responsabilité dans la manière dont le temps s'écoule
00:09:57dans le cadre de ce débat budgétaire. Mais je note qu'au travers de ce débat budgétaire,
00:10:05en tout cas celui qui a eu lieu hier, avant-hier, aujourd'hui, etc., on s'aperçoit, on découvre des choses
00:10:11qui sont positives. M. Descure, hier, nous expliquait que c'était catastrophique parce que, justement,
00:10:19cette lutte contre le contournement fiscal des multinationales, ça allait entraîner 20 milliards supplémentaires.
00:10:29C'est bien. Ils admettent donc qu'il y a 20 milliards, en fait, qui sont dans la nature et qui sont distraits
00:10:34par des multinationales du budget français. Ben, chouette ! Bel aveu ! Merci beaucoup !
00:10:40Et donc, on était encore plus contents de le voter, en fait.
00:10:43Est-ce que le gouvernement, en l'occurrence, c'est la faisabilité technique en raison de conventions fiscales
00:10:47avec un certain nombre de pays ? Pour vous, c'est superfétatoire comme argument ?
00:10:50Ah ben, totalement ! C'est totalement superfétatoire. Mais de toute façon, quoi que vous puissiez proposer,
00:10:56ils ont toujours un argument pour vous expliquer qu'en réalité, ce n'est pas possible.
00:11:00Là, on sort d'un questionnement sur la baisse de... Enfin, ce n'est pas la baisse de l'IS, d'ailleurs.
00:11:06C'est l'augmentation du seuil de l'IS réduit pour les TPE-PME.
00:11:13Et Mme de Montchermain vient de nous expliquer que c'était dramatique parce que tous les artisans commerçants
00:11:17qui seraient frontaliers verraient des artisans commerçants du pays d'à côté venir s'installer
00:11:24pour leur faire concurrence. Enfin, je veux dire, ils ont une imagination pour trouver des argumentations
00:11:29pour essayer de s'opposer aux amendements qui sont proposés et qui me paraissent, pour le coup, de bon sens,
00:11:37qui sont juste ahurissants. J'ai beaucoup d'imagination dans ce domaine.
00:11:42Oui. Bonjour. Gabriel Bourovitch, Agence France-Presse.
00:11:45Juste pour bien clarifier votre position, puisque vous présidez le premier groupe d'opposition.
00:11:50S'il devait y avoir un vote, puisque c'est bien le but de ces débats, est-ce que, par principe, vous voterez contre,
00:11:56puisque vous êtes dans l'opposition ? Est-ce que l'abstention reste une option ?
00:12:00Même question pour le PLFSS, puisque votre président délégué, Jean-Philippe Tanguy, a suggéré que, après tout,
00:12:06vous pourriez vous abstenir s'il y avait une suspension de la réforme des retraites.
00:12:09Donc, contre ou abstention sur les deux textes ?
00:12:12Écoutez, nous verrons sur le PLFSS. Ça dépendra de ce que nous obtenons, pour le coup, entre l'abstention et le vote contre.
00:12:22Là, sur le PLF, je ne vois pas bien comment on pourrait s'abstenir, parce que, pour le coup,
00:12:26voilà, les choix qui sont faits et qui sont faits de manière collective et qui sont faits de manière démocratique,
00:12:31mais ne correspondent pas, vous le voyez bien, à la vision que nous avons exprimée dans le cadre de la présentation de notre contre-budget.
00:12:42Je note d'ailleurs que, bien souvent, par un effet, comment dire, d'argument d'autorité,
00:12:49j'entends parfois des journalistes dire ou écrire, typiquement sur la contribution à l'Union européenne,
00:12:56mais c'est n'importe quoi, 1,5 milliard, d'où ça sort ? Ils peuvent peut-être demander, en fait.
00:13:03S'ils n'ont pas compris et s'ils ne savent pas, ils peuvent demander. On leur répond extrêmement calmement et gentiment et de manière très précise.
00:13:12Vous voyez, je veux dire, je trouve qu'il y a une manière d'aborder les propositions des uns et des autres
00:13:18qui sont parfois, de la part de certains médias, méprisants. Nous ne sommes pas des idiots, voyez-vous.
00:13:27Nous sommes des gens instruits. Nous travaillons beaucoup, je crois.
00:13:31Je pense qu'il n'y a pas beaucoup de mouvements, d'ailleurs, de groupes qui ont présenté des contre-budgets détaillés, précis.
00:13:40Certains le font de manière systématique. C'est notre cas. C'est, je crois, le cas de la France insoumise.
00:13:45Mais pour le reste, je n'ai pas vu non plus grand-chose. On ne peut pas dire que le PS, ce soit un contre-budget.
00:13:50Il y a quatre propositions. Bon, c'est quand même un contre-budget très restreint. Voilà. On travaille. On a des positions. On les défend.
00:14:00Et je pense qu'on gagnerait à pouvoir, avec les médias aussi, avoir des relations de travail, d'explications,
00:14:08qui permettent d'éclairer, en fait, les électeurs, les Français, les contribuables sur les choix qui sont ceux des uns et des autres.
00:14:21Vous dites que ça dépendra de ce qu'on obtiendra. Est-ce qu'en disant, au début du mois d'octobre, que vous censureriez tout ?
00:14:29Vous n'êtes pas privé d'une certaine...
00:14:31Tous les gouvernements. Mais bon, ce qui fait peser quand même une menace assez forte sur le gouvernement, le cornu,
00:14:41ou le gouvernement quel qu'il soit, est-ce que vous n'êtes pas privé d'une possibilité de peser ?
00:14:46L'an dernier, à la même époque, Michel Barnier avait assez clairement assumé de vous faire des concessions sur les questions budgétaires.
00:14:55Est-ce qu'avec une position très dure d'entrée, vous n'êtes pas privé de cette capacité d'essayer de peser un peu ?
00:15:01On pèse pas mal. Je rappelle qu'à peu près tout ce qui est voté l'est grâce à nous.
00:15:07Je veux dire, j'entends... On n'est quand même pas dupes du cinéma de la France Insoumise.
00:15:11Ah, mon Dieu, mais quelle horreur, le Rassemblement National ! Oh là là, ils sont terriblement méchants !
00:15:16On ne veut rien avoir à faire avec eux, mais à chaque fois qu'ils déposent un amendement et que l'amendement est voté,
00:15:22c'est grâce aux voix du Rassemblement National. Voilà, je veux dire, ça, c'est une réalité que je rappelle.
00:15:28Donc, stop au cinéma, quoi. Je dis ça. Donc, nous pesons.
00:15:35Maintenant, M. Barnier, il proposait 40 milliards d'impôts supplémentaires. On est contre ? Voilà.
00:15:40C'est aussi simple que ça. On est contre. Donc, moi, si vous voulez, les promesses consistant à dire
00:15:45qu'on va retirer quelque chose qu'on n'a pas encore mis... Parce que c'était ça, en fait, hein, Barnier ?
00:15:49M. Bergou a fait à peu près la même chose, d'ailleurs. On envisage de dérembourser des médicaments.
00:15:55Bon, on désenvisage de dérembourser des médicaments. Oui, d'accord, mais vous ne l'aviez pas fait pour l'instant.
00:16:00Donc, en réalité, vous me vendez du vent. Vous me donnez un cadeau qui n'en est pas un.
00:16:06Bon, certes, nous avons protégé les Français de cela. Mais on ne peut pas dire qu'il y ait eu un bénéfice sur, par exemple,
00:16:15les 40 milliards qui étaient annoncés. Donc, voilà, nous sommes en opposition avec cela.
00:16:19Nous le disons. Nous l'avons censuré parce que nous trouvions que c'était inadmissible.
00:16:23Je note d'ailleurs que, n'étant pas à une contradiction près, les LR n'en manquent pas non plus de contradictions.
00:16:30Parce qu'aujourd'hui, ils viennent dans l'hémicycle dire « Mon Dieu, mais quelle horreur ! »
00:16:35Il y a 500 millions qui ont été votés d'impôts supplémentaires.
00:16:39Mais enfin, les 40 milliards de plus de M. Barnier, ça ne les dérangeait pas, manifestement.
00:16:42C'est 40 milliards de plus de droite. Donc ça, c'est admissible.
00:16:46Et puis, quand c'est de l'autre côté, ils trouvent que ça n'est pas admissible.
00:16:51Vous voyez, nous, on essaye d'être totalement cohérents, de ne pas être sectaires.
00:16:56Je crois qu'on l'a démontré depuis des années maintenant.
00:16:59Quand il y a des amendements qui nous apparaissent positifs, nous les votons.
00:17:03D'où qu'ils viennent ? On se moque de savoir si ça vient de la France insoumise, des écologistes, des socialistes.
00:17:08Ça n'a aucune importance en ce qui nous concerne.
00:17:11Quand nous considérons que c'est mauvais, nous, nous y opposons.
00:17:15Et quand nous pensons que c'est améliorable, eh bien, nous amendons.
00:17:21Je trouve que c'est ça, en fait, le travail parlementaire.
00:17:24Et si tout le monde faisait ça de la même manière que nous, croyez-moi, les choses seraient peut-être un peu plus faciles.
00:17:29Vous n'imaginez pas de gouverner avec la France insoumise, je suppose ?
00:17:34Non, pas du tout. Ce n'est pas ce que je dis.
00:17:36Je dis que refuser de voter un amendement qui peut potentiellement aller dans le sens des intérêts des Français
00:17:43au motif que ça vient d'un tel ou un tel, c'est le niveau zéro de la politique.
00:17:48Mais écoutez les débats. Moi, j'ai été frappé hier.
00:17:51Enfin, je veux dire, c'est même pas la cour d'école. C'est pire que ça.
00:17:54« Ah ben, ils ont voté ensemble, nanana ».
00:17:58Vous savez, quand on était petits, on faisait comme ça.
00:18:00« Ah ben, nanana ».
00:18:01Bon, enfin, qu'est-ce que c'est que ça ?
00:18:04Enfin, on en est là, dans notre pays, notre grande démocratie,
00:18:08à entendre le Bloc central reprocher à LFI d'avoir eu son amendement voté par le RN
00:18:16ou le RN d'avoir voté un amendement de renaissance.
00:18:22LFI dit « Ah, vous voyez, vous êtes en collusion ».
00:18:25Mais enfin, c'est grotesque.
00:18:26Le principe, c'est que dans cette assemblée, il y a trois blocs.
00:18:29Donc, de toute façon, tout ce qui est voté l'est par au moins deux blocs sur trois.
00:18:36Donc, est-ce qu'on va continuer comme ça, ce débat de cours d'école ?
00:18:39Ou est-ce qu'on travaille sérieusement ?
00:18:40Voilà, c'est juste ça.
00:18:42Je trouve que c'est assez pathétique à regarder.
00:18:45Vous dénoncez les discussions entre le gouvernement et le Parti socialiste
00:18:50qui tentent de trouver un compromis, a priori, à ce stade.
00:18:54On n'y est pas encore.
00:18:57Est-ce que tout ça se termine, selon vous, par une censure ou pas ?
00:19:01Non, vous pensez qu'il y a un point d'atterrissage possible ?
00:19:04Je pense qu'ils ont déjà atterri.
00:19:08Voilà, enfin, je veux dire, tout ça, il y a une partie de cinéma.
00:19:12Mais moi, ce que je reproche, si vous voulez,
00:19:13mais je pense que ça, quelque part, ça titille tout le monde.
00:19:18De voir que c'est le parti qui fait 1,5% à la présidentielle,
00:19:21si vous voulez, qui est l'arbitre des élégances.
00:19:25C'est quand même assez problématique sur le plan de la démocratie.
00:19:28On se dit, bon, est-ce qu'il est normal que le parti à qui 1,5% des Français
00:19:35a fait confiance aux présidentielles, soit celui qui détermine la ligne
00:19:41qui doit être suivie par le gouvernement ?
00:19:44Bon, toute personne attachée à la démocratie se sent un peu gênée de cette situation.
00:19:50C'est une évidence, voilà, ça me paraît problématique.
00:19:54C'est le poids des charnières.
00:19:54Non, ce n'est pas le poids des charnières,
00:19:59c'est le poids des choix qui sont faits par le gouvernement.
00:20:03Voilà, c'est le choix qui est fait par le gouvernement.
00:20:05L'atterrissage est fait.
00:20:07Ils sont d'accord entre eux.
00:20:09Ils font le cinéma.
00:20:11Le parti socialiste dit, ouh là là, attention,
00:20:13je ne sais pas ce qui me retient de censurer.
00:20:16Ce n'est pas encore fait.
00:20:17On n'a pas pris notre décision.
00:20:19Bon, voilà, c'est bon, on a compris.
00:20:22Ils ont passé un deal.
00:20:23Ils continuent à dealer tous les jours dans les couloirs, dans les alcôves.
00:20:27Bon, ben, parfait, mais qu'au moins ils l'assument.
00:20:30Voilà, on n'est pas obligés d'avoir le cinéma permanent tous les jours
00:20:33avec la menace qui ne sera jamais utilisée.
00:20:36Mais, au fond, est-ce que vous ne regrettez pas d'avoir fait,
00:20:39d'avoir censuré le gouvernement de M. Michel Barnier ?
00:20:43Ah, pas du tout.
00:20:43Avec le recul.
00:20:44Ah, mais absolument pas.
00:20:46Vous étiez au centre de...
00:20:47Non, non, mais je ne regrette...
00:20:49La seule chose que je regrette, c'est de ne pas avoir réussi à censurer M. Lecornu.
00:20:53C'est tout.
00:20:54Pour le reste...
00:20:55Mais pour une raison très simple, c'est que vous avez compris
00:20:57quelle est notre position, si vous voulez.
00:21:00Nous considérons que...
00:21:01Nous considérons qu'il y a un an et demi, en réalité,
00:21:04on a tordu le bras de la démocratie, voilà.
00:21:07Et on a fait une mauvaise manière.
00:21:09Pour une raison simple, c'est qu'il fallait empêcher
00:21:11le Rassemblement national d'obtenir une majorité.
00:21:13Avec le résultat qui était celui du Rassemblement national
00:21:15au premier tour et le résultat des autres formations politiques,
00:21:19nous devions avoir une majorité à l'Assemblée nationale
00:21:23et donc gouverner.
00:21:24Au dernier moment, Emmanuel Macron a changé d'avis.
00:21:27Il avait envisagé cette possibilité.
00:21:28Et puis, il a eu le vertige, peut-être, devant la perspective,
00:21:34véritablement, d'une victoire du Rassemblement national.
00:21:36Donc, ils ont tordu la démocratie.
00:21:38On se retrouve dans la situation dans laquelle on est aujourd'hui
00:21:40et dont on ne sort pas.
00:21:42Parce que le pays, chaque jour, va de plus en plus mal.
00:21:44Donc, je viens dire que nous sommes dans une crise politicienne.
00:21:49Je dis que ce n'est même pas une crise politique,
00:21:50c'est une crise politicienne.
00:21:51Et que le seul moyen d'en sortir, c'est de retourner aux urnes.
00:21:55Ils sont prêts à vendre père et mère,
00:21:57à se couper à un bras plutôt que de retourner devant les électeurs.
00:22:02Je trouve ça malsain.
00:22:04Je veux dire, cette réticence, cette peur, cette angoisse,
00:22:08voire même cette hostilité à l'égard du vote des Français,
00:22:11m'apparaît révéler un problème important.
00:22:15Donc, nous censurerons parce que nous souhaitons retourner aux élections.
00:22:20Oui, je voulais juste rebondir sur l'expression
00:22:23« ils ont tordu la démocratie ».
00:22:24Est-ce qu'il n'y a pas une forme de mépris pour les électeurs
00:22:28qui ont choisi, parfois des électeurs du centre,
00:22:31parfois de droite, qui ont préféré voter pour des partis de gauche
00:22:35plutôt que pour le Rassemblement national ?
00:22:37En toute conscience, ils n'ont pas été forcés par Emmanuel Macron de faire ça.
00:22:40Est-ce qu'il y a des gens de droite qui ont préféré voter insoumis que pour vous ?
00:22:46Est-ce que c'est pas possible parce qu'il n'y a pas de droit ?
00:22:49Est-ce que la campagne est législative ?
00:22:53Non, mais je conçois qu'à Libération, on ait une vision de la démocratie
00:23:01qui soit probablement assez éloignée de la nôtre.
00:23:04Je peux concevoir ça.
00:23:06Mais si vous voulez, vous ne pouvez pas dire qu'ils avaient le choix.
00:23:09Pas vraiment.
00:23:10Pas vraiment parce qu'il y a des règles,
00:23:12enfin, il y a tout de même des règles de manière générale en démocratie,
00:23:15c'est qu'au-delà d'un certain seuil,
00:23:18vous pouvez être présent au second tour.
00:23:21Et en l'occurrence, ils n'ont pas eu obligatoirement totalement le choix
00:23:25puisque précisément les candidats pour lesquels ils avaient voté au premier tour,
00:23:29pour lesquels on peut imaginer qu'ils avaient envie de voter au second tour,
00:23:34précisément dans le cadre d'un accord général entre partis,
00:23:37ils ont tous disparu.
00:23:40Tous les candidats qui pouvaient se maintenir au deuxième tour ont disparu.
00:23:44Donc oui, c'est une manière, quoi qu'on en dise, de tordre la démocratie.
00:23:49Et j'entends bien que, compte tenu des opinions qui sont les vôtres
00:23:54et que vous exprimez de manière militante, vous en avez le droit.
00:23:59Libération est un journal d'opinion qui lutte contre le Rassemblement national,
00:24:03qui en a fait un de ses axes, d'ailleurs, éditorial.
00:24:07Moi, ça ne me pose aucune difficulté.
00:24:09Mais le jour où c'est l'inverse qui va se produire, vous serez les premiers à hurler à la mort.
00:24:14Donc rendez-vous dans quelques élections, peut-être, peut-être même la prochaine,
00:24:18où ce front soi-disant républicain se mettra en place contre vos propres amis politiques.
00:24:26Et vous verrez qu'ils seront les premiers à dire, mais mon Dieu, c'est affreux, la démocratie, etc.
00:24:30C'est toujours pareil, si vous voulez. Soit on a des principes, soit on n'en a pas.
00:24:34Moi, j'ai des principes. C'est-à-dire que j'aime bien en bénéficier,
00:24:38mais je me bats aussi pour que mes adversaires puissent profiter de cela.
00:24:43Et pour vous donner un exemple de cela, je tairais le nom de celui qui m'a proposé,
00:24:51lors des élections du bureau de l'Assemblée nationale, de faire une liste bloquée sans LFI.
00:25:00Eh bien, j'ai dit non.
00:25:01Et pourtant, on ne peut pas dire que j'ai pour LFI la moindre affection.
00:25:05Mais je considère qu'il représente une partie non négligeable des Français
00:25:11et que, par conséquent, il est parfaitement normal que le nouveau Front populaire
00:25:15puisse avoir des représentants au sein du bureau de l'Assemblée nationale
00:25:18et, accessoirement, deux vice-présidents.
00:25:23Et c'est la raison pour laquelle nous avons voté pour une liste de candidats
00:25:27dans laquelle il y avait aussi des vice-présidents de LFI.
00:25:31Et quand mes électeurs viennent me dire
00:25:32« Ah, mais vous avez voté pour des vice-présidents de LFI »,
00:25:35eh bien oui. Voilà.
00:25:37Parce que nous avons des principes et que nous les mettons en œuvre,
00:25:40même lorsque ces principes bénéficient à nos adversaires.
00:25:44Bonjour, Madame la Présidente. Martin Bommert, France Info-Télé.
00:25:47Je poursuis un peu ce que vous dites, mais à l'inverse,
00:25:49est-ce que vous, vous avez une ambition d'union des droites ?
00:25:53Et si oui, est-ce que vous sentez des signaux
00:25:57qui vous font dire que du côté des déçus au sein des Républicains,
00:26:02certains aimeraient vous rejoindre
00:26:04et peut-être question annexe, est-ce que vous appelez Bruno Retailleau
00:26:07à être de ceux qui pourraient vous rejoindre ?
00:26:09Bon, je suis poursuivie par cette Arlésienne depuis 25 ans, c'est horrible.
00:26:15Je n'arrive pas, elle me colle aux pieds comme le scotch du capitaine Haddock.
00:26:21Donc je vais répéter pour la énième fois,
00:26:24je ne suis pas pour l'union des droites, je ne suis pas pour sauver la droite,
00:26:28moi je suis là pour sauver la France.
00:26:30Donc je suis pour l'union de tous les patriotes.
00:26:33Et je suis bien placé pour savoir que des patriotes, il y en a à droite et il y en a à gauche,
00:26:38puisque, je le rappelle, je suis élu dans une circonscription
00:26:41qui a été socialo-communiste pendant 80 ans.
00:26:45Ça laisse des traces quand même, hein.
00:26:46Ça veut dire que, vous imaginez bien, quasiment l'intégralité des gens qui m'ont élu député,
00:26:52en fait, sont soit des anciens socialistes, soit des anciens communistes.
00:26:57Ça prouve donc bien que venir s'adresser exclusivement à une droite
00:27:03qui par ailleurs est de plus en plus faible,
00:27:06ne m'apparaît ni être une bonne chose pour le pays,
00:27:09ni susceptible de créer les conditions de l'union nationale pour laquelle je plaide.
00:27:17Et de surcroît, il y a clairement de la part des dirigeants LR,
00:27:23en tout cas de la part de M. Wauquiez, je ne sais pas si c'est le cas de M. Retailleau,
00:27:27mais de la part de M. Wauquiez, lorsqu'il évoque cette union des droites,
00:27:31il en exclut le Rassemblement national.
00:27:33Et je l'en remercie, par ailleurs.
00:27:35Merci, car je serais ennuyé qu'il intègre le Rassemblement national dans cette perspective.
00:27:43Donc il le dit lui-même, il faut faire, dit-il, l'union des droites
00:27:48entre de l'UDI, dit-il, jusqu'à Sarac-Nafo.
00:27:55Bon, ben, grand bien leur face.
00:27:57Je veux dire qu'ils fassent l'union des droites,
00:27:58moi, ça ne me pose aucun problème,
00:28:00qui est une primaire, avec M. Dupont-Aignan, M. Philippot,
00:28:05ça, ça ne me pose aucune difficulté.
00:28:08M. Wauquiez, M. Retailleau, c'est parfait.
00:28:11Que la droite s'organise est parfaitement légitime.
00:28:14Mais nous, nous ne sommes ni de droite ni de gauche.
00:28:17Voilà, c'est notre ADN, c'est notre identité.
00:28:21Nous avons toujours dit que nous voulions faire l'union des patriotes,
00:28:27d'où qu'ils viennent, et nous restons sur cette ligne-là.
00:28:31Oui, Gabriel Bourvitch, à nouveau pour l'AFP.
00:28:34Pour revenir sur la censure, vous avez dit que vous regrettiez
00:28:37de ne pas avoir réussi à censurer Sébastien Lecornu,
00:28:40que vous censurerez parce que vous voulez retourner aux urnes,
00:28:43quand ? Vous avez vu que le constitutionnaliste Benjamin Morel
00:28:46a évoqué une question de calendrier, qu'au-delà du 15 ou du 20 novembre,
00:28:51la dissolution devenait impossible parce que les délais
00:28:57ne seraient plus tenables pour faire une...
00:28:58Enfin, vous avez ça en tête.
00:29:00Donc, ça veut dire qu'il reste 2-3 semaines pour censurer
00:29:02et provoquer la dissolution.
00:29:05Alors, est-ce que vous envisagez de déposer votre propre motion
00:29:08de censure dans ce délai et quel en serait le prétexte ?
00:29:10Bon, d'abord, j'ai énormément de respect pour Benjamin Morel,
00:29:14mais si je puis me permettre, on fait travailler
00:29:19nos propres constitutionnalistes, puisque ce qu'il dit,
00:29:22ce n'est pas que c'est impossible, il dit qu'il y a,
00:29:25pour l'instant, un flou juridique, un flou institutionnel
00:29:29sur ce qui pourrait se dérouler s'il existait une dissolution
00:29:36entre le 25 novembre et potentiellement le vote
00:29:42ou les ordonnances.
00:29:44Bon, nous verrons.
00:29:46Mais on ne va pas susciter, si vous voulez,
00:29:49une motion de censure, sachant que le Parti socialiste
00:29:54est en plein voyage de noces.
00:29:57Vous voyez, on va attendre qu'il revienne de la croisière,
00:30:01qu'il soit bien engueulé pendant 15 jours,
00:30:03et puis, à ce moment-là, on verra s'ils sont revenus
00:30:06à la sagesse et dans ces conditions,
00:30:08car nous savons compter et nous savons pertinemment
00:30:11que pour pouvoir obtenir une censure,
00:30:15il faut évidemment qu'un certain nombre change de position
00:30:19par rapport à la dernière fois.
00:30:20Oui, vous venez de dire, pardon, ni de droite ni de gauche.
00:30:25Oui.
00:30:25Première question, donc voilà.
00:30:27Et je vais rebondir, vous souhaitez effectivement une dissolution.
00:30:31Hier, vous avez voté avec LFI, vous l'avez dit tout à l'heure,
00:30:35vous pouvez voter avec LFI sur le report des élections
00:30:38de la Nouvelle-Calédonie, les provinciales.
00:30:40Pourquoi ce choix ? Est-ce que c'est parce que c'était trop tôt ?
00:30:45Parce que ça fait quand même un peu...
00:30:47Le mot va être fort, excusez-moi, mais j'ai eu des retours.
00:30:49Un peu de trahison vis-à-vis des Calédoniens
00:30:51qui étaient prêts à voter sur ce corps électoral.
00:30:54Voilà. Merci.
00:30:55Non, non, mais je sais que la position qui est la mienne,
00:30:58que j'ai exprimée, pour le coup, je me le sers à moi-même,
00:31:03parce que sinon personne ne me le servira
00:31:04de manière assez courageuse en y allant.
00:31:06J'ai exprimé ma position, nous avons proposé
00:31:11de manière assez détaillée d'ailleurs un projet
00:31:15de développement économique, nous avons proposé
00:31:17un projet institutionnel, et vous le savez,
00:31:23nous souhaitions mettre l'accent sur le développement économique
00:31:26de la Nouvelle-Calédonie, parce que nous pensons que c'est d'urgence,
00:31:28en repoussant en réalité la problématique institutionnelle à plus tard.
00:31:32Pourquoi ? Parce que je vois comment fonctionne le gouvernement
00:31:34depuis des années maintenant,
00:31:36à chaque fois qu'il y a un problème de pouvoir d'achat,
00:31:39de chômage, d'eau potable,
00:31:42de ce qu'on veut, où que ce soit en Outre-mer,
00:31:45la réponse c'est, ah, on va discuter de l'autonomie.
00:31:48Voilà, comme si ça remplissait le frigidaire,
00:31:51que ça faisait couler l'eau potable au robinet, etc.
00:31:54C'est une manœuvre, voilà, qui est utilisée.
00:31:57Donc, pourquoi je me suis opposée ? Parce que,
00:32:00est-ce que vous imaginez, demain, le gouvernement venir faire une conférence de presse,
00:32:08là, M. Lecornu, venir faire une conférence de presse,
00:32:11en disant que les prochaines législatives auront lieu deux ans plus tard que ce qui est prévu ?
00:32:16Est-ce que vous imaginez ce que les Français ressentiraient à se voir privés de pouvoir voter ?
00:32:25Et on leur explique que, ben, c'est 24 mois,
00:32:28ben non, on a décidé que ce serait 24 mois plus tard.
00:32:30Je trouve que ça n'est pas raisonnable,
00:32:31ça n'est pas démocratique,
00:32:33ça n'est pas respectueux.
00:32:34On ne peut pas dire,
00:32:36on va obtenir une négociation en repoussant les élections.
00:32:38Ben non, parce que sinon, vous allez négocier avec des gens
00:32:41qui, dans l'esprit de la plupart des habitants de Nouvelle-Calédonie,
00:32:44ne sont plus légitimes.
00:32:46Ils ne sont plus légitimes,
00:32:47puisqu'en réalité, leur mandat a été prorogé de manière excessive.
00:32:54Voilà.
00:32:55C'est la raison pour laquelle j'ai plaidé pour que les élections aient lieu,
00:32:59peut-être avec un délai d'un mois supplémentaire.
00:33:02On était prêts, nous, tout à fait, à accepter décembre ou janvier,
00:33:05pour que les négociations qui vont avoir lieu
00:33:09puissent l'être avec des élus légitimes.
00:33:13Je rappelle que les provinces et le congrès en Nouvelle-Calédonie
00:33:17ont des pouvoirs extrêmement importants.
00:33:21C'est-à-dire, le gouvernement,
00:33:23c'est ce qui décide du gouvernement.
00:33:26Donc, on ne peut pas en même temps donner une autonomie très large
00:33:28à la Nouvelle-Calédonie
00:33:30et en même temps leur dire,
00:33:31on va vous supprimer les élections
00:33:33qui vont vous permettre de choisir.
00:33:34les dirigeants des provinces,
00:33:37l'Assemblée et le congrès et le gouvernement.
00:33:42Enfin, ça n'a aucun sens.
00:33:44Donc, je pense que c'est une mauvaise manière qui est faite
00:33:46et que ça n'est pas la bonne manière d'aborder
00:33:49la problématique que je sais difficile.
00:33:53Je veux dire, je ne suis pas naïf de la Nouvelle-Calédonie.
00:33:56Pour revenir sur ce que vous disiez tout à l'heure
00:33:59sur l'Union des droites,
00:34:01comment vous qui souhaitez accéder au pouvoir,
00:34:03obtenir un certain nombre de députés
00:34:05s'il y a une dissolution pour gouverner,
00:34:07comment vous pouvez envisager des alliances,
00:34:10des alliances politiques ?
00:34:11On voit ici à l'Assemblée,
00:34:12vous avez votre niche demain,
00:34:14on voit ici à l'Assemblée que vous avez des difficultés
00:34:16à faire en sorte que les autres groupes votent vos textes.
00:34:19il y a une sorte de réticence d'un certain nombre de groupes.
00:34:22Comment est-ce que vous pouvez construire des alliances ?
00:34:25Ça s'arrange, ça, tout de même.
00:34:27Au fur et à mesure du temps, ça s'arrange.
00:34:30Nous verrons d'ailleurs demain,
00:34:32au cours de la niche du Rassemblement national,
00:34:37il y a quand même maintenant régulièrement
00:34:39des députés qui acceptent de voter
00:34:42des amendements du Rassemblement national.
00:34:45D'ailleurs, l'amendement sur les délocalisations,
00:34:49par définition, il a été voté.
00:34:51Donc, il y a quand même de plus en plus d'amendements
00:34:54du Rassemblement national qui sont votés.
00:34:56Alors, vous expliquerez que c'est en raison de la normalisation
00:34:58ou alors juste de l'évidence.
00:35:01C'est qu'en fait, on ne peut pas faire
00:35:03sans le Rassemblement national,
00:35:05qui est le premier groupe de l'Assemblée nationale.
00:35:07La sagesse vient à certains.
00:35:09C'est dur à rentrer, mais enfin, ça finit par rentrer.
00:35:12Donc, il ne s'agit pas, encore une fois,
00:35:14de dire qu'on a besoin de personnes.
00:35:17Il s'agit de dire qu'on est prêts à discuter
00:35:20avec tous ceux qui partagent avec nous
00:35:22un certain nombre d'options qui nous apparaissent essentielles.
00:35:26Et il est évident que, si on parle d'économie,
00:35:29le patriotisme économique,
00:35:32la nécessité de faire des économies
00:35:34avant de demander des efforts supplémentaires aux Français,
00:35:37tout ça, ça participe de notre vision.
00:35:39Donc, s'il y a des gens qui sont d'accord avec ça,
00:35:41nous, on est prêts, bien entendu,
00:35:42à travailler avec eux.
00:35:44Mais on ne va pas aller, je vais dire,
00:35:47négocier, je ne sais quoi, d'ailleurs,
00:35:49avec je ne sais qui.
00:35:51Parce que vous dites la droite.
00:35:52Moi, j'en vois plusieurs des droites.
00:35:53Est-ce que la droite Lysnard,
00:35:55c'est la même que la droite Wauquiez ?
00:35:57Est-ce que c'est la même que la droite Retailleau ?
00:36:00Est-ce que c'est pas ça un plan chez eux ?
00:36:02C'est combien de divisions, quoi ?
00:36:05Donc, nous allons aux élections.
00:36:07Ce sont les Français qui décident.
00:36:09Nous verrons si nous avons une majorité absolue.
00:36:11Si nous n'avons qu'une majorité relative,
00:36:13nous irons chercher une majorité absolue.
00:36:16C'est la règle du jeu démocratique.
00:36:18On fera comme les autres, en quelque sorte.
00:36:21Sophie Dupont pour BFMTV.
00:36:22Une petite précision sur la censure.
00:36:24Vous avez dit que vous attendez que le PS revienne
00:36:26du voyage de Noces où il se sera engueulé
00:36:28avec le gouvernement.
00:36:29Est-ce que ça veut dire que si la France Insoumise
00:36:31dépose une motion de censure,
00:36:33vous voterez cette motion de censure de la France Insoumise ?
00:36:36Mais par contre, vous, vous n'en déposerez pas une ?
00:36:37Si, peut-être. Nous en déposerons une.
00:36:40Si, si, peut-être.
00:36:41Mais nous, si vous voulez,
00:36:44encore une fois,
00:36:45c'est exactement ce que je vous ai dit tout à l'heure.
00:36:47Nous voulons censurer le gouvernement.
00:36:49Donc, nous votons toutes les motions de censure qui sont déposées.
00:36:51Je veux dire, quelle que soit la personne qui les dépose.
00:36:54Et nous ne sommes pas dans la manœuvre
00:36:55du type de quelques LR
00:36:57que j'ai vus
00:36:58avec leur gros sabot, là,
00:37:00lors de la dernière censure,
00:37:02qui n'ont pas voté la censure
00:37:03présentée par LFI,
00:37:05mais qui ont voté la nôtre,
00:37:06sachant que LFI ne votant pas la nôtre,
00:37:08ils pouvaient aller dans leur circonscription
00:37:10en disant
00:37:10« Ah, j'ai voté la censure ! »
00:37:12Tout en sachant qu'il y avait zéro risque,
00:37:14zéro risque,
00:37:15pour qu'il y ait une censure.
00:37:17Mais, enfin,
00:37:18je ne sais pas.
00:37:19Le courage, c'est quelque chose
00:37:21qui les effleure de temps en temps.
00:37:24En tout cas, moi, je déteste ce type de manœuvre.
00:37:27J'aime bien qu'on avance,
00:37:29qu'on fasse ce qu'on dise,
00:37:31qu'on dise ce qu'on fait.
00:37:34Bon, manifestement,
00:37:35tout le monde n'est pas comme ça.
00:37:35Tout à l'heure, vous laissiez entendre
00:37:36que vous ne grilleriez pas de cartouche
00:37:38tant qu'il y avait une entente
00:37:39entre le PES et le gouvernement.
00:37:41Donc, ça veut dire que, non,
00:37:42vous pouvez déposer une motion de censure
00:37:43et voter celle de la France Insoumise.
00:37:44Oui, on pourrait déposer une motion de censure.
00:37:46Mais, si vous voulez,
00:37:48si on dépose une motion de censure,
00:37:49c'est avec l'espoir qu'elles sont votées, quand même.
00:37:51On n'a pas le goût de l'effort inutile.
00:37:53On a déjà assez de boulot, quoi.
00:37:54Oui, mais justement,
00:37:55vous, vous votez les motions de censure
00:37:57déposées par d'autres parties.
00:37:59Or, les autres parties
00:38:00ne votent jamais vos mentions de censure.
00:38:02Il n'y a pas une frustration derrière tout ça ?
00:38:05Mais non, mais vous savez,
00:38:06vous savez, objectivement,
00:38:08je trouve que c'est un comportement
00:38:09tout à fait stupide et sectaire de leur part.
00:38:11Mais les Français le voient.
00:38:13Parce que si les Français ne le voyaient pas,
00:38:15le Rassemblement national
00:38:16ne ferait pas comme ça dans les intentions de vote.
00:38:19Et les autres ne feraient pas comme ça
00:38:20dans les intentions de vote.
00:38:22Donc, vous voyez,
00:38:24il y a un moment,
00:38:25on a toujours, je crois,
00:38:26un bénéfice à se comporter
00:38:29de manière non sectaire,
00:38:30à penser avant tout
00:38:32à l'intérêt de la France
00:38:34et des Français
00:38:35et à respecter les engagements
00:38:37qui sont les nôtres.
00:38:41Vous savez, il m'en faut plus
00:38:43pour me frustrer.
00:38:47Ça nous permettra
00:38:48de gagner tout seul.
00:38:50À force d'avoir des gens
00:38:51qui se comportent ainsi,
00:38:53eh bien, ils nous permettront,
00:38:54en réalité,
00:38:55d'avoir une majorité absolue
00:38:56à l'Assemblée nationale.
00:38:57Comme ça, on n'aura besoin
00:38:58d'aucun renfort supplémentaire.
00:39:01De ce point de vue-là,
00:39:02d'ailleurs, à propos de la niche parlementaire,
00:39:03votre journée d'initiative parlementaire
00:39:05qui a lieu demain,
00:39:06vous espérez quoi, finalement,
00:39:08réussir à faire passer
00:39:09certains textes ?
00:39:10Il y a des textes de nature
00:39:11très différente
00:39:12sur les frais bancaires,
00:39:13le handicap,
00:39:14la gratuité des parkings
00:39:16d'hôpitaux publics,
00:39:18le rétablissement
00:39:19du délit de séjour irrégulier
00:39:21et ce sera le début
00:39:22de votre journée demain
00:39:24sur les accords franco-algériens
00:39:26de 1968.
00:39:27Vous espérez faire passer
00:39:29quelques-uns de ces textes
00:39:30ou est-ce que, finalement,
00:39:31pour votre démonstration politique,
00:39:33nous, on vote avec les autres,
00:39:34mais eux ne veulent pas voter avec nous,
00:39:36vous attendez à ce qu'il y ait
00:39:37un rejet qui vous permettra,
00:39:38justement,
00:39:38d'argumenter en ce sens-là ?
00:39:40Mais ça a toujours été le cas.
00:39:41Je n'ai pas besoin d'argumenter.
00:39:42Enfin, je veux dire,
00:39:43ils en ont démontré,
00:39:43ils l'ont démontré mille fois.
00:39:45La vraie question,
00:39:46c'est est-ce qu'ils vont changer
00:39:47de comportement ou pas ?
00:39:49Moi, je note que les LR
00:39:55sont opposés à la convention de 68.
00:40:01M. Attal est opposé
00:40:03à la convention de 68.
00:40:06Il me semble qu'Edouard Philippe
00:40:08est opposé à la convention de 68.
00:40:11Bon, ben, ça me paraît faire une majorité.
00:40:14Donc, nous verrons bien
00:40:15s'il vote contre ou pas.
00:40:17Quand j'entends M. Rodouel,
00:40:19dès ce matin,
00:40:21venir donner, a priori,
00:40:23les raisons pour lesquelles,
00:40:25en fait, ils sont d'accord
00:40:26pour supprimer la convention,
00:40:27mais pas tout à fait complètement,
00:40:28parce que, sinon,
00:40:31dans le cadre, d'ailleurs,
00:40:31d'une analyse juridique
00:40:33totalement erronée,
00:40:35totalement erronée,
00:40:37en disant,
00:40:37ben oui, mais si on supprime la convention,
00:40:40on va retomber sur la convention précédente.
00:40:42Non, mais ça, ça n'existe pas.
00:40:43Ça, c'est...
00:40:44Ça n'existe pas dans leur rêve,
00:40:45mais juridiquement,
00:40:47ça n'existe pas.
00:40:48Bon.
00:40:48On supprime la convention,
00:40:49on tombe sur le droit commun.
00:40:51Voilà.
00:40:51C'est si simple que cela.
00:40:53Donc, on verra bien
00:40:54s'ils votent ou pas,
00:40:57alors qu'ils viennent de faire un rapport
00:40:58pour dire que ça coûtait
00:40:59entre 1,5 et 2 milliards d'euros supplémentaires.
00:41:03Chacun assumera ses responsabilités.
00:41:08Nous, nous assumons les nôtres.
00:41:10Nous verrons bien s'ils assument les leurs.
00:41:12Lise Rosveil pour France Inter.
00:41:13Toujours concernant votre niche,
00:41:15il y a deux textes qui sont passés en commission,
00:41:17notamment celui sur l'étiquetage
00:41:19que vous avez mis en 3e position.
00:41:21Est-ce que ce n'est pas sur ce texte
00:41:22plutôt consensuel
00:41:23que vous avez le plus d'espoir
00:41:24ou est-ce que, voilà,
00:41:25encore une fois,
00:41:26vous pensez qu'il y aura encore un mur ?
00:41:29Mais vous savez,
00:41:31le retour du délit
00:41:37de présence illégale sur le territoire,
00:41:40c'est majoritaire au sein de l'Assemblée nationale.
00:41:43Si vous écoutez les déclarations
00:41:44des uns et des autres,
00:41:46il y a un certain nombre de groupes
00:41:47qui sont pour le fait
00:41:51que cela redevienne un délit.
00:41:53Donc, c'est exactement la même chose.
00:41:55Je vais juste vous donner un exemple
00:41:57sur les frais bancaires.
00:41:59Vous savez,
00:41:59on partageait cette aspiration
00:42:02de réguler de manière drastique
00:42:06l'inflation absolument inadmissible
00:42:09et injustifiée, d'ailleurs,
00:42:12des frais bancaires,
00:42:14tous d'ailleurs actes bancaires confondus,
00:42:18que ce soit les découverts,
00:42:20les frais de gestion de comptes, etc.
00:42:21Tout ça a explosé,
00:42:23plus 8% par an,
00:42:24non mais enfin,
00:42:25bon, bref,
00:42:26avec le Parti communiste.
00:42:27Bon, le Parti communiste
00:42:28avait déposé un texte,
00:42:30il y avait des amendements
00:42:31qui avaient été votés,
00:42:32donc on s'est dit,
00:42:32ben écoutez,
00:42:33et on leur a dit,
00:42:34nous allons reprendre votre texte,
00:42:36nous allons,
00:42:37tout en disant que c'est votre texte,
00:42:39parce que nous sommes honnêtes,
00:42:42eh ben ils ont préféré le retirer.
00:42:45Ils ont préféré retirer leur texte
00:42:47plutôt que de le voir voter.
00:42:49Bon, enfin,
00:42:51il ne faut pas qu'ils se demandent
00:42:52pourquoi ils font 1% après,
00:42:53quoi, vous voyez,
00:42:54à un moment,
00:42:54les Français,
00:42:55ils en auraient la casquette
00:42:56de ce type de comportement,
00:42:57c'est tout,
00:42:58ils y perdent leur crédibilité
00:42:59tant qu'ils ne comprendront pas ça,
00:43:01tant pis pour eux.
00:43:01Mais,
00:43:02si,
00:43:03ils respectaient leur,
00:43:05ce qu'ils disent,
00:43:06sur les plateaux,
00:43:08il y a un certain nombre de textes
00:43:09qui devraient être votés.
00:43:11Stanislas,
00:43:12et puis Nicolas ensuite.
00:43:16Stanislas Noyer,
00:43:17l'aide de l'expansion.
00:43:18Vous disiez tout à l'heure
00:43:19qu'il y avait deux sortes de,
00:43:21ou plusieurs droites,
00:43:23celles de M. Lissnard et d'autres.
00:43:25Il n'y a pas aussi
00:43:25plusieurs extrêmes droites,
00:43:27celles de Mme Le Pen
00:43:28et celles de M. Bardella,
00:43:30l'une plus proche du,
00:43:32l'un plus proche du patronat,
00:43:33l'autre peut-être plus proche
00:43:35de ses électeurs du Pas-de-Calais.
00:43:37Bon, alors d'abord,
00:43:38nous ne sommes pas d'extrême droite,
00:43:40donc il y a sûrement,
00:43:41des extrêmes droites,
00:43:43mais nous n'en faisons pas partie.
00:43:46Voilà.
00:43:48Déjà, c'est la première des choses.
00:43:50Et je sais que c'est le rêve,
00:43:53je ne sais pas,
00:43:53une forme de fantasme,
00:43:55une espèce de bonheur intérieur
00:43:57à imaginer qu'on puisse avoir
00:43:59des désaccords avec Jordan Bardella.
00:44:01vous les cherchez,
00:44:03vous ne trouvez pas trop.
00:44:05Donc on les invente
00:44:06et puis après,
00:44:06on finit par croire
00:44:07à sa propre fable.
00:44:08Vous écrivez un roman
00:44:09et puis vous croyez
00:44:11que cette fiction
00:44:12est devenue la réalité.
00:44:13Elle n'est pas la réalité.
00:44:14J'entendais d'ailleurs ce matin,
00:44:16je ne sais plus sur quel plateau,
00:44:19un journaliste dire,
00:44:21ah quand même,
00:44:22Jordan Bardella a dit
00:44:23qu'il fallait permettre aux entreprises
00:44:26d'augmenter de 10% les salaires
00:44:28jusqu'à deux fois et demie le SMIC
00:44:31et en contrepartie
00:44:32de la suppression,
00:44:34de la non-augmentation des charges
00:44:36pendant cinq ans.
00:44:37On sent que quand même,
00:44:39là, il y a quand même
00:44:40un truc un peu pro-entreprise.
00:44:42Bon, c'est le programme
00:44:42de Marine Le Pen
00:44:43des dernières présidentielles.
00:44:44Enfin, ce n'est pas grave.
00:44:46Donc j'en suis ravie, moi.
00:44:48Je suis très contente
00:44:48qu'on soit d'accord sur ces sujets.
00:44:50Il pourrait y avoir d'ailleurs
00:44:52des sensibilités
00:44:53qui soient différentes.
00:44:56On en discute.
00:44:56C'est le principe même
00:44:57d'un mouvement politique.
00:44:58D'ailleurs, on en parle.
00:44:59Il y a des structures pour ça.
00:45:00Il y a des instances pour ça.
00:45:01Mais en l'occurrence,
00:45:02nous n'avons pas réussi à trouver.
00:45:04J'en suis désolée,
00:45:05mais on cherche.
00:45:06Mais un désaccord
00:45:08qui soit en même temps
00:45:09fondamental, radical
00:45:11ou même ne serait-ce que problématique
00:45:15entre Jordan Bardella et moi-même.
00:45:19Maintenant, si vous entendez
00:45:21faire de nous,
00:45:21si vous voulez,
00:45:22une forme de duo,
00:45:23une forme de couple politique
00:45:26dont l'un aurait une sensibilité
00:45:28plus sociale
00:45:29et l'autre aurait une sensibilité
00:45:30plus entrepreneuriale,
00:45:32alléluia, si je puis me permettre.
00:45:35Nicolas.
00:45:36Oui, bonjour,
00:45:37Madame Le Pen.
00:45:38Monsieur Le Ménac.
00:45:40Justement,
00:45:41à propos de Jordan Bardella,
00:45:42a sorti deux livres en deux ans.
00:45:44Vous en avez sorti,
00:45:45si mon compte est bon,
00:45:46deux en 19 ans.
00:45:48Est-ce que vous n'auriez pas envie,
00:45:49alors qu'on est quand même
00:45:50une république des lettres encore,
00:45:51d'en écrire un troisième ?
00:45:53Il faudrait, il faudrait, il faudrait,
00:45:56il faudrait que je trouve le temps.
00:45:59Je suis fasciné par M. Le Maire,
00:46:01par ailleurs,
00:46:01qui, alors lui,
00:46:02pond du bouquin à tour de bras,
00:46:04là, tous les deux mois,
00:46:06en étant ministre de l'économie
00:46:07d'un pays en faillite,
00:46:08il a réussi à nous pondre des livres.
00:46:10Bon, non, mais il faudrait,
00:46:12mais il faut que je trouve
00:46:14le temps de le faire,
00:46:16que je trouve peut-être aussi
00:46:18la forme.
00:46:20Vous voyez,
00:46:20je n'ai pas envie
00:46:20d'écrire bêtement
00:46:22un programme présidentiel,
00:46:25parce que je ne suis pas sûr que...
00:46:27Donc, voilà,
00:46:28il faut trouver une forme
00:46:29qui soit...
00:46:32J'ai réfléchi.
00:46:33Plus attrayante, peut-être.
00:46:36En tout cas,
00:46:37je suis très heureuse
00:46:37du succès de Jordan,
00:46:40et c'est évidemment,
00:46:41ce succès est évidemment
00:46:42au bénéfice de nos idées.
00:46:44Donc, j'espère
00:46:46que son deuxième livre
00:46:48aura autant de succès
00:46:50que le premier,
00:46:51qui a été accueilli
00:46:52médiatiquement
00:46:53et parfois politiquement
00:46:55avec un certain mépris.
00:46:57Il faut croire
00:46:58que ce mépris
00:46:58n'était pas partagé
00:46:59par les 240 000 personnes
00:47:02qui l'ont acheté
00:47:05pour le lire.
00:47:08Oui, une question,
00:47:09justement,
00:47:09par rapport au lancement
00:47:10du livre de Jordan Bardella hier.
00:47:12On a vu
00:47:13le témoignage
00:47:14d'un marin pêcheur
00:47:15qui, entre autres,
00:47:16trouvez qu'il y avait
00:47:18trop d'assistanat en France.
00:47:19Il a dit
00:47:19qu'il y a trop d'assistanat
00:47:20en France,
00:47:21il faut faire bosser
00:47:22les assistés,
00:47:23il faut récompenser
00:47:24les gens qui travaillent.
00:47:25Est-ce que vous trouvez,
00:47:27vous aussi,
00:47:27qu'il y a un problème
00:47:28d'assistanat en France ?
00:47:29Et si oui,
00:47:30comment le régler ?
00:47:32Alors, moi,
00:47:33je pense d'abord
00:47:34qu'il y a un problème
00:47:35de prise en charge sociale
00:47:37de gens
00:47:37qui ne devraient pas
00:47:38être pris en charge
00:47:39dans notre pays
00:47:42et qui sont
00:47:43dans l'ordre.
00:47:45d'abord les étrangers
00:47:45en situation irrégulière
00:47:47dont je considère
00:47:49qu'ils ne devraient pas
00:47:50pouvoir être pris en charge
00:47:51avec le poids
00:47:52que ça représente
00:47:53pour les finances publiques
00:47:54comme ils le sont.
00:47:56Je pense que
00:47:57lorsque l'on vient
00:47:58dans un pays
00:47:58y travailler
00:48:00et c'est tout à fait
00:48:00respectable,
00:48:02il faut pouvoir
00:48:04subvenir
00:48:05à ses propres besoins
00:48:06ou bien entendu
00:48:09profiter
00:48:09de ce
00:48:10pourquoi on cotise
00:48:12mais on ne peut pas
00:48:13pouvoir compter
00:48:14sur des aides
00:48:16sociales
00:48:16non contributives
00:48:18si l'on n'a pas
00:48:19au moins travaillé
00:48:20cinq ans
00:48:21équivalent temps plein.
00:48:22C'est d'ailleurs
00:48:22la proposition
00:48:23du Rassemblement national.
00:48:25Je pense qu'il y a
00:48:27comme dans tous
00:48:27les secteurs
00:48:28possibles et imaginables
00:48:29où on peut regarder
00:48:30très certainement
00:48:32une partie
00:48:32de fraudeurs.
00:48:33En général,
00:48:34on dit que c'est entre
00:48:345 et 8%.
00:48:37Je suis tout à fait
00:48:38pour une lutte
00:48:39absolument féroce
00:48:41contre toutes les fraudes
00:48:43et pas seulement
00:48:44la fraude sociale,
00:48:45pas seulement
00:48:45la fraude fiscale,
00:48:47la fraude aux droits
00:48:48d'asile,
00:48:49la fraude
00:48:50aux importations
00:48:51alimentaires
00:48:52et j'en passe
00:48:53et des meilleurs
00:48:54parce que je considère
00:48:55que la fraude
00:48:56est du vol
00:48:57de ceux qui respectent
00:48:58par définition
00:48:58les règles.
00:49:02Voilà.
00:49:02Maintenant,
00:49:03si vous voulez,
00:49:04je trouve que
00:49:05les gens,
00:49:06quand je vous dis
00:49:07les gens ont un désaccord
00:49:08avec la manière
00:49:09dont on dépense
00:49:10leur argent,
00:49:11oui,
00:49:11ils ont le sentiment
00:49:12très certainement
00:49:13qu'il y a
00:49:14toute une série
00:49:15de personnes
00:49:15que l'on soutient,
00:49:19auxquelles on subit
00:49:20bien aux besoins
00:49:21et qu'on ne devrait
00:49:22pas le faire
00:49:24et c'est la raison
00:49:24pour laquelle
00:49:25nous faisons
00:49:25des propositions
00:49:26législatives
00:49:27dans ce domaine.
00:49:28Oh, il y a des fraudeurs
00:49:34sûrement français.
00:49:35Ça, j'en doute pas
00:49:36une demi-seconde.
00:49:38Il doit y avoir
00:49:38entre, je vous dis,
00:49:39entre en général
00:49:405 et 8 %
00:49:42de fraudeurs.
00:49:43Mais déjà,
00:49:43je veux dire
00:49:43que si on règle
00:49:44ce problème-là,
00:49:45je pense que ça va
00:49:46faire beaucoup baisser
00:49:47ce sentiment
00:49:49et rendez-vous
00:49:51dans quelques années
00:49:52quand nous aurons
00:49:52mis en oeuvre
00:49:53l'ensemble des mesures
00:49:54que nous souhaitons
00:49:55voire mettre en oeuvre.
00:49:56L'autre mesure
00:49:57à mettre en oeuvre
00:49:58c'est évidemment
00:49:58créer de l'emploi
00:49:59parce que moi
00:50:02je ne considère pas
00:50:03à la différence
00:50:04de certains responsables
00:50:05de droite
00:50:06que ceux qui ne travaillent pas
00:50:08sont tous des gens
00:50:11qui ne veulent pas travailler.
00:50:12Non, c'est des gens
00:50:12qui ne peuvent pas travailler
00:50:13ou qui ne sont pas
00:50:15au bon endroit
00:50:16ou ce n'est pas
00:50:17le bon travail
00:50:17ou leurs conjoints
00:50:19où ils ne peuvent pas déménager
00:50:20ou leurs conjoints
00:50:21perdraient leur emploi
00:50:22ou ils n'ont pas
00:50:23la capacité de se loger
00:50:24dans le nouvel endroit
00:50:26où il y a
00:50:26beaucoup soi-disant
00:50:28d'emplois
00:50:28qui les attend
00:50:29et que personne
00:50:30ne veut prendre
00:50:30ben oui
00:50:31mais comme ils n'ont pas
00:50:32les moyens de déménager
00:50:33et que les propriétaires
00:50:35leur demandent
00:50:36de gagner
00:50:37trois fois
00:50:38le montant du loyer
00:50:40ben du coup
00:50:40ils ne peuvent pas
00:50:42aller chercher cet emploi
00:50:43que peut-être
00:50:43ils aimeraient beaucoup
00:50:44donc il y a beaucoup
00:50:45de politiques
00:50:45à mettre en oeuvre
00:50:46pour faire baisser
00:50:48le nombre
00:50:49de chômeurs
00:50:51il y a beaucoup
00:50:53de politiques
00:50:53à mettre en oeuvre
00:50:54pour faire baisser
00:50:54le nombre
00:50:56de fraudeurs
00:50:57même si encore une fois
00:50:58je crois qu'il n'y en a
00:51:00pas plus
00:51:00qu'ailleurs
00:51:01il y a beaucoup
00:51:02de politiques
00:51:02à mettre en oeuvre
00:51:03pour restreindre
00:51:05la politique
00:51:06de soutien
00:51:07social
00:51:08pour lui permettre
00:51:10d'être en priorité
00:51:11accordée
00:51:12à nos propres compatriotes
00:51:14et quand tout ça
00:51:14sera fait
00:51:15croyez-moi
00:51:15il n'y aura plus de problème
00:51:16caroline mode
00:51:19pour france télévision
00:51:20je me projette
00:51:22un peu sur 2026
00:51:23entre la campagne
00:51:24des municipales
00:51:25la possible perspective
00:51:26d'une dissolution
00:51:27et le procès
00:51:28en appel du rn
00:51:28comment est-ce que
00:51:29vous comptez tout
00:51:30mener de front
00:51:30quelles seront vos priorités
00:51:32et surtout
00:51:32est-ce que vous regrettez
00:51:33le choix de ces dates
00:51:34du procès
00:51:35alors je vais tout
00:51:36mener de front
00:51:37bien entendu
00:51:37même faire quelques
00:51:38portées de château
00:51:39entre temps
00:51:39oui
00:51:40donc
00:51:40peut-être accueillir
00:51:44un nouveau petit enfant
00:51:45non non
00:51:46mais vous savez
00:51:46nous les femmes
00:51:48sommes capables
00:51:48de mener de front
00:51:50beaucoup beaucoup
00:51:50beaucoup de choses
00:51:51vous savez bien
00:51:51oui je regrette
00:51:54je regrette
00:51:55les dates
00:51:55qui ont été choisies
00:51:56parce que je considère
00:51:57que la décision
00:51:59du tribunal
00:52:00a de manière
00:52:02explicite
00:52:03et assumée
00:52:04d'ailleurs
00:52:04influencé
00:52:06l'élection présidentielle
00:52:08d'ailleurs
00:52:08certains se précipitent
00:52:09sur le sujet
00:52:10vous avez vu
00:52:11que je disparais
00:52:12d'un certain nombre
00:52:13de sondages
00:52:13je suis présumé
00:52:14innocente
00:52:15mais bon
00:52:15il y a des sondages
00:52:16où je disparais
00:52:17je ne suis plus
00:52:18candidate à la présidentielle
00:52:19on me cherche
00:52:20et puis on ne trouve pas
00:52:20bon
00:52:20donc certains
00:52:22s'en servent
00:52:23évidemment
00:52:23donc on voit
00:52:24qu'il y a une influence
00:52:25directe en réalité
00:52:26sur la prochaine présidentielle
00:52:27du fait
00:52:28de la décision
00:52:29de première instance
00:52:32et là
00:52:32le choix fait
00:52:34par le parquet
00:52:34c'est de choisir
00:52:36des dates
00:52:36qui vont avoir
00:52:36une
00:52:36enfin
00:52:37peut-être
00:52:38expertile d'ailleurs
00:52:38qu'il y ait une influence
00:52:40sur les élections
00:52:40municipales
00:52:42donc c'est quand même
00:52:43relativement problématique
00:52:44quand vous savez
00:52:44que M. Bayrou
00:52:46qui a été jugé
00:52:47bien avant moi
00:52:47on appelle
00:52:49je ne sais pas
00:52:49quand est-ce que c'est prévu
00:52:50mais en tout cas
00:52:51c'est assez éloigné
00:52:52donc que les choses
00:52:54moi j'ai demandé
00:52:56à ce que la cour d'appel
00:52:57compte tenu
00:52:58de la décision
00:52:58de la décision
00:52:58qui avait été prise
00:52:59d'exécution provisoire
00:53:00ne prennent pas
00:53:02un temps infini
00:53:03bien entendu
00:53:03pour juger
00:53:04mon cas
00:53:05en appel
00:53:06mais évidemment
00:53:07nous avions sollicité
00:53:08que ça se déroule
00:53:08après les élections
00:53:09municipales
00:53:09ça aurait pu avoir lieu
00:53:10en avril
00:53:11et mai
00:53:12tout en respectant
00:53:14la volonté
00:53:14de la cour d'appel
00:53:15de rendre une décision
00:53:16à l'été
00:53:17c'est-à-dire
00:53:17au mois
00:53:18de septembre
00:53:19mais le parquet
00:53:20en a décidé
00:53:21autrement
00:53:21Madame Le Pen
00:53:23je reviens sur la question
00:53:25de mon confrère
00:53:25qui vous posez la question
00:53:26sur l'assistana
00:53:27vous vous refusez
00:53:28de prononcer ce mot
00:53:30d'assistana
00:53:30vous parlez de prise en charge
00:53:31il n'y a pas d'assistana
00:53:33c'est pas un mot
00:53:34de votre programme
00:53:36ni de votre vocabulaire
00:53:37Non
00:53:38c'est pas un mot
00:53:38de mon programme
00:53:40ou de mon vocabulaire
00:53:41en effet
00:53:43parce que je ne
00:53:44veux pas
00:53:45encore une fois
00:53:45nourrir
00:53:47l'idée
00:53:48qui est développée
00:53:48par nos dirigeants politiques
00:53:50et par un certain nombre
00:53:51de partis politiques
00:53:52en France
00:53:52consistant
00:53:53à dire
00:53:54que le chômage
00:53:55serait de la faute
00:53:56en réalité
00:53:57de ceux qui ne veulent pas travailler
00:53:58moi j'en ai rencontré
00:54:00énormément
00:54:01des chômeurs
00:54:01et je peux vous dire
00:54:03qu'ils espèrent
00:54:05très vivement
00:54:06trouver un emploi
00:54:07mais peu
00:54:08que pour mille raisons
00:54:09ils ne peuvent pas en trouver
00:54:11j'ai eu ce débat
00:54:11cent fois
00:54:12sur les métiers en tension
00:54:13avec des restaurateurs
00:54:15avec lesquels
00:54:16parfois c'était un peu
00:54:17choc d'ailleurs
00:54:18comme discussion
00:54:19en leur expliquant
00:54:22que
00:54:22voilà
00:54:23il y a un problème
00:54:25de salaire
00:54:26il y a un problème
00:54:27de logement
00:54:28et que j'entends bien
00:54:29que les politiques
00:54:30doivent prendre
00:54:31conscience de cela
00:54:32et je ne veux pas
00:54:33résumer
00:54:34si vous voulez
00:54:35100%
00:54:36des chômeurs
00:54:37à 5
00:54:38à 8%
00:54:39de gens
00:54:40qui sont
00:54:41dans l'abus
00:54:42mais vous savez
00:54:44des gens
00:54:44qui sont dans l'abus
00:54:45il y en a partout
00:54:47ceux qui abusent
00:54:49des ruptures conventionnelles
00:54:51on en trouve plus
00:54:53entre nous
00:54:54chez les cadres
00:54:54que chez les ouvriers
00:54:55voilà
00:54:56on fait une rupture conventionnelle
00:54:58on bosse 2 ans
00:54:59et puis on fait une rupture conventionnelle
00:55:00on part 6 mois
00:55:01au Seychelles
00:55:02et puis on revient
00:55:03et puis on retrouve un boulot
00:55:04et puis on recommence
00:55:052 ans plus tard
00:55:06bon les ouvriers
00:55:07ne peuvent pas se permettre
00:55:08de faire ça
00:55:09ils ne peuvent pas se permettre
00:55:10de faire une rupture conventionnelle
00:55:11pour partir 6 mois au Seychelles
00:55:12bon
00:55:12donc tout le monde sait
00:55:13que ça existe
00:55:14ce sont des effets de bord
00:55:16dont nous devons
00:55:18nous politiques
00:55:18tenir compte
00:55:19d'ailleurs moi j'ai fait
00:55:20des propositions
00:55:20sur ce sujet
00:55:21qui sont différentes
00:55:22de celles
00:55:23qui ont été
00:55:24imaginées
00:55:27ou envisagées
00:55:29par monsieur Lecornu
00:55:31donc vous voyez
00:55:32typiquement
00:55:32ce type
00:55:33d'abus
00:55:36on va dire
00:55:37de fraude
00:55:38ce n'est pas une fraude
00:55:39c'est un abus
00:55:39en réalité
00:55:40d'abus du système
00:55:41on le retrouve partout
00:55:42donc il faut lutter
00:55:43contre cela
00:55:44mais l'immense majorité
00:55:46des gens
00:55:46qui aujourd'hui
00:55:47sont au chômage
00:55:48ne trouvent pas
00:55:50d'emploi
00:55:50c'est à dire
00:55:51ne trouvent pas
00:55:51d'emploi
00:55:52dans leur qualification
00:55:53dans l'endroit
00:55:55où ils vivent
00:55:56car ils n'ont pas
00:55:57la possibilité
00:55:57de déménager
00:55:59voilà
00:56:01ça c'est une
00:56:01c'est une réalité
00:56:03et donc
00:56:05je les défends
00:56:06bonjour
00:56:08madame le pen
00:56:09hélène terzion
00:56:09pour rmc
00:56:10une petite question
00:56:11très courte
00:56:11très simple
00:56:12d'abord
00:56:12est-ce que vous avez lu
00:56:13le livre de jordan
00:56:14de mardella
00:56:14et qu'en avez pensé
00:56:15pas encore lu
00:56:15hier soir
00:56:16donc vous n'avez rien lu
00:56:18du tout
00:56:18rien
00:56:18bah c'est-à-dire que là
00:56:19vous voyez
00:56:199h minuit
00:56:22il aurait pu vous faire
00:56:25passer quelque chose
00:56:25j'ai dormi 4h
00:56:26oui ça me
00:56:27bon
00:56:28j'ai besoin de ces 4h
00:56:29je vous le cache pas
00:56:30donc ça va attendre
00:56:32je vais commencer
00:56:33ce week-end
00:56:33très bien
00:56:34vous nous donnerez
00:56:35votre avis alors
00:56:35et une autre question
00:56:36vous avez récemment
00:56:38vous avez récemment
00:56:40dit sur un plateau
00:56:41que vous aviez
00:56:42un tout
00:56:43tout petit espoir
00:56:44encore d'être éligible
00:56:45ça veut dire
00:56:45que vous n'avez pas
00:56:46grand espoir
00:56:47d'être éligible
00:56:48et en attendant
00:56:50le procès en appel
00:56:51en février
00:56:52est-ce que
00:56:53aujourd'hui
00:56:54votre détermination
00:56:55reste la même
00:56:56ou alors
00:56:56est-ce qu'il y a aussi
00:56:57une forme de soulagement
00:56:58peut-être
00:56:58à ne pas
00:56:59pouvoir se présenter
00:57:01voilà
00:57:02non pas du tout
00:57:03non
00:57:04je ne suis pas de celles
00:57:06sur l'espoir
00:57:06non je ne suis pas de celles
00:57:07qui sont
00:57:08soulagées
00:57:10parce que si vous voulez
00:57:10si j'étais soulagée
00:57:11ça voudrait dire
00:57:12que je ne souhaite pas
00:57:13me lancer dans la bataille
00:57:14présidentielle
00:57:15et si je ne souhaitais pas
00:57:16me lancer dans la bataille
00:57:17je ne le ferais pas
00:57:17c'est aussi simple que ça
00:57:20vous voyez
00:57:21je suis une femme
00:57:21un peu entière
00:57:22mais
00:57:23donc oui
00:57:24j'ai le sentiment
00:57:26qu'on cherche à m'écarter
00:57:27de l'élection présidentielle
00:57:29oui
00:57:29enfin je veux dire
00:57:30ce n'est même pas un sentiment
00:57:31c'est écrit noir sur blanc
00:57:33dans un jugement
00:57:34c'est-à-dire qu'il y a des magistrats
00:57:35qui ont écrit
00:57:36dans un jugement
00:57:36qu'ils entendaient
00:57:39ne pas me faire bénéficier
00:57:40du droit fondamental
00:57:43à l'appel
00:57:46en m'imposant
00:57:47en m'imposant une décision
00:57:49en exécution provisoire
00:57:51au contraire de toutes les règles
00:57:55de droit
00:57:55qui sont les nôtres
00:57:56quoi qu'on en dise
00:57:58pour m'empêcher
00:57:59même pas d'être candidate
00:58:01à écrit le tribunal
00:58:02d'être élue
00:58:03présidente de la république
00:58:05donc là pour le coup
00:58:06c'est pas un sentiment
00:58:07c'est écrit noir sur blanc
00:58:10donc oui
00:58:10permettez-moi
00:58:12de craindre
00:58:13que d'autres magistrats
00:58:17partagent
00:58:18ce souhait
00:58:19et d'espérer
00:58:20que certains
00:58:23jugent
00:58:25cette affaire
00:58:26à l'aune des faits
00:58:29et donc
00:58:29constatent
00:58:31que nous étions
00:58:33tout à fait innocents
00:58:36en réalité
00:58:36des intentions
00:58:39qui nous sont prêtées
00:58:40mais ce qui m'inquiète
00:58:45je vais vous dire
00:58:45c'est que tout ça
00:58:46passe crème
00:58:47ça c'est une vraie inquiétude
00:58:50que j'ai aujourd'hui
00:58:51c'est-à-dire que
00:58:52Boilem Sansal
00:58:53est embastillé
00:58:55sans aucune raison
00:58:57le gouvernement
00:59:00n'a pas l'air
00:59:01de s'en offusquer
00:59:03on explique
00:59:05qu'on va reprendre
00:59:05des bonnes relations
00:59:06avec l'Algérie
00:59:08c'est un écrivain
00:59:10les journalistes
00:59:12devraient être
00:59:12et les écrivains
00:59:14et le monde
00:59:14de la culture
00:59:15devraient être
00:59:16vent debout
00:59:17il devrait y avoir
00:59:17des portraits
00:59:18de Boilem Sansal
00:59:19à l'Assemblée nationale
00:59:21sur
00:59:22les radios
00:59:24à France
00:59:27là sur le grand bâtiment
00:59:29de France Inter
00:59:31il devrait y avoir
00:59:32des portraits
00:59:33de Boilem Sansal
00:59:33un ancien président
00:59:35de la République
00:59:36se voit privé
00:59:37moi je ne vais même pas
00:59:38sur le fond de l'affaire
00:59:39se voit privé
00:59:40de la présomption
00:59:42d'innocence
00:59:42et se voit mettre
00:59:44en prison
00:59:45avant même
00:59:46que des juges
00:59:47en appellent
00:59:48et puent éventuellement
00:59:49analyser sa situation
00:59:50et peut-être
00:59:51contredire
00:59:52les juges
00:59:53de première instance
00:59:54bon ben
00:59:55oui
00:59:56ça scandalise
00:59:57des gens
00:59:57comme moi
00:59:58mais pas plus
01:00:00que ça
01:00:00une candidate
01:00:01à la présidentielle
01:00:02donnée comme
01:00:03potentiellement
01:00:03gagnante
01:00:04aux futures élections
01:00:05présidentielles
01:00:05est interdite
01:00:06avec exécution
01:00:07provisoire
01:00:08de potentiellement
01:00:10de se présenter
01:00:10bon oui
01:00:11ça scandalise
01:00:12des gens
01:00:12mais pas plus
01:00:13que ça
01:00:13donc j'ai le sentiment
01:00:15si vous voulez
01:00:15qu'il y a une forme
01:00:16d'habitude
01:00:18à ce qui m'apparaît
01:00:19comme étant
01:00:19des coups de force
01:00:21pour lequel moi
01:00:23en tout cas
01:00:24je conserve
01:00:25une indignation
01:00:26intacte
01:00:27et pourtant
01:00:27Nicolas Sarkozy
01:00:29c'est le moins
01:00:30qu'on puisse dire
01:00:31c'est que
01:00:32ce fut
01:00:33et ça reste
01:00:35en réalité
01:00:35bon même s'il ne fait
01:00:36plus de politique
01:00:37mais un adversaire
01:00:38politique
01:00:38et nous sommes
01:00:39combattus
01:00:40extrêmement durement
01:00:42mais quand on a
01:00:43des principes
01:00:44on en fait bénéficier
01:00:46aussi ses adversaires
01:00:47politiques
01:00:47on est arrivé au bout
01:00:49du temps
01:00:49qui nous était imparti
01:00:50mais si vous permettez
01:00:50d'en prendre une toute
01:00:51dernière question
01:00:52Anita
01:00:52et
01:00:53merci
01:00:54ma question
01:00:57est-ce que je peux
01:00:58si on n'est qu'une raison
01:01:10c'est-à-dire que
01:01:16en réalité
01:01:17rien ne plaide
01:01:17pour son maintien
01:01:18rien ne plaide
01:01:20pour son maintien
01:01:20c'est-à-dire
01:01:22tout plaide
01:01:23pour qu'on supprime
01:01:24cette convention
01:01:24qui ne se justifie plus
01:01:26le coût
01:01:28qu'elle représente
01:01:29et encore une fois
01:01:30l'évaluation
01:01:31faite
01:01:31par monsieur
01:01:33Rodwell
01:01:33par définition
01:01:34monsieur Rodwell
01:01:35il n'est pas du
01:01:35rassemblement national
01:01:36un milliard et demi
01:01:37à deux milliards
01:01:38quand on cherche
01:01:39de l'argent
01:01:39voilà un bon moyen
01:01:41de faire
01:01:42des économies
01:01:43rien ne justifie
01:01:44parce que l'immigration
01:01:45est absolument
01:01:46hors contrôle
01:01:47et qu'à partir du moment
01:01:48où on est face
01:01:49à une immigration
01:01:49hors contrôle
01:01:50on ne laisse pas
01:01:51des vannes
01:01:52totalement ouvertes
01:01:54qui par définition
01:01:55créent en réalité
01:01:57des flux
01:01:57qui sont des flux
01:01:58hors contrôle
01:02:00et enfin
01:02:00la troisième raison
01:02:01c'est que rien ne justifie
01:02:02que l'on accorde
01:02:03cet avantage
01:02:04extra-ordinaire
01:02:07à un pays
01:02:08dont le moins
01:02:09que l'on puisse dire
01:02:10c'est que
01:02:11non seulement
01:02:11il ne respecte pas
01:02:12la France
01:02:14mais qu'il l'insulte
01:02:15et qu'il ne respecte pas
01:02:17les grands principes
01:02:20qui sont
01:02:21les grands principes
01:02:23partagés quand même
01:02:23par nombre de pays
01:02:24dans le monde
01:02:26c'est-à-dire
01:02:26le droit
01:02:27à un procès
01:02:28équitable
01:02:29en l'occurrence
01:02:30Boilem Sansal
01:02:31est un citoyen français
01:02:33il est certes
01:02:35franco-algérien
01:02:35mais il est français
01:02:36il n'y a pas que lui
01:02:38d'ailleurs
01:02:38il y a aussi
01:02:40le journaliste
01:02:40d'extrême gauche
01:02:41monsieur Glez
01:02:42parce que moi
01:02:42je ne l'oublie pas
01:02:43parce que je ne suis pas
01:02:44hémiplégique
01:02:44comme les gens de gauche
01:02:46vous voyez
01:02:46quand je défends
01:02:47un principe
01:02:48je défends même
01:02:48pour les journalistes
01:02:50de gauche
01:02:50ou d'extrême gauche
01:02:51voilà
01:02:52tout cela plaide
01:02:53effectivement
01:02:54pour que
01:02:54l'on arrête
01:02:55avec cette convention
01:02:56de 68
01:02:57qui n'a plus
01:02:58aucune justification
01:03:00de quelque nature
01:03:01que ce soit
01:03:02au moment où nous nous parlons
01:03:03merci Marine Le Pen
01:03:05on verra ce qui se passe
01:03:06sur ce texte
01:03:07demain matin
01:03:07c'est à partir de 9h
01:03:08dans l'hémicycle
01:03:09merci à tous
01:03:09demain matin 9h
01:03:10on va voir ce que je pense
01:03:11c'est à partir de 9h
01:03:11on va voir ce que je pense
01:03:12on va voir ce que je pense
01:03:12c'est à partir de 9h
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