- il y a 2 semaines
Chères lectrices, chers lecteurs,
Mercredi 3 décembre 2025, nous avons eu le plaisir d'accueillir Emily Eells, Isabelle Gadoin et Charlotte Ribeyrol pour un échange autour de la première monographie en français consacrée à l'immense peintre John Singer Sargent, et publiée cet automne aux éditions Cohen & Cohen.
🎙️La discussion animée par Caroline Dhennin.
Vous souhaitant de belles lectures,
L'écume 🌊
-
📖 La Quatrième : John Singer Sargent (1856-1925), peintre américain formé en France,
se fit connaître durant la Belle Époque pour ses talents de portraitiste mondain, en Europe comme aux États-Unis. Pourtant, son œuvre est loin de se résumer à ces portraits d’apparat.
Cet ouvrage, première monographie en français sur ce peintre cosmopolite, explore toute la complexité et la richesse de son art. Il offre un nouveau regard sur l’artiste, ou plutôt un double regard, opposant le Sargent du beau monde et l’envers du décor, qu’il a également reflété dans des tableaux moins connus.
Chaque chapitre révèle un aspect de sa carrière, passant en revue ses portraits les plus célèbres, ses toiles les plus intimes, son goût pour les arts, les voyages et les expérimentations pleinairistes, pour finir sur ses décorations murales à Boston et ses peintures de la Grande Guerre. Ce parcours est jalonné de diptyques contrastant la fascination de Sargent pour l’opulence de la haute société, et ses incursions inattendues dans le quotidien d’anonymes qu’il a tout autant sublimés.
Mercredi 3 décembre 2025, nous avons eu le plaisir d'accueillir Emily Eells, Isabelle Gadoin et Charlotte Ribeyrol pour un échange autour de la première monographie en français consacrée à l'immense peintre John Singer Sargent, et publiée cet automne aux éditions Cohen & Cohen.
🎙️La discussion animée par Caroline Dhennin.
Vous souhaitant de belles lectures,
L'écume 🌊
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📖 La Quatrième : John Singer Sargent (1856-1925), peintre américain formé en France,
se fit connaître durant la Belle Époque pour ses talents de portraitiste mondain, en Europe comme aux États-Unis. Pourtant, son œuvre est loin de se résumer à ces portraits d’apparat.
Cet ouvrage, première monographie en français sur ce peintre cosmopolite, explore toute la complexité et la richesse de son art. Il offre un nouveau regard sur l’artiste, ou plutôt un double regard, opposant le Sargent du beau monde et l’envers du décor, qu’il a également reflété dans des tableaux moins connus.
Chaque chapitre révèle un aspect de sa carrière, passant en revue ses portraits les plus célèbres, ses toiles les plus intimes, son goût pour les arts, les voyages et les expérimentations pleinairistes, pour finir sur ses décorations murales à Boston et ses peintures de la Grande Guerre. Ce parcours est jalonné de diptyques contrastant la fascination de Sargent pour l’opulence de la haute société, et ses incursions inattendues dans le quotidien d’anonymes qu’il a tout autant sublimés.
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Art et designTranscription
00:00bonsoir à tous avec une des pages j'ai le plaisir ce soir d'accueillir trois auteurs
00:07trois spécialistes d'histoire de l'art et de littérature pour leur merveilleux livre par
00:14aux éditions cohen et cohen sur le grand peintre john cinder sergeant alors avant
00:20d'entrer dans le vif du sujet je vais vous présenter ces dames qui sont toutes comme
00:26toujours chez cohen et cohen de grandes spécialistes vous voyez c'est un bonheur vous avez émilie
00:31eos qui est professeur émérite de littérature et d'art visuel du 19e siècle nous avons aussi
00:37isabelle gadouin professeur à sorbonne nouvelle et vous enseignez la littérature et les arts visuels
00:45du 19e siècle britannique et nous avons parlant charlotte ribérol professeur de littérature
00:55britannique à la sorbonne université alors ce qui est fantastique avec ce livre qui est d'une très
01:01grande beauté c'est que vous ne savez à aucun moment qui écrit trois personnes vous ne savez pas
01:08c'est extraordinaire c'est d'une fluidité magique de plus le livre est extrêmement bien fait à chaque
01:15fois que ces dames parlent d'une peinture vous l'avez soit sur la page à côté soit derrière certes il pèse
01:233 kg 5 je peux vous dire que c'est merveille ce livre moi je l'ai dévoré comme on lit un roman en
01:30fait c'était c'est fantastique c'est extrêmement bien construit donc les éditions cohen et cohen comme
01:35d'habitude ont fait quelque chose d'incroyable vraiment j'ai une citation à sandra et stéphane
01:41cohen pour leur travail depuis de nombreuses années alors si je vous dis sergeant est ce que vous
01:48dites ben oui évidemment je connais ou est ce que vous dites oh mon dieu c'est qui c'est vraiment
01:54c'est typiquement français ça ça a été terrible grâce au musée d'orcé à cette merveilleuse exposition
02:01on parle enfin à juste titre de sergeant en france est ce que vous voudriez pour commencer nous
02:10nous dire ce que vous diriez à quelqu'un qui ne connaît pas sergeant qui est qui veut aller voir
02:14tout d'abord que c'est effectivement un grand peintre très injustement oublié qui est un petit peu
02:35tomber quelque part dans la manche si je puis dire ou dans l'océan atlantique c'est à dire que
02:44les donc il est américain américain de famille extrêmement cosmopolite mais il a passé il a pris
02:52une large partie de sa vie en europe à parcourir l'europe à faire son oeil déjà dans un premier temps
02:59dans sa jeunesse en visitant les grands pays européens il se forme à paris il est reconnu à
03:09paris il obtient une médaille de troisième classe au concours des beaux-arts en 1877
03:181878 si je ne me trompe et aucun autre peintre américain ne sera jamais aussi bien placé dans les
03:26concours dans les concours typiquement parisien des institutions parisienne mais on parlera peut-être
03:33de cet épisode il quitte ensuite paris pour s'installer en grande bretagne et en fait bizarrement alors que les
03:41américains le reconnaissent tout à fait comme un peu américain et que les britanniques le connaissent
03:45également à cette à cet égard les français le voient de très loin et quand bien l'appréhendent
03:54comme un peintre étranger ne le revendique pas véritablement comme faisant partie de la grande
04:00histoire culturelle française et d'une certaine manière il est presque trop cosmopolite pour réussir
04:07à appartenir intrinsèquement à une tradition culturelle bien nationale donc il est effectivement
04:15reconnu aux états unis mais c'est vrai que la france est en train de le redécouvrir alors ce qui
04:21a également joué contre lui c'est le fait il ya beaucoup de choses qui ont joué contre lui mais
04:25c'est aussi le fait qu'il arrive à paris au moment de l'explosion de l'impressionnisme en 1874
04:31pas exactement donc de la première exposition impressionniste il est influencé en partie par
04:37l'inspiration impressionniste mais il n'est pas impressionniste à 100% donc on le revendique pas
04:44non plus comme part impressionniste et puis bizarrement ce qui a aussi joué contre lui c'est qu'il est
04:49tellement doué pour peindre des portraits de la haute société qu'il gagne pour bien sa vie et en fait
04:58il est enfin il est presque catalogué comme quelqu'un qui a prostitué son art ou qui s'est vendu dans les
05:05beaux quartiers plutôt que de travailler comme on aime à développer ce mythe comme l'artiste le dit
05:12donc il est presque trop il a presque trop de succès en fait pour se reconnaître comme un artiste à part
05:18entière je sais pas si vous voulez ajouter quelque chose oui donc quelqu'un qui va à l'exposition pour la
05:25première fois donc il faut tout de même souligner que c'est la première exposition monographique de
05:30sergeant en france il y a eu sergeant et sera là en 2007 mais c'est la première fois que cet artiste
05:38qui est venu à paris faire ses études et ses premières armes est mis à l'affiche et avec éclat
05:45l'exposition est bondée vraiment c'est très très difficile de circuler dans cette exposition c'est
05:51également et ça c'est grâce à stéphane et sandra la première monographie en français de cet artiste qui
05:59doit beaucoup qui doit beaucoup à la france moi je dirais aller à l'exposition bien évidemment vous
06:05avez en tête peut-être un portrait mondain que sergeant a fait le plus célèbre qui a provoqué le scandale
06:11avec la bretelle tombée de madame gautreau la beauté professionnelle de la belle époque ou peut-être
06:17l'énigmatique docteur ponzi amant de serra bernard et d'autres mais il n'était pas que portraitiste il a
06:27aussi fait des paysages des scènes intimes l'anniversaire d'un petit garçon voilà des visages au fusain et donc il
06:37y a beaucoup beaucoup plus que les portraits que les portraits moment tu veux juste peut-être une
06:43dernière chose en lien avec notre ouvrage justement qui cette première monographie en français consacrée
06:50à cet artiste qui a fait ses armes en france qui a été formé en france des diptyques chaque chapitre
06:58souffre sur des diptyques qui montrent le beau monde et son revers et c'est une idée très forte qu'on a souhaité mettre en avant
07:03parce que justement en france on ne connaît que sous l'angle de ses portraits mondains voilà on sait qu'il a
07:09côtoyé les élites et les avant-gardes du début du 20e siècle on a beaucoup voulu et ce qu'on essaie de
07:14réhabiliter dans notre ouvrage c'est justement ces aspects cet aspect moins connu de son oeuvre comme
07:21le disait jacqueline blanche qui était un peu jaloux du talent de sorgent il avait des faiblesses pour les
07:27troisième place les gitanes les mendiants et voilà et on a essayé toujours de nos diptyques qui
07:32ouvre chacun de nos chapitres de mettre en regard des buchesses voilà des personnes de la haute
07:39société avec ses anonymes c'est un aspect qui est absolument fascinant et que et que l'expo d'Orsay
07:49alors avant de parler à proprement parler du grand travail du portraitiste et de son revers
08:02absolument fantastique moi j'aimerais qu'on parle de sa dextérité hors normes en fait que ce soit à
08:08l'huile au fusain ou à l'aquarelle je pense que là on pourrait parler des heures et je me demande si
08:14c'est pas cette dextérité qui a fait qu'il n'est jamais rentré dans un mouvement il a rendu tout le
08:19monde jaloux et qu'on l'a mal compris mesdames à vous oui oui c'est absolument ça je ne peux pas
08:27systématiquement parler en premier c'est vrai qu'il était excellent dans tous les médiums les portraits
08:36à l'huile bien sûr les grandes les grandes grandes toiles mais alors ces aquarelles et hélas dans l'exposition
08:43il n'y en a que deux il ya une sublime vue de venise et puis une gitane je crois de l'autre côté de
08:48avenir de venise mais il en a fait des centaines qui sont on avait on a le catalogue raisonné et
08:57venise c'est les aquarelles de venise c'est le 6e volume et quand on faisait le choix j'ai dit à mes
09:03copines je les veux toutes vous prenez ce que vous voulez moi je les veux toutes je pouvais pas faire
09:08le choix et on avait tellement et alors pour les fusains je ne sais pas si vous êtes allez voir
09:14l'exposition encore mais alors la surprise pour nous parce qu'on n'avait jamais vu dans la première
09:20salle c'est un fusain qui malheureusement on ne connaissait pas donc il n'est pas reproduit dans
09:24notre livre d'autres très très beau fusain figure mais ce fusain qui s'appelle ombre et lumière qui sculpte
09:32le corps d'un jeune homme en train de prier en train de regarder c'est je suis son mot voilà c'est
09:41un fusain absolument irréel mais effectivement l'exposition se concentre essentiellement sur les
09:48premières grandes villes de sergeant mais à partir de 1907 il va se lasser de faire les portraits de la
09:56société il va effectivement s'essayer à d'autres médias mais il y en a très peu du coup dans
10:07l'expo de paris mais on en reproduit plusieurs dans le livre et beaucoup de ses aquarelles qui
10:12un genre lequel va vraiment exceller et beaucoup et il en fait énormément donc on a dû faire des
10:18choix alors il y a quand même 350 humains dans le livre et on est très fiers et très reconnaissants
10:24à Stéphane et Sandra de nous avoir laissé en reproduire autant mais on a dû effectivement
10:29faire des choix de ces magnifiques bédouins au regard de cette ville du livre donc avec
10:36toujours ces cadrages très obliques et très atypiques qui prennent tout son charme mais c'est
10:41vrai que les aquarelles, la plupart des aquarelles sont en New York dans les collections américaines donc on
10:45les connaît très mal en France hélas donc voilà et mais on doit beaucoup aussi je crois qu'il faut
10:51qu'on le souligne au catalogue résonné de l'arrière-petit-niveau de Sergeant Richard
10:56Ormond qui est celui qui a vraiment permis pour redécouvre l'oeuvre de Sergeant partout dans le monde
11:03alors d'abord aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne comme Isabelle l'a dit tout à l'heure et aussi
11:08maintenant en France et c'est vrai que le dernier volume du catalogue résonné il y en a neuf à ces jours et
11:14consacré aux fusains justement qui permet une touche beaucoup plus libre et beaucoup plus rapide
11:19les portraits n'étaient plusieurs jours à être pas alors que les fusains en quelques heures
11:24ils pouvaient croquer un visage des moments qui sont assez étonnés
11:28oui oui je suis tout à fait d'accord c'est vrai qu'il a tout un pan de sa production les aquarelles les fusains
11:35qui montrent sa dextérité en fait quels que soient les médiums on a même essayé d'insister dans notre volume sur une partie très très méconnue de son travail jusqu'à présent
11:47qui était ses grandes commandes officielles pour des institutions américaines en particulier à Boston comme la Public Library ou la bibliothèque de la
11:58le Musée des Beaux-Arts pardon de Boston pour lesquelles il a produit des œuvres qui sont très très atypiques en fait dans la totalité de sa création
12:08qui sont des grands cycles muraux décoratifs pour lesquels il choisit un sujet qui est assez inattendu là aussi qui est le triomphe de la religion
12:16et donc on a vraiment le sentiment que c'est un homme qui est tellement doué qu'il n'a de cesse de se renouveler
12:24et là clairement les grandes commandes on voit bien qu'il les envisage comme un nouveau défi dans son existence et il relève ça véritablement comme un défi
12:34et ce qu'on voit c'est je ne sais pas quel est le terme en français pour ça mais les anglais parlent de
12:40il est extraordinairement varie dans ce qu'il fait et c'est vrai que le limiter à ses portraits mondains c'est très injuste
12:50on regarde toutes les tendues de sa palais
12:54et puis j'ajouterais aussi que même dans les portraits mondains ce qui est fascinant c'est qu'on voit sa virtuosité
13:01je crois qu'il n'essaie même pas de le faire exprès mais on voit qu'il a des endroits qui sont très léchés
13:07en particulier pour les visages qui sont extrêmement polis, modelés, etc.
13:12et puis sur un bout de jupe clairement il se laisse aller à mettre trois coups de pinceau totalement désinvolte
13:21qu'il n'essaie même pas d'intégrer, d'estomper
13:25et j'adore cette espèce de désinvolture qu'on voit un peu dans les marges de ces grands à toutes circonstances
13:33et on sait de fait, il l'a confié, que les dames, les messieurs de la société
13:42peindre sur commande ces productions de circonstances
13:49il pesait au moment où en 1907 il décide de s'arrêter
13:52il dit le mot portraits et il écrit ça
13:55P-A-U-G-H-T-R-A-I-T-S
13:59pour nommer en fait cet accent des beaux quartiers
14:02donc il a une position toujours qui est une position un peu en retrait
14:07un peu distancié même par rapport aux gens qu'il représente
14:12ce qui est assez intéressant, une position un peu
14:14on disait qu'il n'appartient véritablement à aucun monde
14:17mais il est toujours un peu comme ça sur la touche un peu en retrait
14:19Avant de nous plonger absolument dans le revers
14:25on va peut-être parler de l'affaire Madame X
14:28quand même qui nous occupe énormément à Paris
14:30est-ce que vous souhaitez parler du scandale ?
14:33Je pense qu'on peut reprendre à une voix
14:36parce que tous les trois on a une voix
14:38comme ça en arabe
14:39Juste deux mots sur le scandale
14:41l'oeuvre phare de l'exposition d'Orsay
14:45c'est que Madame X
14:46ce qu'on appelle aussi la joconde du Met
14:48ce qui est intéressant c'est que l'expo d'Orsay
14:51était avant au Met
14:55et pour le catalogue
14:56ils ne reproduisent qu'un détail de Madame X
14:59tellement le tableau est connu là-bas
15:00ce n'est pas le cas évidemment chez nous
15:02mais ce qui est très intéressant avec cette Madame X
15:05c'est que c'est la première fois qu'elle revient en France
15:07depuis le salon où elle a le scandale en 1884
15:11et alors qu'est-ce qui fait le scandale à cette oeuvre ?
15:14on a souvent dit que c'est à cause du scandale de Madame X
15:17que Sergeant a coupé Paris en 1884
15:20c'est vrai qu'à partir de 1884
15:22il part en Angleterre
15:23il s'installe en 1886
15:24il va reprendre l'atelier d'un autre Américain
15:27cosmopolite qui est Isler
15:29en 1886 à Londres
15:31mais en 1884 il quitte Paris
15:33en effet un parti agacé
15:36par tout ce qui s'est passé autour de ce tableau
15:39mais pas que pour ça
15:41il y avait été aussi en quête d'autres horizons et d'autres inspirations
15:44mais l'expérience de peindre Virginie Gostron
15:47c'est son nom, d'Isler Maromex
15:49ça a été effectivement compliqué pour lui
15:50alors ce n'est pas un portrait comment
15:52il faut le préciser
15:53Sergeant était totalement fasciné par cette beauté
15:57qu'on qualifiait à l'époque de professionnel
15:59ce profil notamment très inquilin
16:02sa peau presque marmoréenne
16:06qu'il a vraiment assisté auprès d'elle
16:08pour la peintre
16:09c'est une Américaine expatriée
16:11voilà comme lui
16:12elle finit par céder
16:14les peaux se mettent un temps infini
16:16parce qu'elle est très paresseuse
16:17c'est un peu compliqué
16:20mais il réussit quand même à la peindre
16:23mais pendant la première version de cette toile
16:25la bretelle de sa robe tombe
16:31et lorsque Virginie Gostron voit cette première version
16:37elle en est extrêmement choquée
16:39et demande à l'artiste de ne pas présenter son oeuvre au salon
16:43parce qu'elle pense que tout le monde va croire
16:45parce qu'une femme perdue
16:46ou une heure se dissolue
16:49voilà donc ça n'envoyait pas le bon message pour elle
16:51mais bon Sergeant présente quand même l'oeuvre
16:54qui fait effectivement scandale
16:55mais moins à cause de la bretelle en question
16:57que de sa carnation extrêmement pâle
17:01presque morbide d'ailleurs
17:04et c'est cette blancheur
17:07qui contraste
17:08d'ailleurs on voit la blancheur de sa peau
17:09qui contraste avec les oreilles très rouges
17:12donc vous n'étaient sans doute pas prudérés
17:15les oreilles en question
17:16voilà
17:17et effectivement les critiques
17:21vont s'en donner à coeur joie
17:22en disant
17:22voilà c'est une copie d'une copie
17:25parce que c'est une femme fin
17:27littéralement
17:28qui se met en scène
17:29et voilà c'est de l'artifice
17:31de cette beauté professionnelle
17:33des commentaires
17:34je passe la ménégalise
17:35certains des commentaires en question
17:36mais voilà
17:37elle est attaquée de toutes parts
17:38il y a une sorte de mélange un peu intéressant
17:40contre les attaques contre le modèle
17:42et contre le flammeau
17:44cette porosité entre la femme peinte
17:47et la toile est tout à fait intéressante
17:49et c'est vrai que Sorgent a beaucoup joué là-dessus
17:51on a tout un chapitre dans l'ouvrage
17:53autour de l'artifice
17:57c'est la question de la sensorialité
17:59de l'artifice chez Sorgent
18:01et il a beaucoup peint de femmes
18:03en train de se maquiller
18:04parce que ça le fascinait complètement
18:06de représenter
18:08c'est quand même comme des artistes elles-mêmes
18:10voilà
18:11donc ça c'est le scandale
18:12de Madame X
18:14qu'on est ravis
18:14de l'importance
18:15à l'évolution
18:16depuis
18:161884
18:18non non je crois que c'est bien
18:23non je crois qu'on est trois
18:25on peut vous répondre à une question
18:26ce dont vous parlez aussi
18:29qui est passionnant
18:29c'est l'influence des grands maîtres
18:31c'est comme si
18:32tout surgissait en lui
18:34que ce soit Velasquez
18:35ou Reynolds
18:36ou Haas
18:37ou Van Dijk
18:38est-ce que vous souhaitez nous parler
18:40de l'influence des grands maîtres ?
18:42Isabelle
18:42ça c'est toi
18:43Vaste sujet
18:46alors une fois de plus
18:48c'est là qu'on voit sa virtuosité
18:50en fait
18:50c'est que
18:51cette influence
18:52c'est pas forcément
18:53immédiatement perceptible
18:55quand on sait
18:57la manière dont il sait
18:58pratiquement
18:59auto-former
19:00en copiant les grands maîtres
19:01ça devient largement plus évident
19:04alors il y a beaucoup de références
19:07chez lui
19:08le Gréco bien sûr
19:10la peinture espagnole
19:11en premier lieu
19:12il travaille à Paris
19:14dans l'atelier de Carolus Durand
19:16Carolus Durand lui-même
19:18est très influencé
19:19par la peinture espagnole
19:20il est ami avec Manet
19:22et l'un des peintres français
19:23qui ont redécouvert
19:25la peinture espagnole
19:26c'est Manet bien sûr
19:27qui a donné
19:28ces images
19:30de Torero
19:31tués dans l'arène
19:33des danseuses espagnoles
19:35donc Manet fait le voyage en Espagne
19:37dans les années 1865
19:38enfin en 1865
19:39pas exactement
19:40Saint-Agen
19:42terminé à Paris
19:42une dizaine d'années plus tard
19:44et il se retrouve
19:45dans cette ambiance
19:46où en fait
19:46on découvre l'Espagne
19:47quasiment
19:48comme une sorte
19:48d'horizon orientaliste
19:51c'est vraiment perçu
19:52comme une terre
19:53très lointaine
19:54très étrangère
19:54et
19:56Carolus Durand
19:57donc dans son atelier
19:58dit à ses étudiants
19:59Velázquez
20:00Velázquez
20:01Velázquez
20:01copié sans relâche
20:02Velázquez
20:03et donc
20:04au cours même
20:06de ces années parisiennes
20:07on le voit bien
20:07dans l'exposition
20:08du Musée d'Orsay
20:09Saint-Jean se rend
20:11en Espagne
20:12il va tout d'abord
20:13à Madrid
20:13au Prado
20:14et au Prado
20:14il copie
20:15il copie
20:16il copie
20:16et il fait des copies
20:18on en voit quelques-unes
20:19dans l'exposition
20:20du Musée d'Orsay
20:21qui sont très impressionnantes
20:22il copie en particulier
20:23Velázquez
20:23mais pas seulement
20:24il y a Goya
20:25il y a Haricot
20:27il copie également
20:28France Sals
20:29et
20:30ces copies
20:31sont impressionnantes
20:32de qualité
20:33elles aussi
20:33et
20:35alors
20:36c'est ça qui est intéressant
20:37chez lui
20:37j'ai parlé de sa proximité
20:40ensuite
20:41avec les peintes
20:42du mouvement impressionniste
20:42une sorte de synthèse
20:44assez réussie
20:45entre
20:45un certain nombre
20:47d'éléments
20:48qu'il prend
20:48aux impressionnistes
20:49mais aussi
20:49d'autres éléments
20:50qui sont complètement
20:51contradictoires
20:51avec les premiers
20:52qui l'empruntent
20:54à la peinture espagnole
20:55en particulier
20:55son travail
20:56sur des noirs
20:56extrêmement intenses
20:57qui viennent directement
20:59de cette tradition espagnole
21:00et qui ne fonctionnent pas
21:02du tout
21:02avec les impressionnistes
21:03qui eux
21:03avaient clairement déclaré
21:04qu'ils avaient banni
21:05le noir
21:06de leur palette
21:06donc il arrive
21:07à faire une synthèse
21:08extrêmement réussie
21:09de ses influences
21:11et également
21:12des influences hollandaises
21:13bien sûr
21:13il adore
21:14Hals
21:15et je pense là aussi
21:16qu'il aime Hals
21:17pour sa liberté de pinceau
21:20cette capacité
21:23à peindre
21:24des fraises
21:26avec juste
21:26quelques coups de pinceau
21:27des embattements de blanc
21:29et ce qu'on découvre
21:33en fait
21:33quand on se penche
21:35sur cette grande réalisation
21:36par la suite
21:39c'est qu'il retient
21:42pas seulement
21:43le coup de pinceau
21:43mais il retient aussi
21:44un certain nombre
21:45des principes structurels
21:48constructifs
21:49qu'il trouve
21:49en particulier
21:50chez Velázquez
21:51et notamment
21:53la composition
21:55des Ménines
21:55il est fasciné
21:56par la composition
21:57des Ménines
21:58et on la retrouve
21:58dans énormément
21:59de tableaux
22:00y compris d'ailleurs
22:01des portraits
22:01avec cette idée
22:02de perspective
22:03très profonde
22:04qui s'enfonce
22:05dans des lointains
22:06un peu obscurs
22:07et puis
22:07juste l'ouverture
22:09lumineuse
22:10en fond
22:11et on la trouve
22:12en particulier
22:13cette structure
22:13dans
22:14cet immense tableau
22:16qui est très très bien
22:17présenté
22:17au musée d'Orsay
22:18qui est le tableau
22:19des quatre filles
22:21du
22:22je vais dire
22:23des quatre filles
22:23du docteur
22:24des quatre filles
22:26des deux
22:27dans le bruit
22:28qui sont
22:30dispersées
22:31dans cet espace
22:32où elles ont l'air
22:33d'être quasiment
22:33perdues
22:34dans un espace
22:35qui les dépasse
22:36littéralement
22:36tout comme ces vases
22:38japonais
22:39les dépassent
22:40et on voit
22:40très très bien
22:41ici la composition
22:42à la Velázquez
22:43de la composition
22:44héritée des Ménines
22:45avec les différents
22:47pans coupés
22:48sur les deux côtés
22:48qui rappellent un petit peu
22:50la toile
22:50sur laquelle travaille
22:52le peintre
22:52qui s'auto-introduit
22:54dans les Ménines
22:54donc il est quand même
22:55très très proche
22:56de ses leçons
22:57constructives
22:58mais qu'il arrive
22:58à distiller
22:59dans ses tableaux
23:00avec un art
23:00qui est assez consommé
23:02et donc voilà
23:05il y a une vraie
23:06formation chez lui
23:07il y a
23:08une véritable culture
23:10on pourrait parler
23:11aussi bien sûr
23:12de la renaissance italienne
23:14c'est vraiment
23:15quelqu'un
23:16qui s'est formé
23:17directement
23:17sur place
23:18en Italie
23:19qui s'est imprégné
23:20de la culture
23:21en ces référentes
23:22alors maintenant
23:30parlons paysage
23:31quel talent
23:33je ne souhaite pas
23:35parler de paysage
23:36oui
23:37oui
23:38donc
23:39oui
23:40sur la fin
23:41il a beaucoup voyagé
23:42et en fait
23:43en fait
23:44on connait très peu
23:45de sa vie privée
23:46il voyageait
23:47avec sa famille
23:48il restait avec sa mère
23:50il restait avec sa mère
23:51toute sa vie à elle
23:52et jusqu'à la fin
23:54avec sa soeur
23:55qui était un peu handicapée
23:56et en voyageant
23:57il avait toujours
23:58un calepin à la main
24:00et il croquait
24:02et il peignait
24:02tout
24:03il a une production
24:05absolument
24:05phénoménale
24:07donc on a des paysages
24:08effectivement
24:09des Alpes
24:10mais aussi
24:11de l'Italie
24:11du nord
24:12d'Afrique
24:13et c'est là
24:14où l'aquarelle
24:15lui servait beaucoup
24:17parce qu'il pouvait
24:18travailler vite
24:19sur place
24:19avec l'aquarelle
24:21à capter
24:23la lumière
24:24de l'endroit
24:25les ombres
24:26qu'on trouve
24:27en Espagne
24:29lorsqu'il peint
24:30l'alambra
24:31granade
24:32les reflets
24:32dans l'eau
24:33oui
24:34on est presque
24:36on est dans
24:37on va vers la modernité
24:39on se croirait
24:40pratiquement
24:40Nicolas de Stal
24:42avec ce tableau
24:44là
24:44et le reflet
24:46sur le linge
24:47le revers
24:47le linge qui sèche
24:49mais tout
24:50tout
24:51tout
24:51l'intéressait
24:52un bol de fruits
24:53des grenades
24:55qui voyaient
24:55un buisson
24:58des citrons
24:59et donc
25:00voilà
25:00c'est un très
25:01grand paysagiste
25:03qui a également
25:05peint
25:07des paysages
25:08très émouvants
25:08lorsque la première
25:10guerre mondiale
25:11a éclaté
25:11en 1914
25:12il s'est trouvé
25:13en Tyrol
25:15donc il était
25:16dans une position
25:17il ne pouvait pas voyager
25:18il était derrière
25:19les lignes
25:20qui pouvaient franchir
25:22à ce moment là
25:22et il a peint
25:24deux cimetières
25:25deux cimetières
25:27comme si
25:28il sentait
25:30ce qui allait venir
25:31il sentait
25:32la tragédie
25:34qui arrivait
25:35mais il mettait
25:36derrière
25:36les Alpes
25:37et on se disait
25:38quand même
25:39il y a quelque chose
25:40qui va résister
25:41il y a l'humanité
25:42qui va résister
25:42je ne sais pas si ça
25:43répondu à ce que vous
25:46c'est parfait
25:47l'un des cimetières
25:49m'a fait penser
25:50à un tableau
25:50de Cholionis
25:51c'est comme
25:52s'il y avait
25:52des miliens
25:53comme
25:53sergeants
25:55circulaient
25:56partout
25:58oui
25:59vous avez évoqué
26:01la guerre
26:01je crois que
26:02George
26:03lui a demandé
26:04d'être
26:04peintre
26:05de guerre
26:06absolument
26:07ah oui
26:08ça c'est une des
26:09voilà
26:09mais l'autre
26:10est presque abstrait
26:12par son tableau
26:12de Cholionis
26:13et puis je n'ai pas dit
26:14mais il est allé
26:14aussi dans l'ouest
26:15américain
26:15il a même campé
26:17sous gauche
26:18voilà
26:19mais c'est bien investi
26:26et donc il y a
26:27l'ouest américain
26:28également
26:28et Jérusalem
26:30il y a des vues
26:31de Jérusalem
26:31qui sont particulièrement
26:32abstraites
26:33pardon
26:34c'est trop
26:37insurant
26:38les vues
26:40de Jérusalem
26:41sont
26:41on est dans
26:42la peinture
26:43abstraite
26:43et d'ailleurs
26:44Andy Warhol
26:45lui-même
26:46l'a dit
26:46il était devant
26:47un tableau
26:48il a dit
26:48mais c'est quoi
26:49ce tableau
26:49c'est de l'art
26:50abstrait
26:50c'était le feu
26:51le feu
26:52à la montagne
26:53qui est à la fin
26:54mountain fire
26:55qui est tout à fait
26:56à la fin
26:56et il est allé
26:58dans l'ouest américain
26:59où il a
27:00campé
27:00et il a peint
27:01la lumière
27:03sous la tente
27:04le feu
27:05de bois
27:06pour
27:07pour cuisiner
27:08etc
27:08mais pour la guerre
27:09c'est Charlotte
27:10qui va parler
27:10Charlotte pour la guerre
27:11oui oui
27:12je pense
27:12je rebondis
27:14sur la guerre
27:15on trahit
27:16un peu
27:16qui a écrit quoi
27:17magnifique
27:19oui et on voit aussi
27:21parce qu'on parlait
27:21des grands maîtres
27:22tout à l'heure
27:22à quel point
27:23ces aquarelles
27:24Sergeant a été influencé
27:25par ça
27:26aussi
27:27et sa manière
27:28de décomposer
27:30complètement l'espace
27:31on est vraiment
27:32dans le début
27:33de l'attraction
27:34et des fois
27:34on laisse d'ailleurs
27:35vous le voyez déjà
27:36dans l'expo
27:37mais c'est surtout
27:37des huiles
27:38dans l'expo
27:39d'Orsay
27:39on a énormément
27:40de pans
27:41de murs blancs
27:42notamment
27:42des tableaux marocains
27:44aussi à Capri
27:45avec des grands espaces
27:46de vide
27:47donc il laisse
27:48le vide
27:49prendre une place
27:50très pondérante
27:51dans ces huiles
27:52et il fait la même chose
27:53avec certaines
27:53de ces aquarelles
27:54voire
27:55des fois
27:55on voit même
27:56la toile
27:57la toile
27:57donc il y a quelque chose
27:58de vraiment
27:59le vide de la toile
28:00est très très présent
28:01extrêmement expérimental
28:03pour la guerre
28:05alors effectivement
28:06sans doute
28:08a été peintre de guerre
28:09il a été approché
28:10par le premier ministre
28:11de l'économique
28:12George
28:13George
28:13pour être peintre officiel
28:16de guerre
28:16comme d'autres
28:17ont été
28:18comme Pornach
28:19à qui on demandait
28:21de documenter le conflit
28:23d'aller sur le front
28:25et de peindre
28:26leur expérience
28:27Sgt est déjà
28:29assez âgé
28:29je crois qu'il en a
28:3062
28:3163
28:32mais il veut y aller
28:37et l'expérience
28:38est ce qui va le pousser
28:39aussi à peindre
28:40le conflit
28:41c'est aussi une expérience
28:42une tragédie personnelle
28:43c'est la mort
28:43de sa nièce
28:44Rose-Marie
28:45dans un bombardement
28:46ici à Paris
28:47à la ville
28:48de Saint-Germain
28:49Saint-Prothère
28:50sa nièce
28:51était très très proche
28:53et sa nièce
28:55était infirmière volontaire
28:58à l'hôpital
28:59des 15-20
28:59à Paris
29:01et elle s'occupait
29:02des soldats
29:03qui avaient été blessés
29:04au gaz moutarde
29:07et c'est
29:07de manière assez intéressante
29:09c'est le sujet
29:09que je vais choisir
29:10sans doute
29:11parce qu'il partira au front
29:12en 1918
29:14il va peindre
29:15des gommines
29:15du nord de la France
29:16il y a des très très
29:17très belles toiles
29:18de garras
29:20et tout ça
29:21justement
29:22ben voilà
29:23très bien
29:24je n'en s'y sais pas
29:25mais en tout cas
29:25il y a cette expérience
29:27de la guerre
29:27il va peindre la guerre
29:29et ce qui est intéressant
29:30avec sa manière
29:31de peindre la guerre
29:32c'est que
29:33il va
29:34plutôt que de peindre
29:35les combats
29:36il va peindre
29:37les plans de repos
29:38donc beaucoup
29:38les soldats
29:39en faisant des siestes
29:41voilà
29:42pas du tout
29:42l'arme à la main
29:43il n'y a pas du tout
29:44de glorification
29:45de l'acte martial
29:46au contraire
29:48et il y a effectivement
29:49aussi beaucoup
29:49d'homéritisme
29:50dans cette scène
29:51des baigneurs
29:52qui voient beaucoup
29:53à Cézanne
29:54également
29:54de soldats
29:56à moi qui est nus
29:56qui se reposent
29:59et qui ressemblent
30:01à tous
30:01pas des soldats
30:02mais c'est vraiment
30:02ces temps de repos
30:04entre deux
30:04deux catastrophes
30:06que ça a été saisie
30:08c'est très très bien
30:09qu'on a mis en revers
30:22avec les généraux
30:24et Sargent a dit
30:26que les 22 paires
30:27de bottes
30:29étaient un véritable
30:29cauchemar
30:30pour lui
30:31comment peindre
30:3222 paires de bottes
30:33de façon un peu différente
30:34et autre cauchemar
30:36c'est que lorsqu'il a peint
30:37ce tableau
30:37certains des généraux
30:39étaient déjà morts
30:39donc voilà
30:41mes amis
30:42nous c'est tout cela
30:43vous faites un rapprochement
30:45avec Bruegel aussi
30:46pour la
30:47c'est vraiment impressionnant
30:49avec la parabole
30:52des aveugles
30:53voilà
30:53alors sans transition
30:57moi j'avais envie
30:58que vous nous parliez
30:59un peu de cette relation
31:00entre Sorolia
31:01et Sargent
31:02est-ce qu'ils se connaissaient
31:03parce que je trouve
31:04je ne suis pas la seule
31:05que parfois
31:06leurs touches
31:07semblent similaires
31:08dans la dextérité
31:10et les teintes mauves
31:11est-ce qu'ils se connaissaient
31:12est-ce qu'ils se détestaient
31:13est-ce qu'ils s'aimaient
31:14alors
31:17on n'a pas beaucoup
31:19de documentation
31:19sur cela
31:20on sait qu'ils se sont croisés
31:23donc Sargent
31:25est allé assez régulièrement
31:26en Espagne
31:26il a fait plusieurs voyages
31:27en Espagne
31:28il y est allé
31:28à peu près
31:29tous les 5 ou 10 ans
31:30il fait
31:308 voyages
31:32en Espagne
31:33si je ne me trompe
31:34ce qui est sûr
31:36c'est que Soroya
31:37a connaissance
31:38de Sargent
31:39et je pense
31:39que l'influence
31:40est dans ce sens-là
31:41Soroya
31:43produit des toiles
31:45à la fin de sa vie
31:46qui sont très impressionnantes
31:47si on n'a pas
31:49la légende
31:51on peut prendre
31:52les Soroya
31:52pour des Sargent
31:53il n'a pas
31:54en fait
31:54il a aussi
31:55des portraits
31:56sur des fauteuils
31:57qui sont exactement
31:58les fauteuils
31:59de Sylvie 15
32:00qu'on voit
32:00dans les tableaux
32:01de Sargent
32:02la position même
32:04que je décrivais
32:05avec la lumière
32:06en arrière-plan
32:07revenant des lointains
32:09on a le sentiment
32:10que Soroya
32:11l'a emprunté directement
32:12à Sargent
32:12donc il est clair
32:14qu'il y a eu
32:14une influence
32:15donc Sargent
32:17s'est rendu
32:18sur cette côte-là
32:20il est allé
32:20plusieurs fois
32:21en Espagne
32:21souvent en Andalousie
32:23mais il est allé aussi
32:23sur la côte
32:24qui était celle de Soroya
32:25si je puis dire
32:26parce que Soroya
32:26est de Valence
32:27et il a également
32:29fait un voyage
32:31jusqu'à Mallorca
32:32et donc à cette occasion-là
32:34ils ont probablement
32:36ils se sont croisés
32:37ça on sait
32:37qu'ils se sont croisés
32:38ils se sont rencontrés
32:39est-ce que les relations
32:40allaient au-delà de ça
32:41c'est pas totalement évident
32:43après il y a des points
32:45de consonance
32:46qui sont effectivement
32:47assez surprenants
32:48on a dit que Soroya
32:49était le peintre
32:50de la lumière
32:51et du blanc
32:51c'est vrai qu'on pourrait
32:53quasiment
32:53on a fait des développements
32:55dans notre
32:55volume
32:57sur justement
32:58son traitement du blanc
32:59de ses femmes en blanc
33:01de ses robes blanches
33:03de ses satins
33:04de ses
33:05voilà
33:05la perception
33:06du blanc
33:07il y a aussi
33:09des points
33:09de différence
33:10Sergeant n'est pas
33:11véritablement
33:12un peintre
33:13de la plage
33:13alors que Soroya
33:15est vraiment
33:15un peintre
33:16de bord de mer
33:17donc c'est
33:19c'est vraiment
33:19c'est probablement
33:20une piste
33:21à poursuivre
33:22il est clair
33:23qu'il y a
33:23des points
33:24de points
33:25de rencontre
33:26il faudrait essayer
33:28de le documenter
33:29plus avant
33:29les choses surgiront
33:31peut-être
33:31puisque
33:32justement
33:33Guillaume Kins
33:34qui est directeur
33:36de la Hispanique
33:36de la Sanité
33:37de New York
33:37était présent
33:38la semaine dernière
33:39pour une présentation
33:40du volume
33:41et
33:42cette société
33:43va soutenir
33:45participer
33:46enfin
33:46soutenir
33:47l'ouverture
33:48d'un nouveau
33:49musée Soroya
33:49à Valence
33:50il y avait déjà
33:52une fondation
33:53Soroya
33:53à Madrid
33:54qui est en rénovation
33:56à l'heure actuelle
33:56mais
33:57donc voilà
33:58il y a là
33:58des pistes
33:59c'est une bonne question
34:01Sandra
34:04à un moment
34:06tu as montré
34:06des hommes
34:07mis dans l'eau
34:09est-ce que c'est parce
34:11qu'il avait été
34:11sûrement
34:12très marqué
34:13par le procès
34:14fait à Oscar Wilde
34:16qu'il a toujours
34:16caché
34:17sa vie privée
34:18alors
34:27l'homosexualité
34:28était considérée
34:29comme un crime
34:29c'est pas que
34:30en Angleterre
34:32en Angleterre
34:32pas en France
34:34mais
34:34dans les années 90
34:36Sardines
34:36était
34:37en Angleterre
34:38donc effectivement
34:41bon
34:42Sardines
34:43a toujours été
34:44très secret
34:44on sait que
34:45il a été écrit
34:45une partie
34:45de la correspondance
34:46voilà
34:48on y connait
34:49des amitiés
34:49masculines
34:50très fortes
34:51d'Albert
34:53de Belleroche
34:53par exemple
34:54même
34:55à Pozy
34:56ou d'autres
34:57donc effectivement
35:01il y a tout
35:01un pan de sa vie
35:03intime
35:04qui reste encore
35:05très secret
35:06c'est vrai
35:07que dans les années 90
35:08un chercheur
35:10Trevor
35:11Fabra
35:12d'Amistore
35:12Lantelard
35:13a mis au jour
35:14toute une série
35:15de dessins
35:16de nus
35:17masculins
35:18il n'avait qu'un seul
35:19nus
35:20féminin
35:20de toute sa vie
35:21et en France
35:22il y avait énormément
35:22énormément
35:23de nus masculins
35:24pour mettre la puce
35:29à l'oreille
35:29une fois
35:29dans l'expédor
35:30c'est
35:31un très très beau
35:32portrait
35:32de gondolier
35:33à moitié nu
35:36au début
35:37et surtout
35:39à la part
35:40là c'est intéressant
35:41c'est un portrait
35:41de Noir
35:42en Floride
35:43pendant la
35:43en 1917
35:45donc juste avant
35:46la participation
35:47au Sardin
35:47à la première
35:49guerre mondiale
35:49et c'est intéressant
35:50parce qu'il y avait
35:52beaucoup de jeunes
35:53Noirs américains
35:54qui pouvaient bénéficier
35:58d'une liberté
35:58un peu plus grande
35:59après le départ
36:01de beaucoup d'hommes
36:02au conflit
36:02et certains
36:03évidemment
36:03se battent en Europe
36:05mais là
36:06il y a toutes ces scènes
36:07il y avait beaucoup
36:08voilà
36:10ça a peint aussi
36:11beaucoup d'hommes noirs
36:11et notamment
36:12dans le cas
36:13des presques
36:14qu'évoquait tout à l'heure
36:15Isabelle
36:15et lui aussi
36:18ces grandes presques
36:19pour l'abortion
36:20public library
36:20et le musée
36:22des beaux-arts
36:23de Boston
36:24il y a un jeune homme
36:25qui l'a rencontré
36:26dans un hôtel
36:27l'hôtel d'un homme
36:28à Boston
36:29qui s'appelle
36:30Tramson Caller
36:31qui est un jeune
36:32afro-américain
36:33qui avait un corps
36:34extrêmement affectique
36:35et à qui
36:36Sardin a demandé
36:37de poser
36:38pour le cycle
36:39le cycle
36:40de peinture murale
36:41qu'il a réalisé
36:42pour Boston
36:42comme modèle
36:43pour les figures
36:45d'Apollo
36:45et c'est très intéressant
36:47la manière dont
36:48voilà
36:49évidemment
36:49quelque part
36:50il blanchit le corps
36:51de Tramson Caller
36:52mais c'est très intéressant
36:53de voir
36:54qu'il a développé
36:56cette amitié
36:56très très forte
36:57avec ce jeune homme
36:59dont il est resté
37:01jusqu'à la fin de sa vie
37:03donc il y avait
37:04un très très beau portrait
37:05notamment
37:06en fait dans un premier temps
37:16pour reprendre
37:17notre structure
37:18de diptyque
37:19on avait pensé
37:20mettre
37:20Thomas McCuller
37:21donc ce bel
37:22afro-américain
37:23nu
37:24vraiment
37:24voilà
37:26comme premier diptyque
37:29contre une duchesse
37:31bellissime
37:32etc
37:32et on s'est dit
37:33tout de même
37:34on ne va pas
37:35enfoncer le
37:35parce qu'en fait
37:38on ne sait pas
37:39on ne sait pas
37:40c'est bon
37:40c'est bon
37:41bon je crois que
37:43voilà
37:43on succute
37:45voilà
37:47alors vous trouvez
37:48c'est quand même
37:48comme première image
37:50mais l'exposition
37:53a osé
37:53comme d'ailleurs
37:54Stéphane a osé
37:56ça nous a
37:56dans un premier temps
37:57on était
37:57on ne vous a peut-être
37:59pas dit Stéphane
37:59mais alors
38:00ouvrir le livre
38:02et avoir
38:02la jeune
38:04Marie-Louise
38:05Pairon
38:06qui s'agrippe
38:07au canapé
38:09et qui vous regarde
38:10avec ce regard
38:11parce qu'elle
38:11s'ennuie tellement
38:13tellement
38:14tellement
38:15pendant les pauses
38:16elle avait 80 pauses
38:18et elle détestait
38:19Sargent
38:19et elle détestait
38:20poser
38:21on s'est dit
38:22tout de même
38:23vous allez oser
38:23nous on a voulu oser
38:25et vous l'avez fait
38:26Stéphane bravo
38:27elle est vraiment
38:30lente hein
38:30cette fille
38:30non
38:31j'ajoute juste une chose
38:32qui est que
38:34effectivement
38:34ces portraits
38:37que ce soit des lues
38:39d'ailleurs
38:39ou pas tout
38:40à fait des lues
38:40mais ces portraits
38:41d'hommes
38:41sont très très beaux
38:43on voit clairement
38:44que son type
38:45est méditerranéen
38:46on a
38:47des italiens
38:48des espagnols
38:50des grands ténébreux
38:51très bruns
38:53au regard sombre
38:55voilà
38:56on voit quand même
38:57on voit
38:58se dessiner
38:59un type
39:00même en maintenant
39:01que nous ne savons rien
39:02et que nous ne voulons pas
39:03nous laisser entraîner
39:04sur des pistes
39:06disons
39:06d'interprétation
39:07il est clair
39:08quand même
39:08qu'il y a une vraie
39:09fascination
39:10pour ce type
39:11du sud
39:12il y a quelque chose
39:17qui m'a frappée
39:18aussi
39:18ce sont ces alligators
39:19je me demande
39:21si Gilaio
39:22n'est pas tombé
39:22amoureux
39:24des alligators
39:25de Sargent
39:26et je voulais savoir
39:28100 ans
39:29après sa mort
39:30est-ce que vous sentez
39:32que Sargent
39:32continue d'influencer
39:33certains artistes
39:36alors
39:39juste pendant que
39:40mes camarades réfléchissent
39:42à cette question
39:43à laquelle nous ne savons pas répondre
39:44juste une chose
39:46pour préciser
39:47que
39:47donc Sargent
39:48est décédé
39:49en 1925
39:50et donc l'exposition
39:52du musée d'Orsay
39:53s'est tenue
39:54à l'occasion
39:55du centenaire
39:56de sa mort
39:56donc c'est effectivement
39:58tout un siècle
39:59je ne sais pas
40:00si je suis capable
40:00de dire
40:01soit les alligators
40:05soit si des artistes
40:06contemporains
40:07se réclament maintenant
40:08de l'influencer
40:08de sa mort
40:09je ne sais pas
40:10ce que ça veut dire
40:11je ne sais pas
40:12pas le dire non plus
40:12mais c'est vrai
40:14que les alligators
40:15sont surprenants
40:16c'est surprenant
40:17surprenant
40:19dans le travail d'ailleurs
40:20on peut se dire
40:20les alligators
40:23les alligators
40:24moi il y a
40:26l'anguette
40:26aussi
40:26et là
40:29de nouveau
40:30l'aquarelle
40:30aquatique
40:32qui sont
40:33les aquarelles
40:35sont fabuleuses
40:35et je pense
40:37que tout autant
40:38que des alligators
40:39ils auraient pu prendre
40:40voilà
40:41des selles de Bayou
40:42un bassin
40:43l'un des
40:45l'un des pannes
40:46qui l'ont comptoyé
40:47lorsqu'il était
40:48en Grande-Bretagne
40:48disait
40:49mais ce qui est fabuleux
40:50c'est sa capacité
40:51à se planter
40:52sans avoir réfléchi
40:53du tout
40:53dans un champ
40:54avec son chevalet
40:55et à peindre ce qu'il voit
40:56sans avoir
40:57prédéterminé
40:59un angle
41:01une perspective
41:02une scène
41:04donc visiblement
41:04il y a aussi
41:05ce côté
41:05dans sa production
41:07aquarellée
41:08en particulier
41:08ce côté très
41:09sur le vif
41:10en fait
41:11sur le motif
41:12sur le motif
41:14oui
41:15c'est une très bonne question
41:18sur le vif
41:19et aussi
41:19pour repenser là-dessus
41:21il prend des risques
41:22aussi
41:22c'est à dire
41:22qu'on s'approche
41:23un peu des alligators
41:24il y en a des très beaux
41:26dans les collections
41:27de la chevalet
41:27et comme sur le front
41:30aussi
41:30les peintures de guerre
41:31il va peindre sur le front
41:32au plus près des soldats
41:34et voilà
41:35à aucun moment
41:36d'ailleurs
41:37les soldats
41:39ils disent
41:40attention quand même
41:40vous êtes quand même
41:42en ligne
41:42littéralement
41:43en ligne de mire
41:44avec votre parasol
41:46etc
41:47donc ils prenaient
41:47la peinture avant tout
41:50et
41:51en ce qui concerne
41:52l'influence
41:53sur des artistes
41:54contemporains
41:55moi non plus
41:56je ne pense pas
41:58à un artiste
41:59qui serait clair
42:00directement
42:00maintenant
42:01ce Saint-Ogeot
42:01même s'il a été admiré
42:04par beaucoup d'artistes
42:06au cours du 15e siècle
42:07alors même
42:07que sa réplication
42:09était au plus bas
42:09ce qu'on peut dire
42:12ceci dit
42:12c'est que Saint-Ogeot
42:13aujourd'hui
42:13influence vraiment
42:14la culture populaire
42:15ça c'est quelque chose
42:16qu'on va en avoir
42:17sur le livre
42:17et quelque part
42:19il fait partie
42:20de notre vocabulaire
42:21revient
42:22un peu
42:23de notre vocabulaire
42:24visuel
42:24des séries
42:25comme
42:25par exemple
42:26en référence
42:27à Saint-Ogeot
42:28la plus nouvelle série
42:29c'est HBL
42:30il y a
42:32Saint-Ogeot
42:33Saint-Ogeot
42:33Saint-Ogeot
42:36est même un personnage
42:37de la série
42:38oui tout à fait
42:38donc ce qui est très intéressant
42:39c'est vraiment
42:40il y a un retour
42:42de Saint-Ogeot
42:43sur la culture populaire
42:44alors qu'il y a
42:44effectivement
42:45toutes ces années
42:46il a été complètement
42:47non seulement oubliées
42:49mais aussi
42:49contenuées
42:51mais publiées
42:52par les avant-garde
42:53donc voilà
42:55je ne serais pas surprise
42:55qu'il y ait un nouveau
42:56ennemi
42:57dans le milieu artistique
42:58pour sa production
42:59notamment
42:59ses œuvres
43:00les moins connues
43:01comme c'est le livre
43:02est-ce que j'ai oublié
43:06quelque chose
43:06mesdames ?
43:08beaucoup de choses
43:09qui sont toutes
43:11au livre
43:11voilà
43:12non c'est très compliqué
43:16de faire le tour
43:17d'un tel personnage
43:18en une heure
43:19on peut donner
43:20un petit avant-goût
43:21mais c'est vrai que
43:23la vérité
43:24donc Emelie l'a raconté
43:26pour faire le livre
43:27on a commencé
43:27par se plonger
43:28dans cet extraordinaire
43:30catalogue résonné
43:30en 9 volumes
43:31et on a tourné les pages
43:32en disant
43:33on veut celui-ci
43:33celui-ci
43:34celui-ci
43:34celui-ci
43:35et en fait
43:36très récemment
43:37à un moment
43:37où je retravaillais
43:38le sujet
43:39où je suis allée
43:40recompulser
43:41justement le catalogue
43:43je me suis dit
43:43mais en fait
43:44c'est fascinant
43:44parce que
43:45la production est telle
43:47il a plus de 3000 œuvres
43:49en fait
43:49et je me suis dit
43:51mais la production est telle
43:52que si le choix
43:53était à refaire
43:54je pense que je ferais
43:55un nouveau choix
43:57c'est-à-dire
43:57je serais capable
43:58d'aller choisir
43:58d'autres œuvres encore
43:59alors évidemment
44:00il y a déjà
44:01une familiarité
44:02avec celle qu'on a travaillé
44:02qui fait qu'on est
44:03attiré par d'autres
44:04mais
44:05voilà
44:07oui
44:07à suivre
44:09tout peut continuer
44:10Stéphane a déjà suggéré
44:11volume 2
44:12nous sommes partantes
44:13il y a de quoi
44:16il y a énormément
44:17d'aspects à redécouvrir
44:18c'est vrai que
44:19je pense que
44:20les paysages sont
44:20à redécouvrir
44:21les cuisins sont
44:22à redécouvrir
44:23tous les milieux artistiques
44:26avec lesquels
44:27il a
44:27frayé
44:28d'une manière
44:29ou d'une autre
44:30tout en gardant
44:31toujours cette position
44:31un petit peu en retrait
44:32voilà
44:33il nous permet
44:34nous sommes anglicistes
44:36toutes les trois
44:36nous avons plutôt travaillé
44:37dans le domaine
44:38britannique
44:39américain
44:39se plonger
44:42à cette occasion là
44:43dans ce qu'était
44:44que la France
44:45de la fin du 19ème siècle
44:46de redécouvrir
44:47le monde dans lequel
44:49évoluaient
44:50les impressionnistes
44:51tout ça est fabuleux
44:52et puis surtout
44:52il faut bien dire
44:53que ce genre de personnalité
44:55à l'heure actuelle
44:56on a l'impression
44:56que les frontières
44:57voilà
44:58se barrent de partout
44:59de barbelés
45:01de murs
45:02que les distances
45:03sont infranchissables
45:04c'est tellement réjouissant
45:05quand même
45:05de voir
45:06ce type
45:08d'artistes
45:10qui embrassent
45:11vraiment
45:11une culture
45:12non seulement
45:13européenne
45:14mais internationale
45:15sans faire
45:16de différence
45:17enfin je trouve
45:18que c'est une très
45:19très belle leçon
45:20pour le temps présent
45:21j'aurais peut-être
45:22une
45:22si je peux me permettre
45:24est-ce qu'il y a quelque chose
45:26dont on aurait pu parler
45:27on ne l'a pas dit
45:29c'était
45:30un pianiste
45:31exceptionnel
45:32il aurait pu devenir
45:33un pianiste de concert
45:34vraiment
45:35absolument
45:36exceptionnel
45:37et donc
45:38grand ami
45:38de compositeur
45:40dont Gabriel Forêt
45:41il a fait un portrait
45:43absolument magnifique
45:44de Gabriel Forêt
45:45et tout à l'heure
45:46Sandra vous a montré
45:47un fusain
45:47c'est une compositrice
45:49britannique
45:50qui s'appelle
45:50Dame Ethel Smythe
45:52d'ailleurs
45:53le Musée d'Orsay
45:54organise un concert
45:55de cette compositrice
45:58et la musique
46:01qui évidemment
46:02est emprunte
46:04dans les titres
46:05de Whistler
46:06symphonie
46:07nocturne
46:08etc
46:08arrangement
46:09ça c'est Forêt
46:10voilà
46:12ce portrait
46:13de Forêt
46:14qui appartient
46:16à la Philharmonie
46:16de Paris
46:17vraiment
46:18et donc
46:19il fréquentait
46:20les salons parisiens
46:21où il y avait
46:22des concerts
46:24c'était
46:26et quand il s'ennuyait
46:27pendant
46:28quand il s'ennuyait
46:29pendant les pauses
46:29parce qu'il s'ennuyait
46:30pendant les pauses
46:31parfois il se cachait
46:32derrière un écran
46:33et il tirait la langue
46:34parce qu'il trouvait
46:34que la dame
46:35voilà
46:36il n'aimait pas
46:37la dame
46:37qu'il était en train de peindre
46:38mais
46:38souvent
46:39il se mettait au clavier
46:40et il se mettait au clavier
46:42aussi
46:42si la personne
46:43pouvait jouer
46:43il faisait
46:45des quatre mains
46:45et c'était aussi
46:47pour vous dire
46:47que
46:48nous avons travaillé
46:50dans un trio
46:50harmonieux
46:51voilà
46:53et
46:53un trio
46:54qui est devenu
46:55quand même
46:56un quintet
46:57parce qu'il y a
46:57Stéphane et Sandra
46:59qui étaient avec nous
47:00et merci beaucoup
47:01à vous deux
47:02parce que sans vous
47:03on n'aurait pas pu faire
47:03ce livre
47:04et voilà
47:05c'était pour rappeler
47:06qu'il était aussi
47:07musicien
47:07et grand musicien
47:09est-ce que vous avez
47:12des questions
47:12qu'on s'arrête là
47:16qu'on vous félicite
47:18de nouveau énormément
47:20mesdames
47:20merci
47:21merci
47:21Merci.
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