Passer au playerPasser au contenu principal
Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour le face à face et ce soir le chevalier blanc comme neige affrontera main blanche et nue le riche baron noir, le riche baron noir vous dites ?
00:14Je peux rien dire de plus.
00:15Et son âme damnée du Val, dont la noirceur est l'arme principale qu'apporte l'admiration légitime de la clientèle fidèle demeure son atout maître, l'humilité vaincra l'arrogance des puissants.
00:29Je peux me permettre une remarque.
00:30Appelez SOS Racisme parce que le riche baron noir, pardonnez-moi, il y a un des effonds antisémites.
00:35Je reconnais que je me suis mis dans un mauvais cas.
00:37Mais attendez, vous avez...
00:38Je voudrais juste faire une déclaration. Je ne suis pas riche et je voudrais pas que l'administration fiscale...
00:42Appelez l'URSSAF s'il vous plaît tout de suite.
00:44Prenne pour argent comptant, c'est le cas de me dire, les déclarations.
00:47Ce serait vous, j'appellerais tout de suite SOS Racisme.
00:50Mais baron, richesse...
00:51Pour l'administration fiscale, c'est pas SOS Racisme, il faut appeler.
00:54Pardonnez-moi, le riche baron noir, il y a une allusion, pardonnez-moi, la richesse, le baron noir...
01:01Nous sommes sur une télévision suffisamment évoluée pour savoir que richesse n'est pas vice.
01:07Ne vous en défendez point, baron. Je suis plutôt jaloux.
01:11Et un jour, vous changerez ? Au lieu de Duval, vous mettrez le...
01:16Écoutez, vous n'ayez pas honte de votre patronyme.
01:19Vous l'avez changé pour des raisons d'opportunité.
01:22Vous êtes M. Duval ?
01:23C'est qu'à force de boire des pastilles, si c'est plus la distinction.
01:25Non mais oui, c'est clair.
01:26J'ai regardé votre état civil, vous êtes M. Duval.
01:29Eliott Duval.
01:30La prochaine fois que vous allez publier un livre, je vais regarder un autre livre.
01:33Vous voyez ce que je veux dire ?
01:34On en est maintenant au menace public.
01:38Bien évidemment, faites une croix sur les promotions.
01:42Mais moi, je cède facilement au chantage.
01:43Ah bah d'accord, bah écoutez, au moins...
01:45La semaine prochaine, vous aurez quelque chose de très flagordant.
01:47Vous savez, prenez exemple sur ça, sur la transparence et l'honnêteté.
01:52Vous savez, c'est des mots que vous ne connaissez.
01:52Ce sont des mots dont j'ignore le sens.
01:54Voilà, exactement.
01:55Bien sûr.
01:55Mais il faut être transparent.
01:57Oubliez pour votre prochain livre, toute promotion bien évidemment.
02:00Trop tard.
02:00Le point sur l'information, il s'appelle comment déjà ?
02:03Vol au-dessus d'un nid de...
02:05D'un nid de cocu.
02:06Et ça marche plutôt bien, je crois.
02:07Il n'est que cinquième.
02:08Oh !
02:09Vous avez arrêté là, il est possible.
02:11Non, il est jaloux, mais on fera la même chose pour le vôtre, ne vous inquiétez pas.
02:14Je ne vois pas pourquoi, il n'y a pas de raison.
02:16Moi, je crois à l'injustice de ce mot.
02:18Parce qu'il sera bien plus intéressant que le vôtre.
02:20Le point sur l'information, c'est avec Isabelle Piboulot.
02:24Bonsoir Isabelle.
02:28Bonsoir Elliot, bonsoir à tous.
02:30À la Une, la France Insoumise déposera une nouvelle motion de censure
02:33contre le gouvernement de Sébastien Lecornu au début du mois de décembre.
02:37Les projets de budget de l'État et de la Sécurité sociale approcheront des votes finaux.
02:42Emmanuel Bompard assure que cette motion sera déposée à partir du moment
02:46où les députés insoumis auront une certitude que celle-ci puisse être votée.
02:51La précédente motion, déposée mi-octobre par LFI, avait échoué à 18 mois près.
02:57Une course pour la liberté a eu lieu ce matin dans l'Est parisien
03:01en mémoire des victimes du 13 novembre 2015.
03:04Plus de 1700 coureurs ont participé à l'événement au départ du Stade de France.
03:09Le parcours a relié les lieux où 130 personnes ont été tuées et des centaines blessées.
03:14Une initiative de l'Association française des victimes du terrorisme,
03:18une marche de l'égalité a également eu lieu à Paris cet après-midi.
03:22Et puis Israël a reçu une nouvelle dépouille d'otages remise par le Hamas.
03:26Son identité est confirmée. Il s'agit bien de Hadar Goldin, le lieutenant israélien tué en 2014 dans la bande de Gaza.
03:34Âgé de 23 ans, il effectuait une mission de reconnaissance dans un tunnel près de Rafa.
03:40Ce corps est donc le 24e, appartenant à un otage sur les 28 devant être remis à l'État hébreu par le mouvement islamiste palestinien.
03:48Merci beaucoup Isabelle Piboulot pour le point sur l'information.
03:51Messieurs, commençons bien évidemment par la filharmonie.
03:54Les suites de ce concert interrompu trois fois jeudi soir, parce qu'il y avait un chef d'orchestre israélien qui se produisait à la filharmonie de Paris.
04:03Trois hommes et une femme ont été placés en garde à vue depuis jeudi soir à la suite des heures lors du concert.
04:11Et ils ont été mis en examen ce dimanche par un juge d'instruction placé sous contrôle judiciaire.
04:16Donc il n'y en a pas un sur les quatre placé en détention provisoire.
04:20Alors revoyons cette séquence, c'était donc jeudi à la filharmonie de Paris.
04:24Alors messieurs, première question, de quoi parlons-nous ?
04:46Est-ce qu'on parle de militantisme ? Est-ce qu'on parle d'antisionisme ? Est-ce qu'on parle d'antisémitisme ?
04:53Écoutez, j'ai peu de doute qu'il s'agit de militants qui sont cornaqués par notamment la CGT, islamo-communiste,
05:04qui est la courroie de transmission du parti antisémite tel qu'on peut le nommer ainsi.
05:09Voilà, je veux dire, mais au-delà de ça, c'est le symbole, c'est le symbole qui est terrible.
05:18Vous avez d'un côté l'harmonie, la musique douce, classique, et de l'autre côté, le bruit et la fureur des brutes.
05:27Alors tout ça a été applaudi, si j'ose dire, par Rima Hassan, par des tas de gens.
05:37Si ce parti antisémite était d'extrême droite, tout le monde demanderait sa dissolution.
05:46Ça s'appelle le privilège rouge, monsieur Eliott Deval.
05:50Je suis assuré moi-même.
05:53Non mais honnêtement, je veux dire, d'une certaine manière, c'est Gershwin qu'on assassine.
05:59Julien Dray.
06:01Je pense qu'il n'y a plus beaucoup de choses à rajouter dans la condamnation.
06:05On l'a fait déjà à plusieurs émissions, dans les risques en plus qui ont été pris par rapport à ceux qui étaient venus à un concert.
06:12La question qui est posée, c'est comment ils ont pu rentrer avec des fumigènes ?
06:16Il y a eu des complicités, obligatoirement, parce qu'il y a des fouilles.
06:20L'irresponsabilité de cette action.
06:23Et après, je suis d'accord sur la symbolique, parce que ce sont des jeunes qui...
06:27C'est ça d'ailleurs le problème qu'on a depuis deux ans, qui ne connaissent rien à l'histoire.
06:32Vous savez, quand a été fondé l'orchestre philharmonique d'Israël, en 1936 ?
06:36Il a été fondé par qui ? Par des juifs allemands qui avaient fui Hitler et qui ne pouvaient plus jouer d'instruments en Allemagne.
06:44Voilà la symbolique de cet orchestre.
06:46C'est ça qu'ils ont voulu empêcher et interdire.
06:49Il est composé, il n'est pas composé que de juifs, il est composé d'arabes, il est composé de druides.
06:54Il est composé de citoyens israéliens multiples.
06:55Et la plupart de ces anciens chefs d'orchestre, à commencer par Daniel Borenbogne, se sont conduits plutôt en pacifistes, très détachés du gouvernement israélien.
07:11Donc sur le plan politique, c'est totalement insane, ça n'a aucun sens.
07:17On est dans la haine des brutes.
07:20Alors justement, on va sur le terrain politique, parce que je vais vous proposer deux réactions politiques.
07:25Celle d'abord de l'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, qui dit « Faut-il inscrire interdit aux juifs et sur toutes les salles de spectacle de France pour que ces extrémistes soient satisfaits ? »
07:38Les vrais fascistes, ce sont eux.
07:40Et ce sont sur ces mêmes images que Rima Hassan a tweeté « Bravo aux résistants ».
07:46Je vous propose d'écouter Jean-Luc Mélenchon qui lui aussi a réagi.
07:49Il y a eu une condamnation quasi unanime de la classe politique, sauf, vous l'avez bien compris, de la France insoumise.
07:55Non, non, pas du tout, je ne condamne pas, parce que la Philharmonie avait déjà interdit une fois un chef russe.
08:02Alors bon, donc la Philharmonie interdit quand ce n'est pas politiquement bien dans un pays.
08:08Alors là, il y a un génocide, comme vous le savez, à Gaza.
08:11Et donc les gens de cette entreprise, par morale, disent « On est solidaires ».
08:15Alors, on est d'accord, on n'est pas d'accord, mais ce qui vaut pour les Russes doit quand même pouvoir valoir pour d'autres.
08:20Bon, voilà. Alors ça a été un peu tendu. Bon, voilà. Qu'est-ce que vous voulez ? C'est comme ça.
08:26Mais vous ne pouvez pas empêcher à des gens d'exprimer une protestation contre un génocide.
08:31Ce n'est pas une protestation. Ce sont des engins incendiaires.
08:34Il y avait même eu un départ de feu.
08:38Imaginez un seul instant, par hypothèse hardie, si des Français de droite allaient troubler un concert algérien
08:51pour protester contre le fait qu'un écrivain français et cancéreux soit dans les jôles de la dictature algérienne.
08:59Vous imaginez un peu la réaction de M. Mélenchon et de Mme Chikirou ?
09:05Eh bien, je vous donne la dernière réaction de Manuel Bompard.
09:08La seule violence qui a eu lieu à la Philharmonie a été commise.
09:11C'est Manuel Bompard qui le tweet a été commise par des spectateurs qui ont frappé les manifestants pacifiques,
09:17ce qui devrait vous choquer. Il interpelle les journalistes de France Info.
09:21Ce sont les 250 Palestiniens assassinés par l'armée israélienne depuis le début du cessez-le-feu.
09:27Alors, d'abord, une remarque.
09:30Vendredi soir, je vous rappelais que j'avais dit ici, sur cette antenne,
09:34qu'il fallait faire attention, il y avait un moment où trop c'est trop.
09:38Et vous avez vu que samedi soir, il y a eu des bagarres à la sortie du commissariat.
09:43Parce qu'il y a de plus en plus de gens en France,
09:46et pas simplement, pour être clair, des Juifs, parce que je sais ce qu'on va nous dire,
09:50de citoyens français, qu'on a assez de cette campagne qui est menée,
09:54qui vise à paralyser toute activité culturelle, économique, etc.
10:00Il y a un conflit au Proche-Orient, on peut avoir des opinions.
10:03Mais la manière dont on organise la chasse, désormais, à toute activité,
10:07en s'en prenant à n'importe quoi, crée des tensions énormes.
10:11Et donc, c'est un problème.
10:12Je me réjouis par ailleurs, que le colloque qui devait avoir lieu au Collège de France a été annulé.
10:18On en parlera dans un instant, du Collège de France et du colloque.
10:21Mais je crois que ça ne concerne pas que...
10:24Je veux dire, la folie du temps, le début de novembre,
10:28là, ne concerne pas que la question juive.
10:30Quand dans une île aussi paisible qu'au Léron,
10:34vous avez un Français de souche, converti à l'islam,
10:39qui veut tuer d'autres Français,
10:42vous vous rendez compte à quel point le masochisme français,
10:45la détestation de la France, la détestation de l'Occident,
10:48est maintenant d'une puissance effrénée.
10:50Israël et la France, ce sont les deux faces d'une même médaille.
10:55Bien sûr.
10:56Dans ce même climat d'antisémitisme, d'atmosphère,
11:00je voulais qu'on revienne aussi sur Amir,
11:02qui cette semaine a été une nouvelle fois la cible
11:05des appels au boycott et des menaces.
11:08Amir, artiste franco-israélien,
11:12qui chante pour la paix,
11:13qui aujourd'hui est placée sous protection,
11:16lorsqu'il fait sa tournée en France.
11:20Son producteur a réagi, notamment cette semaine,
11:24en alertant.
11:25Un jour, il va y avoir un drame.
11:28Le producteur d'Amir dénonce l'appel au boycott
11:30de LFI avant son concert à Brest.
11:32Brest, ça s'est passé jeudi soir,
11:34la salle était pleine.
11:36Et alors, justement, la candidate
11:37et les filles à la mairie de Brest,
11:39Cécile Baudouin, a eu cette phrase.
11:42« Maintenir ses concerts,
11:44c'est jouer une stratégie de la tension. »
11:47L'inversion accusatoire,
11:49vous le voyez là,
11:50écrit blanc sur bleu.
11:54Au-delà de la France insoumise,
11:55je voulais qu'on s'arrête un instant
11:56sur le monde culturel
11:58qui est aux abonnés absents.
12:00Amir a, par exemple, écrit, chanté
12:03pour les Restos du Chœur.
12:04Gilles-William Goldnadel,
12:05je sais que vous êtes un homme averti,
12:07notamment sur les réseaux sociaux.
12:08Dites-moi, si je me trompe,
12:10je n'ai pas vu de communiquer
12:11des Restos du Chœur
12:12pour s'associer à Amir
12:15et lui apporter tout son soutien.
12:16Non, mais non seulement,
12:17je n'ai pas vu les Restos du Chœur,
12:19mais je n'ai pas vu beaucoup d'artistes
12:20se mouiller.
12:22De toute manière, de manière générale,
12:24je vous le dis souvent,
12:25le milieu artistique
12:27qui joue les braves
12:29et les généreux
12:30est l'un des plus couloirs,
12:32mais de tout temps,
12:34y compris pendant l'occupation,
12:36y compris pendant l'affaire McCarthy.
12:38Pourquoi voulez-vous déroger
12:39à cette loi commune ?
12:40Raison pourquoi je n'aime pas beaucoup
12:41lorsqu'il prend la pause.
12:43Et encore une fois,
12:44je reprends mon exemple.
12:46Imaginez un franco-algérien
12:48qui n'a rien fait à personne,
12:49un artiste franco-algérien
12:51qui, en raison de sa binationalité,
12:55serait mis en cause.
12:56Alors, je gage
12:58que cette fois,
12:59le milieu artistique
13:00serait peut-être un peu moins couard.
13:02Julien André.
13:03Moi, j'ai connu un milieu artistique
13:05qui était engagé,
13:06très engagé,
13:07de manière courageuse,
13:09dans les années 80.
13:10Et je m'en félicite.
13:12Je considère qu'aujourd'hui,
13:13le milieu artistique
13:14n'est pas au rendez-vous
13:16auquel il devrait être.
13:18Loin de là.
13:19Et c'est d'ailleurs pour ça
13:20que je pense qu'on est
13:22un certain nombre aujourd'hui
13:22à préparer des initiatives
13:24de soutien à M. Chanteur.
13:27Et je pense qu'on va voir,
13:30d'ailleurs,
13:30comment chacun va se déterminer
13:32par rapport à ce type d'initiative.
13:33Voilà.
13:33Les masques vont tomber très rapidement.
13:35Ils sont déjà tombés,
13:36mais c'est intéressant.
13:37Je ne savais pas.
13:38Je vais voir.
13:40Moi, maintenant, si vous voulez,
13:41et ce que je considère,
13:42c'est qu'on est dans un moment particulier,
13:45parce qu'en fait,
13:47je cherchais depuis déjà
13:48un certain temps
13:50à bien caractériser
13:50le moment dans lequel on en est.
13:51On a une partie de la gauche
13:52que j'appelle désormais
13:53la gauche molla.
13:55Parce que le cœur de tout ça,
13:56le cœur de tout ça,
13:57maintenant,
13:58on a la preuve formelle,
14:00c'est l'Iran.
14:01Et on a maintenant la preuve
14:03que la France insoumise
14:04est en relais
14:05par le biais des relations
14:06qu'elle a établies
14:06avec le FPLP
14:07et par le biais
14:09des relations personnelles
14:10qu'un certain nombre
14:11de députés,
14:12elle est en relation directe
14:14avec ça.
14:14Donc, l'offensive politique
14:15à laquelle on se livre aujourd'hui,
14:17à laquelle il se livre,
14:19c'est d'abord une offensive
14:20de déstabilisation
14:21du monde occidental,
14:23du cercle des Lumières.
14:24C'est-à-dire que cette gauche-là
14:25n'a plus rien à voir
14:26avec la gauche.
14:26Alors, d'une part,
14:28sans vouloir polémiquer vainement,
14:31M. Drey a une meilleure mémoire que moi.
14:34Je ne me souviens pas
14:35que dans les années 80,
14:37le milieu artistique
14:39ait pris beaucoup de risques
14:42dans ses prises d'opposition.
14:44Je parle de risques,
14:45donc vous parliez de courage.
14:47Je n'en ai pas souvenance.
14:49Pour le reste,
14:51il a raison,
14:52il y a un rapport au Parlement,
14:55notamment par un écrivain
14:57d'origine iranienne,
14:59M. Radzavi,
15:00de bonne qualité,
15:01qui accuse expressément
15:03les gens de la France insoumise
15:05d'être des agents d'influence
15:07de la République islamique.
15:10Je sais ou je crois savoir
15:11qu'il va y avoir
15:12une commission d'enquête
15:13sur le sujet
15:15à l'Assemblée nationale.
15:17Elle est actuellement en cours.
15:18Oui, mais alors écoutez...
15:19Mais elle est tellement
15:19sous-médiatisée
15:20que vous pensez
15:20qu'elle peut être
15:21dans les prochains jours.
15:23Même moi,
15:23je n'en ai pas entendu poser.
15:25Non mais il faut le faire.
15:26Alors que je suis plutôt
15:27aux aguets.
15:28Non mais c'est...
15:29Arrêtez d'écouter France Inter.
15:30Voilà, il est possible.
15:31Écoutez CNews.
15:32Il est effectivement...
15:33Je n'en ai pas entendu
15:34parler non plus.
15:35Vous vous présentez ?
15:36Vous avez la mémoire courte.
15:37Écoutez, je n'en suis pas
15:38à faire un procès
15:39d'intention à CNews.
15:40Nous n'en sommes pas encore là.
15:42Mais si je me permets
15:44plus sérieusement
15:45de dire qu'être
15:46un agent d'influence,
15:49un délit,
15:50voire un crime.
15:52Si tel est le cas,
15:55il ne faut pas
15:55une commission
15:56d'enquête parlementaire.
15:57Il faut des enquêtes policières.
16:00Il est différent.
16:01Ah oui, mais vous avez vu...
16:02Non mais là...
16:02Rien vu.
16:03J'insiste.
16:04Les justices regardent ailleurs.
16:05Oui, oui.
16:06J'en reviens là-dessus
16:07parce que j'insiste
16:08parce que c'est un tournant.
16:09Dans l'analyse des événements,
16:12pendant longtemps,
16:12on a cru que c'était
16:13des excès,
16:14des dépassements,
16:15simplement, je dirais,
16:16de l'opportunisme électoral,
16:18peut-être.
16:19Certains disaient
16:20que c'est la clientèle électorale.
16:21Aujourd'hui,
16:22on est dans un autre stade
16:23parce que maintenant,
16:24on commence à avoir
16:25des éléments
16:25qui s'accumulent.
16:26L'Iran,
16:27c'est une pieuvre tentaculaire
16:29qui a des intermédiaires,
16:32qui se sert toujours
16:32de ses intermédiaires
16:33pour déstabiliser.
16:34Et maintenant,
16:35on a des éléments tangibles
16:36qui prouvent cela.
16:37Et on se retrouve
16:38à chaque fois
16:38avec des députés
16:39de la France insoumise
16:40qui sont au cœur
16:41de ces relations-là.
16:42Et ce n'est pas rien.
16:45Quand vous avez
16:45des députés
16:48de la France insoumise
16:49que je ne nommerai pas
16:51à ce stade
16:51qui passent 99%
16:54de leur temps
16:55sur la question d'Orient
16:57et non pas
16:58sur la question française,
16:59vous pouvez vous demander
17:00si c'est totalement désintéressé.
17:03Vous voulez parler
17:03du Collège de France.
17:05Alors,
17:05c'est très intéressant
17:06et je ne pense pas
17:06que les téléspectateurs
17:08soient au fait
17:09un,
17:09de ce qui s'est passé
17:10et deux qui connaissent
17:11la fonction
17:13du Collège de France.
17:14Le Collège de France
17:15annule un colloque
17:16sur la Palestine
17:17qui devait se tenir
17:18de jeudi
17:19à vendredi prochain
17:20en réaction
17:21à la polémique
17:23entourant la tenue
17:23de l'événement
17:24annoncée dimanche
17:25son administrateur
17:26dans un communiqué.
17:27Le colloque
17:28était intitulé
17:28La Palestine et l'Europe
17:29poids du passé
17:31et dynamique contemporaine
17:32co-organisé
17:33par l'historien
17:34Henri Lorenz
17:35et le Centre arabe
17:37de recherche
17:38et d'études politiques
17:39de Paris.
17:39Ils avaient été qualifiés
17:41d'événements pro-palestiniens
17:42par de nombreuses
17:43personnalités.
17:45Mais avant de vous donner
17:46la parole
17:46écoutons
17:47Pauline Trèfzer
17:48qui va expliquer
17:50en quoi consiste
17:50le Collège de France
17:53et pourquoi
17:54il y a à l'intérieur
17:54de ce collège
17:55quelques personnalités
17:57disons
17:58étonnantes.
18:00Et c'est un effet musée.
18:02Le Collège de France
18:03établissement public
18:05d'enseignement supérieur
18:06et de recherche
18:07est placé sous la tutelle
18:09du ministère
18:10de l'enseignement supérieur
18:12dirigé par
18:13Philippe Baptiste.
18:15Le collège
18:15est administré
18:16par un directeur
18:17élu par les professeurs
18:18puis nommé
18:19officiellement
18:20par décret présidentiel.
18:22Thomas Romer
18:23occupe ce poste
18:24depuis 2019.
18:26Parmi les professeurs,
18:27certains suscitent
18:28la controverse
18:29comme Henri Lorenz
18:31titulaire
18:31de la chaire
18:32d'histoire
18:32contemporaine
18:33du monde arabe.
18:34Il est à l'origine
18:35du colloque
18:36pro-palestinien
18:37récemment annulé.
18:39En octobre 2023,
18:41le professeur
18:41affirmait
18:42« Aujourd'hui,
18:43nous voyons aussi
18:44comment l'attaque
18:45du discours
18:45pro-palestinien
18:46au nom de
18:47l'antiterrorisme
18:48a une résonance
18:49politique forte
18:50précisément
18:51parce qu'il s'adjoint
18:52dans l'opinion
18:53à une forme
18:54d'hostilité
18:54à l'égard
18:55de la population
18:56musulmane
18:57en général. »
18:58La présence
18:59d'intervenants
18:59tels que
19:00Musna Achahimi
19:01pose également
19:01problème.
19:03La femme
19:03avait posté
19:04des messages
19:04controversés
19:05seulement quelques jours
19:06après les attaques
19:07du 7 octobre.
19:09En 2023,
19:10l'État a versé
19:10au Collège de France
19:11environ 41 millions
19:13d'euros
19:14au titre
19:15des charges
19:15de services publics.
19:17Ça en fait de l'argent
19:18pour ce Collège de France.
19:19Gilles-William
19:20Golnadel.
19:21Bon, alors,
19:22le colloque
19:22a été annulé
19:23compte tenu
19:24quand même
19:24d'un concert
19:25de protestation.
19:28Le monde
19:28en a fait
19:29un petit articulé
19:30très laconique.
19:32en ne citant
19:33que le professeur
19:34Laurent,
19:34qui est effectivement
19:35un professeur
19:38connu
19:39et qui a toujours
19:40été,
19:40et c'est son droit,
19:41très pro-arabe,
19:43mais c'est la participation
19:44de certaines personnes
19:45qui n'ont pas été citées
19:47dans l'articulé
19:48du Monde
19:49qui posaient
19:49évidemment problème.
19:51Madame Chiabi,
19:52qui est à la ville,
19:53l'épouse
19:54de Benjamin Barthes,
19:55qui se fait
19:56de plus pro-arabe
19:57au sein du monde
19:59et qui avait
19:59publié un article
20:03très gentil
20:04pour Rima Hassan,
20:06qui a non seulement,
20:07comme ça a été rappelé,
20:10célébré
20:11le 7 octobre,
20:12mais qui a également
20:13recommandé
20:14à Dieu
20:15l'âme
20:16du défunt
20:17chef du Hamas
20:18qui a été éliminé
20:20par Israël.
20:21On n'est pas
20:21dans l'anti-israélisme,
20:24là.
20:24On est dans
20:25l'anti-sionisme
20:26viscéral
20:27pro-terroriste.
20:29C'est quand même
20:29autre chose.
20:30Et vous avez aussi
20:31la fantastique
20:32Francesca albanaise,
20:34une commissaire
20:36à l'ONU
20:36qui est maintenant
20:38persona non grata
20:39aux Etats-Unis,
20:44qui a été même dénoncée,
20:45il faut le faire,
20:45ce n'est pas tous les jours,
20:46qui a même été dénoncée
20:48par la France
20:49et l'Allemagne
20:51pour ses déclarations
20:52invraisemblablement
20:53pro-Ramas
20:55qui a contextualisé
20:57comme on dit
20:58le 7 octobre
21:00et qui s'est mis
21:01en colère
21:02dans un colloque
21:03parce qu'on parlait
21:04de libérer les otages.
21:05Voilà
21:05qui le Collège de France
21:07qui existe
21:07depuis le Moyen-Âge.
21:09Au Collège de France,
21:10on parlait le latin
21:11et l'hébreu
21:12au Moyen-Âge.
21:13Voilà qui le Collège
21:14de France
21:15avait décidé,
21:16avait toléré
21:17devoir inviter
21:18à Paris
21:19le 13,
21:21le 13 novembre
21:23date
21:24anniversaire
21:25d'un des plus
21:26épouvantables
21:27attentats islamistes
21:29commis
21:30sur le sol
21:31de France.
21:32Si ça aussi,
21:33comme l'histoire
21:35du concert,
21:36ce n'est pas
21:36un terrible
21:37symbole
21:38masochiste,
21:40alors j'ai des problèmes
21:40de vocabulaire.
21:43Moi, d'abord,
21:43je me réjouis
21:44parce que ce n'était pas
21:45évident au départ.
21:45Je me demandais
21:46si l'institution
21:47universitaire
21:48allait réagir
21:48parce que ça faisait
21:49déjà plusieurs jours
21:50que nombre d'entre nous
21:51avions attiré
21:52l'attention
21:52du ministère
21:53de l'éducation
21:54nationale
21:54et des universités
21:55là-dessus.
21:56Je me réjouis
21:57que cette décision
21:57ait été prise.
22:00Le Collège de France,
22:01c'est une institution,
22:02une institution de qualité.
22:03Il ne faut pas la salir
22:04parce que moi,
22:06j'ai été amené
22:07aussi à travailler
22:08avec les gens
22:08du Collège de France
22:09et donc je respecte
22:10le travail.
22:11Attention,
22:12il y a eu une faute
22:12qui a été commise
22:13de vigilance
22:15sur la base
22:15d'un colloque
22:16qui, au départ,
22:17certainement,
22:17a été présenté habilement
22:18comme étant simplement
22:20un colloque
22:20où on discutait
22:21de l'avenir
22:21de la Palestine,
22:22etc.
22:22Pourquoi pas ?
22:23Parce que que les choses
22:24soient claires,
22:25moi, c'est la petite nuance,
22:26moi, ce n'est pas le fait
22:28qu'on soit pro-arabe,
22:29c'est le fait qu'on soit
22:29pro-amas
22:30qui me pose problème.
22:31Pourquoi c'est une nuance
22:32avec moi ?
22:33Parce que vous avez dit
22:33pro-arabe,
22:34moi, je préfère dire
22:35pro-amas,
22:35mais ce n'est pas grave,
22:37je corrige
22:38parce qu'il faut toujours
22:38être...
22:38Je parlais de Laurence,
22:39je ne parlais pas d'Albanaise
22:41et de Mme Chiabi
22:42qui, elles sont pro-amas.
22:42Moi, je pense que
22:48c'est ça qui est intéressant,
22:50qui confondent les choses.
22:51Parce que les peuples arables,
22:54ils ont besoin de liberté,
22:56ils ont besoin de démocratie
22:57et pour cela,
22:58il faut qu'ils s'émancipent
22:59de la tutelle
22:59de l'islamisme politique
23:01radical
23:01emmené par l'Iran.
23:03La publicité,
23:04messieurs,
23:04on revient dans un instant,
23:05on va parler de l'élection
23:06du maire de New York.
23:09New York tient son nouveau maire,
23:11ça s'est passé sept semaines
23:12et certains disent
23:14qu'il y a dans ce maire,
23:16finalement,
23:17une sorte,
23:17idéologiquement,
23:19c'est un léphiste américain.
23:22Donc,
23:22est-ce qu'à quelques mois
23:23des élections municipales
23:25en France,
23:25on pourrait avoir
23:26dans une grande ville française
23:28un Zoran Mamdadi,
23:30français,
23:31proche de la France insoumise ?
23:33On a vu à quel point,
23:34d'ailleurs,
23:34LFI ?
23:35C'est content,
23:36c'est content.
23:36Ah ben,
23:37j'ai vu,
23:37ils ont sabré le champagne.
23:38Ils n'ont pas boudé
23:39leur plaisir.
23:40On revient dans un instant.
23:44Quasiment 19h30 sur CNews,
23:46on poursuit le face-à-face
23:47entre le chevalier blanc
23:48et le baron noir ?
23:49Messieurs New York,
23:51tiens son,
23:52il y a un petit écho
23:53sur le plateau,
23:53je préviens la régie.
23:56Oui,
23:56c'est désagréable.
23:57Il y a quelque chose d'agréable.
23:58On voudrait nous nuire,
24:00qu'on ne procéderait pas autrement.
24:01C'est un sabotage.
24:02J'ai l'impression.
24:02Y a-t-il finalement un sabotage ?
24:04Nous n'avons pas des amis
24:05dans cette maison.
24:06Messieurs,
24:06je vous préviens,
24:07je ne sais pas ce qui se passe,
24:08mais il y a effectivement,
24:09on s'entend.
24:10C'est vrai ?
24:11Bonsoir.
24:13Non,
24:13c'est un écho.
24:14Ah là,
24:15ça y est,
24:15c'est terminé.
24:16Il n'y a plus d'écho.
24:17Enfin,
24:18New York
24:19tient son nouveau maire.
24:20La plus grande ville
24:21des États-Unis
24:21a donc choisi
24:22Zoran Mamdani,
24:2434 ans.
24:25Alors,
24:25il est musulman,
24:25mais il le revendique
24:26à un public.
24:27C'est sa liberté,
24:28sans choix.
24:28Bien évidemment,
24:29mais il le dit fier.
24:30Ça a été un argument de campagne.
24:32Je comprends qu'il soit fier.
24:33Le reproche,
24:35il n'est pas là.
24:35Mais attendez,
24:36je ne reproche rien.
24:37Je dis simplement
24:37que parmi ses arguments de campagne,
24:39il a revendiqué
24:41sa confession religieuse.
24:45Anti-Trump,
24:46pro-immigration,
24:47il a fait de la lutte
24:47contre la vie chère,
24:48un axe de campagne.
24:49Alors,
24:50moi,
24:50je voudrais vous montrer
24:51une séquence tout à fait fascinante
24:52qui a circulé
24:52sur les réseaux sociaux
24:53où M. Mamdani,
24:56va reprendre
24:57les codes
24:59dans les discours
25:00d'un certain Emmanuel Macron.
25:02On a Emmanuel Macron
25:03en 2017,
25:04c'était à Marseille,
25:06et on a M. Mamdani
25:07donc à New York
25:08au moment de son élection.
25:09Je vois
25:10les Arméniens,
25:14les Comoriens,
25:19les Italiens,
25:23les Algériens,
25:24les Marocains,
25:27les Tunisiens,
25:30je vois les Maliens,
25:34les Sénégalais,
25:36les Ivoiriens.
25:41Je parle des propriétaires
25:42de Bodega Yéminite
25:43et des Mexicaines,
25:45des chauffeurs de taxi
25:50sénégalais
25:50et des infirmières
25:51ouzbeques,
25:54des cuisiniers
25:56trinidadiens
25:56et des tentes
25:58éthiopiennes.
25:58C'est intéressant
26:01de voir...
26:02Votre étonnement
26:03m'étonne.
26:05Je ne savais pas
26:06qu'il y avait
26:07la même ligne,
26:08la même idée
26:08entre Zohar
26:09et Emmanuel Macron.
26:12Écoutez,
26:12très vite,
26:13on l'a compris,
26:14cette dilection
26:15pour l'altérité,
26:17ce goût
26:17pour la minorité
26:19contre la majorité,
26:21c'est quand même
26:22M. Macron
26:23et pas un autre
26:24qui devant
26:25un M. Borloo
26:26assez berlué
26:28a expliqué
26:29qu'on ne pouvait
26:29pas demander
26:30à un mâle blanc
26:31un rapport
26:32sur les blancs lieux.
26:34M. Mamdani
26:36aurait parfaitement
26:37été capable
26:37de dire la même chose
26:38en anglais.
26:39Voilà,
26:40donc ça ne m'étonne pas
26:41du tout.
26:41Vous avez été quand même
26:42un petit peu court
26:43sur M. Mamdani.
26:44Mais attendez,
26:45un instant,
26:46on va en parler
26:47de M. Mamdani.
26:48Votre présentation
26:49était censurée.
26:51Ah,
26:52était censurée ?
26:52Ah bah oui,
26:53vous n'avez pas...
26:54Vous avez dit
26:54qu'il était musulman.
26:56Effectivement,
26:56il a joué
26:57effectivement
26:58sur l'arme
26:58de la minorité.
27:00Mais je ne sais pas
27:01s'il est islamiste
27:02ou s'il est communiste
27:03comme dit M. Trump
27:05mais je sais bien
27:05qu'il ne veut pas
27:07d'un État juif
27:08et qu'il est pour le boycott
27:09de l'État d'Israël.
27:10Je pense que vous auriez
27:11dû le rappeler
27:12à nos téléspectateurs.
27:14je vous apprendrai
27:14à préparer une émission
27:15puisque c'est ma seconde question.
27:18Moi j'aurais,
27:20bon après pour les comparaisons,
27:21j'aurais aimé qu'on...
27:23Parce qu'il y a une séquence
27:24qui en dit beaucoup.
27:25C'est quand on lui pose
27:27la question dans un meeting
27:28sur le 11 septembre.
27:29Et où il répond
27:32qu'il n'a pas un mot
27:34sur les 2300 Américains
27:36et Américains
27:37et toutes les populations
27:39d'origine étrangère
27:40parce qu'à ce temps-là
27:41il y avait beaucoup de gens
27:41qui étaient pas simplement
27:43qui étaient des travailleurs,
27:44vous savez,
27:44ceux qui font le nettoyage
27:46des tours, etc.
27:47Donc de toute nationalité
27:49qui sont morts.
27:50Il n'a pas un mot sur eux.
27:52Et par contre,
27:53il dit qu'il a eu de la peine
27:54parce que sa tante
27:55n'a pas pu porter le voile
27:56et il a même une émotion terrible.
28:00Elle n'a pas pu porter le voile
28:01dans le métro
28:02pendant des mois, des mois.
28:03Il s'avère
28:03que les investigations montrent
28:06qu'il n'y avait pas de tante.
28:08Alors après,
28:08il a dit que c'était
28:08une lointaine cousine
28:09et même la lointaine cousine
28:10n'était pas là.
28:11Voilà.
28:12Je trouve que ça résume beaucoup.
28:14Oui.
28:15Plus que tout le reste,
28:16cette séquence-là.
28:17Après,
28:17il n'a pas fait campagne
28:18qu'il a fait campagne
28:20sur les questions
28:21évidemment de diversité,
28:23de villes ouvertes,
28:25tout ce que vous voulez.
28:26Mais moi,
28:26ce qui m'étonne,
28:27parce que c'est ça
28:28le plus important,
28:29c'est le programme économique
28:30qu'il a proposé.
28:30Alors la question qu'on s'est posée,
28:31c'est est-ce que c'est un maire
28:32et les filles communistes
28:33à New York ?
28:34Parce que le programme économique,
28:36si vous voulez,
28:37même la gauche de 81,
28:38elle n'a pas osé
28:38faire ce qu'il propose.
28:40Alors,
28:41Gilles-William-Golnadel,
28:42pour nous Français,
28:43quelle est la signification
28:45de cette élection
28:45du nouveau maire
28:46de New York ?
28:47Est-ce que c'est un miroir
28:48prémonitoire
28:48de ce qui peut se passer
28:49en mars 2027 ?
28:51Est-ce que c'est un maire
28:52LFI
28:53made in New York ?
28:55Très sincèrement,
28:56je pense qu'en dehors
28:58du côté désagréable,
29:00sur le plan symbolique,
29:01c'est ce qui pouvait arriver
29:02de mieux au Parti républicain.
29:04Si la gauche extrême,
29:07à la Mamdani,
29:09l'emporte sur les démocrates modérés,
29:13comme une a d'ailleurs été élue
29:16dans un État
29:18dont j'ai oublié le nom,
29:21c'en est fini,
29:22c'en est fini.
29:23Vous ne pouvez pas avoir
29:24le Parti démocrate
29:25avec uniquement
29:26Mme Ocasio-Cortez
29:28et M. Mamdani.
29:30C'est quand même
29:31très, très, très extrémiste.
29:33Donc, non,
29:34moi,
29:34très sincèrement,
29:36ça ne m'inquiète pas.
29:38Non, je crois que...
29:39Les questions sociales
29:41sont des questions importantes.
29:42Le prix des logements,
29:43le prix de la vie chère,
29:45bon, visiblement,
29:46ça a pesé dans cette élection,
29:47mais ce qui ne colle pas,
29:48c'est la manière
29:49dont il aborde ces questions-là,
29:51c'est-à-dire en promettant
29:51de raser gratis,
29:52comme j'ai rarement vu.
29:53Il va bloquer les loyers,
29:54il va augmenter le SMIC
29:55de 30%,
29:56de 50% plutôt.
29:59Donc, on est dans une logique
30:01qui va faire à peu près
30:03la chose suivante,
30:04c'est qu'à un moment donné
30:05ou un autre,
30:05il va faire une pause.
30:07C'est-à-dire que par rapport
30:07à l'illusion sociale
30:09de nombre de jeunes
30:10qui étaient dans difficulté
30:11à New York
30:11et qui ont cru
30:12que la candidature Madani
30:13allait leur apporter des solutions,
30:14vous allez voir
30:15ce qui va se passer.
30:16Donc, c'est la résurgence
30:17de quelque chose
30:18qui, évidemment,
30:20va servir
30:20parce que,
30:21comme il va être en échec,
30:22je ne parle pas
30:23de son rapport
30:23avec la police de New York,
30:25qui ne va pas être simple,
30:26ou avec les fonctionnaires
30:28de New York,
30:29évidemment,
30:30le parti républicain
30:30va s'en donner à cœur joie
30:31dans les mois à venir.
30:33Avançons et retour en France.
30:35À présent,
30:36on va parler
30:36d'une socialiste,
30:38Najat Vallaud-Belkacem,
30:40ancienne ministre,
30:42désormais à la Cour des Comptes,
30:43fraîchement nommée cet été.
30:45Vous vous souvenez
30:46de la polémique
30:46puisque son CV
30:47ne correspondait pas forcément
30:48à celui
30:50d'une conseillère maître
30:51de la Cour des Comptes.
30:53Elle est visiblement
30:54toujours présidente
30:55de l'association
30:56immigrationniste
30:57France Terre d'Asile.
30:59Elle a eu une idée
30:59géniale
31:01pour l'humanité,
31:02journal évidemment
31:03à politique,
31:04vous le savez,
31:05plus d'immigration,
31:06je résume,
31:07c'est pour plus d'économie.
31:09Plus d'immigration
31:09pour plus d'économie.
31:11Cinq mesures choc
31:12pour Mme Najat Vallaud-Belkacem.
31:14Développer le nombre
31:15de places dédiées
31:16à l'asile,
31:17il en faut toujours
31:17un peu plus.
31:19Réduire le nombre
31:20de QTF émises,
31:22c'est-à-dire
31:23il n'y a pas suffisamment,
31:24il y a trop
31:25de QTF émises,
31:26ça coûte de l'argent.
31:27Faire sauter
31:28l'interdiction
31:28de travailler
31:29durant six mois
31:29pour un demandeur
31:30d'asile lorsqu'il arrive,
31:31il doit attendre six mois
31:32avant de travailler.
31:33Réduire le nombre
31:34de places en CRA,
31:35c'est vrai,
31:35il y en a beaucoup trop
31:36des places en centres
31:37de rétention administratif
31:38aujourd'hui.
31:39Et alors la dernière,
31:40c'est la pépite,
31:41il va falloir régulariser
31:42massivement les travailleurs,
31:43régularisation de 250 000,
31:47pas de 205 000,
31:48250 000 travailleurs irréguliers,
31:51ce qui représenterait
31:52chaque année
31:53près de 3 milliards
31:54d'euros
31:55de gains,
31:57c'est-à-dire
31:57en impôts
31:58et en cotisations.
32:00Dans quel monde
32:01vit Najat Vallaud-Belkacem
32:03ou Liam Golnadel ?
32:04Dans le monde
32:04des privilégiés,
32:06des privilégiés socialistes
32:08qui ont un mépris
32:10souverain
32:11pour le peuple français
32:13qui n'est plus,
32:15lui,
32:15dans la souveraineté,
32:17qui ne demandent
32:18qu'à voir arrêter
32:20l'immigration invasive
32:22qui est ruineuse,
32:25non seulement en matière
32:26d'argent,
32:26mais en matière même
32:27de vie humaine,
32:28en matière de lien
32:29avec la criminalité.
32:31Et vous avez ces gens-là
32:32qui,
32:33dans le cadre
32:34d'une sorte de coterie
32:35de club,
32:37elles préident
32:38donc une association
32:39française d'asile
32:41dont,
32:42en vérité,
32:43le but,
32:44le but principal,
32:46c'est d'empêcher
32:46l'État français
32:48d'être souverain
32:49et de pouvoir
32:49au contraire
32:50juguler
32:51l'immigration
32:53illégale
32:54qui est
32:55évidemment
32:57subventionnée
32:58par l'État français,
33:01par nous-mêmes
33:02et pour le même prix,
33:04elle a été
33:04cooptée
33:05par la coterie
33:06socialiste
33:07qui a fait
33:071,2% ?
33:091,75%
33:10s'il vous plaît
33:10à la présidentielle.
33:10Pardon,
33:11je retire
33:11ce que j'ai dit
33:12à l'élection
33:13présidentielle.
33:14On voit
33:15le décalage
33:16vertigineux
33:17entre,
33:18encore une fois,
33:20leur capacité
33:21justement
33:23de se choisir,
33:25de se coopter
33:26les uns
33:26les autres
33:27et un peuple français
33:28qui n'y peut mais.
33:30Voilà.
33:31Julien Drey.
33:31Alors,
33:32d'abord,
33:33France Terre d'Asile,
33:34je m'excuse de vous dire,
33:35mais moi j'ai travaillé
33:36avec des comités
33:37France Terre d'Asile
33:38quand j'étais élu
33:39et il y a beaucoup de gens
33:40qui sont des gens
33:41sincères,
33:41qui ne sont pas
33:42des immigrationnistes
33:43fous et irresponsables,
33:44qui effectivement
33:45sont dévoués.
33:46D'ailleurs,
33:46beaucoup de gens
33:47qui ont des confessions
33:48souvent très fortes
33:50de solidarité,
33:51il faut les respecter.
33:52Ce n'est pas pour autant
33:52que ça en fait
33:53des imbéciles.
33:55Voilà.
33:55Qui a dit ça ?
33:56Non, non, mais...
33:57L'enfer est pavé
33:57de bonnes intentions.
33:58D'accord,
33:58mais c'est pour ça
33:59que dire que c'est
34:00une organisation
34:01immigrationniste,
34:02ce n'est pas vrai.
34:02France Terre d'Asile,
34:03c'est une organisation
34:03de solidarité.
34:04Qui est contre
34:04l'immigration ?
34:06Non, je veux dire,
34:07c'est fondamental,
34:10c'est la solidarité
34:11avec les positions
34:12d'immigrés.
34:12Vous ne pouvez pas
34:12leur reprocher ça,
34:13ils ont droit quand même.
34:14Ça n'en fait pas
34:15les instruments
34:16de je ne sais quoi.
34:17Après,
34:17moi j'ai beaucoup
34:18eu de relations
34:21avec ces militants
34:21qui étaient très sincères
34:22et très dévoués.
34:23Ça, c'est une première chose.
34:24Donc je ne réduis pas...
34:25C'est en ce sens-là
34:26que je trouve
34:27que le rapport
34:27de Najat Vallaud-Belkacem
34:29ne rend pas service
34:30à son association
34:31parce qu'elle entraîne
34:32cette association
34:33au-delà de ce qu'elle
34:34devrait être au départ.
34:36Voilà.
34:36Et elle lui fait porter
34:37une ligne politique
34:37qui n'est pas forcément
34:38la sienne.
34:39Après,
34:40moi je connais Najat
34:42comme militante,
34:44je l'ai fréquentée.
34:46Je suis en désaccord
34:47avec la logique
34:48de son rapport,
34:48je crois qu'elle se trompe.
34:49Je ne pense pas
34:50qu'elle fasse partie
34:51d'une classe de privilégiés.
34:53Je pense qu'elle fait partie
34:54d'une gauche
34:54qui croit encore
34:56que les problèmes migratoires
34:58sont des problèmes secondaires
35:00et qu'il faut ouvrir
35:00les frontières,
35:01etc.
35:02Or,
35:02je rappelle simplement
35:03qu'on a d'abord
35:04un premier bilan.
35:05Les régularisations massives
35:06n'ont jamais été
35:07une solution.
35:08À chaque fois,
35:09ça a été un appel
35:10d'air supplémentaire
35:10qu'on n'a pas été
35:11capable de gérer.
35:13Deuxièmement,
35:14je préfère la phrase...
35:15Moi,
35:16j'appartiens plutôt
35:16à ce qu'a représenté
35:21son premier ministre
35:22de l'époque,
35:22Manuel Valls,
35:23quand il disait
35:23que,
35:24reprenons la phrase
35:25de Rocard,
35:26la France ne pouvait pas
35:26accueillir toute la misère
35:27du monde
35:28et qu'il fallait réguler.
35:29Et c'est pour ça
35:30que je défends
35:30une politique de quota
35:31et que je suis en désaccord
35:32avec la manière
35:32dont elle pose les choses.
35:34Bon,
35:34je veux bien,
35:34elle est présidente
35:35de France Terre d'Asile,
35:36cette étude,
35:36elle ne l'a pas faite
35:37toute seule.
35:37Non,
35:38mais je pense,
35:40c'est pour ça que je vous l'ai dit,
35:41je pense qu'elle ne rend pas
35:42servi...
35:42En faisant...
35:43Elle aurait fait ça
35:43à titre personnel,
35:44disant que c'est une étude
35:45personnelle ou autre chose,
35:46mais elle met en cause.
35:47Là,
35:48elle défend une position
35:48qui n'est pas forcément
35:49la position
35:50de tous ceux
35:51qui sont connus
35:51dans le travail.
35:52Je sais bien
35:53qu'elle a beaucoup de droits,
35:54y compris le droit
35:55d'être à la Cour des Comptes
35:57alors qu'elle doit savoir
35:58compter aussi mal que moi.
36:00La Cour des Comptes,
36:01ce n'est pas compter.
36:02Oui,
36:02oui,
36:03si elle s'occupe
36:04des questions migratoires
36:05à la Cour des Comptes,
36:06ça peut poser un problème
36:07de neutralité.
36:08C'est ce que je voulais dire.
36:09Non,
36:09enfin,
36:10elle ne me donne pas,
36:11dans le cadre
36:12de ce rapport-là,
36:14elle ne me rassure pas
36:16sur ses capacités
36:17d'économiste.
36:18si vous voulez.
36:19Mais en plus,
36:20il y a une notion
36:21qui est peut-être tombée
36:23maintenant totalement
36:25en désuétude,
36:27c'est le devoir de réserve.
36:29Ça aussi,
36:30je pense que je le trouve
36:31un tout petit peu écorné.
36:33Non,
36:33mais ça,
36:33après,
36:34il va falloir regarder.
36:35Visiblement,
36:35ce rapport a été fait
36:36avant qu'elle soit nommée
36:37à la Cour des Comptes.
36:39Il a été publié
36:39par l'Humanité
36:40cette semaine.
36:41Oui,
36:41mais voilà.
36:43Moi,
36:43je ne fais pas
36:45de procès d'intention
36:46aux uns aux autres
36:46avant.
36:47dans la Cour des Comptes,
36:49il y a des diversités
36:50d'opinions,
36:51par ailleurs.
36:51Il n'y a pas qu'on n'est pas...
36:53Après,
36:53il y a un devoir,
36:54vous avez raison,
36:54de réserve pour les conseillers.
36:55D'ailleurs,
36:56je crois que Pierre Moscovici
36:57l'avait dit.
36:58Il l'avait dit
36:58à partir du moment
36:59où on rentre
37:00dans la Cour des Comptes.
37:00Oui,
37:01il avait d'ailleurs dit
37:01qu'il n'était pas
37:02du tout occupé...
37:03Qu'il avait quitté la salle
37:04au moment du vote.
37:05Il avait quitté la salle.
37:06On verra.
37:06Le grand chevalier.
37:07Le grand chevalier.
37:08Il avait complètement
37:08réservé ce réel.
37:10Indépendamment de la personnalité
37:11et des polémiques,
37:13le vrai débat,
37:13qui est un débat
37:14qu'il va falloir,
37:15y compris que
37:16l'Ajad Belkacen,
37:17qui a eu des responsabilités
37:18très importantes
37:19à l'intérieur de la gauche,
37:20il va falloir le mener.
37:21Je ne suis pas d'accord
37:22avec cette orientation-là.
37:23Je considère
37:25qu'il y a une partie
37:26de la gauche
37:26qui se trompe
37:27quand elle ne comprend pas
37:28qu'il doit y avoir
37:30une maîtrise de l'immigration,
37:32qu'aujourd'hui,
37:33nous sommes en situation
37:33de tensions extrêmes
37:35et que ce n'est même pas
37:35un service rendu
37:37aux populations étrangères
37:38que leur faire croire
37:39qu'elles peuvent arriver
37:40en France n'importe quoi.
37:41Alors, je vais vous dire
37:41ce qui peut vous rassurer,
37:42c'est que la pensée
37:43de France Terre d'asile
37:44est à des années-lumières
37:45de la pensée des Français.
37:4674% des Français
37:48veulent durcir,
37:50que la France durcisse
37:51sa loi migratoire.
37:53sa politique migratoire.
37:55Et ce qui est intéressant,
37:56c'est que dans le détail,
37:56pardonnez-moi d'avoir
37:57le téléphone à la main,
37:58mais je retrouve ça,
37:5964% des Français
38:01de la France insoumise
38:02sont pour le durcissement
38:03de la politique migratoire
38:04et même au PS,
38:0552 000.
38:06D'accord, mais c'est bien pour ça.
38:07Ce n'est pas parce que,
38:08je m'excuse de vous le dire,
38:10ce n'est pas parce qu'il y a
38:10une majorité des Français
38:12qui pensent
38:12que ça interdit
38:13le droit des associations
38:14de penser autrement.
38:16Non, mais ils sont
38:17subventionnés à 90%
38:19ou 80% par l'État.
38:20Ils sont entre autres,
38:22mais ça s'appelle
38:22la démocratie aussi.
38:26Parce que sinon,
38:26à ce moment-là,
38:27il y a bien d'autres sujets.
38:28Moi, je vais aussi jouer
38:29des sondages.
38:29Je voulais avoir
38:30des mauvaises surprises.
38:31Ne pas voir, pardon,
38:32pardon Julien,
38:33mais ne pas voir
38:35le mépris souverain
38:36entre une partie
38:38des élites privilégiées,
38:40y compris sur le plan médiatique
38:43et un peuple désespéré
38:45et à ce peuple désespéré
38:47par rapport à une immigration
38:48qu'on n'arrive pas
38:49qu'on n'arrive pas
38:50à endiguer.
38:52On va en régulariser
38:55250 000
38:56avec l'appel d'air,
38:58évidemment,
38:59que ça emporterait.
39:00Pardon,
39:01on est dans le mépris
39:02le plus total.
39:03Je vais vous dire,
39:03c'est même pas que
39:04la régularisation,
39:05la réduction des places
39:06en crâne,
39:07les OQTF,
39:09réduire le nombre
39:09d'OQTF émises,
39:11faire sauter l'interdiction
39:12de travailler
39:12durant six mois.
39:13Mais ça,
39:14je veux dire,
39:15c'est sa liberté
39:16de penser.
39:16Elle a le droit
39:18de la dire
39:19et moi,
39:19j'ai le droit
39:19de lui dire
39:21comment elle pense.
39:22Elle a le droit
39:22de penser à cela.
39:23Ah bien sûr.
39:23On a le droit
39:24de tout.
39:24Elle a le droit
39:24de penser à cela.
39:25Ah bien sûr.
39:25C'est pour ça
39:26que j'ai marqué
39:26mon désaccord
39:27avec vous.
39:28Encore heureux.
39:29Il ne manquerait plus
39:30qu'on n'ait pas
39:30le droit de le dire.
39:31C'est tout ce qui nous reste.
39:33C'est tout ce qui nous reste.
39:35C'est tout ce qui nous reste.
39:36Il faut donner des gages
39:38parce que je l'ai mis
39:40en cause à plusieurs reprises
39:41pour sa facialité.
39:43Évitez de prendre
39:44vos désirs
39:45pour des réalités.
39:46En revanche,
39:46j'ai justement été prudent
39:49pour Najat Vallaud-Belkacem.
39:50J'ai dit qu'elle a été
39:51fraîchement nommée
39:52à la Cour des Comptes
39:52cet été
39:53et visiblement
39:54toujours présidente
39:55de l'association
39:55immigrationniste
39:56France Terre d'Asile
39:56puisque sur le site
39:57de France Terre d'Asile
39:58elle est encore présidente
39:59et dans l'article
40:01de l'Humanité
40:01elle est présentée
40:02comme présidente
40:03de l'association.
40:03Elle n'aura pas laissé
40:04non plus un grand souvenir
40:05comme ministre.
40:06Je ne sais pas
40:07comment...
40:07Après c'est le président
40:08de la Cour des Comptes
40:09qui va gérer ça
40:11mais normalement
40:11il y a un problème
40:12à un moment donné
40:13c'est-à-dire
40:13quand vous rentrez
40:14à la Cour des Comptes
40:14et que vous êtes président
40:15d'une autre association
40:16normalement
40:17il y a un devoir de réserve
40:18qui implique...
40:19C'est pour ça
40:19mais je reste prudent
40:20et je suis certain
40:21que Mme Najat Vallaud-Belkacem
40:22va réagir très rapidement.
40:24Bien sûr.
40:24Elle n'aura pas non plus
40:25laissé un immense souvenir
40:27à l'escalité
40:27de ministre de l'Éducation nationale.
40:28C'est vraiment
40:29d'un autre ministre.
40:30Ce soir c'est pas sa fête.
40:31Écoutez,
40:32c'est simplement...
40:33Si vous regardez
40:34les calendriers
40:34c'est pas sa fête.
40:35En revanche...
40:36Vous parlez d'un autre
40:37ministre éphémère
40:39vous voulez qu'on en parle
40:39d'un autre ministre ?
40:40Allez-y toujours.
40:41Un grand ministre de la Justice.
40:43Ça a été votre ministre.
40:45C'est pour ça
40:45que je lui dois le respect.
40:46Et je pense qu'il a laissé
40:48vraiment une marque indélébile
40:50à Place Vendôme.
40:51Oui, oui.
40:52Didier Migaud.
40:53Vous vous souvenez de lui ?
40:54Je suis sur le point
40:55de me mettre au garde-à-vous.
40:57Il était sur le plateau
40:58de France Info
40:58pour expliquer à quel point
41:00la justice n'était pas laxiste
41:01mais manquait de moyens
41:02et il en a profité
41:03pour répondre
41:05assez violemment
41:06à Bruno Retailleau
41:07qui a dit
41:07on arrive au temps
41:08de l'ensauvagement.
41:09Il faut qu'on réagisse
41:10en renversant la table
41:11avec une révolution pénale
41:12pour la justice des mineurs.
41:13L'éducation c'est aussi
41:14la sanction
41:15et il a parlé
41:16de ce laxisme judiciaire.
41:18Réponse
41:18de Didier Migaud.
41:20Si vous l'avez oublié
41:21il a été ministre de la Justice
41:22il y a quelques mois.
41:24Il se trouve
41:25son discours est dangereux
41:26parce qu'il joue
41:27sur les pulsions
41:28sur les passions
41:29des citoyens
41:30et de temps en temps
41:31il est bon
41:32qu'il y ait
41:33des responsables politiques
41:34qui parlent
41:36à l'intelligence
41:36des citoyens.
41:38C'est Pierre-Made-France
41:38qui disait
41:40que les électeurs
41:43valent plus
41:44que ce que pensent
41:45les démagogues.
41:46Et je pense
41:47qu'il faut parler aussi
41:48à l'intelligence des gens.
41:49Ils sont capables
41:49d'entendre
41:50un certain nombre de choses.
41:51Oui il faut de la fermeté
41:51mais dans le même temps
41:52il faut aussi
41:53accompagner,
41:55prévenir,
41:57détecter
41:57et la prévention
41:58c'est quelque chose
41:59qui est essentiel.
42:00Vous avez compris
42:00Bruno Retailleau
42:02vous parlez au gueux
42:03les français sont
42:04complètement débiles
42:05il faut essayer
42:06de réveiller l'intelligence
42:07des gens.
42:07Ça fait 50 ans
42:08qu'on entend ça
42:09non mais c'est extraordinaire
42:10ça fait 50 ans
42:11qu'on entend ça
42:12les français maintenant
42:14encore une fois
42:15c'est toujours le même mépris
42:16dans leur immense majorité
42:17savent à quoi s'en tenir
42:19complètement
42:20en matière
42:22de laxisme judiciaire
42:23et non seulement
42:24en matière
42:25de laxisme judiciaire
42:26mais de faute
42:28de procédure judiciaire
42:29et je ne suis pas
42:29le plus mal placé
42:30pour vous en parler
42:31et vous avez quelqu'un
42:32qui vient
42:32et qui en plus
42:34voudrait
42:35c'est extraordinaire
42:36voudrait passer
42:37pour intelligent
42:38c'est ça extraordinaire
42:40franchement
42:41je parle au premier degré
42:42je ne veux pas du tout
42:43être déplaisant
42:44mais entre monsieur Retailleau
42:46et monsieur Migaud
42:47en matière
42:48d'intelligence
42:49je ne miserais pas
42:50forcément
42:51sur le second
42:52Bon en tous les cas
42:53je ne serais pas
42:53sur le terrain
42:54de l'intelligence
42:54je parle d'intelligence
42:56vous ne me grondez pas
42:58si mais vous me reprenez
42:59il y a une tension
43:00ce dimanche soir
43:01c'est de la faute
43:03pardon de tenir
43:04ce genre de thématique
43:05personnellement
43:06le problème
43:06n'est pas un problème
43:07d'intelligence
43:07le problème
43:08ce qui est posé
43:08c'est est-ce que
43:09la justice pour mineurs
43:11aujourd'hui
43:11en France
43:12est efficace
43:14ma réponse
43:15est non
43:16est-ce que
43:17c'est une fuite en avant
43:18qui doit continuer
43:19en pensant
43:19qu'il faut toujours
43:20plus de places
43:21de prison
43:21etc
43:21ma réponse
43:22est non
43:22il faut un autre dispositif
43:24parce que je pense
43:25qu'il y a des mineurs
43:26qui ne sert à rien
43:27d'envoyer en prison
43:28ils vont sortir
43:28des prisons
43:29pire que quand ils sont rentrés
43:30donc c'est pour ça
43:31que je suis pour des centres
43:32fermés
43:32éducatifs
43:33c'est pour ça
43:34qu'on avait parlé
43:34à un moment donné
43:35dans l'encadrement militaire
43:36par rapport à des jeunes
43:37qui étaient en situation
43:38d'échec total
43:39du point de vue de la vie
43:40c'est toutes ces questions-là
43:41qui doivent être posées
43:41et ce qui m'énerve
43:42c'est quand on est dans
43:43une surenchère verbale
43:44et qu'on ne repose pas
43:45ces vraies questions
43:46c'est-à-dire
43:47quels sont les moyens
43:47nécessaires
43:48qu'on va mettre en place
43:49pour avoir une justice
43:50pour mineurs
43:51qui soit efficace
43:52ce qui n'est pas le cas
43:53aujourd'hui
43:53je ne suis pas tout à fait
43:54d'accord
43:55d'abord il faut
43:56non je ne suis pas
43:57tout à fait d'accord
43:57d'abord il faut
43:58effectivement
43:59beaucoup plus de places
44:00de prison
44:01construire plus de prison
44:03les américains
44:04montrent que ça ne sert à rien
44:05oui oui
44:06que ce qu'avait promis
44:07que ce qu'avait promis
44:08monsieur Macron
44:09il y a déjà
44:10tant de temps
44:11et d'autre part
44:12les mineurs
44:13délinquants
44:15savent parfaitement
44:17qu'ils ne risquent rien
44:19mais c'est pour ça
44:20et puis vous savez
44:21c'est pour ça
44:22il faut changer
44:23et en matière
44:23de prison
44:25je crois aussi
44:25à la prophylaxie
44:26c'est-à-dire que
44:27pendant que les mineurs
44:28dangereux
44:29sont en prison
44:31ils ne commettent pas
44:32le mal
44:33contre notamment
44:34d'autres mineurs
44:36sans défense
44:36personne ne
44:37vous écoutez pas
44:38ce que je dis
44:38c'est dommage
44:39je ne vous dis pas
44:40la prochaine fois
44:41je prendrai des notes
44:41bah oui
44:42là-dessus oui
44:43peut-être
44:44ça peut vous servir
44:45parce qu'en matière
44:46d'intelligence
44:47vous n'êtes pas
44:48que le plus intelligent
44:49voilà
44:50c'est déjà ça
44:51quand même
44:52c'est un beau compliment
44:54c'est déjà pas mal
44:54voilà
44:55vous avez le péril
44:56d'avoir l'intelligence
44:57je maintiens
44:58vous savez
44:58on va parler d'expérience
45:00il nous reste une seconde
45:01on va encore me dire
45:01j'ai vu ce que c'était
45:03que le sang des jeunes détenus
45:04à Fleury-Mérogis
45:05et je peux vous dire
45:06que malgré le travail
45:07remarquable que fait
45:08l'administration pénitentiaire
45:09il y a beaucoup de ces jeunes
45:11qu'on aurait mis
45:11dans des centres éducatifs
45:14fermés
45:14avec un encadrement
45:15plus sévère
45:16et bien je pense
45:17qu'on aurait évité
45:18la récidive
45:19voilà
45:19je pense que la prison
45:20n'est pas une fin en soi
45:21si elle n'est pas capable
45:23de préparer la réinsertion
45:24et la rééducation
45:25et pour les mineurs
45:26c'est ça la justice
45:27vous le savez comme moi
45:28c'est pour ça qu'il y a
45:28une ordonnance de 45
45:29une pensée pour élire
45:31bien sûr
45:32mais parfois je pense
45:33qu'il y a des mineurs
45:33qui devraient être condamnés
45:34comme des saisières
45:34mais attendez
45:35est-ce que je vous ai dit
45:35parce que je vous ai dit
45:36qu'il ne fallait pas condamner
45:37les mineurs
45:37non
45:38je vous dis juste
45:39et on a terminé
45:40vous n'êtes pas obligé
45:40de vous éterminer
45:41maintenant
45:41puisque là c'est fini
45:42mais ne me faites pas dire
45:43ce que je n'ai pas dit
45:44il y a des mineurs
45:45qui sont des assassins
45:46qu'il faut mettre en prison
45:47et puis il y en a d'autres
45:48qu'il faut avoir
45:49un autre parcours
45:49exactement
45:50il y en a
45:51qu'il faut condamner
45:52comme des majeurs
45:52c'est exactement ça
45:53non c'est pas comme ça
45:54que ça se passe
45:54on aura un débat là-dessus
45:57avec grand plaisir
45:58à part ça
45:59c'est moi qui étais énervé
46:01au revoir
46:01au revoir
46:04merci à tous les deux
46:05allez-y
46:06voilà
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations