- il y a 5 semaines
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Kéranflec’h du vendredi au dimanche de 22h à minuit.
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00:01Bonsoir, je m'appelle Olivier de Caronfleck, très heureux de vous retrouver dans 100% Politique Week-end.
00:05Décryptage de l'actualité jusqu'à minuit, mais avant un point sur les toutes dernières informations avec Isabelle Piboulot.
00:10Isabelle, bonsoir.
00:14Bonsoir Olivier, bonsoir à tous.
00:16A la une, ce déplacement historique du pape au Liban.
00:19Le Saint-Père exhorte les Libanais à rester dans leur pays et appelle à la réconciliation.
00:24Ébranlé par une crise économique, le pays est marqué par une immigration massive.
00:28Le pape Léon XIV a délivré un message de paix aux Libanais, craignant le retour d'un conflit ouvert avec Israël.
00:35Au moins 12 fidèles et un pasteur, dont un pasteur, ont été kidnappés dans une église rurale du Nigeria.
00:42Les faits se sont produits lors du service dominical.
00:45Des groupes armés terrorisent la population.
00:47Les enlèvements de masse se multiplient dans le pays, motivés par l'appât du gain des rançons.
00:52Le président nigérien a déclaré l'état d'urgence sécuritaire nationale mercredi.
00:56Et puis deux personnes interpellées à Istres en marge d'une rave-partie illégale sur le parking d'une salle de spectacle.
01:04L'une pour violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique.
01:07La seconde pour être un organisateur présumé.
01:10Neuf policiers ont été légèrement blessés par des jets de projectiles.
01:14La police et des CRS ont été dépêchés depuis Marseille pour évacuer les 300 véhicules sur place.
01:19Merci Isabelle.
01:21On vous retrouve à minuit pour le journal de la nuit.
01:23Magali Vicente, Fabrice Akoun, Philippe Degestas et Olivier Benkemoun pour vous accompagner.
01:29Ce soir, on va revenir bien évidemment sur ces révélations chocs du journal du dimanche.
01:34Cette dérive liberticide particulièrement grave.
01:38La volonté d'Emmanuel Macron de contrôler l'information.
01:41C'est une alerte rouge.
01:42Effectivement, ce soir.
01:43C'est pour ça qu'on va largement y revenir.
01:45Mais avant, Jordan Bardella est revenu sur son agression.
01:49Agression subie à Moissac dans le Tarn-et-Garonne lors d'une séance de dédicaces.
01:54Il était sur CNews dans l'heure des pros tout à l'heure chez Elliot Deval.
01:58Un homme qui avait peu avant participé à un cortège d'extrême gauche s'est jeté sur le président du RN avant d'être rapidement interpellé.
02:06La garde à vue du suspect a été prolongée.
02:09C'est la deuxième fois d'ailleurs que Jordan Bardella est agressé en quelques jours lors de sa tournée de dédicaces.
02:15Une violence politique inacceptable et qui inquiète d'ailleurs avant la campagne présidentielle.
02:19On va y revenir.
02:21Mais avant, on va écouter Jordan Bardella qui réagissait sur notre antenne tout à l'heure.
02:26Moi, j'ai des principes.
02:28Je me les applique et je les applique aussi à mes adversaires politiques.
02:30Mes adversaires politiques ne seront jamais pour moi des ennemis.
02:33Et c'est très certainement ce qui fonde notre différence avec beaucoup de partis, notamment avec des partis de gauche.
02:38A chaque fois qu'un responsable politique français, quel qu'il soit, qu'il soit de droite, de gauche ou du centre,
02:44à chaque fois que l'un d'eux est pris à partie, agressé, insulté, à chaque fois qu'il est attaqué, y compris dans sa vie personnelle,
02:50j'ai toujours pris position.
02:52Je me suis toujours exprimé pour prendre sa défense parce que je ne supporte pas la violence.
02:56J'ai le sectarisme en détestation et je n'aime pas la manière de rejeter avec virulence des gens qui ne pensent pas comme vous.
03:03Or, c'est vrai que cette manière de faire, on la voit beaucoup à gauche et je ne comprends pas depuis 24 heures, honnêtement, ce grand silence.
03:10Quand un responsable politique de gauche, de droite ou du centre est pris à partie, je prends position, je prends la parole et je le condamne avec la plus grande fermeté
03:20en demandant que non seulement l'enquête puisse désigner des coupables, mais qu'elle puisse exiger des sanctions qui soient les plus dures et les plus implacables possibles.
03:28Quand ça me concerne, quand ça concerne un dirigeant du Rassemblement National, quand ça concerne une femme politique comme Marine Le Pen, il n'y a plus personne.
03:35Alors, plusieurs décryptages, mais c'est vrai, on va commencer par ce silence politique.
03:40Plus personne, notamment à gauche, personne pour dénoncer l'agression subie par Jordan Bardella.
03:46Et c'est vrai que la classe politique devrait être un anime, que ce soit un élu, que ce soit un représentant d'un parti politique, un gendarme, un professeur.
03:53Voilà, et on voit qu'aujourd'hui, Olivier Benkemoun, finalement, il y a un silence politique très très gênant.
03:58C'est-à-dire que c'est Jordan Bardella, c'est Marine Le Pen, au fond, et ça aussi, on y reviendra, peut-être qu'ils l'ont un peu cherché.
04:05Le silence, c'est de la violence. Le silence, c'est de la violence.
04:09Et il y a véritablement une brutalisation du débat démocratique.
04:12D'ailleurs, c'est ce que dénoncent et dénoncés tout à l'heure chez Elliot, Jordan Bardella.
04:17C'est vrai que vous regardez tous ceux et celles qui ont l'habitude de dégainer très vite les réseaux sociaux, il n'y a personne ce soir.
04:24Très peu, ils sont très peu nombreux. Je cherche toujours du côté des LR, les réactions de même des gens comme Bruno Rotaillot.
04:31Ça m'étonne qu'il n'y ait pas eu...
04:32Laurent Wauquill a réagi, Bruno Rotaillot.
04:34Il y a eu Raphaël Gixman, parce qu'il y a tous ceux qui étaient sur les plateaux qui ont été obligés de réagir et de prendre position.
04:41Laurent Nunez a réagi ce matin, c'est vrai.
04:44Aurore Berger, sur notre antenne, a réagi.
04:46Mais c'est le grand silence, parce qu'on a l'impression que défendre le RN, ça serait épouser leurs idées.
04:54Et on ne veut surtout pas, parce que c'est tellement toxique, vous comprenez.
04:58Donc ça ne sert à rien, donc on ne dit rien.
05:00Pour Emmanuel Macron, lorsqu'il avait été agressé, tout le monde avait réagi, ce qui était normal.
05:06Lorsque Prisca Thévenot avait été agressé, tout le monde avait réagi.
05:11Et c'était normal, Prisca Thévenot, ce soir.
05:15Silence ! Le silence, c'est de la violence, nous dit Olivier Menkeboun, Magali, ce soir.
05:21Mais c'est vrai, il y a ce oui-mais insupportable.
05:23Alors oui, ce n'était qu'un œuf, remettons les choses à leur place.
05:27Ça, c'est ce qu'a dit un élu macroniste, Bernard Guetta.
05:31Il y a appelé ça de la violence ?
05:32Oui, c'était que de la farine, etc.
05:34C'était que de la farine, voilà.
05:35Ils sont quand même à devoir se demander ce soir s'ils renforcent la sécurité autour de Jordan Bardella.
05:41Parce que ça commence par des paroles.
05:45On l'a vu sur les bancs de l'Assemblée nationale, notamment à l'extrême gauche.
05:48Là, le cran d'au-dessus, c'est l'agression qu'a subie Jordan Bardella.
05:54Et après ? Et après, qu'est-ce qui va se passer ?
05:56On va rentrer dans une campagne présidentielle.
05:59Si rien n'est fait, si les politiques ne réagissent pas, ça va être terrible.
06:03Ultra-violente, en fait.
06:04Jordan Bardella parle de brutalisation du débat.
06:08Mais ça va au-delà, en fait.
06:08C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la violence, elle a carrément remplacé le dialogue démocratique.
06:13Et tous les messages qui sont envoyés, encore une fois, on a énormément de messages,
06:18mais qui sont minimisés, parce que ça arrange bien les uns et les autres de les minimiser.
06:21Or, il devrait y avoir alliance de tous les élus de la République,
06:24parce qu'un élu de la République qui est attaqué, c'est l'ensemble des élus de la République qui le sont.
06:29Et encore plus des dirigeants, notamment, qui sont candidats pour les présidentielles,
06:32parce que ce qu'ils incarnent, c'est absolument, justement, le combat contre ça.
06:37Donc, s'ils ne sont pas réunis là-dessus,
06:39le citoyen lambda ne peut pas comprendre, en fait, aujourd'hui.
06:42Donc, il y a un enjeu pour les présidentielles.
06:44Il devrait y avoir alliance pour défendre vraiment le statut de l'élu, avec un E majuscule.
06:49Et surtout, on ne devrait pas dénigrer, quel que soit le parti politique, une attaque,
06:54et minimiser surtout une attaque, quel que soit le fondement de cette attaque,
06:58envers un élu de la République.
06:59Et c'est vrai qu'il a raison, Philippe de Gesslas, de porter plainte, finalement, Jordan Bardella,
07:03parce qu'il ne le fait pas, me semble-t-il.
07:04Pour lui, il le fait pour plusieurs raisons.
07:07Déjà, la gauche, elle est championne du deux poids, deux mesures,
07:10quand il s'agit de violences politiques.
07:12Il y a aussi le fait que, je le disais tout à l'heure,
07:14on va arriver sur l'échéance de la présidentielle.
07:16Il ne faut pas que la campagne devienne d'une violence inouïe.
07:20Et puis, enfin, il faut arrêter de laisser passer ces accusations d'islamistes,
07:26à chaque fois, visant à museler toute critique de l'islamisation de la France.
07:30Vous voyez, il y a ce phénomène-là.
07:32Il a raison, finalement, de Jordan Bardella, de taper du poing sur la table, me semble-t-il,
07:35pour arrêter cet engrenage de la violence qu'on sent,
07:39cet engrenage de violence politique qu'on sent aujourd'hui dans le pays ?
07:42En fait, c'est d'abord symptomatique de ce que notre société, en général, est devenue.
07:47Donc, une société qui est déshumanisée et donc brutale,
07:50ça se traduit encore plus dans le jeu politique.
07:53Moi, ce que je vois aussi, c'est que,
07:55quand on commence à déshumaniser son adversaire,
07:57en réalité, ça traduit qu'on n'a plus vraiment d'arguments,
07:59on n'est plus capable d'avoir programme contre programme,
08:02idée contre idée,
08:03et on se réfugie, évidemment, dans d'abord l'intimidation,
08:06puis la menace,
08:07et ça débouche, comme vous venez de le rappeler,
08:09sur la violence.
08:10Les États-Unis ont connu le même phénomène
08:12et j'aimerais bien qu'on ne retrouve pas l'année prochaine,
08:14ou même dès cette année,
08:16ce que la campagne américaine a été,
08:20avec, encore récemment,
08:21on se souvient,
08:22l'assassinat de Charlie Kerr.
08:25On l'a en tête, en fait.
08:26Il ne faut pas arriver là, mais bien sûr.
08:28Qu'est-ce que faisait Charlie Kerr ?
08:29Il ne faisait que parler et débattre.
08:30Vous voyez, en fait, la gauche, elle ne supporte pas le débat,
08:32parce qu'en fait, elle se rend compte
08:33qu'elle n'a plus d'arguments,
08:35qu'elle s'est longtemps réfugiée derrière des arguments
08:37soi-disant rationnels,
08:39ou soi-disant intellectuels,
08:40ou soi-disant scientifiques.
08:42Mais en fait, le roi est nu, en fait.
08:44Et donc, c'est ça qui les rend fébrile.
08:45Et ça se traduit,
08:47parce que c'est un couidame qui a fait ça,
08:48même si c'est un récidiviste.
08:49C'est ça qui est encore plus inquiétant.
08:51C'est que ce n'est pas un militant,
08:52vous voyez, c'est quasiment un couidame.
08:53Alors, il participait, malgré tout,
08:56et ça donne un indice, c'est vrai,
08:57Fabrice Hakoun a une marche organisée par l'extrême-gauche,
09:01peut-être, peut-être.
09:03Il est en garde à vue, justement, pour la dire, c'est fait.
09:06L'enquête le dira,
09:07parce qu'on sait aussi qu'il y a une volonté politique de chaos
09:10du côté de l'extrême-gauche.
09:11La violence est un moyen d'arriver à ses fins.
09:13C'est ou eux, ou la violence et le chaos.
09:17Il n'y a rien entre les deux.
09:18Donc, ils n'ont de logique démocratique
09:20que quand ça les concerne et quand ils sont eux-mêmes élus.
09:22Mais dès que le scrutin ne leur est pas favorable,
09:26ils sèment le chaos.
09:27Moi, je crois qu'il n'y a rien à attendre d'un camp politique
09:29qui a justifié des viols et des assassinats massifs
09:32et le fait de brûler des bébés dans les kiboutts.
09:34C'est ce camp politique.
09:36Donc, vous imaginez bien qu'un oeuf
09:38sur la tête d'un responsable politique ou de la farine,
09:41ça ne va pas les inquiéter plus que ça.
09:43Le 8 mai, il a été valable
09:45quand Charlie Kirk a pris une balle dans la garantie.
09:48C'est-à-dire qu'il y avait déjà le 8 mai.
09:50Oui, mais ils sèment le chaos.
09:51Oui, mais ils ne s'aiment rien du tout.
09:52Ils parlent, ils dialoguent.
09:54Le problème aujourd'hui que l'on a,
09:55c'est qu'encore une fois, on a une idéologie,
09:57un dogme absolu qui est en train d'exploser en vol
10:00parce que tout le monde se rend compte
10:02que la politique de gauche n'a aucun sens aujourd'hui en France
10:05et qu'elle a conduit justement à un chaos,
10:07y compris un chaos social et un chaos sociétal
10:10parce que c'est en instrumentalisant le racisme
10:12qu'ils ont provoqué en fait un regain de ce racisme.
10:15À chaque fois qu'ils instrumentalisent quelque chose,
10:18ça provoque l'effet inverse de celui escompté.
10:20Et donc face à ça, ils voient que la droite
10:21est en train de prendre le pas.
10:22On le voit bien partout.
10:23Je vous le disais hier, dans les entreprises,
10:25dans les grandes administrations,
10:26les préfets aujourd'hui, si vous leur parlez en off
10:28parce qu'ils n'oseront jamais s'afficher,
10:30vous dites qu'effectivement,
10:31ils vont vous dire qu'effectivement,
10:33ils ont aujourd'hui une sensibilité
10:34qui va plus vers la droite,
10:35voire la droite nationale.
10:36Dans les entreprises, c'est pareil.
10:37Les grandes entreprises,
10:38les cadres dirigeants, c'est pareil.
10:39Et aujourd'hui, face à cette situation-là,
10:41c'est vraiment le champ du signe.
10:44L'extrême-gauche et la gauche.
10:45Parce qu'à chaque fois, on dit
10:46non mais c'est l'extrême-gauche,
10:47c'est pas la gauche.
10:47Excusez-moi, mais quand on fait des alliances
10:48avec des énergumènes pareils,
10:50on est assimilé.
10:51Mais c'est pour ça que ce silence politique,
10:52et vous le disiez,
10:53il est inadmissible, Olivier Benkemo,
10:55nous parlions de Charlie Kirk
10:56puisqu'on a tout ça en tête,
10:57c'est-à-dire que c'est un engrenage terrible.
10:59Et un journaliste de France Inter,
11:01justement, a exprimé sur l'antenne
11:03« Je suis Charlie Kirk ».
11:05En première ligne,
11:06il a été de France Culture, pardonnez-moi.
11:08Et ce sont ses confrères,
11:10ses confrères qui l'ont pointé du doigt.
11:12Vous voyez, si on commence comme ça,
11:13il a CGT.
11:14Et si on commence comme ça,
11:15c'est une catastrophe.
11:17Ce qui est embêtant pour Jordan Bardella,
11:19c'est que sa campagne,
11:21le début de sa campagne,
11:22et son mode opératif de communication,
11:27c'est la proximité.
11:29C'est-à-dire que là, il signait,
11:31et la personne, ce retraité agricole
11:33qui s'est approché de lui, 74 ans,
11:35il était dans la file,
11:36je ne sais pas s'il manifestait,
11:37mais en tout cas, il était dans la file
11:39avec le bouquin.
11:42Ça, c'est la crainte absolue.
11:43Pour des gens qui s'occupent de sécurité,
11:45c'est la crainte absolue.
11:46Parce que vous faites une fouille,
11:47j'imagine, à l'entrée,
11:48avec les petites raclettes,
11:50c'était grave.
11:50Vous regardez si les gens transportent
11:52des choses dangereuses.
11:57Enfin, vous n'allez pas plus loin.
11:58Vous cachez un petit couteau dans le livre.
11:59Pardonnez-moi, je ne veux pas donner de mauvaise idée.
12:01Non, non, mais effectivement,
12:02il faut être hyper prudent.
12:04Et encore une fois, moi qui ai vu plusieurs fois
12:06et qui ai suivi Jordan Bardella
12:08dans des endroits publics,
12:10le salon de l'agriculture,
12:11ce genre de salon, etc.
12:12Il y a du monde.
12:13Et il s'approche, il va au contact.
12:15Les gens vont à son contact.
12:16Il fait des selfies, il fait des photos.
12:18Il discute avec les gens.
12:19C'est sa force, sa jeunesse aussi.
12:21C'est tout ça qui fait que ça fonctionne aussi.
12:23C'est tout ça qui s'y éteint de sa voix.
12:29C'est pour ça.
12:30Et ce n'est pas lui.
12:31Pardon, juste pour finir.
12:32C'est pour ça que c'est très délicat ce soir
12:35d'avoir des gens qui peuvent s'approcher,
12:37qui peuvent être dangereux.
12:39C'est des oeufs, c'est de la farine.
12:40OK, d'accord.
12:41Enfin, il a raison de porter plainte.
12:42C'est évidemment insupportable.
12:44Mais il pourrait y avoir pire.
12:47Et là, il y a une petite alerte rouge.
12:48Il faut tout de suite arrêter,
12:50tout de suite, immédiatement arrêter la spirale.
12:52Et puis, c'est un principe.
12:53On ne s'attaque pas physiquement
12:56ou de manière insultante
12:58à un responsable politique
12:59qui lui fait exprimer des idées.
13:00Et puis, en plus, excusez-moi,
13:01mais on oublie le fond.
13:03À quel moment,
13:05et j'aimerais bien que vous me sortiez
13:06une seule citation raciste
13:08ou agressive
13:10ou hystérisant le débat
13:12de Jordan Bardella ?
13:13Vous n'en trouverez pas ?
13:14Mais alors, absolument pas.
13:16Mais en revanche, on le dit,
13:17Thomas Porte,
13:18et c'est Philippe de Gestas
13:20le soulignait tout à l'heure en antenne,
13:21un député LFI, Thomas Porte,
13:23par exemple,
13:24les mêmes qui disent
13:24« La police tue ».
13:26Eh bien, qu'est-ce qu'ils disent aujourd'hui ?
13:27« La violence qui tue,
13:29c'est le Rassemblement National ».
13:31Et en fait,
13:32il y a tout ce langage
13:33de l'extrême-gauche
13:35que l'on entend dans le débat public.
13:38Et là aussi,
13:38c'est un message qui est reçu, finalement.
13:40– On parle de Thomas Porte,
13:42mais rappelons que Raphaël Arnaud,
13:44vous voulez mettre une balle
13:44dans la tête d'Alice Cordier.
13:45Je n'ai pas eu l'impression que...
13:47Parce que, s'il vous plaît,
13:48il faut bien aussi comprendre
13:48que ça concerne les hommes politiques.
13:51On vient de le voir.
13:52Et c'est vraiment d'autant plus scandaleux
13:54qu'effectivement,
13:54c'est l'expression de la démocratie.
13:56Mais les simples citoyens eux-mêmes
13:58sont menacés.
13:59En fait, vous exprimez
14:00à certains endroits,
14:01parlez aux étudiants.
14:02Parlez aux étudiants,
14:03par exemple,
14:04à certains syndicats étudiants.
14:05Est-ce qu'ils peuvent librement
14:06s'exprimer dans les universités françaises ?
14:08Non.
14:09Et la violence, elle est là.
14:10Alors, on parle moins
14:10parce que ce ne sont pas des gens
14:11qui sont connus.
14:12Et donc, c'est pour ça que,
14:13moi, je donne raison
14:14à Jordan Bardal de porter plainte.
14:16Parce que quand il porte plainte,
14:18en fait, il le fait pour tous ceux
14:19qui sont agressés au quotidien
14:21dans leur vie
14:23parce qu'ils n'ont pas l'opinion
14:24ou une opinion de...
14:25Et on en connaît
14:25qu'ils sont obligés
14:26d'avoir une protection policière
14:27aujourd'hui
14:27car ils sont menacés,
14:28menacés de mort
14:29par l'extrême-gauche.
14:30Mais, de plus en plus
14:32par l'extrême-gauche
14:34ou par les narcos, maintenant.
14:35Les narcos.
14:36Je veux dire,
14:36le personnel politique,
14:37il craint de...
14:38On va...
14:39On en est à mettre
14:41de la protection
14:41absolument partout.
14:43Lorsqu'on a des hommes
14:45politiques
14:46qui vont prendre parti
14:47contre les narcos,
14:48qui vont s'engager,
14:49ils vont être pris,
14:50ils vont être placés
14:50sous protection policière.
14:52Lorsqu'on a des lanceurs d'alerte,
14:53on a des...
14:54Je ne sais pas,
14:55des magistrats,
14:56demain, des journalistes.
14:57Enfin, c'est déjà le cas,
14:59d'ailleurs,
14:59les lanceurs d'alerte,
15:00ils sont déjà
15:00sous protection policière.
15:02Florence Blacker,
15:03elle est déjà
15:04sous protection policière.
15:07Donc, dès que vous dites
15:09quelque chose
15:10qui ne va pas dans...
15:11Enfin, qui peut fâcher
15:12le camp adverse,
15:15c'est-à-dire,
15:15vous devenez une cible
15:16et jusqu'où ça peut aller,
15:17on est dans une société
15:18quand même hyper violente.
15:19Cet islamo-gauchisme,
15:21c'est partout.
15:21C'était cet islamo-gauchisme
15:23aujourd'hui
15:23qui est la menace,
15:24Magali Vicente.
15:25C'est très clair
15:26et on le voit tous les jours.
15:27C'est très clair.
15:27En fait, le danger,
15:28c'est de légitimer
15:29des cibles aujourd'hui.
15:30Et c'est ça, en fait,
15:32dont vraiment
15:32les responsables politiques
15:33ne prennent pas conscience
15:34dans les autres partis.
15:35Légitimer des cibles
15:37quotidiennement
15:38de par les accusations,
15:40de par la violence verbale,
15:42de par le dénigrement
15:43justement des attaques,
15:45la minimisation
15:47d'un certain nombre
15:47d'attaques.
15:48C'est effectivement
15:49positionner en fait
15:51des cibles
15:52et le silence aussi.
15:54En permanence.
15:54Quand vous ne dites rien,
15:56finalement,
15:56qu'il ne dit mot consent.
15:58Bon, voilà ce qu'il fallait
15:59retenir sur cette prise de parole
16:01de Jordan Bardella.
16:02On va suivre tout cela
16:03de très près.
16:03Peut-être un point sur l'enquête,
16:04vous le rappeliez.
16:05Pour le moment,
16:06les enquêteurs essayent
16:07de déterminer
16:08qui était l'individu,
16:10ce fameux suspect,
16:10déjà connu d'ailleurs.
16:12Visiblement,
16:12c'est un agriculteur
16:13de 74 ans,
16:14connu des services de police,
16:16en tout cas connu
16:16pour avoir,
16:17sans l'être pris,
16:18au même endroit,
16:18à Moissac,
16:19à Éric Zemmour.
16:21Et il reste
16:22garde à vue.
16:23Effectivement,
16:23l'enquête semble
16:25essayer de comprendre
16:27s'il participait
16:28ou non
16:29à une manifestation
16:30anti-RN
16:31à l'extérieur
16:32organisée
16:34par je ne sais pas qui.
16:35Bon,
16:35on va suivre tout ça.
16:36En tout cas,
16:37venons-en à cette autre
16:38actualité majeure.
16:40Information absolument
16:41scandaleuse
16:42dans une démocratie.
16:43C'est une alerte rouge.
16:44Je le disais tout à l'heure.
16:45C'est cette volonté
16:46du chef de l'État,
16:47Emmanuel Macron,
16:48de contrôler l'information.
16:50La tentation
16:50du ministère
16:51de la vérité.
16:52Un dossier
16:53révélé par le JDD.
16:55Et,
16:56eh bien,
16:56on apprend que
16:57le chef de l'État
16:58rêve de mettre
16:59les médias au pas
17:00et notamment
17:01un média,
17:02le nôtre,
17:03le vôtre,
17:04CNews.
17:04On regarde ce sujet.
17:08Emmanuel Macron
17:09se serait-il agacé
17:10d'un manque de fermeté
17:11de l'ARCOM
17:11envers CNews ?
17:13C'est en tout cas
17:13ce que laisse penser
17:14une information
17:15révélée par le journal
17:16du dimanche.
17:16Cette semaine,
17:18plusieurs sources
17:18au palais nous l'assurent.
17:20Le chef de l'État
17:20a exprimé
17:21sans détour
17:22dans les couloirs
17:22de l'Élysée
17:23son irritation croissante
17:25à l'égard de Martin
17:26H.
17:26Dari,
17:27le président de l'ARCOM.
17:28Il juge le régulateur
17:29trop timoré,
17:30insuffisamment ferme,
17:32notamment à l'égard
17:32de CNews
17:33qui incarne à ses yeux
17:34une dissidence audiovisuelle
17:36qu'il faudrait mettre au pas.
17:37L'origine de cette colère,
17:39le démenti ferme de l'ARCOM
17:40face au rapport
17:41de Reporters sans frontières.
17:42Celui-ci accusé CNews
17:43de ne pas respecter
17:44les règles du pluralisme
17:45à quelques heures
17:46de la diffusion
17:46d'un documentaire
17:47de complément d'enquête
17:48sur la chaîne d'information
17:49en continu.
17:50Il faut y voir
17:51derrière cette déclaration,
17:53derrière cet agacement
17:54du président,
17:55la volonté de museler
17:56finalement cette chaîne
17:57d'information
17:58qu'il juge
17:59peu conforme
18:00finalement
18:00à son souhait
18:01d'une information certifiée.
18:03L'objectif du chef
18:04de l'État est clair,
18:05créer une labellisation
18:06de l'information
18:07qui permettrait
18:07de trier les médias
18:08jugés fiables des autres
18:09selon une structure
18:10journalistique
18:11supposée indépendante.
18:12Je pense que c'est important
18:14qu'il y ait une labellisation
18:16faite par des professionnels
18:17qui puissent dire
18:18ceci correspond
18:19à la déontologie
18:21de gens
18:21qui manipulent
18:22de l'information.
18:23Le chef de l'État
18:24n'hésite pas
18:24à prendre en exemple
18:25le label mis en place
18:26par RSF
18:27pour certifier
18:28les médias fiables
18:28selon leurs critères.
18:30Ça n'empêche pas
18:30le chef de l'État
18:31le lendemain
18:32de ce complément d'enquête
18:33alors même que RSF
18:34a été désavoué
18:36par l'ARCOM
18:36de présenter
18:38cette ONG
18:39comme l'instance
18:40qui sera demain
18:41garante
18:42de certifier
18:43de labelliser
18:44les médias
18:47selon qu'ils sont
18:48conformes
18:51à la doxa
18:52bien pensante
18:53ou non.
18:54En fustigeant
18:54ce qu'il appelle
18:55l'industrie
18:55de la désinformation
18:56Emmanuel Macron
18:57semble appeler
18:58de ses voeux
18:58une police de l'information
18:59en oubliant
19:00qu'il existe déjà
19:01un gendarme des médias
19:02dont le président
19:03est nommé par l'Élysée
19:04mais qui revendique
19:05son indépendance
19:06l'ARCOM
19:06L'affaire est grave
19:09et un autre fait
19:10qui révèle
19:11que l'affaire est grave
19:12c'est ce message
19:13de David Lysnard
19:14ce soir
19:15il découvre donc
19:15dans les colonnes
19:16du JDD
19:16ces informations
19:17et je pense
19:19parce que moi
19:20quand je l'ai appris
19:20je me suis dit
19:21mais c'est pas possible
19:21c'est pas possible
19:22et donc
19:23qu'est-ce qu'il fait
19:23David Lysnard
19:24on voit ce long message
19:26qui est publié à l'antenne
19:27il fait toutes les recherches
19:28pour voir si effectivement
19:29Emmanuel Macron
19:31a prononcé
19:32depuis son second
19:34quinquennat
19:34des phrases
19:35qui laissent penser
19:36qu'il a une volonté
19:37de contrôler l'information
19:38et il le dit oui
19:40et il appelle
19:40tous à la vigilance
19:42face à ce qui ressemblerait
19:44à un ministère
19:45de la vérité
19:46je vous dis
19:46les principales phrases
19:47et il rappelle
19:48en majuscule
19:49un principe fondamental
19:49de notre démocratie
19:51on garantit
19:52le pluralisme
19:53et la liberté
19:54on ne les certifie pas
19:57comment Philippe de Gestas
19:58vous lisez cette féquence
19:59cette séquence
20:00est-ce qu'Emmanuel Macron
20:01est en pleine dérive
20:03liberticide
20:05finalement
20:05est-ce qu'on assiste
20:07à une peut-être
20:07tentation autoritaire
20:09comme dans tous les régimes
20:11qui sont contestés
20:12dont la popularité
20:13a fondu
20:14rappelons que
20:15les derniers sondages
20:16mettent M. Macron
20:17entre 11 et 16%
20:18d'opinions favorables
20:19c'était 11%
20:20le 20 octobre
20:22pardon
20:22de cette année
20:23et bien la tentation
20:24est toujours très grave
20:25très grande
20:26de contrôler l'information
20:28c'est-à-dire
20:28d'imposer
20:29et de conserver le pouvoir
20:31rappelons d'ailleurs
20:32c'est intéressant
20:33le journal principal
20:34de l'Union soviétique
20:35s'appelait
20:35Apravda
20:35et en russe
20:36ça veut dire la vérité
20:37et vous voyez
20:38c'est une tentation
20:38qui n'est pas nouvelle
20:39je trouve intéressant
20:40que M. Macron
20:41présenté comme le chantre
20:42du libéralisme
20:43s'inspire des méthodes
20:44les plus soviétiques
20:45finalement
20:45enfin il s'en inspire
20:46peut-être pas encore
20:47mais il y rêve probablement
20:48et je vous dis
20:49c'est assez classique
20:50dans les régimes
20:51qui sont en train
20:51de vaciller
20:52le régime ou le pouvoir
20:54c'est de contrôler
20:55ce qui se dit
20:55de telle façon
20:56à se donner l'impression
20:57parce qu'en fait
20:58ça finit par tout
20:59finit par se savoir
21:00que l'on maîtrise encore
21:02la réalité
21:03et quand la vérité
21:05des faits
21:06relayés par ces news
21:07puisque nous sommes également
21:09bien évidemment
21:09dans le viseur
21:10Magali Vicente
21:11dérange au plus haut
21:12sommet de l'état
21:13au fond
21:14sans faire de psychologie
21:16si je puis dire
21:16qu'est-ce que ça révèle
21:17de la personne
21:19c'est-à-dire
21:19c'est une perte
21:20de contrôle totale
21:21c'est une volonté
21:22de reprendre
21:23ce contrôle
21:24qu'est-ce que cela dit
21:25finalement d'un chef
21:26de l'état
21:26puisque à mon sens
21:27c'est assez inédit
21:28moi je me souviens
21:29de François Mitterrand
21:30qui au contraire
21:31avait libéré
21:32toutes les radios pirates
21:33voyez-vous
21:34donc on est dans le schéma
21:35à l'imperfite
21:36mais bon
21:38sur ces dernières années
21:40ça révèle malheureusement
21:41plusieurs choses
21:41donc Philippe vient de l'évoquer
21:43quand vous commencez
21:44à avoir peur du désordre
21:45et bien forcément
21:45la tentative
21:46est de vouloir tout contrôler
21:47au-delà de ça
21:48Emmanuel Macron
21:49malheureusement
21:50a démontré
21:50depuis le début
21:51de sa prise de pouvoir
21:52qu'il n'aimait pas
21:53en fait les gens
21:54ils n'aiment pas le peuple
21:55ils n'aiment pas écouter
21:56la voix du peuple
21:57et ce qui est en train
21:58là de se passer
21:59c'est cette infantilisation
22:01insupportable
22:02non et pardon
22:02mais c'est limite vexant
22:05de s'entendre dire
22:07que le chef de l'état
22:08va décider en fait
22:10à notre place
22:10des endroits
22:12où ce serait la vérité
22:13ou pas la vérité
22:13enfin à quel moment
22:15on n'a pas un esprit
22:16suffisamment éveillé
22:17pour faire nous-mêmes
22:18en fait nos propres choix
22:19moi ça me rend
22:20pardon ça me rend dingue
22:21mais cette infantilisation
22:23permanente d'Emmanuel Macron
22:24elle est présente
22:25non-stop
22:26et là-dessus
22:26il faut vraiment
22:27ouvrir les yeux
22:27parce que oui
22:28c'est un danger
22:28et la labellisation
22:30le processus de labellisation
22:32et bien c'est une dérive
22:33en fait pour une démocratie
22:34de contrôle
22:35tout simplement
22:35il n'y a pas d'autre mot
22:37derrière
22:37un processus de labellisation
22:39soufflé à l'oreille
22:41d'Emmanuel Macron
22:41par Reporters sans frontières
22:43justement
22:43et Emmanuel Macron
22:44qui s'appuie en tout cas
22:45sur Reporters sans frontières
22:47qui rêve que Reporters sans frontières
22:48soit et bien l'organe
22:50qui labellise l'information
22:52Emmanuel Macron
22:53qui peut compter
22:53sur ses soutiens
22:54on va voir
22:55la réaction de Nathalie Loiseau
22:57justement
22:57au tweet de David Lysnard
22:59ce n'est pas aux politiques
23:00de décider
23:01quels sont les bons
23:02et les mauvais sites d'information
23:03nous sommes d'accord
23:04c'est aux journalistes
23:05eux-mêmes
23:05de mettre au point
23:06un indice de qualité
23:07et de fiabilité
23:08aux plateformes
23:09de rendre l'information
23:10de qualité plus visible
23:11on est d'accord
23:12Reporters sans frontières
23:14à des idées à creuser
23:15c'est à dire que
23:16c'est hallucinant
23:17c'est à dire qu'on nous prend
23:18pour des idiots
23:19là c'est une espèce
23:20de petite pirouette
23:20pour dire
23:21non effectivement
23:23on ne veut pas du tout
23:23manipuler l'information
23:24mais suivons
23:26Reporters sans frontières
23:27et c'est justement
23:28Reporters sans frontières
23:29qui est au coeur
23:29de ce processus
23:30il faut rappeler
23:30que nous avons
23:31un président de la république
23:32qui depuis 11 ans
23:34maintenant
23:34vit dans un monde parallèle
23:37mais sur tous les plans
23:38c'est à dire
23:39qu'il y a
23:39des institutions
23:40dont un certain
23:42nombre de membres
23:43sont élus
23:43pour mener une politique
23:45et ils créent
23:46des conventions citoyennes
23:47en parallèle
23:47je ne comprends pas
23:48si on élit des représentants
23:49ce n'est pas pour créer
23:50en parallèle
23:50des conventions citoyennes
23:51là
23:52il a l'ARCOM
23:53qui est une institution
23:54qui est là pour ça
23:55qui a une crédibilité
23:57une légitimité pour ça
23:58il veut s'appuyer
23:59sur un truc parallèle
24:00en fait il vit dans
24:01un monde parallèle
24:01et ce qu'il faut savoir aussi
24:02c'est qu'il a cette logique terrible
24:04qui est de tuer le messager
24:05ça c'est toujours très curieux
24:06c'est à dire qu'en fait
24:07on lui ramène des informations
24:08vous savez
24:09c'est ce que je vous disais
24:09c'est que
24:10la droite
24:11on prend des faits
24:13et on les relate
24:13à gauche
24:14on a une idéologie
24:17et on fait en sorte que l'effet
24:18colle à cette idéologie
24:19ce serait là
24:20un média labilisé
24:22et le problème
24:23c'est qu'il est dans cette
24:24dans cette logique absolue
24:25où il se dit finalement
24:26je ne veux pas voir la vérité
24:28d'ailleurs je ne sais pas
24:28si vous avez vu ces dernières
24:29si bien sûr que vous les avez vues
24:30d'ailleurs
24:30je ne sais pas pourquoi je dis ça
24:31mais ces dernières déclarations
24:33c'est quand même lénifiant
24:34on a réindustrialisé la France
24:36on a combattu
24:38l'insécurité
24:40enfin
24:41quand vous l'écoutez
24:42il a un bilan extraordinaire
24:43donc vous imaginez bien
24:45qu'une chaîne
24:45qui vient le contredire
24:46il agit comme un enfant gâté
24:47c'est ce qu'il est depuis 11 ans
24:49c'est à dire qu'il trépigne
24:50il piétigne
24:51et il veut casser le jouet
24:52mais c'est intéressant
24:53vous l'avez évoqué
24:53c'est vrai Olivier Benkemoun
24:54aujourd'hui
24:55on a tous les outils
24:56en France
24:57si vous voulez
24:58il y a la loi
24:59déjà
25:00il y a la carte de presse
25:01voilà
25:02les journalistes
25:03vous êtes reconnus
25:04par la commission
25:05de la carte de presse
25:06il y a tout ce qu'il faut
25:08aujourd'hui
25:08pour
25:09et bien
25:10effectivement
25:11je ne dis pas contrôler
25:13je cherche le mot
25:13mais je n'aime pas contrôler
25:14mais pour
25:15garantir
25:18merci
25:18je cherchais le mot
25:20pour garantir
25:21finalement
25:21le bon équilibre
25:22des médias
25:23oui
25:23mais parfois
25:24les médias s'appuient
25:25aujourd'hui
25:26sur les réseaux sociaux
25:26il y a des histoires
25:28et des endroits
25:30où certains n'ont pas accès
25:32on en a déjà parlé
25:33et bien
25:34les images
25:35elles remontent
25:35grâce aux réseaux sociaux
25:37il n'y a pas besoin
25:37d'un label
25:38en fait
25:39on est tous journalistes
25:39alors c'est compliqué
25:40parce qu'on est tous journalistes
25:41c'est un truc un peu orwellien
25:43mais à partir du moment
25:44où vous avez un téléphone portable
25:45vous êtes témoin de quelque chose
25:46ça remonte
25:47et ça remonte
25:48vitesse grand V
25:49il n'est pas très content
25:50Emmanuel Macron
25:51du patron de l'ARCOM
25:53parce qu'il trouve
25:53qu'il n'a pas été assez dur
25:54contre CNews
25:57qui selon lui
25:58fait la politique du RN
25:59et fait monter en France
26:00le RN
26:01c'est ça
26:02la vérité
26:03donc comment trouver
26:03le truc qui fait que
26:04bon
26:05RSF ils sont en campagne
26:06ils sont même en ordre de marche
26:08ils jugent le régulaire
26:09trop timoré
26:09insuffisamment
26:10insuffisamment ferme
26:12notamment à l'égard de CNews
26:13qui incarne à ses yeux
26:13une dissidence audio-viduelle
26:15qu'il faudrait mettre ou pas
26:16mais le mot est magnifique
26:18la dissidence
26:19le mot est magnifique
26:20vous n'êtes pas dans la ligne
26:21vous n'êtes pas dans la doxa
26:22vous n'êtes pas
26:23ce qu'il faudrait
26:24vous savez le rapport
26:25d'Emmanuel Macron
26:26le rapport d'Emmanuel Macron
26:27au journal
26:27c'est compliqué
26:28je l'ai suivi aussi
26:29sur quelques déplacements
26:31on appelle ça des VO
26:32des voyages officiels
26:33mais il y a des moments
26:34où vous n'avez pas accès
26:35à Emmanuel Macron
26:36il ne vous regarde pas
26:37vous ne l'intéressez pas
26:38vous êtes là pour ramener
26:39la parole
26:39effectivement
26:40mais vous ne vous approchez pas
26:42vous n'avez même pas le droit
26:42d'être là au moment
26:43où il est là
26:44parce que vous représentez
26:44une menace
26:45vous êtes fouillé
26:46vous êtes
26:46j'allais dire sniffé
26:48mais il y a des chiens
26:49renifleurs
26:50vous êtes vraiment considéré
26:52à un moment
26:52comme un danger
26:53mais assez rapidement
26:54il avait fait part
26:56non mais je veux dire
26:58moi je pense
26:59qu'il n'aime pas
27:00beaucoup la presse
27:01mais il l'a rapidement fait part
27:02on pense qu'on veut
27:04de François Hollande
27:05il aime beaucoup
27:05les journalistes
27:06mais être entouré
27:07de journalistes
27:07il faisait beaucoup de off
27:08on se retrouvait autour de François Hollande
27:11pour discuter avec François Hollande
27:12là c'est fermé
27:13c'est verrouillé
27:14et pourtant
27:14il y a beaucoup d'informations
27:17qui sortent
27:17parce que de toute façon
27:19ça fuite une information
27:20et c'est vrai
27:21qu'il ne supporte pas
27:22d'être contredit
27:23quand vous avez
27:23des chaînes
27:25des débats
27:27des sites internet
27:28des blogueurs
27:29parce que c'est partout
27:30évidemment
27:31qui font du bruit médiatique
27:33et conteste
27:35et conteste la politique
27:36d'Emmanuel Macron
27:37en se basant souvent
27:38sur des faits
27:39pas des impressions
27:39et bien
27:40ça déstabilise
27:42un peu plus
27:43un pouvoir
27:43qui est absolument vacillant
27:44la tentation du contrôle
27:46que disait tout à l'heure Philippe
27:47et dans ce contexte
27:48cela ne vous a pas échappé
27:49bien évidemment
27:50il y a eu ce fameux
27:50complément d'enquête
27:51cette émission
27:52sur le service public
27:53France Télévisions
27:54400 000 euros
27:55c'est ça le coût
27:56de cette émission
27:56300 000
27:57300 000
27:58absolument énorme
28:00qui s'est appuyé
28:01sur cette fameuse étude
28:02de Reporters sans frontières
28:03sauf que
28:04l'Arcom désavoue
28:06on en a beaucoup parlé
28:07Radio sans frontières
28:08et son étude
28:09Radio
28:10Reporters sans frontières
28:11France Télévisions
28:13c'est le malaise
28:14c'est le malaise
28:15ces derniers jours
28:15en interne
28:17beaucoup ont le sentiment
28:18que le bateau coule
28:19on regarde ce sujet
28:20de Nicolas Roger
28:21et on en parle ensuite
28:22Ils étaient prévenus
28:27ce sont les mots
28:28d'un cadre de France Télévisions
28:29au journal du dimanche
28:31si l'Arcom avait alerté
28:32les équipes
28:33de complément d'enquête
28:34sur l'inexactitude
28:35des chiffres
28:36de Reporters sans frontières
28:37l'émission a choisi
28:38d'ignorer l'avertissement
28:39obligeant la direction
28:41à ordonner en urgence
28:42la suppression
28:43des séquences articulées
28:44autour du rapport biaisé
28:45ces liens existants
28:46entre le service public
28:47et Reporters sans frontières
28:48posent question
28:49car si l'organisation
28:51non gouvernementale
28:52se veut arbitre
28:53de l'indépendance médiatique
28:54sa direction
28:55semble partisane
28:56d'une idéologie
28:57de gauche
28:58son directeur général
29:00Thibaut Brutin
29:01a lancé en 2024
29:02peu avant les législatives
29:04une pétition
29:05s'opposant au Rassemblement
29:06national
29:06une prise de position
29:08tout sauf neutre
29:09qui fait écho
29:09au président
29:10de l'organisation
29:11non gouvernementale
29:12Pierre Aski
29:13lui qui a travaillé
29:14exclusivement
29:14dans la presse
29:15située à gauche
29:16de l'échiquier politique
29:17et si France Télévisions
29:19est largement soutenue
29:20par des financements publics
29:22avec à lui tout seul
29:23plus de 2 milliards d'euros
29:24de dotation publique
29:25Reporters sans frontières
29:26n'est pas en reste
29:27puisque près de la moitié
29:29de son budget
29:29s'appuie également
29:30sur des financements publics
29:32tels que le ministère
29:33des affaires étrangères
29:34la commission européenne
29:35ou encore la ville de Paris
29:36depuis ce mardi
29:38une commission d'enquête
29:39à l'Assemblée nationale
29:40a débuté
29:41pour étudier
29:41la neutralité
29:42le fonctionnement
29:43et le financement
29:44de l'audiovisuel public
29:45Alors ce qui est
29:47absolument scandaleux
29:48c'est vrai que c'est
29:49l'argent
29:50c'est votre argent
29:51c'est notre argent
29:51l'argent du contribuable
29:53donc qui a financé
29:55cette offensive
29:56contre CNews
29:57qui a accouché
29:57d'une souris
29:58ce n'était absolument
29:59pas un travail journalistique
30:01il a fallu nous
30:02ici à la rédaction
30:03quelques heures
30:04pour démonter
30:04tous les arguments
30:05et prouver
30:06que ça ne tenait
30:07absolument pas debout
30:08on va s'intéresser
30:09à reporter également
30:10sans frontières
30:11mais ce qui est intéressant
30:12c'est que France TV
30:13aussi
30:13on l'a bien compris
30:15détourne
30:15l'attention
30:16des vrais problèmes
30:17de la boutique
30:18la commission d'enquête
30:19sur l'audiovisuel public
30:20qui commence
30:21et on voit bien
30:22que c'est la fin
30:22de l'omerta
30:23c'est en tout cas
30:24ce que révèlent
30:24les premières auditions
30:25la gouvernance
30:26de Delphine Arnot
30:27là aussi à mon avis
30:29il va falloir
30:29quelques explications
30:31et puis la gabegie
30:33France TV
30:33révélée par la Cour des Comptes
30:35donc il y a
30:36cette volonté
30:37de contrefeu
30:38on le comprend bien
30:39aussi du côté
30:39de France TV
30:40mais c'est
30:42c'est un plan
30:43en fait
30:43il y a un plan
30:44un contrefeu
30:48avec en même temps
30:50une série
30:52de tentatives
30:55de procès
30:56qui sont faits
30:57à CNews
30:58des plaintes
31:00qui sont dépensées
31:01contre Europe 1
31:02contre le JDD
31:02etc
31:03mais c'est la panique
31:04à bord
31:05à France TV
31:05c'est la panique
31:06parce que d'un côté
31:07tous les salariés
31:08tous les jours
31:08sous les gens
31:09qui travaillent
31:09à France TV
31:10ne sont pas
31:10forcément d'accord
31:11avec la ligne
31:11de madame
31:12Ernot
31:12mais par ailleurs
31:13la stratégie
31:15de la possession
31:17de l'information
31:18de la manière
31:19de dicter
31:20l'information
31:20comme ils l'ont fait
31:21pendant des années
31:22et qu'ils sont
31:23en train de perdre
31:23c'est évident
31:24que c'est panique
31:25à bord
31:26et en plus
31:27ça se voit
31:28aujourd'hui
31:29en interne
31:29effectivement
31:30il y en a
31:30qui ne sont absolument
31:31pas d'accord
31:31on reçoit tous
31:32des textos
31:33vous le savez bien
31:33on reçoit tous
31:34des textos
31:34pour dire
31:35le reportage
31:36il est honteux
31:37c'est pas possible
31:38de traiter
31:39l'information
31:40comme celle-là
31:40on a fait
31:41un reportage
31:43qui est censé
31:44dénoncer
31:45les fake news
31:45débunker
31:46quand on dit
31:47débunker
31:47les fake news
31:48mais ça fait
31:48une heure
31:48c'est une heure
31:49et demie
31:49de fake news
31:50donc voilà
31:51il y a des gens
31:52qui sont très en colère
31:53y compris
31:53sur
31:53la déontologie
31:55ce qu'on appelle
31:56la déontologie journalistique
31:57sur la manière
31:57dont a été fait
31:58ce reportage
31:59l'argent c'est le nerf
32:00de la guerre
32:00l'argent c'est le nerf
32:01de la guerre
32:01vous avez vu
32:02par qui est financé
32:03RSF
32:04ministère des affaires étrangères
32:05la mairie de Paris
32:07on rappelle quand même
32:08aussi
32:09l'open society
32:10alors c'est très intéressant
32:11on va s'y intéresser
32:12l'open society de Soros
32:12donc si vous voulez
32:13si demain
32:14vous avez
32:15Rachid Alati
32:16qui gagne Paris
32:16et la droite
32:17qui passe au pouvoir
32:18et qui décide
32:19de revoir tout ça
32:19je peux vous dire
32:20que les financements
32:21ils vont fondre
32:22comme neige au soleil
32:22en tout cas je l'espère
32:24parce qu'il faudra
32:25à ce moment là
32:25effectivement
32:25que la droite
32:27s'assume
32:28et au bout
32:29de sa logique
32:29et là on voit bien
32:31que c'est la panique
32:32à bord
32:32parce qu'il risque
32:32de s'assécher
32:33financièrement
32:34et si ça sèche
32:35financièrement
32:36il n'y a plus rien
32:36on va parler
32:37subvention
32:38vous l'avez évoqué
32:39subvention de
32:40reporters sans frontières
32:41alors comment est-ce
32:42qu'ils vivent
32:42et avec quel montant
32:44et bien
32:44Maxime Leguet
32:45notre journaliste
32:46s'est penché
32:47sur la question
32:48regardez tout cela
32:48les subventions publiques
32:51représentent 53%
32:52des ressources
32:53d'exploitation
32:54de reporters
32:55sans frontières
32:55selon les derniers chiffres
32:57à notre disposition
32:58datant de 2021
33:00soit la somme
33:01de 4 293 000 euros
33:04dans le détail
33:05on constate
33:06que la très grande
33:07majorité
33:07de ces subventions publiques
33:09émanent de l'Union Européenne
33:10avec 1 394 000 euros
33:13de financement
33:141 072 000 euros
33:16issus de la
33:17Swedish International
33:18Development Agency
33:19et enfin
33:20l'AFD
33:21l'agence française
33:22de développement
33:23qui a versé
33:23près d'un million
33:25d'euros
33:25en 2021
33:26le reste
33:27des ressources
33:28financières
33:29de RSF
33:29émanent notamment
33:30de dons privés
33:31avec la controversée
33:33Open Society Foundation
33:35de Georges Soros
33:37des chiffres
33:38et des montants
33:39qui posent
33:39évidemment
33:40la question
33:41de la neutralité
33:42et de l'indépendance
33:43de cette organisation
33:44non gouvernementale
33:45alors même
33:46qu'elle est
33:46régulièrement
33:47sollicitée
33:48pour évaluer
33:49la fiabilité
33:50et la neutralité
33:51de l'information
33:52des médias français
33:53c'est ça
33:54c'est à dire
33:54que Emmanuel Macron
33:55compte sur
33:56Reporters sans frontières
33:57pour labelliser
33:58l'information en France
33:59sauf que
34:00alors élément
34:00très important
34:01peut-être que ça
34:02vous parle pas
34:02chers amis téléspectateurs
34:03mais en tout cas
34:04ça parle à Philippe de Gestas
34:05cette galaxie Soros
34:06il faut bien voir
34:07que c'est ultra idéologisé
34:09voilà
34:10Soros c'est celui
34:11qui fait venir des migrants
34:12et qui financent
34:14des ONG
34:14pro-migrants
34:15notamment en Europe
34:16voilà
34:16c'est cette gauche internationale
34:18que monsieur Soros
34:20décide de financer
34:21ce qu'il veut
34:22ça me gêne pas du tout
34:22moi ce qui me gêne
34:23c'est quand on l'affiche pas
34:24voilà
34:24moi ce qui m'embête
34:25c'est que quand on s'appelle
34:26RSF et qu'on prétend
34:27être une ONG
34:28qu'on dépend d'autant
34:30d'argent public
34:30et qu'on est tellement lié
34:31au pouvoir public
34:32que même le président
34:33de la République
34:34est prêt à leur confier
34:35soit disant une mission
34:36d'intérêt public
34:36vous voyez
34:37c'est insupportable
34:39alors de surcroît
34:40moi je trouve encore une fois
34:41que monsieur Soros
34:42a bien le droit
34:42de faire ce qu'il veut
34:43de son argent
34:43mais encore faut-il qu'on le sache
34:45on avait déjà eu
34:46par exemple
34:47rappelez-vous
34:47c'était la cour de justice
34:49de l'Union Européenne
34:49l'ensemble des juges
34:50avaient été eux-mêmes
34:52à un moment donné
34:53salariés ou soutenus
34:54par la fondation
34:55de l'Open Society
34:56de Georges Soros
34:56pourquoi pas
34:58mais il faut savoir
34:59d'où il parle
35:00et qui il est
35:01et je rejoins ce que disait
35:02Magali tout à l'heure
35:03oui les français
35:03ils sont adultes en fait
35:04ils sont capables
35:05de se faire une idée
35:06sinon on remet en cause
35:07la démocratie
35:08si on considère
35:09qu'on doit dire aux gens
35:09ce qu'ils doivent penser
35:10ça ne s'appelle plus
35:11système démocratique
35:12donc moi je suis pour la transparence
35:13donc ce que monsieur Soros finance
35:15et bien il faut qu'il le dise
35:16et que ceux qui reçoivent
35:17de l'argent
35:18l'affichent
35:19et puis par ailleurs
35:20je trouve qu'on ne peut pas
35:21se déclarer une ONG
35:22quand on dépend autant
35:23d'argent public
35:25Exactement
35:25Magali Vicente
35:26Une ONG en fait
35:28qui prétend défendre
35:29la liberté de la presse
35:30mais qui fait aussi le tri
35:32notamment sur les lignes éditoriales
35:35c'est plus une ONG
35:36en fait
35:36c'est du militantisme
35:37et c'est là où vraiment
35:38c'est ne pas
35:40ne pas prendre considération
35:42le fait que les français
35:43effectivement sont des adultes
35:45avec un cerveau
35:46et qu'on a tous la lucidité
35:47à un moment donné
35:48pour aller faire nos recherches
35:49et avoir l'esprit critique
35:50donc aujourd'hui
35:51malheureusement
35:52j'ai envie de dire
35:52ce complément d'enquête
35:54tombe très mal
35:55pour France Télévisions
35:56en pleine commission
35:57parlementaire
35:59mais c'est la fin d'un système
36:01c'est à dire qu'on est en train
36:02de mettre à terre
36:03tout un système
36:04qui fonctionnait jusqu'à présent
36:06et qui pensait
36:08que justement
36:09ça fonctionnait
36:10que les messages passaient
36:11et les français
36:12sont en train de montrer
36:14et notamment
36:14par le fait
36:15qu'ils se sont
36:16complètement détournés
36:17en fait
36:17de cet audiovisuel public
36:19sur des chaînes privées
36:20pour aller chercher
36:21la vérité ailleurs
36:22mais c'est ça qu'il faut regarder
36:23en fait
36:24J'ai une question
36:25que vous posez Magali
36:26c'était Françoise Laborde
36:27ex-membre du CSA
36:28et le CSA
36:29qui était l'ARCOM
36:30finalement
36:31qui disait
36:31mais en fait
36:31la grosse erreur de vision
36:33notamment du chef de l'Etat
36:34c'est qu'il est persuadé
36:35que les médias
36:36font la pluie et le beau temps
36:37et que les français
36:38vont voter
36:39en fonction de la télévision
36:41et que ça c'est une erreur
36:42elle disait
36:42c'est pas vrai
36:43c'est pas vrai
36:43et c'est peut-être aussi
36:44cette vision là
36:46d'Emmanuel Macron
36:47mais c'est l'infantilisation
36:48dont on parlait tout à l'heure
36:49Emmanuel Macron
36:50il fonctionne avec
36:50deux paramètres
36:51depuis le départ
36:52c'est la manipulation par la peur
36:53et l'infantilisation
36:54c'est en permanence
36:55à chaque fois vous reprenez
36:56c'est exactement la même chose
36:58les mêmes stratégies
36:59et ce qui montre
37:00une seule chose
37:00c'est sa déconnexion totale
37:02avec la réalité
37:03pourtant il y a une réalité
37:04qui parle
37:04c'est la voix des français
37:05et c'est les audiences
37:06pourtant ça c'est réel
37:07c'est factuel
37:08et il y a des gens
37:09je sais que personnellement
37:10et Olivier Benkémoun
37:11vous êtes dans ce cas là aussi
37:12vous recevez des messages
37:13notamment sur les réseaux sociaux
37:15de personnes
37:15et d'ailleurs très bienveillantes
37:16mais qui ne sont absolument pas
37:18d'accord avec tel ou tel invité
37:19et qui le disent
37:20et qui
37:21et qui par exemple
37:22argumente pour
37:24tel ou tel candidat à gauche
37:26et qui regarde
37:26malgré tout ces news
37:27mais ça lui permet
37:28aussi de savoir
37:29quelles sont les réalités
37:30et il y a de tout
37:32il y a une pluralité
37:33si vous voulez
37:33chez les téléspectateurs
37:34non mais évidemment
37:35tout existe
37:36et sur les réseaux sociaux
37:37évidemment partout
37:39mais après
37:40c'est que c'est
37:41j'ai envie de raconter
37:42mes anecdotes personnelles
37:43le dimanche soir
37:43et vraiment
37:44c'est une très belle anecdote
37:46ce que vous racontez
37:47non mais allez
37:47j'ai fait mieux
37:48non mais ce qui est intéressant
37:50et on a en ce moment
37:52un exemple flagrant
37:53il y a une campagne
37:54qui se déroule en ce moment
37:55sur les réseaux sociaux
37:56elle n'est pas sur les télés
37:57elle n'est pas sur les radios
37:58mais elle se déroule tous les jours
37:59c'est celle de Rachida Dati
38:00et celle de Paris
38:01mais c'est une incroyable campagne
38:04la manière dont
38:04la communication
38:05de Rachida Dati
38:06se fait
38:07c'est assez incroyable
38:08donc peut-être
38:09que c'est là-dessus
38:10en tout cas
38:10que ça se passe
38:12et ça se joue pas
38:12sur la télé
38:13et c'est pas ailleurs
38:14et c'est pas à la télé
38:15mais ça vous n'allez pas contrôler
38:17vous n'allez pas labelliser
38:18des individus
38:20qui sont devenus
38:21leur propre médium
38:21ou leur propre média
38:22et c'est ça la grande difficulté
38:24ou la grande nouveauté
38:25c'est que chaque individu
38:26est un média
38:26est un médium
38:27mais là
38:28c'est plus l'ORTF
38:29on ne contrôle plus
38:30le seul canal officiel
38:32c'est terminé
38:32vous ne pouvez pas le faire
38:33et si vous labellisez
38:35à mon avis
38:36c'est l'effet inverse
38:36c'est-à-dire que
38:38dès lors qu'un média
38:39va être labellisé
38:39ça va être justement
38:41ça va être la preuve d'art
38:42il y a des médiums
38:46il y a des individus
38:47qui deviennent hyper puissants
38:48qui ont des communautés
38:49hyper puissantes
38:50et ils deviennent
38:51vraiment très très très forts
38:52et ils sont capables
38:53de
38:53comme font les
38:55d'essayer
38:56en quelque sorte
38:56c'est-à-dire que leur parole
38:57devient absolument
38:59virale
39:00et ça c'est plus contrôlable
39:01et pour le coup
39:03ce qui s'est passé
39:04parce que c'est
39:04le trauma originel
39:05à mon avis
39:06d'Emmanuel Macron
39:07c'est l'affaire
39:08contre Brigitte Macron
39:09c'est ça
39:10c'est ce qui est absolument
39:11odieux
39:12c'est absolument dégueulasse
39:13etc
39:13mais lorsque
39:14c'est un médium
39:16c'est une individue
39:17toute seule
39:18aux Etats-Unis
39:19qui commence à faire
39:20le buzz
39:22qui feuilletonne
39:22etc
39:23qui devient un médium
39:24tellement fort
39:25qu'on ne peut plus arrêter
39:26et que tout le monde
39:26reprend ce truc-là
39:28vous ne savez plus
39:29d'où vient l'information
39:30tout le monde vous la présente
39:31comme une information
39:32vraie
39:32véridique
39:33vraiment
39:34c'est plus contrôlable
39:35et c'est insupportable
39:36moi je comprends
39:37qu'on puisse être
39:39vraiment traumatisé
39:40violenté
39:40par ce genre de choses
39:41et par ailleurs
39:42je me félicite
39:43qu'on n'en ait pas dit un mot
39:44c'est d'ailleurs
39:46la première fois
39:47me semble-t-il
39:48qu'on évoque cette affaire
39:49en tout cas
39:51mais je n'évoque pas l'affaire
39:52mais est-ce qu'il s'entend
39:54parce que c'est vrai
39:55quelle est la forme
39:56de communication
39:57que ça a pris
39:58ce harcèlement
40:00effectivement
40:00c'est du harcèlement
40:01et je comprends
40:03que le président
40:04peut-être Magabie
40:06a une interprétation
40:08de ça
40:09mais en tout cas
40:09cette campagne
40:11de communication
40:11a absolument été dégueulasse
40:12peut-être qu'il y a
40:13effectivement
40:14ça impacte aujourd'hui
40:16la décision
40:17mais qui va impacter
40:18la démocratie
40:19c'est ça aussi le danger
40:21alors est-ce que
40:22quand on est chef d'état
40:22on peut réfléchir
40:24finalement par rapport
40:25à une expérience personnelle
40:26on prend quand même
40:27beaucoup de hauteur
40:28par rapport à ce qu'on vit
40:29et moi ce qui me stupéfait
40:31c'est vraiment
40:32la décision d'Emmanuel Macron
40:34et la proposition
40:35notamment d'interdire
40:36les réseaux sociaux
40:37aux adolescents
40:39et notamment
40:40après qu'un bon nombre
40:42d'entre eux
40:43qui ont des communautés
40:44relativement importantes
40:45sur les réseaux sociaux
40:46aient été entendus
40:47lors des commissions parlementaires
40:48et bien ils ont tous précisé
40:50que ce n'était pas ça
40:52le sujet
40:52et donc ils sont extrêmement
40:53eux aussi en colère
40:54parce que quand vous interdisez
40:56en fait le seul message
40:57que vous donnez
40:58c'est qu'en fait
40:58vous fuyez
40:59vous fuyez le débat
41:00vous fuyez le fond du problème
41:02parce qu'en fait
41:03vous êtes juste en train de dire
41:04que vous n'avez pas
41:05les moyens de lutter
41:06et que vous n'avez pas
41:06les moyens
41:07et que vous n'avez peut-être
41:08pas l'envie non plus
41:08d'aller au cœur du problème
41:10et de trouver des solutions
41:11voilà
41:11et donc vous dites
41:12c'est facile
41:12on va interdire
41:14et on est dans un pays
41:14en fait qui était censé
41:16être le plus libre
41:16et qui de plus en plus
41:17est en train de perdre
41:18ses libertés
41:19parce qu'on veut tout interdire
41:20parce qu'en fait
41:20on n'est pas capable
41:21de régler les solutions
41:22et Dieu s'assit
41:23l'État a engagé de l'argent
41:25pour communiquer
41:25un chiffre que personne
41:27jusqu'ici
41:28n'avait osé assumer
41:29un chiffre énorme
41:30je vous parle
41:31d'un milliard d'euros
41:32c'est ça Olivier Benkemoun
41:33en 2024
41:34le Premier ministre
41:35qui acte
41:36et ça c'est le JDD
41:37une nouvelle fois
41:38qui nous le révèle
41:38que l'État a englouti
41:40un milliard d'euros
41:42dans la communication
41:44et ça mais ça c'était
41:45c'était tabou
41:46un milliard
41:47donc c'est le budget
41:48de la communication
41:49de l'État
41:50c'est-à-dire
41:51en 2024
41:52c'est plus que ce qui était prévu
41:55je crois que normalement
41:55c'était 450 millions
41:57dans une note
41:59effectivement
41:59que s'est procuré
42:00le JDD
42:01je crois qu'il y a eu
42:02un communiqué
42:02par ailleurs des services
42:03du Premier ministre
42:04dans l'après-midi
42:05effectivement
42:05Sébastien Lecornu
42:06a vu ce qui se passait
42:08et envisage de couper
42:09de couper quand même
42:10ce budget
42:11alors ça comprend
42:13la production audiovisuelle
42:16les sondages
42:17les analyses de sondage
42:19le recours au cabinet spécialisé
42:20de communication
42:21ça ne prend pas en compte
42:22les salaires des communicants
42:23mais il y a des choses
42:25très étranges
42:26qui se font
42:27donc
42:28par exemple
42:30alors
42:31Sébastien Lecornu
42:33veut qu'on fasse
42:33au moins 300 millions
42:35d'économies
42:36ce qui est énorme
42:37moins 20%
42:37sur
42:38la communication
42:40des ministères
42:40et moins 40%
42:41pour les opérateurs
42:43pour les opérateurs
42:44évidemment
42:45ça ne concerne pas
42:46la santé
42:46ça ne concerne pas
42:47la présence
42:47on ne va pas
42:47arrêter
42:48les grandes
42:49les grandes
42:51je pense que
42:52je me dis
42:52il y a communication
42:53et communication
42:54mais un milliard
42:55c'est absolument énorme
42:56Marine Le Pen
42:56qui a réagi
42:57avant de vous donner
42:58la parole
42:58on va peut-être voir
42:59sa réaction
43:00il y a quelques minutes
43:01d'ailleurs
43:01sur ce chiffre
43:03je le disais
43:04personne ne voulait
43:05en parler
43:05voilà la facture cachée
43:07pendant de longues années
43:07de la communication
43:08de l'état
43:09dans tous les médias
43:10je dénonçais ce coup caché
43:11depuis longtemps
43:12il a fallu que je le signale
43:13personnellement au premier ministre
43:14pour que le gouvernement
43:15réagisse enfin
43:16je salue cette transparence
43:18mais la baisse annoncée
43:19est encore trop
43:20très insuffisante
43:21depuis plusieurs années
43:22je dénonçais le coup caché
43:23des campagnes de communication
43:24et de propagande
43:25du gouvernement
43:26elle parle de propagande
43:27du gouvernement
43:27Marine Le Pen
43:28c'est intéressant
43:29on me reponnait doctement
43:30que j'exagérais
43:32la lourdeur de la facture
43:33en réalité
43:33nous avions raison
43:34un milliard
43:35pour communiquer
43:36moi je me mets à la place
43:38des français
43:38c'est absolument énorme
43:39je demande pourquoi
43:40et Marine Le Pen
43:41parle de propagande
43:42c'est intéressant
43:43cela aussi
43:44moi je ne dirais pas
43:45un milliard pour communiquer
43:46je dirais un milliard
43:47pour faire de la communication
43:49alors expliquez-nous
43:51parce qu'en fait
43:52très clairement
43:53le fait qu'on ait
43:54un milliard de dépenses
43:55en communication
43:55démontre très clairement
43:57qu'on a produit
43:58de la communication
43:58on a fait de la communication
44:00et j'en reviens
44:01à la définition du mot communiquer
44:02communiquer c'est quoi ?
44:03c'est créer de la relation
44:05ce n'est pas faire
44:06de la communication
44:07communiquer
44:08c'est une relation
44:09on n'a pas besoin
44:10de produire
44:10X reportages
44:12X documents
44:13X productions
44:15vidéos
44:15pour entrer en relation
44:17parce qu'en fait
44:18la seule chose
44:18qu'on a vraiment
44:19c'est soi
44:20c'est en tant qu'être humain
44:21comment on entre
44:22en relation avec les gens
44:23c'est-à-dire qu'aujourd'hui
44:24ça montre très clairement
44:25qu'en fait
44:25on a à la tête de l'État
44:27des personnes
44:28qui sont incapables
44:28de rentrer en relation
44:29et qui donc sont obligées
44:30de produire des choses
44:32mais c'est quoi dans ces 1 milliard
44:33ça veut dire qu'en fait
44:34ça veut dire
44:34est-ce que par exemple
44:35je ne sais pas
44:36toutes ces campagnes
44:36quand il y avait eu des rixes
44:37alors il y avait des flyers
44:39on distribuait des flyers
44:40ou alors pour les femmes agressées
44:41c'est pour dire
44:41comment il fallait faire
44:42il y a eu tout un tas
44:43j'en ai pas précisément en tête
44:44mais quand on parle
44:45de communication
44:46dans ces 1 milliard
44:46il y a tout cela
44:47c'est-à-dire que
44:48plutôt que de laisser
44:49le bon sens des français
44:50on aurait pu économiser
44:51des millions et des millions
44:52parce qu'en fait
44:53ça veut dire que votre message
44:54il n'est pas clair
44:54vous êtes en incapacité
44:55de délivrer vous-même
44:56votre propre message
44:57et que vous trouvez
44:57des biais de communication
44:58pour pouvoir le délivrer
45:00et après on peut s'apercevoir
45:01tous quand même
45:02que un des gros sujets aussi
45:03c'est malheureusement
45:05le niveau de communication
45:07qu'il y a à la tête de l'Etat
45:08puisque vous voyez bien
45:09qu'en fait
45:10on ne fait qu'essayer
45:12de faire en sorte
45:14que nos ministres
45:14aient une communication
45:16fabriquent de la communication
45:17même en plus
45:17il y en a qui disent
45:18sur les réseaux sociaux
45:19ils se disent
45:20ah mon équipe m'a forcé
45:21à faire ça
45:22alors je le fais
45:22mais à un moment donné
45:23stop
45:24on n'est pas là
45:25on n'a pas des ministres
45:26qui ont besoin
45:26de choisir la traîne
45:28de TikTok
45:28pour pouvoir en fait
45:29avoir des vues
45:30parce qu'en fait
45:30ce n'est pas forcément
45:31les bonnes vues
45:32et le message
45:32ce n'est pas forcément
45:33le bon
45:34donc en fait
45:34on a une espèce
45:35de totale dérive
45:36en fait de la communication
45:37qui est liée
45:38en fait aussi
45:39à des
45:40pardon
45:41à une masse
45:42de collaborateurs
45:43de cabinets
45:44qui sortent des grandes écoles
45:45et qui font en fait
45:46un espèce de marketing
45:47communicatif
45:48mais l'entrepreneur
45:48que vous êtes
45:49vous diriez
45:49dans le privé
45:50quand ça ne va pas
45:51c'est la communication
45:52vous coupez
45:53c'est un bien
45:55d'abord oui
45:55on coupe la communication
45:56mais c'est d'ailleurs
45:57les premiers postes
45:58la communication
45:59marketing
46:00c'est les premiers postes
46:00qu'ils prennent
46:01mais au-delà de ça
46:02c'est-à-dire que
46:03ça prouve bien
46:04qu'il y a une carence
46:04je vous rejoins complètement
46:05et la carence c'est quoi ?
46:06c'est qu'on n'a pas
46:06des politiques en face
46:07un politique
46:08il n'a pas besoin
46:09de mettre des milliards
46:10pour communiquer
46:10il a accès à tous les médias
46:12il peut venir
46:13expliquer les choses
46:14le bon sens
46:15de Fabrice Lacoune
46:16non mais attendez
46:17quand vous êtes obligés
46:18de surcommuniquer
46:19comme ils le font
46:20c'est juste parce qu'il y a
46:20un problème de message
46:21et en plus le pire
46:22c'est si encore
46:23on avait un super résultat
46:25et qu'on avait
46:25des gens qui adhèrent
46:27complètement au projet
46:28de gouvernement
46:28qui suivent le gouvernement
46:29etc
46:30mais c'est en plus
46:30catastrophique
46:31donc ça vient combler
46:32ça vient combler
46:33c'est un blabla
46:34c'est un brouhaha
46:34et puis moi ce que
46:35j'aimerais bien voir
46:36c'est quels sont les prestataires
46:37mais exactement
46:38moi j'aimerais bien savoir
46:38quels sont les prestataires
46:39qui sont concernés
46:40un milliard d'euros
46:41on a quand même le droit
46:42mais on a quand même le droit
46:43Philippe de Gestas
46:44d'avoir le détail
46:45de cette dépense
46:46enfin je veux dire
46:46un milliard d'euros
46:47en communication
46:47pour moi
46:48on n'y comprend rien
46:50c'est monstrueux
46:50et pourquoi faire ?
46:51il faut rester prudent
46:53parce qu'effectivement
46:53dans ce chiffre d'un milliard
46:54il y a beaucoup de choses
46:55très différentes
46:56il y a par exemple
46:56des sondages
46:57il y a des sondages
46:59mais là aussi
47:00je reprends
47:01puisqu'on parle de sondages
47:02ce que disait Magali
47:03pourquoi est-ce qu'il y a
47:04tant de sondages ?
47:06ben oui
47:06en fait quand vous parlez
47:07aux gens et que vous les écoutez
47:08vous n'avez pas besoin de sondages
47:09en fait quand on a
47:10une classe politico-administrative
47:12et en partie médiatique
47:14qui n'incarne rien
47:15qui n'a pas de vision
47:16qui n'a pas de structure
47:17et qui est complètement coupée
47:19pour de multiples raisons
47:21pardon
47:22du corps
47:23du corps social français
47:24en fait
47:25des forces vides de la nation
47:26effectivement
47:27comme le dit Magali
47:28ben d'abord on les interroge tout le temps
47:29on le peut pour essayer de savoir
47:30ce qu'il dit
47:30donc on fait des sondages
47:31et attire la rigot
47:32et puis d'ailleurs
47:33on en fait tellement
47:34qu'on arrive même à voir des gens
47:35comme Elefi
47:35quand ça ne leur plaît pas
47:36qui expliquent que les sondages
47:37en fait sont mal faits
47:38on l'a vu encore
47:39dans cette actualité de la semaine
47:40et puis ensuite
47:41on fait de la communication
47:43en fait on remplace
47:44on remplace
47:45la politique
47:46la politique
47:47et le lien avec le peuple
47:49par de la production
47:50par de la durée d'autres films
47:51la communication aujourd'hui
47:53a remplacé la politique
47:54non mais c'est aussi
47:55de l'événementiel
47:55si j'ai bien compris
47:56je lis aussi le communiqué
47:58de monsieur Lecornu
48:00on n'a pas été invités
48:00non mais
48:02les français n'ont pas été invités
48:03visiblement
48:04on n'a pas été invités
48:04alors par exemple
48:05je vois qu'il y a la création
48:06d'un pôle d'expertise événementiel
48:08parce qu'en fait
48:08ils ne savent pas exactement
48:09à quoi ça sert tout ça
48:10non mais c'est lamentable
48:11ils ne savent pas
48:12donc ils disent
48:13il faut quand même faire attention
48:14on passe son temps à externaliser
48:16peut-être qu'on a des moyens
48:18à l'intérieur
48:19on pourrait y fonctionner avec
48:20et alors je dis vraiment
48:21les administrations centrales
48:23et déconcentrées
48:24auront l'obligation
48:26de rendre public
48:26le contenu détaillé
48:27de leurs dépenses
48:28de communication
48:29ce qu'il veut bien dire
48:30aujourd'hui
48:30qu'on ne sait rien
48:31que c'est le flou
48:33absolu
48:34en matière de communication
48:35en fait
48:36sous le label
48:37sous le bandeau communication
48:38il y a beaucoup
48:39beaucoup de choses
48:39qu'est-ce qu'il y a exactement
48:41je crois que monsieur Lecornu
48:42aimerait bien savoir
48:43et les français
48:44vous qui êtes patron
48:45c'est inimaginable
48:46dans le privé
48:46il y a toujours
48:48parce qu'en fait
48:49c'est le problème
48:50de l'état en général
48:51d'ailleurs
48:51des politiques publiques
48:52c'est qu'on a complètement
48:54perdu de vue
48:55mais je crois qu'on ne l'a jamais eu
48:55le retour sur investissement
48:57c'est-à-dire que normalement
48:58c'est très facile
48:59d'avoir un système de reporting
49:00vous avez plein d'entreprises
49:02qui le font
49:02et c'est très facile
49:03de mettre en place du reporting
49:04pour savoir
49:04en fonction d'une politique
49:06que je mets en place
49:06quel est le résultat
49:08de cette politique publique
49:09que j'ai mise en place
49:10et vous savez
49:11vous avez eu un exemple
49:12extraordinaire
49:13la baisse de la TVA
49:14dans la restauration
49:15je me souviens à l'époque
49:15ça a été une des mesures phares
49:17du président Sarkozy
49:18très bien
49:18donc on propose
49:19mais est-ce qu'on a mesuré derrière
49:21on est quand même capable
49:23de mesurer
49:23si ça a eu un impact
49:25normalement vous faites
49:26un prévisionnel
49:26et puis après vous mesurez
49:28si l'impact a été atteint
49:29ou pas
49:29par rapport au coût
49:31et ça on ne le fait pas
49:32on n'a pas d'évaluation
49:34réelle
49:35du retour sur investissement
49:36des politiques publiques
49:37ça n'est pas normal
49:37bon on arrive au terme
49:39de cette émission
49:40alors heureusement
49:40c'était passionnant
49:41d'entendre vos décryptages
49:43respectifs
49:43comme d'habitude
49:44et c'est vrai
49:44que pour boucler la boucle
49:45effectivement
49:46quand le politique
49:47se coupe du peuple
49:48et qu'il ne comprend plus
49:49le peuple
49:50et bien
49:50il musèle l'information
49:52il musèle les journalistes
49:53qui eux
49:54racontent le quotidien
49:56fabrique de l'information
49:57et il musèle
49:58celle qui ne te contrôle pas
49:59c'est vieux
50:00ça c'est lamentable
50:01et à mon avis
50:01ça va être à la une
50:02de l'actualité
50:02et j'ai hâte d'entendre
50:04l'édito de Pascal Praud
50:05demain à 9h
50:06dans l'heure des pros
50:07excellente soirée
50:08sur notre antenne
50:08merci à Coralie De Laplace
50:09de m'avoir aidé
50:10à préparer cette émission
50:11Samuel Vasselin
50:12également
50:13toutes les équipes techniques
50:14et on se retrouve
50:16la semaine prochaine
50:17bonne nuit
50:18sur notre antenne
50:18à très vite
50:19et encore merci
50:20bonne nuit chers amis
50:21et on se retrouve
50:23à très vite
50:23et on se retrouve
50:24à très vite
50:24sur notre antenne
50:25et on se retrouve
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