Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 mois
Les socialistes "ont changé d'alliance" et "sont passés de l'alliance avec nous à l'alliance avec (Gabriel) Attal", secrétaire général du parti présidentiel Renaissance, a accusé le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, à l'occasion d'un déplacement à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne).

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Alors, de quoi vous voulez qu'on parle ?
00:01C'est pourquoi vous êtes là aujourd'hui, c'est-à-dire votre pétition sur les frais bancaires.
00:06Voilà.
00:06Encore pour vous, c'est important de mobiliser l'opinion.
00:09Je n'arrive pas à comprendre qu'une décision pareille ait pu être prise,
00:13parce qu'au point de départ, c'était une directive européenne,
00:18c'est passé au Parlement européen, et ça concernait les crédits à la consommation.
00:23Donc, on peut parfaitement comprendre qu'il y a une politique pour dire attention au surendettement.
00:27D'autant que la finance mondiale est en ce moment très fragile,
00:32et ça va tourner à une catastrophe, mais bon, bref.
00:35Là-dessus, ça arrive en France, ça arrive à l'Assemblée nationale, on en discute.
00:40Les députés insoumis présentent une demande d'abrogation de la proposition
00:45qui est faite par l'Europe, parce qu'ils craignent justement que ça soit utilisé pour autre chose.
00:51Et c'est ça qui se passe.
00:52On a, aussitôt, on a une décision qui, là, vient du gouvernement et par ordonnance,
00:59qui fait du découvert bancaire un crédit à la consommation.
01:02Alors là, ça ne va plus, parce que, pour ceux qui ne le sauraient pas,
01:05qui n'ont jamais de découvert, un découvert, c'est une situation,
01:10ça vous arrive un mois, pas forcément le suivant,
01:12et si ça vous arrive plusieurs mois de suite, il y a une solution,
01:16il n'y a qu'à augmenter les salaires, et vous verrez, il n'y aura plus de découvert bancaire.
01:18Donc vous comprenez bien que ce n'est pas pareil d'avoir un découvert à la fin du mois
01:23que de dire, tiens, j'achète, je ne sais pas quoi, moi, une voiture de luxe,
01:28ou une immense, ça n'a rien à voir.
01:30Le découvert bancaire, c'est ce qui permet aux gens d'assurer la continuité, de, voilà.
01:36Alors, tout ça est tellement absurde,
01:38on se dit, on peut avoir une décision qu'il annule.
01:44Et si on annulait ça, eh bien, ça facilite la vie des gens,
01:48ça fout la trouille de savoir qu'on n'a plus le droit à un découvert bancaire.
01:52Mais ça, ça sera en novembre prochain.
01:54Donc entre maintenant et novembre, on a le temps de mener la lutte.
01:58C'est pourquoi Clémence Guettet a pris l'initiative de faire cette pétition.
02:02Et moi, je viens, comme tous les autres Insoumis, partout dans le pays, distribuer des tracts.
02:07Ce matin, Sébastien Lecourne est encore Premier ministre.
02:10Est-ce que le spectre de la censure s'éloigne, et aussi celui de la dissolution ?
02:14Ben là, ça dépend plus de nous, les Insoumis,
02:18puisque de toute façon, nous, nous sommes décidés à déposer la motion de censure.
02:24Mais il semble que les socialistes d'un côté, mais aussi le Rassemblement National,
02:29n'aient pas envie qu'il y ait censure pour que ça ne fasse pas tomber le gouvernement, je pense.
02:36Alors là, bon, voilà, ça dépend d'eux.
02:38C'est eux qui tiennent en vie ce gouvernement et M. Macron.
02:42Mais je crois que beaucoup de Français peuvent se dire
02:44« Ah, mais comment ça se fait, les Insoumis, encore la censure ? »
02:47Ben oui, encore la censure, c'est les gens.
02:49Vous n'avez qu'à regarder ce qu'il y a dans le budget.
02:51Vous pouvez avoir froid dans le dos, hein.
02:52Donc, si on fait tomber le gouvernement, ça veut dire que,
02:55ben, ce n'est pas cette politique-là qui s'appliquera.
02:58ni celle sur la sécurité sociale, qui était extrêmement cruelle.
03:03Je ne sais pas quel est le type qui a inventé
03:05d'aller taxer les indemnités quotidiennes des gens qui sont en soins de longues maladies,
03:10vous voyez, notamment pour le cancer.
03:13Bon, voilà où on en est, mais on va faire notre devoir,
03:15et puis après, ben, c'est la démocratie, que voulez-vous ?
03:18C'est l'Assemblée Nationale qui décidera.
03:20– Mais comment vous voulez convaincre les socialistes
03:22qui sont engagés dans un, visiblement, une tentative de compromis
03:26avec le gouvernement sur le budget ?
03:27Comment vous voulez-vous convaincre de voter la censure ?
03:29– Ben, on pense que les gens sur le terrain, ils peuvent beaucoup,
03:34parce que la direction du Parti Socialiste, le Premier secrétaire,
03:38M. Hollande, M. Vallaud, c'est une chose.
03:41Mais des socialistes, je veux dire, comme tout le monde, quoi,
03:46qui ont un budget familial, qui ont des malades à la maison,
03:50qui ont, ben, eux, ils ne sont pas d'accord avec cette politique-là.
03:53Donc, je compte sur la base socialiste pour faire pression.
03:57Puis, au passage, je leur dis, la prochaine fois,
03:59si vous voulez être sûr du résultat, ben, élisez plutôt des insoumis.
04:02– Vous comprenez leur stratégie aux socialistes tout de même,
04:04de revendiquer des victoires sur les retraites, sur la nouvelle taxe ?
04:08– Oui, oui, bien sûr. Je comprends très bien leur stratégie,
04:11c'est, comme d'habitude, raconter des bobards
04:12pour essayer de faire croire à des choses qui n'existent pas,
04:15parce qu'il n'y a pas de victoire.
04:17Et là encore, ben, j'ai compris comme tout le monde,
04:21ils ont changé d'alliance, ils étaient alliés à gauche,
04:24avec nous, avec les communistes et avec les verts,
04:26et maintenant, ils veulent s'allier avec M. Attal
04:29et avec ce qu'ils appellent, eux, le centre-gauche.
04:30Bon, je ne vois pas ce qu'il y a de gauche dans M. Attal,
04:33mais voilà, c'est ça leur calcul.
04:35Donc, pour ça, ils donnent des signes abondants de, comment dire,
04:39de bonne conduite, donc ils ne votent pas certains amendements de gauche,
04:44ils votent des mesures qu'ils inventent au milieu de la nuit,
04:47comme l'histoire, là, sur l'impôt sur la fortune,
04:51une espèce de folie qu'ils ont inventée,
04:52qui fait que maintenant, les très riches vont payer encore moins qu'avant.
04:55Alors, c'est vous dire, il y a de leur part aussi un amateurisme.
04:58Et l'amateurisme, le manque de professionnalisme,
05:01ça signifie qu'en réalité, ils s'en foutent de ce qu'ils votent.
05:04Ce qui compte pour eux, c'est juste qu'ils ont montré
05:06qu'ils pouvaient s'entendre avec M. Attal, voilà tout.
05:10Voilà, quoi d'autre ?
05:11– Vous avez vu le sondage pour 2027, qui est paru ce matin,
05:13et donc vous montrez en bonne forme,
05:16un homme fort du Premier ministre, vous n'êtes pas fan des sondages,
05:19mais c'est une bonne indication, comment est-ce que vous comptez ?
05:22– Écoutez, sans faire de mauvais esprit, comme d'habitude, on le fait tous,
05:27c'est-à-dire que les sondages sont bons quand ils sont bons,
05:29et mauvais quand ils sont mauvais.
05:31Mais moi, j'ai du mal à prendre un sondage, même qui m'est favorable,
05:35dans lequel la base de départ ne tient compte ni des quartiers populaires,
05:41puisque personne ne répond au téléphone pour se faire sonder,
05:43puis imaginez-vous, vous allez répondre au téléphone,
05:45oui, oui, je vote insoumis, il y a votement de l'autre côté,
05:49et puis, qui n'interroge pas non plus les dômes et les tomes,
05:52que moi, voulez-vous que je prenne ça au sérieux ?
05:55Alors moi, quand il y a un sondage à mon sujet, je pars,
05:57il me manque déjà 5 points, d'ailleurs, il se trompe de 5 points à chaque fois.
06:00Voilà, bon, ben, si la nouvelle est bonne, ça va donner du baume au cœur,
06:04et puis, voilà, mais moi, ça ne me fait ni chaud ni froid,
06:07ni comme c'est bas, ni comme c'est haut.
06:11Mais je n'ai pas besoin de surfer, c'est nous qui la créons.
06:14Je vous ai demandé aux gens qu'il y a ici, qu'est-ce qu'ils en pensent.
06:16Alors, qu'est-ce que vous préférez, Mélenchon ou Macron, monsieur ?
06:19Bonjour.
06:20Ah oui, Mélenchon, franchement, et vous là-bas ?
06:22Mélenchon ou Macron, qu'est-ce que vous préférez ?
06:25Mélenchon, ah merci, monsieur, merci, monsieur.
06:27Je lui dirai, ça va lui faire plaisir.
06:28Pour revenir à Sébastien Lecornu,
06:32certains disent qu'il est finalement très habile, le Premier ministre,
06:36il fait parler l'Assemblée, il n'utilise pas le 49-3,
06:40il laisse les débats avancés,
06:42les propositions votées par des alliances parfois improbables à l'Assemblée.
06:47Vous le trouvez comment, ce Premier ministre ?
06:48Ben, il fait ce qu'il peut pour survivre,
06:50comme tous les premiers ministres de la Terre.
06:52Mais tout le monde n'a pas la chance incroyable d'avoir un président
06:56qui nie le résultat des élections et qui nomme un gars
06:58qui ne devrait pas être là Premier ministre,
07:00et tout le monde n'a pas non plus la chance d'avoir un parti d'opposition
07:03qui vote pour vous, comme c'est le cas du PS,
07:05pour monsieur Lecornu.
07:06Alors évidemment, c'est plus, vous savez, bon voilà,
07:09il est dopé, quoi.
07:13Ce n'est pas son état normal.
07:15Voilà ce que j'ai à dire de lui.
07:17– Les débats à l'Assemblée, vous avez quand même suivi ces débats
07:19toute cette semaine.
07:20Vous trouvez que c'est bien que l'Assemblée amende
07:22fasse voter à sa tombe de chambre ?
07:24– Ah ben oui, je ne vais pas dire le contraire.
07:26C'était ce que nous-mêmes on proposait de faire
07:27quand on a gagné le NFP, les élections.
07:31On nous a dit comment vous comptez faire.
07:32Bon, on a dit on compte faire comme ça.
07:34On vient, on fait des propositions,
07:35l'Assemblée vote ou vote pas.
07:37Mais je vous fais remarquer que ça fait déjà deux fois, par exemple,
07:40qu'on fait voter la taxe sur les multinationales.
07:43mais il faut que les gens comprennent bien.
07:45On n'est pas en train de les raqueter à la sortie de la messe.
07:48On leur prend un impôt sur ce qu'ils font réellement
07:53comme bénéfice en France.
07:54C'est-à-dire, on leur dit, écoutez, vous allez payer
07:57comme tout le monde, et c'est-à-dire pas beaucoup
07:59pour ce qui est des grandes entreprises.
08:02Ça fait deux fois qu'on fait voter ça.
08:03Ça rapporte 26 milliards.
08:05Donc c'est énorme.
08:07Eh bien, ça fait deux fois que l'Assemblée le vote
08:09et que le gouvernement dit qu'il n'en veut pas.
08:12et que ça ne passe pas.
08:15Donc vous voyez, tout ça, il y a une part de comédie.
08:17Parce qu'on vote des choses et ensuite,
08:19elles ne sont pas appliquées.
08:21C'est surtout ça qu'il faut voir.
08:22Donc M. Lecornu n'est ni plus ni moins habile
08:24que M. Bayrou ou M. Barnet.
08:26Il a juste un concours de circonstances
08:28qui le favorise.
08:29Et ce concours de circonstances,
08:31c'est essentiellement le fait que les socialistes
08:34ont changé d'alliance et sont passés
08:36de l'alliance avec nous
08:37à l'alliance avec M. Attal.
08:40Ben, c'est arrivé à tout le monde, non,
08:41dans la vie de se faire avoir.
08:42Eh ben, c'est ce qui nous est arrivé, les gars.
08:44Voilà.
08:45Ça justifiera pour vous
08:46des mesures de rétorsion municipale
08:49contre le socialiste ?
08:50Mais non, nous, on n'est pas dans...
08:52On n'en fait pas une affaire personnelle,
08:54on ne règle pas des comptes.
08:55Ils ont dit qu'ils ne voulaient pas de nous
08:56ni au premier ni au deuxième tour.
08:58Ben, qu'ils nous fassent confiance.
08:59Ils nous auront ni au premier ni au deuxième tour.
09:01Voilà.
09:01Bon, moi, ça me met de bonne humeur, le marché.
09:08Merci à vous, en tout cas,
09:09de votre journée.
09:11Ouais, ouais, j'aime bien.
09:13Mais là, ce n'est pas les marchés de Paris
09:15qui sont le plus bourgeois.
09:17C'est quand même, vous n'avez qu'à voir les prix.
09:19Ce n'est pas les mêmes.
09:20Je vais venir faire mes courses à l'heure.
09:24Jean-Luc Mélenchon.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations

CNEWS
il y a 4 mois