- il y a 5 semaines
- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Bonsoir à tous, il est 20h05, bonsoir à tous.
00:03La France en face, la France en face, c'est à 21h.
00:08La première c'est ce soir, Laurence Ferrari, Sonia Mabrouk, accueil, Gabriel Attal.
00:15La France en face, et on sera à 20h30 avec Laurence et Sonia qui parleront de ce programme.
00:21D'ici là, évidemment, toute l'actualité que nous allons développer avec Elisabeth Lévy.
00:25Bonsoir.
00:26Comment ça va ?
00:27Mais très bien.
00:27J'ai Louis-Diamond là.
00:30Appareillement.
00:32Avec un blanc, le silence, ça m'a peur.
00:36Tout va bien.
00:39Mais pourquoi ça n'irait pas ?
00:41Pourquoi vous vous inquiétez pas ?
00:43Quelle est la raison pour laquelle je ne pourrais pas aller ?
00:46Pourquoi pas ?
00:47Voilà, tout va bien.
00:49Vous savez, les désaccords, ça fait partie de la vie.
00:51Mais il n'y a pas de désaccords.
00:52Il y a un mort aussi.
00:53Ça commence mal.
00:54N'oubliez jamais, un ennemi, c'est quelqu'un avec qui on n'a pas déjeuné.
01:00Formidable.
01:01Et puis nous, on déjeuner.
01:02Il y a quelques contre-vérités.
01:04Moi, je connais déjeuner avec qui j'ai déjeuné.
01:08Ça, c'est mal fait.
01:09Il y a des Goldenadelle, on déjeune ensemble toutes les semaines.
01:11Ah oui ?
01:12Oui, mais bon, attends, déjeuner avec Goldenadelle, il est végétarien.
01:14C'est quand même, c'est très compliqué.
01:16J'aime rien contre les végétariens, mais ce n'est pas le plus festif qu'on déjeuner avec vous.
01:21C'est vrai.
01:22On n'est pas obligé de manger Goldenadelle.
01:23Il mange du poisson quand même.
01:24Bon, Gilles-William Goldenadelle, bonjour.
01:26Louis de Ragenel, Amine El-Katmi et Johan Ouzay sont avec nous.
01:32On va parler de la labellisation.
01:34Parce que c'est très intéressant quand même, ce climat de vouloir contrôler les médias.
01:39Mais peut-être pas que les médias, évidemment.
01:41Le récit, la pensée, etc.
01:43Emmanuel Macron s'est dit favorable à la création d'un label professionnel
01:46pour distinguer les médias d'information des plateformes à vocation commerciale.
01:49Mais qui va juger ?
01:51C'est toujours la même chose.
01:52Qui va juger ?
01:53Lutter contre la désinformation.
01:54Tout ça, c'est toujours des très bonnes idées d'ailleurs.
01:57Comment on dit ?
01:58L'enfer est pavé de bonnes intentions.
01:59Exactement.
02:00C'est ce qu'on dit.
02:00Bon.
02:02Je vous propose de voir le sujet de Donia Tengour
02:05avec la première intervention d'Emmanuel Macron.
02:08Et puis après, on parlera notamment de RSF.
02:10Parce que dans ces organismes de contrôle, il y aura RSF.
02:15Reporters sans frontières.
02:17C'est intéressant d'examiner qui est RSF.
02:21D'où viennent-ils ?
02:22D'où ils parlent ?
02:23Pour reprendre cette expression des marxistes.
02:27Voyons Donia Tengour.
02:28Lutter contre la désinformation.
02:33Voilà l'un des nouveaux objectifs du président de la République.
02:37Lors d'un déplacement à Arras, Emmanuel Macron a mis en garde
02:40contre la propagation des fausses informations,
02:42notamment sur les réseaux sociaux et les sites d'information,
02:45proposant ainsi un meilleur contrôle via la création d'un label.
02:48Je pense que c'est important qu'il y ait une labellisation faite
02:52par des professionnels qui puissent dire
02:55ceci correspond à la déontologie de gens qui manipulent de l'information.
03:00C'est une matière dangereuse, en fait, l'information.
03:02Et donc il y a des règles déontologiques.
03:04Bien qu'il plaide pour une labellisation de l'information,
03:07le président de la République a toutefois tenu à préciser
03:10que l'État ne jouerait aucun rôle dans cette initiative.
03:12Ce n'est pas à l'État de dire, parce qu'il faut faire attention,
03:16ce n'est pas le gouvernement ou l'État qui peut dire
03:17ceci est une information, ceci n'en est pas.
03:19On n'a pas non plus envie de tomber là-dedans.
03:21Parce que ce n'est pas ça une démocratie.
03:23Ça devient assez rapidement, sinon, une autocratie.
03:25Ce n'est pas moi qui dis tous les matins
03:26l'information de la voie du Nord est bonne ou pas bonne.
03:29On reviendrait en arrière de 10 cases.
03:31Dans le contexte des prochaines élections municipales,
03:34le chef de l'État alerte sur l'utilisation de l'intelligence artificielle
03:38par les futurs électeurs,
03:40les appelant à s'interroger sur les intérêts
03:42qui se cachent derrière ces nouvelles technologies.
03:45Alors, il ne sait pas, tout en ne sachant pas,
03:48mais en voulant quand même mettre en place, etc.
03:50Donc, il faut voir, RSF, parce que RSF,
03:53alors, ce n'est pas acté, bien entendu,
03:55mais c'est une possibilité...
03:56C'est une proposition, même.
03:57C'est un appel des ballons d'essai.
03:59On lance des choses.
04:01Donc, effectivement, Reporters sans frontières.
04:04Alors, voyons avec Félix Perola,
04:06qui, quel est cet organisme Reporters sans frontières ?
04:11Emmanuel Macron souhaite labelliser les médias d'information
04:14pour les rendre dignes de confiance
04:16et a évoqué le nom de l'ONG Reporters sans frontières
04:20pour mener cette initiative.
04:22Mais alors, qui sont les dirigeants de RSF ?
04:25À la tête de la présidence depuis 2017,
04:29Pierre Aski, 72 ans.
04:31Passé par Libération,
04:33il a cofondé le site d'information rue 89.
04:36Le média est désormais intégré au Nouvel Obs,
04:40propriété de Mathieu Pigasse.
04:42Depuis 2018, il est chroniqueur dans la matinale de France Inter.
04:46Monsieur Pierre Aski, il est le responsable France Inter
04:50pour l'international.
04:52Il a été payé par Soros pour surveiller le net,
04:55pour faire battre Trump.
04:57Le directeur général, Thibaut Brutin,
05:00a succédé à Christophe Deloire après son décès.
05:03Diplômé de Sciences Po Paris,
05:04il a intégré RSF en 2014
05:06en tant que responsable du développement du mécénat.
05:10Alors, en mars 2018,
05:13Pierre Aski a effectivement été payé par Soros.
05:16Et vous allez entendre ce qu'il disait
05:18sur l'antenne de France Culture.
05:20Vous le disiez à l'instant dans le reportage.
05:22Et je vous propose donc d'écouter
05:23celui qui est président de RSF
05:25et qui, évidemment,
05:27qui paraît avoir une parole engagée politiquement.
05:30Il a le droit d'ailleurs.
05:31Il a le sens de l'euphémisme.
05:32Oui, mais il a le droit d'être engagé.
05:34En revanche, est-ce qu'un arbitre doit être neutre ?
05:38Oui.
05:38Un arbitre, il ne choisit pas un camp.
05:41Donc là, on demande un arbitre.
05:43Moi, je veux bien qu'on labellise.
05:45Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.
05:47Mais en tout cas,
05:47ceux qui labellisent doivent être des arbitres neutres.
05:53Même ça, c'est terrible.
05:55Vous allez avoir une Arkombis.
05:56Oui, mais je suis assez d'accord avec vous.
05:59C'est un pays de contrôleurs.
06:00C'est Jean-Louis Bavron qui dit ça.
06:02Il a trouvé le mot.
06:03On est un pays de contrôleurs.
06:04Il a trouvé le mot formidable.
06:06Mais en Union soviétique, il y avait ça.
06:08On est un pays de contrôleurs.
06:10Donc, écoutez M.
06:11Aski.
06:11Je pense qu'il y a beaucoup de gens, d'ailleurs, qui vont l'écouter peut-être pour la première fois.
06:14Mais écoutez cet homme.
06:15Pendant la campagne électorale française, j'ai participé à une opération de surveillance du web
06:23qui était financée par la fondation Open Society, la fondation de George Soros qui est basée à Londres
06:32et qui a mis des gros moyens.
06:34C'était après l'élection américaine.
06:35Donc, il voulait voir ce qui se passerait s'il y avait eu le même type de phénomène qu'aux Etats-Unis.
06:40Et avec une société de marketing qui fait de l'analyse de données, on a surveillé le web français pendant six mois.
06:51C'est-à-dire qu'on a essayé d'analyser ce que les gens partageaient.
06:55– Bon, c'est ce que vous disiez hier.
06:58– Oui, et il dit plus loin que c'était pour empêcher une catastrophe Trump en Europe.
07:03– Oui, c'est pas d'ailleurs qu'on ne l'ait pas entendu, je ne comprends pas, mais on n'a pas le passage plus loin.
07:08– Bon, mais c'est la même personne qui, sur France Inter, tous les matins, parle de Trump.
07:14Je ne sais pas si vous vous rendez compte, l'énormité des choses.
07:17Quant à vouloir labelliser, donner des bons points et des mauvais points,
07:22moi, c'est typique d'un pays totalitaire.
07:29Pardon, je n'accepte de personne qu'on me dise qui est bien ou qui n'est pas.
07:36J'ai l'impression que M. Macron n'est pas content de la situation médiatique aujourd'hui.
07:41Il n'est pas content de son sort médiatique aujourd'hui, donc voilà.
07:43Mais je n'ai pas confiance du tout.
07:44– Vous parlez de neutralité, pardon, vous parlez de neutralité, mais il n'y a de neutralité nulle part.
07:51L'ARCOM, pardon, nous avons appris aujourd'hui qu'à l'ARCOM a été nommé un militant,
07:58un militant politique qui se présente lui-même comme antifasciste et antibolloré, je le cite.
08:04D'ailleurs, le rapprochement entre, vous avez vu ça, William, le rapprochement entre les deux est tout à fait stupéfiant.
08:10– Oui, il faut que vous disiez de qui on parle précisément, parce que là, je pense que les uns et les autres sont…
08:15Parmi les sages de l'ARCOM a été nommé quelqu'un dont le CV, le passé, a été retrouvé.
08:21Et là, il a force d'Internet d'arriver à faire ressortir des choses.
08:24Et ce monsieur se présente lui-même comme, je cite, antifasciste et antibolloré.
08:30– Vous voulez même organiser des rassemblements contre Vincent Bolloré.
08:32– Exactement, et ce monsieur a été nommé comme sage et il va devoir se prononcer probablement
08:38sur des séquences qui seront diffusées sur nos antennes.
08:42Voilà où nous en sommes, niveau neutralité.
08:43– Non mais, en fait, au départ, vous avez dit que c'était une bonne intention.
08:47Par exemple, je pensais aussi de Kanda Itzowen, ce qui raconte absolument, vous l'avez dit ici,
08:51n'importe quoi, des choses tout à fait dégoûtantes.
08:53Mais quand bien même vous mettriez un label « ce site est très mauvais »,
08:57ça ne ferait qu'amener vers lui des millions de gens qui, de toute façon,
09:01ne croient pas la parole officielle.
09:03Et par ailleurs, c'est aux médias de se faire leur réputation, me semble-t-il,
09:08avec les limites de la loi, tout simplement.
09:10– Il faut dire les choses clairement.
09:11– Pas besoin d'un autre commissaire politique.
09:12– Emmanuel Macron, d'abord, invente quelque chose que personne n'a demandé.
09:16Ce n'est pas du tout une demande de la profession.
09:18Par ailleurs, la profession, elle est déjà très encadrée.
09:21Enfin, nous sommes soumis à plein de conventions.
09:22Il y a la carte de presse, la commission, la commission, bien sûr, ça existe déjà.
09:27Il y a la carte de presse, la commission de la carte de presse qui fait livre la carte.
09:32Nous sommes soumis à tout un tas de conventions.
09:33Nous avons une convention qui nous lie à l'ARCOB.
09:35Nous sommes soumis à la loi de la presse de 1881 sur la loi de la presse.
09:38Nous sommes déjà soumis à plein de règles et, naturellement, nous respectons la loi.
09:42Mais on voit très bien ce que ça va devenir.
09:44Emmanuel Macron invente un truc que personne ne demande.
09:46Et cette espèce de cour suprême des journalistes, on le voit déjà.
09:49On le voit venir gros comme une maison.
09:50Ça va devenir une sorte de gadget contre CNews.
09:54Ça va devenir un gadget contre CNews pour lutter contre la liberté de la presse.
09:58Le problème, c'est qu'en réalité, le réel s'impose partout.
10:00C'est en train de sortir de partout.
10:02Ça fonctionne, il y a des bonnes audiences.
10:04Et de l'autre côté, il y a une volonté claire.
10:06C'est la guerre est déclarée.
10:07Pour moi, c'est très simple.
10:08Il y a une volonté de museler les médias qui disent le réel parce que ça leur est insupportable.
10:14Et donc, la guerre est déclarée.
10:15Donc, ça y est, le match a commencé.
10:17Et c'est eux qui l'ont lancé.
10:19Pas qu'elle est seulement déclarée.
10:20C'est parce que la situation leur échappe.
10:23Les autorités d'occultation ne fonctionnent plus.
10:25Et maintenant, il y a un contre-discours.
10:29Il y a une opposition.
10:31Ils ne le supportent pas.
10:33Et c'est totalement contre-productif.
10:35Il faut quand même rappeler qu'RSF a demandé ouvertement.
10:40Je suis désolé.
10:41Ils ne se sont pas cachés pour le faire.
10:43C'est RSF, Organisation de défense de liberté de la presse,
10:46qui a demandé à l'ARCOM de fermer saigneur.
10:48Oui, mais c'est contre-productif.
10:51Je vous rappelle que la C8 a été fermée.
10:53Donc, il y a un vrai pouvoir.
10:55Bien sûr, il n'y a pas de frappé.
10:56Les coups les plus durs sont donnés par les journalistes.
10:58Pour la raison qu'il vient de dire Louis de Ragnel.
11:00Puisque tous les journalistes ne supportent pas qu'un autre média
11:04ne soit pas aligné sur les médias mainstream.
11:07Et c'est le cas de CNews.
11:08C'est le cas de Rampin.
11:09C'est le cas du journal du dimanche.
11:10Les coups les plus durs.
11:12Et là, vous êtes à Paris.
11:14Mais lisez la presse régionale.
11:15La presse régionale, elle est terrible.
11:18West France est devenu aujourd'hui un journal woke.
11:21Moi, j'ai connu West France, qui est un journal démocrate chrétien.
11:24Lisez les pages de West France.
11:26Lisez le Midi Libre.
11:28Lisez.
11:28Ce que je fais régulièrement, c'est étonnant même.
11:32C'est étonnant.
11:33La sociologie des journalistes aujourd'hui,
11:35c'est quelque chose qui est vraiment très intéressant.
11:37C'est eux qui demandent la censure, toujours.
11:39Après, ils sont contre nous.
11:40Après, ils s'étonnent que ça ne marche pas, qu'ils ne vendent pas leurs canards.
11:45C'est-à-dire que l'équipe aussi, le journal l'équipe.
11:49La politique est jusque dans les pages du journal l'équipe.
11:53Et après, ils se disent qu'on ne vend pas nos journaux.
11:55Ce qui n'est pas vrai dans le monde entier.
11:56En Allemagne, on vend très bien ses quotidiens.
11:59En Angleterre, on les vend très bien également.
12:00C'est la presse française qui se vend.
12:02Pascal, vous savez quoi ?
12:03C'est lié à l'équation politique.
12:05C'est-à-dire qu'en fait, vous voyez bien que le camp du bien n'y arrive pas.
12:08Donc, on invente des fronts.
12:09Donc, on invente des blocages.
12:11Et ça touche aussi la réalité de la vie des gens.
12:15Et il y a une volonté de contrôle de l'espace médiatique.
12:17Attention, c'est très particulier.
12:18Nous, les journalistes passent dans des écoles de journalistes.
12:21Où toutes ces écoles de journalistes sont pilotées par des gens
12:24qui sont parfois en dehors de la profession.
12:26Qui ne sont pas, effectivement, qui ont envie de faire passer des idées.
12:29Tous ces jeunes gens s'endorment le soir
12:31avec un portrait d'Edoui Plenel au-dessus de leur lit.
12:33C'est-à-dire qu'ils veulent tous faire Mediapart.
12:35Ça, c'est la jeune génération, je vous assure.
12:37Il y a une sociologie intéressante du journalisme en France.
12:41C'est vrai qu'Edoui Plenel est leur star.
12:43Leur héros.
12:44On veut être Edoui Plenel.
12:46C'est le problème de l'équipe.
12:47L'équipe, en fait, t'achètes l'équipe le matin.
12:51Tu aimes le foot, t'aimes le basket, t'aimes le rugby.
12:53On t'explique que ton sport est pourri, que ça ne marche pas, etc.
12:57Tu n'achètes pas l'équipe pour ça.
12:59Tu n'achètes pas l'équipe pour ça, en fait.
13:00Tu n'achètes l'équipe pour te faire rêver parce que tu aimes le sport.
13:03Malgré tout, le statut aujourd'hui d'un journaliste de service public,
13:07qui est quand même largement contesté,
13:10ce n'est plus comme avant.
13:11Je pense qu'ils ne sont pas...
13:12Non, non, je pense qu'ils ne la rappellent.
13:14Non, mais pour vous, mais dans un petit milieu...
13:15En revanche, moi, Thomas Baudère m'a donné des informations très précises.
13:19CNews respectait le pluralisme sur les premiers et deuxièmes trimestres.
13:23Et ça, c'est l'Arcom qui l'a dit.
13:24En revanche, ils nous ont fait une remarque sous-représentation du Rassemblement National.
13:31Et je crois que je n'invente rien.
13:33Je n'invente rien.
13:34Donc, voilà.
13:36Et RSF a fait son enquête visiblement sur un mois.
13:39Sur les bandeaux.
13:39Sur un mois, alors que c'est sur trois mois le temps de parole.
13:42C'est sur trois mois.
13:43Bon.
13:44France Télévisions, vous avez un mot à dire ?
13:47C'est demain que sera diffusé.
13:50Écoutez, moi, on souhaite d'abord à nos amis de France Télévisions qu'ils fassent une bonne audience.
13:55Voilà, c'est important.
13:56Oui, oui.
13:56Et puis, écoutez, voilà, c'est la vie.
13:59C'est quand même assez cocasse que la semaine où ils annoncent portée plainte pour acharnement,
14:05en soi-disant, de notre chaîne à leur égard,
14:07ils programment un reportage dont on peut deviner, dès ce soir, ce qu'il contiendra sur...
14:14Papa Trezamen, Papa Zema...
14:15Voilà, ça se fait en collaboration avec RSF, d'ailleurs.
14:17Voilà, si vous voulez, ça donne un peu le son.
14:19Ah bon, c'est vrai ?
14:20Oui, oui, c'est vrai.
14:21Ce qui serait intéressant, c'est qu'ils se demandent pour les raisons de notre succès.
14:26C'est ça qu'ils devraient faire.
14:28Les raisons du succès, pour eux, c'est extrêmement simple.
14:30Je connais par cœur tous leurs arguments.
14:32En revanche...
14:33C'est eux les raisons.
14:34Pardon ?
14:35C'est eux la raison de notre succès.
14:36Bon, RSF, c'est pour ça que vous avez cité dans le complément d'enquête,
14:40ils ont fait leur enquête sur un mois, le temps de parole c'est sur trois mois.
14:42Bon, c'est pas rigoureux.
14:45Mais pour l'émission de demain, RSF est chargé, justement, de décrypter ces news.
14:51Et donc, moi, ils m'avaient interrogé au mois de juin, quelque chose comme ça.
14:56Je vais voir ce qu'ils ont gardé comme échange, parce que moi, j'en avais profité
15:02pour beaucoup critiquer l'odieux visuel de ces vice-pédicaux.
15:05Ce serait bien qu'un jour, complément d'enquête...
15:07On va voir demain.
15:08Ce sera pas dans le reportage.
15:09Ce serait bien qu'un jour, complément d'enquête, décrypant le bandeau, ils ont choisi les passages
15:13où je suis là, l'impartialité du service public, les humoristes qui font des blagues
15:17toujours sur les mêmes, les chiffres du ministère de la Santé du Hamas qui ont été délivrés
15:22comme si c'était plus un ancien.
15:24C'est vraiment ennuyeux.
15:24Là-dessus, il n'y a pas de complément d'enquête, bizarrement.
15:27Et leurs audiences, surtout...
15:28Écoutez, c'est la vie, c'est aussi la rançon de la gloire.
15:32Si vous ne voulez pas être attaqué, vous ne faites pas de la télévision, vous ne vous
15:36mettez pas forcément en ligne.
15:36Je ne sais pas pourquoi nous, on ne fait pas un complément d'enquête.
15:39Non mais Pascal, il y a une différence entre être attaqué et être insulté, diffamé,
15:44en permanence, ce n'est pas la même chose.
15:45Si c'est diffamé, nous porterons plainte, et je ne pense pas qu'il y aura de la diffamation,
15:49ils n'iront pas jusque-là.
15:50Ce sont des attaques, je pense que personne n'est dupe.
15:53Et puis voilà, le téléspectateur est intelligent, il se fait son opinion, et puis il
15:58choisit la chaîne qu'il veut, et il nous aimait...
16:00Mais nous avons déjà été diffamés par le service public, pardon.
16:03Quand Christine O'Krentz dit qu'il y a une manipulation de l'information...
16:06Intermanent.
16:07Pardon, oui, la diffamation c'est une insulte.
16:10Non, non, non, non.
16:11Ça fait cinq ans qu'on prend des coups, on ne fait rien, et on...
16:17Non, je ne suis pas d'accord.
16:17La meilleure réponse, c'est l'antenne.
16:20La meilleure réponse, c'est...
16:22Le public.
16:22La meilleure réponse, c'est ce que je vous ai dit plusieurs fois déjà.
16:26Castigat, ridendo, maurice.
16:28Je vous l'ai dit, voilà, on va l'écrire en lettres d'or.
16:32Je veux dire, les mœurs et les critiques que nous avons, il faut les traiter par l'ironie
16:38et par l'humour.
16:39Pardon de vouloir rendre coup pour coup.
16:41Ben oui, mais parce que vous êtes primaire.
16:42Non mais dans les extrêmes droites, c'est une insulte.
16:46Bon, mais laissons cela, laissons cela.
16:49Personne n'est dupe, vous dis-je.
16:51Big Malion.
16:53Aujourd'hui, la Cour de cassation a confirmé ce mercredi la condamnation de Nicolas Sarkozy
16:56dans l'affaire Big Malion. Celui-ci a pris acte de la décision.
17:00Je vous propose d'écouter le plateau de Juliette Sadat.
17:03La Cour de cassation a donc rejeté dans son ensemble les pourvois formulés par Nicolas Sarkozy
17:09ainsi que ses trois co-accusés, condamnés par la Cour d'appel pour des dépassements de frais
17:15de sa campagne présidentielle de 2012.
17:17Pourvois qui concernaient non pas le fond de ce dossier Big Malion,
17:21mais sur des questions de droit comme la composition de la Cour d'appel
17:25ou encore sur les déclarations de culpabilité, des éléments très techniques.
17:30Mais ce qu'il faut retenir, c'est que la Cour de cassation a validé la décision de la Cour d'appel
17:35et que donc Nicolas Sarkozy est définitivement condamné à un an de prison,
17:40dont six mois fermes qui sont aménageables.
17:43C'est-à-dire que Nicolas Sarkozy ne retournera pas en prison,
17:46mais il sera prochainement convoqué d'ici quelques semaines devant un juge d'application des peines
17:53pour déterminer de quelle manière il va exécuter cette peine.
17:57Ses avocats ont indiqué dans un communiqué que Nicolas Sarkozy prenait acte de la décision de la Cour de cassation.
18:05Il lui reste un recours, celui de saisir la Cour européenne des droits de l'homme,
18:10comme il l'a fait suite à sa première condamnation définitive.
18:13C'était dans le cadre de l'affaire Bismuth, dite des écoutes.
18:16On va marquer une pause.
18:19Je précise avant cela, puisque c'est Anna Jakubowicz qui m'envoie ça.
18:23Il me dit, cet après-midi, au terme d'un réquisitoire implacable et de 16 ans de procédure,
18:27deux avocats généraux ont demandé à la Cour d'appel de Paris de déclarer Air France et Airbus
18:31coupables de missiles involontaires de 228 personnes dans la catastrophe du vol Rio-Paris.
18:37Air France, 447, survenue le 1er juin 2009.
18:40Les termes employés par les avocats généraux pour condamner l'indignité de ces deux fleurons de l'économie nationale,
18:45qui savaient, mais qui ont fermé les yeux, ont été d'une sévérité extrême.
18:49Contrairement à ce qui était affirmé, ce drame n'est pas la faute des pilotes, mais d'Air France et Airbus.
18:52Ce n'est évidemment pas le jugement, c'est simplement le réquisitoire implacable de ces deux avocats généraux.
19:00Il faudra attendre, bien sûr, le jugement pour savoir si la Cour s'est rendue aux avis de ces avocats généraux.
19:09On va marquer une pause et je vais peut-être vous demander quelques secondes de libérer vos places,
19:15puisque Laurence et je crois Seunia vont être là, elles vont nous expliquer.
19:18Comme toujours, c'est moi qui vais me sacrifier.
19:20Il est trop modeste, il est trop modeste.
19:25Attendez, il y a la pause.
19:26Il ne sait même pas de me retenir.
19:28Mais ne passez pas devant la caméra, il y a la pause.
19:31Attendez deux secondes.
19:33Vous faites de la télé depuis combien de temps ?
19:35J'ai aucune notion.
19:38Pardon d'être naturel.
19:40La caméra n'existe pas, ce n'est pas une slide.
19:42Mais vous êtes un cabot.
19:46Attendez deux secondes.
19:47Je dis, voilà, on revient dans deux secondes et on est avec Seunia et Laurence.
19:51Je n'aime pas vos méthodes.
19:55La France en face.
19:57C'est ce soir et c'est la première avec Laurence Ferrari, avec Seunia Mabrouk.
20:02Et je vois, messieurs, que vous aimeriez que ce soit Seunia et Laurence qui animent les émissions le soir.
20:08On aurait peut-être plus la parole.
20:09Pourquoi ?
20:10La vie serait plus belle.
20:12On serait plus valorisés, je dois vous le dire.
20:14Bon, ça fait plaisir que vous soyez là.
20:18Et si j'ose dire, je dirais que c'est presque le départ de la présidentielle.
20:21J'exagère un peu.
20:22Mais pas tant que ça.
20:23Un dispositif qui va exister, on est aujourd'hui à 15 mois, 16 mois de la présidentielle.
20:27L'idée, c'est que vous receviez tous les grands leaders politiques et tous ceux qui joueront un rôle majeur dans la présidentielle.
20:33Et évidemment, le premier ou ce soir, c'est Gabriel Attal qui représente le bloc central et qui peut jouer un rôle majeur.
20:39Peut-être même sera-t-il un des candidats ?
20:41Bien sûr.
20:41Et l'idée, c'est aussi de le confronter aux Français, la France en face, qui lui poseront des questions tout au long de la soirée par le biais de petits manitos qui ont été enregistrés par nos correspondants en région.
20:52Donc, c'est aussi ça.
20:53Il y a le questionnement politique qu'on va faire avec Seunia.
20:55Et puis, la réalité que vivent les Français.
20:56Et puis, on va interroger sa cohérence idéologique sur beaucoup de sujets.
21:00Il est vrai que parfois, il a varié, il a dévié.
21:03On va voir aujourd'hui quel chemin il emprunte.
21:05Sa difficulté, c'est quand même être un représentant du bloc central, un ancien premier ministre d'Emmanuel Macron, dont le bilan n'est quand même pas très positif.
21:15Et comment peut-il se démarquer de cette période-là ?
21:19J'imagine qu'on sera au cœur de votre interrogation.
21:22Ah, exactement. Comment à la fois être dehors et dedans, c'est en même temps version Gabriel Attal, loin d'Emmanuel Macron, mais quand même portant son bilan.
21:31Et comme vous l'avez très bien défini.
21:32Et comment tuer le père sans le tuer complètement ? Donc, c'est vraiment une question qui existe depuis la nuit des temps.
21:37Le père ou le grand frère ?
21:38Peut-être le grand frère.
21:40Vous avez une idée de question, Pascal ?
21:42Ah non, je vous laisse. Vous êtes infiniment plus rodé que moi à cet exercice. Et je vous écoute tous les matins.
21:49Je crois que William en a eu.
21:50Vous lui demanderez de ma part pourquoi il a favorisé la France insoumise au second tour, alors qu'il disait piqueux de pendre un mois avant.
21:57C'est son boulet.
21:59Mais c'est vrai que...
22:00On va déminer tous ces sujets.
22:01Voilà. Pour vous écouter régulièrement le matin, dans ce registre si particulier qu'il y a d'interview, vous êtes toutes les deux des experts dans ce domaine.
22:11Et donc, quelle pression pour ce soir ?
22:14Mais non, mais...
22:15Et vous rendez bien à l'heure parce qu'on démarre à 21h, Pascal ?
22:17Non, on ne peut pas promettre.
22:19Nous y veillons.
22:20Vous savez, un mois en amène un autre, vous savez comment ça se passe.
22:24Vous venez de comprendre une chose, ce sont elles les patrons.
22:26Vous venez de comprendre ça.
22:29Et qu'il n'y a même pas d'ambiguïté là-dessus.
22:32Moi, je fis le doux.
22:33Voilà. Comme à la maison.
22:34Comme à la maison.
22:38Sorti tout seul.
22:40Je crois que vous connaissez assez bien ma vie.
22:43Votre vie privée.
22:44La France entière, la connaît.
22:47On la salue.
22:48On la salue.
22:49Votre vie privée.
22:49Écoutez, merci à...
22:51Écoutez, d'abord, c'est un plaisir de travailler ensemble.
22:53Et c'est vrai qu'il y a une certaine atmosphère assez dieuse.
22:56Il y a une atmosphère d'amitié.
22:58D'ailleurs, familiale.
22:59J'en profite vraiment pour dire que les mots que vous avez écrits dans le GID News m'ont beaucoup touché.
23:04Mais c'est vrai.
23:05Vraiment, je vous assure, c'est vrai.
23:06Pas que j'avais les larmes aux yeux, mais en tout cas, ça m'a beaucoup touché.
23:09Et vraiment.
23:10Et on se tenait depuis si longtemps que c'est agréable de travailler.
23:13Comme je l'ai dit, il n'y a pas d'amitié, il n'y a que des preuves d'amitié.
23:16Exactement.
23:17Eh bien, donc à tout à l'heure, à 21h, et vous pouvez compter sur moi.
23:21Attention.
23:23Moi, je ne promets rien.
23:25Bonne émission.
23:26Merci.
23:27La mère du narcotrafic manquant, Walid Ben Faiza, était en garde à l'EU après une perquisition ce lundi à la Courneuve.
23:36Vous avez sans doute appris cette information qui était quand même assez sidérante, disons-le.
23:42Hasard ou coïncidence, la veille, son fils avait suscité la polémique pour sa permission de sortie.
23:47Un sujet qui a fait aujourd'hui, je crois, débat à l'Assemblée nationale.
23:50On va voir un échange entre M. Darmanin et Brigitte Bourguignon, précisément sur cette permission de sortie, au moment où Yohann nous a hir.
23:59C'est un peu comme au théâtre.
24:00On revient d'un autre côté.
24:06Côté jardin.
24:07Et je ne vous dis pas ce qu'il s'est passé derrière.
24:08Non, on ne peut pas savoir.
24:10Gold Nadel va partir, il va se lever parce qu'il en a marre.
24:13On n'a pas parlé de lui depuis trois minutes.
24:15C'est normal.
24:17Il m'a supplié pour que je reste.
24:19Mais Gold Nadel, quand on ne parle pas de lui, il pense qu'il est sourd.
24:23Je ne connais personne qui s'aime avec autant de grâce que Willy.
24:30Alors vraiment ?
24:31Ça m'a sur le contraire une grande pudeur.
24:34C'est surtout très touchant de mettre à nu, d'exposer des fragilités.
24:39J'avoue que je m'aime moi-même.
24:40Si vous souhaitez qu'on ne traite plus l'actualité,
24:42sans que le soir devienne finalement un rendez-vous
24:48pour parler de nos familles, de nos enfants, de nos hélas.
24:53Mais Gold Nadel n'est jamais aussi bien qu'avec lui-même.
24:55Mais aussi de notre coiffure.
24:57Si vous souhaitez ça et qu'on ne parle plus du tout de l'actualité,
25:00vous le dites.
25:01Avec Benjamin Aneau, on travaillera moins avant,
25:04on viendra maintenant dans les tâches de dernier moment.
25:05Et puis on dirait, toi, comment ça se passe ?
25:07Ton épouse, elle va bien ?
25:09Écoutez ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale.
25:12Vous affichez une justice ferme
25:17et encore ce matin un enterre
25:19avec votre nouvelle opération fouille des prisons.
25:22Votre volonté était la même
25:23à l'ouverture du quartier de lutte contre la criminalité organisée
25:27de Vendin-le-Vieil.
25:29Tout était millimétré,
25:31les convois blindés et les hommes cagoulés.
25:34Et pourtant, lundi,
25:35l'un de ces détenus,
25:37déjà évadé par le passé,
25:38a quitté seul ce quartier dit de haute sécurité.
25:42Ma question est concrète.
25:44Quelles décisions immédiates
25:46et surtout, quels moyens
25:47comptez-vous mettre en place
25:49pour conjuguer à la fois
25:50la sécurité de nos concitoyens
25:53et la réinsertion des détenus ?
25:55Nous devons changer de braquet.
25:57C'est ce que vous avez fait avec la loi de narcotrafic ici.
26:00Mais c'est ce que nous faisons aussi avec les prisons de haute sécurité
26:02et donc notre façon de fonctionner
26:04vis-à-vis des narcotrafiquants.
26:06Et vous ayant dit ça,
26:07Madame la Sénatrice,
26:08Madame la Ministre,
26:10je veux donc appliquer aux narco-bandits
26:12les mêmes règles
26:14que pour les condamner pour terrorisme.
26:18Il n'est pas possible aujourd'hui dans notre droit,
26:20et c'est le droit français,
26:21qu'un quelqu'un qui serait condamné pour terrorisme
26:23puisse trois ans avant une éventuelle sortie de sa prison
26:26face à un entretien d'embauche
26:27alors qu'il était dans un régime carcéral
26:28parce qu'on le considérait comme particulièrement dangereux.
26:31Ce n'est pas le ministre qui le considère dangereux.
26:33Ce sont les juges d'instruction spécialisée
26:35qui donnent leur accord
26:36pour que ces personnes aillent dans cette prison de haute sécurité.
26:39C'est nos resservices de renseignement
26:40qui établissent les profils.
26:42Et vous avez vu qu'à Vendin-le-Vieille,
26:45pardon, à la prison du Bassin-Migny,
26:46puisque j'ai promis au maire de Vendin-le-Vieille
26:48de l'appeler autrement dans votre département,
26:51nous ayons aujourd'hui une prison
26:52sans qu'aucun drone,
26:54sans qu'aucune clé USB,
26:55sans qu'aucun téléphone
26:56ne puisse rentrer dans une prison
26:58qu'on a construite en quelques mois.
27:00Donc je proposerai en janvier prochain
27:02la fin de ces possibles aménagements
27:04qui paraissent en effet très décorrélés,
27:07très décorrélés
27:08de la grande inquiétude qu'ont les Français
27:10à juste titre du narcotrafic.
27:11J'espère que le Sénat
27:13et les Parlements me suivront.
27:15C'est sidérant parce que
27:16tout ce que dit Gérald Darmanin
27:18est frappé du saut du bon sens.
27:20Et la question qui se pose,
27:21c'est pourquoi ça n'a pas été fait avant en fait.
27:24Vous dites souvent
27:24quand on ouvre le capot, etc.,
27:26on découvre des choses.
27:28Mais mettre les plus gros narcotrafiquants
27:31ensemble dans la même maison,
27:33dans la même prison,
27:34qu'il n'y ait pas de téléphone dans les cellules,
27:37qu'on ne permette pas une sortie
27:39pour quelqu'un de dangereux,
27:40c'est juste du bon sens.
27:41Voilà, M. Dupond-Moretti passe son temps
27:43à nous donner des leçons.
27:44Pourquoi est-ce qu'il n'a pas fait ça
27:45quand il était au pouvoir ?
27:46Alors, j'allais le dire,
27:48chaque phrase de M. Darmanin
27:51renvoie à l'incompétence
27:53d'Éric Dupond-Moretti
27:55lorsqu'il a été ministre de la Justice,
27:57car il a sans doute été
27:58un ministre de la Justice inefficace.
28:01Ce qu'il dit aujourd'hui
28:02sur les centres éducatifs fermés,
28:03c'est la même chose.
28:04C'est une critique très claire
28:05de la politique d'Éric Dupond-Moretti.
28:07Donc Éric Dupond-Moretti,
28:09d'abord,
28:10Emmanuel Macron ne l'a pas gardé.
28:12Non.
28:13Donc, c'est qu'il a jugé
28:14que son action,
28:15il était tellement bon
28:16qu'on ne l'a pas gardé.
28:18Il était dehors.
28:19Effectivement, Gérald Darmanin
28:20prend les choses,
28:21comme vous l'avez dit très justement.
28:23C'est-à-dire que tu as l'impression
28:24que ce n'était pas géré.
28:26Et que tu avais un ministre
28:28qui ne faisait pas le boulot.
28:31Moi, je trouve que ça va un peu plus loin.
28:33C'est-à-dire qu'au-delà de la petite politique,
28:35c'est la fin de la philosophie
28:36de Robert Badinter
28:37au ministère de la Justice.
28:39Et moi, honnêtement,
28:40qu'on aime ou qu'on n'aime pas
28:41Gérald Darmanin,
28:42c'est une vraie rupture.
28:42C'est-à-dire que c'est la fin de la culture
28:44selon laquelle la prison est mauvaise
28:45pour l'homme de manière générale.
28:47Et quand vous décidez, par exemple,
28:49d'envoyer les détenus
28:50selon leur dangerosité,
28:52qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
28:53Ça veut dire que les gros bonnets,
28:55parce qu'ils sont dangereux pour la société,
28:57vous les incarcérez.
28:58Et des gens qui ont été condamnés
28:59à des peines de prison,
29:00je prends un exemple,
29:01plusieurs excès de vitesse
29:02ou d'autres choses,
29:03des gens qui ne représentent pas forcément
29:05une menace pour la société
29:06dès lors qu'ils sont sanctionnés,
29:07c'est-à-dire qu'on confisque
29:08leur permis de conduire,
29:09eh bien peut-être qu'eux
29:10n'ont pas leur place, en réalité,
29:12dans des systèmes carcéraux
29:15extrêmement forts, extrêmement fermes.
29:19Bon, voilà ce qu'on pouvait dire,
29:20en tout cas, sur cet échange.
29:21Et puisqu'on continue
29:23sur le chapitre judiciaire,
29:24on va écouter la mère d'Elias,
29:26parce que là,
29:27il y a un souci absolument,
29:28alors, ce n'est pas un souci général,
29:30c'est un souci avec un magistrat.
29:32Vous allez réécouter
29:32ce qu'a dit la mère d'Elias,
29:34qui s'est fait insulter
29:35par un magistrat.
29:36Une enquête est en cours
29:37et on peut imaginer
29:37que ce magistrat soit sanctionné.
29:39Écoutez, la mère d'Elias,
29:40elle était avec Sonia Mabrouk hier matin.
29:43Pour les contacts
29:43que vous avez eus
29:44avec d'autres associations,
29:45comment vous ont-ils perçus ?
29:46À quoi vous ont-ils renvoyé, peut-être ?
29:48C'était très violent.
29:51La première discussion,
29:54parce que j'avais besoin aussi
29:55de discuter avec des magistrats
29:56très naïvement, finalement,
29:58pour savoir si notre démarche
30:00de dialogue
30:02était saine et légitime.
30:06Ça a été très violent
30:07parce que j'ai entendu les mots
30:09« vous partez en croisade
30:11contre les magistrats,
30:13vous êtes une victime esservelée
30:15et vous êtes populiste ».
30:18Ces mots ont été tenus
30:19à votre rencontre ?
30:20Oui.
30:21Et face à ces mots,
30:24j'ai été déstabilisée,
30:25je le reconnais.
30:26Et donc, j'ai fait la démarche
30:28de rencontrer
30:28la direction de France Victime.
30:31J'ai fait la démarche
30:32de rencontrer François Hollande
30:33et Nicolas Sarkozy
30:35pour savoir
30:36si ma démarche
30:37était légitime ou non.
30:40Et Gérald Darmanin
30:41était ce matin
30:41sur l'antenne d'RTL
30:43et il a réagi.
30:43Si les faits sont prouvés,
30:47je saisirai
30:48le Conseil supérieur
30:49de la magistrature.
30:50Les magistrats doivent
30:51non seulement
30:52devoir
30:53avec beaucoup d'humilité
30:55un accompagnement
30:56des personnes,
30:57des victimes
30:57et la maman d'Elias
30:59comme son papa
31:00sont des victimes
31:01de notre incurie
31:02à mal organiser
31:04la justice des mineurs.
31:06J'ai saisi moi-même
31:06l'inspection
31:07de la justice
31:08pour connaître
31:09exactement
31:10ce qu'il y a mené.
31:11Il y a une enquête
31:12qui touche les meurtriers.
31:13potentiels
31:14du jeune Elias.
31:16Mais par ailleurs,
31:16j'ai commandé
31:17une inspection
31:18et je l'ai rendue publique
31:20pour savoir
31:21qu'est-ce qui a déconné
31:22de ce terme.
31:23La justice,
31:24de manière générale,
31:25la puissance publique
31:25a déconné
31:26et nous devons changer
31:27les choses
31:28et je changerai les choses.
31:29Gérald Darmanin
31:30qui répondait
31:30à la mère d'Elias
31:31qui était présente
31:32sur Europe 1
31:32sur CNews
31:33lundi matin
31:34actionnée à ma banque.
31:36Ça aussi,
31:36pardon,
31:36puisqu'on parlait
31:37d'Éric Dupond-Moretti,
31:38c'est une critique
31:38d'Éric Dupond-Moretti
31:39quand il parle
31:39de l'incurie.
31:40Parce que là,
31:41il fait référence
31:41à la césure.
31:43La justice des mineurs,
31:45la réforme
31:46mise en œuvre
31:46à Éric Dupond-Moretti,
31:47c'est on condamne
31:48et quelques mois après,
31:50on prononce la sanction.
31:51S'il n'y a pas
31:52cette césure,
31:53les assassins d'Elias
31:54ne sont peut-être
31:54pas en liberté.
31:55Mais enfin,
31:56écoutez,
31:57il faut vraiment avoir...
31:58Cette affaire de césure
32:00échappe à tout bon sens.
32:01Absolument.
32:02Voilà,
32:02n'importe...
32:03C'est une dinguerie.
32:03C'est vraiment une dinguerie.
32:04C'est pour ça que...
32:07Mais l'incurie,
32:08c'est un mot fort quand même
32:08de la part d'un garde-de-saut.
32:09Évidemment,
32:09mais ça a été...
32:10On a eu un garde-de-saut
32:11qui a fait le job.
32:13Il en a eu beaucoup.
32:14Il a passé ces journées
32:15à regarder ces news.
32:15Madame Belloubet,
32:16c'était pas génial.
32:16Il est obsédé
32:18par le Rassemblement National,
32:20il est obsédé parfois
32:21par votre serviteur,
32:22par l'en permanence.
32:23Il aurait mieux fait
32:23de travailler.
32:24Voilà,
32:25si je peux me permettre
32:30à commencer à déconner
32:31avant M. Dupont-Muretti.
32:32Oui, bien sûr.
32:33Que la justice de Mme Taubira,
32:35la justice de Mme Belloubet,
32:37choisie par le président
32:39de la République,
32:40ça n'était pas mieux
32:41que M. Dupont-Muretti.
32:43Ce qui est très grave
32:44et le fond du problème,
32:47c'est qu'on voit bien
32:47à travers ces propos
32:48que chez certains juges,
32:51et il m'est arrivé
32:53d'en rencontrer,
32:54il y a naturellement
32:55plus d'empathie
32:56envers les coupables en prison
32:58qu'envers les victimes.
33:00Et en plus,
33:01sur le plan intellectuel,
33:03je ne veux pas du tout
33:03être insultant
33:04par rapport aux interlocuteurs
33:05judiciaires
33:06de Mme Andelias,
33:09mais elle me paraît
33:10largement aussi cortiquée
33:11que ceux avec lesquels
33:13elle a parlé
33:14compte tenu
33:15des propos proférés.
33:17Bon, autre sujet,
33:18l'Université de Lyon 2
33:19a annoncé saisir
33:20le procureur de la République
33:20au sujet de professeurs.
33:22Ça, c'est une bonne chose.
33:23Les personnalités ciblées
33:24demandant des sanctions,
33:26demandent des sanctions
33:27contre Julien Théry,
33:29le ministre de l'Éducation nationale
33:30Édouard Geffrey
33:31a qualifié
33:32de profondément scandaleux
33:33le message publié
33:34par un enseigneur
33:36chercheur
33:36de l'Université de Lyon 2.
33:37Alors, on va l'écouter,
33:38M. Geffrey,
33:39c'est vrai qu'il est ferme,
33:41c'est vrai qu'il dit
33:41que l'institution judiciaire
33:43doit répondre,
33:44mais il n'y a pas
33:45de sanctions internes.
33:46C'est ça que je trouve
33:47extraordinaire.
33:47Qu'il ne soit pas viré, quoi.
33:48Pardon ?
33:49Qu'il ne soit pas...
33:49Enfin, moi, il me semble
33:50que ça se légitimerait
33:52de le remercier, il me semble.
33:53Mais vous avez parfaitement raison.
33:55Alors, écoutez cet échange
33:56avec le sénateur Stéphane Pied-Noir
33:58et M. Édouard Geffrey
33:59qui est le ministre
34:01de l'Enseignement supérieur
34:04que je trouve...
34:05C'est le ministre
34:06de l'Éducation nationale.
34:07Oui, ministre de l'Éducation nationale.
34:09Pardonnez-moi.
34:09Ministre de l'Éducation nationale.
34:11Alors, c'est le ministre
34:12de l'Éducation nationale
34:14le plus anonyme
34:15des dernières années.
34:16On le voit très peu,
34:17y compris dans les médias.
34:18Il a été nommé pour ça.
34:19Donc, lui, il peut très tranquillement
34:21monter et descendre
34:22les Champs-Elysées.
34:23Personne ne l'ennuiera.
34:24Il n'y aura pas de mouvement.
34:24Mais ça ne veut rien dire
34:26de sa politique.
34:27Ça ne veut rien dire.
34:27Il faut être présent.
34:28Il est en place
34:29depuis combien de temps ?
34:29Il faut parler aux gens, quand même.
34:30Il est en place
34:30depuis combien de temps ?
34:32Moi, oui.
34:32Ça fait peu de temps.
34:33Il y a des ministres
34:34qu'on voit beaucoup.
34:35Il y en a qui parlent beaucoup
34:36et qui ne font rien.
34:37Ils ne font rien.
34:37Moi, ce que je veux,
34:38c'est un ministre efficace.
34:39Moi, je voudrais un ministre
34:39qui soit identifié.
34:41Mais on a tellement vu,
34:42parce qu'il y a des gens
34:43qui parlaient
34:43qui ne faisaient rien.
34:44Je suis d'accord avec vous,
34:45mais tu as besoin
34:45d'être identifié,
34:46de porter...
34:47Quand je m'en mets le soir,
34:48je compte les ministres
34:48de l'Éducation nationale
34:50que M. Macron a saisi
34:52depuis son arrivée.
34:52C'est pas Penzias.
34:53Il était bien identifié.
34:54Il y en a d'autres
34:54qui font des femmes
34:55dans le cinéma français.
34:57Calamiteux.
34:58Absolument.
34:59Voilà.
34:59Je retire ce que j'ai dit.
35:00Ça vous apprendra.
35:01C'est un peu tard.
35:02De 14 juillet.
35:04Je vous propose
35:04d'écouter cet échange.
35:08Oui, au débat
35:08et à la liberté d'expression,
35:10évidemment.
35:11Mais dans un cadre
35:12résolument républicain
35:13qui ne permet pas tout
35:14et sûrement pas
35:16l'incitation à la haine,
35:19le racisme
35:19et l'antisémitisme.
35:22C'est, hélas,
35:23ce qu'il se passe
35:23au cœur de l'université
35:25de Lyon 2
35:26qui incarne,
35:28j'allais dire,
35:29à elle seule
35:29cette dérive,
35:30cette gangrène
35:31qui progresse
35:31à vitesse grand V.
35:33Nous avons franchi
35:34un nouveau cap
35:34dans l'ignominie
35:35avec ce professeur d'histoire,
35:37M. Théry,
35:38qui a publié
35:39sur ses réseaux sociaux
35:40une liste
35:42de 20 noms
35:42célèbres
35:43qu'il qualifie
35:44de génocidaire
35:46à boycotter
35:47en toutes circonstances
35:48et dont le seul tort
35:49est d'être juif.
35:51Comme une incitation
35:52au retour du port
35:54de l'étoile jaune,
35:55cet épisode
35:56nous plonge
35:57dans les heures
35:58les plus sombres
35:58de notre histoire.
36:00M. le ministre,
36:01quelles sanctions
36:01exigez-vous
36:02à l'encontre
36:03de M. Théry ?
36:04Vous avez raison,
36:04la République,
36:05c'est du débat démocratique.
36:07Mais en République,
36:08on ne fait pas des listes.
36:10On ne fait pas des listes
36:11de gens
36:11qu'on vaut
36:11aux gémonies.
36:12On ne fait pas des listes
36:13de gens qu'on livre
36:14à la vindicte
36:15des réseaux antisociaux.
36:17Et on ne fait pas des listes
36:18à raison des convictions
36:19philosophiques ou religieuses
36:21réelles ou supposées
36:22des personnes.
36:23En mon nom propre
36:24comme en nous,
36:24gardement,
36:25un, je condamne,
36:27deux, j'apporte mon soutien
36:28aux personnes
36:28qui ont été visées
36:29et à toutes les victimes
36:30de ce type de pratiques.
36:34Le deuxième élément,
36:35c'est qu'il faut
36:36qu'il y ait une réponse
36:36qui est de l'ordre judiciaire.
36:38Et c'est pour ça
36:39que je tiens à saluer
36:40la réaction
36:40de la présidente de l'université
36:41qui non seulement
36:42a condamné
36:43mais qui a évidemment
36:44aussitôt fait un signalement
36:45sur le fond d'article 40
36:46au procureur de la République
36:48qui a ouvert une enquête.
36:50Bon, il est sympathique.
36:52Oui, mais enfin,
36:52c'est quand même scandaleux
36:53qu'on ne parle.
36:53Cette histoire devrait faire
36:54un scandale.
36:55Imaginez qu'un professeur
36:57d'université ait fait une liste,
36:59par exemple,
36:59je ne sais pas,
37:00de soutien musulman
37:02de telle ou telle association
37:03ou de telle...
37:04Ça aurait été,
37:05mais un scandale.
37:06À juste titre.
37:06Et franchement,
37:07le peu de réaction,
37:10maintenant,
37:11une liste de juifs,
37:12on ne veut pas.
37:13Et par ailleurs,
37:15la liste,
37:16c'est quand même
37:17une des méthodes
37:17de cette gauche stalinienne.
37:19La liste des mauvais journalistes.
37:20Moi, j'étais dans plein
37:21de listes de réag
37:22de fachos.
37:23Mais là,
37:24une liste de juifs,
37:25quand même,
37:25c'est compliqué.
37:26Oui, et l'œuvre anti-sémique
37:27de M. Théry était connue.
37:29Je cite un tweet
37:30qui date de 2021.
37:32Ce n'était pas il y a 15 ou 20 ans.
37:34Il cite un tweet,
37:35il parle,
37:36il écrit
37:36« Où étiez-vous
37:37quand François Hollande
37:38au Bourget en 2012
37:39se déclarait l'ennemi
37:40de la juiverie internationale ? »
37:43C'est M. Théry
37:43sur son compte Twitter.
37:45C'est un tweet
37:45du 30 août 2021.
37:47Non, mais...
37:48Comment vous dites ?
37:49Le privilège rouge.
37:50Merci.
37:51Vous devriez déposer
37:51cette expression.
37:52Oui, j'y pense.
37:53Non, mais c'est tellement vrai.
37:55Le dictionnaire
37:56du Gold Nadel
37:56sera donc...
37:57C'est une idée d'édition.
38:00Le dictionnaire...
38:01C'est comme si c'était fait.
38:02Mais non, mais...
38:03Plus sérieusement,
38:04le privilège rouge,
38:06il existe en toute matière
38:08depuis le communisme
38:10et l'impunité
38:12de l'antisémitisme
38:13d'extrême-gauche,
38:15elle existe depuis toujours aussi.
38:17C'est seulement maintenant
38:18qu'on la remarque.
38:19Je vous mets au défi
38:20de trouver dans le monde
38:22ou de trouver sur France.
38:23France Inter,
38:24la moindre critique
38:26de ce qui vient de se passer.
38:27Alors que quand c'était
38:28Lyon 2, ils y allaient.
38:29Il n'y a aucune critique.
38:30Il n'y a rien.
38:31Il n'y a rien.
38:32Ils n'en font.
38:32C'est sûr dans le monde ?
38:33Ils ont...
38:35Dans le monde,
38:35il me semble bien
38:36qu'ils ont résumé tout cela,
38:39mais ils n'en ont pas fait...
38:40Ils n'ont mis la dépêche.
38:41Ils n'en ont pas fait
38:42un éditorial sentencieux
38:44dont ils ont la magie en principe.
38:45Alors qu'Elisabeth a raison.
38:47Si c'était un universitaire
38:49qui avait fait une liste
38:51de musulmans
38:53qui soutiennent
38:54tel ou tel,
38:54mais ça aurait été horrible
38:55d'ailleurs.
38:56ou si ça avait été
38:58un type d'extrême droite
38:59qui avait fait une liste de juifs,
39:01alors là...
39:02Parlons de Dalida.
39:04Parlons de Dalida
39:06parce que je trouve
39:07que ce sujet est à la fois formidable,
39:08à la fois évidemment anecdotique
39:11et en même temps
39:11qui révèle la société.
39:13En tout cas,
39:13il révèle une partie de la société.
39:15Il révèle notamment
39:15les élus qui prennent la parole.
39:17Bon.
39:17Il y a une statue de Dalida
39:18depuis 30 ans
39:19qui est dans le 18ème
39:21devant la maison
39:21où habitait Dalida.
39:23Il se trouve que les gens
39:24viennent parfois toucher
39:25les seins de Dalida.
39:26Ben c'est chouant.
39:27Bon.
39:27Alors, voilà.
39:29Elle doit aimer.
39:30Elle doit aimer.
39:31Je ne sais pas.
39:33Vous pouvez corriger.
39:34Vous pouviez modérer s'il vous plaît.
39:36Une statue modérée.
39:37Non mais,
39:38ce que je veux vous dire,
39:38c'est que
39:39des élus écologistes
39:40sont montés au créneau
39:41pour
39:42protéger
39:44cette statue.
39:46Et voilà ce qu'il dit.
39:47C'est ça qui m'intéresse.
39:48Ces gestes relèvent
39:49d'une forme de banalisation
39:50du contact
39:51non consenti
39:52avec la représentation
39:54du corps féminin
39:55et traduisent
39:55une persistance symbolique
39:57d'appropriation
39:58du corps des femmes
39:58dans l'espace public.
40:00Ces mises en scène
40:01d'actes
40:01mimant
40:02une agression sexuelle
40:03participent
40:04à la culture
40:05de l'impunité
40:06dénoncent
40:07deux élus
40:08écologistes
40:09que je ne citerai pas.
40:10Bon,
40:10je ne vais pas les citer
40:11pourquoi ?
40:12Parce que,
40:13en fait,
40:14elles ont fait cette action
40:15précisément pour que nous en parlons.
40:16On parle d'elles.
40:17Voilà.
40:17C'est-à-dire que
40:18personne n'est sans doute
40:20d'accord ou raccord
40:21avec ce qu'elles disent.
40:22Personne,
40:23dans tous les gens
40:23qui nous écoutent,
40:24tous doit se dire
40:24ces gens sont ridicules,
40:26c'est grotesque,
40:27etc.
40:28Mais il n'empêche,
40:28et c'est la perversité
40:29aujourd'hui des médias,
40:31c'est-à-dire que
40:31pour faire parler de toi,
40:34tu fais quelque chose
40:35qui sort un petit peu
40:36de la norme
40:37et tout le monde
40:38en a parlé
40:38jusqu'à Orlando
40:39qui était l'invité
40:40de Marc-Olivier Fogienne.
40:42Ce qui est le plus cocasse
40:43chez les écologistes parisiens,
40:45les saccageurs,
40:46c'est que lorsqu'on leur dit
40:47que des femmes,
40:48des vraies,
40:48des vraies femmes,
40:49pas des statues,
40:50se font agresser
40:51par des afghans
40:52dans le nord de Paris,
40:53ils nous disent
40:54élargissez les trottoirs
40:55et mettez des lampadaires.
40:56Lorsqu'on leur dit
40:57qu'il y a de l'insécurité
40:58dans la capitale,
41:00ils nous disent
41:00qu'il ne faut surtout pas
41:01armer la police municipale.
41:02Ils veulent mettre
41:03des salles de shoot partout.
41:04Alors on sait que
41:04les salles de shoot,
41:05ça crée de l'insécurité.
41:06Donc pour protéger
41:07les vrais gens,
41:08c'est de l'extrême droite
41:09et du fascisme
41:10et pour aller pérorer
41:11sur les seins d'une statue,
41:12là ils demandent
41:12de la protection.
41:13Voilà où nous en sommes.
41:14Mais c'est plus grave que ça
41:15parce que c'est vraiment
41:16une confusion
41:17entre la représentation
41:18et la réalité.
41:20C'est exactement
41:20la même chose
41:21que quand ils ont attaqué
41:22un auteur de BD
41:23parce qu'il dessinait
41:24un petit garçon
41:25un peu porno
41:26et ils l'ont accusé
41:28de pédophilie.
41:29Donc si vous voulez,
41:30on est complètement,
41:31il n'y a plus aucune différence
41:32entre un acte mimé...
41:34C'est pas si votre exemple
41:34est tout à fait efficace.
41:36Vous ne vous rappelez pas
41:37que c'était un scandale.
41:38Ils ont attaqué
41:40Bastien Véves.
41:40Restons là par exemple
41:42sur cette statue
41:43et revoyons d'ailleurs
41:44l'image qu'on voyait
41:47tout à l'heure.
41:48Alors bon,
41:49je ne pense pas
41:50que si j'étais devant
41:51cette statue,
41:52ce n'est pas un geste
41:52que je ferais.
41:53Bien entendu,
41:54je ne crois pas
41:54qu'il est approprié
41:55pour tout vous dire.
41:56C'est censé
41:57être en très bonheur.
41:57Voilà.
41:58Après, Pascal,
41:59reconnaissons.
42:00Premièrement,
42:01c'est une polémique
42:01qui n'a aucun intérêt.
42:04Et deuxièmement,
42:05ce n'est pas non plus
42:06un comportement
42:06qu'on va inciter.
42:08Je ne sais pas,
42:09mais je ne sais pas
42:10que je ne trouve pas
42:10ça très bonheur.
42:11Entre ne pas inciter
42:12et en faire une affaire
42:13et à décommuniquer.
42:14Moi, je reconnais,
42:14je trouve ça vulgaire.
42:16Oui, c'est ce que je veux dire.
42:17Et alors ?
42:18Vous n'allez pas supprimer
42:19la vulgarité de ce babon,
42:20non ?
42:21Non, mais ce n'est pas ça
42:22que je veux dire.
42:22Non, mais est-ce que...
42:23Je vous indique simplement
42:24qu'il y a un écrivain
42:27dont aussi on a coutume
42:29de caresser les testicules,
42:31je ne sais plus dans quelle...
42:32Au Père Lachaise.
42:34Au Père Lachaise.
42:34C'est qui ?
42:35C'est un écrivain
42:36dont on caresse les testicules.
42:38C'est Victor Noir, je crois.
42:39Oui, Victor Noir, bravo.
42:40Et on voit effectivement...
42:41Demi-moire.
42:42On voit effectivement...
42:43Donc, ce n'est pas la marque
42:44forcément du voyeur de la misogynie.
42:46Et je me permets également
42:48de vous rappeler
42:48pour ajouter à ce qu'a dit Amine
42:50que les mêmes écologistes
42:52ont été très, très calmes,
42:54très sereines
42:55après le viol des femmes
42:56dans les kibbutz.
42:57C'est vrai.
42:58Mais il y avait également...
42:59C'est le gison de Victor Hugo.
43:00Voilà.
43:01Et il y a Alain Kardec,
43:02je crois, de mémoire aussi...
43:03Karadek, oui.
43:04Non, pas Karadek.
43:05Karadek, c'était Jean-Michel Karadek
43:07qui était un chanteur.
43:09Mais je crois que c'est Alain Kardec
43:10qui me semble-t-il
43:11au Père Lachaise
43:12où là, les hommes et les femmes
43:14venaient se lever
43:16sur la tombe
43:18pour prendre une énergie sexuelle ?
43:20Bon, je vous avoue
43:22que ça ne me choque pas.
43:23Non, non.
43:23Ouais.
43:24C'est pas...
43:25Je ne dis pas que je le ferai.
43:26Mais je...
43:27Voilà.
43:28Il y a des choses
43:28plus intéressantes.
43:28Est-ce que vous voyez
43:29un lien entre ça
43:30et le fait que quelqu'un
43:32pourrait faire
43:33véritablement ça
43:34à une femme ?
43:34Est-ce que vous voyez
43:35simplement un lien ?
43:36Non, mais je...
43:37Bon, d'accord.
43:38Non, mais j'inciterai pas
43:39mes enfants...
43:39Vous êtes bien élevés.
43:40Très bien.
43:40Non, mais j'inciterai pas
43:41mes enfants à faire ça.
43:42Je ne vois pas quelque chose
43:43de positif là-dedans non plus.
43:46C'est un peu ridicule
43:46d'en débattre et d'en parler.
43:48Les écolos,
43:48enfin, on tombe un peu
43:49dans leur panneau en réalité.
43:50Non.
43:51Mais si...
43:51Non, je trouve ça intéressant.
43:53Ceux qui ont fait un sujet politique...
43:54Mais après, je suis d'accord
43:55avec Amine sur le deux poids de mesure.
43:56Amine a raison
43:57sur le deux poids de mesure.
43:58On préfère défendre
43:58des statues que des humains.
44:00Ou que les animaux.
44:01Voilà.
44:01Les moustiques,
44:02c'est mieux que les juifs.
44:03On préfère défendre
44:04les moustiques
44:04que les femmes juives
44:05violées dans les kiboutes.
44:06Absolument.
44:07Voilà.
44:07Bon, en tout cas,
44:08Alain Kardec,
44:09c'est une des tombes
44:10que je vérifiais
44:11les plus fleuries
44:12du père Lachaise.
44:14Je ne sais pas
44:14si vous allez régulièrement
44:15au père Lachaise.
44:17Jim Morrison aussi
44:18est une des tombes
44:19les plus fleuries.
44:20Bien évidemment.
44:21Mais c'est un sujet intéressant
44:23parce qu'il témoigne,
44:25je vous dis,
44:25non pas tant de la société
44:26que de la mise en scène
44:28de l'information parfois.
44:30On va écouter Orlando
44:31parce que de ce fait,
44:32Orlando qui est merveilleux,
44:33le frère de Dalida,
44:34qui est un homme absolument merveilleux.
44:36Puisque sympathique.
44:37Formidable.
44:37Et qui a fait...
44:39Dalida est morte en 1987.
44:41Bon.
44:42Et si Dalida est toujours
44:44encore aussi présente,
44:45c'est parce que Orlando
44:47l'a fait vivre
44:48et revivre depuis tant d'années.
44:50C'est vrai.
44:51Et il était ce matin,
44:53je crois,
44:54chez notre amie Fogiel.
44:56Je voudrais dire
44:57qu'il faut arrêter
44:58les ridicules,
45:00même si ça ne tue pas.
45:01Je regardais ça
45:02avec un sourire amusant.
45:06J'ai dit,
45:06qu'est-ce qu'il est plus ?
45:07Ça veut dire qu'ils n'ont pas
45:07pas d'autre chose à penser.
45:09Alors voilà,
45:10je vais dire tout de suite
45:11que je ne suis en guerre
45:12avec personne.
45:13Je ne suis pas en colère
45:15et je n'ai pas de bras de fer
45:18à assumer.
45:19Je ne trouve pas du tout
45:20que c'est un acte irrespectueux
45:22vis-à-vis de Dalida
45:24en touchant ses seins
45:26de son buste.
45:27C'est parce que je trouve
45:28que les gens,
45:29plutôt,
45:29c'est un geste peut-être
45:30affectueux,
45:31d'admiration.
45:32et si je vais aller plus loin,
45:35les seins,
45:35la femme,
45:36représentent la mer.
45:37Quelque part,
45:38c'est un geste
45:38que pas d'Oedipe,
45:40mais pourquoi pas,
45:41c'est une réfuge
45:42peut-être vers la mer.
45:44C'est une légende.
45:45Il ne faut pas
45:45prendre tout au serré,
45:46il faut prendre avec du recul,
45:48regarder ça.
45:49Et puis,
45:50il ne faut pas oublier
45:50que ce n'est qu'une statue,
45:52ce n'est pas Dalida.
45:53C'est toute une époque
45:57que vous venez d'entendre.
45:59C'est l'intelligence,
46:00la dérision,
46:01la drôlerie,
46:02toute cette époque.
46:03Plus la tendresse
46:04pour sa sœur.
46:05Bien sûr,
46:05mais c'est un prince.
46:07Il est tout à fait étonnant
46:09parce que c'est quand même
46:10un homme qui n'a plus
46:1130 ans,
46:12qui est dehors tous les soirs,
46:13qui est en pleine forme,
46:14qui voit du monde
46:15et c'est vraiment...
46:16Mais comme dit Elisabeth,
46:18l'époque est marquée
46:19par l'esprit de sérieux.
46:20C'est ça qui est dans l'histoire.
46:21Alors, lui,
46:22ce n'est pas l'esprit de sérieux.
46:22Mais en même temps,
46:24il était un producteur
46:26de très grande qualité.
46:28Il a produit cette fameuse chanson
46:29avec de longs
46:30Paroles et Paroles.
46:32Donc, c'était quelqu'un
46:32d'extrêmement sérieux,
46:33d'extrêmement rigoureux,
46:34mais l'esprit de sérieux
46:36n'existait pas.
46:37Il passait sa vie au Palace
46:38dans les années 70 et 80,
46:41se couchait à 5h du matin
46:42et il était au bureau
46:43à 8h30.
46:45Quelle santé !
46:48Ça fait envie !
46:50Vous voyez ce qu'il reste à faire ?
46:52Faites quoi ce soir, Pascal ?
46:53Il dormait à l'ombre de sa lance.
46:56Non, ce n'est pas possible.
46:58Ce n'est pas possible.
46:59Bon, il nous reste 4 minutes.
47:01Je voulais parler des livres politiques
47:03parce que c'est intéressant.
47:05Peut-être un petit mot
47:06sur la taxe foncière.
47:07Vous êtes au courant
47:08de la taxe foncière ?
47:08La taxe foncière, finalement...
47:10C'est bien.
47:11Oui, c'est bien.
47:12Ils ont quand même vaguement entendu
47:13qu'elle veut...
47:13Mais c'est bien pourquoi...
47:14Oui, mais là encore,
47:15c'est vraiment les petits hommes gris
47:18de Bercy qui avaient décidé
47:20que la taxe foncière
47:22allait évoluer en fonction
47:24de la baignoire ou des toilettes
47:25que tu as chez toi.
47:26Et ça concernait quand même
47:287 millions et demi de personnes.
47:30Et M. Lecornu, à juste titre,
47:33a sifflé à la fin de la récréation.
47:34Sinon, c'est quand même raisonnable.
47:36Bien sûr, mais si ce n'est pas pour l'État,
47:38c'était pour les collectivités.
47:40Oui, mais...
47:40Mais il n'a pas dit qu'il s'est annulé.
47:42C'est suspendu.
47:43Il y a des discussions
47:44qui ont lieu avec les régions.
47:45Ce n'est pas du tout annulé.
47:46C'est exactement ça.
47:47Ah oui, non, non, je vous assure.
47:48Non, c'est différé.
47:49C'est différé.
47:50On diffère la décision
47:51parce que la récréation
47:51est très compliquée à prendre aujourd'hui.
47:53Avec les départements, pas avec les régions, d'ailleurs.
47:54Ils vont en discuter avec les départements.
47:55Vous allez même décoder ce qu'il dit.
47:57Écoutez M. Lecornu.
48:03Non, ça, ce n'est pas...
48:05Écoutons M. Lecornu
48:07sur la taxe
48:09et ses 7,5 millions de logements
48:13puisque la décision a été prise
48:16de suspendre, comme vous le dites.
48:19Allons-y.
48:20Toute approche nationale est morte-née.
48:23Donc, il va falloir revenir
48:24à une approche départementale,
48:26voire même à une approche infradépartementale,
48:29voire même commune par commune
48:30puisque lorsqu'on regarde
48:31la cartographie de cette affaire,
48:33on le voit bien
48:33qu'on est en train de traiter nationalement
48:35un sujet qui, parfois,
48:37n'a strictement rien à voir
48:38d'un département à l'autre.
48:38J'irais même plus loin,
48:39président Darnot,
48:40certains départements
48:41ne sont pratiquement pas concernés
48:43et il peut y avoir une géographie,
48:45on va dire cela comme ça,
48:46de manière diplomatique,
48:47qui mériterait qu'on s'y penche.
48:49Première chose.
48:50Deuxième chose,
48:51si on a une approche
48:51infradépartementale ou départementale,
48:54ça va prendre du temps
48:54et je vous propose,
48:55si vous en êtes d'accord,
48:56parce que je vois bien aussi
48:58le procès que certains extrêmes
48:59ou démagogues peuvent avoir derrière
49:01pour taper sur les élus.
49:03Il suffit de voir
49:04les différentes déclarations
49:06de certains partis extrêmes
49:07ces derniers jours
49:08pour critiquer les élus locaux
49:10ou la représentation nationale
49:11pour ne pas donner,
49:12à mon avis,
49:12du carburant dans cette affaire.
49:14Et donc, j'ai demandé
49:14aux ministres concernés
49:15de dilater ce calendrier
49:17pour nous emmener
49:18jusqu'au mois de mai ou juin
49:19pour permettre
49:20cette approche départementale.
49:23Voilà ce qu'on pouvait dire ce soir.
49:24On n'a pas le temps
49:25de débriefer
49:26parce que nous attendent
49:27nos amis Sonia et Laurence.
49:30Gérald Ventura
49:30était à la rédaction,
49:31Julie était à la vision,
49:32Thomas était au son.
49:33Merci à Benjamin Noe,
49:34à Lucas Busutil,
49:35à Strig Yalig.
49:36Face à France,
49:38c'est maintenant
49:39la France en face,
49:41c'est maintenant
49:42à 21h.
49:43C'est Gabriel Attal,
49:44le premier invité.
49:45Bonne soirée,
49:46à demain.
49:47Sous-titrage Société Radio-Canada
49:47Sous-titrage Société Radio-Canada
49:47Sous-titrage Société Radio-Canada
49:48Sous-titrage Société Radio-Canada
49:49Sous-titrage Société Radio-Canada
Écris le tout premier commentaire