- il y a 2 mois
Ce jeudi 30 octobre, la grogne des patrons sur le prix de l'euro et l'impact de la hausse sur les produits européens ont été abordés par Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode, Jean-Hervé Lorenzi, fondateur du Cercle des économistes, et Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques de Crédit-Agricole SA, dans l'émission Les Experts, présentée par Ludovic Desautez sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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TVTranscription
00:00Bonjour les experts, merci d'être avec nous ce matin.
00:03Isabelle Jobbazille, vous êtes directrice des études économiques de Crédit Agricole à Sainte.
00:08Bonjour Isabelle.
00:10A côté de vous, Anthony Morley-Lavidadi, économiste chez Rex & Code.
00:14Merci Anthony d'être avec nous.
00:16Et puis Jean-Hervé Larenzi, bonjour Jean-Hervé, merci d'être avec nous.
00:19Fondateur du Cercle des économistes, président des Rencontres d'Aix et auteur merveilleux.
00:23Je vous conseillerai tous ces bouquins si vous voulez à la fin de l'émission.
00:26Vendus, ils sont seulement en pharmacie.
00:28En ce moment en fait.
00:30Alors on va parler un peu euro.
00:31Hier la Fed a baissé ses taux directeurs de 25 points de base.
00:36La BCE aujourd'hui doit prendre la parole et franchement on n'attend pas grand chose.
00:40Mais on sent quand même une grogne montée chez les patrons, dans les entreprises en disant
00:45ben là le prix de l'euro ça commence à devenir un petit peu un boulet.
00:49Alors déjà est-ce que le statu quo qui se dessine à la BCE pour vous est justifié
00:53ou commence à devenir un point mort ?
00:55Allez je regarde Anthony.
00:55Alors il est vrai qu'on a eu un euro qui s'est quand même apprécié très rapidement face au dollar.
01:01C'est plutôt la brutalité du mouvement qui a été en jeu.
01:04Très très rapide.
01:05Très très rapide.
01:05Mais on n'est pas du tout non plus sur des niveaux qu'on connaissait juste avant par exemple la grande crise financière
01:10où on était plutôt avec un euro qui allait chercher les 1,60 dollars.
01:14Donc ça reste des niveaux quand même, j'allais dire, soutenables à ce stade.
01:18En revanche, ce qui est plus inquiétant c'est la pression de l'euro face à la monnaie chinoise.
01:23Pourquoi ? Parce qu'on a un déficit commercial désormais face à la Chine qui est juste abyssal.
01:27Quelques chiffres très rapides.
01:28Avant l'entrée de la Chine dans l'OMC, on n'avait pas de déficit commercial quand on prend l'Europe dans son ensemble vis-à-vis de la Chine.
01:34Au moment où la Chine rentre, on est monté à autour de 110 milliards de points d'équilibre.
01:38C'est ce qui a prévalu entre 2010 et 2019.
01:40Aujourd'hui, on dépasse les 300 milliards de déficit commercial.
01:43Donc on voit bien qu'il y a un mouvement complètement effrayant.
01:46Quand on prend juste la France, c'est 50 milliards de déficit commercial en biens vis-à-vis de la Chine.
01:50C'est 60% de notre déficit commercial.
01:52Donc on a vraiment un sujet numéro 1, d'ordre 1 avec la Chine.
01:56Et effectivement, comme le yuan est piloté par la...
01:58La banque populaire de Chine.
02:00Tout à fait, ça pose quand même un gros sujet de se dire
02:02est-ce qu'on est dans un monde de demain où les banques centrales doivent être parfaitement indépendantes
02:06ou quand on joue avec des acteurs qui ne le sont pas,
02:09il faut opter pour des stratégies autres
02:11parce que ça commence vraiment à poser problème.
02:14Le fait d'avoir un pilotage aussi fin et dangereux, j'allais dire,
02:18au fond, commercialement parlant, pour la zone euro, notamment vis-à-vis de la Chine.
02:23Isabelle, qu'est-ce qui a alimenté, on va dire, l'appréciation de la monnaie européenne ?
02:28Si on regarde un peu les facteurs pour que chacun comprenne
02:29et que nos auditeurs, nos téléspectateurs comprennent.
02:32Quels sont les ressorts de cette progression ?
02:34Alors, si on regarde, moi j'ai regardé surtout l'euro-dollar,
02:37mais c'est vrai que ça s'est apprécié contre l'ensemble des monnaies.
02:40Mais si on regarde sur l'euro-dollar, la question à se poser,
02:43est-ce que c'est le renforcement de l'euro ou est-ce que c'est la baisse du dollar ?
02:49Non, j'aurais tendance à dire qu'on a plutôt un certain mouvement de défiance vis-à-vis des actifs de l'art,
02:59compte tenu de la politique un peu erratique de Trump.
03:03On a bien évidemment le shutdown, qui aujourd'hui, et puis on voit quand même les chiffres de l'emploi,
03:10on a une dégradation assez rapide sur le marché de l'emploi,
03:14que ne reflète pas d'ailleurs toujours le taux de chômage.
03:17Tout ça instille une certaine défiance vis-à-vis des actifs américains,
03:23alors que les actifs américains, il faut bien savoir que c'est quand même ce qui est au cœur du système financier international,
03:30puisque les États-Unis, ils produisent, enfin ils fournissent la monnaie de réserve internationale, le dollar,
03:36et puis les actifs de réserve, les actifs refuge, que sont les bons du trésor américain.
03:43Et aujourd'hui, on l'a vu notamment au moment du Liberation Day,
03:50le moment où on a eu ce beau panneau avec les droits de douane,
03:54on a eu un vrai mouvement de défiance vis-à-vis des actifs de l'art.
03:59Généralement, quand il y a de l'incertitude, le dollar monte, les taux baissent,
04:03parce qu'on va vers ces actifs en dollars, et là on a eu exactement l'inverse.
04:07Et en fait, cette confiance, elle n'est pas revenue totalement dans l'environnement incertain que l'on connaît.
04:12Après, je rejoindrai ce qu'a dit Anthony, c'est-à-dire qu'on n'est pas sur des niveaux,
04:17notamment sur l'euro-dollar, qui sont des niveaux prohibitifs en termes de compétitivité.
04:22On n'est même pas à la valeur d'équilibre.
04:24D'après mes souvenirs, une valeur d'équilibre sur l'euro-dollar, c'est entre 1,20 et 1,25.
04:31Donc on n'en est pas encore là.
04:32Maintenant, c'est bien évidemment la brutalité du mouvement qui probablement inquiète.
04:38Et puis de se dire, est-ce qu'on n'en a pas encore dans les tuyaux en termes d'appréciation de l'euro ?
04:44Ce d'autant que ce qui aujourd'hui drive, selon moi, cette appréciation de l'euro,
04:51c'est là pour le coup, c'est le différentiel anticipé en termes d'évolution,
04:55des taux d'intérêt.
04:57C'est-à-dire, aujourd'hui, si vous regardez, les taux d'intérêt sont plus élevés aux États-Unis
05:02qu'ils ne sont en zone euro.
05:05Donc ça devrait être un facteur d'attractivité pour les capitaux qui viennent s'investir
05:10là où c'est le plus rentable.
05:13Mais si les investisseurs se projettent dans le futur,
05:16et ils ne voient plus rien du côté de la Banque Centrale Européenne,
05:19on pense qu'elle va rester durablement dans un statu quo,
05:23voire même certains commencent à envisager des hausses de taux à horizon fin 2026, voire 2027,
05:30alors même qu'aux États-Unis, on est plutôt dans une phase un peu de détente,
05:34même si Jérôme Powell a quand même...
05:36Détente un peu surveillée, parce que quand même, hier, la prise de parole de la FED,
05:41c'était de dire qu'il n'est pas certain qu'on...
05:42Il n'est qu'au manette jusqu'en mai 2026,
05:46et après il y aura un nouveau président au niveau de la FED.
05:50Beaucoup plus détendu.
05:51Voilà, probablement beaucoup plus détendu, comme vous le dites, si bien.
05:54Et donc les marchés s'attendent à ce qu'il y ait des hausses,
05:57et des hausses peut-être plus importantes de taux d'intérêt,
06:00si bien que ce différentiel aurait tendance à se réduire,
06:03et donc c'est favorable plutôt à l'Europe aujourd'hui.
06:08J'aimerais le Renzi sur...
06:10Parce que finalement, on va dire les mécanismes de devise et tout ça,
06:13mais il y a quelque chose...
06:14Finalement, il y a peut-être des bonnes nouvelles là-dedans,
06:16parce que finalement, je vais le traduire dans des mots assez basiques,
06:20on a le sentiment que l'euro a joué un peu le rôle de monnaie-refuge dans cette séquence-là.
06:25Est-ce que ce n'est pas un statut intéressant, finalement ?
06:29Non, mais j'ai un léger désaccord avec les deux camarades sur la vision, au fond, assez erratique.
06:36Ce serait une perte de confiance.
06:38Non, je pense que c'est...
06:40Même si l'expression de Trump est totalement erratique et totalement, je vais dire, variable,
06:48dans les faits, la logique, elle a très bien été exprimée,
06:52c'est, par tous les moyens,
06:55alors ça a pris la forme de droit de douane,
06:57ça prend la forme d'une baisse du dollar,
07:00ça, toujours dans la même logique, consiste à rendre le dispositif,
07:06le système productif américain plus attractif et plus favorable.
07:11Donc, sur le fond, je crois qu'on rend dans une période qui est une période plutôt structurellement,
07:21non pas de long terme, ce serait très prétentieux de dire ça,
07:23mais disons, bien accrochée, avec une vision qui est une vision d'une politique qui est très volontaire.
07:30Alors, permettez-moi de dire que ce que dit, ce que fait la BCE là-dedans dans cette affaire
07:35est en réalité très attaquée maintenant par de très bons économistes,
07:40j'adore cette expression, c'est vrai qu'on a l'impression qu'on vit avec cette espèce de terreur d'inflation,
07:48tout ça est totalement hors de propos,
07:51la réalité c'est qu'on a une croissance très faible en Europe,
07:54que la Banque Centrale Européenne n'est pas sérieuse sur ce sujet-là,
07:58et donc on est en réalité dans un univers où d'un côté,
08:03il y a une espèce de parole libérée qui sort des choses,
08:07ils sont l'inverse, etc., mais en réalité qui, de mon point de vue,
08:10depuis le début je le pense, et l'exprime,
08:13est très structurellement très pilotée,
08:16très fait, très pilotée,
08:18et avec une manière de procéder qui est absolument hallucinante,
08:23et en face on a les enfants de Marie,
08:26qui sont les sous-secs, les enfantins,
08:30qui ne bougent pas en disant,
08:31il y a une inflation terrible,
08:33alors pour nous en France c'est particulièrement ridicule,
08:37puisqu'on a une inflation qui est de 1,2,
08:42et on est là, en train de se le dire,
08:44et dernier aspect,
08:47que mes camarades qui sont très jeunes ne peuvent pas avoir,
08:50même dans leurs souvenirs les plus anciens,
08:53quand, toujours avoir ça en tête,
08:56lorsque Carter cède la place à Reagan,
08:58l'inflation aux Etats-Unis est de 15%,
09:00on a vécu, le monde a vécu avec des taux d'inflation
09:03qui étaient très largement supérieurs à 10%,
09:05et notamment dans notre pays,
09:07on a connu des inflations,
09:08et l'idée qu'on est là, on est à 2,1...
09:11– Mais on n'avait pas l'euro.
09:12– Voilà, oui, mais on est à 2,1,
09:15c'est dramatique, que va-t-il se passer, etc.,
09:17me paraît un problème de second ordre par rapport à la réalité,
09:20c'est le ralentissement de la croissance,
09:22qu'Isabelle d'ailleurs a souligné pour les Etats-Unis,
09:25là aussi, tout est un tout petit peu plus compliqué
09:27que ce qu'il racontait,
09:29et donc je crois plutôt à une transformation structurelle
09:32très profonde pour les...
09:34alors je serais très prétentieux de dire
09:35les 6 mois, 1 an ou 2 ans,
09:37mais ce n'est pas un truc de purement conjoncturel,
09:40et je suis d'accord avec Anthony,
09:42les mouvements sont à la fois brutaux,
09:46et pour le moment mesurés, c'est clair,
09:49Isabelle a rappelé que le taux vraisemblable d'équilibre
09:51doit être de 1,20,
09:53mais la réalité, c'est que
09:55ça n'est que le début d'une mécanique
09:57qui est infernale,
09:59et dans lequel nous sommes des...
10:01je veux dire, complètement perdus,
10:03et je préfère ne pas regarder ce soir
10:07les déclarations de la Banque Centrale Européenne,
10:09parce que j'avais l'impression
10:10de me retrouver en classe de 6ème.
10:12Après, moi j'aimerais quand même rappeler
10:15que les Etats-Unis dégagent un très fort déficit courant,
10:20et donc ils sont obligés
10:23d'attirer l'épargne étrangère
10:25pour se financer.
10:27En fait, il y a un déficit chronique
10:29d'épargne aux Etats-Unis,
10:31le remède de Trump avec les droits de douane
10:33me semble ne pas être le bon remède,
10:35le seul remède qui permettrait
10:36de rééquilibrer la balance commerciale
10:38ou la balance courante aux Etats-Unis,
10:40c'est de réduire le déficit budgétaire,
10:42on ne prend pas du tout le chemin aux Etats-Unis,
10:45et qu'à l'inverse, l'Europe est excédentaire,
10:49alors on peut débattre sur le fait
10:51d'être excédentaire pourquoi,
10:52oui on dit que c'est parce qu'il y a
10:53une faiblesse de la demande en Europe,
10:57et donc c'est la question du recyclage
10:59de l'épargne européenne vis-à-vis des Etats-Unis.
11:03Aujourd'hui, on aimerait bien
11:03qu'on garde plutôt l'épargne chez nous,
11:06et puis le deuxième élément,
11:07c'est qu'il ne faut pas ramener la compétitivité
11:10qui a une compétitivité coût
11:11ou une compétitivité prix.
11:13L'Allemagne a très bien vécu
11:15avec des taux de change
11:16qui n'étaient pas ceux d'aujourd'hui,
11:18mais avec des taux de change
11:19beaucoup plus élevés,
11:20puisque, alors même si la situation
11:21est en train de changer,
11:23mais ils avaient un système productif
11:25qui jouait surtout sur la concurrence
11:28par la qualité,
11:30et donc qui est moins dépendante
11:32des parités relatives
11:36au niveau des bonnets.
11:38Isabelle, juste deux remarques,
11:40d'abord, je vais très bien rappeler
11:42tout ce qu'elle dit,
11:42mais deux remarques.
11:43La première, c'est que
11:44l'affaire des droits de douane,
11:46le discours dans tous les sens, etc.,
11:48de mon avis,
11:49avait pour objectif
11:50de déstabiliser tout le monde,
11:51y compris le taux de change.
11:53Je pense que le taux de change,
11:54en réalité, demeure...
11:55Pour le coup, c'est réussi.
11:56Et pour le coup, c'est réussi.
11:57Non, mais pour le coup, c'est réussi.
11:59Et deuxième sujet,
12:00tu évoquais à juste titre
12:02une Allemagne très concentrée,
12:05avec une épargne
12:06qui finançait son économie.
12:09c'est fini, tout simplement,
12:10parce que les Européens
12:12n'ont pas, en réalité,
12:13d'appétence particulière.
12:16Ça va nous ramener
12:17au deuxième sujet,
12:19mais on est des pays de vieux
12:20qui, en réalité,
12:22ne sont pas très...
12:23Oui, mais tous les investissements
12:27qu'on a à ce plan allemand,
12:28alors on sait bien évidemment
12:29qu'il y a des questions
12:30de mise en œuvre
12:30de ce plan allemand,
12:33mais quand même
12:33qui est annoncé
12:34sur une dizaine d'années
12:35à autour de 1 000 milliards de dollars,
12:37donc ça veut dire
12:37beaucoup plus d'investissements.
12:40Et donc, ça va...
12:41Justement, il y avait
12:42un déséquilibre épargne-investissement
12:44en Allemagne,
12:45en faveur de l'épargne,
12:46au détriment de l'investissement.
12:47L'Allemagne n'investissait pas assez.
12:49Si elle investit plus,
12:51cet écart, il va se réduire.
12:52Et on espère qu'effectivement,
12:54parce que l'épargne domestique
12:56va financer les investissements allemands.
12:59Donc, il y aura moins
13:00de capitaux européens disponibles
13:02parce que le principal
13:03excédent commercial en Europe,
13:06c'est l'excédent allemand.
13:08Et bien, normalement,
13:09il devrait réfléchir.
13:11L'épargne devrait être réorientée
13:14vers le financement
13:15des investissements allemands.
13:18Et donc, il y aura moins
13:18de capitaux européens disponibles
13:20pour aller financer
13:21les Etats-Unis.
13:23Anthony, je voudrais que vous...
13:25Jean-Hervé parlait de la BCE,
13:27dont le principal mandat,
13:28on va dire,
13:28est de surveiller les 2%.
13:29Avec ce sentiment,
13:30je vais le traduire avec mes mots,
13:31mais la BCE,
13:32elle n'est sur le compteur
13:33et ne voit pas le rond-point arriver.
13:35Est-ce que la BCE,
13:38elle n'est plus de son époque ?
13:39Alors, c'est dur à dire,
13:41mais disons qu'on a quand même
13:42beaucoup de difficultés
13:43à comprendre pourquoi
13:43elle est aussi restrictive,
13:44pour le dire très clairement.
13:45Elle pourrait être
13:46beaucoup plus accommodante,
13:47il n'y a pas de risque d'inflation
13:48en Europe,
13:49voire même,
13:50on va importer des inflations,
13:51voire de la déflation,
13:52notamment en provenance de Chine,
13:54qui baisse beaucoup les prix,
13:55donc ça crée plutôt
13:55des pressions déflationnistes
13:57chez nous.
13:57Donc, il est vrai
13:58qu'on pourrait aller
13:58beaucoup plus loin.
14:00Et dans un monde
14:00où on a deux grandes puissances mondiales...
14:01Vous êtes frustrés quand...
14:03Oui, parce qu'on a des...
14:03Comme Jean-Hervé,
14:04vous n'écoutez plus
14:04les discours de la BCE,
14:05c'est terminé aussi.
14:06Alors, si on les écoute toujours
14:06et on les suit,
14:07mais on a deux grandes puissances
14:08que sont les Etats-Unis
14:09et la Chine
14:09qui veulent aller à toute allure
14:10se développer,
14:11investir massivement.
14:12Et nous, on se pose la question
14:13de s'il n'y a pas un risque
14:14de monter légèrement
14:15au-dessus de 2%.
14:16Je pense que c'est quand même
14:17assez largement à côté du sujet.
14:18On devrait être beaucoup plus allant
14:20sur la dynamique économique
14:21que l'on souhaite avoir en Europe.
14:23Et pour revenir sur ce que disait Isabelle,
14:25il est vrai qu'on a un manque de demandes,
14:27j'allais dire quand même
14:27prégnant en Europe
14:29qui vient notamment des pays du Nord
14:30qui sous-consomment.
14:31Et la très bonne nouvelle,
14:32me semble-t-il,
14:33en provenance d'Allemagne,
14:34c'est pas tant son plan d'investissement
14:35puisqu'elle a un déficit
14:37d'investissement public, c'est vrai,
14:38mais pas tellement d'investissement privé
14:39et qui est même sûr...
14:40Son appareil aujourd'hui
14:41est surdimensionné
14:41par rapport à la demande
14:42qui lui est adressée.
14:43Mais en revanche,
14:44il va y avoir une hausse
14:45de 14% du SMIC
14:46sur deux ans en Allemagne.
14:47Et ça, c'est nécessaire.
14:48Autant nous, en France,
14:49on a presque une tendance
14:50à surconsommer.
14:51Autant les Allemands
14:51ont un sujet massif
14:52d'absence de consommation
14:54ou en tout cas de manque
14:54de dynamisme
14:55de la consommation intérieure.
14:56Ça, c'est des très bonnes nouvelles.
14:57Il faudrait que ça se généralise.
14:59On a besoin de plus
15:00de détente monétaire, oui,
15:01mais aussi plus de budget en Europe.
15:02Et ça ne peut pas venir
15:03de la France
15:03où budgétairement parlant,
15:04on est hors jeu.
15:05En revanche,
15:06les pays d'Europe du Nord,
15:07je ne pense pas que l'Allemagne,
15:08les Pays-Bas, l'Autriche,
15:09on a énormément de pays
15:10qui sont excédentaires,
15:11ont les moyens
15:11d'être beaucoup plus dynamiques.
15:13Et c'est un peu l'histoire
15:14du rapport Draghi,
15:15c'est de consolider
15:15une demande agrégée.
15:16C'est toujours le moment
15:17du rapport Draghi qui arrive.
15:18Oui, on pourrait avoir
15:19un effet de traction
15:20en provenance de ces pays.
15:22Moi, je vous trouve quand même
15:23très durs avec
15:23la Banque Centrale Européenne.
15:25Allez-y, Isabelle.
15:26Isabelle,
15:27dans le monde d'avocat.
15:28Non, non, mais c'est pas
15:29parce qu'elle se fait souvent
15:30taper dessus
15:32dès que ça va mal.
15:33Enfin voilà,
15:34on cherche des boucs émissaires.
15:35Et en l'occurrence,
15:36d'abord,
15:38elle a baissé
15:39déjà fortement ses taux.
15:40Elle est plutôt au taux
15:41qu'on appelle
15:42un taux neutre.
15:44Enfin voilà,
15:45si on regarde
15:45les taux réels en Allemagne,
15:47ils sont quasiment à zéro.
15:48Alors nous,
15:48on est dans une configuration
15:49un petit peu différente
15:51parce qu'on a une prime
15:52de risque élevée.
15:53C'est-à-dire que le taux
15:53par rapport à l'Allemagne,
15:55eh bien,
15:56l'écart a eu tendance
15:58à grandir
16:00du fait de notre manque
16:01de discipline budgétaire.
16:03Donc on a des taux réels positifs.
16:05Mais sinon, globalement,
16:07les taux réels,
16:09compte tenu d'une croissance
16:10qui est en phase,
16:11alors on espère
16:12un petit peu d'accélération.
16:14Enfin voilà,
16:14on a des taux réels
16:15qui restent compatibles
16:16avec la situation
16:17macroéconomique.
16:18J'ai bien aimé la formule d'Anthony
16:20puisque, mais Anthony étant
16:21très prudent,
16:23ne le dit pas avec la même...
16:25C'est pas qu'ils sont mauvais,
16:28c'est qu'ils sont complètement
16:29à côté de la plaque.
16:30On est rentré dans un monde
16:31qui n'a rien à voir.
16:33On est en train de réfléchir
16:34au sujet exactement
16:36comme si Trump n'était pas
16:38en train de se balader
16:38en Asie du Sud-Est,
16:40modifier les droits de douane,
16:42qu'il y avait des bagarres
16:43sur les terres rares,
16:43parce qu'on est complètement
16:45hors du sujet.
16:46Mais c'est pas la Banque Centrale
16:47Européenne qui résout ça.
16:49La Banque Centrale,
16:50elle joue sur...
16:52Elle est une expression
16:53d'impostura.
16:53Oui, je suis d'accord
16:55parce que la manière
16:56dont elle présente le débat
16:58est un débat très ancien.
17:00En même temps,
17:00elle n'a pas non plus
17:02à s'approprier des sujets.
17:04Elle n'a qu'un seul mandat.
17:05Oui, son mandat.
17:06Voilà, elle a un mandat.
17:07Elle communique
17:08par abord à son mandat
17:10qui est un mandat
17:11d'ancrage nominal.
17:12Alors, on peut lui reprocher
17:13mais changeons de mandat.
17:14Demandons-lui autre chose.
17:16Mais on ne peut pas
17:16l'incriminer alors même
17:18qu'elle suit scrupuleusement
17:19son mandat d'ancrage nominal.
17:21Sa cible d'inflation
17:23est à 2%.
17:24On va laisser la malheureuse
17:25Banque Centrale Européenne
17:27être entrée
17:28et on va parler
17:31du maire général
17:32des institutions financières
17:33qui gouvernent
17:35cet ensemble de pays.
17:37Quand on discute
17:38avec tel ou tel banquier central
17:40ou tel,
17:41on a l'impression
17:42que les gens sont
17:44à l'heure
17:45d'une révolution
17:47dans le monde.
17:48On est quand même
17:49dans un bouleversement
17:49dans le monde
17:50et on a l'impression
17:51qu'on est en,
17:52j'allais dire,
17:54exactement en Suisse
17:55en 1938.
17:57Après, on a l'impression
17:58qu'il ne se passe rien.
17:59Bien sûr que si,
18:00il se passe des choses
18:01absolument géantes.
18:02j'ai adoré
18:04qu'on parle
18:04du rapport Draghi
18:05mais on en a parlé
18:07et on en parle
18:08et on continue
18:10à en parler
18:10mais il n'y a pas
18:11l'once de l'once
18:12de l'once
18:12d'un début
18:13de démarrage
18:15de quoi que ce soit.
18:15Donc je mets un paquet
18:16sur, j'allais dire,
18:18le discours
18:20européen des institutions.
18:22Mais je pense
18:23qu'à ce moment-là,
18:23c'est de réfléchir
18:24aux institutions
18:25et à la gouvernance
18:27qui nous permettraient
18:28d'accélérer
18:29notamment sur le plan Draghi.
18:31Mais à ce stade,
18:32je ne pense qu'on ne peut pas
18:33demander à la BCDE
18:34de faire autre chose
18:35que ce qu'on lui demande.
18:37Donc aujourd'hui,
18:38on lui demande,
18:39c'est son ancrage nominal.
18:40Elle a une inflation
18:41qui est quasiment
18:41assez cible.
18:42Elle a donc des taux
18:43qui sont à la neutralité.
18:46Si on veut autre chose,
18:47il faut mettre
18:47dans le paquet
18:48de missions
18:49de la Banque Centrale Européenne
18:50et de priorité
18:51en termes de missions
18:52autre chose.
18:53Typiquement,
18:54la croissance...
18:54Isabelle,
18:54je vais reprendre
18:55le chiffre d'Antony tout à l'heure.
18:56300 milliards
18:57de déficit
18:58pour l'Europe
19:00avec la Chine.
19:02Il n'y a pas besoin
19:02d'être un prix Nobel
19:03de l'économie
19:03pour se dire
19:04que c'est déflationniste,
19:07que ça va baisser les coûts.
19:08Donc on peut imaginer
19:09qu'on puisse réfléchir
19:10à 3 mois,
19:126 mois ou 1 an.
19:13Rien n'interdit
19:14d'être intelligent
19:15dans l'existence.
19:16Je reviens juste
19:18sur l'eurofort.
19:19Une donnée,
19:20juste pour comprendre,
19:21parce que certes,
19:23aujourd'hui,
19:24l'euro n'a pas encore
19:24atteint sa valeur nominale,
19:26mais le mouvement
19:26est très rapide,
19:27très brusque.
19:28Un chiffre,
19:28c'est qu'aujourd'hui,
19:29un produit européen
19:31entre l'eurofort
19:32et les droits de douane
19:34aux Etats-Unis,
19:35par défaut,
19:35sont pris à progresser
19:36de 28%.
19:37C'est quand même
19:37un handicap majeur
19:38pour notre industrie.
19:40Enfin,
19:41on est coincés là.
19:41Quand on regarde
19:42les prix d'exportation,
19:44parce qu'effectivement,
19:44il n'y a pas que l'euro,
19:45il y a aussi nos coûts
19:46de production internes.
19:47Il y a un sujet
19:48d'ordre un,
19:48c'est que nos prix
19:50en zone euro
19:51par rapport à 2019
19:51ont progressé
19:52à l'export
19:53d'environ 35%.
19:54Aux Etats-Unis,
19:55on est plutôt
19:55de l'ordre de 25%.
19:57Et la Chine,
19:57on est quasiment revenu
19:58au niveau de 2019.
19:59Quand vous prenez
20:0035 points
20:01de perte de compétitivité,
20:03coût,
20:04ça vous assomme.
20:05Et ça,
20:06ce n'est pas que l'euro.
20:07C'est malheureusement
20:07aussi la structure des coûts
20:08parce qu'on a pris
20:09un choc énergétique
20:09beaucoup plus fort en Europe
20:10qu'ailleurs dans le monde,
20:12qu'on a eu aussi
20:12une vague inflationniste,
20:13on s'est pris
20:14l'ensemble des chocs.
20:15Et pour ça,
20:16il faut peut-être inventer
20:16de nouvelles armes
20:17nous permettant de lutter
20:18davantage à armes égales.
20:20En tout cas,
20:20ce qui est sûr,
20:21c'est que,
20:21comme disait Jean-Larret,
20:22le monde a changé
20:23et on ne voit pas bien
20:24si on utilise
20:24les canaux traditionnels,
20:26comment on peut parvenir
20:27à redresser
20:27la compétitivité européenne.
20:29Enfin là,
20:29on est parti dans un tuyau
20:30qui ne semble pas être le bon
20:32et on n'en est qu'au début.
20:34On parlait de l'Allemagne,
20:35on a perdu quasiment
20:36500 000 emplois
20:39dans l'industrie manufacturière
20:40en Allemagne depuis 2019.
20:41C'est vraiment que le début,
20:42c'est-à-dire qu'il y a
20:43une épure qui est en train
20:44de se faire malheureusement
20:45dans l'industrie européenne
20:46qui va se poursuivre
20:47et je pense qu'on va se réveiller
20:49un peu tardivement.
20:49Et ce n'est pas quand
20:50le tissu productif s'est délité
20:52qu'il faut essayer
20:53de réindustrialiser
20:54comme on aime le dire en France.
20:56Il faut aussi sauver l'existence
20:57et dès maintenant
20:57qu'il faut se réveiller.
20:58Alors après,
20:59sur la politique industrielle
21:01en Europe,
21:02on a,
21:03ce n'est plus à Montabot,
21:04ce qui est très bien.
21:05C'est très bien que ce ne soit plus
21:07puisque là,
21:08c'est effectivement concourir
21:09à armes égales
21:10puisque l'ensemble des pays,
21:12que ce soit la Chine
21:13et les Etats-Unis,
21:15utilisent l'arme
21:16de la politique industrielle
21:18au travers du subventionnement,
21:19etc.
21:20Sauf que quand on pense
21:21notre politique industrielle,
21:25on a de l'argent
21:28au niveau de la Commission
21:29pour aller subventionner,
21:32pour soutenir
21:32cette politique industrielle,
21:33mais elle se fait
21:34sur une base nationale.
21:36Et donc,
21:37ce qui nous manque en Europe,
21:38c'est le passage à l'échelle.
21:40Si on veut être demain...
21:40La fragmentation européenne.
21:41Oui, on est dans la fragmentation.
21:43Et la première chose
21:43que nous dit aussi
21:44dans le rapport Draghi,
21:45c'est regardons-nous.
21:47C'est-à-dire que
21:47quand vous êtes une entreprise américaine,
21:49lorsque vous lancez
21:49un produit sur le marché,
21:51vous pouvez accéder
21:52à 350 millions
21:53de consommateurs.
21:55Donc effectivement,
21:56vous profitez
21:57d'effets d'échelle,
21:58de synergie, etc.
21:59Nous, lorsque vous êtes
22:00une entreprise...
22:00Une vingtaine de normes, nous.
22:01Voilà.
22:02Et nous,
22:03quand une entreprise
22:04décide de lancer
22:05un produit en Europe,
22:06elle fait face
22:08à des normes différentes,
22:09des réglementations différentes,
22:10une fiscalité différente,
22:12si bien qu'on fragmente
22:13le marché
22:13et qu'on n'arrive pas
22:14à créer ces effets
22:15de synergie
22:16et de faire émerger
22:17un peu des champions
22:18qui seraient en capacité
22:19de concourir
22:21avec les géants
22:22américains ou chinois.
22:24Donc il y a vraiment
22:24la question déjà,
22:25c'est déjà de nous regarder
22:26et d'essayer
22:27d'abaisser nos barrières
22:28à l'intérieur
22:29de ce marché unique
22:31pour profiter
22:31de ce...
22:33On est un des plus grands marchés
22:34en termes de consommateurs
22:35ayant un pouvoir d'achat
22:37relativement élevé
22:38comparativement.
22:39Donc ces effets
22:40de synergie
22:42et puis effectivement
22:43repenser notre politique
22:44industrielle,
22:45ce que font les PIEC
22:45notamment,
22:46il y en a quelques projets
22:47au niveau européen
22:48où ce sont plusieurs Etats
22:50qui se mettent ensemble
22:50pour pouvoir investir.
22:52Il faut continuer
22:53à soutenir cette démarche
22:55pour arriver
22:56à créer
22:57les champions
22:58de demain,
22:59de mettre en synergie
23:00et ça fait partie
23:01d'un des éléments
23:02de compétitivité.
23:02Je pourrais vous dire
23:03la question ouverte
23:03à vous trois
23:04sur ce que disait Anthony,
23:05c'est-à-dire qu'on a quand même
23:06le sentiment
23:06qu'aujourd'hui l'Europe
23:07n'est pas dotée
23:08du bon logiciel
23:09dans la période
23:10dans laquelle on est.
23:11On est un peu au Minitel
23:12alors qu'on a la période
23:14de l'intelligence artificielle,
23:15je provoque,
23:16mais il y a un peu
23:17de ce ressort-là finalement.
23:18On est pris à notre piège.
23:19On a le sentiment
23:20que l'Europe
23:20c'est le steak
23:21entre les deux buns,
23:22la Chine et les Etats-Unis.
23:23C'est vrai,
23:23mais juste pour rebondir
23:24sur ce que dit Isabelle,
23:25c'est en théorie
23:26c'est vrai qu'il faudrait
23:27avoir une politique budgétaire
23:28européenne,
23:29en tout cas faire en sorte
23:31de mutualiser les budgets
23:32et industrielles.
23:33Mais soutenu probablement
23:34par la politique budgétaire.
23:35On ne parle même pas
23:35des marchés de capitaux.
23:36Oui, mais ça c'est en théorie.
23:37En pratique,
23:37quand on voit ce qu'on a fait
23:38avec le plan Next Gen EU,
23:40on a transféré
23:40beaucoup de fonds aux Italiens
23:41pour qu'ils nous mettent en place
23:42un super bonus
23:43hyper inefficace
23:44qui a coûté une fortune.
23:47Le problème,
23:48c'est qu'on ne sait pas faire
23:48le fine tuning
23:49de cette politique-là,
23:50donc ça marche bien
23:50sur le papier.
23:51La réalité,
23:52c'est qu'on dépense
23:52derrière mal l'argent
23:53et puis ça finit
23:55par énerver
23:55les pays du Nord
23:56parce qu'en plus,
23:56après on fait des papiers
23:57en disant que la croissance italienne
23:58est super forte.
23:59Deux remarques,
24:00mais pour dire
24:02par politesse,
24:03courte-toi-y d'abord,
24:04je suis entièrement d'accord
24:06et deuxième sujet,
24:07je ne suis pas du tout d'accord.
24:08Je vais dire,
24:09le sujet évidemment
24:11du marché,
24:13c'est d'arriver
24:14à trouver des modalités
24:15de ce que tu as appelé
24:16le fine tuning,
24:17des modalités
24:18qui sont
24:19qu'on ne fait pas
24:20le truc à 27-28
24:21ou un truc
24:22qui n'a aucun sens
24:23que les Slovènes
24:24ne connaissent rien
24:25en spatial,
24:26à ma connaissance,
24:27à moins qu'ils se soient
24:28développés depuis hier soir
24:29et qu'il faut
24:31partout trouver
24:32non pas
24:34une espèce
24:35de truc
24:36de menace
24:36où chacun
24:39veut retrouver
24:40des petits
24:41exactement
24:42ce qu'il allait penser,
24:42mais
24:43et qu'il faut trouver
24:45des accords
24:46entre
24:46les pays
24:47alors c'est
24:48le cas,
24:49je ne sais pas,
24:49par exemple
24:49le Telsat,
24:50il faut se démerder
24:52pour que
24:52le Telsat,
24:53on y arrive
24:54parce que c'est
24:55le substitut
24:56mais ça se fera
24:57à 3-4 pays,
24:58pas plus,
24:59pas plus,
24:59même chose
25:00pour la Défense.
25:01Deuxième sujet,
25:02deuxième moment,
25:03il n'y a pas
25:04beaucoup d'argent,
25:05je suis désolé
25:05mais la Commission européenne,
25:07non,
25:07quand on regarde
25:08par rapport
25:08au rapport Draghi,
25:09il nous faut
25:11800 milliards,
25:12on ne les a pas,
25:14je veux dire,
25:14on ne les a pas,
25:15on ne les a pas,
25:16donc même
25:16en fouettant
25:18des malheureuses
25:20Slovènes
25:20de la même manière,
25:22en allant chercher
25:22partout l'argent,
25:23pour le moment
25:24on ne l'a pas,
25:24donc il faut trouver
25:25une mécanique
25:26incitative
25:28qui accroche
25:30et derrière,
25:32pourquoi est-ce
25:33que la Californie,
25:33deux remarques,
25:34pourquoi la Californie,
25:35la Californie,
25:36c'est...
25:37J'en vais en remarquer
25:38une fois d'abord.
25:38Voilà,
25:39et deuxième sujet,
25:40l'Allemagne a été
25:41une immense puissance
25:42exportatrice industrielle
25:44avec 70 millions
25:45à l'époque,
25:47entre 60 et 85 millions
25:49d'habitants,
25:50donc c'est un tout petit
25:51peu plus compliqué.
25:52Ok.
25:52qui est...
25:53qui est de la mort.
25:54Qui est de la mort.
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