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  • il y a 2 mois
La porte-parole du gouvernement était interrogée par Thomas Despre (RTL), Perrine Tarneaud (Public Sénat) et Carl Meuss (Le Figaro).
Regardez Le grand jury avec Thomas Despré du 02 novembre 2025.

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Transcription
00:00Bonjour à tous et bienvenue dans ce Grand Jury en direct comme chaque dimanche sur RTL et à la télévision sur Public Sénat, canal 8 de la TNT.
00:22Bonjour Maud Brégeon. Bonjour. Vous êtes porte-parole du gouvernement. Avec vous, on va essayer de comprendre ce midi ce qui s'est joué ces derniers jours à l'Assemblée nationale.
00:30Alors que les députés examinent le budget 2026, votre gouvernement multiplie les gestes pour éviter la censure des socialistes.
00:37Mais à quel prix ? Qui va devoir payer ? Les plus riches ? Les grandes entreprises ? Les Français qui achètent des médicaments ?
00:43On va essayer d'être le plus concret possible ce dimanche. Et puis on va tenter de répondre à cette question.
00:48La politique macroniste pro-entreprise est-elle définitivement terminée ? Bienvenue dans ce Grand Jury, Maud Brégeon.
00:54Merci beaucoup.
00:56A mes côtés pour vous interroger aujourd'hui Perrine Tarnot de Public Sénat et Carmeus du Figaro.
01:02Dans ce Grand Jury, Maud Brégeon, nous évoquerons également l'impopularité record d'Emmanuel Macron, comparable désormais à celle de François Hollande.
01:09On parlera aussi des élections municipales. Sans oublier nos questions express et notre rubrique, ça se passe au Parlement.
01:16Le Grand Jury, l'actualité de la semaine.
01:20Mais d'abord, Maud Brégeon, l'actualité de la semaine, c'est évidemment ce budget 2026 qui est examiné à l'Assemblée.
01:26En l'espace de quelques jours, le gouvernement a offert aux socialistes la suspension de la réforme des retraites,
01:32une surtaxe sur les très grandes entreprises et maintenant un dégel des pensions de retraite.
01:37Question simple, qui est le patron aujourd'hui ? Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti Socialiste ou Sébastien Lecornu ?
01:42Personne ne peut faire comme s'il y avait une majorité absolue à l'Assemblée Nationale.
01:47Personne ne peut ignorer le mois qu'on vient de traverser où nous avons manqué de passer d'une crise politique à une crise de régime.
01:55Et personne ne peut nier la difficulté que nous avons collectivement depuis 18 mois à faire avancer ce pays.
02:02Mais aujourd'hui, vous comprenez bien qu'on a l'impression que le gouvernement cède à toutes les demandes du Parti Socialiste.
02:07Le gouvernement est à la disposition du Parlement. Le gouvernement est sous tutelle de l'Assemblée Nationale des 577 députés.
02:14Et donc notre responsabilité, c'est d'abord d'éclairer les débats.
02:17Et je salue ici le travail d'Amélie de Montchalin, qui est ministre du Budget et qui fait un travail remarquable à l'Assemblée Nationale.
02:25Et de discuter effectivement avec tous les groupes qui ont permis à ce débat de démarrer.
02:30Et donc on assume de discuter avec le groupe de Boris Vallaud, avec le groupe de Laurent Wauquiez, avec le groupe de Gabriel Attal, avec le Modem, avec Horizon.
02:39Parce que c'est l'Assemblée Nationale que les Français ont choisi.
02:42Et vous y voyez un cap aujourd'hui dans ce budget ?
02:44Je vois une volonté. Une volonté partagée entre le gouvernement et les groupes politiques que je viens de citer pour arriver à faire avancer les choses.
02:52Moi je crois, en tout cas je suis peut-être optimiste, mais qu'il y a des parlementaires de bonne foi qui, sans nier leur conviction, ont intégré la nécessité absolue de doter ce pays d'un budget d'ici au 31 décembre.
03:08Et c'est difficile. C'est compliqué les compromis. C'est exigeant. Ça prend du temps. Le débat parlementaire, c'est long. On va y revenir.
03:15On en a encore pour de longues semaines. Mais c'est absolument nécessaire. Et c'est, je crois, respecter, encore une fois, le vote des Français.
03:24Certains peuvent avoir l'impression, néanmoins, aujourd'hui, que vous êtes prêts pour rester en place, pour rester au gouvernement.
03:31Vous êtes prêts à céder un petit peu sur tout ce qui faisait jusque-là le macronisme, une politique pro-entreprise, pro-business. Un cap aussi sur les finances publiques.
03:40D'abord, je constate, avec une forme d'amusement, que lorsqu'on utilise le 49-3, comme ça a été fait ces dernières années, on nous taxe d'être autoritaires, voire autoritaristes, et de ne pas respecter la démocratie parlementaire.
03:54Aujourd'hui, quand Sébastien Lecornu prend cet engagement extrêmement fort de ne pas utiliser le 49-3, on nous reproche un manque de contrôle de la part du gouvernement.
04:03Bon, c'est probablement la preuve qu'on a trouvé un bon équilibre.
04:06Il y a, encore une fois, une ligne directrice qui a été la nôtre depuis le début des débats budgétaires.
04:13Il est hors de question de s'attaquer à ce qui fait l'emploi, à ce qui fait l'innovation, à ce qui fait l'appareil productif et à ce qui fait la croissance.
04:21On y reviendra. Un budget, c'est des dépenses, c'est des recettes.
04:24Il se trouve que le processus parlementaire veut qu'on commence par les recettes, mais ça se regarde dans la globalité.
04:30Et puis derrière, il y a encore une fois, quelle est notre capacité à créer de la richesse ?
04:34Quelle est notre capacité à créer de la croissance ? Et c'est pour ça qu'on a, par exemple, refusé la taxe Zuckman.
04:38Parce que la taxe Zuckman est profondément mauvaise pour l'économie française.
04:42Mais si on regarde pour le moment dans le budget, Maude Bréjon, 6 milliards de surtaxes d'impôts sur les très grandes entreprises.
04:47Une taxation sur les bénéfices des multinationales.
04:49Une taxe sur les services numériques.
04:518 milliards sur les rachats d'actions.
04:54Le gouvernement Macron, les gouvernements Macron ont tous été taxés d'être des gouvernements pro-entreprise.
05:00C'est terminé ?
05:01On reste pro-entreprise.
05:02Mais vous me parlez comme si, au fond, l'objectif du macronisme, c'était de protéger les grandes entreprises et les plus riches de ce monde.
05:09Non, en fait.
05:11Nous aussi, on veut protéger les Français les plus modestes.
05:13On veut protéger les retraités qui ont parfois du mal à boucler les fins de mois.
05:17Et c'est le sens des annonces du Premier ministre à l'Assemblée nationale vendredi dernier.
05:21Mais on cherche tous un équilibre.
05:24Et bien sûr que dans un moment où il y a un effort particulier à faire parce qu'on a un déficit qui est haut et qu'il faut réduire,
05:30on demande à ceux qui le peuvent le plus de contribuer un peu plus que les Français qui sont les plus précaires.
05:37C'est du bon sens.
05:38Et ça ne va pas à l'encontre de ce qu'a porté Emmanuel Macron.
05:41Emmanuel Macron, c'est celui qui, pendant les crises successives, pendant la crise du Covid, pendant la crise de l'énergie,
05:47a protégé les plus modestes d'entre nous.
05:49C'est ce que continue à faire Sébastien Lecournier aujourd'hui.
05:50Est-ce que ce matin, cet équilibre vous semble plus précaire que jamais ?
05:53On a vu Sébastien Lecornu qui a déclaré à certains médias, on peut chuter à n'importe quel moment ?
05:58On est, encore une fois, je l'ai dit, sous la tutelle des 577 députés de l'Assemblée nationale.
06:04Si on se réveille tous les matins à la place qui est la mienne ou à la place qui est celle du Premier ministre,
06:08en se demandant si on va être censuré la semaine prochaine, on ne fait pas grand-chose.
06:14Nous, encore une fois, on a mis une copie sur la table, un budget de départ ouvert à la discussion.
06:19On a pris des engagements, on est de bonne foi, les engagements pris seront des engagements tenus.
06:24Et ensuite, ça ne dépend pas que de nous, ça dépend de la bonne volonté des uns et des autres.
06:28Alors justement, vous parlez de l'équilibre que le gouvernement recherchait.
06:31On a l'impression que parmi vos interlocuteurs, le Parti Socialiste, lui, cherche plutôt à déséquilibrer
06:35à chaque étape, proposant des mesures nouvelles.
06:41Là, Olivier Faure qui demande désormais le maintien de l'abonnement de 10% sur les retraités.
06:47Boris Vallaud qui dit qu'on est loin du compte, le patron du groupe des socialistes.
06:51J'ai lu dans la tribune, je crois, ce matin.
06:54Il parle d'un sentiment d'écœurement en disant qu'on est vraiment loin du compte, on ne va pas voter le budget.
06:58Vous avez l'impression que vous êtes soumis à une forme de chantage du Parti Socialiste sur ce budget ?
07:05Je crois d'abord que le Premier ministre est très imperméable au chantage.
07:08Et ensuite, quant aux déclarations que j'ai effectivement lues dans la presse ce matin,
07:13je suis un petit peu étonnée et un petit peu fatiguée de ce type de déclaration.
07:16Parce que personne ne peut ignorer que les choses ont bougé depuis plusieurs semaines.
07:20Vous leur dites pas aux socialistes, ne soyez pas trop gourmands ?
07:22Le budget qu'on est en train d'étudier aujourd'hui, ce n'est plus le budget Bayrou.
07:26Ce n'est plus le budget Bayrou.
07:28Il n'y a plus le gel des pensions de retraite.
07:29Ou en tout cas, on a dit qu'on était ouvert à la discussion.
07:32Il n'y a plus les jours fériés pour ne prendre que ces exemples-là.
07:36Le Premier ministre a fait une grande part du chemin sur la question des retraites,
07:41sur la question du 49.3 là aussi.
07:42Eh bien, je dis que j'espère que les uns et les autres feront jusqu'au bout preuve de bonne volonté.
07:49Je ne demande pas aux socialistes de devenir macronistes.
07:51Et nous ne demandons pas aux républicains de devenir socialistes.
07:54Ce que nous disons, c'est que les Français nous ont imposé une assemblée
07:57qui doit amener les uns et les autres à accepter de faire un pas vers l'autre.
08:03Et ce n'est pas facile, ce n'est pas dans la culture française.
08:05Mais pourtant, dans beaucoup de pays, au sein de l'Union Européenne,
08:08on arrive à faire ce travail-là.
08:10Et donc, on ne négocie pas en s'envoyant à la figure des menaces de censure ou des coups de menton.
08:18Je ne crois pas que ce soit la bonne façon de faire avancer les débats au sein de l'Assemblée Nationale.
08:22Et je constate par ailleurs...
08:23Et je constate par ailleurs qu'entre les déclarations qu'on peut lire dans la presse ici ou là
08:29et le travail de très grande qualité qui est mené par les députés,
08:33je pense qu'il faut le souligner, qu'il y a un travail exigeant,
08:36qu'il y a un travail long, qu'il y a un travail technique,
08:38il y a là un contraste qui est parfois un peu saisissant.
08:43Je vois en tout cas, moi, et c'est une très bonne chose,
08:45à l'Assemblée Nationale des débats qui sont de bonne tenue.
08:47Une Assemblée Nationale qui est pleine à craquer.
08:50J'ai été élue députée en 2022, j'ai été marquée par les remarques des électeurs,
08:55chez moi, Anthony, qui me disaient
08:56« Ça doit être terrible, l'Assemblée Nationale, quel spectacle vous donnez ? »
09:00Et bien aujourd'hui, on a une Assemblée Nationale qui est au travail,
09:03qui le fait de façon sérieuse, de façon rigoureuse,
09:05et je crois que ça honore le débat parlementaire.
09:07Mais effectivement, pour reprendre la question de Karl Menus,
09:09est-ce qu'il y a un double langage de la part des socialistes
09:12que le Premier ministre rencontre régulièrement,
09:14encore une fois, un déjeuner avec Olivier Faure vendredi dernier ?
09:17Moi, je veux croire que les uns et les autres sont dans une...
09:20Voilà, dans une bonne foi, et ont réellement envie que les choses avancent.
09:24Vous savez, le week-end, les socialistes, les macronistes, les républicains,
09:28on rentre tous dans nos circonscriptions.
09:29Et on entend des Français qui nous demandent de nous entendre,
09:33qui n'ont pas envie de sombrer dans une crise politique permanente.
09:36Et donc, chacun fera ses choix.
09:39Et la censure est un droit.
09:40Si les députés souhaitent censurer le gouvernement...
09:42Pour le moment, les députés socialistes disent qu'en l'État, ils vont censurer.
09:46Mais ils peuvent le faire, mais d'abord, qu'ils le fassent sur la base d'un texte.
09:49Et après avoir fait tout ce travail de compromis, qui, je le redis,
09:52va prendre encore des semaines.
09:54Justement, le fond du texte.
09:55On va y venir maintenant.
09:57Karl Mayus en parlait également.
09:58Olivier Faure demande que l'on maintienne l'abattement de 10% sur les retraités.
10:03Un abattement que le gouvernement voulait supprimer.
10:05A la clé, 4,6 milliards d'euros d'économies.
10:08Est-ce que vous y êtes prêt ce matin ?
10:10Nous, on est prêt à discuter de beaucoup de choses tant qu'on conserve cet équilibre.
10:15Et cet équilibre, ça a un objectif.
10:17Être en dessous des 5% de déficit l'année prochaine.
10:20Parce que c'est comme ça qu'on arrivera à redresser nos comptes.
10:24Donc, si certains veulent enlever des mesures qui sont aujourd'hui dans le budget,
10:29qu'ils nous proposent comment on les finance en face.
10:32Pardonnez-moi, la suspension de la réforme des retraites jusqu'à l'élection présidentielle,
10:38ce n'est pas gratuit.
10:40C'est le contribuable qui paie à la fin.
10:42Et donc, les socialistes doivent nous expliquer comment est-ce qu'ils financent cette demande-là
10:46auxquelles on a accédé.
10:48La question du dégel du barème de l'impôt sur le revenu
10:52et plus globalement de l'année blanche.
10:55L'année blanche prise dans sa globalité, c'est 6 milliards.
10:59Là encore, je comprends qu'il puisse y avoir des réticences.
11:02Pas uniquement du côté des socialistes, d'ailleurs.
11:04Il y en a du côté du groupe Renaissance.
11:06Il y en a du côté du groupe Les Républicains de Laurent Wauquiez.
11:09Mais il y a une réalité budgétaire et démographique qui s'impose à nous.
11:14Juste si on est très précis, les retraités, cet abattement,
11:17est-ce que le gouvernement est prêt à réintroduire cet abattement ?
11:20Ou est-ce que les retraités vont devoir contribuer ?
11:22Ça fera partie du débat, mais l'effort ne peut pas uniquement peser sur les actifs.
11:26Et ça ne signifie pas avoir un discours caricatural vis-à-vis des retraités de ce pays.
11:32Retraités, ça veut au fond dire beaucoup de choses.
11:34Il y a beaucoup de niveaux de retraite différents.
11:36Tous les retraités ne sont pas des nantis, qu'on soit extrêmement clair.
11:39Il y a des retraités qui ont du mal à terminer le mois, et on le sait.
11:43Mais pour autant, ce n'est pas à ceux qui travaillent de porter la totalité de l'effort.
11:48Donc pour l'heure, vous êtes plutôt défavorable.
11:50Périne Tarnot.
11:50Sur le coût total des mesures qui, pour l'instant, ont été adoptées par l'Assemblée nationale,
11:54le Premier ministre a demandé vendredi une sorte d'audit au ministre de Bercy.
11:58Des mesures qui ont été adoptées, afin d'y voir plus clair sur la pression fiscale, les recettes attendues.
12:03Est-ce qu'un premier chiffrage a été fait ? Est-ce que vous avez des premiers chiffres ?
12:06Je laisserai Amélie de Montchalin répondre sur ce sujet.
12:09Elle aura l'occasion de le transmettre à l'Assemblée nationale, j'imagine,
12:12dans les jours à venir.
12:13Pourquoi est-ce qu'on fait ça ?
12:15On fait ça parce que le débat parlementaire a commencé par la discussion autour des recettes.
12:21Et donc, pour le dire plus simplement, autour des taxes et des impôts.
12:25Il faudra ensuite discuter de la question des dépenses.
12:29Et je rappelle que dans ce budget, les deux tiers de l'effort correspondent à la réduction de dépenses.
12:36Et donc, il va bien falloir que les uns et les autres, au regard de ce qu'on aura acté sur les recettes,
12:41fassent preuve aussi de bonne foi en matière de réduction des dépenses.
12:45Et d'habitude, en tout cas, l'expérience, la petite expérience qu'est la mienne au Parlement,
12:51il est plus facile de créer de nouveaux impôts et de nouvelles taxes que de réduire les dépenses.
12:56Or, le premier...
12:56Le message que vous faites passer, c'est qu'il va falloir faire des économies encore plus fortes
12:59sur les différents postes budgétaires.
13:01Ce que je dis, c'est que le problème budgétaire que nous avons est essentiellement lié
13:06à la trop forte augmentation des dépenses ces dernières années.
13:10Et donc, il va falloir qu'on ait le courage, collectivement,
13:12et que les forces politiques, les groupes parlementaires aient le courage de s'y atteler.
13:17Je donne un exemple.
13:19L'assurance maladie, c'est le projet de loi de finances de la Sécurité sociale,
13:23est cette année en déficit de 25 milliards d'euros.
13:26Elle sera en déficit de 40 milliards d'euros en 2030, si nous ne faisons rien.
13:32Il y a une mesure très concrète, Maud Bréjot, dans ce projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
13:36Cette semaine, les députés ont rejeté le principe du doublement des franchises médicales.
13:41Pour être très clair, c'est cette part qui reste à payer pour les patients.
13:45Aujourd'hui, 1 euro, par exemple, sur une boîte de médicaments, ce sera 2 demain.
13:49Ça peut être beaucoup plus pour ceux qui ont des gros traitements.
13:52Une mesure censée rapporter 2,3 milliards d'euros.
13:56Le Parlement a dit non, considérant qu'il ne faut pas faire d'économie sur la santé.
14:01Le gouvernement peut, sur ce point, passer outre et utiliser un décret.
14:06Qu'est-ce que va faire le gouvernement ?
14:07Vous allez revenir sur ces franchises médicales ?
14:09C'est une mesure que nous allons continuer de défendre.
14:12Je vais commencer par dire une chose.
14:13Le gouvernement va continuer de défendre cette mesure ?
14:15Le budget de l'assurance maladie, tel qu'il est proposé dans la copie initiale du gouvernement,
14:20augmentera l'année prochaine de 5 milliards.
14:22Pourquoi je vous dis ça ?
14:23Parce que, contrairement à ce que je peux entendre, ce n'est pas le musée des horreurs,
14:26et ce n'est pas un budget de régression sanitaire.
14:30Concernant les franchises, 18 millions de personnes ne payent actuellement aucune franchise.
14:35Je pense aux plus modestes d'entre nous, je pense aux mineurs, je pense aux femmes enceintes, par exemple.
14:40Ça, ça restera.
14:41Et nous sommes même ouverts à élargir le public concerné par ces exonérations de franchises.
14:46Pour autant, Thomas Després, est-ce que lorsqu'on gagne plutôt bien sa vie,
14:53est-ce que vous et moi, on peut se permettre de payer un peu plus cher notre boîte de Doliprane
14:57quand on va à la pharmacie ?
14:59Eh bien, je pense que la réponse est oui.
15:00Encore une fois, l'assurance...
15:02Vous pourriez ouvrir des exemptions ?
15:04Ça fera partie du débat parlementaire.
15:05À des étudiants, par exemple ?
15:07Ça fera partie du débat parlementaire.
15:08Les étudiants, quand ils sont mineurs, ne payent déjà pas de franchise.
15:11Et donc, tout ça dépend évidemment du niveau de ressources et du niveau de revenus.
15:15Ça fera partie du débat parlementaire.
15:17Ce n'est pas à moi de le dire aujourd'hui.
15:18Certains députés réclament les affections longue durée, par exemple.
15:22Ce que je veux dire, c'est que, je le redis, 18 millions de personnes,
15:25c'est absolument colossal, ne paient aujourd'hui rien.
15:28On a un budget de l'assurance maladie qui est en déficit croissant,
15:33à la limite d'être hors de contrôle.
15:36Et donc, si on veut que notre système social,
15:39que ce qui permet de se soigner, comme c'est le cas aujourd'hui, puisse perdurer,
15:43on doit être en capacité d'avoir cette discussion-là.
15:46Donc, pour les franchises médicales, le gouvernement ne reculera pas sur cette mesure.
15:49Nous continuerons de la défendre, parce qu'on estime que c'est une mesure de bon sens.
15:54Du reste, encore une fois, notre engagement à ne pas recourir aux 49-3 demeure.
15:58Et donc, ce sera aux députés de faire le choix qu'ils ont à faire.
16:03Mais, je le redis, on a tous une responsabilité devant l'avenir.
16:06Alors, justement, il y a deux autres mesures qui ont été prises.
16:09L'une en commission, l'autre à l'Assemblée.
16:12Dans l'hémicycle, la première, c'est la hausse de la CSG sur les revenus du capital,
16:17pour faire entrer 2,7 milliards d'euros, proposition des socialistes.
16:22Et puis, ce qui a été voté, c'est l'impôt sur la fortune improductive,
16:26qui doit taxer les biens immobiliers, mais aussi les assurances vides.
16:29On est parti d'une taxe Zuckman qui ne touchait que les patrimoines de 100 millions.
16:35Après, on a eu une taxe Zuckman light à 10 millions.
16:37Maintenant, on est sur la classe moyenne supérieure, et même un peu tous les Français,
16:42la CSG sur les revenus du capital.
16:44Il y a une dérive, là ?
16:45Vous dites stop, ça devient la foire aux taxes, il faut arrêter.
16:50Qu'est-ce que vous allez faire sur ces mesures ?
16:52Que les Français comprennent bien.
16:55Et je pense qu'on peut s'y perdre parfois parmi toutes les discussions qui sont actuellement en cours.
17:00Dans la copie initiale du gouvernement, il y avait notamment un impôt supplémentaire
17:05sur les entreprises qui touchent les 440 grandes entreprises.
17:09Il y avait ce qu'on appelle la CDHR, donc la contribution exceptionnelle pour les hauts revenus.
17:14Encore une fois, que les Français qui nous écoutent comprennent de qui on parle,
17:17on parle pour un couple un revenu supérieur à 500 000 euros par an.
17:21Ce n'est pas n'importe qui, c'est 20 000 foyers.
17:23Et il y a d'autres sujets en discussion.
17:25La CSG Patrimoine a été votée effectivement en commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale.
17:31Qui reviendrait à taxer les dividendes pour ceux qui détiennent des actions,
17:34les loyers pour ceux qui ont des biens immobiliers.
17:36C'est une piste.
17:37C'est une piste étudiée par l'Assemblée nationale.
17:39Le gouvernement est prêt à la soutenir ?
17:41Nous avons une ligne directrice qui est encore une fois extrêmement claire.
17:44Nous refuserons tout taxe, tout impôt qui touche à l'emploi,
17:48qui touche à l'innovation, qui touche aux entreprises.
17:51Au sens de l'appareil productif et de la croissance.
17:52Là, on est sur le patrimoine.
17:53Le vrai sujet.
17:54Parce que le vrai sujet et le vrai enjeu qu'on a collectivement aujourd'hui,
17:58mais qui continuera dans les années à venir,
18:00et la question à laquelle on doit répondre,
18:01ce n'est pas comment est-ce qu'on crée des impôts,
18:03c'est comment est-ce qu'on crée de la croissance et de la richesse dans ce pays.
18:07Et c'est pour ça qu'on a rejeté la taxe Zuckman.
18:09Je le dis au passage,
18:10qui était très probablement inconstitutionnelle,
18:13si j'en crois l'avis du Conseil d'État.
18:15Et quant à l'amendement qui a été voté,
18:18donc issu de l'amendement Matéi,
18:20l'appôt sur la fortune financière,
18:23enfin chacun l'appelle un peu improductive,
18:26la position du gouvernement n'a pas varié.
18:29Nous y sommes évidemment défavorables,
18:32parce que ça taxe l'épargne de long terme.
18:35Épargne qui porte notamment sur la dette française.
18:38Et donc là, je dis attention à la stabilité financière.
18:41Je voudrais, si vous me permettez,
18:44faire un petit point sur la façon dont se déroulent ces débats.
18:49Je pense que c'est important de l'expliquer aux Français.
18:51Pierre Interne.
18:52Oui, justement, la façon dont se déroulent ces débats.
18:54Parce qu'on a aussi entendu Sébastien Lecornu,
18:56vendredi à l'Assemblée nationale,
18:57annoncer qu'il allait à nouveau réunir
18:59les présidents des groupes parlementaires pour discuter.
19:02Est-ce que cette base de discussion,
19:03ce sont tous les points qu'on vient d'évoquer ?
19:05Et est-ce que le cadre de cette discussion
19:07ne devrait pas justement se poursuivre à l'Assemblée nationale
19:10plutôt qu'à Matignon ?
19:11Il n'y a pas à choisir entre l'un ou l'autre.
19:14Que les forces politiques discutent entre elles
19:16et avec le gouvernement sur les projets de loi de finances
19:19ou tout autre texte à l'étude au Parlement,
19:22c'est vieux comme le monde.
19:23Et ça n'empêche absolument pas les débats
19:25de se tenir au sein de l'Assemblée nationale.
19:26Donc sur la méthode,
19:27quel est l'objectif de cette réunion souhaitée
19:28par Sébastien Lecornu ?
19:30L'objectif, c'est de faire le point sur où nous en sommes,
19:32tant en matière de recettes que de dépenses,
19:34et de continuer à avancer sur les compromis.
19:36On voit bien que les discussions sont longues,
19:38que tout ça prend du temps,
19:39et donc tout ce qui va dans le sens de mettre les uns et les autres
19:41autour de la table est une bonne chose.
19:43Ce que je veux dire aux gens qui nous écoutent,
19:45c'est que ce qui est voté,
19:46ce qui a été voté la semaine dernière,
19:48et c'est très important,
19:49ne fait pas office de copie finale.
19:51Le travail parlementaire prend du temps,
19:54il y a une première lecture qui a lieu en ce moment à l'Assemblée nationale,
19:58il y aura ensuite une première lecture au Sénat.
20:00Est-ce que vous pensez qu'on est déjà un peu ordonné ?
20:01Beaucoup de parlementaires...
20:02Non, je voudrais terminer ça.
20:04Ça prend environ une dizaine de semaines.
20:06Lecture à l'Assemblée, lecture au Sénat,
20:08commission mixte paritaire,
20:10c'est-à-dire instance qui réunit des députés et des sénateurs
20:12qui essaient de se mettre d'accord,
20:13et éventuellement seconde lecture.
20:15Pourquoi je dis ça aux gens qui nous écoutent ?
20:17Parce que je suis frappée autour de moi, hier encore dans ma circonscription,
20:21d'entendre des gens qui pensent que ce qui est voté aujourd'hui
20:26fait office de copie finale,
20:27et que les taxes votées hier seront, quoi qu'il arrive, appliquées demain.
20:32Nous sommes là sur une copie qui est encore une copie de discussion,
20:35qui est une copie préparatoire,
20:36et qui n'est pas la copie définitive.
20:38Le vote qui était prévu ce mardi à l'Assemblée nationale
20:40sur la première partie du budget est déjà repoussé d'une semaine.
20:43Donc je reprends ma question,
20:44est-ce que vous pensez qu'on est déjà hors délai ?
20:46On sait que la Constitution encadre le débat budgétaire,
20:4970 jours pour les deux chambres.
20:51Non, l'objectif d'avoir un budget d'ici au 31 décembre
20:54est un objectif qui est maintenu de la part du gouvernement.
20:57Vous pensez qu'on allait y arriver ?
20:58Ensuite, ces discussions prennent du temps.
21:01Il y avait plus de 3000 amendements sur la partie
21:03qui touche aux recettes du projet de loi de finances.
21:07Donc ça prend effectivement beaucoup de temps,
21:10des jours, des mille, de longues semaines.
21:12Mais le gouvernement n'a pas à donner d'injonction au Parlement
21:15sur son droit d'amendement qui est évidemment constitutionnel.
21:18Pour bien expliquer à ceux qui nous écoutent,
21:20si la France n'a pas de budget au 31 décembre,
21:22on se retrouvera dans une situation comparable au shutdown des Etats-Unis
21:25sans que l'Etat ne puisse percevoir d'impôts ni payer les fonctionnaires.
21:29si les débats s'enlisent, ce qui est le cas pour le moment,
21:32est-ce que vous seriez prêt, par exemple, à revenir sur votre engagement
21:35de ne pas utiliser le 49-3 si les socialistes vous le demandent, par exemple ?
21:40Pourquoi voudriez-vous qu'on se place dans une perspective
21:42où les socialistes nous demandent d'utiliser le 49-3 ?
21:45Si à la fin, tous les débats budgétaires sont en visite ?
21:47Moi, je refuse de me mettre dans cette fuite en avant
21:50qui consiste à acter,
21:52alors même que nous n'avons passé que quelques jours de débat,
21:55l'échec des discussions parlementaires.
21:58Je ne suis pas d'accord avec vous.
22:00Il y a des amendements, effectivement,
22:03qui ont été adoptés contre l'avis du gouvernement.
22:05C'est ainsi.
22:06Il y a aussi des compromis qui ont été trouvés,
22:09indépendamment d'ailleurs de la position de l'exécutif,
22:11sur la défiscalisation des heures supplémentaires,
22:14qui est un sujet cher à la droite,
22:18sur le barème de l'impôt sur le revenu.
22:21Et donc, sur un certain nombre de discussions,
22:23les groupes ont réussi à se parler.
22:25Et encore une fois, c'est qu'une première lecture.
22:28J'entends vos inquiétudes,
22:29mais il reste une dizaine de semaines devant nous
22:32et il y a quelque chose, une espèce de contraste
22:36entre, si vous me le permettez,
22:38le temps médiatique,
22:39où tout va très vite,
22:40et où on voit bien que les bandeaux des chaînes d'infos
22:45se succèdent les uns aux autres.
22:47Vous aimeriez qu'on puisse vous dire,
22:49aujourd'hui, comment ça va se terminer dans un mois et demi.
22:53Et puis, le temps parlementaire,
22:54qui a un temps beaucoup plus long et beaucoup plus exigeant.
22:56Oui, mais qui va y compter aussi.
22:57Il y a quand même une interrogation.
22:59On a dit au début de cette séquence
23:01qu'il ne fallait pas de dissolution
23:03parce qu'il fallait de la stabilité
23:04et que la dissolution avait un coût,
23:06c'était 15 milliards,
23:07ce qui avait été à peu près calculé pour le 2016 de 2024.
23:10Finalement, on arrive, quand on additionne toutes les taxes,
23:14tous les impôts nouveaux et tout,
23:15à plus de 15 milliards.
23:16Est-ce qu'il n'aurait pas fallu dissoudre, finalement ?
23:18C'est bien plus que ça.
23:20C'est le coût de la dissolution.
23:24C'est une chose.
23:25Mais une fois que vous avez dissous l'Assemblée nationale,
23:28vous n'avez toujours pas de budget.
23:29Et pire, vous n'avez plus d'Assemblée nationale
23:31pour voter un budget.
23:33Donc, ça vous met dans une situation économique et financière
23:36extrêmement compliquée.
23:37Encore une fois, moi, je ne sais pas
23:38retourner demain devant mes électeurs
23:40en disant qu'on a préféré la fuite en avant
23:42aux discussions.
23:44C'est, à mon avis, absolument incompréhensible.
23:47Et ça ne sert que les extrêmes
23:50qui, aujourd'hui, chez LFI,
23:52comme au Rassemblement national,
23:53spéculent sur l'échec des discussions parlementaires
23:56et sont dans une entreprise de déstabilisation
23:58d'un côté vis-à-vis des Républicains,
24:01de l'autre vis-à-vis du Parti Socialiste.
24:03Et je salue, pour ma part,
24:04le courage des députés du PSALR
24:06qui font face à cette, encore une fois,
24:10entreprise de déstabilisation parfois très violente,
24:12mais qui tiennent bon au service des électeurs
24:14de leurs circonscriptions.
24:15Mais vous n'avez pas l'impression
24:15qu'on est dans une fuite en avant fiscale ?
24:17Vous dites, il ne faut pas une fuite en avant
24:19si on fait une dissolution.
24:20Mais là, on est dans une fuite en avant
24:21où tous les robinets des taxes sont ouverts.
24:24On est dans un moment où on parle des recettes
24:26et c'est normal, le processus parlementaire veut ça.
24:29Ensuite, et je peux le redire,
24:30on parlera des dépenses.
24:31Et on va rentrer dans une discussion
24:33peut-être encore plus compliquée qu'aujourd'hui,
24:35mais absolument nécessaire,
24:37parce que c'est en demandant des efforts au ministère,
24:40en faisant attention au budget de l'assurance maladie,
24:43qu'on arrivera efficacement et durablement
24:45à stabiliser notre déficit.
24:48Et puis, enfin, je terminerai là-dessus.
24:49Tout ça n'a de sens que si on continue à réformer.
24:52Tout ça n'a de sens que si on continue
24:54à porter des réformes
24:56qui permettent de dépenser moins
24:59et de continuer à relancer la croissance.
25:05Non, c'est important.
25:06Quand on pose un projet de loi
25:07pour lutter contre la fraude fiscale et sociale,
25:09on est sur des réformes structurelles.
25:11Vous saluez à l'instant
25:13le travail des députés socialistes
25:15jusqu'aux députés LR.
25:16Vous croyez encore qu'un compromis
25:18pourrait rassembler des socialistes
25:20aux députés LR sur le budget ?
25:23Je crois que chacun...
25:25Quand on les écoute,
25:25on les entend plutôt tous dire
25:27qu'ils vont voter contre le budget en État.
25:28Un compromis,
25:30c'est forcément un objet
25:31qui déplaît un peu aux uns et aux autres.
25:34Et j'en ai bien conscience.
25:35Vous savez,
25:35si on avait eu 350 députés,
25:38on n'aurait pas suspendu,
25:40on n'aurait pas proposé
25:41la suspension de la réforme des retraites
25:42à l'Assemblée nationale.
25:44Si le Parti Socialiste
25:45avait eu 350 députés,
25:47le budget qu'ils auraient mis sur la table
25:48ne serait probablement pas celui
25:50qu'on est en train de discuter aujourd'hui.
25:51Et la taxe Zuckman
25:52aurait été votée le week-end dernier
25:54alors qu'elle a été en l'état rejetée.
25:56Donc, on peut tourner autour du pot éternellement
25:59à dire que, bien sûr,
26:00ça ne plaira pas complètement aux uns,
26:01ça ne plaira pas complètement aux autres.
26:03Mais avons-nous d'autres choix ?
26:05Avons-nous d'autres choix ?
26:06Maude Bréjean,
26:12vous connaissez le principe
26:13de ces questions express,
26:14des questions courtes
26:15et des réponses
26:15les plus courtes possibles.
26:17Faut-il généraliser les caméras
26:19équipées d'intelligence artificielle ?
26:21Selon le ministère de l'Intérieur,
26:22elles auraient sans doute permis
26:23une intervention plus rapide
26:24lors du cambriolage au Louvre.
26:26Plutôt oui,
26:27mais c'est affaire
26:27avec les collectivités territoriales.
26:30Et il faut que la loi
26:30soit modifiée pour ça également.
26:32Vous y seriez prêt
26:33à déposer un texte pour ça ?
26:35Aujourd'hui,
26:35on se concentre sur le budget.
26:37Une directive européenne
26:38doit limiter les découverts bancaires
26:40et la France Insoumise
26:41a lancé une pétition
26:43non à l'interdiction
26:44des découverts bancaires.
26:46Vous dites que c'est une fake news
26:47ou nos découverts sont vraiment menacés ?
26:49Vous m'enlevez les mots de la bouche.
26:50La France Insoumise
26:51n'a pas lancé de pétition.
26:52La France Insoumise
26:52a lancé une énorme fake news
26:54dans le débat public.
26:55Les découverts bancaires
26:56étaient en réalité déjà contrôlés.
26:58Ils continueront à l'être,
27:00y compris pour des découverts
27:01inférieurs à 200 euros
27:02ou inférieurs à un mois.
27:04On reste évidemment
27:05extrêmement vigilants
27:06à ce que ça n'intrave pas
27:08le quotidien des Français.
27:10C'est extrêmement grave
27:11ce qui s'est passé.
27:12Si je peux m'y arrêter
27:13une petite minute.
27:13La façon dont la France Insoumise
27:15a instrumentalisé ce débat
27:17sur un sujet
27:17qui, on le sait,
27:18touche le quotidien
27:19de millions de Français
27:21qui, parfois,
27:22arrivés au milieu
27:23ou à la fin du mois,
27:24ont besoin de se découverts,
27:25c'est honteux.
27:26Aujourd'hui,
27:27vous dites que non,
27:28nos découverts bancaires
27:29ne sont pas menacés.
27:29Les découverts bancaires
27:31étaient déjà contrôlés.
27:33Il se trouve que ceux
27:33qui sont inférieurs
27:34à 200 euros
27:35et inférieurs à un mois
27:36le seront également.
27:38On vérifiera
27:38votre solvabilité.
27:40Mais la façon dont ils se sont,
27:41je le redis,
27:42emparés de ce sujet-là,
27:43dont ils ont agité
27:44les chiffons de la peur
27:45et dont ils ont fait rentrer,
27:46encore une fois,
27:47une fake news
27:48absolument indigne
27:49dans les foyers
27:50de millions de Français
27:51est vraiment
27:53très, très loin
27:54de ce qu'on attend
27:54des élus politiques.
27:55Le garde des Sceaux
27:56a rendu visite
27:57à Nicolas Sarkozy
27:57et à la prison de la Santé
27:59à Paris.
27:59Est-ce que cette visite
28:00peut être interprétée
28:01comme une pression
28:02sur les magistrats ?
28:03Non.
28:04Gérald Darmanin
28:04a été le premier
28:05avec le président de la République
28:06à soutenir les magistrats
28:07lorsqu'ils ont été menacés.
28:09Merci beaucoup,
28:10Maude Bréjot.
28:10On se retrouve dans un instant.
28:11On parlera de l'impopularité
28:13record d'Emmanuel Macron
28:14comparable désormais
28:15à celle de François Hollande.
28:17A tout de suite.
28:25De retour dans le studio
28:33du Grand Jury
28:34et toujours avec nous
28:35Maude Bréjot,
28:35la porte-parole du gouvernement.
28:37Dans un instant,
28:37nous reviendrons
28:38sur l'autre temps fort
28:39des débats cette semaine
28:40à l'Assemblée nationale.
28:42L'adoption d'une résolution
28:43du Rassemblement national
28:44visant à réviser
28:45les accords franco-algériens.
28:47Mais d'abord,
28:48tout est politique.
28:50Le Grand Jury,
28:51tout est politique.
28:52Maude Bréjot,
28:54selon le dernier baromètre
28:56du Figaro Magazine,
28:57Emmanuel Macron
28:58a rejoint cette semaine
28:59François Hollande
28:59comme président
29:00le plus impopulaire
29:01de la Ve République.
29:0311% seulement des Français
29:04disent lui faire confiance.
29:06Est-ce que dans ces conditions,
29:07il peut rester à l'Elysée ?
29:08Oui, le président de la République
29:10est élu pour 5 ans
29:11et donc il restera
29:12jusqu'en avril, mai 2027.
29:16Ce que je retire, moi,
29:17de ce sondage,
29:18c'est le désamour
29:21et l'impopularité
29:22qui frappe l'ensemble
29:23de la classe politique
29:24qui est ou qui a été
29:26en responsabilité.
29:28Je ne mis pas
29:29les inquiétudes,
29:30encore une fois,
29:31la colère
29:31qui peut y avoir
29:32dans le pays
29:32et je vois
29:34qu'elles nous frappent tous
29:35et que ce n'est pas
29:36uniquement le président
29:37de la République.
29:37Emmanuel Macron perd
29:38y compris
29:38ses propres sympathisants.
29:40Et que ce n'est pas
29:40uniquement le président
29:41de la République.
29:42Maintenant,
29:42est-ce qu'après 8 ans
29:43d'exercice du pouvoir,
29:45il puisse y avoir
29:46des frustrations,
29:48des déceptions ?
29:49Je pense que chacun
29:49peut le comprendre
29:50et sans faire,
29:52encore une fois,
29:53certainement pas
29:54des leçons de morale
29:54ni des coups de menton.
29:56Moi, je veux redire
29:57très calmement
29:58qu'il y a des choses
29:58qui fonctionnent mieux
29:59aujourd'hui en France
30:00que ce que c'était
30:01en 2017
30:02sur la question du chômage,
30:04sur la question
30:05de l'attractivité,
30:06sur le budget de la justice
30:07qui a augmenté
30:07de près de 50%
30:08depuis 2017.
30:09Je sais bien que ce n'est pas
30:13la mode de défendre
30:14le président de la République
30:15en ce moment.
30:16Mais voilà,
30:17moi je tiens à pouvoir
30:17continuer à le faire.
30:18Est-ce que vous êtes tout de même
30:18inquiète de cette musique
30:20de plus en plus présente
30:22autour de la démission
30:23demandée du chef de l'État ?
30:26Voilà,
30:26c'est quelque chose
30:26qui est vraiment maintenant
30:27dans le débat public
30:28et qui est demandé
30:29par de plus en plus
30:30de Français ici.
30:30Y compris son ancien
30:31Premier ministre,
30:31Édouard Philippe.
30:33Je pense encore une fois
30:34que ce serait
30:35une décision
30:36qui serait à mon sens
30:38contraire aux intérêts français.
30:41On ne peut pas
30:42parce qu'un président
30:43est impopulaire
30:44venir déstabiliser
30:48à ce point
30:49la fonction présidentielle.
30:50Mais comment vous expliquez
30:51dans ce cas-là
30:51que le lien soit-t-il
30:52point rompu
30:53entre les Français
30:54et Emmanuel Macron ?
30:54Les Français sont retournés
30:55aux urnes
30:56il y a moins d'un an et demi.
30:59Ils se sont massivement déplacés.
31:01Ils ont voté
31:02à plus de 75%
31:03de participation.
31:04Mais ils n'ont pas
31:05donné une majorité
31:06à Emmanuel Macron ?
31:06Non,
31:06le résultat
31:07de cette élection,
31:08c'est une assemblée
31:09qui ressemble
31:10probablement plus
31:12que jamais
31:13à ce qu'est le pays
31:14aujourd'hui.
31:14Et donc,
31:15notre responsabilité
31:16à nous,
31:18parlementaires,
31:19responsables politiques,
31:20c'est de permettre
31:21au pays
31:23d'avancer
31:23pendant encore
31:25un an et demi.
31:26Et puis,
31:27il y aura
31:27les présidentielles.
31:28Et que les uns
31:29et les autres
31:29ne soient pas trop pressés,
31:30ça viendra,
31:31c'est dans 500 jours.
31:32Ça passera très vite,
31:33mais à l'instant
31:35où on se parle,
31:35notre objectif,
31:36ça doit être
31:37de doter ce pays
31:38d'un budget.
31:38Karl Meus,
31:39à l'instant où on se parle,
31:40le président de la République
31:41ne s'est toujours pas exprimé
31:42devant les Français
31:43sur ses choix.
31:44Il le fait de temps en temps
31:45quand il est à l'étranger.
31:48Comment vous expliquez
31:50ce silence ?
31:50Est-ce que vous ne dites pas
31:52qu'il faudrait
31:52qu'il parle aux Français ?
31:54De plus en plus,
31:55quand on entend
31:56des députés
31:56qui reviennent
31:57de circonscription
31:57ou même des gens
31:58qui nous parlent,
31:58ils disent
31:58qu'il nous a abandonnés,
32:00il ne s'intéresse plus à nous.
32:01Le président de la République
32:02continue à s'exprimer.
32:03Vous savez,
32:04je rigole un peu
32:04parce que quand le président
32:05de la République s'exprime,
32:07les commentateurs nous disent
32:08mais pourquoi le président
32:09de la République
32:09s'exprime sur les sujets nationaux
32:10et lorsqu'il ne s'exprime pas,
32:12on nous dit
32:12mais enfin,
32:13pourquoi ne parle-t-il pas ?
32:15Ce n'est pas un sujet
32:16de commentateur,
32:17c'est un sujet
32:17de ce que nous disent
32:18les Français aussi.
32:19Emmanuel Macron
32:20regarde attentivement
32:21tout ce qui se passe
32:22dans le pays.
32:23J'en suis témoin
32:24chaque semaine
32:25en Conseil des ministres.
32:27Il est extrêmement investi
32:28comme chacal le sait
32:29sur la construction européenne
32:31et sur tous les sujets
32:31internationaux
32:32qui impactent
32:33le quotidien des Français.
32:34Et il s'exprime
32:35et il s'exprime
32:36sur certains sujets
32:37quand il l'estime nécessaire.
32:39Rappelez-vous,
32:40après la démission
32:40de Sébastien Lecornu,
32:42c'est le président
32:43de la République lui-même
32:44qui a réuni
32:46un certain nombre
32:47de chefs de partis
32:48et de chefs de groupes
32:49à l'Assemblée nationale
32:50à l'Élysée
32:51pour essayer ensemble
32:52de trouver
32:53un chemin de compromis
32:54ou en tout cas
32:55de sortir
32:56de cette crise-là.
32:58Xavier Bertrand dit
32:59qu'il faut que le président
33:00de la République
33:01s'exprime.
33:02Il l'a dit
33:02à longueur du plateau
33:03s'exprimera
33:04s'il souhaite le faire
33:05et au moment
33:06qu'il l'estimera opportun.
33:08Aujourd'hui,
33:08les choses se passent
33:09à l'Assemblée nationale.
33:10Il y a des discussions
33:11qui sont en cours.
33:12Est-ce qu'après
33:12ces discussions,
33:13le président de la République
33:14estimera nécessaire
33:16ou souhaitable
33:17de prendre la parole,
33:19comme on dit
33:19dans le métier ?
33:20Peut-être,
33:21mais c'est à lui de le dire.
33:22Vous-même,
33:22qui êtes une macroniste historique,
33:24la parole du chef de l'État
33:25qui a guidé
33:27un certain nombre
33:27de députés
33:28pendant plusieurs mois,
33:29aujourd'hui,
33:30elle ne vous manque pas ?
33:30On a l'impression
33:31qu'il n'y a plus
33:32de cap présidentiel.
33:33Elle ne me manque pas
33:34parce que le président
33:35de la République
33:36est toujours là.
33:37Je ne comprends pas bien
33:38votre question.
33:40On a aujourd'hui
33:41un gouvernement
33:41qui l'a contribué
33:42à former.
33:43On a aujourd'hui
33:44un paysage politique
33:45qui est celui qu'il est.
33:46et on a un président
33:48de la République
33:48qui continue
33:49à être très attentif
33:50à ce qui se passe
33:51en France
33:51et extrêmement investi
33:53sur les sujets
33:53comme la question
33:55de l'Ukraine,
33:57nos relations
33:57avec les États-Unis,
33:59ce qui se passe
33:59au Proche et au Moyen-Orient.
34:01Donc, le président
34:02de la République,
34:02il est à sa tâche
34:03et il préside.
34:04Est-ce que vous,
34:05vous comprenez
34:05les choix
34:06d'Emmanuel Macron ?
34:07Gabriel Attal
34:08dit, lui,
34:09ne plus les comprendre.
34:11Je comprends
34:11les choix
34:11d'Emmanuel Macron
34:12qu'il a fait
34:13ces dernières années.
34:14Moi, je vois
34:15un président de la République
34:15qui a beaucoup
34:16apporté au pays
34:17pendant huit ans
34:17et la question
34:18n'est pas de savoir
34:19si je comprends
34:20ou si je ne comprends
34:20pas les choix.
34:22La réalité,
34:22c'est que,
34:23puisqu'on parle
34:23de la dissolution
34:24de façon sous-jacente,
34:25le président de la République
34:26a donné la parole
34:28au peuple.
34:30Je crois que, d'abord,
34:30ce n'est jamais
34:30une mauvaise idée
34:31que de donner
34:32la parole aux Français
34:33quand bien même
34:34le résultat issu
34:35des urnes
34:36ne nous convient pas.
34:37Quoi qu'on pense
34:38de cette dissolution,
34:38les Français se sont exprimés
34:40et ça, ce n'est pas
34:41du ressort
34:42du président de la République.
34:43Gabriel Attal
34:44regrette de ne pas
34:44comprendre les choix
34:45du président de la République.
34:46Est-ce que vous,
34:47vous avez compris
34:48celui de Gabriel Attal
34:49qui a choisi
34:50cette semaine
34:50de soutenir à Paris
34:52Pierre-Yves Bournazel,
34:53un proche d'Edouard Philippe,
34:55candidat à la mairie de Paris,
34:56plutôt que Rachida Dati,
34:58votre collègue ministre ?
35:00Est-ce que vous comprenez
35:00ce choix ?
35:01Ce sont des affaires locales,
35:03ce n'est pas
35:03l'affaire du gouvernement.
35:05On parle de la capitale.
35:06Ce que je peux dire,
35:06ce que je peux dire néanmoins,
35:08c'est que j'espère
35:09qu'à un moment
35:11ou à un autre,
35:13Pierre-Yves Bournazel
35:13et Rachida Dati
35:14arriveront à se réunir
35:17encore une fois
35:18dans l'intérêt des Parisiens
35:19et dans l'intérêt
35:21de cette ville.
35:21Moi, je ne suis pas
35:22électrice à Paris,
35:23je ne suis pas élue à Paris,
35:25je suis élue à Antony,
35:26donc ça me concerne moins,
35:28mais je suis une fervente
35:29défenseure de l'union
35:31et de l'unité,
35:32donc j'espère qu'elle pourra
35:33se faire le moment venu.
35:34Alors, justement,
35:35vous parlez d'union,
35:36d'unité,
35:36on a du mal à comprendre
35:37la stratégie nationale
35:38de Renaissance,
35:39puisque à Paris,
35:40il n'y a pas d'alliance
35:41avec les Républicains,
35:43en revanche à Lyon,
35:44le parti Renaissance
35:45s'associe avec les Républicains
35:47pour soutenir
35:47Jean-Michel Aulas,
35:49et puis on entend
35:49ici ou là,
35:50c'est sur Paris,
35:52que certains candidats
35:53n'excluent pas
35:54dans un second tour
35:55qu'il y ait des alliances
35:55avec le Parti Socialiste
35:57s'il faut éviter
35:57la France Insoumise.
35:59Est-ce que vous pouvez
35:59nous clarifier un petit peu
36:00ces positions,
36:00parce que ça paraît compliqué
36:02de s'associer à la fois
36:03à LR et au Parti Socialiste ?
36:04Alors, Karl Meus,
36:05je ne peux pas clarifier
36:06ces positions,
36:07parce que je suis
36:08porte-parole du gouvernement
36:09et je ne suis pas,
36:10je ne suis plus
36:10porte-parole de Renaissance,
36:12je l'ai été il y a quelques années.
36:13Ce que je peux vous donner,
36:14c'est ma position
36:16et la vision
36:17qui est la mienne.
36:18Je considère que
36:19ce qu'est ce socle commun,
36:21à savoir cette alliance
36:22qui va des Républicains
36:23à Renaissance
36:23en passant par le Modem
36:24et Horizon,
36:25cette alliance,
36:26au fond,
36:27de la droite et du centre,
36:28pour les dire
36:29de façon plus simple,
36:30c'est le sens des choses,
36:32c'est le sens des choses
36:33à l'échelle gouvernementale,
36:35c'est ce qu'on est en train
36:35de faire aujourd'hui,
36:36à l'échelle locale,
36:38lorsque c'est possible,
36:39parce qu'il y a des contextes
36:40évidemment qui varient,
36:41et puis à plus long terme
36:43pour les prochaines échéances.
36:45C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
36:46le parti du Président
36:47de la République
36:47ne présentera pas
36:48de candidat en son nom,
36:50ni à Paris,
36:52ni à Lyon,
36:53ni à Marseille ?
36:55Je considère,
36:55d'abord qu'on est
36:56un parti politique,
36:57pardonnez-moi,
36:57au municipal,
36:58on n'est pas là
36:59pour planter des drapeaux.
37:00Ça a été une stratégie
37:01pendant un moment,
37:02y compris de votre parti.
37:03Je pense que ce n'était pas
37:04une bonne stratégie,
37:05et c'est pour ça d'ailleurs
37:06qu'on en a changé.
37:07Une élection locale,
37:09ça revête des spécificités
37:11qui sont propres
37:11à chaque ville.
37:12Je vous donne un exemple.
37:14Donc le parti présidentiel
37:14ne doit pas présenter
37:15de candidat
37:16dans les principales villes françaises ?
37:18Je vis, moi,
37:18dans les Hauts-de-Seine.
37:19Donc je vais vous parler
37:20de ce que je connais.
37:21Dans ma circonscription,
37:22il y a une ville
37:22qui s'appelle Antony,
37:23qui n'est pas une petite ville,
37:24c'est un peu plus
37:25de 60 000 habitants.
37:26Il y a un maire
37:27qui est déçu des Républicains,
37:28qui a fait un travail
37:29absolument remarquable.
37:30Depuis 20 ans,
37:31il s'appelle Jean-Yves Tenant.
37:32Est-ce que je vais aller, moi,
37:33lui mettre un candidat
37:34juste pour le plaisir
37:35d'essayer d'aller planter
37:37un drapeau,
37:38alors que la ville
37:39est sécurisée,
37:40qu'elle est propre,
37:40que les écoles fonctionnent bien ?
37:42Ça n'a pas de sens.
37:43À l'échelle locale,
37:44on ne peut pas réfléchir
37:45de façon partisane.
37:46Et d'ailleurs,
37:46quand on essaie de le faire,
37:48on a souvent un bien piètre résultat
37:50aux élections derrière.
37:50C'est un peu différent là,
37:51parce que là, effectivement,
37:52vous évoquez un maire
37:53qui est là.
37:54Paris-Lyon-Marcel,
37:54ce sont des conquêtes.
37:56Et donc, pour le coup,
37:56pour les conquêtes,
37:57on pourrait estimer
37:58que le parti du président
37:59veut planter des drapeaux
38:00pour montrer,
38:01à un an de l'élection présidentielle,
38:03qu'il est en dynamique
38:04et qu'il est en capacité
38:05de conquérir des villes.
38:06Mais j'imagine,
38:07encore une fois,
38:07sans être porte-parole
38:08de Renaissance,
38:10que Gabriel Attal
38:11et ses équipes
38:12ont estimé que dans ces villes,
38:14ce qui était important,
38:14c'est de pouvoir permettre
38:15l'alternance
38:16et que, par exemple,
38:17à Lyon,
38:18ville que je ne connais pas du tout,
38:19mais Jean-Michel Ola,
38:20c'était la personne
38:21la mieux placée
38:22pour porter cette alternance.
38:23Et je pense qu'au fond,
38:25ça se comprend très bien.
38:26Ça se comprend très bien.
38:27Il y a un autre élément,
38:28c'est qu'on a cru comprendre,
38:30peut-être que vous nous direz
38:32qu'on s'est trompé,
38:32que le président de la République
38:34était assez favorable
38:35à ce que son parti soutienne
38:37Rachida Dati à Paris.
38:39Elle est rentrée au gouvernement,
38:40il y avait une sorte de deal.
38:41Bon.
38:41Mais donc, cela,
38:42ça veut dire que le choix
38:43de Gabriel Attal
38:43montre que le président
38:44n'a plus aucune influence
38:45sur son parti.
38:45Vous pouvez me poser la question
38:46par tous les bouts.
38:48Ce n'est pas, encore une fois,
38:49l'affaire du gouvernement.
38:50Et pour ma part,
38:51je souhaite que Rachida Dati
38:52et Pieris Bournazel
38:53puissent le moment venu
38:54se retrouver dans l'intérêt
38:56des Parisiens
38:56et de l'alternance.
38:58Maude Bréjean,
38:59est-ce qu'il faudra
38:59un candidat commun
39:00à la prochaine élection présidentielle
39:03de la droite,
39:04du bloc central,
39:05de ce qu'on a appelé
39:06le socle commun ?
39:07Est-ce qu'il faudra
39:08qu'ils se retrouvent tous
39:09derrière le même candidat ?
39:11Évidemment.
39:12Bien sûr.
39:13Ça ne fait aucun doute.
39:15Quiconque sait aujourd'hui
39:16compter et regarde
39:17les enquêtes d'opinion
39:18ou va dans sa circonscription
39:20et entend les électeurs
39:21le dimanche matin
39:22au marché
39:23doit vous dire cela.
39:25Soit il y a un candidat commun
39:26de la droite et du centre,
39:28comme on dit,
39:28qui va de Renaissance
39:29aux Républicains
39:30en passant par
39:31Édouard Philippe
39:32et par le Modem,
39:33soit personne ne sera
39:34au second tour.
39:35Et j'ajoute à ça
39:36que les électeurs,
39:38nos électeurs,
39:39et je pense plus globalement
39:39les Français,
39:41nous en voudrons
39:42terriblement
39:42et nous ferons payer
39:43très cher
39:43de leur donner
39:44comme choix
39:45de second tour
39:46un duel
39:47entre M. Mélenchon
39:49et Mme Le Pen
39:51ou M. Bardella.
39:51Bruno Retailleau
39:52lui a déjà prévenu,
39:53il a dit,
39:53cette semaine,
39:54c'était sur RTL,
39:55qu'il y aura
39:55un candidat
39:56de la droite
39:57avant l'été.
39:58C'est de leur responsabilité,
39:59moi je n'ai pas à commenter
40:00ce qui se passe
40:00dans les partis.
40:01Ce que je dis,
40:02c'est que depuis
40:03que je suis élue députée
40:04en 2022,
40:05j'ai toujours cru
40:05en cet espace politique-là.
40:08C'est ce que nous avons fait
40:09avec Michel Barnier,
40:10c'est ce que nous faisons
40:11aujourd'hui
40:11avec Sébastien Lecornu,
40:12avec ce qu'on appelle
40:13désormais
40:13cette plateforme
40:14de stabilité,
40:15mais qui en réalité
40:17a une cohérence
40:17idéologique aussi.
40:20C'est ce que disent
40:20d'autres grandes figures,
40:21j'entendais Gérard Larcher
40:23ici même
40:24il y a deux semaines
40:25dire que bien sûr
40:26il refuserait toujours
40:27l'union des droites
40:28et que le sens des choses
40:30c'était cette union
40:31du centre et de la droite
40:32et donc je pense
40:33qu'on est nombreux
40:35à le penser
40:36encore une fois
40:37parce que nous n'avons
40:37pas le choix,
40:38parce que nos électeurs
40:39nous le demandent
40:40et nous le demanderons.
40:41Ce n'est pas tout à fait
40:42aujourd'hui
40:42les propos de Bruno Retailleau
40:44qui a même dit
40:45cette semaine
40:46souhaiter le départ
40:47du président
40:48de la République.
40:49Vous considérez
40:50que Bruno Retailleau
40:51qui est donc aujourd'hui
40:51sorti du gouvernement
40:52est aujourd'hui
40:53un allié
40:54ou un adversaire ?
40:56Vous savez moi
40:57j'ai entendu
40:57pendant des mois
40:58Bruno Retailleau dire
40:59que parce qu'il était gaulliste
41:01il ne demanderait jamais
41:02la démission
41:03du président de la République
41:04précisément
41:05parce que ça viendrait
41:06fragiliser les institutions
41:07et je ne veux pas croire
41:08qu'il ait changé d'avis
41:09sur ce sujet.
41:10Absolument si.
41:11Pour le reste
41:12j'ai travaillé
41:13vous savez
41:14pendant plusieurs mois
41:16dans le même gouvernement
41:17que Bruno Retailleau
41:18et toujours
41:19en bonne intelligence.
41:21Il a été
41:21un bon ministre
41:22de l'intérieur
41:23pendant un an
41:24et donc
41:25ne comptez pas sur moi
41:26pour lui envoyer
41:26des tomates
41:28ou des pots de bananes.
41:29Je considère
41:29encore une fois
41:30que c'est dans ce cadre-là
41:32qu'on doit travailler
41:32à l'unité.
41:34Ça ne plaît peut-être pas
41:35à tout le monde
41:36aujourd'hui.
41:37Je pense néanmoins
41:37que les choses vont décanter
41:38au fur et à mesure
41:39que le temps va passer.
41:40L'unité c'est la théorie
41:41la pratique
41:42ça veut dire quoi ?
41:42Ça veut dire qu'il faut
41:43une primaire
41:43qui aille des républicains
41:45au bloc central ?
41:46Tout sera tout ouvert
41:47et encore une fois
41:48le temps est long
41:49les présidentielles
41:50c'est dans plus de 500 jours
41:51et aujourd'hui
41:52moi je suis concentrée
41:53sur ma tâche gouvernementale
41:56et il y a les enjeux
41:57de court terme
41:58donc je n'ai pas
41:59la réponse à ça.
42:00Quand on voit
42:00les sondages aujourd'hui
42:01je n'ai pas la réponse à ça
42:02quel est le mode
42:04de désignation ?
42:05Je n'en sais rien
42:05ce que je sais
42:05c'est que si on échoue
42:07aujourd'hui
42:07à travailler ensemble
42:08au sein du socle commun
42:09à doter ce pays
42:10d'un budget
42:11à éviter
42:12la censure du gouvernement
42:14puis la dissolution
42:15on aura de toute façon
42:16bien du mal
42:17à pouvoir prétendre
42:18pour quoi que ce soit
42:18demain.
42:19Donc ça c'est l'objectif
42:20numéro un
42:21c'est ce qui doit se faire
42:21à court terme
42:22et ensuite
42:22il faut qu'on travaille
42:23toutes et tous
42:24à l'union et à l'unité
42:25parce que c'est la seule voie
42:26qui permet d'accéder
42:27au second tour
42:27est-ce que c'est par une primaire
42:29ou par autre chose ?
42:30Je ne sais pas
42:30mais moi je dis vraiment
42:31je dis à tous les candidats
42:33et Dieu sait qu'ils sont nombreux
42:34dans ce socle commun
42:35entendez-vous
42:36Maude Bréjean
42:39cette semaine au Parlement
42:41le Rassemblement National
42:42a fait adopter
42:43une résolution
42:44visant à dénoncer
42:46à sortir
42:46disons-le clairement
42:47de l'accord franco-algérien
42:48depuis 1968
42:50cet accord organise
42:52la politique d'immigration
42:53entre nos deux pays
42:54l'ERN dit qu'il faut
42:56tout remettre à plat
42:57on va revenir
42:58sur le fond du dossier
42:59dans quelques instants
43:00mais d'abord
43:00une simple question
43:01de méthode
43:02c'est la première fois
43:03qu'un texte
43:04issu du Rassemblement National
43:06est adopté
43:07ce texte
43:07il a été adopté
43:08à une voix près
43:09une seule voix
43:10il n'était pourtant
43:12que 33 votants
43:13dans votre groupe
43:14Renaissance
43:14sur 92 membres
43:16pourquoi vos camarades
43:18anciens députés
43:18n'étaient pas dans l'hémicycle
43:19à ce moment-là ?
43:20Aucun des groupes
43:21de gauche
43:22comme de droite
43:23n'était intégralement présent
43:25dans l'hémicycle
43:25proportionnellement
43:25c'est celui qui était
43:26le moins présent
43:27dans l'hémicycle
43:28le groupe Renaissance
43:29participe au débat
43:31est présent à l'Assemblée Nationale
43:32il a manqué une voix
43:33et ensuite
43:34quand il manque une voix
43:34cette voix
43:35elle peut venir
43:35de n'importe quel groupe
43:36la voix d'un député Renaissance
43:38par exemple
43:38Gabriel Attal
43:39le président de groupe
43:39n'était pas là
43:40pardonnez-moi
43:40alors ça c'est une très mauvaise attaque
43:42faite à Gabriel Attal
43:44très mauvaise attaque
43:44la voix de Gabriel Attal
43:46n'a pas plus manqué
43:47que la voix de François Hollande
43:48qui n'était pas là
43:49ou de Sophia Chikirou
43:50qui n'était pas là non plus
43:51une voix vaut une voix
43:53et quand le président de groupe vote
43:54et bien il vote pour 1
43:55il ne vote pas pour 10
43:56quand tout reste
43:58encore une fois
43:59aucun groupe n'était
43:59intégralement
44:00vous pouvez quand même reconnaître
44:01que votre groupe
44:02était numérique
44:03d'un point de vue purement numérique
44:05très peu mobilisé
44:07sur ce texte
44:08il était moins mobilisé
44:09que d'autres groupes
44:10mais avec une position
44:11qui était claire
44:12qui était constante
44:13et qui est connue
44:13et si vous auriez siégé
44:15ce jour-là
44:15vous auriez voté quoi ?
44:17j'aurais voté contre
44:17j'aurais voté contre quoi
44:19et du coup on peut peut-être
44:20en venir au fond
44:21d'abord
44:23si on regarde
44:24ce qui se passe
44:25depuis plusieurs semaines
44:25voire depuis plusieurs mois
44:27avec l'Algérie
44:27cette politique de non-contact
44:29avec le gouvernement algérien
44:33est contre-productive
44:34et va à l'encontre
44:35des intérêts français
44:36parce que derrière
44:37il y a des enjeux
44:37qu'on ne peut pas ignorer
44:39je pense notamment
44:40à la lutte anti-terrorisme
44:41donc au renseignement
44:42je pense aux enjeux migratoires
44:43et je pense aux enjeux économiques
44:45pour autant
44:46personne ne dit
44:47et d'ailleurs
44:47vous avez entendu
44:48le Premier ministre
44:49que tout va bien
44:50il faut probablement
44:52remettre à plat
44:53et renégocier cet accord
44:54mais un accord
44:55ce n'est pas on-off
44:56ce n'est pas
44:57on allume
44:58on éteint
44:58et ça ne se fait pas
45:00par une proposition
45:01de résolution
45:02un jeudi matin
45:04à 9h30
45:04à l'Assemblée nationale
45:05ça demande
45:06de reprendre des discussions
45:07et de travailler
45:08à un cadre alternatif
45:10et je vous permets
45:11de préciser
45:12pour les auditeurs
45:13et les téléspectateurs
45:14qui nous écoutent
45:15que cette proposition
45:16de résolution
45:17a une portée symbolique
45:18que je n'ignore pas
45:19mais n'a aucune portée
45:21normative
45:22n'a aucune portée
45:23législative
45:24c'est la prérogative
45:27du Président de la République
45:28nous on respecte
45:29le vote de l'Assemblée nationale
45:30tous les votes
45:31de l'Assemblée nationale
45:32mais dans les prérogatives
45:33qui sont les siennes
45:34or l'Assemblée nationale
45:36tout comme le Sénat
45:37le Parlement
45:37n'a pas le pouvoir
45:39de remettre en cause
45:41de cette façon-là
45:42les accords
45:42avec l'Algérie
45:43quelle est la bonne stratégie
45:45à utiliser
45:45vis-à-vis de l'Algérie
45:46Laurent Nunes
45:47ce matin
45:48dans le Parisien
45:48dit finalement
45:49la méthode
45:50un peu
45:51de fermeté
45:52ne marche pas
45:53il vaut mieux
45:53tendre la main
45:54ça veut dire quoi
45:55que la méthode
45:56de Bruno Retailleau
45:56n'a pas fonctionné
45:57qu'il faut en changer
45:58que vous êtes prêt
45:59le gouvernement
46:00à changer de méthode
46:01la fermeté
46:02c'est nécessaire
46:03en revanche
46:03l'absence de contact
46:05c'est contre-productif
46:06je prends un exemple
46:07les fameux OQTF
46:08donc la façon
46:09dont on arrive
46:10ou pas
46:11à renvoyer
46:12des Algériens
46:14en situation irrégulière
46:15dans leur pays d'origine
46:16pour pouvoir les renvoyer
46:18il faut que l'Algérie
46:18nous délivre
46:19des laissés-passés consulaires
46:20on voit bien
46:21que depuis que les contacts
46:22sont coupés
46:22avec Alger
46:23on a beaucoup moins
46:25de laissés-passés consulaires
46:26transmis de l'Algérie
46:28à la France
46:28et donc
46:29on est en
46:30grande difficulté
46:31en tout cas
46:32on a des difficultés
46:33bien plus importantes
46:34pour renvoyer
46:36leurs ressortissants
46:37ça veut dire
46:37que la stratégie
46:38de Bruno Retailleau
46:38elle a été un échec
46:39jusqu'à présent
46:40je prends un autre exemple
46:40la question du renseignement
46:42et la lutte antiterrorisme
46:44nécessite qu'il y ait
46:45des échanges
46:45entre Paris et Alger
46:46quand ces échanges
46:47sont coupés
46:48chacun le comprend bien
46:50ça met en difficulté
46:51les Français
46:52et les Algériens
46:53aujourd'hui
46:54Laurent Nunez
46:54dit qu'il n'y a plus
46:55d'échange d'informations
46:56ça veut dire que
46:57le travail qui a été fait
46:58par Bruno Retailleau
46:59a mené à cette situation
47:00ça a été un échec
47:02en tout cas
47:02l'état des choses
47:04aujourd'hui
47:04c'est qu'on a besoin
47:05de reprendre contact
47:06on a besoin
47:07de reprendre contact
47:08la stratégie
47:09de Bruno Retailleau
47:10était celle
47:10de Bruno Retailleau
47:11il se trouve
47:12qu'aujourd'hui
47:13en tout cas
47:13elle nous pose
47:14un certain nombre
47:14de difficultés
47:15et notamment
47:16encore une fois
47:17je le redis
47:17sur la question
47:18du renseignement
47:18ou sur l'efficacité
47:19pour les reconduites
47:21à la frontière
47:22vous l'avez rappelé
47:23la diplomatie
47:24c'est l'affaire
47:24avant tout
47:25du chef de l'état
47:26et justement
47:27on a un peu du mal
47:27à comprendre
47:28la stratégie
47:29d'Emmanuel Macron
47:29vis-à-vis de l'Algérie
47:30il est passé un peu
47:31par toutes les stratégies
47:32la conciliation
47:33puis un temps
47:34bien plus ferme
47:35l'été dernier
47:36sans obtenir lui-même
47:38davantage
47:38d'Alger
47:39pourquoi vous peinez
47:41à définir comme ça
47:42une politique
47:43une diplomatie
47:44vis-à-vis de l'Algérie ?
47:46La question diplomatique
47:47c'est quelque chose
47:49d'éminemment complexe
47:50et c'est bien plus difficile
47:51à mener
47:52et à réaliser
47:53que les coups de menton
47:53qu'on peut entendre
47:54ici ou là
47:54dans les plateaux télé
47:55ou dans les interviews
47:57des journaux
47:57le lundi matin
47:58la réalité
47:59c'est qu'invectiver
48:01l'Algérie
48:02depuis Paris
48:02est totalement
48:03contre-productif
48:04et que
48:05nos relations
48:07avec le régime
48:08algérien
48:08pardonnez-moi
48:09ont évolué
48:10ces derniers mois
48:10et ces dernières années
48:11et c'est normal
48:12c'est un pays
48:13qui lui-même évolue
48:14aujourd'hui
48:15on en est à un stade
48:16où on le redit
48:16l'absence
48:17qui avait été tentée
48:18un temps par Emmanuel Macron
48:19n'avait pas produit
48:20plus d'effet
48:20oui mais c'est complexe
48:22en fait
48:22c'est complexe
48:23la diplomatie
48:24c'est un échec
48:25vis-à-vis de l'Algérie
48:26c'est complexe
48:27c'est pas un échec
48:28des choses qui
48:28ont fonctionné
48:29notamment
48:30quand Gérald Darmanin
48:31était ministre de l'Intérieur
48:33le retour
48:36des ressortissants
48:37algériens
48:37se passait
48:39un peu mieux
48:39à certains égards
48:40aujourd'hui
48:41on a une situation
48:42qui ne peut pas tenir
48:43comme ça longtemps
48:44et donc
48:45Laurent Nunez
48:46Jean-Noël Barraud
48:47vont
48:48progressivement
48:50renouer contact
48:52encore une fois
48:53dans l'intérêt des Français
48:54et ça
48:54n'exclut pas
48:55une politique de fermeté
48:56je rappelle que
48:56le régime algérien
48:57détient
48:58deux de nos compatriotes
49:00ça va faire bientôt
49:01un an
49:02que Boilem Sansal
49:03l'écrivain franco-algérien
49:04est dans les prisons
49:05algériennes
49:06qu'est-ce que le gouvernement
49:08doit faire
49:09pour qu'il soit libéré
49:10au plus vite
49:11puisque depuis un an
49:12en fait
49:12rien n'a marché
49:13l'apaisement
49:14ou la fermeté
49:15ce que je peux vous dire
49:16c'est que tout est fait
49:18pour obtenir
49:18la libération
49:19de nos deux compatriotes
49:20je ne m'étendrai pas
49:22ici sur le sujet
49:22parce qu'on est sur des échanges
49:23j'ai des discussions
49:24qui sont
49:25vous avez des nouvelles
49:26de son état de santé ?
49:27je n'ai pas à m'exprimer
49:29dessus aujourd'hui
49:30Maude Bréjean
49:31un point sur l'actualité
49:34du jour
49:34tout de même
49:35aujourd'hui
49:35une attaque a eu lieu
49:37au Royaume-Uni
49:38avec au moins
49:3810 blessés
49:39est-ce que vous avez
49:40des informations
49:40ce dimanche matin
49:41est-ce que
49:41des ressortissants français
49:43font partie de ces blessés ?
49:44je n'ai pas ces informations
49:45ce que je peux vous dire
49:46c'est évidemment
49:46que je témoigne
49:47de toute ma compassion
49:49envers les victimes
49:51envers leur famille
49:52envers leurs proches
49:53et pour le reste
49:55je vous renvoie
49:55évidemment à l'enquête
49:56cette politique internationale
49:58on a parlé de l'Algérie
49:59il y a quelques instants
50:00Emmanuel Macron
50:01aujourd'hui
50:02c'est là où il peut
50:03le plus être utile
50:05jusqu'à la fin
50:05de son quinquennat
50:06il va se déplacer
50:08pour aller
50:09à la COP
50:10ce week-end
50:11cette semaine
50:11au Brésil
50:13le chef de l'état
50:14aujourd'hui
50:14c'est là qu'il est
50:15le plus présent
50:16c'est parce que là
50:16il a le plus de marge
50:17de manœuvre aussi
50:18en tout cas
50:18le président de la république
50:19a démontré
50:20depuis 8 ans
50:20que la voix de la France
50:22comptait
50:23à l'échelle européenne
50:24et à l'échelle internationale
50:25à l'échelle européenne
50:26d'abord
50:27et quoi qu'on pense
50:29de l'Union Européenne
50:29je sais que les avis
50:30peuvent diverger
50:31mais Emmanuel Macron
50:32a été la locomotive
50:34de la construction européenne
50:35face aux crises
50:36et on a fait
50:37des pas de géant
50:38il reste encore
50:38beaucoup de choses à faire
50:39mais ce qui s'est passé
50:40sur la crise Covid
50:42ce qui s'est passé
50:42sur la crise énergétique
50:43la façon dont on a réussi
50:45à répondre
50:45de façon coordonnée
50:47homogène
50:48à l'attaque
50:49de la Russie
50:50envers l'Ukraine
50:51le président de la république
50:53y est pour quelque chose
50:54l'énergie qu'il déploie
50:56sur le sujet
50:57proche et Moyen-Orient
50:59pour discuter
51:00avec Donald Trump
51:01et protéger
51:01les filières françaises
51:03c'est extrêmement important
51:04et peut-être
51:05que les français
51:06le voient moins
51:06mais au bout du bout
51:08ça concerne
51:08leur quotidien
51:09parce que
51:10quand le prix de l'énergie
51:11augmente en France
51:12les français le voient
51:13parce que
51:14quand les Etats-Unis
51:15mettent en place
51:16un certain nombre
51:17de mesures
51:17qui sont défavorables
51:18aux filières françaises
51:20les français le voient aussi
51:21et donc le président
51:22de la république
51:23je pense a démontré
51:25depuis 8 ans
51:26qu'il était
51:27d'une part extrêmement
51:28impliqué sur ces sujets
51:29mais qu'il arrivait
51:31à mettre la France
51:32au centre du jeu
51:33aujourd'hui c'est le terrain
51:34où il a le plus de choses
51:35le plus de mains libres
51:36face à la situation
51:37politique actuelle
51:38en tout cas
51:39c'est des sujets
51:41qui sont
51:41éminemment importants
51:43je le redis
51:44et qui concernent
51:45la sécurité des français
51:46qui concernent
51:47le pouvoir d'achat
51:48des français
51:48qui concernent
51:50la politique migratoire
51:52qui concernent
51:53l'agriculture
51:54on pourrait parler
51:55du Mercosur
51:56donc
51:57c'est des sujets
51:58qui peuvent paraître
51:59un peu lointains
51:59le Mercosur
52:00le chef de l'Etat
52:01il y a très longtemps
52:01été opposé
52:02parce que notamment
52:03il y avait
52:04bien sûr
52:04parce qu'en l'Etat
52:05l'accord n'est pas acceptable
52:07et donc qu'est-ce que
52:08ça démontre tout ça
52:09que tous ces sujets
52:10il va être ratifiés
52:11cet accord du Mercosur
52:11tous ces sujets
52:12pardonnez-moi
52:13je termine
52:13internationaux
52:14qui peuvent paraître
52:16lointains pour certains
52:16de nos compatriotes
52:17nous touchent en réalité
52:19dans ce que notre vie
52:21a de plus quotidienne
52:22sur le Mercosur
52:23ça a été un échec
52:24parce qu'il va avoir lieu
52:24cet accord
52:25il va rentrer en application
52:26il reste encore du temps
52:27pour discuter
52:28le président de la république
52:29a posé un certain
52:31nombre d'exigences
52:32sur la question
52:33des clauses de réciprocité
52:34sur la question
52:35des clauses miroirs
52:36et donc
52:37il y a encore
52:38plusieurs semaines de travail
52:38merci beaucoup
52:40Maude Bréjon
52:40d'avoir été notre invité
52:41porte-parole du gouvernement
52:43on retire donc
52:44que le gouvernement
52:45souhaite continuer
52:46à discuter
52:46avec le parti socialiste
52:48même si vous
52:48vous ne nous avez pas
52:49vraiment dit
52:50si toutes les demandes
52:51du parti socialiste
52:52allaient être accédées
52:53ce ne sera pas
52:54un budget socialiste
52:55mais ce ne sera pas
52:56un budget macroniste
52:57merci beaucoup Maude Bréjon
52:58merci à tous
52:58on se retrouve
52:59la semaine prochaine
53:00merci à tous
53:01merci à tous
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