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  • il y a 5 semaines
À LA UNE / Méthode Lecornu : un budget à Noël ?

Vendredi 21 novembre 2025, un seul et unique député (Harold Huwart pour LIOT) votait en faveur du projet de loi de finances (PLF) : une première dans l'Histoire de la Ve République. Lors d'une allocution surprise le 24 novembre devant Matignon, Sébastien Lecornu a dénoncé le « cynisme de certains partis politiques et de certains candidats à l'élection présidentielle ». Après avoir annoncé des rencontres avec les formations politiques et les partenaires sociaux, le chef du gouvernement a proposé sa solution à un éventuel blocage budgétaire : soumettre aux votes des députés cinq « priorités absolues » (le déficit public, la réforme de l'Etat, l'énergie, l'agriculture et la sécurité intérieure et extérieure). A gauche, Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste, doute du bien-fondé de l'annonce : « On dirait qu'il essaie de reporter la responsabilité de l'échec de sa méthode sur le Parlement ». La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon l'assure pourtant : « il s'agit de pousser la logique du vote autant que possible ». Comment la nouvelle méthode proposée par Sébastien Lecornu pourrait-elle permettre de trouver un accord sur le budget de l'Etat ?

Invités :
- Anne-Charlène Bezzina, constitutionnaliste, maitre de conférences à l'université de Rouen, enseignante à Sciences Po
- François Geerolf, économiste à l'OFCE
- Corinne Lhaïk, journaliste politique à « L'Opinion »
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LA QUESTION QUI FÂCHE / La commission d'enquête sur l'audiovisuel public est-elle à charge ?

Demandée par le groupe UDR d'Éric Ciotti, et validée fin octobre, la commission d'enquête parlementaire sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public » commence le mardi 25 novembre 2025. Les travaux, qui devraient s'étendre sur 6 mois, débutent avec l'audition de Martin Adjari, président de l'Arcom. Delphine Ernotte, Sibyle Veil, Thomas Legrand, Patrick Cohen, Léa Salamé, ou encore Nagui et Patrick Sébastien sont notamment attendus devant cette commission présidée par Jérémie Patrier-Leitus. « C'est le moment de sortir les cadavres du placard », prévient une source du Figaro dans l'entourage d'Éric Ciotti, alors que Charles Alloncle, rapporteur de la commission, rappelle qu'il « est important d'éclairer les Français sur la destination de leur argent ». Dans une lettre, les députés écologistes Sophie Taillé-Polian et Jérémie Iordanoff dénoncent la publication de dates de convocation de certaines personnalités avant même de prévenir les membres de la commission : « une telle manière de procéder est de nature à exposer inutilement les personnes concernées à des pressions extérieures ou attaques médiatiques, pouvant altérer les travaux de la commission d'enquête », craignent-ils. Pierre Mouchel, secrétaire général de la CGT d

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00:00:10Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP Canal 8.
00:00:27Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée Nationale avec à mes côtés ce soir Lou Frittel, journaliste à Paris Match.
00:00:35Bonsoir Lou. Bonsoir.
00:00:36Et Laurent Guimier, bonsoir.
00:00:37Bonsoir Adeline.
00:00:38Bien tous les deux.
00:00:39Très très bien.
00:00:39C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir, y aura-t-il un budget à Noël ?
00:00:44Sébastien Lecornu a tenté hier de dessiner un chemin pour sortir de l'impasse.
00:00:49Il veut organiser des votes non contraignants dans l'hémicycle sur cinq priorités absolues.
00:00:54Mais tout cela ne nous donne pas un budget pour le moment.
00:00:58Et le spectre de la loi spéciale plane toujours.
00:01:01Alors on va en parler avec Anne-Charlène Bézina, constitutionnaliste et docteur en droit public.
00:01:05Bonsoir Anne-Charlène.
00:01:06Bonsoir.
00:01:07Corinne Laïc est avec nous, journaliste à l'Opinion.
00:01:09Bonsoir Corinne.
00:01:10Bonsoir.
00:01:10Et François Girolf, économiste à l'OFCE.
00:01:12Bonsoir.
00:01:13Bonsoir.
00:01:13Merci à tous les trois d'être là ce soir.
00:01:16Lou Frittel, vous, vous vous intéressez aujourd'hui à Jordan Bardella.
00:01:19Encore en tête d'un sondage présidentiel.
00:01:22Alors est-ce que le match est plié ?
00:01:24Spoiler non ? Et on va voir pourquoi.
00:01:26Laurent Guimier, quelle histoire allez-vous nous décrypter ?
00:01:29Et je vous parle de Jean-Louis Borloo qui est dans tous les médias depuis plusieurs semaines.
00:01:32Je vous explique pourquoi et comment les tubes de Borloo fonctionnent depuis les années 80.
00:01:37À suivre dans la deuxième partie de Chaque Voix Compte, la question qui fâche, ou plutôt la question pour un champion ce soir.
00:01:42Qui veut la peau de France Télé et Radio France ?
00:01:44La commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public vient de débuter ses travaux avec la crainte que les auditions tournent au tribunal.
00:01:51On en débat tout à l'heure avec les trois députés les mieux placés pour en parler.
00:01:56Jérémy Patrier-Lettus, député Horizon du Calvados qui préside cette commission.
00:02:00Charles Aloncle, député UDR de l'Hérault, rapporteur de la commission.
00:02:03Et Sophie Taillé-Pollian, député écologiste du Val-de-Marne et secrétaire de cette commission.
00:02:08Vous pouvez vous aussi les interroger, vous pouvez leur poser vos questions en flashant le QR code qui s'affiche ici sur votre écran.
00:02:15Dans la dernière partie de Chaque Voix Compte, vous avez évidemment rendez-vous comme chaque soir avec Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale, présenté ce soir par Marco Pommier.
00:02:22Voilà pour le menu, installez-vous confortablement, Chaque Voix Compte, c'est parti !
00:02:33C'est une phrase qu'on a l'impression d'avoir déjà entendue des dizaines de fois depuis la dissolution.
00:02:39Il y a un chemin, une porte étroite, un trou de souris, diront même certains.
00:02:43Après le rejet de la première partie du projet de loi de finances, Sébastien Lecornu veut croire qu'il y a toujours une majorité pour voter le budget.
00:02:50Pas de quoi éteindre l'hypothèse du recours à la loi spéciale.
00:02:53Alors d'un mot, tous les trois, vous, vous la voyez comment la sortie de secours là ce soir, Anne-Charlène Bézina ?
00:03:00Pour moi, il y a trois sorties de crise, il y en a trois avec une petite variante double en fait.
00:03:05Il y a la première, c'est les ordonnances.
00:03:06On le sait tous, si l'Assemblée nationale et le Sénat ne parviennent pas au bout d'un certain temps de discussion à se mettre d'accord,
00:03:14les ordonnances sont vraiment la voie constitutionnelle idoine, c'est presque l'alinéa prononcée en tant que telle,
00:03:19mais politiquement, je ne vois absolument pas comment cette issue pourrait être choisie.
00:03:22La deuxième, c'est évidemment la loi de finances spéciale, c'est-à-dire cette idée, pour le dire en quelques mots,
00:03:28qu'on va reconduire le budget de l'année dernière en 12 tranches, ce qu'on a déjà fait l'année dernière,
00:03:34donc on commence à s'habituer aux dispositifs un peu exceptionnels.
00:03:37Et cette loi de finances spéciale, d'ailleurs, on peut aussi la couper en deux,
00:03:41c'est-à-dire d'abord voter les recettes avant la fin du mois de décembre et essayer ensuite de tarder sur les dépenses,
00:03:45ça peut aussi être une voie.
00:03:47Et la troisième, moi qui me semble être possible, c'est l'article 49 alinéa 3.
00:03:51Parce que les promesses n'engagent que ceux qui les croient.
00:03:54Elles posent tous les termes du débat, Anne Charlène, je vous le dis.
00:03:58Je pose les hypothèses, je pose les hypothèses.
00:04:00François Girolf, quel regard l'économiste que vous êtes porte sur l'impasse dans laquelle
00:04:05le gouvernement et l'Assemblée nationale se trouvent ce soir ?
00:04:09L'impasse, elle vient du fait tout simplement qu'il est toujours difficile de faire des économies
00:04:13et de diminuer les dépenses et d'augmenter les impôts.
00:04:15Et c'est le contexte dans lequel on est.
00:04:17Il faut qu'on fasse de l'ordre de 0,8% du PIB d'effort.
00:04:22Donc le gouvernement a proposé un chemin.
00:04:25C'est la copie, en gros, qui venait aussi de Bercy,
00:04:28du précédent budget que François Bayrou avait essayé de faire passer.
00:04:33C'est une potion amère.
00:04:36Donc forcément, les oppositions ont intérêt à proposer autre chose,
00:04:41en tout cas à montrer qu'elles se battent contre et puis en faveur des Français,
00:04:45c'est-à-dire contre les hausses d'impôts et contre les baisses de dépenses.
00:04:49Mais c'est vrai que le contexte est difficile.
00:04:51Et moi, ce qui m'inquiète, c'est que cet effort, il faut qu'on le prolonge
00:04:54dans les trois à quatre prochaines années.
00:04:56Donc non seulement là, il est difficile de trouver un chemin,
00:04:59mais ça va être de plus en plus difficile, à mon avis, de trouver un chemin.
00:05:01Corinne Laïc, vous y croyez, vous, au trou de souris ?
00:05:05Alors je crois surtout qu'on aura un budget à Noël,
00:05:08beaucoup plus sûrement que de la neige.
00:05:10On aura un budget, mais je vois les trois voies que disait Anne-Charlène,
00:05:14mais j'en rajoute une quatrième.
00:05:15En fait, il y a deux manières de voir les choses.
00:05:17Soit on a un vrai budget qui peut arriver de trois manières.
00:05:20Par le faute, n'oublions pas, c'est toujours possible,
00:05:23les miracles peuvent arriver à Noël.
00:05:25Par le 49-3, comme le disait Anne-Charlène, par les ordonnances.
00:05:28Et puis la loi spéciale, c'est un budget qui n'est pas vraiment un budget
00:05:32puisqu'il se contente de reprendre celui de l'année écoulée
00:05:35et il nécessite de revoter un autre budget en bonne et due forme
00:05:39au début de l'année 2026, comme on l'a fait au début de l'année 2025.
00:05:43Mais on aura un budget.
00:05:44Et pour y parvenir, Sébastien Lecornu a donc proposé hier une nouvelle méthode.
00:05:48Si vous n'avez pas tout compris,
00:05:49eh bien voici deux minutes pour comprendre
00:05:51avec Baptiste Gargui-Chartier.
00:05:53Le doute continue de s'installer ce soir.
00:06:02La France parviendra-t-elle à se doter d'un budget avant Noël ?
00:06:06À quoi pourrait-il ressembler ?
00:06:08Un casse-tête et non des moindres.
00:06:10Depuis Matignon hier, le Premier ministre distille quelques indices.
00:06:13Pas d'ordonnance, dit-il, pas de loi spéciale pour l'instant,
00:06:17mais une nouvelle méthode, de nouveaux débats.
00:06:19De ces discussions, petit à petit, le gouvernement n'exclut pas
00:06:23de les verser à des débats spécifiques à l'Assemblée nationale et au Sénat
00:06:28qui pourraient donner lieu à des votes ad hoc
00:06:31pour permettre justement de créer ce cadre de compromis pour l'avenir.
00:06:37Rendre concrets des compromis sur plusieurs fronts.
00:06:40Le déficit, la réforme de l'État, l'énergie, l'agriculture et la sécurité.
00:06:45Encore faudrait-il trouver une majorité ?
00:06:47Ce matin, le PS veut y croire.
00:06:49Je suis toujours partant pour le débat parce que je crois que ce serait une folie
00:06:54que de refuser que le Parlement joue son rôle.
00:06:57Je souhaite que nous puissions y arriver et je pense que nous allons y arriver.
00:07:00Alors existe-t-il une voie de passage ?
00:07:03Les députés sont renvoyés à leurs responsabilités,
00:07:05mais dans les couloirs du palais ce matin, la méthode Lecornu peine à séduire.
00:07:10S'ils commencent à découper le budget en tranches, en morceaux, etc.,
00:07:13ça veut dire qu'à la fin, ils ont dans l'idée de faire passer une loi spéciale.
00:07:16Il y a une responsabilité à pointer, c'est celle de Matignon et derrière, celle de l'Élysée.
00:07:22Idem sur les bancs cet après-midi, le parti d'Éric Ciotti fustige la posture de Matignon.
00:07:27Le chef de file en fait un casus belli.
00:07:29Un seul député a voté votre budget.
00:07:34Cela marque le terrible symbole de l'effondrement de votre pouvoir.
00:07:40Un Premier ministre responsable aurait immédiatement démissionné.
00:07:45Rien ne tel qu'un peu de subtilité pour nous détendre ensemble cet après-midi.
00:07:50Depuis le temps que je vous connais, dans une démocratie, il serait bon qu'un président de groupe
00:07:55qui siège ici depuis autant d'années défende le principe même d'un exercice parlementaire,
00:08:01défendre l'Assemblée nationale, défendre le débat parlementaire.
00:08:05Nul ne sait encore si le locataire de Matignon parviendra à un consensus.
00:08:10Les débats débuteront dans une quinzaine de jours.
00:08:12Ils concerneront le thème de la défense.
00:08:14Alors Corinne Laïc, d'abord, est-ce qu'il s'agit d'un changement de pied du Premier ministre
00:08:19que de venir proposer des débats sur des priorités absolues à l'Assemblée nationale ?
00:08:25C'est très nouveau, c'est une innovation.
00:08:27Et moi j'ai le sentiment que depuis le début qu'il est en poste à Matignon,
00:08:31Sébastien Lecornu nous joue chez Razade.
00:08:33Pour une raison simple, c'est qu'à chaque fois qu'il est au bout de sa vie,
00:08:36il sort une nouvelle histoire qui nous tient en haleine et qui donne l'envie de continuer.
00:08:40La première fois qu'il le fait, c'est sur le perron de Matignon, le 3 octobre,
00:08:43quand il annonce qu'il renonce à utiliser le 49-3.
00:08:47Coup de théâtre, il donne tout le pouvoir au Parlement,
00:08:49il s'interdit de passer en force et du coup il évite la censure consécutive éventuelle à un 49-3.
00:08:57Et là, il refait de nouveau la même chose, c'est-à-dire qu'il faut rappeler le contexte.
00:09:01La partie recette du PLF a été refusée à la quasi-unanimité moins une voix.
00:09:06404 contre 1.
00:09:08Donc c'est vraiment pas une bonne nouvelle.
00:09:11Et pour passer outre, pour rassurer et pour donner envie de continuer,
00:09:15eh bien, il invente ces débats dont j'avoue que je n'ai pas très bien compris comment ils allaient s'articuler.
00:09:21L'objectif étant de permettre aux groupes politiques de débattre des sujets de dépense
00:09:25qui n'ont pas pu être examinés à temps par les députés.
00:09:29Voilà, donc Anne-Charlène Bézina, il invente vraiment l'article 51, 50 alinéa 1 de la Constitution.
00:09:38C'est celui-ci qui lui permet d'organiser ces débats dans l'hémicycle ?
00:09:43Alors précisément, il ne donne pas la voie constitutionnelle au moment où il parle.
00:09:47Il dit des débats qui seront organisés à l'Assemblée nationale.
00:09:49Alors moi, ça me semble être la voie constitutionnelle adaptée.
00:09:52En effet, puisque l'article 51 vous permet de consulter le Parlement.
00:09:57Sauf qu'en réalité, c'est une consultation qui n'a aucune valeur.
00:10:01Parce qu'il y a un vote symbolique, c'est ça ?
00:10:03C'est un vote symbolique, on l'a fait par exemple à la demande du groupe ERN de mémoire
00:10:07pour l'engagement des forces françaises en Ukraine au moment des déclarations du Président
00:10:12lorsqu'il avait dit que peut-être des hommes avaient été envoyés
00:10:14et de ce fait, il y avait eu un tollé à l'Assemblée.
00:10:16Ces débats-là, à part pour que le Parlement délibère, ça ne sert absolument à rien.
00:10:20En même temps qu'une procédure budgétaire qui, elle, est un contre-la-montre
00:10:23et qui est lourde d'enjeux, je trouve que mélanger l'obligatoire, le facultatif,
00:10:28le débat, le vote, c'est vraiment ajouter à la confusion,
00:10:31sachant que les Français sont déjà complètement perdus,
00:10:33les analystes, les députés et tout le monde, et j'imagine le gouvernement avec,
00:10:37ça me semble franchement pas le bon moment et la bonne procédure.
00:10:40Oui, c'est ça.
00:10:41Donc, il veut ouvrir un débat sur cinq priorités, le déficit, la réforme de l'État,
00:10:45l'énergie, l'agriculture, la sécurité.
00:10:46Et on se dit que dans ce calendrier hyper serré d'ici le 31 décembre,
00:10:50on va se donner le temps d'avoir ces débats.
00:10:53Et je crois que ça a même fait bondir les deux présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat.
00:10:58Et si ce soir, chaque voix compte, je peux vous dire qu'à l'Assemblée nationale,
00:11:01chaque minute est précieuse, parce qu'on est déjà partis avec 15 jours de retard
00:11:05sur la discussion du budget.
00:11:06On a le budget de règlement de l'année dernière qui doit être voté avant le budget de cette année,
00:11:12dont personne ne parle, mais qui est quand même une procédure obligatoire.
00:11:15Le budget de la sécurité sociale et le budget, le tout avant le 23 décembre,
00:11:19avec l'État de l'Assemblée nationale que nous connaissons.
00:11:21Je ne suis pas sûre qu'on ait le luxe de cinq débats sans vote qui n'aient aucune valeur.
00:11:25Corinne, est-ce que d'une certaine façon, en organisant ces débats,
00:11:28il acte l'échec du parlementarisme tel qu'il l'a imaginé,
00:11:31en disant « le gouvernement propose, nous débattons, vous votez ».
00:11:35Il fait tout pour mettre la responsabilité sur le dos du Parlement.
00:11:38S'il y a vraiment une ligne conductrice de sa tactique qui est aussi celle d'Emmanuel Macron.
00:11:43Depuis le début, Emmanuel Macron n'arrête pas de dire « vous vouliez le pouvoir, vous l'avez ».
00:11:47La dissolution a donné une tripartition de l'Assemblée nationale
00:11:50et on ne peut arriver à gouverner le pays que si ces trois parties s'entendent.
00:11:55On sait que c'est idéologiquement absolument impossible.
00:11:57On en voit la démonstration aujourd'hui avec le budget.
00:12:00Mais ils ont voulu, comme dit Emmanuel Macron, mettre le singe sur l'épaule de l'autre,
00:12:03c'est-à-dire lui faire porter la responsabilité d'un éventuel échec
00:12:07et dire aux parlementaires « vous, jusqu'à présent, vous pouviez amender,
00:12:11vous pouviez voter des dispositifs fiscaux les plus saugrenus qu'on puisse imaginer,
00:12:18les plus dangereux, etc. »
00:12:19Maintenant, vous êtes mis face à vos responsabilités.
00:12:22C'est-à-dire, soit vous arrivez à voter quelque chose qui tienne la route,
00:12:25soit on n'aura pas de budget et on tombe dans la loi spéciale qui est…
00:12:29Mais je continue à ne pas voir le rapport entre ce marathon budgétaire
00:12:32et les débats que propose Sébastien Lecornu.
00:12:34Je pense que le seul lien qu'il y a, c'est de faire discuter les députés des dépenses,
00:12:39de la partie dépenses.
00:12:40Parce que, d'abord, de l'équilibre général, qu'on a un petit peu oublié.
00:12:42Il faut bien se rappeler que ce budget-là est avant tout un budget,
00:12:46comme François Bayrou nous l'avait présenté,
00:12:47qui est destiné à réduire le poids des déficits et de la dette.
00:12:51Tous les 5% ?
00:12:53Voilà.
00:12:53Donc, il a rappelé ça, ce qui est de bonne guerre.
00:12:56Après, les autres discussions, l'agriculture, le Mercosur et l'avenir de la PAC, par exemple,
00:13:00n'ont pas grand-chose à voir avec le budget tel qu'il est voté.
00:13:04Mais avec les dépenses de l'État.
00:13:06Alors, l'énergie, c'est un peu une séquence de rattrapage d'une programmation pluriannuelle…
00:13:11Dont on attend toujours la date.
00:13:13Voilà.
00:13:14Donc, c'est à la fois discuter du fond des choses,
00:13:17s'offrir quelques séquences de rattrapage,
00:13:19et peut-être de diversion, mais comme le disait Anne Charlène,
00:13:22où va-t-on trouver le temps ?
00:13:24François Girolfe.
00:13:25Alors, on cherche le temps, puis on cherche l'argent.
00:13:27Alors, c'est vrai que c'est très difficile à comprendre.
00:13:29Je ne suis pas spécialement dans sa tête,
00:13:31mais j'essaye d'imaginer une possibilité,
00:13:33ce serait de montrer que sur tout un tas de sujets,
00:13:36en fait, ce serait mieux de ne pas avoir à aller vers une loi spéciale.
00:13:41C'est-à-dire que sur la défense, par exemple,
00:13:42on sait que le budget sera reconduit,
00:13:44or, on veut une augmentation de l'effort,
00:13:46enfin, a priori, c'est ce que…
00:13:47Et donc, ça, ce ne sera pas possible dans une loi spéciale.
00:13:49Donc, le but, c'est peut-être de montrer,
00:13:50si vous voulez effectivement des concessions sur la partie dépense,
00:13:55il va falloir qu'on s'entende sur le reste.
00:13:57Et ça permet aussi,
00:13:59pour me faire aussi avocat de cette stratégie,
00:14:01ça permet de sortir des débats un petit peu comptables,
00:14:04parce que là, c'est vrai qu'on a l'impression
00:14:05que le seul objectif, c'est de boucler le budget,
00:14:07peu importe la logique, finalement,
00:14:09peu importe ce qu'on finance.
00:14:11Et donc, ça permet de replacer un peu, quand même,
00:14:13les sujets importants, on va dire, au centre du débat,
00:14:16et de dire, si on veut faire des efforts pour notre sécurité,
00:14:19si on veut investir dans ces questions-là,
00:14:22peut-être qu'il faut qu'on en discute d'abord,
00:14:24avant de se mettre d'accord sur l'équation budgétaire.
00:14:27– Oui, c'est probablement, la sécurité et la défense
00:14:29sont probablement les sujets les plus consensuels.
00:14:31C'est peut-être face à ces sujets-là
00:14:33que Sébastien Lecornu veut mettre les députés en porte-à-faux.
00:14:38Vous voulez qu'on fasse un effort pour la défense,
00:14:39vous voyez bien ce qui se passe en Ukraine,
00:14:41il y a 6 milliards et demi de plus à financer pour cette année.
00:14:44Si on n'a pas de budget, si on est obligé de faire la loi spéciale,
00:14:46on ne pourra pas financer ces 6 milliards et demi,
00:14:48et c'est autant de commandes en moins qu'on passe à l'industrie,
00:14:51de retards qu'on prend, etc.
00:14:52C'est ça le message subliminal, si j'ose dire,
00:14:54peut-être le plus important et le plus d'actualité.
00:14:57– Moi, il me semble qu'en termes de trajectoire,
00:14:58si le gouvernement a envie de s'engager,
00:15:00il a quand même 3 véhicules législatifs en cours pour l'aider.
00:15:03C'est-à-dire qu'un budget peut servir à ça.
00:15:05C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il me semble que la capacité
00:15:09d'amendement du gouvernement n'est pas utilisée à son plein, finalement.
00:15:12Il a dit, je laisse la focale sur le Parlement, soit,
00:15:15mais le gouvernement aussi peut amender son texte.
00:15:17Et si justement, là, pris par les délais, il dit,
00:15:19bon, il y a 5 urgences que j'ai envie de poser sur le débat budgétaire
00:15:22et que je vais donc reprendre en main,
00:15:25peut-être que certains parlementaires,
00:15:26et je pense notamment typiquement au groupe DLR qui dit
00:15:28on manque de vision, il nous manque des choses
00:15:30et on a besoin que le gouvernement mette sa patte,
00:15:33il faut le faire dans son budget.
00:15:34C'est uniquement en incarnant à ce moment-là qu'il pourra quelque chose.
00:15:38Ouvrir des ballons d'essai comme ça,
00:15:40ça fait un peu penser à la technique macroniste
00:15:42qui consiste à utiliser le CNR, les conventions citoyennes, etc.
00:15:46et à diluer un petit peu l'attention.
00:15:47C'est la technique du magicien.
00:15:48On ne peut pas vraiment, ad vitam, utiliser ce type de ressort,
00:15:54surtout dans un débat parlementaire aussi tendu.
00:15:56Il me semble que le budget sert à ça.
00:15:58Justement, une question qui s'adresse à vous trois,
00:16:01mais surtout à Corinne Laïc et Anne-Charlène Bézina.
00:16:03Si jamais c'est un échec,
00:16:06on n'a pas de budget,
00:16:07on recourt à des moyens finalement un peu baroques
00:16:11pour avoir quelque chose qui ressemble à quelque chose,
00:16:14c'est quoi la conséquence gouvernementale ?
00:16:17C'est quoi la conséquence pour Sébastien Lecornu,
00:16:18pour Emmanuel Macron derrière ?
00:16:19Sur le plan institutionnel, il n'y en a pas directement.
00:16:23Si on fait une loi spéciale...
00:16:24Pas institutionnellement, politiquement parlant.
00:16:26Sauf s'il y a un 49...
00:16:27Quelles sont les conséquences ?
00:16:28Sauf si le gouvernement est obligé par exemple
00:16:30finalement de recourir au 49-3.
00:16:33Techniquement, une censure est possible après.
00:16:35Mais la logique voudrait qu'elle ne soit pas votée
00:16:37puisque ce 49-3 résulterait d'une sorte d'arrangement
00:16:40un peu honteux entre le gouvernement et les socialistes.
00:16:44en se disant que c'est le meilleur moyen
00:16:45de faire passer le budget.
00:16:46Alors on va reparler de la loi spéciale dans un instant,
00:16:48mais d'abord je voudrais donner la parole aux Français
00:16:51parce qu'il y a une phrase qu'on a aussi beaucoup entendue
00:16:53et qu'on a nous-mêmes prononcée,
00:16:54on n'y comprend plus rien.
00:16:56Et entre les mesures adoptées à l'Assemblée nationale,
00:16:59celles que le Sénat est en train de retoquer,
00:17:01les lois spéciales, les ordonnances,
00:17:03quand ils retournent dans leur circonscription,
00:17:06les députés essayent de faire oeuvre de pédagogie,
00:17:09illustration ce soir avec cette réunion publique
00:17:11qui a lieu quelques jours à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis,
00:17:14avec le député communiste Stéphane Peu.
00:17:16C'est un reportage de Baptiste Garguichartier
00:17:17et Raphaël Isambard.
00:17:24On est dans l'obscurité la plus totale.
00:17:26Je n'y comprends plus rien de ce qui se passe à l'Assemblée.
00:17:30Il est un peu plus de 19h, une salle quasi-comble,
00:17:34200 personnes venues par les budgets avec Stéphane Peu, leur député.
00:17:39Un peu d'appréhension ce soir-là.
00:17:41Dans la situation actuelle, on a besoin d'informations.
00:17:43De l'inquiétude aussi.
00:17:45On sent bien que la colère, elle est partout,
00:17:48que ça gronde, on est en pleine incohérence.
00:17:51Les réactions à chaud disent le climat du moment.
00:17:53Des interrogations en cascade chargent aux députés d'y répondre.
00:17:57Il faut un budget à la France.
00:17:59Il n'y a pas de débat là-dessus.
00:18:01Mais le sujet, c'est quel budget ?
00:18:04Celui qui a été présenté par Sébastien Lecornu
00:18:07est en tout point le même que celui
00:18:09sur lequel François Béroux a été obligé de démissionner.
00:18:15Pendant près d'une heure trente,
00:18:16Stéphane Peu fait preuve de pédagogie.
00:18:18L'élu balaye les grands thèmes du moment,
00:18:20fiscalité, pouvoir d'achat, les retraites évidemment.
00:18:24Il faut évidemment qu'on continue de se battre
00:18:27pour que l'âge de la retraite revienne à 60 ans.
00:18:31Mais ce n'est pas pour demain,
00:18:33parce qu'il y a de la résistance, c'est le moins qu'on puisse dire.
00:18:35Le 23 Conseil des ministres,
00:18:38l'aide rectificative du projet de loi de finances,
00:18:40la sécurité sociale.
00:18:42Et là, c'est un décalage de 3 mois
00:18:45payé par une désindexation des retraites.
00:18:49Nous, face à cette situation,
00:18:51nous, on a dit le non.
00:18:52On ne va pas essayer de faire passer pour une victoire
00:18:56quelque chose qui est finalement une entourloupe.
00:18:59Ce genre de réunion, le député en tient une chaque mois.
00:19:02Cette fois, la participation frôle le record.
00:19:06Pour nous, c'est un point d'étape.
00:19:07On arrive à suivre ce qu'il fait
00:19:08et il nous l'explique à chaque fois très bien.
00:19:11Puis bon, se retrouver ensemble,
00:19:12c'est aussi bien se dire qu'il y a une force
00:19:15qui est là pour entendre
00:19:16et puis pour faire des choses après.
00:19:17Moi, j'ai essayé de faire un peu de pédagogie
00:19:21sur ce qui se passe actuellement à l'Assemblée nationale.
00:19:24Les débats budgétaires se poursuivent actuellement.
00:19:26Alors, le député devrait d'ici Noël
00:19:28organiser à Ville-Tanneuse
00:19:30une autre réunion publique sur le budget.
00:19:34Anne-Charlène Bézina,
00:19:35s'agissant de la loi spéciale,
00:19:37d'abord, on rappelle que c'est la loi organique
00:19:40relative aux lois de finances
00:19:41qui détermine l'application d'une loi spéciale.
00:19:43Que dit-elle exactement ?
00:19:44À quel moment on appuie sur ce bouton-là ?
00:19:47Alors, c'est l'article 45
00:19:48de la loi organique relative aux lois de finances
00:19:49qui nous dit, en réalité,
00:19:51que c'est quand le dépôt
00:19:53du projet de loi de finances
00:19:55a été tardif.
00:19:56C'est-à-dire qu'on n'a pas pu
00:19:57respecter les formalités.
00:19:58C'est le cas, puisqu'ils l'ont...
00:19:59Les députés l'ont eu, eux,
00:20:00avec deux semaines de retard
00:20:01sur le calendrier habituel.
00:20:02C'est-à-dire qu'à l'heure actuelle,
00:20:03les constitutionnalistes vivent
00:20:05une période un peu difficile
00:20:06où on voit la réappropriation
00:20:08de la Constitution se faire.
00:20:10C'est une bonne chose.
00:20:11Par les citoyens, c'est bien.
00:20:12En revanche, bon, voilà, là,
00:20:14on n'aurait pas dû utiliser
00:20:15la loi de finances spéciale
00:20:16l'année dernière, par exemple.
00:20:17Typiquement, si on prend
00:20:18le pied de la lettre.
00:20:19Et quand on vous dit, d'ailleurs,
00:20:21qu'on reconduit pour le mois de janvier
00:20:23le budget de l'année dernière,
00:20:24c'est dans les cas
00:20:25où le Conseil constitutionnel
00:20:27aurait censuré totalement
00:20:28la loi de finances,
00:20:29qui est arrivée une fois en 79,
00:20:31où au 24 décembre,
00:20:32le gouvernement se retrouve
00:20:33sans budget
00:20:33puisque le Conseil a tout censuré.
00:20:35Mais outre ces cas-là,
00:20:37la loi de finances spéciale,
00:20:38elle n'est pas complètement adaptée.
00:20:39Alors, néanmoins,
00:20:40si on en prend la philosophie,
00:20:41ce que dit la loi de finances spéciale,
00:20:43c'est que quand on a débordé le délai,
00:20:45quand on est finalement
00:20:46au bout de l'échéance,
00:20:48ce qu'il faut comprendre,
00:20:49c'est qu'un budget
00:20:49permet à l'État de fonctionner.
00:20:51Vous savez qu'à l'heure actuelle,
00:20:52aux États-Unis,
00:20:52on a vécu une très lourde procédure
00:20:54de shutdown,
00:20:55où justement,
00:20:56le bras de fer
00:20:56entre l'exécutif et le Congrès
00:20:58a été tel que
00:20:59les finances des administrations
00:21:00m'ont été complètement vidées.
00:21:02Donc, pour éviter ça,
00:21:03il suffit d'un article,
00:21:04en réalité,
00:21:05de la loi de finances.
00:21:06C'est l'article premier
00:21:07de la première partie
00:21:08qui autorise tout simplement
00:21:09l'État à prélever les impôts.
00:21:10Et la loi de finances spéciale,
00:21:11c'est ça.
00:21:12C'est-à-dire,
00:21:12on n'a pas réussi
00:21:13à se mettre d'accord dans les temps,
00:21:14il faut quand même
00:21:15que les caisses soient renflouées,
00:21:17il y a quelques dépenses
00:21:17urgentes et nécessaires
00:21:18qu'on va débloquer,
00:21:20mais pour le reste,
00:21:21on continue la discussion.
00:21:22Donc, il faut bien avoir en tête
00:21:23que la loi de finances spéciale,
00:21:24c'est juste cette rustine
00:21:25qui nous permet
00:21:26de passer du 31 décembre
00:21:27au 1er janvier.
00:21:28C'est Maude Brejon
00:21:29qui a dit que c'était
00:21:30un sparadrat,
00:21:30pas une rustine.
00:21:32Le conseiller constitutionnel
00:21:33qui a examiné
00:21:34la première loi de finances spéciale
00:21:35en 1979
00:21:35a appelé ça le pont.
00:21:36Mais pardon,
00:21:37elle peut durer combien de temps ?
00:21:38Parce que l'année dernière,
00:21:38on se souvient
00:21:39que ça avait duré 6 semaines.
00:21:40Est-ce qu'elle peut tenir,
00:21:41par exemple,
00:21:42au hasard,
00:21:43jusqu'au municipal ?
00:21:44Vous voulez qu'on se fasse peur ?
00:21:45L'exemple de 55,
00:21:46le budget qui a été adopté
00:21:48le 6 août 1955
00:21:49et c'était comme ça
00:21:50qui ont fonctionné
00:21:51sous la 4e République.
00:21:52Ça s'appelle
00:21:52des 12e provisoires,
00:21:53c'est-à-dire que vous prenez
00:21:54des 12 tranches de budget
00:21:55et pendant 12 mois,
00:21:57vous les décaissez.
00:21:58Alors attention,
00:21:59l'État est réduit
00:22:01au fonctionnement.
00:22:02C'est-à-dire que,
00:22:03typiquement,
00:22:04nous à l'université,
00:22:04on n'avait plus le droit
00:22:05d'ouvrir un seul colloque,
00:22:06de changer une seule plaquette
00:22:07parce qu'il suffit
00:22:09que vous repreniez
00:22:10le copier-coller
00:22:11de l'année dernière
00:22:11pour fonctionner
00:22:12et pas pour investir.
00:22:13François Girolf,
00:22:14qui y gagne
00:22:15et qui y perd
00:22:15avec la loi spéciale ?
00:22:16C'est très très complexe.
00:22:17Donc, il y a
00:22:18l'impôt sur le revenu
00:22:19est gelé, par exemple,
00:22:20les tranches
00:22:20dans l'impôt sur le revenu
00:22:21puisque l'impôt
00:22:21est reconduit entièrement.
00:22:23Ensuite,
00:22:23il y a des choses
00:22:24qui sont automatiquement indexées.
00:22:24Est-ce que la loi spéciale
00:22:25fait entrer des gens
00:22:27dans l'impôt
00:22:27qui ne l'y étaient pas ?
00:22:28Oui, tout à fait.
00:22:29Donc, effectivement,
00:22:30il y a des gens
00:22:31qui vont rentrer dans l'impôt.
00:22:32Il va y avoir plus de Français
00:22:33qui vont payer
00:22:33sur l'impôt sur le revenu
00:22:34et on sait que,
00:22:35quand on y rentre,
00:22:36ça fait mal, en fait,
00:22:37l'impôt
00:22:37parce qu'on paye tout de suite
00:22:38une grosse part.
00:22:40Ensuite,
00:22:40les prestations
00:22:42sont effectivement indexées.
00:22:44Après,
00:22:44il y a un peu
00:22:44des complications
00:22:45du fait
00:22:45qu'on a voté
00:22:46des impôts exceptionnels
00:22:49l'année dernière
00:22:50qui, du coup,
00:22:50vont disparaître.
00:22:52Donc, c'est pour ça
00:22:52que la loi spéciale
00:22:54va plutôt avoir
00:22:55un effet
00:22:55de moins réduire
00:22:57le déficit.
00:22:57Pardon, excusez-moi,
00:22:57s'ils ont été votés
00:22:58l'année dernière,
00:22:59ils se sont reconduits
00:22:59puisqu'ils sont dans
00:23:00le budget actuel ?
00:23:00Non, parce qu'ils étaient
00:23:01exceptionnels.
00:23:01Donc, il faudrait reprendre
00:23:03le point de référence.
00:23:05C'est le point,
00:23:05effectivement,
00:23:06ils étaient exceptionnels,
00:23:07ils n'ont pas été votés,
00:23:08re-votés.
00:23:08Donc, ça veut dire,
00:23:09par exemple,
00:23:10que, du point de vue
00:23:11de la gauche,
00:23:11les taxations exceptionnelles
00:23:13sur les hauts revenus
00:23:14ou sur les entreprises,
00:23:15ce serait fini.
00:23:16La taxation sur l'IS.
00:23:17Exactement,
00:23:18la surtaxe sur l'IS
00:23:19ce serait finie.
00:23:21Ensuite,
00:23:21il y a la contribution
00:23:22à l'Union européenne
00:23:23qui est censée augmenter,
00:23:24qui n'augmenterait pas.
00:23:25Les collectivités territoriales.
00:23:26Les collectivités territoriales,
00:23:27exactement.
00:23:28Et les budgets de l'État,
00:23:29en principe,
00:23:30sont reconduits à l'euro près.
00:23:31Effectivement,
00:23:32reconduire les budgets
00:23:32de l'État à l'euro près,
00:23:33c'est très difficile
00:23:34puisque, par définition...
00:23:35Les fonctionnaires,
00:23:36par exemple...
00:23:36Mais voilà,
00:23:36c'est la question
00:23:37que j'allais vous poser.
00:23:38Les fonctionnaires
00:23:38ne pourraient pas bénéficier
00:23:39des augmentations
00:23:41à l'avancement,
00:23:43à l'ancienneté.
00:23:44Mais est-ce qu'on va manquer
00:23:45d'argent pour payer
00:23:45certains fonctionnaires ?
00:23:47Est-ce qu'on risque
00:23:47un mini shutdown ?
00:23:48Non,
00:23:49pas pour payer les fonctionnaires,
00:23:50mais pour faire face
00:23:51aux augmentations
00:23:52auxquelles ils auraient
00:23:52trois, normalement.
00:23:53Ou alors,
00:23:54il faudrait réduire
00:23:54les effectifs,
00:23:56ce qui, au courant d'année,
00:23:57se fait pour les avancer.
00:23:58Voilà.
00:23:59En gros,
00:23:59si on devait maintenir
00:24:01la loi spéciale
00:24:01sur l'ensemble de l'année,
00:24:03on arriverait,
00:24:03effectivement,
00:24:04à la fin,
00:24:04en décembre,
00:24:05ou même en novembre,
00:24:07à ne plus pouvoir
00:24:07rémunérer les fonctionnaires
00:24:08de la commesse.
00:24:09Mais comme,
00:24:10à priori,
00:24:10comme vous l'avez dit,
00:24:11c'est un sparadrap
00:24:12et on ne va pas...
00:24:13Je m'angoisse
00:24:14pour mon salaire.
00:24:15A priori,
00:24:16on n'arrivera pas à ça
00:24:17et on votera un budget
00:24:18à un moment donné.
00:24:19Et donc,
00:24:20effectivement,
00:24:21ça nous permettra,
00:24:22normalement,
00:24:22de payer les fonctionnaires
00:24:23et il n'y aura pas de cheveux.
00:24:24Mais d'ailleurs,
00:24:24Corinne...
00:24:25Il y a plein de petites surprises
00:24:25aussi,
00:24:26parce que, par exemple,
00:24:31et il y en a eu
00:24:34sur l'énergie,
00:24:35notamment,
00:24:35qui ont toutes expiré
00:24:37au 31 décembre,
00:24:38qui ont laissé du temps
00:24:38aux législateurs
00:24:39en disant,
00:24:40voilà, par exemple,
00:24:41c'est très technique,
00:24:42mais sur les énergies renouvelables,
00:24:44il y avait une erreur
00:24:46de base taxable
00:24:46qu'on avait laissée
00:24:47aux législateurs
00:24:48un an pour évaluer.
00:24:50C'est près de 30 milliards
00:24:52qui vont être,
00:24:53de ce fait,
00:24:53retombés dans les caisses
00:24:55et qu'il va bien falloir payer.
00:24:56Donc,
00:24:56cette échéance du 31 décembre,
00:24:58il faut bien avoir en tête
00:24:58qu'elle est comptable,
00:25:00fiscale,
00:25:00financière
00:25:01et que quand elle nous tombe
00:25:02sur le coin de la figure,
00:25:04elle peut faire très mal.
00:25:05Toute petite question
00:25:06de politique-fiction,
00:25:07je ne sais pas qui peut répondre,
00:25:08mais le 49-3,
00:25:09il arrive comment
00:25:10et par quel...
00:25:11Le 49-3,
00:25:12c'est le gouvernement
00:25:13qui en décide
00:25:13en Conseil des ministres.
00:25:14Mais le scénario politique,
00:25:16c'est quoi ?
00:25:17C'est les socialistes
00:25:17qui vont...
00:25:18Le gouvernement ne veut pas l'utiliser,
00:25:21il s'est engagé
00:25:21à ne pas le faire,
00:25:22répondant à la demande
00:25:23des socialistes.
00:25:24Et beaucoup de gens
00:25:25espèrent en secret,
00:25:26certains socialistes
00:25:27le disent d'ailleurs
00:25:28à haute voix,
00:25:29que finalement,
00:25:30on recourrait à cet article
00:25:32pour faire passer le budget,
00:25:34eux s'engageant évidemment
00:25:35à ne pas censurer le gouvernement,
00:25:37puisque normalement,
00:25:37le 49-3 offre cette possibilité,
00:25:39et donc le gouvernement
00:25:40ne serait pas censuré,
00:25:41le budget serait réputé adopté,
00:25:43non voté,
00:25:44mais adopté,
00:25:45et il faudrait
00:25:46qu'il y ait une sorte
00:25:47d'entente
00:25:48où que les socialistes
00:25:50demandent,
00:25:50avec beaucoup de pression
00:25:52sur M. Lecornu,
00:25:54qu'il utilise cet article,
00:25:56pour que lecornu
00:25:57n'en soit pas responsable
00:25:59et coupable,
00:25:59mais qu'eux
00:26:00en prennent la responsabilité.
00:26:01Devant l'équation
00:26:02absolument insoluble,
00:26:04il dirait,
00:26:04bon, écoutez,
00:26:05il n'y a pas d'autre solution
00:26:06si on veut avoir un budget
00:26:07dans de relativement
00:26:08bonnes conditions
00:26:08que d'actionner ce 49-3.
00:26:10Le seul préalable
00:26:12pour actionner
00:26:12l'article 49-3,
00:26:14c'est un conseil des ministres,
00:26:14mais surtout,
00:26:15une lecture à l'Assemblée,
00:26:16parce qu'on ne peut pas
00:26:17faire tomber le gouvernement
00:26:18au Sénat,
00:26:18donc il faut attendre
00:26:19les moments de retour
00:26:20à l'Assemblée,
00:26:21ce qui laisse quand même
00:26:22du temps pour le planning,
00:26:24donc après la commission
00:26:25exparitaire,
00:26:26justement,
00:26:26les lectures qu'on appelle
00:26:27d'avalisation
00:26:28après la commission exparitaire,
00:26:29typiquement à l'Assemblée,
00:26:30eh bien là,
00:26:31le gouvernement pourrait actionner
00:26:32l'article 49-3,
00:26:34et ça peut être conçu
00:26:35comme un cadeau,
00:26:35puisque dans l'article 49-3,
00:26:37vous choisissez la version,
00:26:38où vous pouvez ajouter
00:26:39des amendements
00:26:39jusqu'au dernier moment,
00:26:41jusqu'au moment de l'engagement.
00:26:43Donc, j'ajoute
00:26:44que la logique constitutionnelle
00:26:45n'est pas du tout la même,
00:26:46puisque non seulement
00:26:47vous n'adoptez pas le budget,
00:26:49vous ne votez pas contre le budget,
00:26:51mais vous ne votez pas
00:26:52contre le gouvernement,
00:26:53ce qui change
00:26:53toute l'alternative,
00:26:55et c'est d'ailleurs
00:26:55pour ça qu'il a été inventé.
00:26:56Vous savez quoi ?
00:26:57On n'a pas fini de s'en parler.
00:26:59Parce que le 31 décembre,
00:27:00c'est dans longtemps.
00:27:01Oh là oui !
00:27:03Merci en tout cas
00:27:04à tous les trois
00:27:05d'être venus ce soir
00:27:06sur le plateau
00:27:07de Chaque voix compte.
00:27:07Vous pouvez rester là
00:27:08parce que tout de suite
00:27:09c'est les off de Lou.
00:27:15Alors Lou,
00:27:16ce soir,
00:27:16elle nous parle
00:27:17de ce sondage
00:27:18Odoxa
00:27:18pour Public Sénat
00:27:19qui fait trembler
00:27:20la République.
00:27:22Si l'élection présidentielle
00:27:23avait lieu dimanche prochain,
00:27:25Jordan Bardella
00:27:26l'emporterait
00:27:27quel que soit
00:27:28son adversaire.
00:27:29Oui,
00:27:29c'est une étude
00:27:30riche d'enseignement.
00:27:32En l'occurrence,
00:27:33il y a eu
00:27:33quatre configurations,
00:27:34quatre configurations
00:27:34sans Marine Le Pen.
00:27:37Et dans tous les cas,
00:27:37Jordan Bardella gagne
00:27:39contre Édouard Philippe,
00:27:4053%,
00:27:4056% face à Gabriel Attal,
00:27:4358% face à Raphaël Glucksmann,
00:27:4674% face à Jean-Luc Mélenchon.
00:27:48Autant vous dire
00:27:49que c'est un raz-de-marée
00:27:50pour l'ERN,
00:27:51mais surtout pour Jordan Bardella
00:27:52parce que quand on va
00:27:52dans le détail,
00:27:53on voit qu'il a le soutien
00:27:55de 25% des Français,
00:27:56c'est plus que Marine Le Pen,
00:27:57elle c'est 21%,
00:27:58et surtout qu'Édouard Philippe,
00:28:0010%,
00:28:00c'est une claque
00:28:01pour le bloc central.
00:28:03Et surtout,
00:28:03ça conforte un constat
00:28:04quand même
00:28:05qu'on observe
00:28:05depuis les européennes,
00:28:06c'est que Jordan Bardella
00:28:07marche sur l'eau.
00:28:08Et c'est peut-être là
00:28:09tout le problème.
00:28:10Ah bon,
00:28:10pourquoi ?
00:28:11Parce qu'il y a une théorie
00:28:13qui existe,
00:28:14qui est la théorie
00:28:14du toboggan.
00:28:15En gros,
00:28:16plus vous êtes haut,
00:28:17plus la chute,
00:28:18le risque de glisser
00:28:19s'accentue.
00:28:21Et en politique
00:28:22comme dans l'Évangile,
00:28:23les premiers seront les derniers.
00:28:25Ce n'est pas une loi des reins,
00:28:26mais c'est un peu
00:28:27d'expérience empirique.
00:28:29On voit qu'Édouard Philippe,
00:28:30je vous le rappelle,
00:28:30est en train de vivre
00:28:31plus ou moins cette situation.
00:28:33Si on retourne
00:28:34sur des exemples passés,
00:28:35Édouard Balladur,
00:28:3695 face à Jacques Chirac,
00:28:38ou encore plus récemment,
00:28:39il y a 10 ans,
00:28:39c'était qui les 4 têtes
00:28:41de peloton ?
00:28:42C'était Marine Le Pen,
00:28:44mais aussi François Hollande,
00:28:46Alain Juppé
00:28:46et Nicolas Sarkozy.
00:28:48Alors,
00:28:48bon,
00:28:49ça commence à dater un peu,
00:28:50ça vous fait un petit
00:28:51coup de vieux.
00:28:51En l'occurrence,
00:28:52Jordan Bardella,
00:28:53il a quand même
00:28:54quelques atouts pour lui.
00:28:55Donc,
00:28:55une certaine popularité
00:28:56et une notoriété,
00:28:58malgré l'enfarinage
00:29:01dont il a été victime
00:29:01là tout à l'heure.
00:29:02Ah oui,
00:29:03à Vosou.
00:29:03Tout à fait,
00:29:04exactement.
00:29:05Il est très suivi
00:29:06sur les réseaux sociaux,
00:29:07plusieurs millions
00:29:08de followers.
00:29:09Il a eu
00:29:10plus de 200 000
00:29:12ventes sur son ouvrage
00:29:14Ce que je cherche.
00:29:15Et puis,
00:29:15quand même,
00:29:15il y a une complémentarité
00:29:16avec Marine Le Pen
00:29:17qui est reconnue
00:29:17même en interne
00:29:18de la parle de ceux
00:29:19qui ne l'apprécient pas.
00:29:20qu'on fère par exemple
00:29:21ce proche
00:29:22de la députée du Pas-de-Calais
00:29:23qui ne peut vraiment
00:29:24pas le voir.
00:29:25Honnêtement,
00:29:26Bardella nous a menés
00:29:27à des niveaux
00:29:27que nous n'avions jamais frôlés.
00:29:29On n'en serait pas là
00:29:30sans lui.
00:29:30Quand même.
00:29:31Mais après,
00:29:32la présidentielle,
00:29:32c'est quand même
00:29:33pas la même chose.
00:29:33C'est pas la même limonade.
00:29:35Et en l'occurrence,
00:29:36quand vous vous retrouvez
00:29:36dans cette situation,
00:29:37vous voyez votre vie,
00:29:39votre œuvre,
00:29:40votre être
00:29:40scruté,
00:29:41décortiqué,
00:29:42disséqué
00:29:42de l'eau en large
00:29:43et en travers.
00:29:44Et là,
00:29:44il y a comme un,
00:29:45sinon deux loups.
00:29:50C'est une petite meute.
00:29:56C'est un couple de loups.
00:29:57En partie,
00:29:58il y a quand même son âge.
00:29:59Il a 30 ans.
00:30:01Et effectivement,
00:30:02même dans l'entourage
00:30:03de Marine Le Pen,
00:30:04on explique qu'il a quand même
00:30:06un petit déni
00:30:06à ce niveau-là.
00:30:07Mais surtout,
00:30:08il y a selon moi
00:30:09un autre écueil.
00:30:10Jordan Bardella,
00:30:11en tant que présidentielle,
00:30:12le flou idéologique
00:30:13sur lequel il surfe,
00:30:14il pourrait très bien
00:30:15se retourner contre lui.
00:30:16En l'occurrence,
00:30:17qu'est-ce qu'il pense
00:30:18de la politique économique
00:30:19de Marine Le Pen
00:30:20que d'aucuns
00:30:21peuvent considérer
00:30:21comme socialistes,
00:30:22d'autres étatistes ?
00:30:23Qu'est-ce qu'il en pense
00:30:24très sincèrement ?
00:30:25Deux personnes,
00:30:26par exemple,
00:30:27Jean-Philippe Tanguy
00:30:27et Sébastien Chenul,
00:30:28c'est plutôt étonnant
00:30:29de la ligne sociale.
00:30:31C'est des archétypes
00:30:33du marianisme
00:30:33le plus fervent.
00:30:35Quand Jordan Bardella,
00:30:36lui,
00:30:36il se revendique vraiment
00:30:37d'une droite historique,
00:30:39il parle d'éthos de droite,
00:30:41il cite très régulièrement
00:30:42Nicolas Sarkozy
00:30:43pour qui il a une fascination
00:30:44qu'il ne reconnaîtra jamais
00:30:45tout à fait
00:30:46mais qui est profonde
00:30:47et il a pour modèle
00:30:48Giorgia Meloni
00:30:48qui ne fait absolument pas
00:30:50l'unanimité en interne.
00:30:53Donc,
00:30:53soit Marine Le Pen
00:30:53à la barre,
00:30:54Jordan Bardella
00:30:55et Jean-Philippe Tanguy,
00:30:56sincèrement,
00:30:57qu'est-ce qui les rassemble ?
00:30:57Et puis,
00:30:58il y a une dernière chose
00:30:58dans ce sondage
00:30:59qui n'est absolument pas quantifiée,
00:31:01c'est qu'elle sera la vigueur
00:31:02du Front républicain
00:31:02parce qu'on l'a vu
00:31:03lors des dernières législatives,
00:31:05honnêtement,
00:31:05dans toutes les configurations
00:31:06qui ont été présentées,
00:31:07c'est sûr qu'il s'exprimera.
00:31:08Corinne Laïc,
00:31:09votre commentaire
00:31:10sur ce sondage
00:31:11et notamment sur l'absence
00:31:12de tests
00:31:13de Marine Le Pen
00:31:14dans toutes les configurations ?
00:31:15Oui,
00:31:16on a l'impression
00:31:16qu'elle a été zappée
00:31:17par les sondeurs
00:31:18parce qu'ils considèrent
00:31:18qu'elle ne pourra pas se présenter,
00:31:20qu'elle sera inéligible.
00:31:21Mais je ferai remarquer
00:31:22que dans tous les sondages
00:31:23qui sont faits actuellement
00:31:24où tous les deux sont testés,
00:31:25il est toujours légèrement devant elle.
00:31:28Il y a eu récemment
00:31:29un sondage Elab
00:31:30sur qui est le plus fort
00:31:32pour lutter contre l'insécurité.
00:31:35C'est Jordan Bardella
00:31:36qui arrive en tête du sondage
00:31:38avec 40% de Français
00:31:39qui le font le plus confiance.
00:31:41Marine Le Pen
00:31:42vient juste en dessous
00:31:43avec 39%.
00:31:44Bon, ce n'est pas beaucoup
00:31:45mais tous les sondages donnent ça.
00:31:47Et Emmanuel Macron
00:31:48est à 15%
00:31:49avec Jean-Luc Mélenchon
00:31:51et Marine Tondelier
00:31:52sur ce thème de la sécurité.
00:31:54Donc, c'est vrai
00:31:55comme le disait Lou,
00:31:56c'est que les gagnants
00:31:58de 18 mois avant l'élection
00:31:59ne sont pas les gagnants
00:32:00de l'élection.
00:32:01C'est une leçon du passé.
00:32:03Mais les leçons du passé
00:32:04sont parfois faites
00:32:04pour être invalidées
00:32:06par la réalité.
00:32:06Anne-Charlotte
00:32:07ne dira jamais le contraire.
00:32:08Non, mais je pense
00:32:09au syndrome Alain Juppé.
00:32:11Oui, bien sûr.
00:32:11C'est l'idée d'être le second.
00:32:13Il a été président de l'arrêt.
00:32:14Il était président de l'arrêt.
00:32:15C'est arrivé pendant deux ans.
00:32:16On a vraiment cette idée
00:32:18que c'est jusque sur le fil
00:32:20que ça peut se jouer.
00:32:21Et sur le fait
00:32:21de ne pas tester Marine Le Pen,
00:32:22j'atteste qu'à mon avis,
00:32:24ça va être compliqué pour elle.
00:32:25Un mot, François Girol ?
00:32:26Moi, ce qui m'intéresse,
00:32:27c'est le point de vue économique.
00:32:28C'est effectivement,
00:32:29comme vous l'avez dit,
00:32:30il y a une vraie contradiction
00:32:31au sein du RN.
00:32:33C'est historique
00:32:34entre le RN du Nord
00:32:35et puis du Sud.
00:32:36Comme on dit,
00:32:37la ligne Florian-Philippo,
00:32:39on va dire,
00:32:39souverainiste,
00:32:41on va dire plus sociale
00:32:43et puis l'autre,
00:32:44au contraire,
00:32:44beaucoup plus libérale,
00:32:45proche d'Éric Zemmour.
00:32:47Ça va être très compliqué
00:32:48pour eux
00:32:48de tenir les deux bouts
00:32:49parce que c'est deux lignes opposées.
00:32:51Je pense que c'est compliqué.
00:32:53Eh bien, merci à tous les trois.
00:32:54Merci, Lou.
00:32:55Dans un instant,
00:32:56c'est la question qui fâche.
00:32:57Tiens,
00:32:58qui veut la peau
00:32:58de l'audiovisuel public ?
00:32:59On va en parler dans un instant,
00:33:00mais avant cela,
00:33:01c'est quelle histoire ?
00:33:02Et c'est Laurent Guimier.
00:33:03Ce soir,
00:33:12Laurent nous parle
00:33:13d'un autre personnage.
00:33:14Ce soir, Laurent,
00:33:14vous nous expliquez pourquoi
00:33:15Jean-Louis Borloo
00:33:16revient encore
00:33:18dans l'actualité
00:33:19alors qu'on pensait
00:33:19qu'il avait tiré sa révérence
00:33:20il y a déjà quelques années.
00:33:22Non, vous n'avez pas pu y échapper.
00:33:24C'est une promo d'enfer
00:33:25depuis quelques semaines.
00:33:26Vous le voyez à l'écran.
00:33:27Jean-Louis Borloo,
00:33:28il est partout depuis la rentrée.
00:33:30Un site internet,
00:33:31un livre
00:33:31qu'on peut télécharger gratuitement.
00:33:33Et puis surtout,
00:33:34des dizaines d'interviews
00:33:35dans la presse,
00:33:36magazines,
00:33:36quotidiennes,
00:33:37sur toutes les chaînes info.
00:33:38Il est en tournée.
00:33:40Et en me penchant
00:33:41sur la stratégie de communication
00:33:42de M. Borloo,
00:33:44j'en arrive à la conclusion suivante.
00:33:46Borloo,
00:33:46c'est un peu la tournée
00:33:47Star 80.
00:33:49Vous savez,
00:33:51Star 80,
00:33:51on pense que l'album
00:33:52est un petit peu daté.
00:33:53On se dit que c'est fini.
00:33:55Et puis,
00:33:55à la première note,
00:33:57tout le monde se remet à chanter.
00:33:58C'est pour ça
00:33:59qu'il est partout,
00:34:00à mon avis,
00:34:00et qu'il est remonté
00:34:01en quelques semaines
00:34:03tout en haut des sondages.
00:34:04De là à dire Star 80,
00:34:05vous y allez un peu fort quand même.
00:34:06Non, je ne crois pas
00:34:06parce que la recette
00:34:07de Jean-Louis Borloo,
00:34:08c'est une recette
00:34:08qui marche depuis 30 ans
00:34:10sur les mêmes bases.
00:34:11D'abord,
00:34:11c'est la nostalgie
00:34:12entre guillemets
00:34:13des jours heureux
00:34:14d'une France
00:34:14qui n'allait pas si mal que ça
00:34:16sans être un retour
00:34:17aux Trente Glorieuses.
00:34:18Ensuite,
00:34:19ce sont deux ou trois tubes
00:34:20faciles à retenir
00:34:22qui font du bien.
00:34:23Et puis,
00:34:24c'est une capacité incroyable,
00:34:25il faut le dire,
00:34:26à se réinventer
00:34:27au fil des modes,
00:34:28au fil des gouvernements,
00:34:29à se réorchestrer
00:34:30en quelque sorte.
00:34:31Mais il remonte
00:34:31à quand ces jours heureux
00:34:32qu'incarnerait Jean-Louis Borloo ?
00:34:34Je pense que c'est l'esprit
00:34:35des années 80-90.
00:34:36Alors attention,
00:34:37je parle de ressenti
00:34:38parce que les années 80,
00:34:40c'est le chômage,
00:34:41Tchernobyl,
00:34:42le sida.
00:34:43Donc,
00:34:43je parle d'un ressenti.
00:34:45Mais ce sont
00:34:46les années Tapie,
00:34:47les années Frick,
00:34:48les années Frime.
00:34:49Borloo,
00:34:50qui était l'avocat
00:34:51de Bernard Tapie,
00:34:52en tire le meilleur
00:34:53en images sans doute.
00:34:54C'est la nostalgie
00:34:55aussi d'une vie politique
00:34:56un peu plus ouverte
00:34:57à des personnages
00:34:58hors normes
00:34:59comme lui,
00:34:59et puis d'une France
00:35:00qui était tout en haut
00:35:02dans les classements mondiaux.
00:35:04Le deuxième ingrédient
00:35:05de la recette Borloo
00:35:05que j'évoquais,
00:35:06les tubes.
00:35:07En communication politique,
00:35:08quand vous avez 40 ans
00:35:09de carrière,
00:35:10ce n'est pas le cas
00:35:11de nos invités encore,
00:35:12on vous identifie
00:35:13toujours pour une,
00:35:15voire deux images,
00:35:16deux idées maximum.
00:35:17Dominique de Villepin,
00:35:18tout de suite,
00:35:192003,
00:35:20le discours de l'ONU.
00:35:21Borloo,
00:35:22c'est du béton qui coule,
00:35:23le plan de rénovation urbaine,
00:35:25et du verre,
00:35:26le grenelle de l'environnement.
00:35:27Dans notre inconscient,
00:35:28ça renvoie une image
00:35:29plutôt positive.
00:35:30Et c'est vrai que cette image
00:35:31de Jean-Louis Borloo,
00:35:32elle a traversé
00:35:32les septennats
00:35:34et les quinquennats
00:35:35pour arriver jusqu'à nous
00:35:36et jusqu'à Emmanuel Macron
00:35:37aujourd'hui.
00:35:37Voilà, ses fondamentaux,
00:35:38c'est la réorchestration
00:35:40de gouvernement en gouvernement.
00:35:42Et c'est vrai que Borloo,
00:35:43c'est le roi du duo politique.
00:35:44Il a chanté avec tout le monde,
00:35:46Brice Lalonde,
00:35:47Génération écologie,
00:35:48Simone Veil,
00:35:50François Bayrou,
00:35:51Jacques Chirac en 2002,
00:35:54au moment de sa réélection,
00:35:56jusqu'à Nicolas Sarkozy,
00:35:58dont il a été l'artisan
00:35:59du grenelle de l'environnement.
00:36:00Vous voyez,
00:36:00là, on voit Jean-Louis Borloo
00:36:01avec Jacques Chirac
00:36:02dans une campagne présidentielle.
00:36:03À chaque époque,
00:36:04Borloo a fait du Borloo,
00:36:05toujours avec ses fondamentaux,
00:36:07les jeunes,
00:36:07la banlieue,
00:36:08l'écologie,
00:36:09mais avec une orchestration
00:36:10différente en fonction
00:36:11de l'époque
00:36:11et de la mode du moment.
00:36:12Et ça, c'était vraiment
00:36:13bien pensé.
00:36:15Alors, dans la tournée
00:36:15Borloo 2025,
00:36:17il a choisi quel tube ?
00:36:18Alors, elle est plutôt
00:36:19dans l'ère du temps du moment,
00:36:20plus grave,
00:36:21plus cash,
00:36:22plus dégagiste,
00:36:23entre guillemets,
00:36:24qu'avant.
00:36:25On le voyait
00:36:25dans les coupures de presse
00:36:26tout à l'heure,
00:36:27pas assez de bâtisseurs,
00:36:28trop de contrôleurs.
00:36:29Le Borloo 2025
00:36:30appelle à carrément
00:36:31reconstruire le pays,
00:36:33mais toujours au nom
00:36:34de ses fondamentaux,
00:36:35de ses tubes,
00:36:35entre guillemets,
00:36:36écologie,
00:36:37jeunesse,
00:36:38bâtiment, banlieue.
00:36:39Est-ce que ça a quelque chose
00:36:40à voir avec le calendrier,
00:36:41le fait que la décennie Macron
00:36:42est en train de s'achever
00:36:43et qu'il y a une présidentielle
00:36:44qui pointe le bout de son nez ?
00:36:46Évidemment.
00:36:46Depuis 15 ans,
00:36:48avant chaque présidentielle,
00:36:49ou quand on cherche
00:36:50un nouveau Premier ministre,
00:36:51boum,
00:36:51l'option Borloo
00:36:52revient dans les bacs.
00:36:53C'est vrai.
00:36:54Et pour vous montrer
00:36:55la constance du personnage
00:36:56sur la forme,
00:36:58autant que sur le fond,
00:36:59dont j'ai parlé tout à l'heure,
00:37:00regardez.
00:37:00Il dément systématiquement
00:37:02ses rumeurs de l'Elysée
00:37:03ou de Matignon
00:37:03avec la même formule
00:37:04depuis les années 2010.
00:37:07Ce sont des archives.
00:37:08Vous voyez,
00:37:08à chaque fois,
00:37:08il évoque
00:37:09le marquis de sources sûres
00:37:10qui va dans les rédactions
00:37:13répandre ce genre de rumeurs.
00:37:15Pas plus tard
00:37:15que la semaine dernière,
00:37:17bingo,
00:37:17Borloo sur LCI
00:37:18a répondu
00:37:20aux dernières rumeurs.
00:37:21Est-ce que vous avez
00:37:22vraiment failli
00:37:22devenir Premier ministre
00:37:23d'Emmanuel Macron ?
00:37:24Mais pas du tout.
00:37:24Pourquoi vous avez dit ça ?
00:37:26On a tellement dit.
00:37:27Non, mais c'est...
00:37:28Le marquis de sources sûres
00:37:30se répandait
00:37:31dans les rédactions.
00:37:32Je ne connais pas
00:37:32le marquis de sources sûres.
00:37:33Je pense que ça n'a jamais
00:37:34été dans l'idée du président
00:37:36et ça n'a jamais été
00:37:37dans les miennes.
00:37:38C'est bien interprété.
00:37:39C'est un tube qui fait
00:37:39toujours rire.
00:37:40C'est bien interprété.
00:37:41Mais alors,
00:37:41pour l'Elysée,
00:37:42le marquis de sources sûres,
00:37:43il a des infos
00:37:44sur la tournée Borloo 2027 ?
00:37:45Je ne suis ni marquis
00:37:46ni duc.
00:37:48On sait évidemment
00:37:49qu'il veut être dans le paysage
00:37:53avec un point faible
00:37:54quand même pour l'instant.
00:37:55Borloo, 74 ans,
00:37:57est populaire
00:37:57dans toutes les tranches d'âge
00:37:59sauf chez les jeunes.
00:38:01Sondage Paris Match,
00:38:02le baromètre de Paris Match,
00:38:03cher loup,
00:38:04il n'est pas très bien passé
00:38:06chez les 18-24 ans.
00:38:07Ça fait 10 ans
00:38:08que le ministre
00:38:08était sorti des médias
00:38:09donc évidemment,
00:38:10il est en train
00:38:10de rattraper le temps perdu.
00:38:12Mais les stars 80
00:38:13sont inoxydables
00:38:14et je prédis sans doute
00:38:16l'arrivée prochaine
00:38:16de Borloo sur TikTok.
00:38:18Merci Laurent.
00:38:20On passe à la question
00:38:21qui fâche tout de suite.
00:38:23Et j'accueille sur le plateau
00:38:30de chaque voix-compte
00:38:31Jérémy Patrier-Lettus,
00:38:33député Horizon du Calvado,
00:38:34c'est président
00:38:34de la commission
00:38:35sur l'audiovisuel public
00:38:36qui vient d'entamer ses travaux.
00:38:37Bonsoir.
00:38:38Bonsoir.
00:38:38Et merci d'être là
00:38:39aux côtés de Sophie Taillé-Pollian,
00:38:41député écologiste du Val-de-Marne
00:38:42et secrétaire
00:38:43de la dite commission.
00:38:44Merci d'être là.
00:38:45Merci.
00:38:46Et Charles Aloncle,
00:38:47député UDR de l'Hérault
00:38:48et rapporteur
00:38:49de cette commission.
00:38:50L'audiovisuel public
00:38:51est donc sur le grill.
00:38:52On pourrait résumer
00:38:53cette commission
00:38:54d'enquête parlementaire
00:38:55en deux titres d'émission.
00:38:56Ça commence aujourd'hui
00:38:57et tout le monde
00:38:57a son mot à dire.
00:38:58Ça vous va ?
00:38:59Vous noterez qu'on n'a pas choisi
00:39:00Fait Entrer l'Accusé.
00:39:01On veut prendre sa place.
00:39:02Même si...
00:39:03Ah, tout le monde veut
00:39:04prendre sa place,
00:39:04ça marche aussi, oui.
00:39:05Certains redouchent
00:39:06que ces auditions
00:39:07virent au tribunal.
00:39:08Vous proposez quel autre titre,
00:39:10Sophie Taillé-Bolli ?
00:39:10Touche pas au Grisby.
00:39:11Touche pas au Grisby.
00:39:12Non, ça c'est un film.
00:39:13C'est Maïté Frémont
00:39:14qui vous pose ce soir
00:39:15la question qui fâche.
00:39:18Dans la question qui fâche ce soir,
00:39:20le coup d'envoi il y a quelques heures
00:39:22d'une commission d'enquête inédite.
00:39:24Cette commission d'enquête
00:39:25ne se transformera pas
00:39:26en plus grand cabaret du monde
00:39:27où chacun vient faire son numéro.
00:39:30Pendant cinq mois,
00:39:31une cinquantaine de personnalités
00:39:32des médias seront auditionnées
00:39:34sur la neutralité,
00:39:35le fonctionnement
00:39:36et le financement
00:39:37de l'audiovisuel public.
00:39:39Le point de départ
00:39:40de ce travail parlementaire
00:39:42souhaité par le groupe
00:39:43d'Éric Ciotti,
00:39:44le voici.
00:39:45Un enregistrement publié
00:39:47le 5 septembre
00:39:48par le Média
00:39:48proche de l'extrême droite,
00:39:50l'incorrect.
00:39:51On y voit deux journalistes
00:39:53du service public
00:39:54filmés à leur insu,
00:39:56Patrick Cohen
00:39:56et Thomas Legrand.
00:39:58Ils sont au restaurant
00:39:59pour une rencontre informelle
00:40:01avec deux responsables
00:40:03du parti socialiste.
00:40:06Dès la diffusion,
00:40:12les deux journalistes
00:40:13dénoncent une manipulation
00:40:14des images
00:40:15et se défendent
00:40:16de toute conspiration.
00:40:18Le soir même,
00:40:19Radio France suspend
00:40:19de l'antenne
00:40:20son chroniqueur Thomas Legrand.
00:40:22Mais ça n'empêche pas
00:40:23la polémique
00:40:24de se poursuivre.
00:40:26On sait que Patrick Cohen,
00:40:28M. Legrand
00:40:29expriment des convictions
00:40:31de gauche.
00:40:32C'est leur droit.
00:40:33Ce qui n'est pas leur droit,
00:40:34c'est que quand on est
00:40:35sur des chaînes
00:40:36financées par l'argent
00:40:37des Français,
00:40:38on a un devoir
00:40:39plus encore qu'ailleurs
00:40:40de neutralité politique,
00:40:43d'indépendance.
00:40:44Je pense qu'il serait
00:40:45très dangereux
00:40:45de juger l'intégralité
00:40:48du travail
00:40:49de l'audiovisuel public
00:40:50sur une vidéo tronquée.
00:40:53C'est extrêmement équilibré
00:40:54ce qui est diffusé
00:40:55sur les antennes
00:40:56du service public audiovisuel,
00:40:57que ce soit en radio,
00:40:58en télévision,
00:40:59sur le web.
00:41:01Ça l'est probablement
00:41:02beaucoup plus
00:41:02que chez nos concurrents privés.
00:41:05Malgré la suspension,
00:41:06l'affaire reste largement
00:41:08traitée par les médias
00:41:09détenus par Vincent Bolloré.
00:41:11Dans une tribune au monde,
00:41:12la dirigeante de France Télévisions,
00:41:14elle, dénonce.
00:41:15Une campagne de dénigrement
00:41:17systématique et quotidienne
00:41:19sur la chaîne de télévision
00:41:20CNews et la station de radio
00:41:22Europe 1.
00:41:23France Télévisions
00:41:24et Radio France
00:41:25ont décidé de porter plainte
00:41:26contre CNews,
00:41:27le JDD
00:41:28et Europe 1
00:41:29pour dénigrement.
00:41:31Cette démarche
00:41:31n'avait en aucun cas
00:41:33été concertée
00:41:34et encore moins approuvée
00:41:36par les tutelles.
00:41:37Toutes les chaînes de télévision,
00:41:39privées comme publiques,
00:41:40sont soumises
00:41:41à une exigence
00:41:42de pluralisme
00:41:43dans leur programme.
00:41:45Mais il y a une exigence
00:41:46supplémentaire
00:41:47pour l'audiovisuel public
00:41:48qui est celle
00:41:49de l'impartialité.
00:41:51Et c'est tout le sens,
00:41:52d'ailleurs,
00:41:52de la réforme
00:41:53de l'audiovisuel public
00:41:54que j'ai souhaité porter.
00:41:55Charles Aloncle,
00:41:56vous jugez
00:41:57que l'audiovisuel public
00:41:58doit désormais
00:41:59rendre des comptes.
00:42:00Vos opposants,
00:42:02eux,
00:42:02craignent une commission
00:42:03non pas sûre
00:42:04mais contre
00:42:05l'audiovisuel public.
00:42:06Alors la question
00:42:07qui fâche ce soir,
00:42:09cette commission d'enquête
00:42:10est-elle à charge ?
00:42:12Charles Aloncle,
00:42:13vous êtes donc
00:42:14le rapporteur
00:42:14de cette commission.
00:42:15Je vais vous poser
00:42:15l'autre question
00:42:16qui fâche pour commencer.
00:42:17Pourquoi avoir communiqué
00:42:19l'agenda des auditions ?
00:42:22Alors les noms
00:42:23qui sont sortis
00:42:24dans la presse récemment,
00:42:25déjà je tiens à dire
00:42:26que les administrateurs
00:42:27m'avaient confié
00:42:28qu'un certain nombre
00:42:29de convocations
00:42:30avaient été envoyées
00:42:31et ensuite les noms
00:42:33qui sont sortis
00:42:33sont des noms
00:42:34parfaitement attendus.
00:42:35Tout le monde s'attend
00:42:36à ce qu'une commission
00:42:36sur l'audiovisuel public
00:42:37concerne Delphine Ernot,
00:42:39Sybille Veil,
00:42:40leur numéro 2,
00:42:41M. Sidmon Gomez,
00:42:42M. Mélet,
00:42:44M. Patrick Cohen
00:42:45et Thomas Legrand.
00:42:46Ça ne souffre
00:42:46d'aucun doute
00:42:47et dans les noms
00:42:48qui ont pu sortir
00:42:48dans les médias,
00:42:50je pense que vous ne relèverez
00:42:52aucun nom baroque
00:42:53qui pourrait sortir
00:42:54du cadre de cette commission
00:42:56d'enquête.
00:42:56Ensuite, pour répondre
00:42:57à cette première question,
00:42:59est-ce que ce sera
00:43:00une commission d'enquête
00:43:00à charge ?
00:43:01Absolument pas.
00:43:03On a un pouvoir
00:43:04qui a été rappelé
00:43:05par la réforme constitutionnelle
00:43:06de 2008,
00:43:07celui d'une commission d'enquête
00:43:08qui est au fond
00:43:10une exigence
00:43:12de l'article 15
00:43:12de la Déclaration
00:43:13des droits de l'homme
00:43:13et du citoyen
00:43:14de vérifier
00:43:15la bonne utilisation
00:43:16des fonds publics
00:43:18et des impôts
00:43:18des Français.
00:43:19Donc sur les 4 milliards
00:43:20d'argent public
00:43:21qui sont dépensés
00:43:22chaque année,
00:43:22qui sont la moitié
00:43:24du budget du ministère
00:43:25de la Culture,
00:43:25qui représente
00:43:26une somme très importante
00:43:27à l'heure où les débats
00:43:28budgétaires patinent,
00:43:29à l'heure où on demande
00:43:30toujours plus d'efforts
00:43:31chaque année aux Français,
00:43:33eh bien,
00:43:33je trouve ça parfaitement sain
00:43:35qu'on s'intéresse
00:43:36à des entités
00:43:38qui,
00:43:38j'en terminerai là,
00:43:40mais n'ont jamais fait
00:43:40l'objet dans l'histoire
00:43:42de la Ve République
00:43:43d'une commission d'enquête
00:43:44de l'Assemblée nationale.
00:43:45Je crois qu'il était temps
00:43:46que les députés
00:43:47s'intéressent
00:43:48au fonctionnement,
00:43:48au financement
00:43:49et à la neutralité
00:43:50de l'autorité du public.
00:43:50Quand, avant le début
00:43:51des débats,
00:43:52avant le début
00:43:53des auditions,
00:43:54Éric Ciotti,
00:43:54le président de votre groupe,
00:43:55qui a demandé
00:43:56cette commission d'enquête,
00:43:57dit « il y a beaucoup
00:43:58de scandales à révéler,
00:43:59beaucoup d'abus à dénoncer,
00:44:00c'est le moment
00:44:01de sortir les cadavres
00:44:02du placard ».
00:44:03À quoi fait-il allusion
00:44:04d'abord ?
00:44:05Et ça donne quand même
00:44:05l'impression que vous entamez
00:44:06des travaux avec un certain
00:44:07nombre de préjugés.
00:44:09Je pense que,
00:44:10c'est d'ailleurs ce qui pèse
00:44:11aujourd'hui sur le deuxième
00:44:12public,
00:44:12mais cette commission d'enquête
00:44:14permettra de donner la parole
00:44:15à ceux pour lesquels
00:44:17les Français peuvent avoir
00:44:18des suspicions.
00:44:18ça permettra d'éclairer
00:44:20un certain nombre
00:44:21d'entorses au principe
00:44:22de neutralité,
00:44:23d'indépendance,
00:44:24de nette et de pluralisme
00:44:25qui sont des principes
00:44:26à vocation
00:44:27à valeur constitutionnelle,
00:44:28qui sont des principes
00:44:28rappelés par la loi
00:44:29Léotard de 1986
00:44:30et votre sujet l'a rappelé,
00:44:33mais on a des grandes voix
00:44:34et des grands visages
00:44:35du public qui ont été
00:44:36en rupture avec ces principes-là.
00:44:38Monsieur Patrick Cohen
00:44:39et monsieur Thomas Le Grand,
00:44:41on a par exemple
00:44:41Adèle Vendret,
00:44:42directrice de France Inter,
00:44:44qui assume que France Inter
00:44:46doit être une radio
00:44:47résolument progressiste.
00:44:48Mais le progressisme
00:44:50est proprement
00:44:51une identification politique.
00:44:52Donc à nouveau,
00:44:53c'est une rupture
00:44:54avec cette exigence
00:44:55de neutralité.
00:44:56Le progressisme,
00:44:56c'est quoi ?
00:44:56C'est une notion de gauche
00:44:57pour vous ?
00:44:58C'est une notion,
00:44:59en tout cas de politique,
00:45:00qui peut s'opposer
00:45:00par exemple au conservatisme,
00:45:02qui elle-même
00:45:02est une forme
00:45:03d'identification politique
00:45:04et en ça,
00:45:05c'est une rupture
00:45:06avec cet objectif
00:45:07de neutralité.
00:45:08Donc une litanie
00:45:09d'entorses
00:45:10avec ces principes-là
00:45:11ont été constatées
00:45:12par les Français.
00:45:13Je pense qu'il est temps
00:45:13de demander
00:45:14un certain nombre de comptes
00:45:15à ceux qui les ont commis
00:45:16et à ceux qui ont charge
00:45:17de les contrôler.
00:45:18C'était le sens notamment
00:45:19de la première audition
00:45:20avec le président de l'ARCOM
00:45:21tout à l'heure.
00:45:22Et on aura aussi
00:45:23d'autres sujets
00:45:23qui, je pense,
00:45:24intéressent les Français.
00:45:26Comment sont dépensés
00:45:27les 4 milliards d'euros
00:45:27d'argent public
00:45:28chaque année ?
00:45:29Sachant que le rapport
00:45:30de la Cour des comptes
00:45:31qui a été commis
00:45:32il y a quelques semaines
00:45:32montre des graves dysfonctionnements
00:45:35et un risque même
00:45:36de fait ou de dissolution
00:45:37de France Télévue.
00:45:37On va en reparler.
00:45:38D'abord, Sophie Taillé-Pollian,
00:45:40pour revenir sur l'agenda
00:45:42des auditions
00:45:42communiquées par Charles Aloncle,
00:45:44vous, vous avez parlé
00:45:44d'un incident
00:45:45de fonctionnement grave.
00:45:46Vous vous en êtes expliquée
00:45:47ensemble ?
00:45:48Non, moi, j'ai demandé
00:45:49au président de réunir
00:45:50le bureau puisque normalement
00:45:51nous devons pouvoir trouver
00:45:53surtout dans l'ambiance
00:45:54qui a été créée
00:45:55notamment par les propos
00:45:55de M. Souti
00:45:57et les propos de M. Aloncle
00:45:59qui se sont beaucoup
00:46:00exprimés dans les médias.
00:46:01Nous n'avons,
00:46:02nous aurions été,
00:46:03ça aurait été logique
00:46:04qu'on réunisse le bureau
00:46:05pour, je dirais,
00:46:06organiser les choses
00:46:07pour assurer la sérénité
00:46:08et notamment pour partager
00:46:10sur les auditions
00:46:11qui sont indispensables
00:46:13et d'autres
00:46:13qui le seraient moins.
00:46:14Ça me semblerait
00:46:16la meilleure manière
00:46:17de fonctionner
00:46:18surtout si tout le monde
00:46:19semble souhaiter
00:46:20quelque chose d'apaisé
00:46:21mais enfin,
00:46:22on peut craindre
00:46:22qu'il y ait quand même
00:46:23une petite recherche de buzz.
00:46:24Jérémy Patriel et plus,
00:46:25vous allez présider
00:46:26cette commission,
00:46:27vous serez le garant
00:46:28de la tenue des débats,
00:46:29de l'agenda
00:46:30et des convocations.
00:46:32Ce matin,
00:46:33on s'est dit
00:46:33« aïe,
00:46:33il y a eu cet incident
00:46:35de fonctionnement grave
00:46:37dont parle Sophie Taillé-Pollian,
00:46:39c'est en tout cas
00:46:39comme ça que vous l'appelez.
00:46:40Est-ce que vous vous dites
00:46:43« on va réussir
00:46:44à travailler tous ensemble ? »
00:46:44Vous êtes 31 députés
00:46:45dans cette commission,
00:46:46vous allez réussir
00:46:47à travailler tous ensemble
00:46:48et à aller dans la même direction ?
00:46:50En tout cas,
00:46:50ça sera mon rôle,
00:46:51on ne va pas polémiquer
00:46:52les heures sur cette communication
00:46:54malencontreux.
00:46:54J'ai dit au rapporteur
00:46:55ce que j'en pensais,
00:46:56qu'il fallait que les députés
00:46:58et le bureau de cette commission
00:46:59soient informés
00:47:00au préalable
00:47:01des auditions
00:47:02et des personnes
00:47:03que j'allais convoquer
00:47:04à sa demande.
00:47:06Nous en avons convenu.
00:47:08Demain matin,
00:47:08je réunirai le bureau
00:47:09de la commission.
00:47:10Je communiquerai
00:47:10à des personnes
00:47:11que nous allons auditionner.
00:47:13J'ai dit au rapporteur,
00:47:13je le redis ce soir
00:47:14devant vos téléspectateurs,
00:47:15les personnes que nous auditionnons
00:47:17n'ont pas à la prendre
00:47:17par voie de presse
00:47:18et les députés non plus.
00:47:20Mais on ne va pas pouvoir
00:47:21pouvoir parler
00:47:21de manière constructivée sur elle.
00:47:21Est-ce que la liste
00:47:22des personnes qui seront entendues
00:47:23est arrêtée
00:47:24et comment a-t-elle été établie ?
00:47:26Combien elles seront ?
00:47:27Écoutez,
00:47:28c'est le règlement
00:47:28de l'Assemblée nationale
00:47:29qui prévoit que le rapporteur
00:47:30et ses deux droits
00:47:30et c'est le cas
00:47:31dans chaque commission d'enquête.
00:47:32On ne va pas faire semblant
00:47:33de redécouvrir
00:47:34le fonctionnement
00:47:34d'une commission d'enquête
00:47:35aujourd'hui.
00:47:36Pour nos téléspectateurs,
00:47:37il est toujours bon
00:47:38de rappeler la façon
00:47:39dont fonctionnent
00:47:40ces commissions d'enquête.
00:47:41Je veux bien le faire rapidement
00:47:42pour nos téléspectateurs
00:47:43même si c'est sans doute
00:47:44les mieux informés.
00:47:45Mais c'est le droit
00:47:46du rapporteur
00:47:47de proposer des noms.
00:47:49Il appartient au président
00:47:50et c'est la fonction
00:47:50que j'occupe
00:47:51de convoquer ces personnes
00:47:52après discussion et échange
00:47:54et Sophie Taillé-Pollian
00:47:54a raison avec le bureau.
00:47:56Une fois qu'on a dit ça,
00:47:57il n'y aura pas de surprise
00:47:59si ce n'est que j'ai posé
00:47:59une condition
00:48:00à monsieur le rapporteur
00:48:01et il le sait,
00:48:02c'est que je ne souhaite pas
00:48:03que nous convoquions
00:48:04et je ne convoquerai pas
00:48:04des personnalités
00:48:05dont la venue
00:48:06n'aurait que pour seul objectif
00:48:08de faire le buzz.
00:48:09Par exemple,
00:48:09des animateurs
00:48:10dont je considère
00:48:11qu'on s'éloigne beaucoup
00:48:12du sujet de l'impartialité.
00:48:13Donc il y a des noms
00:48:14que vous avez rayés ?
00:48:16Il y a des noms
00:48:16sur lesquels j'ai dit
00:48:17au rapporteur
00:48:18que je trouvais
00:48:18que c'était une mauvaise idée
00:48:19parce qu'il y avait un risque
00:48:20de tomber dans la politique spectacle.
00:48:21Vous pouvez nous dire lesquels ?
00:48:22J'ai expliqué que par exemple
00:48:23je ne souhaitais pas
00:48:24que cette commission
00:48:24se transforme
00:48:25en plus grand cabaret du monde.
00:48:26Donc Patrick Sébastien
00:48:27ne sera pas entendu.
00:48:28Est-ce qu'on peut en discuter ?
00:48:31En tout cas,
00:48:31on en discutera au bureau.
00:48:33J'ai donné mon avis
00:48:36et mon regard comme président.
00:48:37Vous me posez la question
00:48:37et Sophie Taillet-Pollet
00:48:38a raison.
00:48:39Vous savez bien
00:48:39que c'est une commission
00:48:40d'enquête parlementaire
00:48:41qui va fortement intéresser
00:48:42les Français.
00:48:44C'est aussi pour ça
00:48:45qu'elle se tient.
00:48:46Vous l'avez vous-même dit,
00:48:47Jérémy Patrielletus,
00:48:48vous voulez relayer
00:48:49les questions des Français.
00:48:50Donc il n'y a pas ce soir
00:48:53de problème à évoquer
00:48:54le nom de ceux
00:48:55qui ne seront pas entendus
00:48:56parce que certains noms
00:48:57qui ont peut-être été évoqués
00:48:59ont pouvait s'interroger
00:49:00sur la pertinence
00:49:01de leur convocation.
00:49:02D'où ma question
00:49:03à Jérémy Patrielletus
00:49:04même si j'entends
00:49:05que vous voulez en parler
00:49:06en bureau demain.
00:49:07Il ne faut pas se plaindre
00:49:08que les députés
00:49:09travaillent sur des sujets importants.
00:49:11Il y a une commission d'enquête,
00:49:12c'est le lieu,
00:49:13et je termine là,
00:49:14où on peut effectivement
00:49:15poser toutes les questions.
00:49:16Il y a une diversité
00:49:17et un pluralisme
00:49:18de cette commission d'enquête,
00:49:19le rapporteur l'a rappelé,
00:49:20les groupes politiques
00:49:21sont représentés dans cette commission.
00:49:22Puisque vous me demandez
00:49:23de l'expliquer aux téléspectateurs,
00:49:24elle est composée exactement
00:49:26de manière représentative
00:49:27de l'Assemblée nationale.
00:49:28Donc tous les groupes politiques
00:49:29y sont représentés.
00:49:30Et je peux vous dire
00:49:31qu'aujourd'hui,
00:49:32chacun a eu la parole.
00:49:33Le rapporteur a posé
00:49:34de nombreuses questions,
00:49:35mais les groupes politiques
00:49:35ont eu le temps de parole.
00:49:37J'ai donné la parole
00:49:37à toutes celles et ceux
00:49:38qui souhaitaient s'exprimer
00:49:39et poser des questions.
00:49:39Et je crois qu'on a eu un débat
00:49:40cet après-midi avec l'ARCOM
00:49:42qui était tout à fait pluraliste
00:49:43et représentatif.
00:49:43Pourquoi d'ailleurs
00:49:44avoir entamé les auditions
00:49:45par le régulateur ?
00:49:47Ça nous paraissait essentiel
00:49:49de commencer par,
00:49:50j'allais dire,
00:49:51le gendarme de l'audiol public
00:49:52pour objectiver les choses
00:49:54et voir la manière
00:49:55dont l'ARCOM considère
00:49:57que l'audiol public
00:49:57respecte ou non
00:49:58ses exigences d'impartialité,
00:50:00de pluralisme et d'indépendance.
00:50:01Ça ne s'est pas d'ailleurs
00:50:02très bien passé
00:50:03sur la question du...
00:50:03Je me suis vraiment posée d'ailleurs.
00:50:04Pardon ?
00:50:05Cette question finalement
00:50:05ne lui a pas été posée.
00:50:07Monsieur le rapporteur
00:50:07a préféré l'interroger
00:50:08sur une décision par-ci,
00:50:09une décision par-là
00:50:10ou son curriculum vitae
00:50:12démontrant...
00:50:12Ce qui est le propre d'ailleurs
00:50:13des atteintes au pluralisme
00:50:15et à la neutralité...
00:50:15Excusez-moi,
00:50:15je ne vous ai pas interrompu.
00:50:17Non, mais je me permets
00:50:18de rétablir...
00:50:19Je me permets de rétablir
00:50:20si vous mettez en cause
00:50:22les différentes questions
00:50:23qui ont été posées.
00:50:24Pardon ?
00:50:24Donc, quelle question ?
00:50:25Allez-y, je vous en prie,
00:50:26finissez.
00:50:27Votre vision est très partielle,
00:50:28mais je vous en prie de finisser.
00:50:29Mais comme la vôtre, monsieur,
00:50:30vous voyez,
00:50:31vous voulez parler
00:50:31de l'impartialité,
00:50:32mais vous êtes partiel.
00:50:34C'est normal,
00:50:35vous appartenez à un parti.
00:50:36Donc moi, je considère
00:50:37que cette commission d'enquête,
00:50:39elle se situe dans un contexte
00:50:41qui est un contexte
00:50:42où une polémique
00:50:42a été lancée
00:50:43sur le service public,
00:50:44notamment par un média
00:50:45d'extrême droite,
00:50:46relayée sur CNews
00:50:47puisque monsieur Praud
00:50:48y a affirmé,
00:50:50je cite,
00:50:51tous les jours,
00:50:51tous les jours,
00:50:52je vais parler
00:50:53de l'audiovisuel public
00:50:54pour en dire du mal,
00:50:54vous pourrez retrouver
00:50:55cette citation
00:50:56au courant septembre,
00:50:57et tout d'un coup
00:50:57fleurit cette commission
00:50:58d'enquête
00:50:59qui est une commission
00:51:00d'enquête
00:51:00qui veut travailler
00:51:01sur l'impartialité
00:51:02alors que nous-mêmes
00:51:03ne pouvons pas l'être
00:51:04et nous ne le sommes pas
00:51:05et d'ailleurs
00:51:05nous ne sommes pas ici
00:51:06pour être impartiaux.
00:51:07Et par ailleurs,
00:51:08j'observe que les questions
00:51:09que vous avez posées
00:51:10au président de l'ARCOM,
00:51:12ce n'est pas de savoir
00:51:13comment il travaille,
00:51:14les moyens qui lui sont alloués,
00:51:16les objectifs assignés,
00:51:17etc.
00:51:18Ça a été une focalisation
00:51:20sur son curriculum vitae
00:51:22qui est par ailleurs
00:51:23connu de tous
00:51:23et d'autres questions
00:51:25de très extrêmement...
00:51:26Connu de tous,
00:51:28et qu'il a été nommé
00:51:29par le président de la République
00:51:30en ayant travaillé
00:51:32que pour des ministres socialistes,
00:51:33je doute que l'ensemble
00:51:35des Français
00:51:35aient connaissance du CV
00:51:37de l'ARCOM.
00:51:38Je pense que ceux
00:51:39qui ont regardé la commission
00:51:40pardonnez-moi,
00:51:42mais ceux qui ont regardé
00:51:44la commission d'enquête
00:51:45savent très bien
00:51:46chercher le CV
00:51:47de M. Ashdari
00:51:48qui est sur Internet.
00:51:49Vous pensez que tous les Français
00:51:49connaissent le CV
00:51:50du président de l'ARCOM ?
00:51:51Donc après, moi ce que je souhaite...
00:51:52Jérémy Patrielle,
00:51:53vous qui êtes le président
00:51:54de la commission,
00:51:55ça va bien se passer.
00:51:56Ce que je souhaitais dire,
00:51:59c'est qu'aujourd'hui,
00:52:00il y a effectivement
00:52:01un vrai sujet
00:52:03qui là, pour le coup,
00:52:04contrairement à l'impartialité,
00:52:05à mon sens,
00:52:06relève d'une commission
00:52:07d'enquête
00:52:08ou d'une mission
00:52:08d'information
00:52:09sur les moyens alloués
00:52:11à l'audiovisuel public
00:52:12au regard des missions
00:52:13qui lui sont conférées
00:52:14par la loi.
00:52:15Parce que là,
00:52:15à mon sens,
00:52:16il y a un problème
00:52:17et un vrai sujet
00:52:17de débat démocratique
00:52:19important.
00:52:20si nous voulons que l'audiovisuel public
00:52:22remplisse un certain nombre
00:52:23de devoirs,
00:52:24si nous pensons que c'est important
00:52:26pour notre démocratie
00:52:27d'avoir un audiovisuel public
00:52:28ou pour notre culture
00:52:29d'avoir un audiovisuel public,
00:52:31à ce moment-là,
00:52:33il faut lui mettre
00:52:33les moyens en face.
00:52:34Comment on fait
00:52:34pour assurer ça ?
00:52:35Ça, ça me semble intéressant
00:52:36parce que les moyens,
00:52:39c'est effectivement clairement
00:52:40le contrôle budgétaire,
00:52:42c'est clairement
00:52:43dans nos missions.
00:52:45Je suis en désaccord
00:52:46avec Mme Sofie Taille-Polluant.
00:52:47On ne peut pas dire
00:52:47que c'est une question de budget
00:52:48s'il y a aujourd'hui
00:52:50des problèmes,
00:52:52des dysfonctionnements,
00:52:52des défaillances,
00:52:53des manquements
00:52:53sur la question du pluralisme
00:52:55et de l'impartialité.
00:52:56C'est un sujet différent
00:52:57la question du budget.
00:52:59Il faut le dire quand même précisément.
00:53:01C'est dans la commission de monsieur.
00:53:02On ne peut pas reprocher
00:53:03à une commission d'enquête
00:53:04et à des députés
00:53:05de travailler sur ces sujets.
00:53:06Ce qui compte,
00:53:06c'est de pouvoir poser
00:53:06toutes les questions.
00:53:07C'est nous-mêmes
00:53:08d'essayer de respecter
00:53:09un pluralisme
00:53:09dans la diversité
00:53:10des points de vue.
00:53:11Et je termine juste
00:53:12en vous disant,
00:53:13et c'est là où j'ai un désaccord
00:53:13avec Sofie Taille-Polluant,
00:53:15c'est qu'il y a aujourd'hui
00:53:15une partie des Français
00:53:17qui s'interrogent
00:53:18à juste titre ou non
00:53:20sur l'impartialité
00:53:21et le pluralisme
00:53:21de les yeux publics.
00:53:22On peut le contester,
00:53:23on peut le regretter,
00:53:24on peut considérer
00:53:25que ça a été instrumentalisé
00:53:26par des médias privés,
00:53:27mais aujourd'hui,
00:53:28c'est un fait.
00:53:29Il y a 67% des Français
00:53:30qui se méfient
00:53:31des médias en général,
00:53:32y compris de les yeux publics.
00:53:33Je pense que cette commission d'enquête,
00:53:35pour peu que les débats
00:53:36soient pluralistes et impartiaux,
00:53:37ça sera le travail aussi
00:53:38du rapporteur dans ces questions,
00:53:40peut être l'occasion
00:53:40pour les acteurs
00:53:41de l'aide publique,
00:53:41et j'en termine là,
00:53:42de s'exprimer devant les Français
00:53:44et de répondre
00:53:44à leurs interrogations.
00:53:46On ne peut pas dire
00:53:46circuler, il n'y a rien à voir.
00:53:48Mais c'est vrai, Charles Aloncle,
00:53:49sur la neutralité,
00:53:50sur ce sujet de la neutralité,
00:53:51et après on parlera du financement.
00:53:52Vous m'avez mis en cause
00:53:53et je voudrais simplement répondre.
00:53:55Contrairement à vous,
00:53:56je ne pense pas
00:53:57que l'affaire Patrick Cohen
00:53:58et Thomas Legrand
00:53:59n'ait pas ému
00:54:00une partie des Français.
00:54:02Je ne pense pas
00:54:02que des grands visages
00:54:04et des grandes voix
00:54:04de l'audiovisuel public
00:54:05qui complotent
00:54:07et dessinent un agenda politique
00:54:09avec des cadres
00:54:09du Parti Socialiste
00:54:10pour éliminer en plus
00:54:11une candidate à la mairie de Paris
00:54:13qui ne fait pas partie
00:54:13de mon parti.
00:54:14Donc je vous parle
00:54:15en toute objectivité.
00:54:16Je n'ai aucun intérêt
00:54:17dans l'histoire.
00:54:18Je ne suis pas un proche
00:54:19de Rachida Dati,
00:54:20mais j'estime
00:54:21en tant que contributeur
00:54:22à l'audiovisuel public
00:54:23puisque tous les Français
00:54:24y contribuent
00:54:25par le biais de la TVA.
00:54:26Mon argent ne doit pas servir
00:54:27à faire de la propagande électorale
00:54:29et je m'interroge
00:54:30sur le fait que certains députés
00:54:32dont Madame Talier-Paulian
00:54:33pour elle
00:54:34en fait une affaire comme ça
00:54:35c'est juste le jeu
00:54:36de l'extrême.
00:54:36Non mais sur la neutralité
00:54:39puisque la commission
00:54:40porte sur le financement,
00:54:41le fonctionnement
00:54:42et la neutralité
00:54:43du service public.
00:54:44Comment allez-vous opérer
00:54:45la neutralité ?
00:54:45Pardon, c'est quelque chose
00:54:46de très subjectif.
00:54:48Le comptage du temps de parole
00:54:49est censé être là pour ça
00:54:49et l'ARCOM
00:54:50n'a jamais sanctionné
00:54:52les chaînes
00:54:53et les antennes publiques
00:54:53pour manquement
00:54:54au principe de pluralisme.
00:54:56Ma question c'est
00:54:56comment allez-vous opérer ?
00:54:59Comment allez-vous faire
00:55:00pour démontrer
00:55:01une éventuelle
00:55:03non-neutralité
00:55:03du service public ?
00:55:05Il y a un certain nombre
00:55:06d'outils
00:55:07qui sont utilisés
00:55:08aujourd'hui
00:55:08par des instituts
00:55:09et donc c'était
00:55:10l'une des questions
00:55:11je pense qu'on posera
00:55:12aux différentes personnalités.
00:55:14Aujourd'hui
00:55:14on arrive à catégoriser
00:55:16les intervenants
00:55:17sur ces programmes
00:55:18on arrive à catégoriser
00:55:19le contenu d'ailleurs
00:55:20qui peut être délivré
00:55:22sur ces antennes.
00:55:23Par exemple
00:55:24je prends une dernière étude
00:55:25en date
00:55:26d'il y a quelques mois
00:55:27de l'Institut Thomas More
00:55:29qui s'est penché
00:55:29sur les intervenants
00:55:30de l'ensemble
00:55:31des chaînes
00:55:32de l'audiovisuel public
00:55:33sur une période
00:55:33assez courte
00:55:34je vous le conseille
00:55:34c'est là où on devrait
00:55:35élargir la méthode
00:55:36mais de février
00:55:372024
00:55:39votre impartialité
00:55:39vous exige
00:55:40cette étude révèle
00:55:42que sur l'ensemble
00:55:44des intervenants
00:55:45politiques
00:55:45on n'en a que 4%
00:55:47qui peuvent être classés
00:55:48conservateurs
00:55:49ou de droite
00:55:51une vingtaine de pourcents
00:55:53de gauche
00:55:53et le reste
00:55:54libéraux
00:55:55ou progressistes
00:55:55donc on voit
00:55:56sur ces études
00:55:57qui sont faites
00:55:58on voit qu'il y a
00:55:59une surreprésentation
00:56:00car vous l'êtes vous-même
00:56:01nous le sommes
00:56:02les chiffres de l'ARCOM
00:56:03que j'ai étudié
00:56:04pour poser un certain
00:56:05nombre de questions
00:56:06au président de l'ARCOM
00:56:06indique une surreprésentation
00:56:09chronique
00:56:09sur certaines chaînes
00:56:10de certains partis
00:56:11je ne suis pas là
00:56:12pour être le porte-parole
00:56:13d'un seul parti
00:56:13je constate
00:56:14dans les chiffres
00:56:15délivrés par l'ARCOM
00:56:16une surreprésentation
00:56:16chronique
00:56:17du Rassemblement National
00:56:18et de la France Insoumise
00:56:19la France Insoumise
00:56:20est surreprésentée
00:56:21de façon chronique
00:56:22par exemple
00:56:22tous les trimestres
00:56:23toutes les chaînes
00:56:24du groupe France Télévisions
00:56:24publient la répartition
00:56:25du temps de parole
00:56:26de leurs invités politiques
00:56:27en fonction des étiquettes
00:56:28au troisième trimestre
00:56:29de 2025
00:56:29quel était le parti politique
00:56:31qui avait le plus
00:56:32de temps de parole ?
00:56:33alors ce qu'il faut
00:56:34le Rassemblement National
00:56:35devant Renaissance
00:56:36LR, le PS et LFI
00:56:38mais c'est des données
00:56:39chiffrées
00:56:39je vous donne la méthode
00:56:40qu'il faut établir
00:56:42mais pas en vous appuyant
00:56:43pour les données
00:56:44d'un institut
00:56:45qui date de février 2001
00:56:46permettez-moi de vous répondre
00:56:48il faut regarder
00:56:49les derniers résultats
00:56:52aux dernières élections
00:56:53et comparer
00:56:54à la représentation
00:56:56des temps de parole
00:56:56mais ça c'est la femme
00:56:57qui le fixe
00:56:58on voit qu'il n'y a pas
00:56:59de cohérence
00:56:59entre les derniers résultats
00:57:01aux élections
00:57:02d'ailleurs aussi
00:57:04des études de sondage
00:57:05et la représentation
00:57:06des temps de parole
00:57:07il y a une sous-représentation
00:57:08chronique de plusieurs parties
00:57:09et ce ne sont pas d'ailleurs
00:57:10que des parties de droite
00:57:11ce n'est pas seulement
00:57:12le Rassemblement National
00:57:13on voit que
00:57:13certains partis de gauche
00:57:15notamment la France Insoumise
00:57:16est aussi sur certaines chaînes
00:57:17de l'audiovisuel public
00:57:19sous-représenté
00:57:20et c'est mon rôle
00:57:20de le déterminer
00:57:22très rapidement
00:57:23je crois qu'on confond
00:57:25deux choses
00:57:25le pluralisme
00:57:26et le pluralisme
00:57:27il est garanti
00:57:27dans le public
00:57:28il y a peut-être
00:57:28quelques manquements
00:57:29mais il y a des règles
00:57:29très strictes
00:57:30et de l'ARCOM
00:57:30à l'euro
00:57:31ce qui est compliqué
00:57:33c'est l'impartialité
00:57:33la manière dont
00:57:34la ligne éditoriale
00:57:35est traitée
00:57:36ça effectivement
00:57:37c'est plus diffus
00:57:37c'est plus compliqué
00:57:38de dire effectivement
00:57:39s'il y a une ligne éditoriale
00:57:41qui dans le duel public
00:57:42par exemple
00:57:42chez Radio France
00:57:43c'est pas tant d'inviter
00:57:44le pluralisme
00:57:45c'est pas la question
00:57:48le pluralisme
00:57:49en tout cas pour moi
00:57:49ce n'est pas la question
00:57:50la vraie question
00:57:51et c'est une question compliquée
00:57:52on l'a vu tout à l'heure
00:57:52c'est l'impartialité
00:57:53par exemple
00:57:54quand vous invitez
00:57:54un ancien ministre
00:57:55macroniste ou de droite
00:57:56et qu'il n'est pas présenté
00:57:58sur un plateau
00:57:58comme tel
00:57:59et ça c'est des sujets
00:58:00compliqués
00:58:01et donc c'est
00:58:02d'où on parle
00:58:02d'où parlent les personnes
00:58:03qui interviennent
00:58:04et qui informent les français
00:58:05mais c'est un sujet
00:58:06qui concerne le duel public
00:58:07mais qui concerne aujourd'hui
00:58:08le duel privé
00:58:09et par ailleurs
00:58:09j'ajoute
00:58:10qu'il y a un sujet
00:58:11plus large
00:58:11qui dépasse le duel public
00:58:12mais qui intéresse
00:58:13tous les français
00:58:14c'est la question
00:58:14du pluralisme
00:58:15de celles et ceux
00:58:16qui informent les français
00:58:17aujourd'hui les français
00:58:17s'informent aussi
00:58:18sur les réseaux sociaux
00:58:19et ces acteurs
00:58:20de l'information
00:58:20ces créateurs d'information
00:58:22ne sont soumis
00:58:23à aucune règle
00:58:23de pluralisme
00:58:24demain
00:58:25la présidentielle
00:58:26se jouera peut-être
00:58:26sur les réseaux sociaux
00:58:27avec des acteurs
00:58:28de l'information
00:58:29qui ne seront soumis
00:58:30à aucune règle
00:58:32de pluralisme
00:58:32mais là vous dépassez
00:58:33du champ
00:58:34de la question
00:58:34oui c'est un sujet majeur
00:58:35mais c'est un sujet majeur
00:58:36c'est un sujet majeur
00:58:38qui devrait beaucoup plus
00:58:40nous préoccuper
00:58:42parce que son influence
00:58:44sur les résultats
00:58:45des élections
00:58:46et la formation
00:58:46de l'opinion publique
00:58:47qui n'est pas du tout cadrée
00:58:49peut être très importante
00:58:50alors je crois
00:58:51que effectivement
00:58:52c'est difficile pour nous
00:58:54de juger de l'impartialité
00:58:55de l'audiovisuel public
00:58:56ce n'est pas notre rôle
00:58:58c'est le rôle de l'ARCOM
00:58:59par contre je crois
00:59:01effectivement que
00:59:01si on veut s'intéresser
00:59:03à l'audiovisuel public
00:59:04il faut s'interroger
00:59:04à ses moyens
00:59:06par rapport aux missions
00:59:08qui lui sont confiées
00:59:08on pourrait peut-être se dire
00:59:09et c'est le cas du gouvernement
00:59:11qu'il faut baisser ses moyens
00:59:13donc à ce moment-là
00:59:13baissons ses missions
00:59:14moi je n'y suis pas
00:59:15moi j'avais juste
00:59:16une toute dernière question
00:59:17pour monsieur le rapporteur
00:59:18vous disposez d'un pouvoir
00:59:20de contrôle sur place
00:59:21et sur pièce
00:59:22c'est-à-dire que vous avez le droit
00:59:23d'aller à France Télé
00:59:23est-ce que vous avez prévu
00:59:24de vous rendre
00:59:25dans les locaux de France Télévisions
00:59:26au cours de cette commission d'enquête ?
00:59:28J'ai fait une liste
00:59:30de pièces
00:59:30que je veux demander
00:59:32aux dirigeants de France Télévisions
00:59:33des pièces qui concernent
00:59:35les comptes de France Télévisions
00:59:36puisqu'on s'aperçoit
00:59:37que depuis 2015
00:59:38depuis que madame Ernot
00:59:39est nommée à la tête
00:59:40de France Télévisions
00:59:40il y a un défaut
00:59:41de comptabilité analytique
00:59:42donc on n'arrive pas
00:59:43à affecter correctement
00:59:44les coûts
00:59:44ce qui a été d'ailleurs
00:59:45reproché à plusieurs reprises
00:59:46et par le CSA
00:59:47et par l'ARCOM
00:59:48mais ce qui n'a pas empêché
00:59:49les membres de l'ARCOM
00:59:50de la renouveler
00:59:51donc il y a aussi
00:59:52des soupçons
00:59:52sur l'insincérité
00:59:53des comptes de France Télévisions
00:59:54que je voudrais vérifier
00:59:55ça ce sera
00:59:55la piste principale
00:59:56et donc si vous n'avez pas
00:59:57ces pièces
00:59:57vous êtes prêt à vous rendre
00:59:58à débarquer à France Télévisions
00:59:59Exactement
00:59:59c'est ce que j'allais vous répondre
01:00:00si on ne me donne pas
01:00:02le nombre de pièces
01:00:04que je réclame
01:00:04je pense aussi
01:00:05aux contrats de production
01:00:06aux marges
01:00:06de ces contrats de production
01:00:08à la chronologie
01:00:08de la signature
01:00:09parce que derrière
01:00:10il y a des grosses sociétés
01:00:11qui s'enrichissent
01:00:12à hauteur de centaines
01:00:13de millions d'euros
01:00:13sur l'argent du contribuable
01:00:15qui derrière
01:00:15ont des dirigeants
01:00:16qui peuvent avoir
01:00:17un agenda politique
01:00:18qui ont des intérêts
01:00:19aussi particuliers
01:00:20si on ne me donne pas
01:00:20ces pièces
01:00:21effectivement j'userai
01:00:22de mon pouvoir
01:00:23de contrôle sur place
01:00:25et sur pièces
01:00:26Merci à tous les trois
01:00:27je pense qu'on n'a pas fini
01:00:28d'en parler
01:00:29cette commission d'enquête
01:00:29elle doit durer encore
01:00:30six mois
01:00:31donc on aura l'occasion
01:00:33évidemment
01:00:33de rouvrir ce débat
01:00:35dans chaque voix compte
01:00:36Merci à tous les trois
01:00:38Merci beaucoup
01:00:38Il faut rester là
01:00:38juste un instant
01:00:39parce que c'est Bourbon Express
01:00:40c'est le journal
01:00:40de l'Assemblée Nationale
01:00:41C'est présenté par Marco Posse
01:00:43Il est attendu
01:00:47tout le monde attend toujours
01:00:48Marco
01:00:49Marco
01:00:50on commence ce Bourbon Express
01:00:52avec l'hommage
01:00:53rendu cet après-midi
01:00:54à l'Assemblée Nationale
01:00:54à Olivier Marlex
01:00:55Oui le député
01:00:56Doré-Loire
01:00:57a été retrouvé mort
01:00:58le 7 juillet dernier
01:00:59il s'était pendu
01:01:00à son domicile
01:01:02un énorme choc
01:01:02pour toute la classe politique
01:01:04cinq mois après
01:01:05l'Assemblée Nationale
01:01:06lui a rendu hommage
01:01:07une minute de silence
01:01:09et puis des applaudissements
01:01:10pour sa famille
01:01:11présente dans l'hémicycle
01:01:12Olivier Marlex
01:01:28député pendant 13 ans
01:01:30son travail avait été remarqué
01:01:32en tant que président
01:01:32de la commission d'enquête
01:01:33sur Alstom
01:01:34c'était en 2019
01:01:35il avait présidé aussi
01:01:36le groupe des républicains
01:01:37à l'Assemblée
01:01:38entre 2022 et 2024
01:01:40sa famille politique
01:01:41particulièrement touchée
01:01:43cet après-midi
01:01:43une émotion partagée
01:01:45dans l'hémicycle
01:01:45Olivier Marlex
01:01:47était des nôtres
01:01:48il était un pilier
01:01:51une colonne
01:01:52du palais Bourbon
01:01:53il était une voix
01:01:54familière
01:01:55de notre hémicycle
01:01:56respecté
01:01:58bien au-delà
01:01:58des rangs
01:01:59qu'il présidait
01:02:00sa disparition
01:02:01a été si brutale
01:02:02derrière sa pudeur
01:02:03derrière son humour
01:02:06aussi élégant
01:02:07que tranchant
01:02:08derrière sa carapace
01:02:11nous n'avons pas
01:02:13toujours su déceler
01:02:14la douleur
01:02:16et les blessures
01:02:16je veux dire
01:02:18à ses proches
01:02:18que nous sommes
01:02:19à vos côtés
01:02:19dans ce deuil
01:02:21douloureux
01:02:21et que nous n'oublierons
01:02:23jamais
01:02:23ce qu'il a fait
01:02:24pour la France
01:02:25et les Français
01:02:25merci beaucoup
01:02:26très vive émotion
01:02:30dans l'hémicycle
01:02:30cet après-midi
01:02:31ensuite il y a eu
01:02:32la séance
01:02:32de questions au gouvernement
01:02:33avec plusieurs questions
01:02:35sur les violences
01:02:36sexistes et sexuelles
01:02:37oui car aujourd'hui
01:02:38c'était la journée
01:02:39internationale
01:02:40de lutte contre
01:02:40les violences faites aux femmes
01:02:41pas moins de 5 questions
01:02:43sur les 17 posées
01:02:44pendant cette séance
01:02:45avec une passe d'armes
01:02:47sur les moyens
01:02:48alloués à cette lutte
01:02:50en ce 25 novembre
01:02:51s'il vous plaît
01:02:52je vous le demande
01:02:53solennellement
01:02:54sortez des slogans
01:02:55débloquez 3 milliards d'euros
01:02:57et soutenez les associations
01:02:59il y a des choses
01:03:00qui ont progressé
01:03:01et vous le savez
01:03:02vous savez que ça n'est pas
01:03:03la même chose aujourd'hui
01:03:04de porter plainte
01:03:05qu'il y a 10 ans
01:03:06vous savez la formation
01:03:07des policiers
01:03:07des gendarmes
01:03:08et des magistrats
01:03:09vous savez les téléphones
01:03:10grave danger
01:03:10vous savez les bracelets
01:03:11anti-rapprochement
01:03:12vous savez le 39-19
01:03:13accessible 24h sur 24
01:03:1516 jours sur 7
01:03:16nous continuerons
01:03:17à renforcer les moyens
01:03:18si véritablement
01:03:19tout ce que vous venez
01:03:20de citer fonctionnait
01:03:21alors le nombre
01:03:22de féminicides
01:03:23n'augmenterait pas
01:03:24nos vies comptent
01:03:25la vie des femmes
01:03:26compte
01:03:26et nos mortes
01:03:27augmente
01:03:28et justement
01:03:29la semaine dernière
01:03:314 femmes
01:03:31ont été tuées
01:03:32ont été tuées
01:03:33par leur conjoint
01:03:34ou ex-conjoint
01:03:34sur la seule journée
01:03:36de jeudi
01:03:36autre chiffre à retenir
01:03:38152
01:03:39c'est le nombre
01:03:40de victimes
01:03:40de féminicides
01:03:41depuis le début de l'année
01:03:42merci Marco
01:03:43et merci à vous
01:03:44d'avoir été là
01:03:45ce soir
01:03:45dans chaque voix compte
01:03:47cette émission
01:03:48est rediffusée
01:03:48tout à l'heure
01:03:49à 23h30
01:03:49vous la retrouvez aussi
01:03:50en replay
01:03:50sur lcp.fr
01:03:52ainsi qu'en podcast
01:03:53dans un instant
01:03:54c'est débat doc
01:03:55sur lcp canal 8
01:03:56chaque voix compte
01:03:57revient demain
01:03:57en direct
01:03:58à 19h30
01:03:59passez une excellente soirée
01:04:00à 20h30
01:04:003
01:04:011
01:04:021
01:04:031
01:04:041
01:04:051
01:04:061
01:04:071
01:04:081
01:04:092
01:04:091
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